"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

jeudi 12 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 21





21 — Du pardon des offenses

Pour une offense, quelle qu’elle soit, non seulement on ne doit pas se venger, mais au contraire pardonner de tout son cœur celui qui a offensé, même s’il résiste à ce mouvement, et on doit incliner son cœur à ce faire par la parole de Dieu : “Mais si vous ne pardonnez point aux hommes leurs offenses, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos propres offenses” (Mt 6, 15) et “Priez pour ceux qui vous persécutent” (Mt 5, 44).

On ne doit pas nourrir dans son cœur d’animosité ou de haine envers le prochain qui est mal disposé à notre égard, mais on doit s’efforcer de l’aimer et de lui faire du bien suivant l’enseignement de notre Seigneur Jésus-Christ : “Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent” (Mt 5, 44).

Lorsque quelqu’un rabaisse ton honneur ou te l’enlève, efforce-toi par tous les moyens de le lui pardonner, selon la parole de l’Evangile: "A qui t’enlève ton bien, ne le réclame pas" (Lc 6,30).

Dieu ne nous a commandé la haine qu’à l’égard du serpent, c’est-à-dire de celui qui, dès le commencement, a trompé l’homme et l’a chassé du paradis – l’homicide, le diable. Il nous est également ordonné de lutter contre les Madianites, c’est-à-dire les esprits impurs de l’adultère et des péchés charnels, semés par les pensées impures et souillées.

Imitons les bien-aimés de Dieu, imitons la douceur de David, dont le très bon Seigneur a dit: "J’ai trouvé un homme selon mon cœur, qui accomplit toutes Mes volontés". C’est ainsi qu’il parle de David, qui fut bon et sans rancune à l’égard de ses ennemis. Et nous, ne faisons rien pour nous venger de notre frère afin que, comme le dit Saint Antioche, il n’y ait point d’interruption dans notre prière.

Dieu a témoigné que Job se gardait du mal (Job 2,3), Joseph ne se vengeait pas de ses frères qui avaient conçu le mal à son égard ; Abel, dans la simplicité, et sans soupçon suivit son frère Caïn.
D’après le témoignage de la parole de Dieu, tous les saints vivaient dans l’absence de méchanceté. Jérémie, parlant avec Dieu, dit au sujet d’Israël qui le persécutait : « Rend-on le mal pour le bien ? Rappelle-toi comme je me suis tenu devant toi pour parler en leur faveur » (Jér. 18,20).

Et ainsi, si nous nous efforçons, autant qu’il est en notre pouvoir de le faire, d’accomplir tout ceci, alors nous pouvons espérer que la Lumière divine brillera bientôt dans nos âmes, nous ouvrant la voie de la Jérusalem d’En-Haut.

Version française Claude Lopez-Ginisty


Prier (88)



Dans l'écrin de papier des livres
Les Pères sont vivants
Et le moindre de leurs écrits
Est une porte ouverte
Sur le monde divin

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Divna

Office à Frère Joseph/Ambroise, Gardien de la Portaïtissa

sur

mercredi 11 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 20



20 — Ne jugez pas votre prochain

 Nous ne devons juger personne, même si de nos propres yeux nous avons vu quelqu’un pécher ou persister dans la transgression des commandements de Dieu. Car, selon la parole de Dieu, “Ne juge pas et tu ne seras point jugé” (Mt 7, 1) et encore “Qui es-tu pour oser ainsi juger le serviteur d’autrui ? S’il tombe ou s’il demeure ferme, cela regarde son maître ; mais il demeurera ferme, parce que Dieu a le pouvoir de l’affermir” (Rm 14, 4).

Il est préférable d’avoir toujours à l’esprit ces paroles de l’Apôtre : “Que celui donc qui croit être ferme prenne bien garde à ne pas tomber” (1 Co 10, 12).

Car nous ne savons point combien de temps nous demeurerons dans la vertu, comme le dit le Prophète qui connaissait cela par son expérience : “Et moi je disais dans mon abondance : Jamais je ne serai ébranlé. […] Tu as détourné Ta Face et j’ai été plongé dans le trouble” (Ps 29, 7-8).

D’où vient le fait que nous jugeons nos frères ? De ce que nous ne nous efforçons pas de nous connaître nous-mêmes. Qui est occupé à se connaître lui-même, n’a pas le temps de remarquer ce qui se passe chez les autres. Condamne-toi toi-même et tu cesseras de condamner les autres.

Nous devons nous considérer nous-mêmes comme les plus pécheurs de tous, et pardonner chaque acte mauvais au prochain, ne haïssant que le diable qui l’a trompé. Il nous arrive d’avoir l’impression que l’autre fait quelque chose de mal, alors qu’en réalité, agissant avec une bonne intention, cette chose est bonne. En outre, la porte de la pénitence est ouverte à tous, et on ne sait qui passera par elle avant, toi qui condamnes ou celui qui est condamné par toi.

"Condamne l’œuvre mauvaise, mais non celui qui l’accomplit. Si tu condamnes le prochain", enseigne Saint Antioche, "tu te condamnes avec lui pour la même chose. Ce n’est pas à nous qu’il appartient de juger ou de condamner, mais au seul Dieu et Grand Juge, qui connaît nos cœurs et les passions cachées de la nature" (S. Antioche, discours 49).
 
Afin d’éviter de condamner, il convient de prêter attention à soi-même, de n’accepter de quiconque des pensées étrangères et être mort à toutes choses.

Ainsi, bien-aimés, n’observons pas les péchés d’autrui, ne condamnons pas les autres, afin de ne pas entendre : « Les fils des hommes, leurs dents sont une lance et des flèches, et leur langue une épée acérée » (Ps. 56,5).

Version française Claude Lopez-Ginisty

Prier (87)



Tu n'es jamais seul
Toi qui dans le silence orant
Invoque Celui
Qui t'a fait devenir frère
Des autres en Son Nom

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Vladika Kallistos Ware. Le salut en Christ (Video/Anglais 1h 30)

mardi 10 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 19



19 — Sur les devoirs de ceux qui sont soumis à des supérieurs

On ne doit pas s’interposer dans l’exercice du pouvoir et porter un jugement sur celui-ci. Si nous le faisons, nous offensons la majesté de Dieu. Car c’est Lui qui met en place les autorités : “Il n’y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et c’est Lui qui a établi toutes celles qui sont sur la terre” (Rm 13, 1).

On ne doit pas s’opposer aux autorités, pour notre bien-être, et afin de ne pas pécher devant Dieu et s’exposer à Son juste châtiment : “Car celui qui résiste aux puissances résiste à l’ordre de Dieu ; et ceux qui résistent attirent la condamnation sur eux-mêmes” (Rm 13, 2). 

On doit se soumettre à ses supérieurs, car celui qui est obéissant en cela prospère puissamment dans l’édification de son âme et, de plus, il obtient par ce moyen la compréhension des choses de la vie et en arrive à la contrition sincère.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Prier (86)



L'enfer c'est être séparé
De l'Amour de Dieu
Approche-toi de Lui dès cette vie
Ton existence n'est qu'un instant
Avant l'Eternité

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Codex Sinaiticus

La plus ancienne copie du Nouveau testament ( et de la Septante en grec)

Codex Sinaiticus en ligne:
Erasure on Quire 40, folio 2 recto

PRIERE DE REMERCIEMENT APRES AVOIR RECOUVRE LA SANTE

Sur

Jésus guérit le paralytique

lundi 9 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 18



18 — Sur les devoirs envers le prochain et l’amour de celui-ci

Avec son prochain, on doit se comporter affablement, sans lui infliger même l’apparence d’une offense. Quand nous nous détournons d’un homme ou que nous l’offensons, c’est comme si une pierre était posée sur notre cœur.

L’esprit d’un homme troublé ou abattu, on doit s’efforcer de l’encourager par une parole d’amour.

Si un frère a péché, couvre son péché, comme le conseille saint Isaac le Syrien (Homélie 89) : “Etends ton vêtement sur celui qui a péché et couvre-le”. Nous demandons tous la miséricorde de Dieu lorsque l’Eglise chante : “Si le Seigneur n’avait été en nous, qui eût été préservé de l’ennemi et de l’homicide ?” (Matines du dimanche, anavathmi, ton 2)

A l’égard du prochain, nous devons être, à la fois en parole et en pensée, purs et animés d’une bienveillance égale envers tous, sinon nous rendrons notre vie inutile. 

Nous ne devons pas aimer notre prochain moins que nous-mêmes, selon le commandement du Seigneur : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même” (Lc 10, 27). Mais nous ne devons pas faire cela de telle façon que, dépassant les limites de la modération, l’amour du prochain nous détourne de l’accomplissement du premier et principal commandement, à savoir l’amour de Dieu, comme nous l’enseigne notre Seigneur Jésus-Christ : “Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n’est pas digne de moi” (Mt 10, 37).

Ce sujet est bien traité par saint Dimitri de Rostov (Œuvres, volume 2, Instruction 2) : “On peut voir que l’amour d’un chrétien n’est pas véritable lorsque la créature est mise au même niveau que le Créateur ou lorsque la créature est révérée plus que le Créateur ; l’amour véritable peut être vu là où le seul Créateur est aimé et préféré par-dessus toute la création”.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Prier (85)


Entre dans l'église 
Avec les soucis et les peines
Sors de l'office divin
Avec la paix pour les affronter

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Documentaire: Le pèlerin ( anglais)

dimanche 8 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 17





17 — Des œuvres de miséricorde

Nous devons être miséricordieux envers les nécessiteux et les étrangers ; les grands luminaires que sont les Pères de l’Eglise y veillèrent assidûment.

Nous devons nous efforcer d’accomplir à tout prix ce commandement Divin : “Soyez donc pleins de miséricorde, comme votre Père est plein de miséricorde” (Lc 6, 36) et “Je veux la miséricorde et non le sacrifice” (Mt 9, 13).

Les sages sont attentifs à ces paroles salutaires, mais les insensés ne les écoutent pas. C’est pourquoi la récompense sera inégale, comme il est dit : “Celui qui sème peu moissonnera peu et celui qui sème en abondance moissonnera aussi en abondance” (2 Co 9, 6).

Que l’exemple de saint Pierre le douanier (Vie des Saints, 22 septembre) nous incite à la miséricorde envers notre prochain : pour un morceau de pain donné à un pauvre, il reçut le pardon de tous ses péchés, comme cela lui fut révélé dans une vision. En effet, même un petit geste de miséricorde contribue grandement à recevoir le Royaume Céleste.

Nous devons accomplir des œuvres de miséricorde avec une bonne disposition de l’âme ainsi qu’il est dit dans l’œuvre de saint Isaac le Syrien (homélie 89) : “Si tu donnes à celui qui demande, que la joie de ton visage précède ton don, et, par de bonnes paroles, console son affliction ”.

Version française Claude Lopez-Ginisty

PRIERE DE JESUS

Sur


Prière de Jésus en roumain
avec le Christogramme
sur Wikipedia

Prier (84)


Veille à prononcer 
Avec révérence le Nom
C'est le seuil
De la porte du salut

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

S'nami Bog. Dieu est avec nous!

samedi 7 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 16



16 — De la patience et l’humilité

Il convient de toujours tout supporter, quoi qu’il arrive, pour l’amour de Dieu et avec gratitude. Notre vie dure une minute en comparaison avec l’éternité et pour cela, selon l’apôtre, “les souffrances de la vie présente n’ont point de proportion avec cette gloire qui sera un jour découverte en nous” (Rm 8, 18).

Il faut supporter les offenses des autres avec indifférence, et s’entraîner à une disposition d’esprit telle que nous considérons les offenses comme ne nous concernant pas nous-mêmes, mais les autres.

Supporte en silence l’offense de l’ennemi et ouvre ton cœur au Seigneur.

Quand les hommes nous invectivent, nous devons nous considérer comme indignes de louange. Si nous étions dignes, tout le monde s’inclinerait devant nous.

Nous devons nous humilier toujours et devant tous, suivant en cela l’enseignement de saint Isaac le Syrien : “Humilie-toi et tu verras en toi la gloire de Dieu” (Chapitre 57). 

Ce qui n’est pas dans la lumière est ténèbres. De même, sans l’humilité, il n’y a rien dans l’homme hormis les seules ténèbres. Pour cette raison, aimons l’humilité et nous verrons la gloire de Dieu, car là où surgit l’humilité, là abonde la gloire de Dieu. 

De même que la cire, non réchauffée et ramollie, ne peut recevoir l’empreinte du sceau qu’on lui applique, l’âme ne peut recevoir le sceau des vertus Divines sans être au préalable passée par les labeurs et les faiblesses. Quand le démon quitta le Seigneur dans le désert, les anges s’approchèrent de Lui pour le servir (Mt. 4,11). S’ils s’éloignent de nous pendant les tentations, les anges de Dieu ne vont pas loin, reviennent bientôt et nous servent par des pensées Divines, l’attendrissement, les délices, la patience. L’âme, qui a peiné, acquiert les autres perfections. C’est pourquoi le saint prophète Isaïe dit : "Ceux qui se confient en le Seigneur renouvellent leur force. Ils prennent leur vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent et ne se fatiguent point." (Is. 30,31).

C’est ainsi que faisait œuvre de patience le très doux David : car, lorsque Schimeï le maudissait et lui jetait des pierres, disant «va-t’en, homme inique ! », il ne se mit point en colère. Lorsque Abischaï s’indignant de cela, dit au roi "Pourquoi ce chien mort maudit-il le roi mon seigneur ?", celui-ci le menaça, disant : " Laissez-le et qu’il me maudisse", "peut-être le Seigneur regardera-t-il mon affliction, et me fera-t-il du bien en retour des malédictions?" (2 Rois 16, 7-12).

C’est la raison pour laquelle il s’écria ensuite : « J’ai attendu avec patience le Seigneur, et Il m’a prêté attention, Il a exaucé ma prière » (Ps. 39,2).

A l’instar du père qui, aimant ses enfants, punit son fils vivant de façon désordonnée et qui le console lorsqu’il voit que celui-ci est pusillanime et supporte avec difficulté sa punition, ainsi le Seigneur plein de bonté, Lui Qui est notre Père, utilise tout pour notre profit, tant les consolations que les punitions, par amour de l’homme. Pour cette raison, dans notre affliction, comme des enfants se soumettant de bonne grâce, nous devons rendre grâces à Dieu. Si, en effet, nous ne Lui sommes reconnaissants que dans la prospérité seulement, nous ressemblerons aux juifs ingrats qui, après s’être rassasiés de la merveilleuse nourriture dans le désert, dirent que le Christ était véritablement un prophète, voulurent se saisirent de Lui et Le faire roi ; mais lorsqu’Il leur dit : "Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle", ceux-ci Lui répondirent : "Quel miracle fais-tu donc ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert" (Jn 6,27-31). C’est à de tels hommes que s’adresse la parole : "Il te confessait quand Tu lui accordais prospérité… Eternellement, il ne verra plus la lumière." (Ps. 48, 19-20).

Pour cette raison, l’apôtre Jacques nous enseigne : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien ». Et il ajoute : « Heureux l’homme qui supporte patiemment l’épreuve ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie » (Jacques 1,2-4, 12).

Version française Claude Lopez-Ginisty


Prier (83)



Ce n'est pas ta chute qui est grave
Ce qui l'est en vérité
C'est que tu ne te relèves pas
Pour poursuivre avec l'aide du Christ
Le combat spirituel

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

ACATHISTE A TOUS LES SAINTS DE LA TERRE BELGE ( Français/Flamand)

sur

OFFICE D’INTERCESSION POUR LA PACIFICATION DES PASSIONS DES HOMMES

sur

Monastères orthodoxes au Kossovo

vendredi 6 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 15



15 — Des maladies

Le corps est le serviteur de l’âme, l’âme est la souveraine. Pour cette raison, lorsque le corps est usé par la maladie, ceci est dû à la Divine Miséricorde ; car par la maladie, les passions sont affaiblies et l’homme revient à lui-même. En effet, la maladie corporelle est elle-même quelquefois causée par les passions.

Ote le péché et les maladies cesseront car elles nous adviennent à cause du péché, comme l’affirme saint Basile le Grand (Discours sur cette vérité selon laquelle Dieu n’est point la cause du mal) : d’où viennent alors les infirmités? D’où viennent les lésions corporelles ? Le Seigneur a créé le corps mais non l’infirmité, l’âme et non le péché. Et qu’est-ce qui est utile et nécessaire par-dessus toute autre chose? L’union avec Dieu et la communion avec Lui au moyen de l’amour. Si nous perdons cet amour, nous nous séparons de Lui et en nous séparant, nous nous exposons aux maladies diverses et les plus variées.

Pour qui supporte avec patience et gratitude la maladie, celle-ci lui est comptée comme ascèse ou même plus. 

Un staretz qui souffrait d’hydropisie, dit aux frères qui venaient à lui dans le but de le soigner : " Pères, priez afin que mon être intérieur ne fût point exposé à une maladie semblable ; en ce qui concerne ma présente maladie, je demande à Dieu qu’Il ne m’en délivre point tout à coup, car  "même si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour " (2 Cor. 4,16).

S’il est agréable au Seigneur Dieu que l’homme soit éprouvé par la maladie, Il lui donne également la force de la patience.

Ainsi, que les maladies ne viennent point de nous-mêmes, mais de Dieu...

Version française Claude Lopez-Ginisty

Prier (82)



Tu as quelquefois le droit d'être triste
Mais jamais celui de désespérer
Car la Croix est suivie de la Résurrection
Et la Résurrection de la Pentecôte

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

jeudi 5 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 14



14 — Du désespoir

De même que le Seigneur est désireux de notre salut, l’homicide, le diable, s’efforce de conduire l’homme au désespoir.
Il est un désespoir, selon l’enseignement de S. Jean Climaque, "qui résulte de la prise de conscience d’une multitude de péchés, d’une conscience chargée et d’un insupportable chagrin, quand l’âme est couverte d’une multitude de blessures, et, sous ce poids, s’enfonce dans l’abîme du désespoir. Il est une autre sorte de désespoir, qui nous vient de l’orgueil et de l’estime de nous-même quand nous pensons que nous ne méritions pas de tomber comme nous l’avons fait. Le premier nous porte à nous abandonner désormais à l’indifférence ; le second nous maintient dans l’ascèse, au sein du désespoir, et bien que cela paraisse ne servir à rien. Le premier pourra être guéri par l’abstinence et une fidèle espérance, et le second par l’humilité en ne jugeant personne " (Saint Jean Climaque, 26,72).

L’âme élevée et ferme ne désespère pas au moment des malheurs, quels qu’ils soient. Le traître Judas fut lâche et inexpérimenté dans la bataille et ainsi, l’ennemi voyant son désespoir, l’attaqua et le força à se pendre. Mais Pierre, roc ferme, lorsqu’il tomba dans un grand péché, étant un homme expérimenté dans le combat, ne désespéra pas et ne perdit pas courage, mais il versa des larmes amères de son cœur brûlant. L’ennemi, voyant ces larmes, comme un feu ardent dans les yeux, s’enfuit loin de lui en gémissant de douleur.

Et ainsi, frères, saint Antioche enseigne que lorsque le désespoir nous attaque, il ne faut pas s’y abandonner mais, étant renforcés et protégés par la lumière de la foi, avec grand courage, disons à l’esprit malin : “Qu’es-tu pour nous, toi qui fus séparé de Dieu, fugitif du Ciel et serviteur mauvais ? Tu n’oseras rien faire contre nous. 
Le Christ, Fils de Dieu, a autorité à la fois sur nous et sur tout. C’est contre Lui que nous avons péché et devant Lui que nous serons justifiés. Et toi, destructeur, éloigne-toi de nous. Affermis par sa Croix vénérable, nous écraserons sous nos pieds ta tête de serpent” (Saint Antioche, Discours 27).

Version française Claude Lopez-Ginisty


Prier (81)



Que ton cœur apaisé
Calme dans la prière
Soit une île
Que les tempêtes du monde
Ne submergeront jamais

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

PRIERE A L'ANGE GARDIEN

sur

La vie des moines orthodoxes/ Diaporama

mercredi 4 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 13



13 — De l’ennui et de l’acédie (l’abattement spirituel)

L’inséparable compagnon de l’esprit d’affliction est l’ennui. Selon les Pères, il attaque le moine vers midi et produit en lui une telle agitation que tant le lieu où il vit, que les frères qui vivent avec lui, lui deviennent insupportables. De même, pendant la lecture, s’élève en lui une sorte de dégoût, des bâillements répétés et une grande envie de manger. Une fois que le ventre a été satisfait, le démon de l’ennui insinue à ce moine l’idée de sortir de sa cellule et de parler à quelqu’un, lui suggérant que la seule manière de se sauver de l’ennui est de converser constamment avec les autres. Et le moine qui est vaincu par l’ennui est semblable à l’amarantacée du désert qui se meut, s’arrête un instant et puis est à nouveau à la merci du vent. Il est comme une volute de nuage poursuivie par le vent.

S’il ne peut inciter le moine à sortir de sa cellule, ce démon commence à distraire son intellect pendant la prière et la lecture. Ceci, lui dit la pensée, ne doit pas être comme cela, ceci ne doit pas être là, il faut y mettre bon ordre. Le démon fait tout ceci afin de rendre l’intellect oisif et improductif.

Cette maladie est guérie par la prière, l’abstinence de conversation oiseuse, le travail manuel adapté à ses forces, la lecture de la Parole de Dieu et la patience, car elle est née de la pusillanimité, de l’oisiveté et des paroles oiseuses (Saint Antioche, discours 26, S. Isaac le Syrien, 212).

Il est difficile pour quelqu’un qui vient de commencer la vie monastique d’éviter l’ennui car c’est la première chose qui s’attaque à lui. De ce fait, il faut avant tout se prémunir contre celui-ci par l’accomplissement strict et absolu de toutes les obédiences qui sont données à un novice. Quand tes activités se déroulent dans le bon ordre, l’ennui ne trouvera plus de place dans ton cœur. Seuls sont affligés par l’ennui ceux qui dans leurs affaires n’ont pas d’agencement ordonné. Ainsi l’obéissance est le meilleur traitement pour cette dangereuse maladie.

Quand l’ennui prend le dessus sur toi, dis-toi en accord avec les instructions de saint Isaac le Syrien : “Tu veux encore d’une vie impure et honteuse. Et si cette pensée te vient, qu’il est mal de se tuer dans les pratiques ascétiques, réponds : je me tue car je ne puis vivre d’une manière impure. Je mourrai ici afin de ne pas voir la mort véritable : celle de mon âme dans sa relation avec Dieu. Il vaut mieux pour moi mourir ici dans la pureté que de vivre une mauvaise vie dans le monde. J’ai préféré une telle mort à mes péchés. Je me tue parce que j’ai péché contre Dieu et je ne veux plus provoquer sa colère. Qu’est-ce que la vie pour moi si elle est éloignée de Dieu ? Je supporterai cette affliction afin de ne pas être privé de l’espérance céleste. Pourquoi Dieu se soucierait-il de ma vie si je vis dans le mal et que je provoque sa colère ?” (Homélie 22).

L’ennui est une chose et la langueur de l’esprit appelée abattement est tout autre. Il arrive quelquefois qu’un homme soit dans un tel état spirituel qu’il lui semble qu’il lui serait plus facile d’être annihilé ou d’être totalement sans conscience ou sans sentiment aucun que de rester plus longtemps dans cet état incommensurablement douloureux. On doit en sortir rapidement. "Garde-toi de l’esprit d’abattement, car il engendre tout mal" (Saint Barsanuphe le Grand, correspondance, réponse 13,500).

Saint Barsanuphe enseigne qu’il y a "l’abattement physique qui vient de l’épuisement, et il y a l’abattement qui vient du démon. Si on veut les reconnaître, voici comment : celui qui vient du démon se présente avant le moment où on a besoin de repos. Ainsi quelqu’un se met-il à un travail, avant qu’il en ait fait le tiers ou le quart, il accule l’homme à abandonner ce travail et à s’en aller. Il ne doit donc pas se laisser prendre, mais faire une prière, se remettre à son travail et s’y tenir. L’ennemi, voyant qu’il fait la prière pour cela, cesse de l’importuner, car il ne veut pas donner occasion de prier ". (Saint Barsanuphe le Grand, réponse 562,563, et 564).

"Quand il plaît à Dieu de plonger un homme dans de plus grandes afflictions", dit saint Isaac le Syrien, "Il lui permet de tomber entre les mains de la pusillanimité. Celle-ci produit sur lui une grande force d’abattement dans laquelle il ressent un étouffement de l’âme et ceci est un avant-goût de la géhenne. En conséquence de cela, l’esprit de délire vient sur lui et de lui sourdent des milliers de tentations : la confusion, la colère, le blasphème, le fait de se plaindre de son propre sort, les pensées dépravées, le désir de se déplacer d’un lieu à l’autre et ainsi de suite. Si tu demandes quelle en est la cause, je te répondrai : ta négligence parce que tu n’as pas pris le soin de trouver un remède à tout cela. Car il existe pour cela un traitement à l’aide duquel l’homme trouve rapidement le réconfort de l’âme. Et quel est-il ce traitement ? L’humilité de cœur. Il n’est nulle autre manière par laquelle un homme puisse abattre le mur de ces vices, tout au contraire, il découvrira que ceux-ci le dominent"(Saint Isaac le Syrien, homélie 79). 

L’abattement est quelquefois appelé par les saints Pères oisiveté, nonchalance ou indolence.

Version française Claude Lopez-Ginisty

PRIERE DES PARENTS POUR LEURS ENFANTS

Icone de la Sainte-Face de Simon Ushakov 1677 Galerie Tretyakov Moscou
Sur

http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com/2009/03/priere-des-parents-pour-leurs-enfants.html

Prier (80)



Aime le silence
Meuble-le
De ton attention
Pour écouter la Voix de Dieu

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mardi 3 mars 2009

La voix de l'ange:

Monastère de Ravanitsa: Ecoutez Divna Ljubojevic chanter l'hymne à la Toute Pure et le Kyrie eléison en grec!




Née en 1970, après des études musicales à Belgrade, elle s'est fait connaître comme chef de plusieurs chœurs. Elle a aussi fondé le chœur de l'église serbe de Paris. Elle donne des concerts un peu partout dans le monde avec son petit ensemble byzantin.
(Merci à Père Adrien pour ces informations!)



SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 12



12 — De l’affliction

Quand l’esprit mauvais de l’affliction s’empare de l’âme, il la remplit d’amertume et de désagrément, et ainsi, il ne permet pas à l’homme de prier avec la ferveur nécessaire. Il empêche de lire l’Ecriture avec l’attention qui convient, il prive l’âme de douceur et de déférence dans ses relations avec ses frères, et il produit une aversion pour toute forme de conversation. Car l’âme qui est remplie d’affliction devient comme folle et délirante, elle est incapable d’accepter calmement un bon conseil, ou de répondre avec douceur aux questions qui lui sont posées.

Elle fuit les gens comme s’ils étaient cause de son trouble et ne peut comprendre que la cause de la maladie est en elle-même. L’affliction est comme un ver dans le cœur, qui ronge la mère qui le fit naître.

Le moine affligé ne pourra mouvoir son âme pour qu’elle s’adonne à la contemplation et il ne peut jamais offrir une prière pure.

Celui qui a vaincu les passions a aussi vaincu l’affliction. Mais celui qui a été défait par les passions, n’échappera pas aux chaînes de l’affliction. Comme on reconnaît un malade au teint de son visage, ainsi celui qui est dominé par les passions est trahi par son affliction.

Celui qui aime le monde, ne peut que s’affliger. Mais celui qui méprise le monde est toujours joyeux.

"Comme le feu purifie l’or, ainsi l’affliction selon Dieu, peut elle, purifier un cœur pécheur"(Saint Antioche, discours 25).

Version française Claude Lopez-Ginisty

Prier (79)



Acquiers la paix de l'âme
Non comme un trophée
Que tu exposes à la vue des autres
Mais comme un bouclier efficace
Contre les assauts du monde

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

PRIERE DES ENFANTS POUR LES PARENTS


Mandilion début XIIe école de Novgorod Galerie Tretyakov Moscou

sur

Saint Théophane le Reclus: La voie de la prière ( Anglais 42 mn)

lundi 2 mars 2009

PRIER/ Premier recueil

Grâce à l'ami Albocicade, 
et à ses documents



les petits textes publiés ici sous le titre PRIER,
 ont vu le jour sous forme de recueil téléchargeable 
sur
上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Prier (78)



Ne confonds jamais
Ton indifférence criminelle
Aux souffrances de tes frères
Avec l'absence de passion
Dont parlent les Pères

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Kossovo: Destructions de 150 Eglises et Monastères depuis 1999

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 11



11 — Des larmes

Tous les saints et les moines qui ont renoncé au monde ont passé toute leur vie à pleurer dans l’espérance de l’éternelle consolation, selon l’assurance donnée par le Sauveur du monde : “Bienheureux les affligés, car ils seront consolés” (Mt 5, 4).

Ainsi, nous devons pleurer pour obtenir le pardon de nos péchés. Les paroles de celui qui était vêtu de pourpre [David] devraient nous en convaincre : “Celui qui marche en pleurant quand il porte la semence, revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes” (Ps 125, 6), ainsi que les paroles de saint Isaac le Syrien : “Humecte tes joues des larmes de tes yeux, afin que le Saint-Esprit repose en toi et te purifie de la souillure de ta méchanceté. Tâche d’émouvoir ton Seigneur avec les larmes, afin qu’Il vienne vers toi” (Homélie 68).

Lorsque nous pleurons pendant la prière et que le rire s’y mêle, ceci vient de la ruse du Malin. Il est difficile de comprendre les agissements furtifs et subtils de notre ennemi.

Le cœur de celui qui verse des larmes de tendresse (oumilenié, en russe) est illuminé par les rayons du Soleil de Justice, le Christ Dieu.

Version française: Claude Lopez-Ginisty

dimanche 1 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 10



10 — De la prière

Ceux qui ont vraiment décidé de servir le Seigneur Dieu doivent pratiquer le souvenir de Dieu et la prière incessante à Jésus-Christ en disant mentalement : “Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur !”. Dans les heures de l’après-midi, on doit dire la prière ainsi : “Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, par les prières de la Mère de Dieu, aie pitié de moi pécheur !”. On peut également avoir recours directement à la Mère de Dieu en priant ainsi : “Très Sainte Mère de Dieu, sauve-nous !” On peut aussi répéter la salutation angélique : “Vierge Marie, Mère de Dieu, réjouis-toi !” Par de tels exercices, en se préservant de la distraction et en gardant la paix de sa conscience, on peut s’approcher de Dieu et être uni à Lui, car selon saint Isaac le Syrien, “Sans prière incessante, on ne peut approcher de Dieu” (Homélie 69).

La manière de prier fut très bien décrite par saint Syméon le Nouveau Théologien, dans son discours sur les trois sortes de prières (dans la Philocalie).

Le mérite de cette prière fut très bien exposé par saint Jean Chrysostome : « La prière, dit-il, est une arme redoutable, un riche trésor, une richesse qui n’est jamais épuisée, un havre qui n’est jamais troublé, la cause de la tranquillité, la racine d’une multitude de biens, la source et la mère de ceux-ci " (Cinquième discours sur l’incompréhensibilité de Dieu).

Quand nous sommes en prière à l’église, il est utile de se tenir les yeux fermés, vigilants à l’intérieur de nous-même, et de n’ouvrir les yeux que lorsque nous sommes abattus ou que le sommeil pèse sur nous et nous entraîne à somnoler. Alors nous devons fixer nos yeux sur une icône et sur le cierge qui brûle devant elle.

Si, dans la prière, il arrive que l’intellect soit rendu captif et que les pensées le pillent, il faut s’humilier devant le Seigneur Dieu, et lui demander pardon en disant : “J’ai péché Seigneur, par parole, par action, par pensée et par tous mes sens !”

Il convient donc de s’efforcer de ne pas s’abandonner à la dispersion des pensées, car ce faisant, l’âme se détourne du souvenir de Dieu et de l’amour que l’on éprouve pour Lui, par les agissements du diable ainsi que le dit saint Macaire : “Le seul but de notre ennemi est de détourner nos pensées du souvenir de Dieu, de sa crainte et de son amour” (Discours II, chapitre 15).

Quand l’intellect et le cœur sont unis en prière et que les pensées de l’âme ne sont pas dispersées, le cœur est réchauffé par une chaleur spirituelle dans laquelle brille la Lumière du Christ, rendant l’homme intérieur tout entier à la fois paisible et joyeux.

Version française: Claude Lopez-Ginisty

CANON DE PRIERE A TOUS LES SAINTS DU MONT ATHOS

sur

Prier (77)



Pleure
Sur la dureté de ton cœur
Pleure sur tes péchés innombrables
Mais pleure aussi de joie
Pour la grande Miséricorde du Christ
Qui te donne ce jour pour changer ta vie

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)