"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 23 janvier 2022

Sur Orthodoxie.com

Vient de paraître: Jean-Claude Larchet, «Mont Athos. Carnets 1974-2015»

 



Ce nouveau livre de Jean-Claude Larchet rassemble les notes qu’il a prises au cours de treize séjours au Mont Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe, où aujourd’hui encore, vingt grands monastères et des centaines d’ermitages entretiennent fidèlement des traditions plus que millénaires.

Les notes qui concernent les deux premiers séjours (1974 et 1978), les plus longs, prennent la forme d’un Journal ; celles qui concernent les séjours suivants (de 1996 à 2015) ont une forme plus libre.

L’auteur a eu le privilège de s’entretenir avec les plus grands spirituels athonites de cette époque, vivant en ermites ou dans de petites communautés hésychastes, comme saint Païssos, saint Éphrem de Katounakia, ou le starets Dionisie de Colciu. Il a longuement séjourné dans le skit de l’un des disciples de Joseph l’Hésychaste, le Père Charalampos. Il a rencontré aussi les grands higoumènes qui ont restauré la vie cénobitique dans plusieurs grands monastères (comme le Père Éphrem de Philothéou, le Père Aimilianos de Simonos Pétra, le Père Georges de Grigoriou, le Père Basile de Stavronikita, ou le Père Petroniu Tănase de Prodromou).

Ces Carnets évoquent la personnalité de ces grands témoins de la spiritualité orthodoxe au XXe siècle, et présente des enseignements reçus d’eux, mais aussi d’autres moines moins connus mais remarquables. L’auteur les a surtout interrogés sur la Prière de Jésus, pour la pratique de laquelle le Mont Athos constitue une référence majeure. Ils apportent sur ce sujet un grand nombre de témoignages personnels et de conseils pratiques qui font de ces Carnetsnon seulement un récit de voyage dans un « pays » hors du commun, mais un livre de spiritualité dont chaque lecteur pourra tirer profit. 

Jean-Claude Larchet, Mont Athos. Carnets 1974-2015Éditions des Syrtes, Genève, 2022, 292 p.

vendredi 21 janvier 2022

Anniversaire du Martyre du Roi Louis XVI

Il y avait à la skite de Gethsémani,
avant la révolution russe,
une icône
du Roi-Martyr Louis XVI



Icône du roi-martyr Louis XVI



Testament de Sa Majesté le Roy Louis XVI,
rédigé le 25 décembre 1792,
envoyé à la Commune de Paris le 21 janvier 1793.

Au nom de la très Sainte Trinité du Père du Fils et du St Esprit. Aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre, mil sept cent quatre vingt douze. Moi Louis XVIe du nom Roy de France, étant depuis plus de quatres mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étoient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, mesme depuis le onze du courant avec ma famille de plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune Loy existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m’adresser. Je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.
Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes quelqu’indignes que nous en fussions, et moi le premier.
[…]
Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés. J’ai cherché à les connoitre scrupuleusement à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prestre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent estre contraires à la discipline et à la croyance de l’Eglise Catholique à laqu’elle je suis toujours resté sincérement uni de cœur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution ou je suis s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourroi du Ministère d’un Prestre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.
Je prie tous ceux que je pourrois avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurois pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.
Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.
Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.
Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma sœur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du Sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.
Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux; je lui recommande surtout d’en faire de bons chrétiens et d’honnestes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde-ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Eternité. Je prie ma sœur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de Mère, s’ils avoient le malheur de perdre la leur.
Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrois lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyoit avoir quelque chose à se reprocher.
Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur Mère, et reconnoissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. je les prie de regarder ma sœur comme une seconde Mère.
Je recommande à mon fils, s’il avoit le malheur de devenir Roy de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses Concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Loys, mais en même temps qu’un Roy ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.
Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étoient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étoient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devoient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.
Je voudrois pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé. D’un côté si j’étois sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avois jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérest gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements; dans la situation où sont encore les choses, je craindrois de les compromettre si je parlois plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.
Je croirois calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandois ouvertement à mon fils MM. de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avoit portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie M. de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.
Je pardonne encore très volontiers a ceux qui me gardoient, les mauvais traitements et les gesnes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur cœur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.
Je prie MM. de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.
Je finis en déclarant devant Dieu et prest à paroitre devant lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.
Fait double à la Tour du Temple le 25 Décembre 1792.
Louis.



Dernière page du testament de Louis XVI.



***

*
"En coupant la tête à Louis XVI, la Révolution a coupé la tête à tous les pères de famille. Il n’y a plus de famille aujourd’hui, il n’y a plus que des individus."
Honoré de Balzac,

Mémoires de deux jeunes mariées (1841)

Sur le blog saint Materne en 2017!

http://stmaterne.blogspot.ch/2017/01/louis-xvi-ou-la-mise-mort-rituelle-de.html


Louis XVI ou la mise à mort rituelle de tout ce qui touche au Christ

Les régicides de France inspireront ceux de Russie. On retrouve les mêmes traits par la suite, avec les campagnes de dénigrement haineux, de diffamation post-mortem. Jusque dans nos manuels scolaires. Arracher tout ce qui est au Christ ici bas, tel est leur but.



« L’attentat contre la personne de Louis XVI vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. » (Albert Camus)
« Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau. »

jeudi 20 janvier 2022

Jean-Claude LARCHET: MONT ATHOS, Carnets 1974-2015


Vient de paraître: Jean-Claude Larchet, «Mont Athos. Carnets 1974-2015»


Ce nouveau livre de Jean-Claude Larchet rassemble les notes qu’il a prises au cours de treize séjours au Mont Athos, haut lieu de la spiritualité orthodoxe, où aujourd’hui encore, vingt grands monastères et des centaines d’ermitages entretiennent fidèlement des traditions plus que millénaires.

Les notes qui concernent les deux premiers séjours (1974 et 1978), les deux plus longs, prennent la forme d’un Journal ; celles qui concernent les séjours suivants (de 1996 à 2015) ont une forme plus libre.

L’auteur a eu le privilège de s’entretenir avec les plus grands spirituels athonites de cette époque, vivant en ermites ou dans de petites communautés hésychastes, comme saint Païssos, saint Éphrem de Katounakia, ou le starets Dionisie de Colciu. Il a longuement séjourné dans le skit de l’un des disciples de Joseph l’Hésychaste, le Père Charalampos. Il a rencontré aussi les grands higoumènes qui ont restauré la vie cénobitique dans plusieurs grands monastères (comme le Père Éphrem de Philothéou, le Père Aimilianos de Simonos Pétra, le Père Georges de Grigoriou, le Père Basile de Stavronikita, ou le Père Petroniu Tănase de Prodromou). 

Ces Carnets évoquent la personnalité de ces grands témoins de la spiritualité orthodoxe au XXe siècle, et présente des enseignements reçus d’eux, mais aussi d’autres moines moins connus mais remarquables. L’auteur les a surtout interrogés sur la Prière de Jésus, pour la pratique de laquelle le Mont Athos constitue une référence majeure. Ils apportent sur ce sujet un grand nombre de témoignages personnels et de conseils pratiques qui font de ces Carnets non seulement un récit de voyage dans un « pays » hors du commun, mais un livre de spiritualité dont chaque lecteur pourra tirer profit.

 

Jean-Claude Larchet, Mont Athos. Carnets 1974-2015, Éditions des Syrtes, Genève, 2022, 292 p.



Jean-Claude Larchet est né en 1949 dans le nord-est de la France, à Badonviller, dans une famille catholique. C’est au cours de ses études de philosophie que la lecture des Pères grecs et de leurs commentateurs orthodoxes (en particulier Vladimir Lossky) l’a orienté vers l’Église orthodoxe, où il a été reçu en 1971 par celui qui allait être son père spirituel, le starets Serge Chévitch (1903-1987), qui fut aussi le père spirituel du théologien Vladimir Lossky, du philosophe Nicolas Berdiaev et du moine iconographe Grégoire Krug (1908-1969).

De 1973 à 1979 il rencontre, en vue de recevoir leurs conseils, quelques-unes des personnalités spirituelles les plus connues de cette époque : l’archimandrite (aujourd’hui saint) Justin Popović, l’archimandrite Sophrony Sakharov et, au cours de deux longs séjours au mont Athos, les disciples du starets Joseph l’Hésychaste – l’Ancien Ephrem de Katounakia, l’Ancien Ephrem de Philothéou, l’Ancien Charalampos – et surtout le starets (aujourd’hui saint) Païssios (Eznépidis) (en), avec qui il a de longs entretiens et dont le soutien aura pour la suite de sa vie une grande importance.

mardi 21 décembre 2021

Le raisin de saint Macaire

 Un jour, dans le désert d'Égypte vivait un moine appelé Macaire. Celui-ci était bien connu dans tout le pays pour les bonnes actions qu'il avait faites et beaucoup de gens venaient  lui demander conseil.

Dans le même désert vivait un autre moine du même nom de Macaire et celui dont nous allons parler fut appelé par tout le monde le citadin parce qu'il était originaire de la célèbre ville d'Alexandrie. Saint Macaire était vieux alors et dirigeait un monastère de moines lorsque eut lieu la situation que nous allons raconter.

Un jour, un homme vint vers saint Macaire et lui apporta un raisin très mûr et savoureux. Nous devons savoir que dans le désert, les moines n'avaient pas d'endroit où cueillir des raisins parce qu'il y avait une chaleur brûlante tout le temps, des sables sans fin et les plantes manquaient presque complètement.

L'homme pensait qu'il ferait une grande joie à Macaire, plus âgé, en lui apportant ce raisin qui est très précieux dans le désert où l'eau manque. Le saint prit le raisin et remercia son invité pour l'amour qu'il lui montrait.

Restant seul dans sa cellule, Macaire l'ancien pensait manger ce beau raisin qui était si itentant avec sa bonne odeur. Mais quand il voulut prendre un grain de raisin tout à coup, il se souvint de toute la communauté de moines qu'il dirigeait et pensa qu'ils voudraient bien sûr goûter à un raisin comme celui-là. Que faire ? Il ne voulait pas le manger seul parce que la pensée des autres moines le faisait se sentir avare et avide.

`Suis-je si égoïste de manger ce raisin seul pendant que d'autres frères endurent la soif ? Je ne ferai pas cela. » se dit cet ancien à lui-même. Et en pensant à ce qu'il fallait faire de ce raisin, il décida de le donner au premiier venu.

Peu de temps après, un moine a frappé à sa porte. En le voyant, l'ancien se réjouit et après lui avoir parlé, il sortit le raisin et le lui donna en disant : "Voilài, frère, prends-moi ce raisin, je suis vieux et j'ai l'estomac malade, donc je ne peux pas manger de raisins. ` Saint Macaire mentionna la maladie que pour faire recevoir son cadeau au frère, mais il aurait aimé goûter au moins un grain de ce beau raisin qui sentaitt bon. Le frère prit le raisin et en remerciant il retourna à sa cellule.

Mais quand il eut atteint sa cellule et voulut manger le raisin, le jeune moine eut la même pensée que saint Macaire.

`Comment mangerai-je ce raisin quand les autres frères endurent la soif ? J'irai le donner à un frère malade. Il alla chez un frère qu'il savait fragile. « Il a plus besoin du raisin que moi », se dit-il à lui-même.

Mais il se trouve que ce moine frêle ne garda pas le raisin pour lui-même et décida de le donner à quelqu'un d'autre. De cette façon, le raisin passa d'un moine à un autre car chacun pensait aux autres et non à lui-même. Le soir, l'un des moines qui venait de recevoir en cadeau ce beau raisin d'un autre frère pensa en lui-même : « Quel beau raisin. Comment est-il arrivé dans ce désert brûlé par le soleil et manquant de verdure ? J'irai donner ce raisin à notre père Macaire, car il est vieux et a beaucoup plus besoin de ce fruit que moi qui suis jeune et fort. En disant que ce moine cacha le raisin sous sa soutane et alla avec lui à la cellule de Macaire.

Quand Macaire l'ancien, vit le raisin, il fut très surpris car il le reconnut immédiatement . C'était exactement le raisin qu'il avait reçu et ne voulant pas le manger l'avait donné à un autre moine. Il fut surpris parce que le moine qui lui donna le raisin n'était pas le même que celui du matin. Le saint se rendit compte très rapidement de ce qui s'était passé: aucun des frères ne voulait garder le raisin pour lui-même et ils l'e donnèrent de l'un à l'autre et le raisin lui fut rendu. Faisant semblant de ne rien savoir, saint Macaire a pris le raisin et remercia en s'émerveillant de l'amour que les moines de sa communauté avaient prouvé car personne ne pensait à lui-même, mais aux autres.

Restant seul, Macaire l'ancien, prit le raisin en disant : « Puisqu'aucun des frères n'a mangé ce raisin, comment le mangerai-je quand je serai leur père et leur conseiller ? et disant cela, il prit le raisin et le mit sur une pierre. Un oiseau vint et l'enporta à ses petits. C'est ainsi que finit le raisin de saint Macaire.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après 

THE ATHONITE TESTIMONY

Extrait du petit patericon

Raconté et illustré pour les enfants

 par le père Savatie Baștovoi

Cathisma Publishing, 2008.

lundi 20 décembre 2021

Prêtre Visarion Alexa: La Croix donne du pouvoir à l'homme


La Croix a un grand pouvoir. Elle sanctifie, garde l'homme qui se signe, le lit que nous marquons de son signe le soir avant d'aller dormir, le pain, la nourriture où nous faisons le signe de la croix, la maison que nous bénissons avec le signe de la croix.

La Croix donne du pouvoir à l'homme, elle le ravive. Lorsque l'homme qui est en difficulté a la foi, il met toute sa foi et son espérance en Dieu et fait le signe de la Sainte Croix: son âme obtiendra du pouvoir et son corps sera ressuscité.

Lorsque vous faites face à une grande tentation et que vous sentez que vous coulez, le signe de la croix devient une ancre.

Malheureusement, à notre époque, le signe de la Sainte Croix est souvent pris en dérision. La Croix n'est pas un accessoire, un simple bijou porté au pied ou à l'oreille.

La Croix représente une attitude de vie, ce n'est pas un signe auquel nous nous accrochons ou avec lequel nous faisons un tatouage, Dieu sait où, c'est plus que cela, c'est un état.

Vivre dans l'état de Croix, c'est vivre dans un état de sacrifice (de dévouement) pour les autres. Mais ce modèle de sacrifice de notre temps est fortement perturbé par notre façon d'être.

Nous sommes dès notre plus jeune âge habitués à devenir égoïstes, à rechercher notre plaisir, notre joie, notre satisfaction et à devenir les maîtres des autres dans un désaccord total avec l'état de sacrifice auquel le christianisme nous appelle.

Ce n'est pas une offrande toxique, manipulatrice et abusive, mais une offrande sacrificielle. Le père Sofian, mon staretz, me disait toujours : « Prends soin de ne pas être pris en possession par personne, de ne pas devenir l'esclave de quelqu'un.

Ceci n'est pas un sacrifice, c'est un abus. Le sacrifice chrétien est fait sereinement, avec dignité et joie.

Lorsque vous vous sacrifiez pour l'autre, vous faites quelque chose de bien pour lui, vous le ressuscitez de la mort à la vie, vous n'accomplissez pas pour lui un fantasme, vous ne devenez pas un misérable esclave de celui-ci, vous ne devenez pas victime de certains abus.

Saint Paul, l'apôtre, dit : " Portez les fardeaux les uns des autres [...] mais veillez à ne pas tomber sous leur poids".

Le sacrifice du Sauveur n'était pas quelque chose d'ordinaire, l'accomplissement de certains caprices, de certaines choses superficielles de la vie du peuple, c'était la différence entre la vie et la mort.

Le sacrifice apporte la paix de l'âme, l'amour et la douceur envers les autres. Lorsque vous pensez vous sacrifier en écumanant de rage et en jugeant, vous échouez.

J'ai vu ce genre de sacrifice en famille. Habituellement, la femme/mère/femme est celle qui se sacrifie pour ses proches, mais au lieu d'être heureuse de son sacrifice/de sa dévotion, elle devient un être amer, qui a perdu toute sa joie pour la vie.

Elle vit chaque jour en luttant, en critiquant et en jugeant et de cette façon, elle perd son propre salut et de salut de l'autre aussi parce que cette relation devient toxique.

La sainte fête de la Croix nous appelle à un état de sacrifice sain, notre esprit étant en Dieu et priant pour l'homme pour qui vous vous sacrifiez afin qu'il puisse se relever de sa chute. De cette façon, vous garderez votre tranquillité d'esprit, la joie de vivre et vous vivrez avec l'espoir qu'un jour le Seigneur bénira votre sacrifice et que du fruit en sortira.

C'est le temps de la confession : « Je suis chrétien, je crois en Dieu, je vais à l'Église, je me confesse, je communie et je n'ai pas honte de la croix que je porte.

C'est une confession que vous faites à tous ceux qui vous entourent, à votre travail, lorsque les gens vous demandent si vous jeûnez, si vous allez à l'Église et si vous n'avez pas honte d'admettre que dans la rue lorsque vous faites le signe de la Croix devant une Église et que de cette façon, le Sacrifice du Sauveur devient une œuvre qui ravive ta vie et ne reste pas seulement une histoire qui s'est passée il y a longtemps.

Version Française Claude Lopez-Ginisty

d'après


dimanche 19 décembre 2021

Pr. Paul Siladi: La solution de la Compassion

 

Le Patéricon est essentiellement un livre de réunions, de dialogue, de questions et réponses. Si vous regardez attentivement l'échange de remarques des ascètes, vous remarquerez qu'il y a quelque chose qui va au-delà du simple échange d'informations, que les anciens ne sont pas recherchés pour donner des solutions et que souvent ce qui est offert n'est que la solidarité réciproque des ascètes.

Il est très normal qu'il en soit ainsi. Même les grands startsy n'ont pas de solutions instantanées à tous les problèmes auxquels les hommes sont confrontés. Mais ils ont autre chose de beaucoup plus important, ils ont de la compassion, des soins et de la prière pour ceux qui viennent à leur rencontre.

Un frère demanda un jour à abba Pimen : « Que faire, les pressions viennent me troubler? `

Le staretz répondit : « La violence trouble complètement les petits et les grands. ` 

Nous voyons à nouveau abba Pimen ne pas répondre directement à la question, il brise les cadres déjà créés par les attentes de celui qui pose la question et il évite d'offrir des solutions faciles. Il n'y a probablement pas de solutions sans problèmes aux grandes questions. Mais à son tour, il offre au frère la confirmation du fait que les expériences qu'il traverse sont normales. Il y a un grand danger qui se cache derrière la vie psychique et spirituelle : l'isolement. Au moment où les choses ne se passent plus comme vous le souhaitiez, vous perdez l'équilibre et vous commencez à croire que vous êtes le seul dont la vie ne correspond pas à ses attentes que c'est seulement vous qui ne trouvez pas son chemin. C'est une illusion perfide qui peut être surmontée lorsque vous vous découvrez dans une relation étroite de solidarité avec les autres.

Abba Pimen n'offre aucune solution, mais ses paroles montrent une direction. Si tout le monde est troublé face à la force ou à la violence, au moment où il fait face à des situations et à des événements défavorables, cela signifie qu'il n'y a pas de solutions miraculeuses pour résoudre les problèmes. Par conséquent, il n'y a qu'une seule façon : la patience. Mais la patience se ressent complètement différemment dans la communion que bloquée dans votre propre solitude sans échappatoire.

Le staretz Pimen parle également au nom des conseillers en général. Par son attitude, il dit aux générations qui le suivent : libérez-vous du fardeau de l'obligation d'offrir des réponses et des solutions de tous les temps. Le plus souvent, les gens n'en ont pas besoin, mais [ils ont besoin] de votre amour, de votre attention, de votre temps, de votre prière et de votre solidarité.

Quand quelqu'un parle de ses problèmes, il veut d'abord être moins seul, il veut être entendu et compris, il a besoin de quelqu'un qui prie le cœur ouvert pour lui et ce n'est qu'après qu'il a besoin de solutions. 

Aujourd'hui, nous vivons dans un monde plein de réponses (beaucoup d'entre elles fournies efficacement par les moteurs de recherche), mais [elles sont] sans compassion. Dans ce monde, les paroles d'abba Pimen sont plus vivantes et plus réelles que jamais.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY

samedi 18 décembre 2021

Prêtre Constantin Sturzu: La confession ne signifie pas dire combien de mauvaises choses nous avons faites

 


[La confession] Cela ne signifie pas dire à quel point je suis devenu misérable et méchant. Cela ne signifie pas l'endroit où je vais faire chavirer le chariot avec mes péchés. Si ma confession est limitée à cela, tout ce que je fais est de me concentrer sur moi-même, sur l'homme corporel - quand je commets le péché, mais aussi lorsque je le confesse.

La confession est centrée sur le Christ, en elle est essentiel la miséricorde et le pardon, l'amour sacrificiel du Fils de Dieu que moi, l'homme, j'ai crucifié sur le Golgotha.

Le repentir est un retour vers Dieu, une réorientation de mon être des choses terrestres aux choses célestes.

Cependant il ne faut pas insister sur mon mouvement, mais seulement sur le fait que j'ai vers Qui retourner.

Se concentrer pendant le sacrement de la confession sur ce que je fais signifie inévitablement glisser à l'un des deux extrêmes : soit à l'orgueil qui vient du fait que je travaille à mon salut, soit au désespoir de voir tout le temps quel homme pécheur je suis (c'est-à-dire éloigné de Dieu)

Important, essentiel, libérateur dans l'acte de confession est l'Amour avec lequel je suis reçu par Dieu et qui se manifeste très concrètement par les paroles d'absolution prononcées par le prêtre confesseur et par son geste d'étreindre de ses mains sur l'épitrachelion ma tête tournée vers la terre.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY



vendredi 17 décembre 2021

Père Ephraïm d'Arizona sur l'amour



L'amour est la plus belle fleur 
du jardin des vertus 
qui constituent collectivement 
le bouquet du discernement.

C'est la couleur la plus vive de l'arc-en-ciel 
du ciel évangélique.
C'est la Perle de plus grand prix 
sur la couronne de la foi.
C'est la clé qui ouvre toutes les portes 
des relations humaines.
C'est la médecine qui guérit toutes les maladies 
de l'âme et du corps.
C'est le miroir 
avec des milliers de reflets de Dieu.
C'est le sourire heureux 
du printemps.
C'est la note de vie 
la plus mélodieuse.
C'est l'hymne évangélique et angélique 
du Ciel.

Un certain saint priait ainsi :
« Ô Seigneur, 
permets-moi d'aider les autres, 
et non aux autres de m'aider. 
Donne-moi la force d'aimer, 
pas d'être aimé. 
Donne-moi la force d'être compréhensif, 
et non d'être compris. »

L'amour, la façon dont il a été enseigné par notre Seigneur, et non la façon dont il est mal compris et déformé par les gens, est une expression de sacrifice.

C'est comme un arôme spirituel. [Eph. 4:18]

Il appartient au cœur, comme fruit et offrande de notre disposition.

L'amour ne se mesure pas à CE que vous donnez, 
mais à COMMENT vous le onnez.

L'amour ne consiste pas seulement à tendre votre main, 
mais aussi à donner votre cœur.

Si vous savez vous partager avec les autres, 
alors vous savez aimer !

« Car Dieu aime qui donne avec joie » [2 Cor. 9:7] dit Paul aux Corinthiens.

Dieu aime la personne miséricordieuse 
qui donne avec empressement, 
avec un visage joyeux 
et de son propre gré.

Puissions-nous avoir sa bénédiction!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

jeudi 16 décembre 2021

L'autre monde commence ici-bas (r)


Les chrétiens orthodoxes, 
entourés par une mer 
de philosophie 
et de pratique humaniste 
du monde,  
et y nageant déjà,
 doivent faire tout leur possible
 pour créer leurs propres îles 
d'un autre monde
  dans cette mer,
 avec une pensée 
et une pratique 
orientées vers Dieu.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Père Seraphim Rose, 
Photo: Vladika Lazare (Puhalo), OCA
encensant une icône de Père Seraphim (Rose)

mercredi 15 décembre 2021

Higoumène Tryphon: Le rôle des saints dans nos vies chrétiennes

Le rôle des saints dans nos vies chrétiennes


En grandissant en tant que luthérien, je croyais toujours que la vénération des saints par les catholiques romains et les chrétiens orthodoxes était une forme d'idolâtrie. Ils étaient idolâtres parce qu'ils « adoraient les saints ». Ce culte des saints était une pierre d'achoppement majeure pour la plupart des protestants, car le culte ne devait être offert qu'à Dieu. La distinction entre vénération et adoration nous était inconnue. L'adoration est réservée à Dieu seul, tandis que la vénération est le respect que nous montrons aux saints.

L'Église historique a toujours vénéré les saints parce que l'Église est indivise. L'Église triomphante (au Ciel) et l'Église militante (sur terre) ne font qu'une, indivise. 

Lorsque l'Église est en train d'adorer, la nuée des témoins (ceux qui ont gagné la bataille et qui sont au Ciel avec Dieu) sont unis dans cette adoration devant le trône de Dieu avec ceux qui sont sur terre. Lorsque nous entrons dans le culte communautaire de l'Église ici sur terre, nous sommes mystiquement unis aux saints du Ciel. La mort ne nous sépare pas de ceux qui nous ont précédés, car en Christ, il n'y a pas de mort.

Les saints vivants en Christ ne sont pas morts. Lorsque nous vénérons les saints, nous faisons preuve d'amour et de respect envers ceux qui nous ont précédés. 

Embrasser l'icône d'un saint revient à peu près à embrasser une Bible. Nous montrons notre amour et notre respect pour la Parole de Dieu en offrant un baiser, tout comme nous le faisons lorsque nous exprimons notre amour pour notre mère ou notre grand-mère. 

Lorsque nous embrassons la photo d'un être cher, nous n'adorons pas la personne, mais démontrons de manière concrète notre amour pour la personne. C'est précisément ce que nous démontrons lorsque nous embrassons l'icône d'un saint.

Lorsque nous avons besoin de prière, nous ne nous dirigeons pas vers la taverne la plus proche et ne demandons pas à l'homme affaissé au-dessus du bar de prier pour nous (Dieu n'a peut-être pas eu de nouvelles de cet homme depuis très longtemps), nous demandons plutôt des prières à ceux qui sont proches de Dieu. 

Personne n'est plus proche de Dieu que ceux qui ont vécu une vie sainte ou qui sont morts en martyrs, donc nous savons qu'ils sont vivants en Christ et qu'ils sont écoutés par Lui. Nous ne nous contentons pas de demander à un ami, nous demandons à un saint de prier pour nous parce que le Christ est glorifié en ses saints  (2 Thessaloniciens 1:10).

Higoumène Tryphon

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mardi 14 décembre 2021

TANZANIE : L'ÉGLISE OUVRIRA UN CENTRE MISSIONNAIRE AU MILIEU DES CATHOLIQUES, DES PROTESTANTS ET DES MUSULMANS

Geita, Tanzanie, 9 décembre 2021

Photo : orthodoxianewsagency.grPhoto : orthodoxianewsagency.gr     

Dans le nord-ouest de la Tanzanie, l'Église prévoit de renforcer sa présence et douaire une mission dans une région remplie de catholiques, de protestants et de musulmans.

Selon un rapport de l'agence de presse Orthodoxia, le diocèse de Bukoba du Patriarcat d'Alexandrie prévoit de commencer la construction sur le fleuve Saint-Laurent du Centre missionnaire Euphemia dans la ville de Geita, dans le nord-ouest du pays.

La région de Geita abrite un million de personnes, dont la grande majorité est hétérodoxe ou non chrétienne. « Les orthodoxes sont minoritaires et nous sommes très faibles devant eux », déclare le diocèse.

La région de Geita compte 19 paroisses avec 12 églises desservies par 6 prêtres et 28 catéchistes.

À l'église Ste Euphémie, le diocèse possède un terrain de 10 acres avec un puits, et il espère que ce terrain deviendra un centre missionnaire pour desservir toute la région. Les plans comprennent un espace pour les enfants, les jeunes et les fidèles avec une salle à manger, une cuisine et 4 chambres pouvant accueillir 20 personnes.

« Nous préparons déjà les plans, et une fois que,  Dieu voulant, nous aurons obtenu la permission, nous commencerons. Le besoin est grand et la pression de nos ennemis est encore plus grande", déclare le diocèse.

À travers les prières de Sainte Euphémie, certains chrétiens orthodoxes qui avaient quitté la région sont revenus, et l'Église espère que la mission continuera de croître avec son aide.

En septembre, OrthoChristian a rendu compte d'un village tanzanien isolé où presque tous les habitants se sont convertis à la sainte Orthodoxie et se sont construits une église en bambou et en paille.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN


lundi 13 décembre 2021

Le monastère Saint Nicolas d’Andros dans la tourmente


Voilà sept semaines à peine – le 24.10.21 - qu’un appel était ici lancé (après ceux des 16.2.20, 6.9.20, et 25.2.21) pour informer à nouveau du sort extrêmement éprouvant du monastère.

Entretemps, la situation s’est malheureusement accélérée de façon abrupte et dramatique. En effet, depuis le début de ce mois, pour toute la vie sociale en Grèce, et pour les églises en particulier, le passe sanitaire est devenu obligatoire  Et son obtention n’est possible qu’à la seule condition de se faire vacciner. 

A cela s’ajoute encore l’injonction de la vaccination obligatoire pour toutes les personnes de 60 ans et plus, et celles qui le refuseraient doivent payer une amende mensuelle de 100€.

L’accès aux églises et monastères s’en ressent directement et, pour le répéter encore une fois, la vie matérielle du monastère dépend principalement du soutien apporté par les visiteurs.

Le Père Dorothée ayant dû subir une opération importante, suite à une pancréatite aiguë – comme cela a été signalé auparavant -, ne peut recevoir de vaccin sans encourir de sérieux risques et dommages pour sa santé déjà défaillante. Et, dans le contexte drastique de l’application des nouvelles lois sanitaires, cela ne constitue pas un argument suffisant pour être exempté de cette amende. Le Père se retrouve donc dans l’obligation – dans le but d’épargner sa santé fragile – de débourser 100€ chaque mois…  ce qui est une somme importante pour sa très maigre retraite ! Ce qui veut dire très clairement qu’il ne lui reste que peu de ressources pour vivre !

Souvenons-nous de ceux qui sont dans l’épreuve, tant qu’il est en notre pouvoir de leur venir en aide.

Tous vos dons, même les plus modestes, seront bienvenus et peuvent être adressés à la référence suivante :

Fondation Héritage Orthodoxe (Geneva, Switzerland)

IBAN : CH8904835177686032001

SWIFT CRESCHZZ80A

Référence : Monastère de Saint Nicolas

 

Pour le compte en Francs suisses :

IBAN : CH 5304835177686031000

BIC: CRESCHZZ80A

 

 

(Les versements effectués depuis la Suisse peuvent obtenir une attestation de dons pour déduction fiscale)