"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

vendredi 20 mars 2026

"Monsieur" Onuphre : Pourquoi l'Eglise orthodoxe ukrainienne (UOC canonique) n'a pas et ne peut pas avoir d'alliés au Phanar


17 mars 2026

Toute la semaine dernière, il y a eu un scandale avec une lettre du chef de l'archidiocèse américain du Phanar, Elpidophore (Lambriniadis), adressée au Patriarche Bartholomée Le sujet de cette lettre était l'opposition à la défense de l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] aux États-Unis, dans laquelle l'archevêque Elpidophore lui-même est directement impliqué.

Il convient de noter que cette lettre est clairement en contradiction avec les déclarations précédentes d'Elpidophore, car il a clairement indiqué à plusieurs reprises que la création de l'OCU [schismatique] et, en outre, les activités de cette organisation en relation avec l'UOC soulèvent de nombreuses questions sérieuses. Il pourrait même sembler à certains que le chef de l'archidiocèse américain essaie de se positionner comme un ami ou du moins un sympathisant de l'Église orthodoxe ukrainienne canonique. Cependant, les faits qu'Elpidophore a partagés avec désinvolture dans sa lettre révèlent une image complètement différente.

« Monsieur» Onuphre  et les « soi-disant » Églises

Dès les toutes premières lignes de la lettre, l'atmosphère interne qui règne au Phanar concernant la question de l'Eglise ukrainienne devient claire. La thèse selon laquelle « Bartholomée tolère la présence des hiérarques de l'UOC en Ukraine », bien qu'elle n'ait jamais été exprimée par lui personnellement, est évidemment pleinement acceptée dans les cercles helléniques. Dans le contexte de la lettre susmentionnée, l'Archevêque Elpidophore appelle à plusieurs reprises le primat de l'UOC « Monsieur Onuphre », montrant ainsi un mépris total non seulement pour le titre, mais même pour la dignité épiscopale de Sa Béatitude.

Il convient de noter qu'une telle attitude arrogante dans le texte de la lettre est exprimée non seulement envers le primat de l'UOC, mais aussi envers d'autres églises locales qui ne partagent pas la position de Phanar sur la création de l'OCU et qui ne discréditent pas l'UOC. Par exemple, l'Église orthodoxe autocéphale en Amérique [OCA] a été qualifiée de "pseudo-Eglise" et l'Eglise russe hors frontières a quasi été appelée l'agence d'espionnage de la Russie à l'étranger. En outre, le Patriarche serbe Porfirije a été accusé des "liens notoires avec Moscou".

Il serait compréhensible que le représentant du Phanar aux États-Unis s'arrête là, mais l'archevêque Elpidophore est allé encore plus loin, démontrant en fait l'attitude du Patriarcat de Constantinople envers d'autres Églises locales, même amicales. Voici ce qu'il a écrit : « Dans un certain nombre de pays, l'Assemblée des évêques ne peut même pas être convoquée, puisque les évêques locaux d'un certain nombre d'églises autocéphales des soi-disant « églises mères » ont reçu une instruction claire de ne pas assister à l'assemblée, qui est présidée par les hiérarques du Patriarcat œcuménique, car elle a accordé l'autocéphalie à "l'église orthodoxe d'Ukraine. »

Tous ces « soi-disant » et « monsieur » ne sont rien de plus qu'un marqueur de l'attitude de Phanar envers le reste du monde orthodoxe. Formellement, la hiérarchie non officielle des Églises orthodoxes locales aux yeux de Constantinople peut être définie comme suit : « agents du Kremlin » (Églises locales qui n'ont pas approuvé la décision de Phanar de légaliser le schisme de l'Eglise en Ukraine), « Églises » (celles qui font partie de l'orbite de Phanar et qui approuvent d'un hochement de tête toutes les attaques de Phanar), « soi-disant » (toutes celles auxquelles le Phanar n’a pas accordé l’autocéphalie) et « messieurs » (des personnes en soutane qui ne font pas partie d’Églises autocéphales et ne veulent pas suivre l’exemple de Constantinople)Naturellement, si les représentants des Églises locales n'étaient pas soumis à la pression politique du lobby pro-Phanar aux États-Unis, le dégoût de l'archevêque Elpidophore à leur égart pourrait faire l'objet d'une discussion, mais, comme c'est la coutume en Orthodoxie, la majorité restera simplement silencieuse et prétendra que rien ne se passe. En même temps, les « épithètes » dont l'auteur de la lettre « a gratifié » les Églises orthodoxes démontrent clairement l'attitude de Phanar envers les autres : « vous n'êtes rien sans nous, et vous ne valez rien ».

Les « frères » sont nos anciens

Il est à noter que dans sa lettre, l'archevêque Elpidophore a noté les alliés conditionnels du patriarcat de Constantinople. Il a inclus les Églises orthodoxes bulgare, géorgienne et roumaine. Selon le hiérarque, les évêques et les représentants de ces patriarcats aux États-Unis ne partagent pas la position des patriarcats serbes ou antiochiens sur la question de la persécution de l'UOC.

Eh bien... Ils ne la partagent pas ? Bon, c'est bien. Au moins, nous sommes maintenant convaincus de ce que nous avions précédemment imaginé et jugé. Avec tout le respect que je dois aux hiérarques, prêtres et fidèles de ces églises, ils doivent comprendre que leurs autorités ecclésiastiques ne considèrent pas le conflit de l'Église ukrainienne comme une menace pour l'unité de l'Orthodoxie mondiale. Dans le même temps, l'UOC elle-même doit se rendre compte que ces patriarcats constituent une menace pour le nombre d'églises locales qui sont potentiellement enclines à reconnaître le schisme de l'Église ukrainienne.

Un peu de miel dans un tonneau de goudron

Malgré l'arrière-goût désagréable que l'on ressent après avoir lu la lettre, il convient de noter quelques bons points extrêmement importants. Tout d'abord, il est encourageant que le nombre et la qualité de ceux qui soutiennent l'UOC avec modération augmentent régulièrement. Et bien qu'Elpidophore dans sa lettre convainc Bartholomée du contraire, les opposants à l'UOC canonique ont récemment été extrêmement actifs en plaidant pour des représailles contre l'Église canonique à l'étranger. Le fait que la persécution de l'UOC ait attiré l'attention d'un certain nombre de membres du Congrès américain, et que les États-Unis parlent à des niveaux élevés de violations des droits des croyants en Ukraine, est un signal d'alarme qui ne peut être ignoré.

Le deuxième point qui mérite que l'on y prête attention est la décision des Synodes d'un certain nombre d'églises locales qui se sont récemment réunis et ont appelé à la convocation d'un concile panorthodoxe, notamment en raison de la crise de l'Eglise en Ukraine. En particulier, la semaine dernière, cela a été déclaré par le Patriarcat de Jérusalem et l'Église orthodoxe polonaise. Le nombre d'Eglises locales qui soutiennent une telle initiative au moins reste inchangé, ce qui indique la probabilité d'un tel scénario dans un proche avenir.

Malheureusement, il est peu probable que l'organisation d'un tel événement soit possible du vivant du Patriarche Bartholomée. Cependant, pour faire face à la vérité, nous devons admettre qu'un homme de 86 ans qui aurait de graves problèmes de santé affrontera tôt ou tard Dieu et qu'il est peu probable qu'il soit capable de contrôler les processus de l'Eglise pendant longtemps. Soit dit en passant, c'est pourquoi les Grecs créent un semblant de lutte matérielle entre les principaux candidats au trône patriarcal de Constantinople.

Ce n'est un secret pour personne que la principale confrontation est maintenant entre l'archevêque Elpidophore [Lambriniadis] et une autre figure non moins importante, le Métropolite Emmanuel [Adamakis]. Fait intéressant, alors qu'Adamakis joue le rôle de faucon du Phanar et adhère à une position dure sur les intérêts de l'OCU schismatique et la liquidation de l'UOC canonique, Lambriniadis dans cette situation agit comme le « bon policier *», promouvant des messages et des idées ambigus, jusqu'au changement de la direction de l'OCU vers une direction plus conciliante.

Cependant, aucun d'eux n'est finalement un ami de l'UOC. Bien qu'Elpidophore préconise l'idée de créer un exarcat pour l'UOC, il est évident qu'il ne s'agit que d'une demi-mesure, dont le but ultime est d'intégrer l'Église canonique (ou des parties de celle-ci) dans l'OCU schismatique. Une telle idéologie indique que dans tout scénario futur, avec ou sans le renouvellement de la direction du Phanar, l'Église orthodoxe ukrainienne n'apparaîtra pas sur la carte de l'Eglise du Phanar, et par conséquent, l'UOC n'a pas d'amis au Phanar et ne peut en avoir.

Cette idée, d'ailleurs, serait très utile pour ceux de l'UOC qui sont impatients de rétablir la communion avec le Patriarcat de Constantinople. Il est difficile de dire ce qu'ils vous ont promis là-bas, Peu importe qu'ils vous aient promis quoi que ce soit, on a toutefois l'impression que le bon vieux principe consistant à « tout leur promettre pour les laisser tomber ensuite » s'applique dans ce cas-ci.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

RASKOLAM


*Suivant les personnages traditionnels de Good Cop [bon/gentil policier], Bad Cop [méchant/mauvais policier] des films américains!

Librairie du Monastère de la Transfiguration

 

Librairie du monastère de la Transfiguration
18 mars 2026
Chers amis,
Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication d'un nouvel ouvrage sur la Russie
 
Nouveauté
 
 
 
13,00 €

Comprendre la Russie - Des origines à nos jours
 
Rachid Achachi

La consommation de drogue dans le monde contemporain est sans précédent. Elle s'explique par une misère psychologique et spirituelle, héritée de la disparition des valeurs prônées par les religions qui donnaient un sens à la vie et aidaient à supporter les difficultés de l'existence. Ainsi, la dépendance aux drogues et la désaccoutumance sont des questions d'un ordre plus métaphysique que physique.
 
Cet essai propose donc une approche spirituelle du diagnostic et de la thérapeutique des dépendances. Il introduit la «neptothérapie», reposant sur la nepsis, un contrôle méthodique des pensées qui entretiennent les diverses formes d'addiction, éprouvé depuis des siècles par la spiritualité chrétienne orientale.
 
Sans se cantonner aux dépendances habituellement recensées - celles à des substances et à des comportements-, cet ouvrage considère que toutes sont incluses dans les addictions spirituelles que sont les passions, dont elles ne sont que des formes spécifiques et exacerbées.
Comprendre la Russie, c’est comprendre que les pays et les peuples qui les composent ont une âme, forgée par une géographie et des siècles d’histoire qui leur sont propres. C’est comprendre que le chemin qui les a menés à être ce qu’ils sont est unique. Invasions, migrations, dominations ou alliances ont versé dans le creuset des groupes humains, des cultures, des gènes, des religions, mais aussi des sensibilités, des manières d’être au monde et d’être ensemble qui sont mouvantes et uniques à la fois, et ne peuvent être étouffées bien longtemps. C’est aussi comprendre que nos « valeurs », que nos démocraties libérales et notre économie de marché n’ont pas cette supériorité intrinsèque que nous leur prêtons et que certaines nations aspirent à autre chose. Il en va ainsi de la Russie.
 
Au carrefour de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient, la Russie a connu de nombreuses invasions, celle des Varègues descendant de Scandinavie, des Ruges de la Baltique, des Mongols surgissant des steppes d’Orient, mais aussi de multiples influences, de l’Empire byzantin à l’Occident moderne. Analysant l’essence des événements au-delà des simples faits historiques, l’auteur expose ici les différents archétypes politiques qui, de manière quasi cyclique, ont émergé tout au long des siècles, entre autoritarisme de type mongol et anarchisme de type slave, entre tentations libérales, conservatisme sociétal et tradition spirituelle. Tour à tour tyrans, rassembleurs ou usurpateurs, de Pierre le Grand à Staline et d’Ivan le Terrible à Vladimir Poutine, les hommes à la tête de la Russie ont incarné cet équilibre dynamique propre à un peuple qui a toujours su s’adapter en conservant l’essentiel, son « âme russe ».
 
Quelques livres ou CD pour le grand carême
 

 
Paru récemment
 
 


 
Monastère de la Transfiguration
24120 Terrasson-Lavilledieu

jeudi 19 mars 2026

La Voix des Pères: La crainte de Dieu (4)

 



Il y a deux types de crainte : l'une initiale et l'autre parfaite... Par exemple, celui qui accomplit la volonté de Dieu par peur de la punition est encore un débutant, car il ne fait pas encore le bien pour la bonté elle-même, mais par peur de la punition. 

Mais celui qui accomplit la volonté de Dieu par amour pour Lui, l'aimant simplement pour lui être agréable - celui-ci sait ce qu'est le vrai bien ; il a compris ce que signifie être avec Dieu. Une telle personne craint Dieu et accomplit sa volonté non plus par peur de la punition, ni pour éviter le tourment, mais parce que, ayant goûté la douceur même de rester avec Dieu, elle craint de tomber et craint de Le perdre. Et cette peur parfaite, née de l'amour, chasse la peur initiale. C'est pourquoi l'apôtre dit :  La crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour. (1 Jean 4:18). Pourtant, il est impossible d'atteindre la crainte parfaite, sauf par la peur initiale.

Abba Dorothée


La crainte de Dieu est la chose principale. Quand Il vient, comme un bon maître, Il arrange tout dans l'âme selon Son ordre. L'avez-vous cette crainte? Si oui, remerciez Dieu et préservez-la ; sinon, réveillez-la - car elle est contenue dans notre esprit, et si elle ne se manifeste pas, c'est à cause de notre inattention. 

De la crainte de Dieu, le premier enfant est né - un esprit contrit, un cœur brisé et humble. Que le sentiment de contrition ne quitte jamais votre cœur ! Pour préserver la crainte de Dieu, il faut garder un souvenir incessant de la mort et du jugement. 

Dès que vous vous réveillez, rappelez ce souvenir à l'esprit, et tout au long de la journée, restez en compagnie avec lui en tant que premier conseiller. 

Ajoutez à cela la conscience de la Présence du Seigneur auprès de vous et en vous, afin qu'Il voie tout, même les choses les plus cachées. Cette conscience, ainsi que le souvenir de la mort, a toujours la crainte de Dieu inséparablement avec elle. 

Lorsque cette triade s'installe dans votre cœur, la prière commencera à couler du cœur, avec des cris incessants au Seigneur et au Sauveur. C'est tout. Si cela existe en vous même dans une certaine mesure, alors l'œuvre de votre salut est en cours ; mais si ce n'est pas le cas, tout le reste n'est rien.

St. Théophane le Reclus


Version française claude Lopez-GInisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN

-

Patriarche Ilia II de Georgie est né au Ciel.

Patriarche Ilia II de Géorgie
Mémoire Eternelle!



 

mercredi 18 mars 2026

Saint Nicolas de Jitcha: L'action et la parole



Une bonne action faite en silence
 vaut plus qu'une bonne action 
faite et commentée en paroles, 
et elle a incomparablement plus de valeur 
que la plus spirituelle des explication 
sans bonne action.

De saint Nicolas de Myre en Lycie, 
aucune parole n'a été conservée, 
mais ses actions sont restées. 

A trois reprises, 
sans explication, 
il vint de nuit à la maison d'un pauvre homme
 et il jeta secrètement 
un  sac d'or par la fenêtre.

*

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Saint Nicolas de Jitcha
cité par

mardi 17 mars 2026

La Voix des Pères (3)

Sur le pardon des péchés

Un soldat demanda un jour à Abba Mios : « Dieu accepte-t-il la repentance ? » Le staretz lui répondit : « Dis-moi, mon bien-aimé, si ton manteau était déchiré, le jetterais-tu ? » Le soldat répondit : « Non ! Je le repriserais et je l'utiliserais à nouveau. » Le staretz lui dit : « Si tu conserves ton vêtement de cette manière, Dieu n'épargnera-t-il pas d'autant plus Sa propre création ? »

-St. Nil du Sinaï

Sache que tu as péché, et tu effaceras tes péchés. Le saint Dieu, celui qui n'a pas de péché, n'a pas épargné Son Fils unique pour ton bien ; et toi, pécheur misérable (qui ne se repent pas), n'as même pas pitié de toi-même !

-St. Ephraim le Syrien

La contrition et la confession, par l'absolution, amènent l'union des éléments divins et humains dans le repentir, d'où naît une nouvelle créature, tout comme au début des fonts baptismaux. 

Que le Seigneur très-miséricordieux nous accorde cela à tous - afin que nous puissions quitter l'infirmerie de la repentance complètement guéris et entièrement renouvelés dans tous les sens et dispositions de notre cœur ; afin qu'à partir de maintenant nous aimions ce qui nous était autrefois froid, et détestions ce à quoi nous étions autrefois attachés ; qu'au lieu de colère, nous aimions la douceur, au lieu de l'orgueil, de l'humilité, au lieu de l'ivresse, de la sobriété, au lieu de la fornication, de la chasteté, au lieu de l'envie, de la bonne volonté, au lieu de l'amour du plaisir, de la tempérance, au lieu de la paresse, de la diligence, de la diligence, au lieu de la distraction, de la stabilité, au lieu de la calomnie, le discours aimable et la garde de l'honneur de notre prochain - en un mot, que chaque vice et passion puissent être remplacés par sa vertu opposée et sa bonne disposition.

-St. Théophane le Reclus

Ce ne sont pas tant les péchés que nous avons commis qui provoquent Dieu, que notre réticence à changer.

-St. Jean Chrysostome

Celui qui, s'appuyant sur la repentance, glisse à nouveau dans le même péché pour lequel il s'est repenti agit de manière trompeuse envers Dieu.

-St. Isaac le Syrien

Ne renforcez pas dans votre âme les péchés autrefois commis en vous attardant sur eux dans votre pensée, de peur qu'ils ne soient renouvelés en vous. Soyez assuré qu'ils ont été pardonnés dès le moment où vous vous êtes donné à Dieu et jusqu'à la repentance. n'en doutez pas.

-St. Antoine le Grand

Le signe le plus sûr par lequel tout pécheur repentant peut savoir si ses péchés ont vraiment été pardonnés par Dieu est le suivant : lorsque nous ressentons une telle haine et une telle aversion envers chaque péché que nous préférerions mourir plutôt que de pécher volontairement à nouveau devant le Seigneur.

-St. Basile le Grand

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN

La députée Solomyia Bobrovska a menacé les croyants de l'Eglise orthodoxe ukrainienne [canonique] dans la région de Rivne d'une "visite de la SBU [KGB ukrainien]



Une députée de la faction Golos, Solomiya Bobrovska, a publié un message vidéo dans lequel elle a répondu aux accusations des croyants de l'Église orthodoxe ukrainienne (UOC canonique) dans la région de Rivne d'incitation à la haine religieuse. Dans son discours, elle a déclaré qu'elle ne serait pas effrayée par les déclarations sur la « punition de Dieu » et a menacé de répondre par des « visites de la SBU », faisant apparemment allusion aux auteurs des messages vidéo qui lui sont adressés, qui sont publiés en masse sur les réseaux sociaux.

Bobrovska a souligné que, à son avis, le Service de sécurité de l'Ukraine (SBU) existe pour les cas d'activité des croyants de l'UOC dans la défense de leurs droits, et a exprimé l'espoir qu'il traitera systématiquement la situation. Elle a également noté que le SSU a reconnu le lien entre le métropolite de Kiev de l'UOC et l'Église orthodoxe russe, bien que les procédures judiciaires sur cette question n'aient pas encore été achevées.

« Les apologistes de l'Église orthodoxe russe dans la région de Rivne commencent à enregistrer des vidéos de masse et certains de leurs souhaits, m'accusant d'inciter à la haine religieuse, ainsi que de menacer la punition de Dieu. Je veux dire qu'en fait pour vous, il y a le service de Dieu (Bobrovska signifie le SBU - Ed.), et j'espère qu'il travaillera aussi avec vous systématiquement », a déclaré la députée.

En outre, la députée a déclaré que plus de 210 affaires pénales avaient été ouvertes contre des clercs et des évêques de l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] en vertu d'articles sur la haute trahison, l'empiètement sur l'ordre constitutionnel, la production de symboles interdits, l'incitation à la haine ethnique et la collaboration. En même temps, elle n'a pas expliqué comment ces accusations sont liées aux millions de croyants de l'UOC.

S'adressant aux paroissiens de l'UOC, Bobrovska a appelé à une discussion sur les questions de sécurité de l'État, affirmant que les croyants, "volontairement ou involontairement", deviennent des agents d'un "réseau religieux" qui, selon ses mots, promeut la violence et l'occupation. La députée n'a pas précisé le mécanisme de ce processus.

Plus tôt, Solomiya Bobrovska a exprimé son indignation face à un événement caritatif à Rivne, organisé par le diocèse de Rivne de l'Église orthodoxe ukrainienne. La députée est indigné que les autorités de la ville aient fourni à l'Eglise un lieu pour organiser un concert de charité de Noël malgré le fait que l'Ukraine a déjà adopté une loi interdisant l'Église orthodoxe ukrainienne.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

RASKOLAM


SOLIDARITE KOSOVO