au Seigneur,
car Dieu est le seul Juge,
mais en ce qui vous concerne,
soyez diligents
à aimer tout le monde
avec un cœur pur.
*
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
ECRITS DE LA TRADITION CHRETIENNE ORTHODOXE
au Seigneur,
car Dieu est le seul Juge,
mais en ce qui vous concerne,
soyez diligents
à aimer tout le monde
avec un cœur pur.
*
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Le 27 avril 2026, à Tchernobyl, après une manifestation de masse des croyants de l'Église orthodoxe ukrainienne [UOC canonique], l'archimandrite Serge, moine du monastère de Bancheny, qui avait déjà été détenu par des employés du centre de recrutement territorial (TRC), a été libéré. Le clerc a été libéré grâce à l'intervention du hiérarque de l'UOC, le Métropolite Longin (Jar) de Bancheny. L'évêque a amené le fils adoptif de l'archimandrite, qui est pris en charge en raison d'une forme grave de handicap, aux murs de la TRC.
Comme indiqué sur la page Facebook officielle du monastère de Blancheny de l'UOC, le clerc, qui est le tuteur officiel des enfants handicapés, a été enlevé de force par les commissaires militaires. Cet incident a provoqué un large tollé public dans la région : des centaines de croyants, dirigés par le Métropolite Longin, se sont rassemblés aux portes de la TRC. Les participants au rassemblement spontané ont exigé la libération immédiate du clerc, en scandant le slogan : « Liberté pour les protecteurs ! »
À la suite des actions décisives de la communauté, les représentants de la TRC ont été contraints de libérer l'archimandrite Serge peu de temps après le début de la manifestation.
Plus tôt, nous avons signalé qu'un cas de mobilisation forcée d'un représentant du clergé de l'Église orthodoxe ukrainienne a été enregistré dans la région de Volyn. Les employés du centre de recrutement territorial (TRC) ont arrêté le père Vlasiy, un résident du Monastère saint Nicolas à Mileti, qui a été envoyé dans un centre de formation pour le service militaire après des procédures opérationnelles.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Déclaration de l'évêque Luc de Syracuse qui critique l'intercommunion et les services conjoints comme des violations de la tradition de l'Église et des sources de confusion parmi les fidèles.
JORDANVILLE, NY - Le monastère de la Sainte Trinité de l'Église orthodoxe russe hors frontières (ERHF/ ROCOR en anglais) a publié un essai qui soulève des inquiétudes quant aux pratiques œcuméniques récentes, avertissant que certaines actions du clergé orthodoxe risquent de saper les enseignements de longue date de l'Église sur l'unité et la participation sacramentelle.
L'essai remet en question l'opinion selon laquelle ceux qui sont séparés de l'Église - décrits comme des hérétiques ou des schismatiques - restent dans son corps, affirmant que de telles positions contredisent les enseignements des Saints Pères. Il souligne que, selon la tradition, les personnes extérieures à l'Église ne devraient pas recevoir les Mystères, et que tout écart par rapport à ce principe viole les vœux cléricaux pour sauvegarder leur sainteté.
Une introduction de l'évêque Luc de Syracuse déclare :
"Les œcuménistes proposent que les hérétiques et les schismatiques qui se sont séparés de l'Église soient en quelque sorte restés ses membres et que le Corps n'a pas été divisé. Cependant, il est interdit selon les Saints Pères de permettre à ceux qui sont en dehors de l'Église de recevoir les Mystères( Sacrements). Toute décision contraire à cela est arbitraire et viole le vœu fait par le clergé de préserver les mystères de la profanation. Néanmoins, le clergé orthodoxe donne la Communion aux Monophysites (orthodoxes coptes et autres) sans les séparer au préalable de leur hérésie et les unir à l'Église."
Sa Grâce met également en évidence les récents rassemblements interconfessions et interchrétiens, y compris un service de prière conjoint tenu à Iznik, en Turquie, le 28 novembre 2025, impliquant des participants orthodoxes, catholiques romains, coptes et protestants. De tels événements, soutient-il, brouillent les frontières doctrinales établies par les Conciles œcuméniques.
"Nous offrons ci-dessous un essai réfléchi en défense de la position orthodoxe comme encouragement pour ceux qui aiment la vérité et ont faim et soif de justice", Fin du préambule de l'évêque Luc.
L'essai complet peut être lu ici.(en anglais)
Aujourd’hui, nous commémorons les femmes myrrhophores : sainte Marie-Madeleine, Marie, épouse de Cléopas, Jeanne, Salomé, mère des fils de Zébédée, Susanne, Marie et Marthe, sœurs de Lazare, et Marie, mère de l’apôtre Jacques. Nous nous souvenons également du juste Joseph d’Arimathée et de Nicodème. Le troisième dimanche de Pâques, on commémore sainte Tamara de Géorgie, dont la fête est également célébrée le 14 mai (1er mai selon l’ancien calendrier).
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La lecture des Actes des Apôtres d’aujourd’hui relate la nomination des sept diacres (Actes 6, 1-7). Alors que la communauté chrétienne s’efforçait de faire preuve d’unité d’esprit et de volonté, des tensions internes avaient surgi. De nombreux Juifs de la diaspora exprimaient leur mécontentement. Certaines traductions les appellent « Grecs », d’autres « Hellénistes ». La culture et la langue de la Méditerranée orientale étaient grecques et ces Juifs avaient assimilé des éléments de cette culture, mais ils se sentaient désavantagés par le fossé culturel qui les séparait des Juifs palestiniens qui, vivant sur leur terre natale, parlaient l’hébreu ou l’araméen. Les veuves, qui dépendaient de la communauté pour leur subsistance, se sentaient négligées. Cela n’était peut-être pas délibéré, mais résultait probablement d’un manque de planification adéquate pour faire face au nombre sans cesse croissant de ceux qui croyaient au Seigneur.
Les apôtres prirent donc des mesures pour résoudre ce problème avant qu’il ne porte atteinte de manière durable à l’harmonie de la communauté chrétienne. Leur proposition fut accueillie avec enthousiasme et les sept premiers diacres furent ordonnés. Étienne, premier martyr du Christ, et Philippe sont sans doute les plus connus. Prochore, le scribe, devint un compagnon de saint Jean le Théologien. Nicanor fut martyrisé par les Juifs le même jour qu’Étienne. Timon, qui devint évêque en Arabie, mourut également en martyr, tout comme Parmenas. Nicolas, le prosélyte d’Antioche, fut peut-être choisi pour satisfaire les Hellénistes, mais son nom ne figure pas dans la liste des saints.
La lecture de l’Évangile (Marc 15, 43 – 16, 8) nous ramène au Vendredi saint, jour de la crucifixion du Christ. On nous dit que saint Joseph d’Arimathie était conseiller, ce qui signifie qu’il était un fonctionnaire occupant une charge officielle. Homme pieux et honorable, il reconnut le Christ comme Dieu incarné. Il prit donc l’initiative audacieuse de se rendre auprès du gouverneur romain, Ponce Pilate, et de demander le corps de Jésus afin de lui offrir une sépulture décente et digne. Des personnes ayant un statut social plus élevé que Joseph avaient été responsables de la crucifixion. En prenant cette initiative, Joseph risquait donc sa réputation et son statut, car il serait considéré comme l’ami et le disciple d’une personne condamnée à mort comme criminel de droit commun. Malgré cela, il était déterminé à faire ce qu’il savait être juste, quel qu’en soit le prix à payer sur le plan personnel.
C’est une leçon pour nous tous. Nous devrions toujours chercher à faire ce qui est juste ; nous devrions être prêts à prendre position et à défendre la Vérité, même si cela nous vaut l’hostilité de ceux qui occupent des postes d’autorité dans ce monde.
Il y avait une certaine urgence à procéder à cette mise au tombeau, car le sabbat approchait. Les préparatifs furent donc effectués à la hâte et le tombeau fut fermé.
Une fois le sabbat terminé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé se rendirent au tombeau avec de la myrrhe, des aromates et tout le nécessaire pour accomplir le rituel de préparation du corps, afin de le préserver de la décomposition. Alors qu’elles s’approchaient du lieu de sépulture, une pensée leur vint : « Mais comment allons-nous ouvrir le tombeau, puisqu’un gros rocher en barre l’entrée ? » Elles furent stupéfaites de trouver le tombeau déjà ouvert.
L’Évangile de Marc nous dit que les femmes rencontrèrent un jeune homme vêtu de blanc, bien que Matthieu l’appelle un ange et que Luc et Jean, dans leurs Évangiles, mentionnent deux anges. Les femmes étaient stupéfaites et effrayées. Le Christ avait préparé les gens à accepter l’idée de la résurrection d’entre les morts. Ils en avaient vu des exemples : la fille de Jaïre, le fils de la veuve de Naïn, ainsi que Lazare, le frère de Marie et Marthe, tous ressuscités d’entre les morts. Pourtant, les femmes étaient submergées par la peur et l’émotion.
L'Évangile ne précise pas si elles comprenaient la portée des événements extraordinaires dont elles étaient témoins, ni si elles avaient peur parce qu'elles étaient désorientées. L’ange dit aux femmes d’aller raconter ce qu’elles avaient vu aux disciples et à Pierre. Saint Pierre est spécifiquement mentionné parce qu’il avait renié le Christ. Dans son remords, il devait se demander s’il serait rejeté comme indigne. Ce message avait pour but de le rassurer et de lui faire savoir que son repentir l’avait sauvé, contrairement à Judas qui ne pouvait pas, ou ne voulait pas, se repentir.
Un thème commence à se dessiner. Servir le Christ d’abord, ensuite et toujours. Rien n’est plus important que cela. Dans le Synaxaire, nous trouvons ce qui suit : … après l’ensevelissement du Corps du Seigneur, Joseph fut jeté dans un cachot par les Juifs, mais il en fut délivré par la puissance divine et se rendit dans sa ville natale, Arimathée. Le Christ ressuscité lui apparut alors qu’il était encore enchaîné, et lui confirma d’une manière particulière le mystère de la Résurrection. Bien qu’il ait beaucoup souffert aux mains des Juifs, il ne voulut pourtant pas garder le silence sur ce mystère et osa le proclamer aux yeux de tous.
De même, les femmes se rendirent au sépulcre par respect et par amour pour le Seigneur. Elles étaient nerveuses car elles rendaient hommage à la victime de la crucifixion, le châtiment le plus dégradant et le plus humiliant réservé aux pires criminels. Les femmes risquaient d’être raillées, voire maltraitées physiquement ou agressées, mais elles ne se laissèrent pas décourager.
Tropaire Ron 2
Lorsque Tu es descendu dans la mort, ô Vie immortelle, Tu as alors vaincu l’Hadès par l’éclat de Ta divinité ; et lorsque Tu as ressuscité les morts des profondeurs les plus abyssales, toutes les armées célestes ont crié à haute voix : « Ô Christ notre Dieu, Donateur de vie, gloire à Toi. »
Dans l’ode 5 du Canon, nous lisons :
Célébrant la mémoire des pieuses myrrhophores et de tous Tes disciples, nous Te chantons, ô Christ, à la lumière de Ta résurrection.
Honorons comme il se doit le noble Joseph, qui a descendu le Corps du Seigneur de l’Arbre et l’ensevelit fidèlement.
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Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Dans le village transcarpathique de Pasika, un militant public et militaire, Mykhailo Choknadiy, a appelé les fidèles de la communauté St. Michel de l'Église orthodoxe ukrainienne (UOC canonique) à se transférer à l'UGCC [uniate!]. Cette initiative a été exprimée après que la communauté locale ait déjà voté deux fois officiellement contre le transfert à la juridiction de l'OCU [schismatique].
Choknadiy a proposé d'inclure l'option de transfert à l'Uniatime sur le programme de vote, arguant que c'était dû à l'origine historique de l'église locale. Selon l'activiste, l'église de St. Michel a été construite à l'origine comme une église uniate, et le retour à « l'église des ancêtres » serait une étape logique en cas de réticence à rejoindre l'OCU. Cependant, les représentants de l'UOC ont refusé d'examiner cette proposition, insistant sur le maintien du statut canonique actuel.
L'initiative de Choknadiy a suscité de vives critiques de la part des résidents locaux sur les médias sociaux. Les utilisateurs ont accusé l'activiste d'essayer de semer la discorde parmi les Ukrainiens et ont remis en question la sincérité de ses motivations religieuses. En particulier, il y a eu des commentaires selon lesquels de telles actions jouent entre les mains de forces extérieures, divisant la société en croyants « bons et mauvais ».
Il convient de noter que la situation à Pasika reste tendue, car il s'agissait de la deuxième tentative infructueuse des partisans de l'OCU de transférer la paroisse locale sous leur juridiction. Malgré la pression, l'écrasante majorité des paroissiens a réaffirmé leur réticence à quitter l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique lors du deuxième vote.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Saint Irénée vint au monde au commencement de l’empire d’Adrien, vers l’an 120 de Jésus-Christ. Ses parents, qui sans doute étaient chrétiens, le mirent encore enfant sous la conduite de saint Polycarpe, évêque de Smyrne. Ce fut dans une si sainte école, qu’il puisa les lumières et la science profonde de la religion, qui le rendirent dans la suite un des plus grands hommes de son siècle, l’ornement de l’Église, et la terreur des hérétiques. Aussi avait-il grand soin de remarquer tout ce qu’il voyait dans ce saint vieillard pour en faire son profit ; il écoutait ses discours avec ardeur, et les gravait, non sur des tablettes, mais dans le plus profond de son cœur. C’est saint Irénée lui-même qui nous apprend toutes ces circonstances ; et il ajoute qu’à force de repasser dans son esprit les instructions de son maître, il les y grava si profondément, qu’elles lui furent toujours très-vives et très-présentes dans la suite, et même dans sa vieillesse la plus avancée.
On ne sait point à quelle occasion saint Irénée vint dans les Gaules ; mais saint Grégoire de Tours dit qu’il y fut envoyé par saint Polycarpe. Il fut ordonné prêtre de l’Église de Lyon par saint Pothin, qui en était évêque, et il exerçait déjà les fonctions de prêtre l’an 177, lorsqu’il fut choisi par les martyrs de Lyon pour être le porteur d’une lettre qu’ils écrivaient au pape Éleuthère, où, après l’avoir salué comme leur père, ils ajoutent : « Nous avons exhorté Irénée, notre frère et notre compagnon, à rendre ces lettres à votre paternité. Nous vous supplions de le considérer comme un homme tout à fait zélé pour le testament de Jésus-Christ. C’est en cette qualité que nous vous le recommandons. Si nous avions cru que le rang et la dignité puissent donner le mérite et la vertu, nous vous l’eussions recommandé d’abord comme prêtre de l’Église ; car il l’est effectivement. » Le motif de la députation de saint Irénée fut de procurer la paix aux Églises, divisées sur la question de la pâque. On croit qu’il fut aussi porteur des lettres que les mêmes martyrs écrivirent aux Églises d’Asie et de Phrygie, au sujet des troubles que les nouvelles prophéties de Montan y avaient causées.
Saint Pothin étant mort la même année, saint Irénée fut mis en sa place, et fut le second évêque de l’Église de Lyon. Cette ville changea bientôt de face sous la conduite de son nouvel évêque ; et Dieu donna tant de force à ses prédications, qu’en peu de temps il la rendit presque toute chrétienne. Pour préserver son peuple des erreurs qui se répandaient dans les provinces près du Rhône, saint Irénée s’appliqua à en faire connaître tout le venin, à fournir des armes pour les combattre, s’attacha à en découvrir toutes les contradictions, à confirmer les néophytes dans la foi, et à ramener même les hérétiques dans le sein de l’Église ; et dans ce dessein il composa des livres contre les hérésies, dans lesquels il rapporte en détail toutes les extravagances des valentiniens et des autres hérétiques de ce temps-là, et donne toutes sortes de moyens pour les convaincre. Il travailla aussi beaucoup pour procurer la paix entre les Églises, au sujet de la fête de Pâques, et fit ensorte, parmi les siens, qu’il fut permis à chacun de suivre l’ancien usage de son Église. « C’est ainsi, dit Eusèbe, qu’Irénée, remplissant toute la signification de son nom, se montra véritablement ami de la paix par la douceur de ses mœurs, par la modération de sa conduite, et par les mouvements qu’il se donna pour la procurer à l’Église. » Il reçut la couronne du martyre dans la persécution de Sévère, l’an 202 de Jésus-Christ. Saint Irénée composa plusieurs ouvrages pour la défense de la foi et pour l’utilité de l’Église ; savoir : cinq livres contre les hérésies, une Lettre à Florin, une à Blaste, un Livre de l’Ogdoade, plusieurs lettres touchant la célébration de la fête de Pâques, dont une était adressée au pape Victor ; un Livre contre les païens, intitulé : De la Science ; un autre adressé à un Chrétien nommé Marcion ; un troisième, qui renfermait diverses disputes. On croit aussi qu’il composa un Traité contre Marcion, et un Discours sur la foi, adressé à Demètre, diacre de Vienne. Pour ce qui est du livre qui avait pour titre : De la Substance du monde, qu’on lui attribuait du temps de Photius, on convient qu’il est de Caïus, prêtre de Rome.
Saint Irénée, dit l’auteur des Siècles chrétiens, devint si profond dans la science de la religion et des saintes Écritures, qu’il fut en état de combattre à la fois tous les hérétiques de son temps, depuis Simon jusqu’à Tatien, et de les suivre jusque dans leurs derniers retranchements, à travers les détours dans lesquels ils s’embarrassaient. Ce sujet était si obscur et si compliqué par la variété des erreurs et la bizarrerie des pensées auxquelles l’esprit humain s’était déjà livré en matière de religion, que, pour y répandre du jour, il ne fallait rien moins que l’érudition et les talents d’Irénée. Il n’y a point eu d’hérésie si confuse dans ses principes, si tortueuse dans sa marche et si enveloppée de nuages, dont il n’ait percé les ténèbres ; et son ouvrage sur cet important objet peut être donné pour un modèle de discussion et de controverse à tous ceux qui s’engagent dans la même carrière. Les caractères par lesquels il apprend à distinguer la vérité de l’erreur dans les disputes de religion, sont la tradition apostolique qui transmet d’un âge à l’autre l’enseignement de la foi ; l’autorité des Écritures interprétées, non par l’Église, qui en conserve le dépôt et qui seule en connaît le vrai sens ; la succession des pasteurs qui fait remonter le ministère évangélique et, avec lui, tous les dogmes, à la source primitive et sacrée d’où ils découlent ; enfin les vrais miracles qui ne sont opérés que dans l’Église, et qu’il est toujours possible de discerner d’avec les artifices de l’imposture et les prestiges de l’enfer. Il conclut de là que la nouveauté de l’enseignement et la rupture de l’unité sont deux moyens par lesquels le fidèle peut toujours discerner les faux docteurs et juger leur doctrine ; et, par une autre conséquence des mêmes principes, il recommande l’attachement à l’Église et aux pasteurs légitimes, comme le préservatif le plus sûr qu’on puisse opposer à la contagion de l’hérésie.
Ce saint évêque consomma son laborieux ministère par le martyre, sous la persécution de Sévère, la seconde année du troisième siècle.
Le hiérarque a également noté qu'en novembre, la ville et les autorités régionales ont été officiellement informées que les personnes qui ont initié le processus de transfert n'étaient pas liées à la vie paroissiale réelle de la cathédrale. Cependant, ces arguments ont été ignorés lors de l'enregistrement de la nouvelle structure. L'UOC souligne que la vie spirituelle de la communauté continue malgré les décisions administratives, et que de telles tentatives de faire pression sur l'Église dans la perspective historique n'ont pas de conséquences à long terme.
Version française Claude Lopez-Ginisty
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Jean-Claude Larchet, La Neptothérapie. Thérapeutique spirituelle des addictions dures et douces, Salvator, 2026, 132 pages, 16 euros.
Dans ce nouvel ouvrage, Jean-Claude Larchet se penche sur un thème qu’il a déjà approfondi à plusieurs reprises dans différents livres et notamment, pour le présent sujet, Thérapeutique des maladies spirituelleset L’inconscient spirituel. Toutefois, il ne s’agit pas là d’une reprise d’un précédent travail, mais de l’exploration plus particulière d’une question qui s’inscrit dans les maladies spirituelles tout en ayant son espace propre et qui aujourd’hui touche de manière massive notre société : celle des addictions. Une nouvelle fois (voir ces précédentes recensions), Jean-Claude Larchet aborde une question aujourd’hui cruciale pour éclairer ses différentes facettes avec la tradition chrétienne orthodoxe et pour apporter des voies de résolution, ici de guérison, provenant de cette tradition. Le propos est toujours conduit avec pédagogie, la question est bien cernée, tout comme ses tenants et ses aboutissants, les réflexions et les réponses contemporaines sont largement évoquées, les termes sont rigoureusement définis, les maux sont clairement identifiés, enfin les outils pour contrecarrer et à terme vaincre les addictions sont exposés.
C’est un véritable traité d’ascétique qui est proposé. Celui-ci vise la dimension spirituelle des addictions qui se trouve à la racine de celles-ci. Dès l’introduction, l’auteur précise (p.11) à ce sujet : « L’une des originalités de cet essai est de ne pas limiter les dépendances à celles qui sont habituellement recensées, comportant d’une part les addictions à des substances, et d’autre part les addictions à des comportements. Nous pensons que les unes et les autres sont incluses dans les addictions spirituelles que sont les passions ». Pour mettre en place un chemin de guérison, Jean-Claude Larchet s’appuie sur le riche héritage des Pères grecs et principalement ce qui est désigné par le terme nepsis (p. 28) : « Les addictions, en tant qu’ayant pour fondement les passions, peuvent être éradiquées par une méthode ascétique fondée sur ce que les Pères grecs appellent nepsis, qui consiste dans le contrôle des pensées (au sens large de représentations — venant des sens, de l’imagination, de la mémoire ou de la raison — mais aussi de désirs). » C’est pourquoi il nomme cette méthode « neptothérapie ».
C’est là que réside le cœur de l’ouvrage : l’exposition de la thérapie des Pères ascètes concernant les pensées. En effet, celles-ci sont à la fois le moteur et le carburant des addictions. L’attention, qui accompagne la nepsis, « garde du cœur » (p.94), avec le discernement permettent de les détecter, de les mettre à nu et de saisir les mécanismes et les différentes phases qui conduisent de l’apparition d’une pensée à une passion (p.99-102). Avec la vigilance, la prière apporte une aide capitale dans ce qui est un véritable combat, tandis que la patience est une qualité indispensable et que la grâce vient « compléter » de manière décisive (p.116) les forces humaines.
Un livre précieux sur un sujet essentiel !
Christophe Levalois
Le samedi 2 mai 2026, une discussion publique aura lieu dans la capitale grecque pour analyser la relation entre le patriarcat œcuménique et le conflit russo-ukrainien actuel. L'événement réunira des experts en théologie et en littérature pour analyser la situation géopolitique en profondeur.
Selon le portail d'information Fos Fanariou, la réunion est organisée par le collectif artistique Polytropon. La discussion débutera à 19h30 dans les locaux de l'Enastron Book Café, situé au 101 Solonos Street, à Athènes.
Les conférenciers principaux de l'événement seront Kostas Koutsourelis, écrivaine et directeur du magazine Neo Planodion, et Panayitis Andriopoulos, théologien et chef du collectif Polytropop. Les participants discuteront des défis auxquels l'Église orthodoxe est confrontée dans le contexte de la confrontation militaire et du rôle de la cathédrale de Constantinople dans le processus moderne de pacification et inter-églises.
Plus tôt, nous avons signalé qu'une table ronde s'était tenue à Tbilissi, où des personnalités publiques, du clergé et des experts ont discuté de la responsabilité du patriarche Bartholomée de Constantinople pour la persécution de l'Église orthodoxe ukrainienne. L'événement, qui a été précédé par une manifestation, a été consacré à un rapport critique de l'analyste politique Gulbaat Rtskhiladze sur la pression sur l'Eglise orthodoxe ukrainienne [UOC c<nonique].
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Au cours de ces vingt années, il fut recteur de plusieurs paroisses, rédacteur en chef d’un journal religieux, enseignant dans plusieurs écoles et formateur au séminaire. Ses affectations le conduisirentt non seulement en Tchécoslovaquie, mais aussi en Hongrie, en Serbie et en Allemagne. Après avoir survécu aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale et passé six ans à s’occuper de réfugiés russes dans des camps de personnes déplacées en Allemagne, il fut affecté à l’enseignement au Séminaire orthodoxe de la Sainte-Trinité en 1951, avant d’y être consacré évêque en 1953 et de devenir higoumène du monastère de la Sainte-Trinité en 1960.
C'est pendant son mandat à Jordanville que Vladyka Averky exerça sa plus grande influence, s'impliquant dans tous les aspects de la vie du séminaire et participant activement à la publication de divers journaux. Il eut une influence particulière sur le père Seraphim (Rose), qui le loua dans ses nombreux écrits. Vladyka Averky s'est éteint en 1976 et il repose dans la crypte de la cathédrale du monastère de la Sainte-Trinité à Jordanville.
Tombe de l’archevêque Averky dans les cryptes du monastère de la Sainte-Trinité.
De nombreux écrits et cours du séminaire de Vladyka ont été compilés, traduits (en anglais) et publiés par Holy Trinity Publications.
En les lisant, on comprendra que Vladyka Averky avait véritablement acquis une compréhension éclairée de notre monde déchu et des racines de l'état de maladie spirituelle de l'humanité moderne. Il cherchait à transmettre cette compréhension à son entourage, ainsi qu'à ceux qui aimaient le Christ et son Église, et c'est dans cet esprit que nous vous présentons cette liste non exhaustive.
The Epistles and the Apocalypse
The Struggle For Virtue: Asceticism in a Modern Secular Society
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
« À travers les portes closes de nos cœurs »
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Le Christ est ressuscité !
L'un des auteurs marquants du XXe siècle, l'archevêque Jean Schakhovskoy, exprime cette pensée dans l'un de ses aphorismes : « Le passé doit être enfoui dans le terreau de la gratitude envers Dieu et du repentir. Autrement, il sentira mauvais. »
Ici, l'évêque Jean veut dire que tout, dans notre passé, se range dans l'une de ces deux catégories : soit nous y trouvons quelque chose pour quoi nous pouvons remercier Dieu, soit quelque chose pour quoi nous pouvons et devons nous repentir. Il ne semble pas y avoir de troisième option.
Comment pouvons-nous accepter sans gratitude que le Seigneur Jésus-Christ nous soit déjà apparu plusieurs fois à travers les portes closes de nos cœurs, avec sa lumière et sa grâce ? Il ne nous est pas apparu parfaitement, mais seulement dans la mesure où cela Lui était possible, afin de ne pas empiéter sur notre liberté. Il a fortifié notre foi et notre amour pour Lui ; Il nous a accordé une certaine compréhension de Lui-même ; Il nous a révélé Sa bonté ; Il nous a ouvert les yeux sur la perspective d'une vie authentique ; Il nous a réconfortés et nous a donné espérance et joie ; Il nous a incités à Le chercher de tout notre cœur.
Et comment ne pas nous repentir de vaciller encore dans notre foi et notre amour pour Dieu, malgré toutes ces révélations déjà reçues ; d'être si souvent attristés et désespérés lorsque les choses ne se déroulent pas comme nous l’avions prévu ; et surtout, de ne toujours pas Lui accorder la première place dans nos vies ?
Comme ce serait merveilleux si nous ouvrions enfin les portes de nos cœurs à Dieu ! Alors le Seigneur pourrait nous apparaître d'une manière totalement différente : dans Sa gloire parfaite et dans la puissance débordante de Son amour, car librement nous Le lui permettrions. Que ce serait merveilleux si nous pouvions enfin Le placer au centre de nos vies, afin qu'avec Thomas, nous puissions prononcer ces paroles : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
L'organisation internationale de défense des droits de l'homme Amnesty International, dans son rapport annuel pour 2026, a reflété les faits de pression sur l'Église orthodoxe ukrainienne (UOC). Le document contient des tentatives de dissolution de l'organisation religieuse en tant qu'entité juridique et une critique sévère de ces processus par des groupes d'experts de l'ONU.
Selon le rapport de l'organisation internationale des droits de l'homme Amnesty International, les autorités de l'État ukrainiens ont insisté pour rompre les liens de l'UOC avec l'Église orthodoxe russe, malgré les déclarations des représentants de l'UOC selon lesquelles les mesures nécessaires dans cette direction ont déjà été prises. Les défenseurs des droits de l'homme ont également mentionné la procédure judiciaire contre le diocèse de Kiev, qui est restée non résolue à la fin de la période de référence.
Une partie importante du rapport est consacrée à la position des experts de l'ONU, qui ont qualifié les initiatives législatives contre l'Église de « sécurité juridique insuffisante ». Les observateurs internationaux se sont dits préoccupés par le fait que l'affiliation religieuse soit en fait assimilée à une menace pour la sécurité nationale. La persécution des prêtres, des avocats et des journalistes a été qualifiée de « punition collective » et l'Ukraine a été exhortée à arrêter de tels procès.
En outre, le rapport d'Amnesty International mentionne la décision de la Cour suprême d'Ukraine, selon laquelle le refus de service militaire sur la base de croyances religieuses en vertu de la loi martiale est reconnu comme inadmissible. Les experts soulignent que, selon les normes internationales, les croyances des croyants devraient être prises en compte lors de la détermination de la forme de service.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Et pas seulement lui, mais quiconque, avec le temps, n'était plus devenu un esclave, mais un ami de Dieu, l'un de ceux qui lui étaient agréables, et devenaient comme Lui dans la mesure où cela est possible pour un être humain. Peu importe de qui nous parlons - martyrs et porteurs de passion, saints hiérarques et saints moines, femmes justes et fols-en-Christ - ils ont tous dû souffrir. Seulement, ils avaient toutes sortes de souffrances différentes - certaines étaient physiques, d'autres émotionnelles, causées par des personnes mal intentionnées, ou parfois par les démons, haineux et inhumains.
Mais personne, absolument personne, comme St. Isaac le Syrien a dit : « est déjà monté au paradis en vivant froidement ». Et d'après ce que nous avons appris et que nous apprenons encore, il témoigne également qu'une personne est particulièrement prise en charge par Dieu lorsque le Seigneur lui envoie des épreuves constantes. Abba Isaac ajoute également qu'il n'y a pas d'autre voie pour se rapprocher du Christ que la voie des épreuves.
Mais ce qui est vraiment curieux, c'est qu'il écrit sur tout cela avec joie et non avec tristesse, en fait célébrant et se réjouissant. Eh bien, il ne peut pas se trouver qu'il n'ait pas senti la lance de l'épreuve blesser son cœur ! S'il ne l'avait pas ressentie, il n'aurait pas écrit aussi précisément et sagement sur les passions du découragement et du désespoir. Je ne peux pasimaginer que la cécité physique, qui l'a à jamais privé de lire les Saintes Écritures et les œuvres d'autres saints Pères, ne l'ait pas dérangé le moins du monde !
Et d'autres saints - que n'ont-ils n'ont pas enduré dans cette vie ! Mais si la lamentation les visitait le soir, la joie suivrait au matin (cf. Ps. 29:6). La Joie... D'où vient-elle ? n'était-ce pas de la compréhension de la vérité dont St. Isaac parle de manière si convaincante ? n'était-ce pas de cette compréhension avec tout leur être, de son assimilation avec toute leur âme ? C'est très probablement ainsi.
Voici donc une autre chose étrange : nous lisons Les homélies ascétiques d'Isaac, les instructions salvifiques d'Abba Dorotheos, l'échelle de l'ascension divine, et surtout le Nouveau Testament. Nous sommes censés tout savoir. Alors, quel est le problème ? Pourquoi les épreuves ne nous donnent-elles pas de la joie, mais nous rendent-elles plutôt tristes, même si nous savons qu'il s'agit d'un médicament qui nous est administré par le médecin le plus expérimenté et le plus sage ? Pourquoi y a-t-il une si grande différence entre nous et les saints ? Est-ce parce qu'ils sont saints et que nous sommes pécheurs ? Mais après tout, ce sont des gens comme nous à tous points de vue, avec fondamentalement le même "kit de démarrage", comme on dit aujourd'hui.
J'ai eu l'occasion de visiter divers hôpitaux à plusieurs reprises - pas des hôpitaux spirituels, mais des hôpitaux ordinaires et terrestres. J'ai vu comment certains patients étaient heureux d'avoir des opérations ou des procédures qui pourraient les aider, tandis que d'autres étaient prêts à se battre avec les médecins juste pour échapper à la douleur, sans laquelle tout remède serait impensable. Eh bien, il me semble que nous différons des saints de la même manière lorsque nous échouons à ces petites choses que le Seigneur nous permet de vivre. Nous arrachons les bandages, écartons la main bienveillante et nous nous enfuyons de l'hôpital quelque part pendant la nuit - dans le froid, la pluie et l'obscurité.
Est-ce étrange que ce soit si difficile pour nous ? Le Seigneur se bat pour chaque âme, pour chaque personne - Il se bat avec ses passions, avec le Diable et avec la personne elle-même. Les saints se sont battus dans cette bataille aux côtés du Seigneur. Mais trop souvent, nous nous battons... contre Lui.
Comment nous souhaitons que cette bataille se termine, comment nous aimerions finalement décider de ne pas capituler avant qui que ce soit - avant Lui - de capituler. Accepter sans murmurer, sans aucune résistance ridicule et indisciplinée contre tout ce qu'Il a préparé pour nous, pour nous humilier, et plier nos cous sous le lourd joug des épreuves - puis soudainement et c'est inattendu pour nous, sentir la joie cachée en elles ; cachée d'elles...
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
ORTHOCHRISTIAN