"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 28 novembre 2021

Père. EUGENE MURZIN: Pourquoi Dieu ne guérit-il pas tous les malades ?



Nous savons par le Nouveau Testament que le but de Dieu pour l'humanité est que tous les peuples soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1 Tim 2 : 4). 

Qu'est-ce que le salut ? C'est notre retour à Dieu, acquérant le vrai bonheur par la connaissance de la vérité et la délivrance du péché. Le salut est l'immersion dans l'Amour de Dieu, l'acquisition de la grâce de l'Esprit Saint et la croissance à la ressemblance de Dieu. C'est le dépassement de la solitude, de l'autonomie d'existence, dans laquelle l'homme s'est trouvé après la chute, dans le Christ, qui a inséparablement uni la nature divine et humaine en Lui-même.

Beaucoup de gens considèrent la santé et le bien-être comme les principales valeurs de la vie humaine aujourd'hui. Et le Seigneur, par nos prières, nous donne souvent la guérison. Le nombre de malades guéris par Jésus-Christ et les apôtres est incalculable - seuls les cas les plus remarquables et les plus instructifs sont décrits dans l'Évangile. Cependant, la santé elle-même n'est pas un objectif. Elle est nécessaire pour quelque chose. Si chaque personne en bonne santé et prospère utilisait ses ressources physiques pour le salut, afin de s'améliorer et d'améliorer le monde qui l'entoure, alors nous vivrions au Paradis. Cependant, la réalité qui nous entoure est complètement différente. Souvent, les gens, initialement complètement en bonne santé et prospères, commettent des actes inappropriés, voire se détruisent délibérément physiquement et spirituellement. Par conséquent, la santé est un don de Dieu, qui peut servir à la fois à notre salut et à notre destruction.

Comme le montre l'expérience, une personne souffrant d'une maladie grave ou d'une blessure,  pense souvent à Dieu, au sens de la vie, et prête attention à son monde intérieur. Il y a des cas - et cela ne fait pas exception - où, en repensant à leur vie, à leur repentir et à leur prière, les personnes en phase terminale se rétablissent complètement, de sorte que même les médecins expérimentés haussent les épaules avec désarroi et ne peuvent pas expliquer le miracle qui s'est produit. 

Il y a de telles personnes parmi mes amis et mes connaissances. Elles se souviennent de leur maladie, sinon avec gratitude, alors avec un sentiment particulier profond, car en conséquence, elles ont réalisé quelque chose de très important pour elles-mêmes, et leur vie après leur rétablissement miraculeuse est devenue complètement différente - consciente, pleine de sens et pleine de valeur. Il n'en aurait pas été ainsi si des problèmes ne leur étaient pas arrivés, ce qui les avait incités à se repenser radicalement. Cela signifie-t-il que ce n'est que par la maladie ou le malheur que nous pouvons nous tourner vers Dieu ? Non. Mais très souvent, de tels cas deviennent vraiment un tournant dans la vie d'une personne.

Pourquoi le Seigneur ne guérit-il pas tout le monde ? Probablement parce que, tout d'abord, Il ne s'efforce pas de nous donner des avantages temporaires, mais Il fait tout pour nous amener à la joie éternelle, indépendamment de la santé physique, de la prospérité et du confort extérieur. 

Dans ce cas, une maladie peut devenir une sorte de moyen de croissance spirituelle, en surmontant certains vices, en acquérant l'expérience de la confiance en Dieu, en acquérant l'humilité et la patience. Et deuxièmement, à cause du manque de foi chez les gens. 

Dieu est vraiment omnipotent. Cependant, Sa toute-puissance recule devant notre liberté. Le Christ a fait de nombreux miracles en Palestine, et lorsqu'Il est venu à Nazareth, Sa ville natale, alors, comme l'écrit l'évangéliste Matthieu, il n'y a pas accompli beaucoup de miracles à cause de leur incrédulité (Matthieu 13:58). 

Si une personne ne croit pas à la possibilité d'une guérison miraculeuse, s'il n'y a pas de demande de prière ardente de sa part, si elle ne veut rien savoir de Dieu, alors Dieu n'a tout simplement rien à répondre. Dans ce cas, la guérison serait une violence contre la volonté du patient.

Version française Claude Lopez-Ginisty

D'après

Pravmir

samedi 27 novembre 2021

Enseigner la foi à nos enfants

 

Je lisais un livre et je suis tombé sur cette citation qui m'a fait réfléchir, "Une nouvelle vérité scientifique ne triomphe pas en convainquant ses adversaires et en leur faisant voir la lumière, mais plutôt parce que ses adversaires finissent par mourir, et une nouvelle génération grandit qui est familière avec elle. "

Pour une raison quelconque, mon esprit s'est immédiatement focalisé sur l'enseignement de leur foi à nos enfants - non seulement la théologie, mais les traditions qui vont avec. Lorsque nous n'avons pas enseigné à nos enfants leur foi, alors ils grandissent sans la pratiquer et ne la connaissent pas. Comment alors leurs enfants sont-ils sensés l'apprendre? L'Orthodoxie est une foi qui s'expérimente. Elle ne s'arrête pas lorsque nous quittons l'église le dimanche. Nous la vivons à la maison, à l'école, au travail.

Avons-nous une génération qui a grandi sans aller à l'église chaque dimanche? 
Avons-nous une génération qui met les sports avant Dieu le dimanche matin? 
Avons-nous une génération qui a oublié ce que c'est que le jeûne? 
Avons-nous une génération qui a oublié comment se réunir en famille et prier chaque jour? 
Avons-nous une génération qui n'a pas reçu d'instructions sur quelques-unes des traditions de l'Eglise - comment faire les prosphores, les kollybes, la vasilopita, etc? 

Ces questions (et bien d'autres) peuvent ou peuvent ne pas s'appliquer à vous, à votre famille, ou à vos amis - mais elles n'ont pas manqué de me faire réfléchir... Si moi-même, ainsi que de nombreux autres parents, nous n'arrivons pas à transmettre tout cela à mes enfants, créerons-nous un vide générationnel de tant de connaissances, d'expérience et de traditions de leur foi?

Ah... les dons et les responsabilités des parents!


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

vendredi 26 novembre 2021

La Proscomédie


crédit photo: Orthodoxie

Dans la skite de la Petite Sainte-Anne vivait un certain hiéromoine Savvas, appelé le fameux Papa-Savvas. Père Joachim Spetsieres l'avait eu comme père spirituel. L'impératrice de Russie Catherine l'avait également eu comme père spirituel. Il servait la Liturgie tous les jours, il était théophore, clairvoyant, et enseignant de l'oraison mentale.

Un jour, certaines personnes lui demandèrent: "Qu'est-ce ce qui vous pousse à mentionner tant de noms à la Proscomédie?"

Il répondit: "Quand j'étais plus jeune, nous avons demandé à l'évêque de consacrer l'église au-dessus du Saint Monastère de Saint Denys" car c'est là qu'il a d'abord pratiqué l'hésychasme, avec son staretz Papa-Hilarion, lui aussi,  célèbre Père spirituel. "Après la consécration, l'évêque dit à mon frère, puis- je donner à Papa-Savvas quelques noms pour commémorer pendant 40 jours, puisqu'il servira la liturgie tous les jours? Le staretz lui dit: "Donne autant que tu veux. Et il m'a donné 62 noms.

Quand j'eus fini 39 Liturgies et que j'allais à la 40e, je m'appuyai sur le lutrin et j'attendis que le staretz vienne, pour servir la Liturgie. Je me suis endormi et j'ai vu dans mon sommeil debout devant la Sainte Table que je portais les vêtements sacerdotaux. Sur la Sainte Table était le saint diskos de la Liturgie, et le saint calice plein du Saint Sang du Christ. Puis j'ai vu Papa-Stephanos venir, retirer le papier de la proscomédie (liste de commémoration/ Dyptiques) et la cuillère de Communion, s'approcher de la Sainte Table et placer le papier sur lui, à proximité du saints diskos. Ensuite, il a plongea la cuillère dans le Sang sacré du Christ et effaça un nom. Encore une fois il plongea et en  effaça une autre, et ainsi de suite jusqu'à ce que tous aient été traités ainsi et que le papier soit propre.

"Puis je me suis réveillé et bientôt mon staretz est également venu. Immédiatement je lui ai dit ce que j'avais vu. Le  staretz a dit: Ne t'ai-je pas dit de ne pas croire aux rêves? Après la Liturgie, il m'a dit encore une fois, tu n'es pas digne que les péchés de ces personnes soient pardonnés: c'est par la foi qu'ils ont reçu le pardon des péchés Donc, c'est la raison pour laquelle je commémore les noms de tous.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Staretz Ephraim de Philothéou Mont Athos, 
"Conseils de la sainte montagne"

jeudi 25 novembre 2021

Métropolite Onuphre : « La cohérence pendant le jeûne est plus importante qu'une mesure d'abstinence

 

Metropolitan Onuphry : « La cohérence pendant le jeûne est plus importante qu'une mesure d'abstinence »

Le Seigneur nous a donné le jeûne non pas pour nous tuer par le jeûne, mais pour que nous puissions tuer nos passions.

Pendant le Carême, il faut essayer d'exercer son abstinence de certains types de nourriture et s'encourager à prier plus que d'habitude, a déclaré Sa Béatitude le Métropolite Onuphre de Kiev et de toute l'Ukraine dans son homélie au service du soir du 1er mars 2020, rapporte le département de l'information et de l'éducation de l'Église orthodoxe ukrainienne.

« Le Seigneur nous a donné le jeûne non pas pour nous tuer par le jeûne, mais pour que nous puissions tuer nos passions. L'« oncologie » pécheresse que nous avons est détruite par le jeûne. Et si une personne jeûne correctement et ne va pas à l'extrême, alors elle commence à se sentir mieux... et à recevoir des bienfaits pour son âme", a déclaré le Primat de l'Église orthodoxe ukrainienne.

Le Métropolite a rappelé que chaque personne devrait jeûner en fonction de son état de santé. Au cours d'un jeûne, a-t-il noté, la cohérence et la diligence sont plus importantes qu'une stricte mesure d'abstinence.

« Il y a tellement d'extrêmes pendant le Carême que, comme on dit, un jour, une personne mange tellement qu'elle ne peut pas respirer, et un autre jour, elle mange si peu qu'elle ne peut pas respirer. Les extrêmes secouent à la fois les forces spirituelles et corporelles d'un homme. La cohérence ici est encore plus importante qu'une certaine abstinence... Même une petite mesure de jeûne, observée avec cohérence, est bénéfique pour l'âme », a déclaré Sa Béatitude le Métropolite Onuphre.

« Que le Seigneur nous aide pendant le Grand Carême [et toute autre période d'ascèse prévue par l'Eglise] à œuvrer au mieux de nos capacités, à nous abstenir de certains types de nourriture, à nous forcer à prier davantage. Nous ne devrions pas attendre quand nous voulons prier, mais nous devrions nous pousser à aller davantage à l'église et à participer à une prière publique à l'église, à faire le bien et à nous humilier devant les gens. Ce sera un exploit qui purifiera une personne des défauts spirituels et corporels et nous rendra dignes de voir la Lumière de la résurrection du Christ", a conclu le Primat de l'Église orthodoxe ukrainienne.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

PRAVMIR

mercredi 24 novembre 2021

Archprêtre Octave Moşin: [recteur de l'Église de l'Hypapante à l'Université d'État de Moldavie] CONSIDERER L' ANORMAL COMME « NORMAL » DANS LA COMPRÉHENSION DE LA SOCIÉTÉ MODERNE


     

Vivant dans une société qui se dit chrétienne, nous assistons à une réalité qui nous fait parfois peur. Ce qui nous terrifie, c'est la substitution de concepts humains aussi fondamentaux que le bien et le mal.

Étant donné que beaucoup d'entre nous sont loin de l'enseignement de l'Évangile, il y a un écart croissant par rapport à la vision chrétienne du monde, à la morale et au mode de vie. Même dans un environnement chrétien, on peut trouver des points de vue opposés sur de nombreux problèmes brûlants, tels que la peine de mort, l'insémination artificielle, l'euthanasie, les avortements, etc... tandis que ceux qui pourraient donner un exemple de bon sens sont souvent minoritaires. Ainsi, aujourd'hui, nous pouvons parler d'une compréhension anormale de la "norme".

Par exemple, prenez la chasteté avant le mariage : l'écrasante majorité de ceux qui ont une conscience mal à l'aise affirment que maintenant tout le monde est dissolu, bien que dans la vie réelle, tout ne soit pas du tout comme ça. J'ai personnellement entendu les confessions de milliers de jeunes dans la fleur de l'âge qui ont préservé leur virginité et lutté contre des désirs charnels, les considérant comme des péchés et des passions que l'on devrait fuir.

Néanmoins, aujourd'hui, beaucoup de gens essaient de nous convaincre que ce qui est anormal est maintenant la norme dans la vie, tandis que ceux qui essaient de vivre conformément aux valeurs chrétiennes sont étiquetés comme "anormaux", "conservateurs", "à l'ancienne", "hypocrites"... À l'heure actuelle, nous pleurons presque de pitié pour ceux qui ne distinguent pas la lumière des ténèbres, la vérité du mensonge et la vertu du péché.

Souvent, lorsque je demande pendant la confession : « Quels péchés avez-vous commis ? », j'entends : « Eh bien, rien de spécial. Mes péchés sont comme ceux de tout le monde. » Mais il y a autant de gens qu'il y a d'états pécheurs, d'épreuves et de chutes. La plupart ne peuvent même pas imaginer la beauté qu'une âme juste rayonne ; et au contraire, à quel point vous vous sentez lourd après avoir rencontré quelqu'un qui vit en captivité avec les passions - bien qu'à l'extérieur, il puisse sembler impressionnant et bien soigné.

Tout récemment, il m'est arrivé de parler à une dame qui a beaucoup de succès et d'éanéance, et qui semble tout avoir : elle est élégante, a sa propre entreprise, est bien connectée... Mais toutes ces choses ne sont que des impressions extérieures. En réalité, cachée derrière ce voile rose se cache une âme tourmentée par le remords après les meurtres de bébés à naître - et elle en a commis beaucoup. Et il n'y a personne pour la consoler, bien qu'elle n'ait jamais manqué d'hommes. Et il n'y a pas de joie de la part des enfants nés parce qu'ils ont grandi gâtés, et tout son argent ne lui apporte ni chaleur ni bonheur.

Une vie dépravée donne toujours naissance à l'illusion du bonheur, et seule une vie vertueuse dans l'esprit évangélique peut apporter des accomplissements et de la joie.

Nous devons revenir des illusions à la réalité dès que possible parce que la vie sans Dieu conduit aux ténèbres et à la mort ; et rappelons-nous des paroles bibliques : Car à quoi sert un homme, s'il gagne le monde entier et perd son âme ? Ou que donnera un homme en échange de son âme ? (Mt. 16:26).

Les phénomènes les plus malsains et les plus nocifs sont tellement enracinés dans la conscience moderne que des tentatives sont faites pour prouver leur "normalité", puis pour légitimer ces vices. Cela atteint le point où il ne suffit pas que quelqu'un mène une vie pécheresse en secret. C'est maintenant annoncé en public : « Oh, que tout le monde voie... » Les très jeunes filles fument déjà ouvertement et elles s'en fichent quand les adultes les grondent pour cela. Ce ne sont encore que de « simples bagatelles » parce que souvent les gens se comportent d'une manière pire que les animaux. Cependant, tout est réparable, à condition qu'il y ait un désir.

Il y a un an, j'ai été invité dans un collège junior de Chisinau. L'atmosphère dans la salle de classe était devenue tendue, car deux gars avaient commencé à agir en misogynes, intimidant et insultant continuellement les camarades de classe. J'ai décidé d'entamer une conversation avec eux et en réponse, ils lancèrent des reproches et des accusations absurdes contre le clergé et l'Église. Néanmoins, j'ai essayé de poursuivre le dialogue. Je ne pensais pas alors si cela aiderait ou non, mais récemment, j'ai rencontré l'un de ces jeunes boursiers de mon département universitaire. Il s'est approché de moi, s'est excusé et m'a demandé ma bénédiction...

Je souhaite tellement que le monde revienne à des visions normales du bien et du mal ! Après tout, c'est pour l'illumination des esprits, l'éradication de la haine, la multiplication de l'amour et l'accomplissement de toute bonne action que notre Sainte Église prie.

Que le Seigneur nous éclaire tous. Mais n'oublions pas que la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse (Ps. 110:10).

Que celui qui a un esprit comprenne.

Version française Claude lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN

mardi 23 novembre 2021

Métropolite Athanase de Limassol: LeTOMOS UKRAINIEN D'AUTOCÉPHALIE N'A RIEN À VOIR AVEC DIEU !

Photo : pravoslavie.ru 

Photo : pravoslavie.ru     

Tout ce qui est lié au soi-disant tomos d'autocéphalie donné aux schismatques ukrainiens par le patriarche Bartholomée de Constantinople n'a aucun lien avec Dieu, croit Son Éminence le métropolite Athanase de Limassol de l'Église orthodoxe de Chypre.

Le hiérarque chypriote s'est montré ardent défenseur de l'Orthodoxie en Ukraine depuis que le patriarcat de Constantinople a annoncé en 2018 son intention de s'emparer du territoire de l'Église ukrainienne auprès des fidèles Ukrainiens eux-mêmes et de créer une nouvelle "église" schismatique axée sur le nationalisme et l'inimitié envers leurs compatriotes ukrainiens.

Après que l'archevêque Chrysostome de Chypre ait suivi le patriarche Bartholomée a dirigé et a décidé seul de reconnaître la schismatique "église orthodoxe d'Ukraine" sans le soutien du Saint-Synode, le Métropolite Athanae fait partie de ceux qui ont refusé d'approuver cette décision non orthodoxe et s'est abstenu de concélébrer avec l'archevêque Chrysostome depuis lors. Avec plusieurs autres, il a subi des calomnies et des menaces de plus en plus graves de la part de l'archevêque pour sa position de principe.

Abordant à nouveau la situation ukrainienne à l'occasion du 1 033e anniversaire du baptême de la Russie sur la chaîne YouTube First Independent ce week-end, Son Eminence a souligné que l'Église canonique ukrainienne devrait recevoir ses troubles actuels comme joie, car l'Église continue d'exister malgré les difficultés, ce qui indique que Dieu est avec l'Église :

Dieu merci, cela nous apporte de la joie que l'Église vive en temps de persécution. Lorsque l'Église vit pendant la persécution, c'est une confirmation que Dieu est avec nous, qu'il aide notre Église.

Nos prières et notre amour sont toujours présents dans l'Église orthodoxe ukrainienne et notre souci pour le peuple est de veiller à ce que les gens restent dans l'Église orthodoxe ukrainienne. Nous pensons que cette Eglise est représentée par le métropolite Onuphre et nous ne devrions pas considérer le chagrin et les inquiétudes, mais nous devrions examiner les témoignages qui témoignent de la foi dans l'Église orthodoxe. Ce témoignage aide à surmonter toutes les tentations qui surviennent dans l'Église. Nous devons croire que les nuages sombres passeront et que le Christ exaltera notre Église et surmontera tous les problèmes qui existent actuellement en Ukraine.

Le Métropolite Athanase a également souligné que le nationalisme est condamné dans l'Église, parce que l'Église est avant tout peuple et nation. « L'Église est le Christ. Le Christ doit être dans le cœur de chaque personne. Nous devons honorer l'histoire, mais tout d'abord, nous devons honorer le Christ", a-t-il déclaré.

À l'inverse, la situation avec le tomos n'apporte aucune joie, a déploré le hiérarque chypriote :

Cela ne nous apporte pas de joie. J'ai eu une attitude négative à son égard dès le début. Je suis désolé de ce qui se passe actuellement en Ukraine. Nous devons comprendre que cela passera au fil du temps. Mais ce qui est lié au tomos et à l'autocéphalie n'est pas lié à Dieu. Et à la fin, il passera. Dieu réparera tout et tout reviendra à sa place. Nous devons comprendre qu'il y a des canons de l'Église et que les évêques non canoniques ne peuvent pas être reconnus comme canoniques. Nous n'avons pas vu de jugement des métropolites non canoniques, mais nous savons avec certitude que le métropolite canonique est Onuphre. Celui que nous avons reconnu auparavant, nous le reconnaissons maintenant.

Je crois qu'il y a eu des actions erronées de la part d'une autre Église. Nous devons croire que Dieu réparera tout, que les canons sont primordiaux et qu'un jour tout ira bien.

« C'est juste une évidence à laquelle nous devons être fidèles [Met. Onuphre] »,  a dit le Métropolite Athanase.

Dans des interviews précédentes, il a également exprimé son admiration pour le Métropolite Onuphre, qui gère la crise ukrainienne avec humilité, dignité et prière.

Son Éminence le Nétropolite Nicéphore de Kykkos, autre hiérarque chypriote qui représente l'Orthodoxie avec le Métropolite Athanase, a publié une étude sur la crise ukrainienne, démontrant que le patriarche Bartholomée a agi contre les canons lorsqu'il a envahi le territoire de l'Église ukrainienne.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN

et

sur orthodoxie.com


Le Métropolite de Limassol Athanase a publié le communiqué suivant, en date du 18 novembre 2021 au sujet de son attitude au sujet de l’affaire ukrainienne :

« Étant donné que certains articles de presse, ces derniers jours, veulent présenter ma participation, le samedi 13 de ce mois, à la concélébration avec plusieurs hiérarques, sous la présidence de S.B. l’archevêque de Chypre Mgr Chrysostome, en la cathédrale de l’Apôtre Barnabé à Nicosie, à l’occasion de la fête onomastique du primat, comme un changement de position à l’égard du problème ukrainien, je veux préciser et annoncer ce qui suit :

1. Ma participation à la concélébration en question ne signifiait en aucun cas que je consens à de la reconnaissance d’Épiphane en tant que Primat de l’Église d’Ukraine ou que je me range de son côté.

2. Je continue à croire, comme d’autres hiérarques de notre Église, comme aussi la majorité des Églises orthodoxes, que l’intronisation d’Épiphane en tant que Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine a été faite contrairement aux saints canons et se trouve en contradiction avec la pratique et l’ordre établis dans notre Église. Qui plus est, Épiphane ne dispose pas d’une ordination canonique.

3. Personnellement, je me suis rendu à la cathédrale de l’Apôtre Barnabé pour participer dans la prière à l’assemblée liturgique à l’occasion de la fête onomastique de l’Archevêque. Là, j’ai participé à la concélébration, ayant pour seule motivation l’unité de Église, des membres du Saint-Synode et de son Primat. Par ailleurs, il est connu que, malgré nos différends relatifs au problème ukrainien, nous tous, hiérarques de l’Église de Chypre, sans exception, gardons notre unité, le commémorant dans nos offices.

+ Athanase, Métropolite de Limassol »

Source

lundi 22 novembre 2021

LE SÉMINAIRE DU KOSOVO CÉLÈBRE SON 150EME ANNIVERSAIRE

 Photo : kosovo-online.com

Photo : kosovo-online.com

Novi Sad, Serbie, 17 novembre 2021     

Le 150e anniversaire de la fondation du séminaire théologique des Saints Cyrille et Méthode de Prizren, au Kosovo, a été solennellement célébré lundi soir.

L'événement s'est tenu à la Matica Srpska [Матица српска], la plus ancienne institution culturelle et universitaire en langue serbe, à Novi Sad, en Serbie, avec des présentations de professeurs de séminaire sur l'histoire de la plus ancienne institution d'enseignement du Kosovo-Métochie, rapporte la métropole du Monténégro de l'Église orthodoxe serbe.

Les diplômés du séminaire ont offert un programme musical et une exposition d'art, dédiée à "l'automne à Prizren 2015-2021", a été ouverte à Matica Srpska.

Parmi les diplômés les plus célèbres du séminaire se trouve Sa Sainteté le patriarche Irinée, qui a servi en tant que hiérarque de l'Église serbe pendant 46 ans et près de 11 ans en tant que patriarche. Il a reposé dans le Seigneur il y a un an, le 20 novembre.

°°°

Le séminaire a été fondé par le marchand serbe Sima Andrejević, pour la formation du clergé et des enseignants orthodoxes. Les cours ont commencé en mai 1871. L'école est rapidement devenue le centre de la culture et de l'éducation serbes dans l'Empire ottoman au début du XXe siècle. Situé dans le centre de Prizren, le séminaire est également devenu la base de la première université du Kosovo.

En avril 1941, l'école a été dissoute. Elle a rouvert ses portes six ans plus tard, en 1947. En 1999, le séminaire a été contraint de déménager à Niš, en Serbie, pour retourner à Prizren en 2011 pour poursuivre ses activités dans son bâtiment rénové.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN


dimanche 21 novembre 2021

La dignité du moment

 


Mais je jugerai chacun de vous selon vos propres voies. `

C'est la dignité du moment. Vous a-t-Il trouvé dans la repentance ? Vous a-t-Il trouvé en confession ? Vous a-t-Il trouvé en train de dire : `

Père, j'ai péché contre le Ciel et contre Toi. `[1] ?

Vous a-t-Il trouvé versant les larmes d'un repentir authentique et d'une auto-condamnation ? En un instant, Dieu vous juge comme Il l'a promis :

Le Seigneur est digne de confiance dans tout ce qu'Il promet et fidèle dans tout ce qu'Il fait [2].

Mais s'il te trouve dans le cas contraire - oh, pauvre de toi - alors les yeux de ton âme s'ouvriront et tu verras combien tu t'es gâté. Si Dieu juge l'homme, alors la repentance est inutile. À la fin de la fête, les innombrables paroles sont inutiles à mesure que tout s'est terminé.

Oh, comme ce mystère est grand. Oh, mon Dieu, mon doux Jésus, ouvre les yeux de mon âme pour que je puisse voir clairement ce grand mystère de mon salut éternel. Pour préparer des vivres pour moi-même en étant aidé par Ta Grâce afin qu'à la fin de ma vie je ne sois pas trouvé sans gain. Comme Tu le vois, je ne fais rien du tout, je ne me remplis que de toutes sortes de passions irrationnelles.

Donne-moi des larmes et une vraie repentance avant que cette dernière heure ne vienne où j'entendrai Ta voix :  Mets de l'ordre aux affaires de ta maison, car tu mourras, et tu ne vivras plus.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

The Athonite Testimony

[1] Luc 15, 18.

[2] Psaumes 144, 13.

Extrait de Fatherly counsels - Archimandrite Ephrem Philotheos, Edititions Evanghelismos.

samedi 20 novembre 2021

Hiéromoine Gabriel [Hooten]: LA PLUS GRANDE TENTATION POUR LES CHRÉTIENS ORTHODOXES

 

Père Gabriel est doyen du monastère Holy Cross à Wayne, WV, auteur du blog Remembering Sion, qui est "un recueil d'essais, de sermons et de commentaires sur le christianisme orthodoxe et le monde moderne".     

Quelle est la plus grande tentation pour les chrétiens orthodoxes dans la modernité ?

Je dirais probablement que la principale tentation à laquelle sont confrontés les chrétiens orthodoxes en Occident dans la modernité en général est la double détermination, dans le sens de vouloir être des chrétiens orthodoxes fidèles, mais en même temps pouvoir vivre confortablement dans le monde.

Je pense que pour beaucoup de chrétiens orthodoxes, il y a une sorte de tension en nous. Il y a la foi que nous avons reçue et que nous voulons conserver et que nous voulons vivre de manière pleine et authentique. Mais il y a aussi, je pense que pour beaucoup d'entre nous, cette crainte presque que ce que dit le monde soit vraiment vrai ou vraiment correct sur un certain nombre de choses. 

Donc, nous avons en nous, je suppose, cette dissonance cognitive. C'est un terme psychologique, car nous ne savons pas comment garder ces deux choses en nous en même temps. La tentation est de compromettre notre foi ou d'ignorer les parties de notre foi qui sont gênantes pour la vie dans le monde moderne.

J'ai récemment pensé aux fols-en- Christ et à quel point les fols-en- Christ sont importants pour nous. En particulier, les histoires de certains fols-en-Christ qui faisaient des choses qui, à l'époque, étaient très scandaleuses pour les fidèles, qui rendaient visite à des prostituées ou à différents lieux de péché. Et ils étaient indemnes de ces choses à cause de leur folie en Christ. Si vous ou moi, ou la plupart des chrétiens orthodoxes ordinaires, nous engagions dans le genre de comportement des fols-en-Christ, nous tomberions immédiatement dans le péché.

Bienheureux fous pour Christ Mikhaïl et Nikolai. Photo : Anatoly GoriainovBienheureux fols-en-Christ Mikhaïl et Nikolai. Photo : Anatoly Goriainov   

Je pense que nous, en tant que chrétiens orthodoxes, sommes immergés dans cette culture extrêmement pécheresse, et pourtant nous manquons de ce mépris pour la louange du monde que possédaient les fols-en-Christ. Je pense que cela nous place dans une situation dangereuse en raison de notre souci de la façon dont les autres nous percevront. Je pense que cela affaiblit notre capacité à résister au péché.

Tout se résume finalement à ce que le Christ nous a dit : Vous savez que vous ne pouvez pas servir Dieu et Mammon, vous ne pouvez pas aimer père et mère, ou sœur et frère, terres, possessions ou autre chose, plus que vous ne M'aimez. Si vous n'êtes pas prêt à prendre votre croix, vous ne pouvez pas être mon disciple.

De même, avec ce que dit l'apôtre dans le Nouveau Testament, cet amour pour le monde est de la haine pour Dieu.

Afin de surmonter ce double esprit - bien sûr, l'ascèse des fols-en-Christ est unique et difficile, comme tout exemple des saints, mais il y a quelque chose ici dont nous pouvons tous apprendre quelque chose et nous inspirer. Je pense d'abord pour nous en particulier que c'est la capacité de ne pas se soucier le moins du monde de ce que n'importe qui pense d'eux parce qu'ils savent qu'ils cherchent la volonté de Dieu. Et à cause de cette fermeté, de leur détermination à plaire à Dieu seul, ils ont pu être au milieu de toutes ces tentations sans être lésés par elles. Dieu, je pense, les a protégés de beaucoup de choses qui auraient été des causes de chute pour vous ou moi.

Afin de surmonter la double ouverture d'esprit, ce que nous devons faire, c'est d'abord nous résoudre à ne pas nous soucier de ce que quiconque pense de nous, qu'il s'agisse de nos frères et sœurs orthodoxes ou des membres de leur famille, amis ou collègues, qui que ce soit d'autre que nous rencontrons dans notre vie quotidienne. 

Nous devons être prêts à souffrir exactement du même genre de mépris, de moquerie, de ridicule, que notre Sauveur a d'abord souffert sur la Croix, puis, à Son exemple, les fols-en-Christ ont souffert de leurs compagnons orthodoxes ainsi que d'hommes et de femmes mondains.

Tant que nous nous soucions de notre propre réputation, de la façon dont les autres nous perçoivent, je ne pense pas que nous pourrons être des chrétiens fidèles vivant dans le monde. Je ne vois pas comment c'est possible. 

Pendant longtemps, j'ai pensé qu'il était possible, lorsque notre culture était plus chrétienne, de vivre une vie extérieurement respectable et en même temps d'être au moins dans une certaine mesure fidèle aux commandements évangéliques. Je pense qu'il est clair que notre société a progressé bien au-delà de ce point.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN



vendredi 19 novembre 2021

Higoumène Tryphon: SUR LA LIBERTÉ CHRÉTIENNE

 Photo : Mikhaïl Nilov / Pexels.com

L'higoumène Tryphon est fondateur et supérieur du monastère du Sauveur Très Miséricordieux sur l'île Vashon, près de Seattle, dans l'État de Washington. Il a régulièrement écrit le livre The Morning Offering et des blogs et podcasts sous ce nom.     

Le Dieu du chrétien est le Dieu qui respecte notre liberté. Si nous y réfléchissons, tout type de relation doit être basé sur la liberté. 

Si une femme vit avec son mari et que son époux ne l'aime pas, mais qu'elle reste avec lui par peur, alors il n'y a pas de vraie relation et ce n'est pas une relation fondée sur la liberté, c'est une relation fondée sur la peur. 

Si quelqu'un traite ses enfants avec une sorte de précepte comme "Vous m'obéirez !", ce n'est pas de l'amour. Ce serait comme un père disant à sa fille : "Tu vois ce poing ? Tu ferais mieux de m'aimer ! Ou je vais te casser la figure. » Tout ce qu'elle va lui rendre ne sera pas de l'amour. Ce sera la soumission et la peur.

En tant que chrétiens, une partie de la liberté que nous avons et que Dieu nous a donnée est la liberté de choisir ou de ne pas choisir. Si nous choisissons d'avoir une relation avec le Christ, alors nous, en tant qu'agents libres, nous disons : "Oui, entre dans mon cœur, change-moi, transforme-moi, illumine mon cœur." C'est une véritable entrée dans une relation personnelle basée sur l'amour qui découle de cette liberté de choisir ou de ne pas choisir d'avoir cette relation avec Dieu.  

Abbé Tryphon

Higoumène Tryphon

Je pense que nous, Américains, mettons tellement l'accent sur la liberté de religion, la liberté de pensée, la liberté de porter les armes et tout cela, que nous perdons souvent le vrai sens de ce que signifie être libre.

Lorsque nous avons été créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, l'image n'avait pas le choix. Dieu nous a créés, il ne nous a pas consultés, "Voulez-vous être créés en chair et en sang ?" Il ne nous a pas demandé, Il l'a fait. Mais là où nous avons la liberté, c'est la deuxième partie. Nous sommes créés à Son image et à Sa ressemblance ; la partie ressemblance est la partie qui nécessite notre participation et notre consentement. Nous disons : « Seigneur, je veux entrer dans cette relation et je veux que Tu transformes mon cœur et me sanctifies. C'est ce que je veux. Je veux que Tu me sanctifies. Je ne veux pas seulement marcher avec Toi pour Te soumettre en tant que mon Dieu et mon Créateur, mais je veux être Ton enfant adoptif. Je veux cette relation intime avec Toi qui va me changer afin que l'éternité dans le fleuve de feu, qui est le feu de Dieu, ne soit pas un feu ardent, mais le feu de l'illumination. »

Cela nécessite notre libre consentement, nous consentons à avoir cette relation. Et Dieu déverse à Son tour Sa Grâce sur nous et nous transforme, et nous faisons l'expérience de la théosis [Divinisation], qui nous permettra de passer l'éternité avec le feu de Dieu, le fleuve de feu, et d'en profiter et de nous prélasser en Lui. Que ce soit pour nous l'illumination.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN

Douze nouveaux titres aux Éditions du Monastère de la Transfiguration

 

Les deux émissions dominicales diffusées le 1er et le novembre de cette année 2021 ont permis à beaucoup de découvrir la nouvelle église de cette communauté monastique et de comprendre la signification de son architecture. C’est d’ailleurs pour contribuer au financement de cet édifice qu’un service d’édition avait été fondé en 2014, l’intégralité des droits d’auteur étant affectée au financement de cette construction. L’orthodoxie, qu’est-ce que c’est ? premier texte publié, s’est vendu, à ce jour, à 3 000 exemplaires, donnant naissance à une collection, repérable à sa couverture rouge-orangé, et destinée à diffuser des homélies, enseignements et conférences de Père Elie, fondateur du monastère. Les nouveaux titres s’inscrivent donc dans cette collection.

La vingtaine d’écrits désormais disponibles témoignent tous, par-delà la diversité des sujets, que le seul Dieu vivant auquel nous croyons, et révélé en Jésus-Christ, est l’unique Lumière, l’unique Chemin, l’unique Vérité. Que c’est, sous l’action de l’Esprit-Saint, en Lui, et en Lui seul, que nous, chrétiens orthodoxes, avons quelque chose à dire à ce monde. Une autre collection, reconnaissable à sa couverture bleu-nuit et appelée elle aussi à s’étoffer, met à notre disposition les enseignements de ce géant spirituel que fut Père Aimilianos, higoumène du monastère athonite de Simonos Petra, auquel est lié celui de Terrasson.

Ces deux collections se complètent, Père Élie étant un enfant spirituel du père Aimilianos. Aussi ne trouverons-nous dans l’ensemble de ces textes aucune concession à l’air du temps, mais une invitation paternelle à vivre en ressuscités, habités par cette joie christique, aux antipodes de tout désespoir comme de tout optimisme béat, la joie salvifique des enfants de Dieu, confiants en Sa Parole, habités par cette certitude du cœur : quels que soient les aléas et les drames de ce monde « La mort a été terrassée et le Ciel nous appartient. »[1]

Liste des nouveaux Opus

Opus 11 : Noël, nativité du Seigneur : le dépassement de nos peurs

Opus 12 : La place de l’ancien testament dans la formation chrétienne

Opus 13 : Le ministère des femmes – L’aumônier d’un monastère de femmes

Opus 14 : La prière de Jésus

Opus 15 : Du bon usage de l’argent

Opus 16 : Le pouvoir

Opus 17 : L’espéra et commander nce

Opus 18 : Famille, jeunes et orthodoxes, défis contemporains

Opus 19 : L’œuvre liturgique de Géronda Aimilianos

Opus 20 : L’obéissance monastique, école de liberté

Opus 21 : Quelques remarques sur les règles monastiques

Opus 22 : La force monastique, discrétion et rigueur


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