"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

lundi 25 mai 2026

BIENHEUREUX JEAN "LE CHEVELU" ET FOL-EN-CHRIST DE ROSTOV

Fol-en-Christ Jean de Rostov
 


Le bienheureux Jean le Miséricordieux de Rostov (également connu sous le surnom de « Chevelu ») a lutté à Rostov dans l'ascèse de la sainte folie en Christ, endurant beaucoup de privations et d'èpreuves. 

Il n'avait pas d'abri permanent, et se reposait parfois dans la maison de son Père spirituel, prêtre à l'église de la Toute Sainte, ou chez une des veuves âgées.

Vivant dans l'humilité, la patience et la prière incessante, il nourrit spirituellement de nombreuses personnes, parmi lesquelles saint Irénarque, ermite de Rostov (13 janvier). 

St. Irénarque le Reclus de Rostov 


Après une longue vie de poursuite de l'ascétisme, il est mort le 3 septembre 1580 et a été enterré, selon ses derniers souhaits, à côté de l'église de Saint-Blaise au-delà de l'autel.

St. Jean le Miséricordieux

Il avait « beaucoup de cheveux sur la tête », c'est pourquoi on l'appelait « Chevelu ». Le titre de « Miséricordieux » fut donné au bienheureux Jean en raison des nombreuses guérisons qui eurent lieu sur sa tombe, et aussi en relation avec la mémoire du saint patriarche Jean le Miséricordieux (12 novembre), dont il partageait le nom.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN

Un métropolite de l'Eglise orthodoxe ukrainienne (UOC canonique) reconnu coupable d'incitation à la haine religieuse pour homélie sur la protection des églises

Métropolite Anthony (Fialko). Photo : glavcom.ua

Un tribunal ukrainien a condamné le Métropolite Anthony sur un sermon contesté de 2022 et imposé une probation ainsi qu'une interdiction temporaire d'exercer ses responsabilités.

KYIV/KIEV - Un tribunal ukrainien a condamné le Métropolite Anthony de Makariv, vicaire de la métropole de Kiev, dans une affaire découlant d'un sermon prononcé en 2022. Le tribunal l'a déclaré coupable d'incitation à l'inimitié religieuse et à la haine, ainsi que de restreindre indirectement les droits et d'établir des privilèges sur des motifs religieux. Il a reçu une peine de deux ans de prison qui a été remplacée par deux ans de probation et a été interdit de diriger les départements religieux et les diocèses pendant deux ans. Les rapports publiés après la décision ont déclaré que le hiérarque de 79 ans a été reconnu coupable d'"incitation à la haine religieuse" et de "restreindre les droits des citoyens pour des raisons religieuses".

L'affaire portait sur un sermon prononcé le 22 mai 2022, tandis que le Métropolite Anthony dirigeait le diocèse de Khmelnytskyi et de Shepetiv. Les procureurs ont cité des séquences vidéo dans lesquelles il exhortait les paroissiens à résister aux tentatives de prendre la propriété de l'Eglise. Des témoins ont témoigné que les remarques contenaient des éléments d'incitation contre les partisans de l'église orthodoxe d'Ukraine (OCU schismatique) soutenue par l'État. L'enregistrement montrait le métropolite encourageant les paroissiens à défendre leurs églises contre ceux qui cherchent à les saisir.

Au tribunal, le Métropolite Anthony a nié la culpabilité, déclarant qu'il ne pouvait pas se souvenir pleinement du service à cause du temps qui s'était écoulé. Il s'est excusé auprès de toute personne offensée et a dit qu'il avait toujours promu la paix et l'harmonie.

Version française Claude Lopez-GInisty

d'après

UOJ

dimanche 24 mai 2026

DIMANCHE APRÈS L'ASCENSION/Commémoration du premier concile œcuménique



Tropaire de l'Ascension – Ton 4 

Tu T'es élevé dans la gloire, ô Christ notre Dieu, après avoir réjoui Tes disciples par la promesse du Saint-Esprit. Et cette bénédiction les a convaincus que Tu es le Fils de Dieu, le Rédempteur du monde. 

C’est le 7e dimanche après Pâques et c’est aussi le jour où nous commémorons les 318 Pères du premier concile œcuménique qui s’est tenu à Nicée en l’an 325.

Tropaire, ton 8

Tu es très glorieux, ô Christ notre Dieu, Toi qui as établi nos Pères sur terre comme des phares, et qui nous as ainsi tous guidés vers la vraie foi ! Ô Toi qui es plein de compassion, gloire à Toi ! 

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Aujourd’hui, le calendrier des saints nous propose de nombreuses commémorations, notamment celles des saints Cyrille et Méthode, égaux aux apôtres. Ils étaient frères, nés à Thessalonique ; Méthode en l’an 825 et Cyrille en 827. 

Sts Cyrille et Méthodes

Tous deux reçurent une éducation classique et furent de brillants théologiens et linguistes. Cyrille était professeur à l’école patriarcale de Constantinople et Méthode était higoumène d’un monastère grec. Ensemble, ils se mirent en route pour convertir les Khazars, un peuple slave situé au nord-est de la mer Noire. Leur succès attira l’attention de la hiérarchie et ils reçurent la bénédiction de poursuivre leur évangélisation des peuples slaves. 

Rastislav, souverain de Moravie, fit appel à Constantinople pour obtenir le soutien de l’Église orthodoxe. L’empereur byzantin Michel III et le patriarche saint Photius confièrent cette mission aux deux frères. L’année suivante, ils commencèrent leur œuvre parmi les Slaves, dont ils maîtrisaient la langue. Ils traduisirent les offices et les Écritures en langue vernaculaire afin que le peuple puisse les apprendre et les comprendre rapidement et facilement. Situé géographiquement entre l’Orient et l’Occident, le pape Nicolas réagit défavorablement et exigea qu’ils se rendent à Rome. À leur arrivée, un nouveau pape, Adrien VIII, était en fonction ; celui-ci se montra bienveillant envers les deux frères. Après la mort de Cyrille, Méthode devint évêque de Symium. Cependant, le nouveau souverain complota pour détruire l’influence de Méthode et le fit jeter en prison, où il fut durement traité pendant trois ans. Il fut finalement libéré grâce à l’intervention du pape Jean, mais la question de l’usage liturgique de la langue slave restait en suspens lorsque Méthode mourut en 884. Ces deux frères vertueux sont désignés comme apôtres des Slaves pour leurs efforts inlassables, qui se poursuivirent longtemps après qu’ils eurent tous deux rejoint leur récompense éternelle.

Kondakion, ton 3

Honorons nos deux saints évangélisateurs qui, en traduisant les Écritures, ont fait jaillir une source de savoir oò nous puisons encore aujourd’hui. Nous vous appelons bienheureux, ô Cyrille et Méthode : alors que vous vous tenez devant Dieu, intercédez avec ferveur pour nos âmes.  

Saint Constantin


Par ailleurs, le calendrier nous rappelle le règne de l’empereur Constantin. À la fin du IIIe siècle, l’administration de l’Empire romain était divisée entre l’Occident et l’Orient. Constantin décida de réunifier l’Empire en transférant la capitale dans la petite ville de Byzance. Bien que cette colonie remonte à l’époque préchrétienne, son principal atout était sa situation centrale, au cœur d’un empire qui s’étendait jusqu’en Espagne et en Grande-Bretagne à l’ouest et au nord, jusqu’à la Méditerranée orientale et la Syrie à l’est, ainsi que sur toute l’Afrique du Nord. Ce développement eut lieu au début du IVe siècle. La ville fut rebaptisée Constantinople, et ce jour-là, en l’an 330, elle fut consacrée capitale de l’empire.

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St. Apôtre Paul

La lecture des Actes des Apôtres est tirée d’Actes 20, 16-18 et 28-36 et nus donne un aperçu de l’activité missionnaire de saint Paul. Il se rendit à Éphèse, qui était un carrefour culturel entre l’Orient et l’Occident, et mit en garde la communauté ecclésiale contre le danger que représentaient les hérétiques, ou les « loups cruels » comme il les appelait. Ces ennemis de la Vérité pouvaient venir de l’extérieur de l’Église ou surgir de ses propres rangs. Le saint apôtre conclut en rappelant l’avertissement du Seigneur selon lequel il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.  

La lecture de l’Évangile d’aujourd’hui est Jean 17, 1-13, qui fait partie de la très longue première lecture du service des Douze Évangiles (Matines du Vendredi saint). 

Dans ce passage, saint Jean se montre sous son jour le plus théologique, ce qui rend la synthèse difficile, car le commentaire est bien plus long que le texte de ces versets de l’Évangile. On pourrait peut-être se demander pourquoi, si le Christ est Dieu, avait-Il besoin de prier ? La même question pourrait être posée au sujet de Son baptême. Tout au long de Son ministère terrestre, le Christ enseigne, mais pas seulement par des mots. En certaines choses, il enseigne par l’exemple ; c’est-à-dire qu’étant pleinement humain, il fait ce qu’il veut que nous imitions. Pourtant, certaines paroles revêtent une profonde signification : « Tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi ». Il fait référence aux disciples d’une manière qui explique Sa divinité et l’égalité des Personnes de la Trinité. Théophylacte dit : « Si le Fils était inférieur au Père, il n’oserait pas dire : “Tout ce qui est à toi est à moi” ». Le maître possède tout ce que son serviteur a, tandis que le serviteur ne possède rien de ce qui appartient à son maître. Ici, au contraire, ce que le Père a appartient au Fils. Et ce que le Fils a appartient au Père. Ainsi, le Fils est « glorifié » en tous ceux qui appartiennent au Père, car l’autorité du Fils sur toute la création est égale à celle du Père.

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LE 1er CONCILE ŒCUMÉNIQUE en 325 apr. J.-C.

Au cours du premier millénaire de l’Église, il y eut sept conciles généraux. Ceux-ci sont appelés conciles œcuméniques car ils furent acceptés, comme exprimant la vraie foi, par toute l’Église, tant en Orient qu’en Occident. C’était, bien sûr, avant le Grand Schisme de 1054 qui sépara l’Occident de l’Orthodoxie.

1er CONCILE ŒCUMÉNIQUE

Ce premier concile général, auquel participèrent 318 évêques, se tint dans la ville grecque de Nicée. La principale raison de la convocation de ce concile était de traiter le problème de l’hérésie arienne qui troublait l’Église au début du IVe siècle. Arius était prêtre dans la ville d’Alexandrie. Pour comprendre le problème qu’il a suscité, il convient de rappeler certaines références tirées des livres liturgiques orthodoxes. Dans l’office de la vigile de Noël, nous chantons : « Aujourd’hui, la Vierge donne naissance au Créateur de toutes choses ». Et dans un autre hymne, en référence au Malin, « mais maintenant, il voit une femme devenir Mère du Créateur ». 



Les trois Personnes de la Sainte Trinité sont toutes également Dieu. Cela signifie un seul Dieu, et non trois dieux. Jésus-Christ est Dieu incarné. Arius enseignait que la deuxième Personne de la Trinité, le Fils, est inférieure à Dieu le Père. En effet, cela plaçait le Fils parmi les êtres créés, comme les humains ordinaires. Cela dévalorise le Christ, car ce n’est que s’il est véritablement Dieu qu’il peut nous unir à Dieu. 

Ce concile a également marqué le début de la formulation du Credo. Dans le Credo, nous lisons l’enseignement de l’Église sur le Christ, qui, par implication, est une condamnation de l’hérésie, de la fausse doctrine, enseignée par Arius. La deuxième clause du Credo déclare que nous croyons « en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu ; né et non pas créé, de même nature que le Père…… » 

Vous vous dites sans doute : « Tout cela est très théorique et concerne une controverse qui remonte à plusieurs siècles, alors pourquoi y réfléchir aujourd’hui ? » De plus, il existe aujourd’hui une attitude courante face aux questions de foi selon laquelle chacun aurait le droit d’avoir sa propre opinion. Cela laisse entendre que les doctrines concernant Dieu ne seraient que des opinions humaines. Or, l’Église n’exprime pas des opinions. Elle enseigne plutôt la Vérité révélée et objective.

Un incident survenu dans la vie d’un moine du désert égyptien, le père Agathon, permet de comprendre pourquoi l’hérésie est un sujet de grave préoccupation. Un jour, il reçut la visite d’autres moines qui lui posèrent plusieurs questions. Ces questions étaient de cette nature : « Es-tu le père Agathon le voleur ? » À cela, il répondit : « Oui ». « Es-tu le père Agathon l’adultère ? » Il répondit : « Oui ». « Es-tu le père Agathon, le meurtrier ? » Il répondit : « Oui. » « Es-tu le père Agathon, l’hérétique ? » Il répondit : « Non. » Les visiteurs étaient perplexes et lui demandèrent comment il pouvait plaider coupable pour des choses dont ils étaient certains que le père Agathon ne les avait pas commises, tout en réfutant la dernière question. La réponse du père Agathon fut que les premières questions concernaient des péchés dont un homme pouvait se repentir et se réconcilier avec Dieu, mais que l’hérésie est la seule chose qui le sépare de Dieu. 

Vous voyez donc que l'hérésie est destructrice pour l'âme et néfaste. Elle constitue une barrière entre nous et Dieu. C'est pourquoi l'Église a combattu les hérésies au fil des siècles. En effet, les six autres conciles œcuméniques ont été convoqués pour réfuter les hérésies qui étaient prêchées à l'époque. C'est pourquoi nous devons veiller à approfondir autant que possible notre connaissance de la foi chrétienne orthodoxe et nous méfier des faux enseignements des autres. 

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Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après



La région de Jytomyr fait état de préparatifs pour la saisie forcée de l'Eglise orthodoxe ukrainienne (UOC canonique) dans le village de Novi Voroby

 

Un conflit se prépare dans la région de Jytomyr au sujet de l'église de la Nativité de la Sainte Vierge Marie de l'Église orthodoxe ukrainienne (UOC canonique). Un groupe de militants de l'OC schismatique  prévoit de s'emparer du sanctuaire du village de Novi Horobtsi, qui, selon les données préliminaires, est prévu pour le dimanche 24 mai. Ceci est rapporté par DOZOR sur First Cosak.

La situation autour de la paroisse s'est considérablement aggravée après l'incident avec le recteur de l'église. Le 30 avril, les agents du TCC ont arrêté le prêtre Ilya usant de la force physique et à des moyens spéciaux, après quoi il fut envoyé de force pour servir dans une brigade d'assaut.

Profitant de l'absence du clerc, les partisans de l'OCU ont commencé à faire pression sur les fidèles. Il est rapporté que les paroissiens ont déjà reçu des menaces et des demandes ouvertes de remettre les clés de l'église. Dans le cadre des préparatifs de l'agression, la communauté de l'Eglise canonique a fait appel au public pour obtenir une aide et un soutien dans la prière pour protéger leurs droits religieux légitimes.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

RASKOLAM

samedi 23 mai 2026

NOUVELLE SAINTE : UNE FOLLE EN CHRIST DU DIX-NEUVIEME SIÈCLE CANONISÉE PAR L'ASSEMBLÉE SERBE DES ÉVÊQUES

Par décision de l'Assemblée des évêques serbe, qui s'est réunie à Belgrade du 13 au 19 mai, une nouvelle sainte a été ajoutée au calendrier liturgique de l'Église orthodoxe serbe.

Le communiqué sur les travaux de l'Assemblée stipule :

Au cours de la session de cette année, les pères de l'Assemblée ont ajouté aux rangs des saints la défunte religieuse Jefimija de Devič, populairement connue sous le nom de Bienheureuse Stojna (Zarić), qui née au Ciel en 1895, reconnaissant dans sa vie un exemple de vertu et de lutte ascétique. Sa première hagiographie a été préparée par le saint hiérarque Nikolaï (Velimirović). L'Assemblée a désigné le 28 et 15 février de chaque année comme date de sa commémoration liturgique.

Ste Jefimija est née en 1815 sous le nom de Stojna Zarić dans le village de Donje Lopiže près de Sjenica, dans une famille sacerdotale respectée. Dans sa jeunesse, elle était connue pour sa douceur et son obéissance, s'engageant dans le travail ordinaire du village et s'occupant de moutons.

Cependant, à l'âge de 20 ans, elle ressentit un appel spirituel et se rendit au monastère de Devič, niché dans les forêts vierges de Drenica, où elle a fait des vœux monastiques et a reçu le nom de Jefimija. Dans cet ancien sanctuaire, construit autour de la tombe de St. Joanice de Devič, la moniale Jefimija commença une lutte ascétique exceptionnellement stricte. Elle vivait de pain et d'eau, dormait brièvement et mal à l'aise, et passait des heures dans de longues prières en larmes à genoux, tout en s'occupant simultanément du monastère lui-même et de la tombe de St. Joanice.

Ce qui distinguait la bienheureuse Stojna était une forme spécifique d'ascétisme chrétien - la folie en Christ. Bien qu'elle n'ait pas eu une éducation mondaine, les gens ont reconnu dans son comportement une profonde sagesse spirituelle. Se rendant dans les environs pour recueillir de l'aide pour le monastère, elle en profitait pour enseigner la foi aux gens. Elle était directe et perspicace, mais pleine d'amour. Elle appelait ouvertement les gens à se repentir, c'est pourquoi elle reçut le surnom de « repentance ». Elle bénissait, mais menaçait aussi ouvertement et réprimandait ceux qui avaient péché, seulement pour leur pardonner par la suite. En raison de sa vie juste et de ses dons spirituels, elle était également vénérée par les chrétiens et les musulmans locaux, qui voyaient en elle une véritable servante de Dieu.

Selon la tradition, elle a bien connu l'heure de sa mort, et la bienheureuse Stojna est née au Ciel le 15 février 1895 à Novi Pazar. Ses reliques ont été enterrées devant l'église des saints apôtres Pierre et Paul à Ras. Sa vénération populaire a été encore renforcée après que les fidèles, selon les témoignages, aient vu une lumière flamboyante au-dessus de sa tombe pendant des années, ce qui, dans la tradition orthodoxe, est un signe commun de sainteté. 

Sainte Jefimija [Euphémie] de Devič, prie Dieu pour mous!


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après



La paroisse de l'Eglise canonique déclare que le transfert forcé a ignoré la volonté de la majorité

Le clerc(?) Theognost et ses représentants contestés.

 Les paroissiens de Serbychany  disent que leur église a été transférée à l'OCU [schismatique] malgré un soutien local écrasant pour rester dans l'UOC [canonique].

SERBYCHANY, UKRAINE - Les paroissiens de l'église de l'archange Michel dans le village de Serbychany disent que leur communauté est devenue la dernière victime d'un transfert de paroisse contesté après que l'église orthodoxe d'Ukraine (OCU schismatique]), soutenue par l'État, a annoncé que la paroisse avait rejoint sa juridiction malgré le soutien écrasant des croyants locaux pour rester dans l'Église orthodoxe ukrainienne canonique (UOC).

Des réunions concernant la paroisse ont eu lieu les 17 et 19 mai 2026, et 104 personnes auraient voté en faveur de l'adhésion à l'OCU. Après le vote, l'éparchie de Tchernivtsi-Bukovyna de l'OCU a annoncé que le clerc Theognost avait accepté la paroisse dans sa juridiction et a décrit la décision comme une décision historique de la communauté.

Selon les paroissiens et le clergé de la paroisse, cependant, la communauté religieuse actuelle de Serbychany a rejeté de manière écrasante le transfert. Plus de 400 croyants auraient voté pour rester au sein de l'UOC canonique, tandis que seulement environ 40 partisans de l'OCU ont assisté au rassemblement, dont environ 20 d'entre eux étaient des résidents locaux. La paroisse avait déjà affirmé publiquement sa loyauté envers l'UOC et le Métropolite Onuphre dans un discours vidéo publié avant la controverse.

Les témoins ont en outre allégué que la réunion avait été menée d'une manière qui empêchait la communauté de l'UOC de présenter équitablement sa position. Selon ces récits, le doyen local n'a pas été autorisé à parler, tandis que les organisateurs ont ignoré la présence de centaines de fidèles de l'UOC lors de la publication de photographies et de vidéos de l'événement. Les paroissiens soutiennent que le transfert a été proclamé malgré l'opposition claire de l'écrasante majorité des membres actifs de la communauté religieuse.

L'OCU schismatique soutient que la transition a été approuvée par une réunion légale de paroissiens et a accueilli la communauté dans l'éparchie de Tchernivtsi-Bukovyna.

Auparavant, l'UOJ a signalé que St. L'église Michel à Bezuhlivka a été saisie par l'OCU.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

UOJ

vendredi 22 mai 2026

Higoumène Éphrem de Philothéou et d'Arizona


Conseils spirituels

Description

Traduit du grec par Jean-Claude Larchet

EN LIBRAIRIE LE 22 MAI

L’higoumène Éphrem (1928-2019) fut l’un des disciples du célèbre Joseph l’Hésychaste, canonisé en 2020. Il eut un grand rayonnement spirituel comme supérieur du monastère de Philothéou au Mont Athos (1973-1991), mais ce rayonnement manifesta tout son éclat quand il créa en peu de temps dix-huit monastères aux États-Unis et au Canada, où il apporta une aide à de nombreux moines, mais aussi à de nombreuses personnes vivant dans le monde que ses charismes attiraient.

Les Conseils spirituels, qui ont connu en Grèce et aux États-Unis de nombreuses éditions et dont on trouvera ici une anthologie, reflètent la formation reçue de saint Joseph l’Hésychaste, mais aussi l’expérience personnelle de haut niveau du Père Éphrem.

Dans son enseignement, celui-ci se montre rigoureux et exigeant. Mais on peut voir que dans ses lettres, où il se révèle le plus, il témoigne d’une grande compassion envers ses correspondants et s’associe facilement à eux avec humilité quand il s’agit d’évoquer leurs faiblesses et leurs besoins. C’est ce qui contribue à rendre ces lettres particulièrement touchantes.

Le Père Éphrem s’adresse souvent à des moines ou à des moniales, mais les laïcs trouveront facilement dans ses propos des conseils qu’ils pourront appliquer avec profit.


SOURCE

 

Le Concile des évêques de l'Église serbe prend la défense de l'Eglise orthodoxe ukrainienne [UOC canonique]

 

Le concile des évêques de l'Église serbe. 
Photo : Service de presse de l'Église serbe

Les hiérarques de l'Église serbe ont déclaré que les droits des fidèles de l'l'Eglise orthodoxe ukrainienne [UOC canonique] étaient violés et ont appelé les institutions internationales à réagir.

Le 19 mai 2026, le saint Concile des Évêques de l'Église orthodoxe serbe a publié un communiqué de presse à la suite de ses réunions à Belgrade. Dans le document, les hiérarques ont évalué la situation en Ukraine, soulignant l'ampleur de la « souffrance de l'Église orthodoxe ukrainienne aux mains des autorités actuelles à Kiev ».

Les hiérarques ont examiné les rapports de saisies d'églises et de monastères, de confiscation illégale de biens de l'Église, ainsi que ce qu'ils ont décrit comme la persécution systématique des évêques, du clergé et des moines. La déclaration souligne que les fidèles de l'Église canonique en Ukraine sont aujourd'hui privés des droits et libertés fondamentaux garantis par les conventions internationales.

« Par conséquent, le Concile une fois et encore, élève sa voix pour défendre ses frères orthodoxes privés de leurs droits et persécutés », indique le document final. L'Église serbe a également lancé un appel direct aux institutions internationales, les exhortant à cesser d'ignorer la situation et à répondre à "cette grande injustice".

Comme l'a précédemment rapporté l'UOJ, le patriarche Daniel a également exprimé son soutien à l'UOC persécuté. La question du statut juridique des communautés de l'UOC et de la préservation des biens de l'église continue d'être soulevée dans des déclarations des Églises orthodoxes locales, qui appellent à la résolution des différends religieux dans le cadre de la loi et dans le respect des droits des croyants.

Version française Claude Lopez-GInisty
d'après

jeudi 21 mai 2026

Le Patriarche Bartholomée a annoncé une démarche visant à rétablir pleinement l'unité avec l'Église catholique romaine


Le Patriarche Barthélomée de Constantinople a réaffirmé son intention de poursuivre le rapprochement avec l'Église catholique romaine, qualifiant le chemin du rétablissement de la pleine communion d'« irréversible ». Dans ses remarques, il a souligné que le dialogue entre Rome et Constantinople est basé sur l'espoir et la confiance, et que les prochains anniversaires de l'Eglise devraient être une référence pour la réconciliation finale.

Selon Helleniscope, la déclaration a été faite le 9 mai 2026, lors d'une messe catholique à Istanbul à l'occasion du premier anniversaire de l'élection du pape Léon XIV. Le patriarche a noté que le chemin du rapprochement qui a commencé en 1964 a profondément façonné le processus de réconciliation entre les « deux Églises sœurs ». Selon lui, le Concile de Nicée n'est pas seulement un souvenir historique, mais un « horizon » à partir duquel s'ouvre la perspective de restaurer la pleine communion eucharistique.

Cependant, ces initiatives sont vivement critiquées dans les cercles orthodoxes conservateurs. Les chroniqueurs d'Helleniscope soulignent que le patriarche de Constantinople n'a pas de juridiction universelle sur l'ensemble de l'Église orthodoxe et n'est que « le premier parmi les égaux ». La publication souligne que les tentatives d'atteindre une "tasse commune" sans d'abord résoudre les problèmes dogmatiques fondamentaux - tels que l'infaillibilité papale, le Filioque et le purgatoire - pourraient conduire à un nouveau schisme à grande échelle au sein de l'orthodoxie elle-même. Les exemples historiques des Unions de Lyon (1274) et de Florence (1439) sont cités comme un avertissement que les unions conclues sous la pression politique et par un compromis théologique ont invariablement été rejetées par les peuples de la foi.

Dans le contexte actuel, le désir d'unité du Patriarche Barthélomée avec Rome coïncide avec une période de tension aiguë entre les Églises orthodoxes locales. Dans le contexte des désaccords sur la question ukrainienne et les positions des Eglises de Bulgarie, de Géorgie, de Serbie et de Russie, les analystes préviennent que forcer un programme œcuménique ne peut qu'exacerber l'instabilité interne dans le monde orthodoxe. 


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

RASKOLAM

La Cour suprême d'Ukraine attribue finalement l'église de la Sainte Trinité de l'Eglise canonique au schisme de l'OCU


La Cour de commerce de cassation de la Cour suprême d'Ukraine a mis fin à un différend de longue date sur l'affiliation juridictionnelle de l'Église de la Sainte Trinité à Kremenchuk. Le tribunal a rejeté l'appel en cassation des représentants de l'Église orthodoxe ukrainienne (UOC canonique), confirmant la légalité du transfert de la communauté religieuse à l'OCU [schismarique].

Selon Telegraf, la décision a été prise le 19 mai. L'initiateur de la cassation était le Métropolite Nikolai (Kapustin) de Kremenchuk et Lubny de l'UOC, qui ont tenté de faire appel des décisions judiciaires précédentes. Plus tôt, la Cour d'appel économique de l'Est et la Cour économique de la région de Poltava ont également reconnu que la transition de la communauté vers l'OCU était légale. Maintenant, selon le verdict de la plus haute cour, l'église reste à la disposition de l'OCU.

Il convient de noter que le processus de la soi-disant réenregistrement des objets religieux de l'UOC à Kremenchuk a commencé en septembre de l'année précédente et a affecté deux grandes églises : l'église de la Sainte Trinité et la cathédrale de la Sainte Dormition. En plus de l'aspect juridique, la situation a également affecté l'infrastructure de la ville. À la fin du mois de décembre 2024, le démantèlement de la clôture autour de l'église de la Trinité a commencé. Les autorités locales et la communauté religieuse de l'OCU prévoient d'aménager une place publique sur le territoire libéré.

Comme indiqué, le 9 décembre, la Cour d'appel économique orientale a rejeté l'appel du hiérarque de l'Église orthodoxe ukrainienne canonique, le Métropolite Mykola de Kremenchuk et Lubny, dans le cas de la réinscription de la communauté religieuse de la Sainte Trinité de l'UOC de Kremenchuk à l'OCU. 


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

RASKOLAM

mercredi 20 mai 2026

Père Raphael [Noica]: « Mais Judas n'était pas disposé à comprendre »


Lors du service des douze évangiles du jeudi saint, faites attention à la [troisième] antiphone après le premier long Évangile. Vous verrez comment l'hymnographie de l'Église met en évidence le nombre de tentatives et de paroles que le Christ a faites pour sauver Judas. Et chaque tropaire se termine par : « Mais Judas ne voulait pas comprendre. »

Beaucoup de gens croient qu'il est écrit à propos de Judas que « c'est écrit » et que cela doit se produire de cette façon. Ce n'était pas le plan de Dieu pour qu'une personne périsse en enfer afin que Dieu puisse accomplir son plan de salut ! Alors l'Agneau sacrificiel aurait été Judas, et non le Christ ! Il "était écrit" à propos de Judas qu'il Le vendrait, en ce sens que Dieu connaissait à l'avance la liberté de l'homme qu'Il ne voulait pas transgresser avec Son omnipotence ! Regardez dans les Évangiles et voyez par combien de moyens le Christ a essayé de sauver Judas, pour lui montrer le mal qu'il faisait. Et lisez aussi le Synaxaire du Triode pour ce jour-là ; il vous montrera des choses très importantes ! « Mais Judas, le transgresseur, ne voulait pas comprendre ! » L'Église témoigne ici que cela concerne le libre arbitre de Judas.

Et en parlant de celui pour qui « il a été écrit » qu'il devait faire cet acte... Oui, il a été écrit pour Judas, mais le Christ est celui qui « a effacé l'enregistrement de nos péchés » (comme nous le chantons pendant le Grand Carême dans le Tropaire du service de la Sixième Heure). Et donc celui qui a effacé le disque voulait déchirer le dossier de Judas, de ses péchés. Le Christ est le même qui a effacé le registre des péchés des Ninivites à l'époque de Jonas. Par l'intermédiaire du prophète Jonas, Il a informé la ville de Ninive que si ses habitants ne se repentaient pas, ils périraient dans leurs péchés. Les Ninévites ont reçu ce message et se sont repentis - et Dieu a également « regretté » Sa « création » pour ainsi dire, c'est-à-dire qu'il n'a détruit aucune âme à Ninive ! (Et le Prophète était troublé parce qu'il n'était pas justifié devant les païens, puisque ses paroles prophétiques n'étaient pas accomplies ! Mais il savait que Dieu était miséricordieux, alors il voulait fuir toute cette « histoire », parce qu'il était pris entre le marteau et l'enclume. Et donc le Christ voulait faire la même chose avec Judas.

« Ce qui est écrit pour l'homme » n'est pas une prédestination que l'homme ne peut pas fuir. C'est le concept du paganisme, que l'homme ne peut échapper à ce qui lui est prédestiné. Avec nous, il n'y a pas de prédestination - il y a la Providence, qui est un Dieu libre et libre de penser par rapport à un homme libre ! Et combien de liberté a l'homme! Si nous n'avons pas la force de faire ce que nous aimerions faire, Dieu nous donne cette force par nos prières. Et le Christ aurait donné à Judas la force de ne pas tomber sur ce chemin qui l'a conduit au suicide. Et donc le Christ voulait effacer du dossier de Judas ses péchés. Par son libre arbitre - peut-être l'entêtement, ou qui sait ce qu'il y avait dans le cœur de Judas - Judas a été laissé accablé de cette préscience de Dieu, avec l'acte qu'il allait faire, refusant d'une manière Dieu qui voulait le libérer de cet acte.

Et le Christ, en tant que Dieu Tout-Puissant, est finalement contraint de donner à Judas un morceau de pain avec du vin, en lui disant : « Ce que tu vas faire, fais-le vite ! » Dieu le Tout-Puissant dit à Judas : que ta volonté soit faite ! Et si Christ n'avait pas dit cela (parce que Judas cherchait un moyen de le trahir), je suis convaincu que Judas chercherait toujours un moyen jusqu'à présent, et qu'il ne le trouverait pas. Si la puissance de la Parole de Dieu n'avait pas permis que cela se produise, cela n'aurait pas pu arriver ! Mais voici, c'est Dieu qui cherche à sauver l'homme par tous les moyens possibles, mais qui ne transgresse pas la liberté de l'homme.

Et il y a aussi les paroles du Christ du cinquième chapitre de l'Évangile de St. Jean : « Je vous le dis très certainement, celui qui entend Ma parole et croit en Celui qui m'a envoyé a la vie éternelle, et ne sera pas jugé, mais est passé de la mort à la vie. » (Jean 5:24) Pourquoi passera-t-il de la mort à la vie ? (Cette vie s'appelle la mort, et celle dans laquelle nous passerons - ce que nous appelons notre mort - sera la vraie vie !) Parce que toute notre vie aura été un jugement devant Dieu, et si, dans ce jugement, nous disons pleinement à Dieu : « Que Ta volonté soit faite ! » - alors le Jugement dernier a lieu maintenant.

Et c'est peut-être le sens dans lequel nous pouvons comprendre le passage de l'Apocalypse qui parle de « la première résurrection » et de la façon dont ceux qui prennent part à la première résurrection ne seront plus troublés par la deuxième mort.

-Père Raphael [Noica], Extrait de la conférence « Crise dans l'Église »

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Sayings of Romanian Elders