"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

jeudi 30 avril 2026

Métropolite Luc (Kovalenko) de Zaporojyé et Mélitopol: LES DÉMONS TRANQUILLES DE LA MODERNITÉ : POURQUOI LES MIRACLES SE SONT-ILS TUS ?

Saint Apôtre Philippe

 



Le Christ est ressuscité, mes chers lecteurs !


Aujourd'hui, nous tournons notre regard vers les pages des Actes des Apôtres, qui racontent la grande joie qui a visité la Samarie. Nous voyons Philippe le diacre - un homme "plein d'Esprit et de puissance". Son exemple est un témoin vivant que le Seigneur n'agit pas par rapport à des rangs et des titres, mais par des cœurs ouverts.

L'auteur des Écritures sacrées nous dit : Car les esprits impurs, qui criaient à haute voix, sont sortis de beaucoup qui étaient possédés avec eux : et beaucoup de gens avec des paralysies, et qui étaient boiteux, ont été guéris (Actes des Apôtres 8:7). Pourquoi les Samaritains ont-ils reçu Philippe d'un seul accord ? La réponse réside dans la pureté de leurs âmes. Bien qu'ils n'aient pas la splendeur du culte du temple de Judée, les Samaritains ont conservé la capacité de compassion. Ils ont apporté leurs souffrances aux pieds de Philippe, et grâce à leur foi, le miracle a été accompli. Le départ des démons avec un « grand cri » n'est pas seulement une métaphore. C'est le moment où la domination du Diable sur la nature humaine est brisée. Le Seigneur est venu détruire les œuvres des ténèbres, et Philippe a simplement continué cette procession libératrice.

Beaucoup demandent : Où sont de telles guérisons aujourd'hui ? Pourquoi les places de nos villes ne sont-elles pas remplies des cris de ceux qui ont été délivrés des démons ? 

Dans les premiers siècles, les miracles servaient de confirmation de la vérité, aidant les gens à distinguer la Parole de Dieu de la superstition païenne. Aujourd'hui, l'Évangile a été prêché dans le monde entier, et le Seigneur attend de nous non pas la recherche de spectacles, mais le travail de la foi dans le silence du cœur. Un miracle est une réponse à la foi. Pourtant, nous sommes devenus trop rationnels, trop autonomes. L'homme moderne cherche un médecin, un psychologue, un médium - n'importe qui sauf Dieu. De plus, comme St. Paisios de Mount Athos l'a déclaré les gens modernes sont comme des piles déchargées. Nous ne possédons plus le zèle ardent qui habitait saint Philippe le diacre.

Les paroles sur les possédés sont-elles toujours d'actualité aujourd'hui ? Sans aucun doute. Le monde a changé, mais pas pour le mieux. La possession ne se manifeste pas toujours par de l'écume à la bouche. À notre époque, elle a pris des formes plus subtiles. Nous vivons dans un océan de mots, et la Parole de Dieu nous semble simplement « une opinion parmi tant d'autres ». Nous voyons des gens perdre leur liberté, devenir esclaves de passions, d'idéologies ou de dépendances destructrices.

Des occultistes aux manipulateurs de la conscience dans les médias, les âmes sont saisies par ces forces embrassées par des personnes qui ont rejeté Dieu. 

Lorsqu'une personne refuse la volonté divine, elle devient inévitablement un jouet entre les mains des pouvoirs extraterrestres. Si autrefois les démons saisissaient les hommes par la force, aujourd'hui ils entrent par des addictions discrètes  et une fierté obstinée. Et tout comme les démons ont autrefois crié à la présence de Philippe, de même aujourd'hui aussi, la vraie prédication provoque l'agression, la moquerie ou le « cri » d'indignation chez beaucoup. La vérité irrite ceux qui se sont habitués à vivre dans le mensonge.


L'absence de guérisons de masse à notre époque n'est pas un signe que la puissance de Dieu a diminué, mais le résultat de notre fermeture intérieure. 

Nous sommes devenus trop rationnels ; nos esprits sont surchargés d'informations, de sorte que la Parole vivante de prédication semble n'être que du bruit. Si les Samaritains « prêtaient tous ensemble l’oreille » à Philippe, la société moderne répond souvent à la vérité soit avec indifférence, soit avec hostilité, comme ce cri même des esprits impurs, perturbés par la présence de la Lumière. Et nous-mêmes, malheureusement, prêchons souvent avec nos lèvres tout en niant Dieu par nos actes.

Même l'exemple du sorcier Simon le Magicien, qui cherchait à acheter la Grâce avec de l'argent, nous sert d'avertissement. Beaucoup, à notre époque, recherchent dans l'Église non pas le salut de l'âme, mais l'aide « magique » ou la prospérité terrestre. Mais comme le montre l'exemple des apôtres Pierre et Jean, la grâce ne se vend pas  - elle n'est accordée qu'à un cœur pur et repentant.

L'histoire de St. Philippe le diacre nous enseigne que les persécutions et les difficultés n'aident à la propagation de la foi que lorsque le cœur brûle d'amour pour le Christ. 

Cela nous rappelle que chacun de nous est appelé à être un porteur de joie. Bien que nous n'ayons peut-être pas le pouvoir de guérir les boiteux corporellement, nous pouvons renforcer ceux qui sont paralysés dans l'esprit par un mot gentil et par amour. Les miracles n'ont pas cessé - ils se sont simplement déplacés vers l'intérieur, dans l'âme humaine. Le plus grand miracle aujourd'hui est la repentance d'un pécheur et son retour vers la Lumière.

Que notre vie devienne un tel sermon - un sermon qui ne réveille pas les disputes, mais cette même joie pure qui embrassait autrefois toute la Samarie.

Le Christ est vraiment ressuscité !

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN

mercredi 29 avril 2026

Saint Jean de Cronstadt


*

Confiez toutes les injustices humaines 

au Seigneur, 

car Dieu est le seul Juge, 

mais en ce qui vous concerne, 

soyez diligents 

à aimer tout le monde 

avec un cœur pur.

*

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

orthodoxquoteoftheday.com


À Chernivtsi, les croyants obtiennent la libération d'un clerc du monastère de Bancheny de l'Eglise canonique détenu par le Centre de recrutement territorial

 

Le 27 avril 2026, à Tchernobyl, après une manifestation de masse des croyants de l'Église orthodoxe ukrainienne [UOC canonique], l'archimandrite Serge, moine du monastère de Bancheny, qui avait déjà été détenu par des employés du centre de recrutement territorial (TRC), a été libéré. Le clerc a été libéré grâce à l'intervention du hiérarque de l'UOC, le Métropolite Longin (Jar) de Bancheny. L'évêque a amené le fils adoptif de l'archimandrite, qui est pris en charge en raison d'une forme grave de handicap, aux murs de la TRC.

Comme indiqué sur la page Facebook officielle du monastère de Blancheny de l'UOC, le clerc, qui est le tuteur officiel des enfants handicapés, a été enlevé de force par les commissaires militaires. Cet incident a provoqué un large tollé public dans la région : des centaines de croyants, dirigés par le Métropolite Longin, se sont rassemblés aux portes de la TRC. Les participants au rassemblement spontané ont exigé la libération immédiate du clerc, en scandant le slogan : « Liberté pour les  protecteurs ! »

À la suite des actions décisives de la communauté, les représentants de la TRC ont été contraints de libérer l'archimandrite Serge peu de temps après le début de la manifestation.

Plus tôt, nous avons signalé qu'un cas de mobilisation forcée d'un représentant du clergé de l'Église orthodoxe ukrainienne a été enregistré dans la région de Volyn. Les employés du centre de recrutement territorial (TRC) ont arrêté le père Vlasiy, un résident du Monastère saint Nicolas à Mileti, qui a été envoyé dans un centre de formation pour le service militaire après des procédures opérationnelles.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

RASKOLAM


lundi 27 avril 2026

L'essai publié par le monastère de la Sainte Trinité (Jordanville)met en garde contre la confusion doctrinale au sein des pratiques œcuméniques

Evêque Luc de Syracuse.

Déclaration de l'évêque Luc de Syracuse qui critique l'intercommunion et les services conjoints comme des violations de la tradition de l'Église et des sources de confusion parmi les fidèles.

JORDANVILLE, NY - Le monastère de la Sainte Trinité de l'Église orthodoxe russe hors frontières (ERHF/ ROCOR en anglais) a publié un essai qui soulève des inquiétudes quant aux pratiques œcuméniques récentes, avertissant que certaines actions du clergé orthodoxe risquent de saper les enseignements de longue date de l'Église sur l'unité et la participation sacramentelle.

L'essai remet en question l'opinion selon laquelle ceux qui sont séparés de l'Église - décrits comme des hérétiques ou des schismatiques - restent dans son corps, affirmant que de telles positions contredisent les enseignements des Saints Pères. Il souligne que, selon la tradition, les personnes extérieures à l'Église ne devraient pas recevoir les Mystères, et que tout écart par rapport à ce principe viole les vœux cléricaux pour sauvegarder leur sainteté.

Une introduction de l'évêque Luc de Syracuse déclare :

"Les œcuménistes proposent que les hérétiques et les schismatiques qui se sont séparés de l'Église soient en quelque sorte restés ses membres et que le Corps n'a pas été divisé. Cependant, il est interdit selon les Saints Pères de permettre à ceux qui sont en dehors de l'Église de recevoir les Mystères( Sacrements). Toute décision contraire à cela est arbitraire et viole le vœu fait par le clergé de préserver les mystères de la profanation. Néanmoins, le clergé orthodoxe donne la Communion aux Monophysites (orthodoxes coptes et autres) sans les séparer au préalable de leur hérésie et les unir à l'Église."

Sa Grâce met également en évidence les récents rassemblements interconfessions et interchrétiens, y compris un service de prière conjoint tenu à Iznik, en Turquie, le 28 novembre 2025, impliquant des participants orthodoxes, catholiques romains, coptes et protestants. De tels événements, soutient-il, brouillent les frontières doctrinales établies par les Conciles œcuméniques.

"Nous offrons ci-dessous un essai réfléchi en défense de la position orthodoxe comme encouragement pour ceux qui aiment la vérité et ont faim et soif de justice", Fin du préambule de l'évêque Luc.

L'essai complet peut être lu ici.(en anglais)



Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

dimanche 26 avril 2026

DIMANCHE DES FEMMES MYRRHOPHORES




Aujourd’hui, nous commémorons les femmes myrrhophores : sainte Marie-Madeleine, Marie, épouse de Cléopas, Jeanne, Salomé, mère des fils de Zébédée, Susanne, Marie et Marthe, sœurs de Lazare, et Marie, mère de l’apôtre Jacques. Nous nous souvenons également du juste Joseph d’Arimathée et de Nicodème. Le troisième dimanche de Pâques, on commémore sainte Tamara de Géorgie, dont la fête est également célébrée le 14 mai (1er mai selon l’ancien calendrier).

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La lecture des Actes des Apôtres d’aujourd’hui relate la nomination des sept diacres (Actes 6, 1-7). Alors que la communauté chrétienne s’efforçait de faire preuve d’unité d’esprit et de volonté, des tensions internes avaient surgi. De nombreux Juifs de la diaspora exprimaient leur mécontentement. Certaines traductions les appellent « Grecs », d’autres « Hellénistes ». La culture et la langue de la Méditerranée orientale étaient grecques et ces Juifs avaient assimilé des éléments de cette culture, mais ils se sentaient désavantagés par le fossé culturel qui les séparait des Juifs palestiniens qui, vivant sur leur terre natale, parlaient l’hébreu ou l’araméen. Les veuves, qui dépendaient de la communauté pour leur subsistance, se sentaient négligées. Cela n’était peut-être pas délibéré, mais résultait probablement d’un manque de planification adéquate pour faire face au nombre sans cesse croissant de ceux qui croyaient au Seigneur.

Icône des apôtres


Les apôtres prirent donc des mesures pour résoudre ce problème avant qu’il ne porte atteinte de manière durable à l’harmonie de la communauté chrétienne. Leur proposition fut accueillie avec enthousiasme et les sept premiers diacres furent ordonnés. Étienne, premier martyr du Christ, et Philippe sont sans doute les plus connus. Prochore, le scribe, devint un compagnon de saint Jean le Théologien. Nicanor fut martyrisé par les Juifs le même jour qu’Étienne. Timon, qui devint évêque en Arabie, mourut également en martyr, tout comme Parmenas. Nicolas, le prosélyte d’Antioche, fut peut-être choisi pour satisfaire les Hellénistes, mais son nom ne figure pas dans la liste des saints. 


La lecture de l’Évangile (Marc 15, 43 – 16, 8) nous ramène au Vendredi saint, jour de la crucifixion du Christ. On nous dit que saint Joseph d’Arimathie était conseiller, ce qui signifie qu’il était un fonctionnaire occupant une charge officielle. Homme pieux et honorable, il reconnut le Christ comme Dieu incarné. Il prit donc l’initiative audacieuse de se rendre auprès du gouverneur romain, Ponce Pilate, et de demander le corps de Jésus afin de lui offrir une sépulture décente et digne. Des personnes ayant un statut social plus élevé que Joseph avaient été responsables de la crucifixion. En prenant cette initiative, Joseph risquait donc sa réputation et son statut, car il serait considéré comme l’ami et le disciple d’une personne condamnée à mort comme criminel de droit commun. Malgré cela, il était déterminé à faire ce qu’il savait être juste, quel qu’en soit le prix à payer sur le plan personnel. 

C’est une leçon pour nous tous. Nous devrions toujours chercher à faire ce qui est juste ; nous devrions être prêts à prendre position et à défendre la Vérité, même si cela nous vaut l’hostilité de ceux qui occupent des postes d’autorité dans ce monde.

Il y avait une certaine urgence à procéder à cette mise au tombeau, car le sabbat approchait. Les préparatifs furent donc effectués à la hâte et le tombeau fut fermé. 

Une fois le sabbat terminé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé se rendirent au tombeau avec de la myrrhe, des aromates et tout le nécessaire pour accomplir le rituel de préparation du corps, afin de le préserver de la décomposition. Alors qu’elles s’approchaient du lieu de sépulture, une pensée leur vint : « Mais comment allons-nous ouvrir le tombeau, puisqu’un gros rocher en barre l’entrée ? » Elles furent stupéfaites de trouver le tombeau déjà ouvert. 

L’Évangile de Marc nous dit que les femmes rencontrèrent un jeune homme vêtu de blanc, bien que Matthieu l’appelle un ange et que Luc et Jean, dans leurs Évangiles, mentionnent deux anges. Les femmes étaient stupéfaites et effrayées. Le Christ avait préparé les gens à accepter l’idée de la résurrection d’entre les morts. Ils en avaient vu des exemples : la fille de Jaïre, le fils de la veuve de Naïn, ainsi que Lazare, le frère de Marie et Marthe, tous ressuscités d’entre les morts. Pourtant, les femmes étaient submergées par la peur et l’émotion.

L'Évangile ne précise pas si elles comprenaient la portée des événements extraordinaires dont elles étaient témoins, ni si elles avaient peur parce qu'elles étaient désorientées. L’ange dit aux femmes d’aller raconter ce qu’elles avaient vu aux disciples et à Pierre. Saint Pierre est spécifiquement mentionné parce qu’il avait renié le Christ. Dans son remords, il devait se demander s’il serait rejeté comme indigne. Ce message avait pour but de le rassurer et de lui faire savoir que son repentir l’avait sauvé, contrairement à Judas qui ne pouvait pas, ou ne voulait pas, se repentir.

Un thème commence à se dessiner. Servir le Christ d’abord, ensuite et toujours. Rien n’est plus important que cela. Dans le Synaxaire, nous trouvons ce qui suit : … après l’ensevelissement du Corps du Seigneur, Joseph fut jeté dans un cachot par les Juifs, mais il en fut délivré par la puissance divine et se rendit dans sa ville natale, Arimathée. Le Christ ressuscité lui apparut alors qu’il était encore enchaîné, et lui confirma d’une manière particulière le mystère de la Résurrection. Bien qu’il ait beaucoup souffert aux mains des Juifs, il ne voulut pourtant pas garder le silence sur ce mystère et osa le proclamer aux yeux de tous. 

De même, les femmes se rendirent au sépulcre par respect et par amour pour le Seigneur. Elles étaient nerveuses car elles rendaient hommage à la victime de la crucifixion, le châtiment le plus dégradant et le plus humiliant réservé aux pires criminels. Les femmes risquaient d’être raillées, voire maltraitées physiquement ou agressées, mais elles ne se laissèrent pas décourager. 

Tropaire Ron 2 

Lorsque Tu es descendu dans la mort, ô Vie immortelle, Tu as alors vaincu l’Hadès par l’éclat de Ta divinité ; et lorsque Tu as ressuscité les morts des profondeurs les plus abyssales, toutes les armées célestes ont crié à haute voix : « Ô Christ notre Dieu, Donateur de vie, gloire à Toi. » 

Dans l’ode 5 du Canon, nous lisons :

Célébrant la mémoire des pieuses myrrhophores et de tous Tes disciples, nous Te chantons, ô Christ, à la lumière de Ta résurrection.

Honorons comme il se doit le noble Joseph, qui a descendu le Corps du Seigneur de l’Arbre et l’ensevelit fidèlement.

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Sainte Tamara


Sainte Tamara était la fille du roi Georges III de Géorgie. Elle naquit en 1166. Le roi mourut en 1184 sans héritier mâle. La noblesse reconnut Tamara comme souveraine de Géorgie et elle fut intronisée à l’âge de dix-huit ans. Son mariage avec Davit-Soslan, fils du souverain ossète qui était descendant du roi Georges Ier, assura la dynastie des Bagration. La Géorgie était une nation chrétienne résistant à l’avancée de l’islam. En 1195, une campagne militaire contre la Géorgie fut planifiée par Abu Bakr d’Azerbaïdjan persan. La pieuse et noble Tamara, en plus de l’appel aux armes, sollicita l’aide de l’Église pour célébrer des vigiles et des liturgies en faveur de la défense du royaume. Elle ordonna également la distribution d’aumônes au peuple afin qu’il puisse quitter son travail quotidien pour prier. La reine exhorta les soldats à faire confiance à Dieu et à placer toute leur espérance dans la Croix du Christ et la Très Sainte Mère de Dieu.

Tamara elle-même veilla sans relâche devant l'icône de la Théotokos jusqu'à ce que parvienne la nouvelle de la victoire des forces géorgiennes. C'est ainsi que la pieuse reine conduisit la Géorgie à la victoire par la force de ses prières. C'est ainsi que la Géorgie devint un grand bastion du christianisme, défendant toute cette région contre l'agression turque. Tamara, qui alliait un mode de vie d'ascétisme strict à ses devoirs mondains, fonda de nombreuses églises et monastères sur les territoires géorgiens, en Terre Sainte, au Mont Athos, au Sinaï et dans bien d'autres lieux. Outre les généreuses dotations qu’elle accorda à l’Église, elle mit également à profit ses talents de couturière pour confectionner des vêtements liturgiques afin d’embellir le culte de Dieu. Épuisée par des années de labeur incessant, de jeûne et d’un leadership inspirant, la santé de Tamara finit par en pâtir. Sachant ainsi que sa vie terrestre touchait à sa fin, elle se tourna en prière vers l’icône du Christ et de la Sainte Croix : « Seigneur Jésus-Christ ! Maître tout-puissant du ciel et de la terre ! À Toi je remets la nation et le peuple qui m’ont été confiés et rachetés par Ton Précieux Sang, les enfants que Tu m’as accordés, et à Toi je remets mon âme, ô Seigneur ! »

Il convient d’ajouter une précision à ce qui précède. Le 1er mai 1911, jour où l’on célèbre sainte Tamara dans le calendrier des saints, fut annoncé le fiançailles de la princesse Tatiana, petite-fille du tsar Nicolas Ier de Russie, et du prince Konstantine Bagration-Mukhransky de Géorgie. Ils se marièrent et eurent deux enfants, un garçon et une fille. Malheureusement, Constantin fut tué pendant la Première Guerre mondiale. Plus tard, devenue veuve, en 1946, Tatiana fut tonsurée comme moniale et reçut le nom monastique de Tamara. (Sainte Tamara était une ancêtre de son défunt mari.) Finalement, en 1951, Matouchka Tamara devint higoumène du couvent du Mont des Oliviers à Jérusalem. 


Higoumène Tamara




Lors d'un pèlerinage à Jérusalem vers 1970, Marie, notre fondatrice, reçut un tchotki [chapelet] de couleur cerise de la part de l'higoumène Tamara. Il se trouve aujourd'hui dans la vitrine du hall du collège. L'higoumène, dame très gracieuse, s'éteignit le jour de la fête de la Dormition de la Mère de Dieu en 1979.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après


On a proposé à la communauté de l'Eglise orthodoxe ukrainienne [UOC canonique] en Transcarpathie de rejoindre l'UGCC [ uniate!!!]après qu'elle ait refusé de rejoindre "l'église" orthodoxe d'Ukraine [schismatique]


Dans le village transcarpathique de Pasika, un militant public et militaire, Mykhailo Choknadiy, a appelé les fidèles de la communauté St. Michel de l'Église orthodoxe ukrainienne (UOC canonique) à se transférer à l'UGCC [uniate!]. Cette initiative a été exprimée après que la communauté locale ait déjà voté deux fois officiellement contre le transfert à la juridiction de l'OCU [schismatique].

Choknadiy a proposé d'inclure l'option de transfert à l'Uniatime sur le programme de vote, arguant que c'était dû à l'origine historique de l'église locale. Selon l'activiste, l'église de St. Michel a été construite à l'origine comme une église uniate, et le retour à « l'église des ancêtres » serait une étape logique en cas de réticence à rejoindre l'OCU. Cependant, les représentants de l'UOC ont refusé d'examiner cette proposition, insistant sur le maintien du statut canonique actuel.

L'initiative de Choknadiy a suscité de vives critiques de la part des résidents locaux sur les médias sociaux. Les utilisateurs ont accusé l'activiste d'essayer de semer la discorde parmi les Ukrainiens et ont remis en question la sincérité de ses motivations religieuses. En particulier, il y a eu des commentaires selon lesquels de telles actions jouent entre les mains de forces extérieures, divisant la société en croyants « bons et mauvais ».

Il convient de noter que la situation à Pasika reste tendue, car il s'agissait de la deuxième tentative infructueuse des partisans de l'OCU de transférer la paroisse locale sous leur juridiction. Malgré la pression, l'écrasante majorité des paroissiens a réaffirmé leur réticence à quitter l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique lors du deuxième vote.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

RASKOLAM


samedi 25 avril 2026

Le Christ est contemporain de tous les siècles

St. Irénée de Lyon

Dans Ta bonté, ô Dieu, tu subviens aux besoins des pauvres. Le Seigneur donnera Sa parole à ceux qui proclament l’Évangile avec une grande puissance, Lui qui est le Roi des armées des bien-aimés. 
Psaume 67, 11-13

« Le Christ n’est pas venu seulement pour ceux qui croyaient en Lui à l’époque de Tibère César… mais pour tous ceux qui, depuis le commencement, selon leurs capacités, dans leur génération, ont craint et aimé Dieu, ont pratiqué la justice et la piété envers leur prochain, et ont ardemment désiré voir le Christ et entendre Sa voix. » - Saint Irénée, 'Adversus Haereses (Contre les Hérésies)

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

NOTICE SUR SAINT IRÉNÉE.

Saint Irénée vint au monde au commencement de l’empire d’Adrien, vers l’an 120 de Jésus-Christ. Ses parents, qui sans doute étaient chrétiens, le mirent encore enfant sous la conduite de saint Polycarpe, évêque de Smyrne. Ce fut dans une si sainte école, qu’il puisa les lumières et la science profonde de la religion, qui le rendirent dans la suite un des plus grands hommes de son siècle, l’ornement de l’Église, et la terreur des hérétiques. Aussi avait-il grand soin de remarquer tout ce qu’il voyait dans ce saint vieillard pour en faire son profit ; il écoutait ses discours avec ardeur, et les gravait, non sur des tablettes, mais dans le plus profond de son cœur. C’est saint Irénée lui-même qui nous apprend toutes ces circonstances ; et il ajoute qu’à force de repasser dans son esprit les instructions de son maître, il les y  grava si profondément, qu’elles lui furent toujours très-vives et très-présentes dans la suite, et même dans sa vieillesse la plus avancée.

On ne sait point à quelle occasion saint Irénée vint dans les Gaules ; mais saint Grégoire de Tours dit qu’il y fut envoyé par saint Polycarpe. Il fut ordonné prêtre de l’Église de Lyon par saint Pothin, qui en était évêque, et il exerçait déjà les fonctions de prêtre l’an 177, lorsqu’il fut choisi par les martyrs de Lyon pour être le porteur d’une lettre qu’ils écrivaient au pape Éleuthère, où, après l’avoir salué comme leur père, ils ajoutent : « Nous avons exhorté Irénée, notre frère et notre compagnon, à rendre ces lettres à votre paternité. Nous vous supplions de le considérer comme un homme tout à fait zélé pour le testament de Jésus-Christ. C’est en cette qualité que nous vous le recommandons. Si nous avions cru que le rang et la dignité puissent donner le mérite et la vertu, nous vous l’eussions recommandé d’abord comme prêtre de l’Église ; car il l’est effectivement. » Le motif de la députation de saint Irénée fut de procurer la paix aux Églises, divisées sur la question de la pâque. On croit qu’il fut aussi porteur des lettres que les mêmes martyrs écrivirent aux Églises d’Asie et de Phrygie, au sujet des troubles que les nouvelles prophéties de Montan y avaient causées.

Saint Pothin étant mort la même année, saint Irénée fut mis en sa place, et fut le second évêque de l’Église de Lyon. Cette ville changea bientôt de face sous la conduite de son nouvel évêque ; et Dieu donna tant de force à ses prédications, qu’en peu de temps il la rendit presque toute chrétienne. Pour préserver son peuple des erreurs qui se répandaient dans les provinces près du Rhône, saint Irénée s’appliqua à en faire connaître tout le venin, à fournir des armes pour les combattre, s’attacha à en découvrir toutes les contradictions, à confirmer les néophytes dans la foi, et à ramener même les hérétiques dans le sein de l’Église ; et dans ce dessein il composa des livres contre les hérésies, dans lesquels il rapporte en détail toutes les extravagances des valentiniens et des autres hérétiques de ce temps-là, et donne toutes sortes de moyens pour les convaincre. Il travailla aussi beaucoup pour procurer la paix entre les Églises, au sujet de la fête de Pâques, et fit ensorte, parmi les siens, qu’il fut permis à chacun de suivre l’ancien usage de son Église. « C’est ainsi, dit Eusèbe, qu’Irénée, remplissant toute la signification de son nom, se montra véritablement ami de la paix par la douceur de ses mœurs, par la modération de sa conduite, et par les mouvements qu’il se donna pour la procurer à l’Église. » Il reçut la couronne du martyre dans la persécution de Sévère, l’an 202 de Jésus-Christ. Saint Irénée composa plusieurs ouvrages pour la défense de la foi et pour l’utilité de l’Église ; savoir : cinq livres contre les hérésies, une Lettre à Florin, une à Blaste, un Livre de l’Ogdoade, plusieurs lettres touchant la célébration de la fête de Pâques, dont une était adressée au pape Victor ; un Livre contre les païens, intitulé : De la Science ; un autre adressé à un Chrétien nommé Marcion ; un troisième, qui renfermait diverses disputes. On croit aussi qu’il composa un Traité contre Marcion, et un Discours sur la foi, adressé à Demètre, diacre de Vienne. Pour ce qui est du livre qui avait pour titre : De la Substance du monde, qu’on lui attribuait du temps de Photius, on convient qu’il est de Caïus, prêtre de Rome.

Saint Irénée, dit l’auteur des Siècles chrétiens, devint si profond dans la science de la religion et des saintes Écritures, qu’il fut en état de combattre à la fois tous les hérétiques de son temps, depuis Simon jusqu’à Tatien, et de les suivre jusque dans leurs derniers retranchements, à travers les détours dans lesquels ils s’embarrassaient. Ce sujet était si obscur et si compliqué par la variété des erreurs et la bizarrerie des pensées auxquelles l’esprit humain s’était déjà livré en matière de religion, que, pour y répandre du jour, il ne fallait rien moins que l’érudition et les talents d’Irénée. Il n’y a point eu d’hérésie si confuse dans ses principes, si tortueuse dans sa marche et si enveloppée de nuages, dont il n’ait percé les ténèbres ; et son ouvrage sur cet important objet peut être donné pour un modèle de discussion et de controverse à tous ceux qui s’engagent dans la même carrière. Les caractères par lesquels il apprend à distinguer la vérité de l’erreur dans les disputes de religion, sont la tradition apostolique qui transmet d’un âge à l’autre l’enseignement de la foi ; l’autorité des Écritures interprétées, non par l’Église, qui en conserve le dépôt et qui seule en connaît le vrai sens ; la succession des pasteurs qui fait remonter le ministère évangélique et, avec lui, tous les dogmes, à la source primitive et sacrée d’où ils découlent ; enfin les vrais miracles qui ne sont opérés que dans l’Église, et qu’il est toujours possible de discerner d’avec les artifices de l’imposture et les prestiges de l’enfer. Il conclut de là que la nouveauté de l’enseignement et la rupture de l’unité sont deux moyens par lesquels le fidèle peut toujours discerner les faux docteurs et juger leur doctrine ; et, par une autre conséquence des mêmes principes, il recommande l’attachement à l’Église et aux pasteurs légitimes, comme le préservatif le plus sûr qu’on puisse opposer à la contagion de l’hérésie.

Ce saint évêque consomma son laborieux ministère par le martyre, sous la persécution de Sévère, la seconde année du troisième siècle.

Source


 

Le hiérarque de l'UOC considère illégal le réenregistrement de la Cathédrale St. Alexandre Nevsky à Sloviansk


 

Le hiérarque de l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique], l'archevêque Païsiy de Kostiantyniv, a lancé un appel officiel dans lequel il a déclaré illégale la réinscription de la cathédrale Alexandre Nevsky à Sloviansk. Selon le hiérarque, la tentative de transférer le sanctuaire à la structure de "l'église orthodoxe d'Ukraine " [OCU schismatique] a été faite contre la volonté de la communauté réelle, qui a officiellement confirmé sa loyauté envers l'Église orthodoxe ukrainienne.

Selon la chaîne Telegram de Dozor, l'évêque Païsiy a nié l'information sur le changement présumé dans le leadership de la communauté. L'évêque a souligné que la paroisse canonique a tenu une réunion juridique en décembre, au cours de laquelle la majorité des croyants s'est prononcée en faveur de rester une partie de l'UOC. Dans le même temps, des signatures à l'appui du transfert vers une autre juridiction, selon l'archevêque, ont été recueillies à l'extérieur de l'église - "dans les maisons, les appartements et les entrées".

Le hiérarque a également noté qu'en novembre, la ville et les autorités régionales ont été officiellement informées que les personnes qui ont initié le processus de transfert n'étaient pas liées à la vie paroissiale réelle de la cathédrale. Cependant, ces arguments ont été ignorés lors de l'enregistrement de la nouvelle structure. L'UOC souligne que la vie spirituelle de la communauté continue malgré les décisions administratives, et que de telles tentatives de faire pression sur l'Église dans la perspective historique n'ont pas de conséquences à long terme.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

RASKOLAM

vendredi 24 avril 2026

Recension : « La Neptothérapie. Thérapeutique spirituelle des addictions dures et douces » de Jean-Claude Larchet

Jean-Claude Larchet, La Neptothérapie. Thérapeutique spirituelle des addictions dures et douces, Salvator, 2026, 132 pages, 16 euros.

Dans ce nouvel ouvrage, Jean-Claude Larchet se penche sur un thème qu’il a déjà approfondi à plusieurs reprises dans différents livres et notamment, pour le présent sujet, Thérapeutique des maladies spirituelleset L’inconscient spirituel. Toutefois, il ne s’agit pas là d’une reprise d’un précédent travail, mais de l’exploration plus particulière d’une question qui s’inscrit dans les maladies spirituelles tout en ayant son espace propre et qui aujourd’hui touche de manière massive notre société : celle des addictions. Une nouvelle fois (voir ces précédentes recensions), Jean-Claude Larchet aborde une question aujourd’hui cruciale pour éclairer ses différentes facettes avec la tradition chrétienne orthodoxe et pour apporter des voies de résolution, ici de guérison, provenant de cette tradition. Le propos est toujours conduit avec pédagogie, la question est bien cernée, tout comme ses tenants et ses aboutissants, les réflexions et les réponses contemporaines sont largement évoquées, les termes sont rigoureusement définis, les maux sont clairement identifiés, enfin les outils pour contrecarrer et à terme vaincre les addictions sont exposés.

C’est un véritable traité d’ascétique qui est proposé. Celui-ci vise la dimension spirituelle des addictions qui se trouve à la racine de celles-ci. Dès l’introduction, l’auteur précise (p.11) à ce sujet : « L’une des originalités de cet essai est de ne pas limiter les dépendances à celles qui sont habituellement recensées, comportant d’une part les addictions à des substances, et d’autre part les addictions à des comportements. Nous pensons que les unes et les autres sont incluses dans les addictions spirituelles que sont les passions ». Pour mettre en place un chemin de guérison, Jean-Claude Larchet s’appuie sur le riche héritage des Pères grecs et principalement ce qui est désigné par le terme nepsis (p. 28) : « Les addictions, en tant qu’ayant pour fondement les passions, peuvent être éradiquées par une méthode ascétique fondée sur ce que les Pères grecs appellent nepsis, qui consiste dans le contrôle des pensées (au sens large de représentations — venant des sens, de l’imagination, de la mémoire ou de la raison — mais aussi de désirs). » C’est pourquoi il nomme cette méthode « neptothérapie ».

C’est là que réside le cœur de l’ouvrage : l’exposition de la thérapie des Pères ascètes concernant les pensées. En effet, celles-ci sont à la fois le moteur et le carburant des addictions. L’attention, qui accompagne la nepsis, « garde du cœur » (p.94), avec le discernement permettent de les détecter, de les mettre à nu et de saisir les mécanismes et les différentes phases qui conduisent de l’apparition d’une pensée à une passion (p.99-102). Avec la vigilance, la prière apporte une aide capitale dans ce qui est un véritable combat, tandis que la patience est une qualité indispensable et que la grâce vient « compléter » de manière décisive (p.116) les forces humaines.

Un livre précieux sur un sujet essentiel !

Christophe Levalois

Source 


Athènes accueillera une discussion ouverte sur l'impact du conflit russo-ukrainien sur le patriarcat de Constantinople


Le samedi 2 mai 2026, une discussion publique aura lieu dans la capitale grecque pour analyser la relation entre le patriarcat œcuménique et le conflit russo-ukrainien actuel. L'événement réunira des experts en théologie et en littérature pour analyser la situation géopolitique en profondeur.

Selon le portail d'information Fos Fanariou, la réunion est organisée par le collectif artistique Polytropon. La discussion débutera à 19h30 dans les locaux de l'Enastron Book Café, situé au 101 Solonos Street, à Athènes.

Les conférenciers principaux de l'événement seront Kostas Koutsourelis, écrivaine et directeur du magazine Neo Planodion, et Panayitis Andriopoulos, théologien et chef du collectif Polytropop. Les participants discuteront des défis auxquels l'Église orthodoxe est confrontée dans le contexte de la confrontation militaire et du rôle de la cathédrale de Constantinople dans le processus moderne de pacification et inter-églises.

Plus tôt, nous avons signalé qu'une table ronde s'était tenue à Tbilissi, où des personnalités publiques, du clergé et des experts ont discuté de la responsabilité du patriarche Bartholomée de Constantinople pour la persécution de l'Église orthodoxe ukrainienne. L'événement, qui a été précédé par une manifestation, a été consacré à un rapport critique de l'analyste politique Gulbaat Rtskhiladze sur la pression sur l'Eglise orthodoxe  ukrainienne [UOC c<nonique].

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

RASKOLAM

jeudi 23 avril 2026

L’archevêque Averky : une brève réflexion

 

Archevêque Averky 



Le lundi de Pâques, 31 mars / 13 avril, jour de la fête de saints Jonas et Innocent, métropolites de Moscou, a marqué le 50e anniversaire de la naissance au Ciel de l’archevêque Averky de Syracuse, ancien higoumène du monastère de la Sainte-Trinité [Holy Trinity Monastery, Jordanville, USA] et recteur du séminaire orthodoxe de la Sainte-Trinité.

Cet anniversaire tombant pendant la Semaine de Pâques, période durant laquelle l’Église ne commémore pas les défunts, la mémoire de Vladyka Averky fut célébrée lors de la Panikhide générale de Radonitsa, en compagnie de tous les pères défunts du monastère de la Sainte-Trinité.

Parmi les nombreuses figures éminentes de l’Église orthodoxe russe hors frontières, Vladyka Averky reste dans les mémoires comme l’un des plus fervents défenseurs de la foi orthodoxe, mission qu’il a accomplie par ses nombreux écrits, en enseignant les enseignements anciens à ses séminaristes et en prêchant sans relâche la vérité immuable de l’orthodoxie.


Né dans une famille aristocratique de la Russie impériale, le futur Vladyka Averky dut fuir avec sa famille en Bulgarie après les tragédies de la Révolution russe et de la guerre civile. Ayant nourri dès sa jeunesse le désir de la vie monastique, il fut confirmé dans ce désir par sa rencontre avec l’archevêque Théophane de Poltava, qu’il rencontra en Bulgarie et qui l’encouragea à étudier la théologie à l’université de Sofia. Une fois ses études achevées, il fut envoyé en Tchécoslovaquie, où il reçut la tonsure et fut ordonné, afin d’entamer son ministère pastoral et missionnaire qui allait durer jusqu’en 195a,  en Europe centrale et orientale.

Au cours de ces vingt années, il fut recteur de plusieurs paroisses, rédacteur en chef d’un journal religieux, enseignant dans plusieurs écoles et formateur au séminaire. Ses affectations le conduisirentt non seulement en Tchécoslovaquie, mais aussi en Hongrie, en Serbie et en Allemagne. Après avoir survécu aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale et passé six ans à s’occuper de réfugiés russes dans des camps de personnes déplacées en Allemagne, il fut affecté à l’enseignement au Séminaire orthodoxe de la Sainte-Trinité en 1951, avant d’y être consacré évêque en 1953 et de devenir higoumène du monastère de la Sainte-Trinité en 1960.

C'est pendant son mandat à Jordanville que Vladyka Averky exerça sa plus grande influence, s'impliquant dans tous les aspects de la vie du séminaire et participant activement à la publication de divers journaux. Il eut une influence particulière sur le père Seraphim (Rose), qui le loua dans ses nombreux écrits. Vladyka Averky s'est éteint en 1976 et il repose dans la crypte de la cathédrale du monastère de la Sainte-Trinité à Jordanville.

Tombe de l’archevêque Averky dans les cryptes du monastère de la Sainte-Trinité.

De nombreux écrits et cours du séminaire de Vladyka ont été compilés, traduits (en anglais) et publiés par Holy Trinity Publications. 

En les lisant, on comprendra que Vladyka Averky avait véritablement acquis une compréhension éclairée de notre monde déchu et des racines de l'état de maladie spirituelle de l'humanité moderne. Il cherchait à transmettre cette compréhension à son entourage, ainsi qu'à ceux qui aimaient le Christ et son Église, et c'est dans cet esprit que nous vous présentons cette liste non exhaustive.

The Four Gospels

The Acts of the Apostles

The Epistles and the Apocalypse

The Struggle For Virtue: Asceticism in a Modern Secular Society


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHODOX LIFE