"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 7 février 2023

LA VIE HUMAINE EST UNE VALLÉE DE LARMES

 

     

St. Siméon (Jelnine) - Vassili dans le monde - est né en 1869 et né au Ciel en 1960.

Il était encore jeune garçon lorsque le moine Kornily du monastère de Krypetsky  prédit qu'il deviendrait moine et staretz. Tout au long de sa longue et dure vie, le staretz combattit les esprits impurs. Le staretz Siméon avait un grand amour pour Dieu et les hommes et une grande humilité. Le Seigneur donna également à saint Siméon de grands dons pour sa disposition envers l'œuvre du salut : le don de guérison des âmes, la clairvoyance et le don d'accomplir des miracles.

Il reposa en Christ le 18 janvier, alors que le Seigneur lui avait révélé qu'il mourrait le 15 janvier. Comprenant que cela signifiait que l'enterrement aurait lieu le jour de la fête de la Théophanie du Seigneur, l'higoumène le bénit pour qu'il meure un autre jour. Par humilité et obéissance à l'higoumène archimandrite Alipy (Voronov), le staretz supplia Dieu de lui permettre de mourir plus tard

La vie humaine est une vallée de larmes, une tentation en remplaçant une autre. Il peut sembler que les tentations n'arrêtent jamais, mais nous devons nous rappeler et ne pas oublier que les nuages sont remplacés par le soleil. Donc dans la vie : Nous nous reposons un peu à l'oasis, et [c'est] à nouveau le désert des épreuves. Les saints startsy, ayant traversé ce désert de épreuves de perfection, ont reçu l'ordre de ne pas devenir découragés, mais d'espérer en Dieu : Beaucoup sont les tribulations des justes, et le Seigneur les délivrera de toutes (Ps. 33:19).

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Ceux qui désirent sauver leur âme doivent se rappeler qu'il est impossible d'être sauvé sans épreuvess et tentations, et qu'ils devraient donc remercier Dieu pour toutes les choses tristes. Les maladies, les malheurs, les calomnies, les insultes, les ennuis, la persécution et autres sont le salut pour l'homme.

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Les tribulations sont principalement le sort de ceux qui sont sauvés dans les derniers temps : nous devons, par beaucoup de tribulations entrer dans le royaume de Dieu (Actes 14:22).

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Notre salut est sur la Croix, à savoir dans les souffrances de la Croix. Par des souffrances et des épreuves injustes, nous sommes greffés sur la Croix du Christ et de celle-ci nous recevons la puissance de la Croix, qui purifie, sanctifie et attire la bénédiction de Dieu. Il n'y a pas d'autre chemin vers le salut que par le Golgotha et la Croix.

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Notre vie n'est qu'une minute par rapport à l'éternité, et par conséquent les souffrances temporelles présentes sont sans valeur par rapport à la gloire qui sera révélée en nous (cf. Rom. 8:18) (si nous sommes jugés dignes)dans le siècle à venir.

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Supportez courageusement votre croix, votre caractère.

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Le plus important est de se repentir de nos péchés. Le Seigneur n'aura pitié que pour la lutte constante, et non pour la "correction", que vous n'avez pas et n'aurez pas (et si vous le faites, vous deviendrez orgueilleux).

     

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Ne créez pas d'amertume pour vous-même, endurez simplement les insultes et les chagrins.

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Comme il est impossible de respirer sans air, de vivre sans nourriture et de marcher sans pieds, il est donc impossible d'entrer dans le Royaume céleste sans épreuves.

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Il est possible de supporter la maladie ou le chagrin, mais en maugréant contre Dieu ou les hommes, en se plaignant de votre destin. De telles « bonnes œuvres » sont déplaisent au Seigneur, car elles sont faites sans discernement.

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Celui qui évite les épreuves renonce à son salut, et car la douceur temporelle de cette vie est privée de la vie éternelle, du repos toujours béni.

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En général, cette courte vie terrestre avec ses catastrophes et ses chagrins est donnée à l'homme pour qu'il puisse l'utiliser pour son salut, c'est-à-dire pour se ramener de la vie à la mort.

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La voie monastique est difficile [écrit dans sa biographie le staretz Siméon], mais le travail ascétique du mégaloschème est plus difficile, s'il est supporté comme notre Seigneur Jésus-Christ, qui a tracé la voie ascétique, nous l'a indiqué. Avec la visite de Son Esprit Très Saint, tout peut être surmonté, enduré, maîtrisé, et l'héritage éternel tant et indicible de Son Royaume céleste peut être acquis.

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Une pèlerine demanda à plusieurs reprises au staretz Siméon à propos de son fils, s'il serait sauvé. Un jour, il lui répondit : « J'en ai assez d'entendre parler de ton fils... Comment peut-il être sauvé s'il ne le veut pas lui-même ? » Mais elle a de nouveau commencé à tester la patience du staretz, continuant à lui demander s'il serait sauvé. Alors le staretz lui a dit : « Tu veux vraiment qu'il soit sauvé ? Il ne peut être sauvé que par des épreuves, et toutes le épreuves te reviendront. Mais ne maugrée pas, supporte-les avec patience, sans maugréer. » Et son fils tomba très malade.

     

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Non loin de Pechory, dans le village de Maly, vivait Matouchka Anna, veuve du prêtre local, le père. Vasily Rogovsky, fille spirituelle du staretz Siméon, respectée par tous. Autrefois, leur famille souffrait beaucoup des autorités impies - ils passaient du temps en exil sibérien. Mais même dans ces années-là, le staretz s'est toujours souvenu d'eux et s'est efforcé de les soutenir d'une manière chrétienne, du moins avec des  paroles de réconfort et d'espoir.

Cela est démontré par la carte postale envoyée par le staretz à leur famille en exil à Krasnoïarsk, conservée avec amour par Matouchka Anna. Elle disait ceci:

Une salutation sincère à nos chers Vasily, Anna et Maria, en vous souhaitant bonne santé et toutes bonnes choses. « L'humilité, la patience et le travail peuvent surmonter n'importe quoi », selon notre dicton russe. La foi en Dieu et l'espoir en Dieu répareront tout, et le Seigneur aidera.

Et c'est ce qui s'est passé tout comme Père Siméon l'avait prévu. Malgré tous leurs chagrins et malheurs, ces malades sont finalement retournés dans leurs terres natales.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN

Recension : « Qu’est-ce que la théologie ? » de Jean-Claude Larchet (Éditions des Syrtes)

Recension : « qu’est-ce que la théologie ? » (Éditions des syrtes) de jean-claude larchet



Jean-Claude Larchet, Qu’est-ce que la théologie ?, Éditions des Syrtes, 2022, 164 pages, 15 euros.

Voilà un livre dont tireront un grand profit bien sûr tous ceux qui étudient ou ont étudié la théologie, plus précisément la théologie orthodoxe, ou tout simplement ceux qui s’y intéressent ou encore veulent la découvrir, mais aussi, par-delà, tous ceux qui désirent approfondir leur foi. En effet, l’auteur rappelle d’emblée que dans la perspective et la perception orthodoxes, théologie et mystique ne sont pas dissociées, ce que résume la phrase bien connue et fondamentale à cet égard d’Évagre le Pontique (Chapitres sur la prière, 61) : « Si tu es théologien, tu pries vraiment, et si tu pries vraiment, tu es théologien. »

Jean-Claude Larchet s’attache avec clarté et pédagogie à bien distinguer les conceptions de la théologie au sein du protestantisme, du catholicisme et de l’orthodoxie en soulignant à chaque fois les enjeux pour la foi. Il présente aussi bien pour la théologie en général que pour chaque domaine en particulier (à savoir la dogmatique, l’Écriture sainte et son exégèse, la patrologie, l’histoire de l’Église, la théologie morale — ou plutôt ascétique — et la bioéthique, l’hagiologie, l’iconologie, l’étude des canons, la théologie pastorale et l’homilétique), les fondements, l’évolution historique et la situation actuelle.

L’ouvrage a pour vocation de remettre, en quelque sorte, les idées à l’endroit. Il rappelle l’importance centrale pour l’orthodoxie de la Tradition (ici avec un T majuscule) qui comprend et exprime la foi révélée dans l’Écriture sainte (avec le Nouveau Testament qui éclaire l’Ancien), transmise par et dans l’Église avec l’enseignement explicatif des Pères de l’Église ainsi que les décisions des conciles. Avec ce livre, Jean-Claude Larchet fait une nouvelle fois œuvre de clarification ce qui est toujours salutaire, surtout dans une période où les confusions circulent intensément.

Christophe Levalois

lundi 6 février 2023

Métropolite Nektarios [Antonopoulos] : POURQUOI LES MIRACLES N'ARRIVENT-ILS PAS À TOUT LE MONDE ?

  

Le Seigneur est souvent silencieux par amour. Mais la question se pose : pourquoi les miracles n'arrivent-ils pas à tout le monde ? Combien de malades et leurs proches supplient Dieu et les saints avec foi pour [obtenir ] la guérison ! Mais nous ne voyons pas toujours des miracles leur arriver ! Pourquoi ?

Il ne peut y avoir de réponse définitive à cette question. Les voies de Dieu sont insondables.

Car qui a connu l'esprit du Seigneur ? (1 Cor. 2:16), demande le saint apôtre Paul.

Seul le Seigneur peut donner une réponse exacte à cette question. Il est très difficile d'expliquer la Divine Providence, la volonté de Dieu et le silence. Nous ne pouvons pas dire que « la foi de cette personne est plus forte que la foi de celle-ci » ou que « le Seigneur aime cette personne plus que celle-ci ». Comme le Tout-Puissant Lui-même le dit par le saint Prophète Ésaïe Car comme les cieux sont plus élevés que la terre, mes voies sont aussi plus élevées que tes voies, et Mes pensées que tes pensées (Is. 55:9).

Bien sûr, les éléments suivants doivent être notés ici. Le Seigneur est souvent silencieux par amour pour les gens. Dieu permet à une personne de subir de graves tentations pour son salut. Dans Son omniscience, le Seigneur voit parfaitement clairement que la tentation, la maladie ou la douleur conduiront une personne au salut.

L'apôtre Paul, qui a lui-même guéri les malades et a accompli des miracles, souffrait d'une maladie chronique grave, d'une épine dans la chair (cf. 2 Cor. 12:7). Il a supplié le Seigneur de le guérir trois fois, mais le Seigneur ne lui a pas donné ce qu'il demandait. Sa réponse a été la suivante : Ma grâce est suffisante pour toi : car Ma force est rendue parfaite dans la faiblesse (2 Cor. 12:9).

C'est-à-dire « Mon don te suffit » parce que Son pouvoir se manifeste pleinement dans notre faiblesse.

De nombreux saints qui ont fait des miracles sur des personnes ont souffert de diverses maladies et d'autres tentations. Ils n'ont pas demandé au Seigneur de les guérir, mais ils lui ont demandé de leur donner de la patience. Nos saints modernes, les startsy Porphyrios et Païssios, ont atteint le point de demander à Dieu de leur envoyer le cancer. Et, tout en souffrant de cette maladie, ils se réjouissaient tous les deux et glorifiaient le Seigneur. Père Païssios avait l'habitude de dire :

« Pendant la maladie, j'ai appris des choses que de nombreuses années de labeur ascétique ne purent me donner. »

Néanmoins, cela ne signifie pas que nous ne devrions pas rechercher une intervention divine ! Sinon, nous rejetons Son commandement, Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et on vous ouvrira (Mt. 7:7), et remettre en question le don et la grâce qu'Il a donné à Ses saints : celui qui croit en moi, les œuvres que je fais il les fera aussi ; et des œuvres plus grandes que celles-ci (Jean14:12).

Et notre affaire est la prière et le cœur contrit. En d'autres termes, laissons Dieu entrer dans nos cœurs et nos vies. Parce que sans notre consentement volontaire, Il ne peut pas y entrer. Il attend toujours humblement et respecte notre personnalité. Le Seigneur frappe à nos cœurs, mais n'y pénètre pas par force.

Nous devons Lui répondre. Et nous devrions partager nos demandes avec Lui, en ne le faisant pas comme des enfants mal élevés, mais tranquillement et humblement. Lorsque nous demandons quelque chose, nous devons toujours être prêts à accomplir Sa volonté et à ne pas Le forcer.

Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Ta volonté sera faite (Mt 26:39, 42).

Version Française Claude Lopez-Ginistzy

d'après

ORTHOCHRISTIAN


dimanche 5 février 2023

DIMANCHE DU PUBLICAIN ET DU PHARISIEN


Aujourd'hui, non seulement nous commençons le Triode avec le premier dimanche précédant le Carême, mais nous commémorons également les nouveaux martyrs et confesseurs de la persécution bolchevique en Russie. Il serait impossible de rendre justice à ce vaste sujet en quelques paragraphes, mais nous pouvons nous pencher sur un représentant des multitudes qui ont souffert pour le Christ dans la première moitié du 20e siècle. 

Sts Nouveaux-Martyrs Russes


Saint Patriarche Tikhon

Vasily Ivanovich Bellavin est né en 1865 (l'année où cette maison a été construite) et il a été tonsuré comme moine en 1891, recevant le nom monastique de Tikhon, en l'honneur de St Tikhon de Zadonsk. Il fut élevé à l'épiscopat en 1897 et l'année suivante, il fut affecté à l'Amérique.

 À cette époque, il y avait des paroisses orthodoxes immigrées dispersées dans toute l'Amérique du Nord mais, en raison de leur diversité ethnique, elles n'étaient pas bien organisées. En tant qu'archipasteur, l'évêque Tikhon a beaucoup voyagé, visitant des communautés isolées. Dans son zèle missionnaire, il s'est rendu compte qu'un facteur commun serait la langue et a donc approuvé la traduction des services et des sacrements de l'Église en langue vernaculaire. C'est ainsi qu'est né le livre connu sous le nom de Hapgood Service Book, du nom de la traductrice, Isobel Hapgood. Le format est basé sur le Book of Common Prayer anglican, mais tenter de rassembler les services byzantins en un seul volume n'est pas très satisfaisant en raison de leur complexité. Pourtant, au tout début du XXe siècle, promouvoir l'utilisation de l'anglais dans les services religieux était une idée clairvoyante et plutôt révolutionnaire, non seulement pour le bénéfice de la jeune génération qui grandissait avec l'anglais comme première langue, mais aussi pour rendre plus largement accessible le riche trésor des services de l'Église. L'approbation de St Tikhon publiée dans le livre de service comprend le paragraphe suivant :

Avec la sincérité de la prière et de l'âme, nous invoquons la bénédiction de Dieu sur cette pieuse entreprise, qui a pour objet de répandre sur terre la foi du Christ et de favoriser la communion vivante des croyants dans le Christ avec notre Seigneur et Sauveur, qui est admirable dans Ses saints ; et nous souhaitons un succès et une joie abondants dans l'Esprit Saint à tous ceux qui travailleront à cette grande œuvre.

Après un interrègne de 217 ans, saint Tikhon fut élu patriarche de Moscou en novembre 1917, devenant ainsi le 11e patriarche. Bien qu'il soit qualifié de confesseur plutôt que de nouveau martyr, on peut dire que les souffrances qu'il a endurées aux mains des bolcheviks qui haïssaient Dieu ont constitué un lent martyre. Ce grand et saint homme a rejoint sa récompense éternelle le jour de la fête de l'Annonciation en 1925. Notre église a récemment été bénie par le don d'une icône du patriarche St Tikhon.  En outre, nous possédons une petite icône n bois, sculptée en bas-relief, dans lequel est encastré un fragment du cercueil original de St Tikhon. 

Saint Patriarche Tikhon, prie Dieu pour nous.

+

La lecture de l'Évangile de ce dimanche est la parabole du publicain et du pharisien (Luc 18, 10-14) dans laquelle le Seigneur nous met tous en garde contre le péché d'orgueil.

Dans cette parabole, nous voyons deux prototypes. Le pharisien était le gardien de la loi, combinant les caractéristiques d'avocat, de policier et de magistrat. En tant que tel, il cultivait l'image publique de droiture et de vertu. Le publicain (collecteur d'impôts) était un objet de méfiance, voire de haine, dont on ne disait jamais rien de bon. Il nous est montré que l'amour de soi est la cause première du problème. Il se manifeste sous de nombreuses formes : présomption, arrogance, vanité, mais surtout orgueil. La parabole est une leçon pour tous ceux qui ont confiance en eux-mêmes et n'attribuent pas tout à Dieu.

Regardez les premiers mots du pharisien : "Dieu, je Te remercie". Cela ressemble à l'attitude d'un homme reconnaissant qui remercie Dieu de l'avoir sauvé de l'erreur. Il ne le fait pas, mais au contraire, il s'attribue les vertus qu'il imagine et en informe Dieu. S'il croyait avoir reçu un don de Dieu, il n'aurait pas jugé les autres mais aurait fait preuve de pitié. Au contraire, confiant dans sa propre justice, il a regardé les autres hommes de haut en les jugeant et en les méprisant. Notez que le pharisien et le publicain se tenaient tous deux dans le temple, mais il y avait une différence. Le premier se tenait droit, avec une attitude [disant] "regardez-moi", tandis que le second s'inclinait humblement, les yeux baissés, conscient de son indignité. 

Le pharisien était si égocentrique qu'il dressait la liste de ses vertus imaginaires en ajoutant qu'il respectait exactement la lettre de la loi, en jeûnant deux fois par semaine (le lundi et le jeudi, ce qui était la coutume à l'époque) et en donnant la dîme. L'Église nous enseigne à jeûner deux fois dans la semaine, mais le mercredi (le jour où le Christ fut vendu pour trente pièces d'argent) et le vendredi (le jour où le Christ fut crucifié). La semaine prochaine, pour nous rappeler de ne pas être orgueilleux comme le pharisien, nous sommes libérés du jeûne le mercredi et le vendredi. 

Le publicain était beaucoup moins loquace. Il ne murmura qu'une seule phrase : "Dieu ait pitié de moi, pécheur". Si cela vous semble familier, c'est le cas. C'est le sentiment de la Prière de Jésus, Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur. Cette expression d'humilité de la part du publicain attira sur lui la bénédiction de Dieu, car Dieu résiste aux orgueilleux et fait grâce aux humbles (Première épître générale de Pierre 5:5).

La Prière de Jésus occupe une place très particulière dans la spiritualité orthodoxe. Dans le classique russe, Les récits du Pèlerin russe, nous rencontrons un homme dont le cœur a été touché par une phrase qu'il a entendue à l'église, Priez sans cesse (1 Thessaloniciens 5:17). Il s'est ensuite mis en quête de savoir comment une telle chose pouvait être possible. Dans sa quête, il rencontra un staretz (père spirituel) qui lui fit découvrir la Prière de Jésus et la Philocalie. Le tchotki (chapelet de prière de laine nouée) peut être considéré comme un dispositif de comptage. Dans les siècles passés, de nombreux chrétiens pieux étaient analphabètes et ne pouvaient donc pas utiliser de livres de prière. Une règle de prière conçue pour eux consistait à réciter la prière de Jésus un nombre déterminé de fois, par exemple 600 prières à la place des vêpres et 400 pour les petites complies. Par ailleurs, le tchotki peut être une aide à la concentration, mais il n'est pas indispensable à cette fin. Le staretz explique qu'il s'agit d'une prière intérieure qui n'a pas besoin d'être dite à haute voix. Il cite le conseil de saint Siméon le Nouveau Théologien de se taire et de laisser ses pensées aller de la tête au cœur en disant la prière, dans son esprit, tout en expirant. Vous pouvez le faire quelques fois ou continuellement. Tout en étant avertis d'éviter l'orgueil du pharisien par l'exemption du jeûne, nous sommes encouragés à cultiver une âme humble en utilisant la prière de Jésus, en particulier lorsque la tentation nous assaille.   

Dans l'introduction du Triode, nous lisons : La faute du pharisien est qu'il n'a aucun désir de changer sa façon de voir les choses ; il est complaisant, satisfait de lui-même, et ainsi il ne laisse aucun espace à Dieu pour agir en lui. Le publicain, par contre, aspire vraiment à un "changement d'attitude" : il est insatisfait de lui-même, "pauvre en esprit", et là où il y a cette insatisfaction salvatrice de soi, il y a de la place pour que Dieu agisse.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après


in Mettingham. 

ENGLAND

samedi 4 février 2023

L'ARCHEVEQUE ELPIDOPHORE À L'ASSEMBLÉE DES ÉVÊQUES : NOUS AVONS DES CONFLITS PARCE QUE VOUS NE RECONNAISSEZ PAS L'ÉGLISE UKRAINIENNE DE CONSTANTINOPLE


Ce qui caractérise les déclarations des membres du patriarcat de Constantinople, mis à par leur dérive papale délétère et éhontée,  leur abandon des canons de l’Orthodoxie, c'est leur incommensurable culot! Savent-ils qui est le père du mensonge? (NdT)

Los Angeles, 1er février 2023

L'Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis a ouvert sa dernière session à la Cathédrale orthodoxe grecque de Ste Sophia à Los Angeles le 30 janvier.

En tant que président de l'Assemblée, l'archevêque Elpidophoros de l'archidiocèse grec orthodoxe (patriarcat de Constantinople) a prononcé le discours d'ouverture.

L'archevêque a commencé par rappeler l'objectif de l'Assemblée des évêques, comme indiqué dans son règlement d'opération :

Le but de l'Assemblée épiscopale est de manifester l'unité de l'Église orthodoxe, de promouvoir la collaboration entre les églises dans tous les domaines du ministère pastoral et de maintenir, de préserver et de développer les intérêts des communautés qui appartiennent aux évêques orthodoxes canoniques de la région.

Citant le patriarche Bartholomée, l'archevêque Elpidophore a souligné que l'Assemblée prend des décisions par consensus, parce que « L'institution synodale tire son origine des profondeurs du mystère de l'Église... En professant à travers le symbole sacré notre foi dans l'Église unique, sainte, catholique et apostolique, nous proclamons également sa synodalité... »

« En d'autres termes, nous ne pouvons pas séparer notre affirmation sur le Seigneur Jésus-Christ de notre responsabilité d'agir de manière synodale », a ajouté l'archevêque.

Dans le même temps, il a noté qu'il existe des différences entre les évêques de l'Assemblée et entre les Églises locales dans le monde orthodoxe, en particulier en ce qui concerne la guerre en Ukraine.

Et : « Le manque de reconnaissance de l'Église orthodoxe d'Ukraine sous les métropolite (sic) Epiphanio par les juridictions de cette salle, à l'exception de celles du Patriarcat œcuménique, continue d'être une source de conflit et de désaccord. »

Rappelons que la majorité des Églises locales rejettent la création et la reconnaissance de la soi-disant "église orthodoxe d'Ukraine" précisément parce que cela a été fait unilatéralement par Constantinople. Les hiérarques et les synodes locaux appellent à une synaxe panorthodoxe depuis 2018 pour traiter de la question, mais le patriarche Bartholomée a régulièrement refusé de se réunir avec ses confrères hiérarques.

En raison de l'ingérence anti-canonique de Constantinople en Ukraine, l'Église orthodoxe russe s'est retirée des assemblées locales des évêques de toute la diaspora, car elles sont présidées par des hiérarques de Constantinople.

Mais l'archevêque Elpidophore s'engage à ramener nos frères russes à la table », dit-il.

Le chef du GOARCH [Archidiocèe grec d'Amérique] a également abordé la question des multiples juridictions et de leurs allégeances ecclésiastiques, en disant : "Chacun d'entre nous a une allégeance à notre Église mère, et nos frères de l'OCA, dans leur statut indépendant, ont une allégeance interne les uns envers les autres. Il n'y a rien de mal dans ces allégeances, tant qu'elles n'inhibent pas notre allégeance au Christ ! »

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN


Nouveau aux Editions des Syrtes

 

Editions des Syrtes
 
Deux inédits de Mgr Antoine Bloom
aux Éditions des Syrtes
 
En librairie  le 3 février
 
Dieu et l'homme. La foi et le doute
 
 
192 pages – 11 €
 
Mgr Antoine développe dans cet ouvrage des thèmes intimement liés dans sa pensée : la rencontre avec Dieu par son prochain ; le problème de la foi – et du doute ; et enfin, une réflexion sur Dieu et sur l’homme. Ces notions essentielles pour le chrétien sont toujours appuyées par les Saintes Écritures que Mgr Antoine cite abondamment mais aussi par la littérature européenne qu’il mentionne tout au long du livre.
Dieu et l'homme est le deuxième tome d’une série de cinq conférences données par Mgr Antoine Bloom en Belgique (1969-1973).
Une préface d’Olga Lossky-Laham, écrivaine et théologienne française, éclaire la parole de Mgr Antoine pour chaque volume.
 
Commander le livre >>
Vivre la communauté chrétienne
 
 
176 pages – 11 €
 
Cette troisième conférence traite des différents aspects liés à la vie dans une commaunté chrétienne, religieuse ou laïque.
Mgr Antoine analyse les divers éléments qui peuvent constituer la base d’une communauté, la solidarité malgré les divergences, la relation entre l’individu et le
groupe, l’action et la contemplation. Pour chaque aspect abordé, Mgr Antoine de Souroge apporte des citations ou des paraboles  tirées des  Saintes Écritures. 
Préface d’Olga Lossky.
 
Commander le livre >>
Mgr Antoine de Souroge  (1914-2003)
 
Le métropolite Antoine Bloom est né à Lausanne dans une famille de diplomates russes contrainte à l’exil suite aux changements de pouvoir en Russie, avant de se fixer définitivement à Paris.
À l’âge de quatorze ans, alors athée convaincu, il vit une remarquable conversion, expérimentant la présence du Christ en lisant l’Évangile de Marc. 
Après la guerre, il devient prêtre puis évêque de Souroge en Angleterre. 
Ses livres, dont la plupart traitent de la prière, et ses innombrables conférences, homélies et retraites, font de lui une des personnalités chrétiennes les plus en vue en Grande-Bretagne et dans le monde francophone.
 
Du même auteur, aux Éditions des Syrtes:
 
Étapes de la vie spirituelle
 
 
160 pages – 9 €
 
Monseigneur Antoine, considéré à juste titre comme un des plus grands spirituels du XXe siècle, nous donne des clés pour comprendre les Saintes Écritures dans un langage clair, compréhensible et profond.
En analysant et expliquant les paraboles lues aux offices précédant le Grand Carême, telles celle du Christ dans la tempête ou la guérison de l’aveugle, Mgr Antoine nous offre une réflexion sur la véritable place de Dieu en nous, et l’importance de la croyance dans ce monde.
 
Préface d'Olga Lossky.


 
 
Commander le livre >>
Rencontre avec Olga Lossky
autour de Mgr Antoine Bloom

 
Vendredi 10 février 2023
20 h 30
 
Entrée libre
Livres en vente sur place
 
Chapelle de la Visitation, local paroissial de l'église Saint-Léon
11, rue du Cardinal Amette, Paris 15e
Métro : Duplex ou La Motte-Picquet-Grenelle
 
 
 
Retrouvez l'ensemble des titres de la collection Orthodoxie sur le site Internet des éditions des Syrtes
 
 
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