"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

samedi 8 mai 2021

Vénérable Mark l'Anachorète d'Athènes ( Fête le 5 avril)


Saint Marc est né à Athènes. Il raconta sa vie à Abba Serapion qui, par la volonté de Dieu, lui rendit visite avant sa mort.

Dans sa jeunesse il avait étudié la philosophie. Après la mort de ses parents, saint Marc se retire en Egypte et s'installe dans une grotte du mont Trache (en Ethiopie). Il passa nonante-cinq ans dans l'isolement et pendant ce temps non seulement il ne vit pas de visage humain, mais même pas une bête ou un oiseau.

Les trente premières années furent les plus difficiles pour saint Marc. Pieds nus et mal vêtu, il souffrait du froid en hiver et de la chaleur en été. Les plantes du désert lui servaient de nourriture, et parfois il devait manger la poussière et boire de l'eau de mer amère. Des esprits impurs pourchassaient saint Marc, promettant de le noyer dans la mer ou de l'entraîner vers le bas de la montagne en criant: "Pars de notre terre! Depuis le début du monde, personne n'est venu ici. Pourquoi as-tu osé venir?"

Après trente ans de tribulation, la grâce divine vint sur l'ascète. Les anges lui apportaient de la nourriture et de longs cheveux poussaient sur son corps, le protégeant du froid et de la chaleur. Il dit à Abba Sérapion: "J'ai vu la ressemblance du paradis divin, et en lui les prophètes de Dieu Elie et Enoch. Le Seigneur m'a envoyé tout ce que je cherchais."

Au cours de sa conversation avec Abba Sérapion, saint-Marc demanda comment les choses se trouvaient dans le monde. Il posa des questions sur l'Église du Christ et demanda si les persécutions contre les chrétiens se poursuivaient. En entendant que le culte des idoles avait cessé il y a longtemps, le saint se réjouit et demanda: «Y a-t-il maintenant dans le monde des saints qui accomplissent des miracles, comme le Seigneur l'a dit dans son Évangile: 'Si vous avez la foi comme un grain de moutarde, dis à cette montagne, éloigne-toi de cet endroit, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible "(Mt 17, 20)?»

Tandis que le saint prononçait ces paroles, la montagne quitta sa place de 5000 coudées (environ 2,5 kilomètres) et se dirigea vers la mer. Quand saint Marc vit que la montagne s'était déplacée, il dit: «Je ne t'ai pas ordonné de déménager de chez toi, mais je conversais avec un frère. Retourne chez toi! » Après cela, la montagne revint à sa place. Abba Sérapion tomba à terre, effrayé. Saint Marc le prit par la main et lui demanda: «N'as-tu jamais vu de tels miracles de ton vivant?»

"Non, Père," répondit Abba Sérapion. Alors saint Marc pleura amèrement et dit: «Hélas, aujourd'hui, il n'y a des chrétiens que de nom, mais pas en actes.»

Après cela, saint Marc invita Abba Sérapion à un repas et un ange leur apporta de la nourriture. Abba Sérapion déclara que jamais il n'avait mangé une nourriture aussi savoureuse, ni bu une eau aussi douce. «Frère Sérapion», répondit saint Marc, «as-tu vu quelle bienfaisance Dieu envoie à ses serviteurs? Pendant tous mes jours ici, Dieu ne m'a envoyé qu'une miche de pain et un poisson. Maintenant, pour toi, Il a doublé le repas et nous a envoyé deux pains et deux poissons. Le Seigneur Dieu me nourrit de tels repas depuis mes premières souffrances venant du Malin.

Avant sa mort, saint Marc pria pour le salut des chrétiens, pour la terre et tout ce qui y vit dans le monde dans l'amour du Christ. Il donna des instructions finales à Abba Sérapion de l'enterrer dans sa grotte et d'en obturer l'entrée. Abba Sérapion a été un témoin de la façon dont l'âme de l'ancien Mark, âgé de cent trente ans, fut emmené au ciel par des anges.

Après l'enterrement du saint, deux anges sous la forme d'ermites guidèrent Abba Sérapion dans le désert intérieur vers le grand frère Jean. Abba Sérapion raconta aux moines de ce monastère la vie et la mort de saint Marc.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après



vendredi 7 mai 2021

Métropolite Néophytos de Morphou: Gerondissa Macaria de Nea Macri


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Le saint nouveau martyr Ephraïm le Nouvel Apparu fut martyrisé, et il fut retrouvé par notre très vénérable mère Macaria, que Dieu m'a trouvé digne de bien connaître.

Elle fut, à vrai dire, la première qui me reçut comme évêque.

J'avais alors vingt ans et je portais des pantalons. Elle sortit du monastère et dit à l'une de ses moniales, Ephraimia:

"Va, mon enfant, trois membres du clergé arrivent."

La pauvre Ephraimia sortit alors et regarda vers la route. Elle nous vit, trois étudiants qui marchaient vers le monastère. Elle dit alors:

"Gerondissa, ce sont trois étudiants, pas des membres du clergé."

"Non, mon enfant, ce sont trois membres du clergé," répondit-elle. "Deux d'entre eux deviendront évêques."

Dès que nous sommes entrés à l'intérieur, elle s'est inclinée en avant vers moi et vers Gérasime Phokas qui est devenu plus tard métropolite de Céphalonie pendant une courte période, mais il est mort et est allé au paradis où il se réjouit là-haut dans la vie éternelle, et elle a embrassé les mains de nous trois.

Et je me suis dit: "Voyez comment le Dieu saint fait grâce à Son peuple."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après




jeudi 6 mai 2021

Fresques du Monastère orthodoxe de la Transfiguration en France

 


Voir la suite en cliquant sur le lien:

https://orthodoxartsjournal.org/biblical-visions-exterior-murals-at-the-monastery-of-the-transfiguration/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=new-article-newsletter-post-title_1

Librairie du Monastère de la Transfiguration

 

Librairie du Monastère de la Transfiguration
04 mai 2021
Mon Père, madame, monsieur
 
Nous avons le plaisir de vous informer de la mise en ligne d'un nouvel ouvrage.
La Sainte Lumière
Haris Skarlakidis
 
 
 
Le miracle de la descente de la lumière de la résurrection au tombeau du Christ.
Soixante-dix témoignages historiques (IV° - XVI° siècle)
 



Paru récemment
 
Monastère de la Transfiguration.
24120 Terrasson- Lavilledieu


mercredi 5 mai 2021

Prêtre Octavian Mosin: ENTRE L'ENDURANCE DES DOULEURS ET LA PAIX SPIRITUELLE


C'est une bonne chose que  d'être inébranlable dans la vraie foi qui vous fait tout surmonter au moyen de l'espoir et de l'amour, peu importe [alors] le nombre de problèmes, de douleurs et d'afflictions dans votre vie, pour atteindre cette paix spirituelle tant désirée.

Notre Seigneur, Dieu d'amour, de protection, de miséricorde et de tout bien, ne permet pas d'être tenté au-delà de la mesure de nos pouvoirs. Dieu nous aide à affronter toutes les épreuves, mais nous devons travailler dur dans ce combat contre le mal, nous ne devons pas simplement attendre l'intervention de notre Père.

Voici ce que nous enseigne Abba Dorothée: "Soit nous obtenons quelque chose de bien de quelqu'un, soit nous souffrons du mal de quelqu'un, nous devons lever les yeux et remercier Dieu pour tout ce qui nous arrive, nous réprimandant en permanence et en disant comme les saints Pères, quand une bonne chose nous arrive que c'est une preuve de l'attention de Dieu et si quelque chose de mauvais arrive, nos péchés sont à blâmer, car en effet tout ce que nous souffririons, nous le souffrirons pour nos propres péchés."

La patience et paix, frères, nous l'atteindrons avec l'aide de Dieu, par la prière. Seule la prière nous fortifie et nous aide à surmonter toutes les difficultés et toutes les douleurs et elle nous rend capables d'atteindre le monde de la paix divine.

Et ceux qui veulent acquérir la patience et vivre une vie dans la paix spirituelle devraient dire la prière suivante: "Oh Seigneur, notre Dieu, qui a enduré les persécutions, les moqueries et même la mort sur la Croix pour notre salut, Toi qui as dit <C'est dans ta patience, que vous possédez vos âmes>, montre-moi, à moi pécheur, tes riches miséricordes et donne-moi l'esprit de patience, afin que mon âme tourmentée trouve son réconfort.

Vois le désespoir qui me tente, vois l'épreuve à laquelle je fais face et aide-moi à en sortir purifié de tous mes péchés et prêt à Te servir tous les jours de ma vie et à glorifier Ton Saint Nom, en chantant avec tous les anges et les saints : Alléluia! "

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
THE ATHONITE TESTIMONY

mardi 4 mai 2021

CE N'EST PAS L'HOMME QUI EST MAUVAIS, MAIS CELUI QUI LE CONTRÔLE

Dimanche du Pardon

«Ils disent que nous sommes tous nés égaux. Je ne crois sincèrement pas qu'il y ait des gens qui naissent mauvais et d'autres qui naissent bons.

Mais je pense que la vie, les expériences qu'un homme traverse peuvent le façonner d'une manière ou d'une autre. J'ai discuté à plusieurs reprises avec le Père de la méchanceté des gens et j'ai donc compris que je pensais que la méchanceté appartenait aux gens et non à ceux qui les influençaient dans une plus ou moins grande mesure.

«Père, si quelqu'un t'offense, que fais-tu?

"Je ne fais rien."

Mais que se passe-t-il s'il continue et te maudit? Je suppose que tu dois avoir une réaction.

"Je n'en ai pas."

"C'est incroyable, mais que se passe-t-il s'il te pousse ou utilise d'autres formes de violence physique?"

«Je ne répondrai pas.»

«C'est impossible, il y a des réactions humaines naturelles d'autodéfense, de rejet. L'homme t'a fait du mal et tu ne peux pas rester les bras croisés.

«Mon fils, je veux que tu comprennes une chose simple, ce n'est pas l'homme qui est mon ennemi, mais le démon qui le contrôle. Si je réponds, je ne résous rien et le démon se réjouit. Si je blesse l'homme, il souffre et pas le le démon. Au contraire, je peux lui offrir une grande joie qui m'attristerait.

«Alors comment résoudre une situation de ce genre?

«La solution est simple. L'humilité que quelqu'un montre dans une dispute fait disparaître le démon. Le démon ne supporte pas l'humilité. Quelle est la conséquence? Après que le démon soit parti et emporte avec lui toutes ses tentations, les hommes se réconcilieront. C'est la vérité. L'humilité est un mot si simple, mais pour n'importe quel homme, il est très difficile de l'appliquer.

«Ce n'est pas difficile tant que l'on associe l'humilité à l'amour. Et si on considère la personne qui est en face de vous comme étant la création de Dieu aussi bien que vous, si on la considère comme son frère, on lui pardonnera. Pas nécessairement en mots, mais dans son cœur. Une fois qu'on lui pardonne et que l'on est réconcilié avec soi-même et conscient qu'il n'est pas l'auteur de cet événement blâmable mais les forces des ténèbres, on change automatiquement sa disposition à son égard. On lui accorde des circonstances atténuantes. Et dans notre âme grandissent des sentiments comme la miséricorde, peut-être même la compassion.

«Alors, que dois-je faire après?

«Tu n'as pas d'autre choix que de prier pour l'âme de cet homme pour avoir été sauvé et pour être pardonné du tort qu'il a fait. Tu peux éventuellement mentionner son nom dans ton acathiste. Tu connais le commandement de notre Seigneur Jésus-Christ de pardonner à nos ennemis et [Sa recommendation]«Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

C'est assez clair, n'est-ce pas? La violence verbale ou physique est exclue. Elles n'apportent aucune solution. J'espère que tu as compris.

«Je l'espère aussi,cmême si ce sera difficile pour moi d'appliquer ce que j'ai appris»

«Mais pas impossible» dit le Père en souriant.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

lundi 3 mai 2021

Saint Jean [Maximovitch]: Avant le jeûne



Les portes du repentir sont ouvertes, le Grand Carême commence . Il est répété chaque année et à chaque fois, il nous sera très utile si nous le conduisons correctement. Le Grand Carême est la préparation à la vie future et, dans un proche avenir, la préparation de la Lumineuse Résurrection.

Tout comme un escalier est disposé dans un grand bâtiment, de sorte que l'on puisse facilement monter les marches jusqu'à la hauteur du bâtiment, les différents jours de l'année sont des étapes pour notre progression et notre ascension spirituelles.

Celles-ci incluent en particulier les jours du Grand Carême et de la Sainte Pâques.

Par le Grand Carême, nous sommes purifiés de la souillure pécheresse, et lors de la Sainte Pâques, nous ressentons la félicité du Royaume à venir du Christ. Lorsque les gens gravissent une haute montagne, ils essaient de se débarrasser de tout poids inutile. Moins quelqu'un est chargé, plus il lui est facile de grimper et plus il peut grimper haut.

De la même manière, pour être élevé spirituellement, il faut d'abord se libérer du fardeau du péché. Il nous est enlevé par la repentance à la condition indispensable que nous chassions nous-mêmes toute inimitié et pardonnions à tous ceux que nous considérons coupables devant nous. Purifiés et pardonnés par Dieu, alors nous rencontrons la lumineuse résurrection du Christ.

Quel est le don de Dieu le plus précieux que nous recevons alors, quelle est l'achèvement de notre exploit de Carême? Ceci nous est déjà indiqué par le premier hymne, qui commence le chant quotidien de la stichère du jeûne: «Et l'Agneau de Dieu nous est donné comme nourriture, dans la nuit sacrée et lumineuse de la résurrection, pour nous le sacrifice auquel ont  communié les disciples, à la Cène Mystique, et à la nuit lumineuse de la Réaurrection. "

La communion au Corps et au Sang du Christ ressuscité à la vie éternelle, tel est le but de la Sainte Quarantaine. Ils ne reçoivent pas seulement la communion à Pâques. Au contraire, ceux qui ont jeûné, se sont confessés et ont reçu la communion pendant le Grand Carême devraient recevoir la communion à Pâques. Avant Pâques même, il n'y a aucune possibilité de bien se confesser, en tout, le temps et les prêtres sont trop occupés par les office de la Passion. Nous devons pour cette raison  nous y préparer à l'avance.

Toute communion aux mystères du Christ est une union avec le Christ Lui-même et elle est salutaire pour nous. Pourquoi la communion la nuit de la Sainte Pâques est-elle si importante et sommes-nous  tous appelés à cela? Surtout alors il nous est donné de ressentir le Royaume du Christ. Alors nous sommes tous spécialement illuminés par la Lumière éternelle et renforcés pour l'ascension spirituelle.

C'est un don irremplaçable du Christ, une bénédiction incomparable. 

Que personne ne soit privé de cette joie. Que personne ne se prive de prendre la communion le soir de Pâques, au lieu d'âtre pressé de goûter à la viande et aux autres aliments. La communion aux Saints Mystères nous prépare alors à la fête dans le Royaume éternel de Dieu.

Version française Claude Lopez-.Ginisty
d'après

dimanche 2 mai 2021

Miracles de l'archange Michel le Taxiarque pour Mère Stavritsa la Missionnaire


Le Christ est ressuscité! 
En Vérité, Il est ressuscité!


La merveilleuse icône du Saint Archange Michel, 
Mantamados, Mytilène (Lesbos) 
( source )

Remarque: Le dimanche des saintes myrrhophores est l'une des principales fêtes du Saint-Archange Michel le Taxiarque, Mantamados, à Mytilène (Lesbos) . C'est parce que cette église a été consacrée ce jour-là. Des milliers de pèlerins qui affluent pour célébrer cette fête, rechercherl' intercession du grand Taxiarque, et le remercier pour sa prière et sa protection, car " Là où ta grâce jette son ombre, Archange, là la puissance du Diable est chassée; l'étoile déchue  du matin ne peut pas supporter ta lumière. " ( source

Qu'il intercède pour nous tous et nous protège!

Miracles de l'archange Michel le Taxiarque pour Mère Stavritsa la Missionnaire (+2000)

Je m'appelle Stavritsa Zachariou et je suis d'origine grecque. En 1969, je suis allé en Afrique en tant que missionnaire. J'ai 75 ans et  j'ai passé 15 ans en Afrique, auprès de nos frères souffrants, semant la graine de l'Évangile. Je reste seule à Nairobi, au Kenya, et de là, je vais à Kampala, au Cameroun, et ailleurs, où la semence de l'Évangile du Christ doit être semée.

Je suis missionnaire de l'archidiocèse d'Amérique. Avec l'aide de Dieu et des bienfaiteurs, nous avons construit 12 saintes églises  en [Afrique]. Nous avons construit la dixième sainte église en l'honneur de l'archange Michel, et je voulais peindre son icône à partir du prototype de la porte nord du patriarcat. Alors que je terminais l'icône, quand je suis allé au bureau de poste, j'ai reçu une lettre du Père Soterios Trampa. Je connais l'archimandrite Soterios, qui fut missionnaire pendant de nombreuses années en Corée, et qui a également servi comme prédicateur de votre métropole, avec le chancelier de l'archidiocèse d'Athènes de 1968 à 1973. Dans sa lettre, il y avait un petit livret sur le Taxiarque de Mantamados. Ensuite, j'ai découvert Mantamados et l'icône en bas-relief de l'archange Michel. Père Soterios a écrit: «Je vous envoie des informations sur le Taxiarque  de Mantamados, afin que vous puissiez connaître sa merveilleuse icône. À l'intérieur de ce livret, vous verrez l'un de ses nombreux miracles, qui se produisent quotidiennement à la gloire de Dieu. J'y ai servi dans le passé,



Rendu moderne de la merveilleuse icône
du Saint Archange Michel de Mandamados ( source )

J'ai commencé à lire le livret sur le Taxiarque, y compris le miracle de l'épée. En continuant à lire, j'arrivai à l'endroit où l'épée passait d'une personne inconnue à M. Diamante, alors qu'il y avait comme une agitation marquée dans l'icône. Je me suis retournée pour voir ce qui se passait alors et, ô mon Dieu !!!! L'Archange de l'icône a commencé à prendre vie, à prendre chair et os! J'étais époustouflée! Je me suis agenouillée devant elle et j'ai commencé à prier avec des larmes et à demander son aide et sa protection. Après un court instant, l'icône a lentement commencé à revenir à son état naturel.


J'étais censé partir en voyage à Kampala. J'ai toujours pensé que lorsque je partirais en voyage, je devrais emporter avec moi l'icône d'un saint de mon coin d'icônes. Cette fois, j'ai emporté avec moi la petite icône du Taxiarque de Mantamados.


Nous avons atteint la frontière de Kampala et du Kenya, et Kampala à cette époque (1988) avait un régime militaire. Quand on parle d'un régime militaire au centre de l'Afrique, cela signifie que la vie humaine est moins chère que la vie d'un merle!


Pendant que nous passions, mon chauffeur (un Kenyan et mon Koumbaro) n'a pas remarqué qu'à un endroit il y avait un panneau d'arrêt et il a continué. Cinq motards furieux nous ont entourés. Ils sont descendus de leurs motos, ont sorti leurs armes et se sont agenouillés, se préparant à nous tirer dessus et à prendre notre voiture et nos biens comme butin. C'est ce qui se passait habituellement ...


Ensuite, je ne sais pas quelle force était en moi, mais j'ai ouvert la portière de la voiture.. Je suis sorti avec l'icône du Taxiarque dans mes mains, et je me suis approchée d'eux en criant:
«Pour l'amour de Dieu, arrêtez! J'ai avec moi le Taxiarque de Dieu, qui est de couleur sombre comme vous, venez le voir !!! »


Automatiquement, c'était comme si quelqu'un les attrapait par les mains. Ils se sont calmés, ont laissé leurs armes dans l'herbe, ont couru vers moi, ont pris l'icône, comme quelque chose de saint et de vénérable, et ont commencé à l'examiner attentivement et à crier. Ils ont incliné leurs visages vers le sol et me tenant la main, ils ont demandé pardon. Puis j'ai vu que l'un d'eux avait été gravement blessé à la main par un couteau. J'ai sorti ma trousse de premiers soins de la voiture, soigné la plaie et l'ai pansée. Nous sommes devenus amis! La chose la plus impressionnante est que la parole de Dieu a été semée, et les cinq d'entre eux ont reçu le Christ et sont devenus chrétiens!


Après tout cela, j'ai promis à l'Archange de venir en Grèce, à Mantamados, pour le remercier. Et aujourd'hui, je me sens très bénie que le Seigneur m'ait rendu digne de remplir ma promesse. Je le remercie de tout mon cœur!



Le saint apôtre et évangéliste Marc, représenté comme l'apôtre et missionnaire apportant l'Évangile du Christ en Afrique ( source ) Le Christ est ressuscité des morts, par la mort, il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie! En Vérité, le Seigneur est ressuscité!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Voir aussi:
https://orthodoxologie.blogspot.com/2007/12/les-dits-de-mere-stavritsa-1916-2000.html

Les dits de Mère Stavritsa (1916-2000)


Mère Stavritsa 
avec Vladika Théodore d'Ouganda 
et le Consul de Grèce

vendredi 30 avril 2021

"VIENS SUR MA TOMBE ET JE T'AIDERAI" Miracles de l'archevêque Seraphim (Sobolev)



Le 26 février 1950, un merveilleux berger et ascète, combattant pour la pureté de la foi orthodoxe, l' archevêque Seraphim de Bogucharsk (Sobolev) est parti vers le Seigneur. ... Né et élevé en Russie, il a trouvé sa dernière demeure en Bulgarie, où il a servi à partir de 1921. En tant que théologien, il est connu pour sa position inconciliable vis-à-vis de l'œcuménisme, du modernisme et de l'hérésie sophiologique de l'archiprêtre Serge Boulgakov. En même temps, les Bulgares eux-mêmes en savent beaucoup plus sur le «grand-père Vladyka Seraphim» non pas en tant que théologien, mais en tant que pieux ascète et saint, à qui le Seigneur a accordé l'abondante grâce des miracles. Les écoliers et les étudiants viennent sur la tombe du «grand-père» de la cathédrale Saint-Nicolas de Sofia pour demander une bonne note à l'examen; les patients cancéreux pour demander la guérison; ceux qui sont tristes et affligés- avec l'espoir d’être consolés.

[En décembre 1979, en visite à Sofia avec un ami prêtre, nous sommes allés dans la crypte où était le tombeau de  l'archevêque Seraphim. Ctte crypte était pleine de fidèles venus prier à son tombeau où de nombreux cierges étaient allumés, demandant son intercession. C.L.G.]

Archevêque Seraphim (Sobolev)

Ci-dessous, nous publions des témoignages de l'aide miraculeuse de Vladyka Seraphim, recueillis par le clergé de la cathédrale Saint-Nicolas de Sofia (Bulgarie). Certains d'entre eux sont publiés pour la première fois […].

Guérison du cancer du sein

L'histoire du père de N.N.,  prêtre du village de Tetova, près de la ville de Ruse:

En août 1984, ma femme, matouchka Marina A., a découvert une tumeur au sein gauche. Après le premier examen dans notre village, le médecin l'a envoyée dans la ville de Ruse, où elle a subi tous les examens. Les résultats de la biopsie ont révélé un cancer du sein. Avec un sentiment de lourdeur, nous sommes allés à Sofia voir le professeur K. et le docteur D., que les patients surnommaient «le bistouti d'or». En nous reprochant de nous être tournés vers eux très tard, les médecins ont fixé un jour pour l'opération. Quand les patients nous ont vus dans la salle, ils ont commencé à dire: "Eh bien, si le prêtre nous amenesa femme, cela signifie qu'il n'y a pas de Dieu."

Après l'examen, nous avons fait le tour de Sofia pendant une longue période, réalisant que nous ne pouvions qu'espérer un miracle. Nous avons prié dans l'église de Saint-Alexandre Nevsky et ne nous souvenons pas comment nous nous sommes retrouvés près de l'église russe de Saint-Nicolas le Thaumaturge. Alors que j'étais encore séminariste, j'avais beaucoup entendu parler des miracles de l' archevêque Seraphim et je savais ce qu'il disait à ses enfants spirituels: «Venez sur ma tombe et je vous aiderai».

Au tombeau de Vladyka, nous avons allumé des cierges et prié longtemps. J'ai mis une note sur le cercueil: "Père, aie pitié de Mère Marina et aide-la." Après cela, il a pris l'huile de la lampade au-dessus de la tombe et j’ai oint le front de matouchka et l’endroit atteint du cancer.

L'opération fut rapidement programmée. Trois opérations de jeunes femmes étaient prévues ce jour-là. Mère Marina a été la première à opérer. Le tissu tumoral a été envoyé immédiatement pour examen. Et voilà! L'étude a révélé qu'il n'y avait aucun signe de cancer. Alors les opérations des deuxième et troisième femmes ont commencé. Toutes deux se sont également révélées exemptes de cancer. Il n'y avait aucune limite à la stupéfaction des médecins: «Comment est-ce possible? C'est un vrai miracle! " Des exclamations joyeuses ont retenti dans tout le service: «Dieu existe! Dieu existe! " Vraiment, Dieu existe! Dieu merci, nous avons aussi Vladyka Seraphim, qui a entendu nos prières et nous a aidés. Et depuis neuf ans maintenant ma chère matouchka est bien vivante!

Le bus s’est réparé «lui-même»

K.P., un critique d'art bien connu à Sofia, avec un groupe d'artistes, sont montés dans un petit bus pour Veliko Tarnovo, où ils devaient participer à une réunion de la commission d'art. Malheureusement, sur le chemin dans un endroit désert, un élément essentiel du minibus est tombé en panne. Le chauffeur a arrêté le bus plusieurs fois, en est sorti et a essayé de réparer cette partie d'une manière ou d'une autre, afin que l’on puisse au moins se rendre au prochain village. Tout cela a été en vain. Alarmé par la situation, K.P.  s’est souvernu de Vladyka Seraphim, qui l'avait aidé plus d'une fois dans les difficultés de sa vie, et il a commencé à le prier secrètement avec ferveur, lui demandant de réparer la partie cassée. En effet, le bus s'est déplacé après sa prière et ne s'est pas arrêté de nouveau jusqu'à ce qu'ils soient arrivés sains et saufs à Veliko Tarnovo. Même à l'entrée de la ville, le chauffeur a déposé les voyageurs hors du bus et s'est immédiatement rendu à la station de réparation automobile. Par la suite, surpris par ce qui s'était passé, il a dit à tout le monde que lorsqu'ils ont examiné la pièce cassée, il s'est avéré qu'elle était soudée "toute seule" si étroitement qu'il serait même difficile de la casser!

Guérison du rein

L'histoire de N.S.A. de Mikhailovgrad:

J'ai un fils Ts. Âgé de 30 ans. Il y a cinq ou six ans, mon fils avait des problèmes rénaux. À Mikhailovgrad, il a subi des examens, qui ont montré qu'il n'avait qu'un seul rein. J'ai insisté pour un voyage à Sofia, à l'Académie de médecine. Là, les médecins ont établi que le fils avait deux reins, mais l'un d'eux était sous-développé, ne fonctionnait pas et le garçon devait être très prudent.

Tombe de l'archevêque Seraphim (Sobolev). 

Cathédrale Saint-Nicolas de Sofia

L'année dernière (1992), il est de nouveau tombé malade. Il devait se rendre à Sofia pour se faire soigner. Pendant ce temps, j'ai lu dans un journal que de nombreuses personnes reçoivent une grande aide des prières sur la tombe de Vladyka Seraphim. Par conséquent, j'ai persuadé mon fils d'aller à l'église russe, d'y écrire une note à Vladyka et de prier pour sa santé. Le fils, avant même son admission à l'hôpital, est allé prier sur la tombe de Vladyka. À sa grande surprise, il se sentit immédiatement mieux. Et lorsque les médecins ont commencé à mener un examen, ils ont constaté qu'il était en parfaite santé. À cela, le fils leur a dit que d'après les études précédentes, il était clair qu'un de ses reins ne fonctionnait pas. Lorsque les médecins ont allumé l'équipement, il s'est avéré que les deux reins étaient en bonne santé.

Dans une note à Vladyka Seraphim, le fils a écrit plusieurs autres demandes. En l'espace d'un mois, toutes ces demandes, à sa grande joie, furent satisfaites.

Aide à l'obtention de la nationalité bulgare

Moi, le serviteur de Dieu I., je veux parler de l'aide que nous avons reçue de Vladyka Seraphim. Nous sommes arrivés en Bulgarie à l'automne 1992 du Tadjikistan ravagé par la guerre. Mon mari est bulgare de nationalité. Ses parents en 1943 ont été expulsés de Crimée en tant qu'ennemis du peuple. Je n'avais aucun parent en Russie. Ainsi, par la volonté de Dieu, nous nous sommes retrouvés ici avec deux enfants. Il était difficile de s’installer dans un nouvel endroit sans travail ni logement, mais nous nous sommes débrouillés.

Les difficultés ont commencé avec l'introduction des visas entre la Bulgarie et la Russie. Il s'est avéré que notre deuxième fils, qui avait eu 13 ans, n'est pas légalement domicilié en Bulgarie en vertu de la nouvelle loi. Le ministère nous a dit qu'il serait expulsé du pays, etc. Ils n'ont pas non plus pris de documents pour la nationalité bulgare, car un document avait été mal rédigé. Dans le même temps, tous les documents ont été prélevés sur le fils aîné. C'était en octobre 2004. A chaque fois que nous arrivions à Sofia de Haskovo, nous allions toujours à l'église russe. Vladyka Seraphim nous a beaucoup aidés. Mais cette fois, j'ai seulement laissé mes larmes couler à sa tombe et lui ai demandé de nous aider à résoudre le problème avec mon fils, d'autant plus qu'il connaissait lui-même cette situation : partir de son pays bien-aimé, laissant tout - maison, travail, etc., pour être dans un nouvel endroit. Quelle n’a été notre surprise quand quelques jours après le dépôt des documents pour la citoyenneté du fils aîné, il a été convoqué à Sofia, et il s'est avéré que les enfants avaient la citoyenneté depuis 1994, grâce à quoi nous avons résolu la question de la légalisation en quelques jours. Je suis profondément convaincue maintenant que ma famille a un travail et un logement dans des moments aussi difficiles,  que c’est grâce aux prières de Vladyka Seraphim.

Guérir de la sinusite   

 


      
Cathédrale Saint-Nicolas de Sofia

Histoire de G.T.:

Depuis l'enfance, je souffre de sinusite. De fréquents maux de tête me tourmentaient. Par temps froid, j’étais toujours malade, mais n'attachaispas beaucoup d'importance à cela, n'utilisaispas de médicaments et ne demandais pas d'aide aux médecins.

Par une connaissance, j'ai entendu parler de Vladyka Seraphim et j'ai commencé à aller souvent à sa tombe pour prier. Un jour, en 1992, quand je suis venu prier Vladyka et que j'ai posé ma tête sur une dalle de marbre, j'ai soudainement senti une vague chaude qui pénétrait tout mon être, enlevant le poids de ma tête. À partir de ce moment, le mal de tête ne m'est plus revenu et j'ai commencé à respirer librement. A présent, j'ai même oublié combien j’étais malade auparavant. Je remercie toujours Dieu et Vladyka Seraphim pour cela.

Aide à la réussite des examens

L'histoire d'A.G. de Sofia:

Plusieurs fois, je me suis tourné vers Vladyka Seraphim pour obtenir de l'aide et je suis souvent allé prier sur sa tombe. Je suis étudiant à l'Université Saint-Clément d'Ohrid de Sofia. Par la grâce de Dieu et avec l'aide de Vladyka, je n'ai jamais échoué aux examens.

Les deux premiers examens de la session d'été 1993 dans les matières «Analyse, partie II "et les " équations différentielles "étaient très importantes. Ils sont considérés comme les plus difficiles pour nous pendant toute la période de formation. Je me suis préparé avec diligence, mais la peur n'a pas diminué, mais a même augmenté, et chaque soir j'ai prié Dieu avec acharnement.

Je suis allé très souvent sur la tombe de Vladyka. Et un miracle s'est produit: malgré mon anxiété, grâce aux prières de Vladyka, j'ai reçu une aide merveilleuse. Pour chaque question du professeur, la bonne réponse "est apparue" dans ma tête. C'était comme si quelqu'un me disait ce que j'avais à dire. En entendant les questions posées par d'autres étudiants, j'ai réalisé que pour beaucoup d'entre elles je ne pouvais pas répondre. Mais quelques minutes plus tard, lorsque les mêmes questions m'ont été posées, j'ai immédiatement répondu sans erreur. Ce fait m'a beaucoup frappé, et j'ai bien compris où cette connaissance m'était «apparue». Grâce à la merveilleuse aide de Vladyka, j'ai obtenu les notes «5» («bien») et «6» («excellent») pour ces deux examens. De plus, mon six était le seul parmi les évaluations de nombreux étudiants talentueux et diligents qui étaient plus capables que moi.

Guérir du cancer de la peau

L'histoire de Yu. M. de Sofia:

Il y a environ trois ans, sur mon dos, sur ma peau, une tache sombre de la taille d'une pièce de 20 kopecks est apparue. En juillet 1998, elle a commencé à augmenter. C'était la raison de ma consultation avec un dermatologue, qui m'a recommandé de subir une intervention chirurgicale.

Après l'opération, j’ai fait faire des examens. J'ai eu deux consultations - à l'Université de médecine de Varna et au Centre national du cancer à Sofia. Ils ont posé divers diagnostics, dont l'un était «cancer de la peau - mélanome malin».

Grâce à l'assistance du directeur de l'entreprise dans laquelle je travaille, j'ai réussi à organiser un voyage en Allemagne pour consultation et traitement ultérieurs. Le jour de mon vol pour Munich, j'ai visité la tombe de l'archevêque Seraphim dans l'église russe. Du fond du cœur, je lui ai demandé de me demander à notre Père céleste le salut d'une maladie dangereuse, après quoi j'ai écrit ma demande sur un morceau de papier. En Allemagne, le mauvais diagnostic a été confirmé et j'ai subi une deuxième opération.

Une nuit après tout cela, j'ai rêvé que j'étais de nouveau devant la tombe de Vladyka Seraphim dans l'église russe et j'ai humblement prié pour son aide. Soudain, quelque chose a craqué. J’ai levé  la tête de la dalle de marbre de la tombe et j’ai levé les yeux vers la Croix. À sa droite, se penchant vers moi, se tenait Vladyka Seraphim, avec ses cheveux blancs et sa barbe.

«Il ne t'arrivera rien de mal, Julian! – a-t-il dit. - Il est temps de te calmer et de penser à ta famille! Tu es en bonne santé! "

Sauvetage dans un accident de voiture et guérison du cancer

L'histoire de M.G. et R.I. depuis Gabrova:

Je veux raconter de ce qui m'est arrivé en 1995. En décembre de cette année, mon mari et moi étions en visite en Allemagne, dans la ville de Duisburg, chez mon ami. Le 29 décembre 1995 nous sommes rentrés chez nous en Bulgarie. L'hiver était rude. La neige faisait un mètre ou plus. Les routes n'avaient pas été nettoyées car il y avait des vacances en Europe occidentale. Le brouillard était épais. Le mari conduisait. J'ai prié dans mon esprit sans cesse et je me suis probablement endormie. Un staretz est apparu devant moi (maintenant je le connais - mon cher Saint Séraphin, mais alors je ne le connaissais pas encore). Il se tenait en face de moi, vêtu de blanc, cheveux blancs, tenant une crosse épiscipale à la main, et ses yeux étaient si doux, si gentils, pleins d'amour. Je ne me souviens pas de ce qu'il m'a dit, mais je me souviens qu'il essayait de me persuader de quelque chose. Je me suis réveillée immédiatement et j'ai regardé mon mari. La voiture avançait et s'écartait de la route vers la gauche, et mon mari avait posé sa tête sur le volant et dormait. "Oh," je l'ai attrapé avec mes mains et je l'ai secoué, "qu'est-ce que tu fais!" Merci à Dieu et au Père Seraphim pour tout! Il s'est réveillé et a dit: "Tu sais, je me suis endormi!"

Alors un ami m'a emmené ici dans l'église russe à la crypte, et lui, mon père Seraphim, était en face de moi dans le portrait: souriant, me regardant. Je suis tombée sur la pierre tombale et je l'ai embrassé pendant un long moment. Il nous a sauvés!

Je veux aussi vous raconter ce qui s'est passé en 2003 avec R. de Gabrovo.

L'archevêque Seraphim (Sobolev) avec les croyants 

Elle est tombée malade. Diagnostic: cancer de l'utérus. Elle avait 42 ans. Elle avait des métastases dans l'intestin. Les médecins n'allaient pas l'opérer à Gabrovo et l'ont envoyée à Sofia. Elle est venue me voir parce que la professeur agrégée T. de l'hôpital oncologique me loue un appartement. Elle a emmené ma sœur au 5ème hôpital de la ville. Ils ont regardé ma sœur à l'aide de l'équipement et ils ont dit que nous devions opérer à la hâte. Mais à ce moment-là, elle et son mari étaient sans travail, et ici ils ont dû payer pour l'examen et l'opération ultérieurs. Ensuite, elle a décidé de retourner à Gabrovo et de faire plus de recherches gratuitement, puis de venir pour l'opération. Il y avait du temps avant le train. Soudain, elle me dit: «Un jour, tu m'as dit que les reliques de saint Séraphin, archevêque Bogucharsky se trouvaient dans l'Église russe, que les miracles avaient lieu sur sa tombe depuis longtemps. Allons vers lui! " Nous y allâmes et là nous avons écrit une lettre à notre cher Père Séraphim à propos de son cas et de son problème. Elle ne savait pas comment se comporter sur la tombe. J’ai dit: «Regarde ce que je fais, fais de même ! » Nous avons prié Vladyka du fond du cœur avec des larmes. " Et puis elle m'a dit: "Quand j'ai touché la tombe, c'était comme un choc électrique pour moi." «C'est la Grâce», dis-je, «n'aie pas peur. Alors le Père Nicolas, qui sert ici, a lu une prière pour le succès de son opération. Elle est partie pour Gabrovo. J'attendis un jour, deux, quatre, une semaine. Elle ne m’appelait pas. Ma voisine la professeur agrégée T  m’a dit: «Eh bien, Mila, qu'attendez-vous? Elle a des métastases. " Lorsque ma sœur a appelé, j'ai immédiatement commencé à lui faire des reproches, et elle a dit d'une voix joyeuse: «Eh bien, pourquoi ne me demandes-tu pas comment j'ai passé l'examen? Je n'ai plus rien. Je suis en parfaite santé! "

Conversion à la foi

L'histoire de Ya.M.A. de Sofia:

J'ai un cousin à Saint-Pétersbourg qui n'a pas été baptisé enfant. En tant qu'adulte, il refusait toujours d'accepter le saint baptême, bien qu'à cette époque, les églises aient déjà été ouvertes et l'athéisme universel avait été aboli. Au fait, il n'y a jamais eu d'athéisme dans notre famille, il semblait donc étrange qu'un jeune homme refuse de se faire baptiser. Ma tante, ma mère et moi avons essayé de le persuader et de le presser un peu, mais rien n'y fit. Et puis un jour, j'ai eu l’idée de demander les prières de Vladyka Seraphim: je lui ai écrit un mot et l'ai déposé dans une boîte de la crypte de l'église Saint-Nicolas de Sofia. La réponse "est venue" assez rapidement: maintenant je ne peux pas le dire avec certitude, mais il semble qu'une semaine plus tard, mon cousin a été envoyé en voyage d'affaires - à une conférence professionnelle en Israël. Mon frère s'est envolé pour Tel Aviv à l'avance - samedi. Puis, selon ses propres termes, il semblait que tout ce qui bougeait s'éteignait, et il ne pouvait pas acheter une bouteille d'eau ou faire quoi que ce soit. Au cas où, sa tante lui avait donné le numéro de téléphone de la fille de sa meilleure amie, une jeune femme orthodoxe vivant en Israël. Mon frère a pensé que c'était le moment de la faire, il a appelé; cette femme vint aussitôt et l'emmena à Jérusalem. Mon frère s'est souvenu de ce voyage comme d'une «autre dimension». Quelque chose lui est arrivé là-bas. Et presque immédiatement après son retour à Saint-Pétersbourg - environ une semaine plus tard -, à l'âge de 30 ans, il a reçu le saint baptême et le lendemain, il a reçu les saints mystères. 

Guérir du cancer

L'épouse du Dr K. Ya. de Novaya Zagora, R., avait mal au ventre à cause d'un cancer. Son mari, en tant que médecin, veilla à ce que toutes les recherches soient effectuées et, une fois le diagnostic posé, il l'envoyase faire opérer dans la capitale. En arrivant à Sofia, R. se rendit tout d'abord sur la tombe de Vladyka Seraphim , qu'elle avait profondément vénéré auparavant, et elle le pria avec ferveur pour que l'opération se déroule bien. Puis elle fut admise à l'hôpital. Avant l'opération proprement dite, toutes les études furent refaites. Et alors…? Il s'est avéré qu'elle n'avait aucun cancer!

Témoignage de Jasmina Nikolova [1]

Jasmina Nikolova, 65 ans, de Sofia:

Archevêque Seraphim (Sobolev)

Beaucoup de temps s'est écoulé depuis le jour où le miracle de la guérison m'est arrivé sur la tombe de Vladyka Seraphim [*] . Et deux ou trois ans plus tard, j'ai appris que des preuves de tels cas sont collectées afin de canoniser Vladyka. Ingratitude est le seul mot que je puisse dire pour me qualifier, car ce n'est que maintenant que j'ai trouvé le temps et la conscience d'écrire sur ce qui m'est arrivé alors. Alors moi aussi, je suis devenu comme ces neuf personnes des Évangiles guéries, qui ne sont pas revenus pour remercier le Christ [3] . Par conséquent, je demande pardon de tout mon cœur.

Tout a commencé à l'été 2004. Pendant deux ou trois ans, j'ai marché sur le chemin de la foi. Une fois, nous sommes allés nous promener avec notre fille et notre petite-fille et sommes allés prendre un café. Bientôt, je me suis senti mal et je suis rentré chez moi. Je me sentais très mal, je me suis allongé, et soudain, le nom du staretz  Seraphim de Sarov est apparu dans mon esprit. J'ai commencé à le supplier de m'aider et j'ai juré d'abandonner mon vice - la cigarette. Je me sentais mieux, j'ai rebondi et, au fil du temps, j'ai recommencé à fumer, même si à cause de cela j'étais tourmenté intérieurement. Cela m'a beaucoup déprimé, car, en jeûnant et en me préparant à la Sainte-Cène, j'ai réalisé que je devais abandonner ce vice.

Mais contrairement à mon vœu, j'ai continué à fumer. Et au début du printemps 2005, je me suis à nouveau senti mal. J’ai à peine réussi à arriver au travail, puis chez mon médecin personnel. J'avais le sentiment d'avoir une crise cardiaque. Assis devant le cabinet du médecin, j'ai de nouveau prié et fait un deuxième vœu d'arrêter de fumer pour toujours. Mais maintenant je me sentais mieux, et encore une fois j'ai oublié la parole donnée et j'ai recommencé à fumer.

J'avais déjà compris que quelque chose de grave m'arrivait et que j'avais besoin d'aide pour faire face à ce vice. Alorss je suis allé sur la tombe de Vladyka  Seraphim. J'ai prié à la fois Vladyka Seraphim et Saint Séraphim de Sarov, incliné sur la tombe, j’ai pleuré et prié. Je ne me souviens pas de ce que j'ai dit alors: j'ai prié en oubliant tout. Je me sentais mieux, je suis parti. Et le matin - comme si je n'avais jamais fumé, la cigarette n'existait plus pour moi. Miracle, simplement un miracle - il n'y a pas d'autre explication, et je n'en ai pas besoin: j’ai fait l’expérience d’un miracle, et il est toujours avec moi.

Quelle grande miséricorde pour mon âme pécheresse, quelle abondante miséricorde.

Je m’incline et exprime ma profonde gratitude aux deux saints.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Orthochistian

et 

Pravoslavieru


Les bulgares l'appelaient Dedouchka Seraphim, id est Grand-Père Seraphim!






Nikita Krivochéine " Des miradors à la liberté : Un Français-Russe toujours en résistance "

Nikita Krivochéine " Des miradors à la liberté : Un Français-Russe toujours en résistance "
Présentation du livre par M. Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la Famille en Europe.

- Pourquoi vouloir publier vos mémoires ?

 La littérature « Archipel » stalinien est abondante en français. Mais  pratiquement rien n’est paru sur la période qui a suivi les évènements de Budapest et  le Festival de la jeunesse de 1957. Ont paru en France les souvenirs  d’ Anatoli Martchenko « Une Grève de la faim » et le livre d’Irina Emelianova «  Légendes de la rue Potapov » ,  sur les périodes concentrationnaires Khrouchtchev-Brejnev. Il fallait combler cette omission.

 - Au nom du respect des droits de l'homme, on est aujourd'hui face à un déni du droit à la vie et à chercher la vérité en conformité avec sa conscience. Vous qui avez souffert pour vos convictions, que doit être selon vous le rôle de l'Etat, mais aussi des médias ?

- L’Eglise enseigne que le Droit Divin prime sur les codes et les lois que se donnent les sociétés. Il est légitime de refuser à suivre un ordre peccamineux. Il y a eu à Katyn des militaires qui n’ont pas accepté de participer à la tuerie des prisonniers polonais.  

Nikita Krivochéine " Des miradors à la liberté : Un Français-Russe toujours en résistance "
Photo: Correspondance entre le camp et les amis de Nikita, 1957 et 1961

- L’Eglise enseigne que le Droit Divin prime sur les codes et les lois que se donnent les sociétés. Il est légitime de refuser à suivre un ordre peccamineux. Il y a eu à Katyn des militaires qui n’ont pas accepté de participer à la tuerie des prisonniers polonais.  - Vous avez  connu Alexandre Soljénitsyne, qu'aimeriez-vous lui écrire comme dédicace si vous aviez pu lui offrir votre livre ?

 - J’aurais essayé de lui dire que la lecture d’Ivan Denissovitch, puis de l’Archipel a été un tournant dans ma manière de percevoir la Russie. Peu avant mon départ d’URSS j’ai rencontré Soljenitsyne qui m’a dit approuver ma décision. Qui a été pour moi très douloureuse. J’aurais dit dans ma dédicace que ne fût-ce qu’un peu j’ai réussi à m’en tenir à ses préceptes. 

 - Qu'est-ce que le courage pour vous ? 

 - Faire de son mieux pour ne pas montrer qu’on a peur. 

 - Vous ne cachez pas votre attachement à la religion de vos pères. En ces jours où nous fêtons Pâques, quel message d'espérance voulez-vous transmettre ? 

- Que les fêtes pascales que j’ai vécues dans la prison de la Loubianka et dans les camps m’ont été bien plus qu’un réconfort, une certitude. J’ai rencontré dans « les zones » des codétenus admirables et j’en suis reconnaissant à la Providence. J’en parle  dans le livre.  

Nikita Krivochéine " Des miradors à la liberté : Un Français-Russe toujours en résistance "
Photo: 2014, Tallinn, Nikita et Monseigneur Corneille, métropolite de Tallinn et d'Estonie, son codétenu dans les camps de Mordovie

- Que diriez-vous aux français qui peinent face à la crise des valeurs, à la crise du sens, sur fond de crise économique, et qui ne savent plus à quel saint se vouer ? 

- Que les pénombres n’ont pas vocation à durer, qu’il suffit amplement de ce qui s’est maintenu de nos certitudes aujourd’hui. L’Espoir est une grande vertu, demain sera un autre jour. Les difficultés de maintenant sont peu de choses à comparer avec la guerre froide et la menace communiste. 

 - Enfin, une dernière question, quelle est l'icône que vous préférez, celle qui a recueilli vos prières pendant les heures sombres de votre vie ?

  - Celle de la Mère de Dieu de Vladimir, elle s’est imprimée dans ma mémoire, combien de fois sa vision m’a soutenu, m’a épargné le désespoir. Et l’icone de Saint Séraphin de Sarov, protecteur de notre famille, priant dans la forêt, agenouillé sur une pierre pendant de longs mois .

Nikita Krivochéine " Des miradors à la liberté : Un Français-Russe toujours en résistance "
Nikita Krivochéine est né à Paris en 1934.  Son grand-père fut ministre de l’agriculture du tsar Nicolas II. Son père, Igor Krivochéine, officier de l'armée blanche du général Wrangel est un héros de la résistance aux bolchéviques qui émigre en France en 1920, résiste au nazisme et est déporté à Buchenwald.

            En 1948, Nikita rejoint l’URSS avec ses parents qui pensent retrouver une Russie apaisée. Peu après leur arrivée, son père est arrêté et envoyé dans un camp de travaux forcés où il retrouve Soljenitsyne. Nikita parvient à suivre les cours du prestigieux Institut des langues étrangères de Moscou et travaille comme traducteur. Il est arrêté en 1957, coupable d’avoir envoyé au journal le Monde une chronique sur l’intervention soviétique en Hongrie, en réaction à un article de Vercors à la gloire du régime et de l’URSS. Il est à son tour envoyé dans les camps après avoir passé de longs mois dans les prisons du KGB.

En 1971, il peut enfin revenir en France grâce à l'intervention personnelle du président Pompidou. Ses parents le rejoignent en 1974. Il effectue alors une carrière d’interprète auprès de différentes organisations internationales. 

Des miradors à la liberté constitue un témoignage exceptionnel de l’un des derniers survivants du goulag soviétique, comportant notamment un écrit inédit de Soljénitsyne dont Nikita Krivochéine fut l’interprète et l'ami. C’est aussi un acte d’espérance et une sévère mise en garde contre les tentations totalitaires de notre temps. Zone contenant les pièces jointes 

Editeur : LIFE éditions
Auteur : Nikita Krivochéine
Préface de GEORGE NIVAT
Traduit du russe par BRUNO BISSON
Cahier de photos
Nombre de pages : 192 pages
AMAZON
Prix 22,00 €
Nikita Krivochéine " Des miradors à la liberté : Un Français-Russe toujours en résistance "

Photo: Tallinn, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du DREE, à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Avril 2021 à 08:17 1 commentaire Permalien