"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 26 mai 2013

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX





13/26 mai
4ème dimanche de Pâques, du paralytique

Sainte Glycérie, martyre à Héraclée, et saint Laodice, gardien de prison (vers 177) ; sainte Glycérie, vierge à Novgorod (1522) ; saint Macaire, archimandrite de Kanev, martyr (1688) ; saint Alexandre, martyr à Rome (284-305) ; saint Pausicace, évêque de Synnade (606) ; saint Georges, son épouse sainte Irène et leurs enfants, confesseurs (IX°) ; saint Euthyme le géorgien, l'hagiorite (1028) et saints Jean, Georges et Gabriel.


Lectures : Actes IX, 32-42 ; Jean. V, 1-15.

 LE DIMANCHE DU PARALYTIQUE

S
elon les explications du synaxaire, la commémoration de la guérison du paralytique ce dimanche s’explique par le fait qu’elle eut lieu durant la période de la Pentecôte juive. Dans la guérison du paralytique, la sainte Eglise voit l’image du renouveau de la vie de toute l’humanité par la Résurrection du Christ : « Le Christ est ressuscité des morts... renouvelant en Lui-même la nature corrompue de notre race ». Avec cela, l’Eglise, nous rappelant la paralysie de notre âme par les péchés, appelle chacun d’entre nous à s’écrier : « O Très-Bon guéris mon âme malade depuis de nombreuses années, tout comme Tu guéris jadis le paralytique, afin que je suive Tes pas, comme Tu l’as montré à ceux qui T’aiment ». St Théophane le Reclus nous rappelle également que « le péché n’atteint pas seulement l’âme, mais le corps également... Par conséquent, le malade, avant tout autre chose, doit s’empresser de se purifier des péchés et de se réconcilier dans sa conscience avec Dieu. Ainsi est frayé le chemin à l’effet bienfaisant des médicaments ». Étant donné que la guérison mentionnée maintenant fut accomplie par le Sauveur à la piscine de Bézatha, où « l’ange du Seigneur descendait par intervalles dans la piscine », l’archange Michel est invoqué dans certains tropaires du canon des matines. La Sainte Eglise le mentionne comme celui qui guide pour « ceux qui sont dans l’erreur » et, en raison de notre paralysie spirituelle, l’implore : « demande (à Dieu) qu’Il nous éclaire ».



Tropaire de Pâques, ton 5
Хpистócъ вocкpéce изъ ме́ртвыхъ, cме́ртію cме́рть попра́въ и су́щымъ во гробѣ́xъ живо́тъ дарова́въ.
Le Christ est ressuscité des morts, par Sa mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la Vie.

Tropaire du dimanche du 3ème ton
Да веселя́тся небе́сная, да ра́дуются земна́я ; я́ко сотвори́ дeржа́ву мы́шцею Cвое́ю Го́сподь, попра́ cме́ртiю cме́рть, пе́рвенецъ ме́ртвыxъ бы́сть, изъ чре́ва а́дова изба́ви на́съ и подаде́ мípoви ве́лiю ми́лость.

Que les cieux soient dans l’allégresse, que la terre se réjouisse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras. Par Sa mort, Il a vaincu la mort ! Devenu le Premier-né d’entre les morts, du sein de l’enfer, Il nous a rachetés, accordant au monde la grande miséricorde.

Kondakion du paralytique, ton 3
Дýшy мою́ Го́споди, во гpecѣ́xъ вся́ческихъ, и бeзмѣ́стными дѣя́ньми лю́тѣ paзcлáбленy, воздви́гни Боже́ственнымъ Tвои́мъ предста́тельствомъ, я́коже и paзcлá-бленнаго воздви́глъ ecи́ дре́влe, дa зову́ ти спаса́емь : ще́дpый, cла́ва Xpисте́ дepжа́вѣ твое́й.
Par Ta divine sollicitude, Seigneur, relève mon âme cruellement paralysée par toutes sortes de péchés et d’actions insensées, de même que jadis Tu as relevé le paralytique, afin que sauvé, je Te clame : ô Christ miséricordieux, gloire à Ta puissance.


Au lieu de « il est digne en vérité » (ton 1):
А́нгелъ вопiя́ше Благода́тнѣй: Чи́стая Дѣ́во, ра́дуйся, и па́ки реку́: Ра́дуйся! Тво́й Сы́нъ воскре́се тридне́венъ отъ гро́ба и ме́ртвыя воздви́гнувый: лю́дiе веселит́еся. Свѣти́ся, свѣти́ся Но́вый Iерусали́ме, сла́ва бо Госпо́дня на Тебѣ́ возсiя́. Лику́й ны́нѣ и весели́ся, Сiо́не. Ты́ же, Чи́стая, красу́йся, Богоро́дице, о воста́нiи Рождества́ Твоего́.

L’Ange s’écria à la Pleine de Grâce : Vierge pure, réjouis-Toi, et je Te répète « Réjouis-Toi », car Ton Fils est ressuscité le troisième jour du tombeau, et, ayant redressé les morts, peuples réjouissez-vous. Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Exulte maintenant et réjouis-toi Sion. Et toi, toute pure Mère de Dieu, réjouis-toi en la Résurrection de Ton Fils.

VIE DE LA SAINTE MARTYRE GLYCÉRIE[1]

La première année du règne d’Antonin le Pieux (138) vivait à Trajanopolis une jeune chrétienne, fille d’un officier romain de haut rang, qui se consacrait à confirmer les chrétiens du lieu dans la foi. Le jour d’une fête païenne, elle marqua sur son front le signe de la Croix, et s’avança vers le gouverneur Sabin présent dans le temple, en se confessant ouvertement servante du Christ. Comme Sabin lui ordonnait de sacrifier aux dieux, elle se dirigea vers les idoles et abattit la statue de Zeus par l’invocation du Sauveur, puis elle la mit en pièces. Les païens se précipitèrent avec rage sur elle et essayèrent de la lapider, sans que les pierres ne puissent l’atteindre. On la pendit alors par les cheveux et on lui déchira la chair avec des ongles de fer, puis elle fut jetée en prison et laissée sans vivres ni boisson pendant de nombreux jours. Mais un ange du Seigneur lui apporta de la nourriture et la fortifia dans l’espérance des biens futurs. Aussi, quand le gouverneur la convoqua de nouveau, c’est avec stupéfaction qu’il vit la sainte apparaître devant lui en bonne santé et rayonnante de confiance en Dieu. Devant quitter la cité pour se rendre à Héraclée de Thrace, Sabin se fit accompagner par Glycérie. Elle fut reçue avec déférence par l’évêque Domitius et par les chrétiens, qui avaient été informés de son valeureux combat. Après une nouvelle séance au tribunal, elle fut condamnée à être brûlée vive, mais une rosée céleste éteignit la fournaise dans laquelle elle avait été jetée. Le juge lui fit alors arracher le cuir chevelu, puis on la conduisit en prison dans l’attente de nouveaux supplices. Cette fois encore un ange vint à son secours. Devant de tels signes divins, le geôlier Laodicios se convertit et fut aussitôt condamné à la décapitation.
Finalement la sainte fut livrée aux bêtes sauvages. Une lionne s’élança, furieuse, sur elle, mais elle s’arrêta soudain dans son élan et vint lécher tendrement ses pieds. Une autre lionne bondit à son tour et d’un léger coup de dent, sans lui provoquer la moindre blessure, permit à sainte Glycérie de rejoindre dans la joie son Époux céleste. Le juge périt peu après misérablement, tandis que l’évêque allait ensevelir le corps de la valeureuse athlète du Christ non loin de la cité. On édifia ensuite en ce lieu une vaste et magnifique église, où sainte Glycérie était vénérée par tous les habitants de la cité dont elle était devenue la sainte patronne. Par la suite son corps fut transféré à Lemnos. Cependant, de son crâne, resté à Héraclée, continuait de jaillir un saint baume qui, telle une source d’eau vive, procurait la guérison à de nombreux pèlerins.

Hiéromoine Grégoire de la Sainte Montagne

COMMENTAIRES SUR LA DIVINE LITURGIE
DE ST JEAN CHRYSOSTOME
La mort (suite)

Nous lisons dans le « Pré spirituel », au sujet de la Dormition d’un Ancien : « Dans la région d’Arselaon habitait Abba Michel. Lorsqu’il devint gravement malade et était sur le point de mourir, il dit à son disciple Eustathe : « Mon enfant, apporte-moi de l’eau pour me laver les mains, afin que je communie ». Après avoir communié, il lui dit : « Tu sais, mon enfant, que ce lieu est dangereux et escarpé en raison de la pente où se trouve la tombe, et si je meure en-haut, tu prendras des risques pour me faire descendre et m’enterrer. Aussi, aide-moi et nous pourrons descendre lentement ». Lorsqu’ils descendirent, l’Ancien pria, embrassa son disciple et lui dit : « Sois en paix, mon enfant, et prie pour moi ». Et après s’être étendu dans la tombe, il partit vers le Seigneur plein de joie et d’allégresse ! ».

Les saints qui ont « accompli la liturgie de [leur vie] partent, pleins de paix, vers le Seigneur. Ils s’approchent de la mort « pleins de joie et radieux » (office de la Pentecôte), car celle-ci est « le commencement d'une vie meilleure, le prélude d'une existence plus spirituelle, le passage d'un état inférieur à un état supérieur » (St Jean Chrysostome). Pour les saints, la mort est « le commencement et la voie du changement pour le meilleur » (St Grégoire de Nysse).

Le monde est « sujet au changement… et à la corruption par le passage du temps ». Mais la mort conduit le saint à « une stabilité continuellement en mouvement et à une forme de mouvement sans changement générée éternellement autour l’inchangé, le seul et unique Dieu » (St Maxime le Confesseur).

Tandis que le diacre récite l’ecténie, le prêtre dit à voix basse la prière suivante de la Proscomédie :
Seigneur, Dieu tout-puissant, Toi, le seul Saint, Toi qui reçois le sacrifice de louange de ceux qui T’invoquent de tout leur cœur, accepte aussi notre prière de pécheurs et fais-la parvenir à Ton saint Autel ; rends-nous aptes à T’offrir des dons et des sacrifices spirituels pour nos propres péchés et pour les défaillances du peuple. Et rends-nous dignes de trouver grâce devant Toi, afin que notre sacrifice Te soit agréable et que Ton Esprit de grâce, Ton Esprit bon, vienne demeurer sur nous et sur ces dons que nous Te présentons, ainsi que sur tout Ton peuple.
À voix forte : Par les miséricordes de Ton Fils unique, avec Lequel Tu es béni, ainsi que Ton Esprit très saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Le chœur : Amen.

Péchés et ignorances
Par cette prière, qui est appelée « Prière de la Proscomédie [offrande] », le célébrant supplie le Seigneur de le rendre digne d’offrir les saints Dons pour ses propres péchés et pour les ignorances du peuple.

Ce n’est naturellement pas un hasard si cette prière appelle le même fait – le péché – par deux noms : péché et ignorance. Les péchés du peuple sont appelés ignorances. Donc, la Liturgie est offerte à Dieu pour les péchés du prêtre et pour tout ce que le peuple a commis par ignorance.

LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Jean XX, 1-10


[1] Tirée du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

Mardi 21 mai 2013 Nous vous attendons !




Les deux évêques d’Alep toujours enlevés en Syrie, les métropolites,
(De gauche à droite) Yohanna IBRAHIM
(Syriaque orthodoxe) et Paul YAZIGI (grec-orthodoxe)

Sa Béatitude Jean X d’Antioche, primat de l’Eglise grec -orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, a prononcé le 20 mai 2013 en l’église de la Sainte Croix à Damas, une allocution en présence du nonce apostolique accrédité en Syrie et des représentants de toutes les confessions chrétiennes, et ce lors de l’office de prières en solidarité et d’appel à la libération des deux évêques.
Le Christ est ressuscité, en Vérité Il est ressuscité !
Bien - aimés, voilà que nous avons traversé avec vous le chemin de croix de notre Sauveur et nous l'avons vu dans la sépulture après sa crucifixion, et puis ressuscité des morts, nous ressuscitant avec Lui. Prenons-Le alors comme exemple pour chacun de nous, et puisons de Sa vie glorieuse parmi nous un nectar et un parfum qui embaument nos blessures. Notre Seigneur a suivi le chemin de Croix et de la Passion, ce chemin qui conduit á la Résurrection. La Résurrection du Seigneur est la fin de son chemin de Croix. La Résurrection du Seigneur est la lumière qui illumine le coeur de toute personne humaine et le rend un lieu de repos pour le Christ. La Résurrection du Christ est ce brin de lumière qui disperse les cendres de la complaisance et du découragement, des braises de nos âmes.
Ta Résurrection Seigneur est source d'espérance dans les coeurs ravagés par le désespoir et dans les âmes soumises au découragement. La Résurrection du Seigneur ne se reconnait pas dans les âmes qui ruminent les peines et les tristesses. La Résurrection du Seigneur réside dans les âmes qui aspirent, à partir des entrailles des peines et des ténèbres des tragédies, à l’espérance. Qu’il est heureux ce rocher qui a dissimulé le corps du Seigneur. Qu’elle est heureuse cette sépulture qui a pu contenir le Seigneur mort! Le corps du Seigneur a pris patrie dans la sépulture, faisant d’elle un ciel, comme il prend patrie et réside en chacun d’entre nous, dans l’eucharistie et nous transporte jusqu’au ciel, faisant de nous les temples de Son Esprit Saint.
Notre espérance, en cette période pascale, est qu’on puisse prendre exemple, chacun de nous, du tombeau du Christ, ce tombeau qui a accueilli le mort et a fait jaillir la Vie, qui a été dans l’obscurité et les ténèbres et est devenu une niche de lumière. Que nos âmes soient à son exemple, quelque soient les fléaux qu’elles affrontent, que l'espérance de ces âmes soit placée dans le Seigneur ressuscité du tombeau et qui a fait jaillir la lumière pour nous et pour la création toute entière, et proclamons avec le Chrysostome: O mort où est ton aiguillon? Enfer où est ta victoire? Le Christ est ressuscité et toi-même es terrassé. Le Christ est ressuscité, et les démons sont tombés. Le
Christ est ressuscité, et les Anges sont dans la joie. Le Christ est ressuscité et voici que règne la vie. Le Christ est ressuscité et il n’est plus de mort dans le tombeau!
Je m'adresse à vous, avec mes frères, leurs béatitudes les patriarches, et les révérends évêques, et les causes de douleur nous entourent encore de toutes parts. Les dangers menacent, dans notre bien aimé pays, la Syrie, nos demeures et font que l’être humain est menacé dans son pain quotidien, dans son vécu, dans sa résidence et dans sa vie. Nous sommes soumis à l’épreuve tous les jours par le meurtre ou par l’enlèvement et par toutes les formes de ruines et de destructions.
Une nouvelle fois, nous déplorons et désapprouvons l’épisode de l’enlèvement de nos deux frères, les évêques, Paul, métropolite d’Alep, d’Alexandrette et des alentours pour les grec-orthodoxes d’Antioche, et Youhanna Ibrahim, métropolite d’Alep pour les syriaques orthodoxes, ainsi que le meurtre du chauffeur qui les accompagnait, et nous condamnons leur non-libération à ce jour malgré tous les efforts déployés dans ce contexte. Je partage avec vous la douleur que nous ressentons tous, mais nous affirmons et nous disons que nous ne sommes pas disposés à accepter la situation que vit actuellement notre être humain, ici et maintenant. Nous oeuvrons pour que notre refus de cette réalité soit le miroir de ce qu’est notre foi. Nous refusons cette réalité et nous la condamnons. Nous n’avons pas peur de même de ceux qui adoptent la violence comme voie, car nous sommes les enfants de la Résurrection. Que nous soyons tués, que nous soyons enlevés, que nos demeures soient détruites, tout cela ne va pas atteindre ni réduire notre détermination à s’accrocher à notre citoyenneté et à la coexistence, à s'accrocher à notre terre, et à réclamer le droit et la justice dans nos contrées.
Pour cela, chacun de nous, que ce soit ici dans cet espace antiochien (de l’Eglise mère) ou bien en diaspora, est appelé à exprimer sa préoccupation, et son refus du déroulé des évènements, loin de tout alignement politique. La cause du christianisme est la cause de l’être humain car notre Seigneur s’est incarné pour son salut. Je profite de cette occasion pour adresser, en votre nom, vous qui êtes dans la patrie ou en diaspora, un appel à la communauté internationale pour l’inciter à déployer tout ce qui est possible pour faire libérer les enlevés dont l’absence nous fait de la peine. Le fait de s’empresser à tourner cette page est d’une très grande importance pour prévenir les dangers des conséquences qui peuvent en résulter. Notre appel est également insistant pour oeuvrer à trouver une solution rapide à la situation qui prévaut dans notre pays bien aimé la Syrie, et ce pour prendre pitié de ce peuple témoin d’une civilisation issue d’une présence humaine distinguée depuis des milliers d’années, et pour prévenir des impacts et réflexions qui pourraient atteindre l’ensemble de la région.
Enfants bien-aimés, tout en recevant les bénédictions de la glorieuse Résurrection, multiplions les supplications et nos prières pour qu’elles soient un chemin de témoignage vivant, par lequel nous demandons à Dieu pour qu’Il éloigne l’injustice de tous, pour que les enlevés reviennent à leurs bien aimés, que les personnes endeuillés soient consolées, que les durs de coeur soient inspirés pour qu’ils soient dissuades de nuire à leurs frères humains. J’invite à prier toujours avec un esprit contrit, en étant conscients que si nous sommes soumis à la tentation par toutes ces épreuves, nous avons en Dieu un lieu de refuge, conscient aussi que Dieu ne se détourne pas de nous. Que l’amour, que le service, que le courage soient une introduction à la joie de la Résurrection, cette joie qui ne nous sera pas ôté.
Le Christ est ressuscité !
Source : Chroniques Antiochiennes Edition Spéciale Enlèvement des Evêques Situation en Syrie/Responsable de la rédaction: Carol Saba/ homélie du patriarche Jean d’Antioche du 20 mai à Damas

samedi 25 mai 2013

Crise du Christianisme: Le Royaume-Uni sera à majorité musulmane dans 10 ans!




Selon un nouveau recensement en 2011, le nombre de chrétiens nés au Royaume-Uni est en baisse significative, tandis que le nombre de musulmans est en augmentation. Il est suggéré que seule une minorité de personnes sera chrétienne dans la prochaine décennie.

    Les chiffres montrent qu'il y a moins de 5,3 millions de personnes nées en Grande-Bretagne, qui se décrivent eux-mêmes comme chrétiens. Cela représente une diminution de 15% en seulement une décennie, en dépit d'une augmentation générale de la population.

    Parallèlement, le nombre de musulmans au Royaume-Uni a augmenté de 75%, soit près de 600.000 adeptes de la foi islamique ont émigré dans ce pays durant la dernière décennie. Les adeptes de la foi islamique sont également les plus jeunes croyants, avec un âge moyen de 25 ans, tandis que les chrétiens ont en moyenne 45 ans.

    L'analyse suggère également que le nombre de personnes qui s'identifient comme athées a augmenté de 10%, avec 6,4 millions de Britanniques se décrivant comme n'ayant aucune religion, comparativement à la période d'il y a 10 ans.

    Keith Porteous Wood, directeur exécutif de la National Secular Society, a déclaré au Telegraph que la réduction à long terme, du nombre de chrétiens, en particulier chez les jeunes, est "imparable".
    Le changement est qualifié  de "changement culturel important» par le British Humanist Association.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (LXXXVIII)


Le saint te visite
Comme un soleil en hiver
Qui parle d'été

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

vendredi 24 mai 2013

Archevêque Dmitri de Dallas, Père confesseur et pénitent (II et fin)




     Plus grave, cependant, est la tendance pour certains d'être trop dépendants de la nécessité de la confession fréquente. Des cas extraordinaires peuvent exister où une personne doit venir se confesser chaque semaine ou toutes les deux semaines lors de la réception régulière de la communion. De manière générale, toutefois, ces cas sont des exceptions et des indicateurs susceptibles que d'autres recours sont requis, en outre, pour traiter le pénitent. La description d'un être dépendant de la confession fréquente est utilisée intentionnellement. La confession peut devenir comme un stupéfiant, une idole du pénitent, la raison de venir à l'église au-dessus de toutes les autres raisons, une fin en soi. Cette description peut sembler exagérée, mais de tels cas existent assurément dans nos paroisses. Il est possible, par exemple, de visiter certaines communautés appartenant à l'OCA et au diocèse du Sud, ayant plus d'un prêtre, et d’observer les gens qui fréquentent les célébrations festives principalement pour confesser leurs péchés à l'un des prêtres pendant l’office. Une telle pratique et d’autres semblables reflètent une méconnaissance non seulement de la confession, mais de la signification des fêtes de l'Eglise orthodoxe.
     L'approche ci-dessus pour la confession peut être associée à la dangereuse tendance à exagérer la dynamique, la relation entre le confesseur et le pénitent. Comme [je l’ai] indiqué auparavant les principales responsabilités du prêtre de la paroisse dans le sacrement sont d’entendre la confession réelle, de témoigner de la contrition de l'individu, et de donner des conseils appropriés et concis lié à un ou plusieurs péchés confessés, si nécessaire.
Tout autre chose supplémentaire devrait être accompli en dehors du sacrement proprement dit, et tomber dans le domaine de la compétence du prêtre et de ses capacités de conseiller. Le pénitent doit apprendre ainsi à assumer la responsabilité de sa propre vie et à ne pas regarder vers le prêtre pour répondre à chacune de questions de la vie. L'Église a le devoir d'éduquer et de responsabiliser les fidèles à discerner d’eux-mêmes en tant que chrétiens ce qu’il convient de dire, de faire et de penser sur une base quotidienne par l'opération du Saint-Esprit dans leur vie. Si une telle approche n'est pas prise par le clergé et les laïcs un type quasi-orthodoxe de culte sectaire peut se développer.
     Dans ce contexte, il faut souligner que dans l'OCA, le père confesseur est généralement le prêtre local. Il a la tâche impartie à lui par son évêque de superviser et d’administrer toute la vie de la paroisse. Cela inclut d'être responsable de la vie, de la santé spirituelle de ses paroissiens, et de distribuer les sacrements, s’assurant que ceux qui s'approchent du Calice sont prêts, après avoir confessé leurs péchés. Une telle tâche est mieux élaborée par le prêtre local qui a une interaction régulière avec les membres de l'Église. Si un individu recherche un conseil spirituel d'un autre confesseur, il doit d'abord recevoir la bénédiction de son prêtre, exerçant ainsi un certain degré de prudence. Les pseudo-startsy existent - certains étant associé à des monastères américains et étrangers - avide de disciples prêts à se livrer à leur guidance.
     Rien de tout cela n’est écrit pour diminuer l'importance de la confession ou le rôle du prêtre dans la paroisse, ou de rabaisser nos monastères bien-aimés. Au contraire, avec en particulier les fidèles nouvellement illuminés à l'esprit, nous espérons éviter les abus et les incompréhensions qui peuvent facilement découler de l'enthousiasme de celui qui vient de trouver la foi d’une part et du désir de conseiller et d'aider ceux dans le besoin d’autre part. J'espère que notre clergé et les fidèles auront à cœur ces paroles, gardant un ardent désir d'être «sauvés et de parvenir à la connaissance de la Vérité."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après



Haïjin Pravoslave (LXXXVII)


Le staretz bénit
Et le monde qui t'entoure
Devient le Royaume

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Le Psautier de David ( en slavon)


jeudi 23 mai 2013

Archevêque Dmitri de Dallas: Père confesseur et pénitent (I)



 La confession, l'un des sept mystères de l'Eglise orthodoxe, est appelée plus traditionnellement le sacrement, ou mystère, de la repentance. Dans ce rite le pénitent confesse ses péchés en présence d'un prêtre, le prêtre prie et implore Dieu de réconcilier l'individu à la communion des fidèles, il est exhorté à opérer des changements dans sa vie qui reflètent plus pleinement sa foi en Christ, et il lui est donné des paroles de guidance ou des conseils par le prêtre qui est également présent pour témoigner de la contrition du pénitent.
     La confession est sans doute l'un des sacrements les plus difficiles à reconnaître et à accepter par ceux qui viennent à l'Eglise orthodoxe. Les raisons en sont variées comme le sont les réponses qui peuvent être données à des objections. Beaucoup de nos lecteurs sont sans doute familiers ces deux aspects, de nombreux articles et des conférences enregistrées abordent ce sujet. A notre époque nous soulignons seulement que les personnes qui entrent dans l'orthodoxie finissent par trouver un grand confort dans le mystère de la repentance. Ironiquement, l'une des premières sources d'hésitation - la confession publique des péchés devant une autre personne, à savoir le prêtre - devient un facteur de libération dans le sacrement lui-même. Elle est vécue comme un soulagement, une levée du fardeau de verbaliser ses péchés devant un autre être humain. Encore une fois, il y a des raisons à cela qui ne seront pas décrites ici. Qu'il suffise de dire que la dynamique humaine dans la confession, la communication et la relation entre le pénitent et le confesseur est significative.
     Aussi important que cela soit, cependant, des abus peuvent se produire et faire ce qui peut conduire à une mauvaise compréhension de la confession elle-même, ainsi que du rôle du prêtre dans le sacrement et la vie de la paroisse.
     Concrètement, un abus souvent commis par le clergé est une longue série de conseils en confession. Il y a des conseils qui conviennent dans le cadre de la confession, et puis d’autres qui sontt plus appropriés lorsqu'ils sont administrés au cours d'une entrevue dans le bureau du prêtre. Une distinction doit être faite pour au moins deux raisons. Tout d'abord, une vaste consultation pendant le sacrement conduit facilement à un changement d'orientation, de la contrition du pénitent et à son aveu même, à l'orientation donnée par le prêtre: les paroles les plus importantes prononcées sont celles prononcées par celui qui confesse ses péchés. Il n'est pas nécessaire dans le sacrement pour un ecclésiastique d’être trop scrupuleux dans son examen des actions et des pensées d'un individu. Deuxièmement, les longues confessions mettent une contrainte excessive sur les autres [fidèles] qui attendent en ligne pour faire leur confession, en particulier pour les parents avec de jeunes enfants et pour les personnes âgées. Sauf dans de rares circonstances, les gens ne devraient pas avoir à rester dans l'église pendant des heures avant de parler avec le prêtre. Le discernement et la discrétion devraient être utilisées, l’attention portée à ceux qui attendent est de mise.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (LXXXVII)


Ton péché est tel
Un mur entre deux jardins
Séparant les fleurs

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mercredi 22 mai 2013

Une sainte du IVème siècle pour notre temps: Sainte Macrine la jeune



Dans l'Église orthodoxe, il y a d'innombrables saintes femmes, qui ont vécu des types de vie très différents et elles montrent une grande variété de dons. Une sainte en particulier, démontre par sa vie l'influence d'une grande portée qu'une seule femme peut avoir sur la vie de l'Église, une influence qui s'est étendue de sa Cappadoce indigène du quatrième siècle à toute l'Eglise à travers le monde, jusques à ce présent jour. Cette femme est sainte Macrine la Jeune.

Macrine venait d'une famille pieuse et fidèle. Sa grand-mère paternelle, sainte Macrine l'Ancienne, avec son mari avait souffert de la perte de tous leurs biens considérables à cause de leur foi chrétienne. La mère de Macrine, sainte Emmélie, avait dans sa jeunesse voulu rester vierge, mais parce qu'elle était une orpheline réputée pour sa beauté, elle jugea nécessaire de se marier pour sa propre protection contre des prétendants trop zélés. 
Elle choisit un homme pieux et droit, saint Basile l'Ancien comme mari, et ensemble ils eurent dix enfants, dont Macrine était l'aînée. Basile était un avocat de renom et il fut en mesure de restaurer la fortune de sa famille plusieurs fois.
Emmélie veilla à l'éducation de sa fille avec au moins autant d'égards pour son âme que pour son esprit. Estimant les classiques de la littérature grecque inappropriés  pour une jeune fille chrétienne, elle donna plutôt Macrine les Écritures, la sélection de portions adaptées à son âge au fur et à mesure qu'elle grandissait. Macrine avait en particulier comme compagnon constant le Psautier.
Dès son jeune âge, elle montra  une grande intelligence et de la sagesse spirituelle, et devint également une jeune femme de grande beauté. Parmi de nombreux prétendants, le père de Macrine choisit de la marier à quelqu'un de capacité notable et de foi inébranlable, mais le jeune homme mourut avant que le mariage ne puisse avoir lieu. 
Macrine, cependant, se considéra comme liée à vie au jeune homme que son père avait choisi pour elle, et elle déclara qu'elle ne voulait pas en épouser un autre. Au lieu de cela, elle annonça son intention de rester avec sa mère de façon permanente.
En même temps où le plus jeune enfant Pierre naquit, le père de Macrine mourut. Emmélie fut donc laissée avec tous les soucis de l'administration d'un grand domaine, ainsi que la nécessité d'élever et d'éduquer ses neuf enfants plus jeunes. Macrine était d'une grande aide et un encouragement pour sa mère dans toutes ces affaires. Elle prit complètement en charge l'éducation de son jeune frère, le nourrit avec les Écritures comme elle avait été nourrie, et il grandit pour devenir un jeune homme de grands talents naturels et de grande spiritualité aussi.
Le plus âgé des frères de Macrine, Basile finit l'école avec un enseignement de rhétorique, de grandes ambitions mondaines, et une opinion tout à fait exagérée de lui-même. Macrine ne perdit pas du tout de temps  et elle tourna ses ambitions dans une autre direction, vers la vie ascétique. Basile excella aussi bien dans cette vie comme il l'avait fait dans le monde, et devint finalement évêque de Césarée. Nous le connaissons aujourd'hui comme saint Basile le Grand.
Le second frère et le favori de Macrine, Naucratius, choisit la vie d'ermite et se consacra à servir les autres, mais il mourut inexplicablement à un âge précoce. Macrine contrôla son propre chagrin pour être le soutien de sa mère, qui était dévastée [par cette épreuve]. Le troisième frère, Grégoire, finit ses études bien versé dans la philosophie grecque, mais affaibli dans sa foi. Grâce à l'instruction et l'exhortation de Macrine, il revint au Christ et suivit son frère Basile dans la vie monastique. Il fut ensuite nommé évêque de Nysse, nous le connaissons sous le nom de saint Grégoire de Nysse. C'est lui qui a enregistré la vie de sa sœur pour la postérité.
Lorsque tous les enfants eurent leur place dans le monde et que la richesse de la famille fut divisée entre eux (Macrina refusa sa part, la donnant à l'Eglise), Macrine persuada sa mère de se déménager dans la propriété rurale de la famille à Annesi et d'y établir un monastère de femmes. Elles prirent les servantes de la famille avec elles comme premières moniales, et Macrine donna l'exemple pour toutes par l'extrême pauvreté de sa vie et la volonté avec laquelle elle travailla de ses mains, se mis au même niveau que la plus basse de ses anciennes esclaves.
Basile établit un monastère d'hommes de l'autre côté du fleuve, et le plus jeune frère, Pierre, en devint plus tard l'higoumène. Mais Macrine était le véritable chef spirituel des deux communautés. Elle les établit dans la prière, la pauvreté, et les bonnes œuvres à la population de la zone environnante. Lorsque la famine frappa, les deux monastères étaient miraculeusement en mesure de fournir du grain pour toute la région jusques au temps où la famine fut terminée.
Après la mort d'Emmélie et de Basile, Grégoire décida de rendre visite à sa sœur, qu'il n'avait pas vu depuis huit ans. Il arriva au monastère pour la retrouver sur son lit de mort. Elle vécut pendant plusieurs jours, au cours desquels tous deux eurent une conversation que Grégoire a enregistré dans son traité De l'âme et la Résurrection. Dans ce dialogue, il se fait celui qui pose des questions stupides et qui doute, et Macrine comme le maître sage qui lui expose les grandes vérités de la vie éternelle.
Sans jamais dépasser les limites étroites d'un comportement acceptable pour une femme de son temps et de sa position dans la vie, Macrine donna l'exemple de la piété, du zèle et de la vie sainte qui, directement et indirectement, influença toute l'Eglise. 
Elle appela constamment et courageusement les autres à une vie supérieure, et sa voix vient à travers les siècles pour atteindre même nos oreilles endormies et insensibles. C'est à la mémoire bénie de sainte Macrine, et à toutes les femmes pieuses de l'Eglise Orthodoxe à travers les siècles, que ce numéro d'AGAIN est dédié. Mettant leur vie devant nous, peut nous faire tendre toujours vers cette vie supérieure pour laquelle elles ont lutté, et appeler ceux qui sont près de nous à les suivre également. Comme une pierre tombée dans un étang, puissions nous aussi, créer des ondes qui aillent bien au-delà de nos rêves.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Septembre 1994

Haïjin Pravoslave (LXXXVI)


Que ta voix au chœur
Soit oraison impeccable
Icône sonore

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mardi 21 mai 2013

Le rayonnement de Père Seraphim (Rose), de bienheureuse mémoire...




Le moine mégaloschème Raphael (Bérestov) raconte comment, à l'époque soviétique les moines du monastère de la Trinité-Saint-Serge appréciaient hautement les compositions du Père Seraphim. Ils  traduisirent certaines de ses œuvres dans la langue russe et les diffusèrent parmi les fidèles.
Quand une photo-portrait du Père Seraphim, couché dans son [cercueil], fut envoyée au monastère, il [Le moine mégaloschème Raphaël) fut choqué par le fait que le visage de Père Seraphim était beau, clair et vivant. Père Raphaël rappelle qu'il courut littéralement au monastère pour montrer à tous la photographie, en disant que, après avoir vu un tel visage, un incroyant pourrait être amené à croire.
Quand le Père Raphaël, en raison de sa position anti-œcuménique dure, et même de son amour du désert, abandonna le monastère (officiellement il reçut la bénédiction de le faire), il construisit un petit ermitage dans les montagnes du Caucase avec le hiéromoine Pie. Il l'appela, symboliquement, d'après  le Père Seraphim (Rose). Ils avaient aussi là une allée d'arbres qui avaient poussé là, que le père Raphaël nomma, avec même révérence, "l'allée du Père Seraphim"...
Voilà donc comment les moines russes, ayant donné tout leur cœur à l'Orthodoxie immaculée, aimaient déjà et lisaient Père Séraphin.
Un autre incident s'est produit en Russie déjà beaucoup plus tard après la disparition du Père Seraphim, au milieu des années 90 du 20ème siècle. Un moine, combinant vénération du hiéromoine Séraphim avec la croyance en la justesse du soi-disant "sergianisme," décida d'écrire un essai pour la défense de ce "sergianisme". A cette époque, la pèlerine Tatiana se dirigeait vers l'Amérique, au monastère de Platina [en Californie, monastère saint Germain d'Alaska créé par Père Seraphim et Père Herman). Et c'est à elle que le moine se tourna avec une demande de lui apporter une relique sacrée du Père Seraphim. Le temps passa… 
Et voilà, en ces jours mêmes, lorsque l'essai mentionné ci-dessus était censé être à l'imprimerie, le moine reçut une sainte relique de Platina. C'était une enveloppe, sur laquelle l'écriture de la pèlerine Tatiana avait écrit: " De la part du hiéromoine Séraphim". Comme Tatiana l'expliqua, dans l'enveloppe était une note de Père Seraphim, venant de ses papiers à Platina.
Le moine ouvrit l'enveloppe et se figea sur place, stupéfié. Sur un bout de papier était écrit: "L'entêtement dans le sergianisme est une hérésie." Inutile de dire qu'une forte sensation s'empara de l'auteur de "L'apologie du sergianisme", après avoir reçu cette "lettre" très de père Séraphin. Bien sûr, il n'y avait plus aucune question de publication de l'essai. Après une recherche de la vérité difficile de l'Eglise, la beauté de l'idéal moral chrétien fut révélé aux yeux de cette personne. Cet idéal, celui des martyrs et des confesseurs du Christ, cet idéal qui est incompatible avec le compromis hypocrite et le "faux salut." Et le compromis, avec le mal et le "mensonge du salut", sont en fait synonymes de sergianisme d'une manière spirituellement morale.
Revenons maintenant à l'Amérique. Là, en 1997, le malheur frappa une famille orthodoxe: le chef de famille, le sous-diacre Basile Anderson. Dans la vie Basile était un bon chrétien, qui avait beaucoup d'activités pour les maisons d'édition missionnaires. Avec sa femme, ils ont fait sortir de Russie deux orphelins pour les élever. Basile était un filleul du Père Seraphim. Après le décès soudain de Basile, Père Seraphim apparut en songe à sa sœur Cécile [celle de Basile], qui était aussi une de ses filleules. Il était préoccupé par quelque chose, il s'affairait à quelque chose. Cécile lui demanda ce qui le préoccupait tant. Père Seraphim répondit qu'il avait beaucoup de choses à faire, avec la manière dont il préparait le lieu de rencontre du serviteur de Dieu nouvellement reposé en Christ Basile...

Si, dans cette vie, nous essayons d'être spirituellement proches de notre Père Seraphim (Rose), alors, par la miséricorde de Dieu, nous serons avec lui dans la vie future aussi.

Jordanville 2001

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Moine Vsevolod
Holy Trinity Monastery
Jordanville
N.Y.
USA

Haïjin Pravoslave (LXXXV)


Fuis toute parole
Etrangère à la Parole
Et respire en Dieu

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 20 mai 2013

Staretz Ephrem: L'homme et la nature à la Parousie




La chute de l'homme, qui était la "couronne de la création", a provoqué la chute de toute la création qui "a gémi ensemble dans les douleurs de l'enfantement" (Romains 8:22). C'est ce qui explique le principal enseignement de notre Église, qui considère la création comme un tout, qui est guidé vers la perfection et la déification; homme et la nature ensemble. L'homme et la nature ne sont pas distincts dans la conception de la création. Donc l'homme a le devoir de maintenir une bonne relation avec le reste de la création. Le fait que l'homme reste dans la condition déchue prolonge dangereusement le monde qui supporte le même état. Ainsi, l'homme contribue à la perversion et à la dégradation de la nature. Par conséquent, la chute a non seulement déformé l'homme existentiel et moral, mais aussi même son environnement.

[…] Dans sa Parousie [seconde venue], le Christ non seulement restaure la nature humaine, mais aussi toute la création. Puisque le reste de la création est tombé à cause de l'homme, il sera régénéré par l'homme sanctifié. Quand l'homme atteint la sanctification, son environnement est aussi sanctifié. Nous trouvons de nombreux exemples dans la vie des saints. Un lion subvenait aux besoins de saint Gérasime du Jourdain; saint Séraphim de Sarov nourrissait un ours comme si c'était un agneau docile; le staretz Païssios du Mont Athos était connu pour avoir comme compagnie des serpents et d'autres animaux sauvages.

Avec la résurrection et la régénération de l'homme, la nature sera également exonérée de corruption. Selon saint Syméon le Nouveau Théologien, la nature deviendra immatérielle et éternelle. "Pendant la régénération, la nature devient une demeure morale, au-delà de la perception humaine" (saint Syméon le Nouveau Théologien: Questions morales, 1, 5).

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (LXXXIV)


Le silence orant
Fait soudain surgir au cœur
La clameur de Dieu

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

XB! "Flashmob" à Sébastopol!


Rouleau d'Isaïe

dimanche 19 mai 2013

Saint Nicolas de Jitcha: La révélation du Christ




Un seul être et un seul, nous a parlé clairement et définitivement de ​​tout ce qui se passera à la fin des temps: le Seigneur Jésus-Christ. 

Quiconque aurait jamais dit ce qu'il a dit sur la fin du monde, on ne le croirait pas, même s'il était le plus vivant des sages. S'il devait parler avec son entendement humain, et non pas par révélation authentique de Dieu, nous ne le croirions pas. Car la compréhension humaine et la logique humaine, aussi grandes soient-elles, sont trop chétives pour atteindre le début du monde et sa fin. 

La compréhension est inutile là où la vision est nécessaire. 

Nous avons besoin d'un visionnaire, qui voit aussi clairement que l'on voit sous le soleil - qui voit le monde entier, de son commencement à sa fin, et le début et la fin eux-mêmes. 

Il n'y a jamais eu dans ce cas qu'un seul exemple: le Seigneur Jésus-Christ.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après 
Saint Nicolas [Vélimirovitch]
Homilies 11 for Meatfast Sunday,
cité par 

Voir la belle conférence de M. Jean-Claude LARCHET sur saint Nicolas de Jitcha

Haïjin Pravoslave (LXXXIII)



Il marche en nos vies
Et parle encore à nos âmes
Au secret du cœur

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)