"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

vendredi 20 novembre 2020

Konstantin Shemliouk : Les "ordinations" de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique], un problème pour le Phanar

Un exarque a été ordonné pour l'Ukraine au Phanar avec la participation des "hiérarques" de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique]

Photo : UOJ

Le 8 novembre 2020, le Phanar a ordonné un exarque pour l'Ukraine avec la participation des "hiérarques" de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique]. Comment cela montre-t-il l'attitude du Phanar envers les "évêques" de celle-ci ?

Le 8 novembre 2020, l'archimandrite Mikhail (Anishchenko) fut ordonné au Phanar évêque de Koman, exarque du patriarcat de Constantinople en Ukraine. 

Quelques jours auparavant, une délégation de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique] était arrivée à Istanbul pour participer à cet événement. La délégation était conduite par l'ancien métropolite de l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique Alexandre (Drabinko). Elle comprenait également l'"évêque" de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique] Matthieu Shevtchouk, l'ancien prêtre de l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique, Viktor Martinenko et le "prêtre" Piotr Landvitovich. Le déroulement de la consécration, ainsi que les événements qui l'ont précédée, nous permettent de tirer plusieurs conclusions qui parlent de l'attitude du Phanar envers  « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique]  en général et envers les "consécrations" des schismatiques ukrainiens en particulier.

L'«ÉGLISE « ORTHODOXE UKRAINIENNE (SCHISMATIQUE)- partie intégrante du Patriarcat de Constantinople ?

Au niveau officiel, les représentants de  « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique]  ne manquent jamais de souligner que le Tomos émis par le Phanar donne à leur structure religieuse les mêmes droits que ceux dont bénéficient toutes les autres Églises orthodoxes locales. En d'autres termes, ils affirment l'"indépendance" et l'"autocéphalie" de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique].

Philarète Denisenko,  "père du schisme ukrainien" et  principal initiateur de la réception du Tomos [qui a rapidement quitté l'union impie crée par Bartholomée. Ndt], est en profond désaccord avec cette déclaration. Selon lui, le Tomos, que le patriarche Bartholomée a présenté au "concile d'unification" en janvier 2018, consacre la dépendance de la structure religieuse nouvellement créée à l'égard du Phanar. Denisenko souligne que l'un des signes de la dépendance de  « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique]  vis-à-vis du Phanar est "l'interdiction pour nous d'avoir des diocèses et des paroisses en dehors de l'Ukraine". Les Phanariotes, parlant du statut "autocéphale" de  « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique], l'entendent à leur tour dans un sens complètement différent.

Rappelons que Constantinople revendique l'ensemble de la diaspora du monde. C'est-à-dire qu'elle croit avoir le droit de fournir une direction spirituelle à toutes les "terres barbares", c'est-à-dire à toute la diaspora orthodoxe "en dehors des Églises patriarcales et autonomes". En fait, le 6 novembre 2020, un représentant du Phanar, s'adressant aux "hiérarques" et au "clergé" de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique], a déclaré que les Ukrainiens font partie intégrante du troupeau du patriarcat de Constantinople : "L'Ukraine et tous les coreligionnaires vivant dans la ville, sont le troupeau du patriarche de Constantinople. Nous ne vous séparons pas ; l'Église mère s'en occupe avec un amour pastoral. "

Il découle de cette déclaration que l'Ukraine est considérée par Constantinople comme son territoire canonique, ce qui est confirmé par la nomination d'un exarque sur ce territoire. L'exarchat est un district ecclésiastique séparé qui désigne une unité administrative-territoriale étrangère à l'état d'un patriarche particulier. L'exarque est à son tour le vice-roi du patriarche.

L'Ukraine est considérée par Constantinople comme son territoire canonique, ce qui est confirmé par la nomination d'un exarque sur ce territoire.

Dans son discours à l'évêque de Koman, le patriarche Bartholomée a souligné à plusieurs reprises que la contestation de l'autorité du Phanar perturbe l'unité de l'Orthodoxie (sic !). Dans sa réponse, l'exarque du patriarche de Constantinople a non seulement exprimé sa dévotion au Phanar, mais a aussi clairement exposé les tâches qu'il était chargé de résoudre en Ukraine. Nous en citons la partie la plus intéressante :

"Vous m'avez fait un grand honneur en me nommant comme votre exarque dans l'Église orthodoxe d'Ukraine. Mes épaules sont faibles, mais la puissance du Christ se perfectionne dans les infirmités. Je suis maintenant le successeur des grandes figures de l'histoire, des grands exarques de l'Ukraine, mais la seule chose qui me relie à eux est la dévotion partagée, la dévotion inconditionnelle à l'Église mère et à mon patriarche. Le temple stavropégiaque de Saint-André a une double essence : d'une part, il montre qu'en Ukraine il y avait et il y a encore beaucoup de stavropégies de vos prédécesseurs, dont la valeur patriarcale et stavropégiaque ne diminue jamais, car la signature du patriarche est la plus haute garantie, et d'autre part, il est une confirmation du privilège stavropégiaque intemporel et de votre responsabilité, qui découle des traditions historiques et ecclésiastiques incontestables de nombreux siècles et dont personne n'a le droit de vous priver".

Que faut-il noter ici ? Selon l'évêque de Koman, "en Ukraine, il y avait et il y a encore de nombreuses stavropégies du Phanar, dont la valeur patriarcale et stavropégiaque ne diminue jamais, et que personne n'a le droit d'abolir". Il est évident que c'est précisément dans le retour de ces stavropégies sous la juridiction d'Istanbul que Mikhail (Anishchenko), originaire d'Ukraine, va s'engager activement.

Par conséquent, la nomination par le patriarche Bartholomée de son exarque sur le territoire de notre État ne parle pas seulement des intérêts du Phanar en Ukraine, mais aussi du manque d'indépendance de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique] . Ce fait est tellement évident que pour le dissimuler d'une manière ou d'une autre, les Phanariotes ont décidé d'inviter une délégation de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique]   à participer à l'ordination de l'évêque de Koman.

Cependant, dans ce cas également, les représentants du Phanar ont décidé de jouer la sécurité.

Pourquoi précisément Drabinko ?

De tout l'"épiscopat" moderne de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique], seuls deux évêques peuvent se vanter d'une consécration canonique - les anciens métropolites de l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique Alexandre (Drabinko) et Siméon (Chostatski). Et ce n'est pas un hasard si c'est Drabinko qui a dirigé la délégation de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique]   au Phanar.

La question de la validité de l'"ordination" de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique]   a été soulevée par les Églises orthodoxes locales et les hiérarques individuels dès le début. Ce sont les doutes concernant les "ordinations" effectuées par Philarète Denisenko (qui a "ordonné" l'écrasante majorité de l'"épiscopat" de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique]) qui ont été la raison pour laquelle les Synodes des Églises roumaine, albanaise et chypriote [avant la trahison de l’archevêque local de cette dernière) ont refusé de reconnaître à la fois le Tomos et Doumenko.

Le Synode de l'Église orthodoxe roumaine a fait appel au Phanar en lui demandant "de clarifier le problème des hiérarques non canoniques et des prêtres qui appartenaient à l'ancien "patriarcat [sic!] de Kiev"".

Le Synode de l'Église albanaise a frappé encore plus fort : "Comment peut-on, selon l'économie, reconnaître ces ordinations comme ayant la Grâce du Saint-Esprit, car toutes ces ordinations (de schismatiques - Ed.) étaient un blasphème contre le Saint-Esprit... Il est impossible de reconnaître rétroactivement des ordinations qui ont été commises par Philarète Denisenko excommunié et anathème, dont les ordinations sont invalides, privées de la grâce et de l'action du Saint-Esprit".

Le Synode de l'Église chypriote a également remis en question les "sacrements" schismatiques : "L'histoire de 2.000 ans de l'Église chypriote et de toute l'Église orthodoxe jette le doute sur la possibilité de légaliser les sacrements pratiqués par les évêques dont le rang a été retiré, qui ont été excommuniés et sont tombés sous l'anathème."

Selon le Primat de l'Église orthodoxe albanaise, l'archevêque Anastase, "à partir du moment où Philarète a été excommunié et anathème, il ne pouvait plus effectuer d'ordinations" 

En outre, de nombreux ecclésiastiques de l'Église de Grèce ont exprimé leur vision du problème des ordinations de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique], selon les déclarations de laquelle "il n'y avait pas de réponse convaincante concernant le 'saint ordre' canoniquement inexistant de la nouvelle église".

Une opinion similaire est partagée par les moines du Mont Athos, qui estiment que la "consécration épiscopale" de Macaire Maletitch "ne peut être considérée comme valide, tout comme les "ordinations" ultérieures d'autres "évêques" schismatiques".

Et voici les paroles du Métropolite Nikiforos de Kykkos de l'Église de Chypre, prononcées par lui en 2019 et répétées ensuite à plusieurs reprises : "Je suis convaincu que, en tant que Saint Synode de l'Église chypriote, nous ne pouvons pas reconnaître le schismatique Épiphane, qui n'a pas de consécration canonique, comme métropolite canonique de Kiev et de toute l'Ukraine. De plus, du point de vue des canons, il n'est pas permis d'avoir une communion eucharistique avec des schismatiques et des clercs non-ordonnés".

Il faut souligner ici que le problème de la "consécration" des représentants de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique]  est si épineux pour l'Orthodoxie mondiale que, par exemple, les hiérarques chypriotes refusent de concélébrer avec leur primat, qui a reconnu Doumenko. Ainsi, le Métropolite Isaïe de Tamassos a annoncé qu'"il ne peut pas concélébrer avec quelqu'un qui commémore Epiphane, car cela signifierait qu'il reconnaîtrait quelqu'un qui n'a pas été correctement ordonné".

Mais le plus intéressant, c'est que la légalité des "ordinations" de l'écrasante majorité de l'«ÉGLISE « ORTHODOXE UKRAINIENNE (SCHISMATIQUE) a été remise en question au sein même de l'«ÉGLISE « ORTHODOXE UKRAINIENNE (SCHISMATIQUE). En particulier, l'ancien supérieur de l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique, le métropolite Siméon (Chostatski), a déclaré qu'il avait proposé au patriarche Bartholomée de réordonner les "hiérarques" de l'église orthodoxe ukrainienne schismatique, mais le chef du Phanar a refusé. 

La légalité des "ordinations" de l'écrasante majorité de l'«ÉGLISE « ORTHODOXE UKRAINIENNE (SCHISMATIQUE) a été remise en question au sein même de l'«ÉGLISE « ORTHODOXE UKRAINIENNE (SCHISMATIQUE).

En outre, l'ex-métropolite de l'Eglise orthodoxe canonique Alexandre (Drabinko) a exprimé des pensées similaires : "Les sacrements de l'église orthodoxe ukrainienne [schismatique] et du Patriarcat de Kiev ont-ils été remplis de Grâce ? C'est une question du passé ; elle peut concerner ceux qui, à un moment donné, étaient dans ces structures. Mais pas moi - le hiérarque qui est venu à l'Église orthodoxe d'Ukraine depuis l'Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou dont le statut de pleine grâce n'a jamais été refusé". Plus tôt, Drabinko a déclaré que sans sa "dignité canonique impeccable",  il n'y aurait pas du tout de Tomos.

Ainsi, il est clair qu'en invitant le métropolite Alexandre (Drabinko), et non Epiphane Doumenko ou Zoria, à la consécration d'Anichenko, le Phanar a ainsi essayé de se protéger d'éventuelles revendications d'autres Eglises locales concernant le statut canonique de cette ordination. D'autant plus si, à l'avenir, il est néanmoins nécessaire de reconsidérer la question de la "succession apostolique" parmi les "évêques" de "l'église" orthodoxe ukrainienne schismatique. 

L'"évêque" Matthieu Shevtchouk a-t-il participé à la consécration ?

Un autre membre de la délégation de« l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique] dans la dignité d'"évêque" était "l'évêque" Matthieu Shevtchouk, qui est devenu célèbre par le fait qu'en 2016 il a affirmé que "notre mère n'est pas l'Église de Constantinople, mais notre terre". Cela signifie-t-il que tout le raisonnement précédent concernant la tentative du Phanar de donner le statut canonique à l'ordination de Mikhail (Anishchenko) est incorrect ?

Non. Premièrement, selon les règles de l'Église orthodoxe, un évêque doit être ordonné par au moins deux évêques. Cela signifie que la participation du patriarche Bartholomée et de Drabinko aurait été suffisante. Cependant, dans la liturgie, au cours de laquelle Anichchenko a été ordonné, deux autres évêques du patriarcat de Constantinople ont participé (en plus de Drabinko et Shevtchouk) - le métropolite Chrysostomos (Kalaidzis) de Mirlikia et le métropolite Theolipte (Fenerlis) d'Iconium. Il n'y a donc pas de revendication en ce qui concerne le nombre requis de participants à l'ordination. Des questions se posent quant au rôle joué par Matthieu Shevtchouk dans cet événement.

Le fait est que Chevtchouk était le plus jeune "évêque" parmi tous ceux qui étaient présents et qu'il était le second à gauche du patriarche Bartholomée, tandis que Mikhail (Anishchenko) était placé à droite du trône, et non au centre, pour lire la prière de consécration, c'est-à-dire aussi loin que possible de Shevtchouk. C'est pourquoi, lorsque le chef du Phanar a commencé à lire cette prière avec l'imposition des mains sur la tête d'Anichchenko, "l'évêque" Matthieu Shevtchouk a joué le rôle d'un observateur et n'est même pas entré dans le cadre de la photo ci-dessous. Les mains sur la tête de l'exarque étaient tenues par le patriarche Bartholomée et l'ex-métropolite de« l'église » orthodoxe ukrainienne canonique Alexandre Drabinko, et ce n'est qu'au milieu de l'ordination que le diacre a amené Shevtchouk à Anichchenko et l'a placé sur le côté du chef du Phanar.

Ordination de l'évêque de Koman. 

Photo : Capture d'écran vidéo

 

 

 Ordination de l'évêque de Koman. 

Photo : Facebook Drabinko

Dans ce cas, les Phanariotes pourront déclarer en "bonne conscience" que la consécration a été effectuée par deux évêques (le patriarche Bartholomée et le métropolite Alexandre Drabinko), comme le prescrivent les règles de l'Église, alors que Matthieu Shevtchouk était "présent".

C'est pourquoi nous avons le droit d'affirmer que l'oraison de Mikhail (Anishchenko) a clairement démontré comment le Phanar aborde en réalité les "consécrations" des représentants du schisme ukrainien. Au mieux - comme douteux.

***

De tout ce qui précède, nous pouvons conclure que l'ordination de l'Exarque phanariote pour l'Ukraine a clairement démontré plusieurs points importants.

Premièrement, « l'«ÉGLISE « ORTHODOXE UKRAINIENNE (SCHISMATIQUE) dépend entièrement et complètement du Patriarcat de Constantinople et n'a pas l'indépendance dont elle se vante.

Deuxièmement, le Phanar n'a pas l'intention de renoncer à ses intérêts en Ukraine et, avec l'aide de l'exarque-évêque, il contrôlera étroitement les activités de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique]  et mettra éventuellement en œuvre des plans visant à "restituer" toutes les stauropégies prescrites dans l'accord avec Porochenko.

Troisièmement, le Phanar se rend compte du problème posé par les "consécrations" des représentants de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique] et a donc invité l'ancien métropolite de l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique Alexandre (Drabinko), dont le statut canonique est "impeccable", à l'ordination de l'évêque de Koman.

Et quatrièmement, il est fort possible que ce soit l'ex-métropolite Alexandre qui devienne celui qui aidera le Phanar à mettre en œuvre ses plans en Ukraine en échange... En échange du statut le plus élevé possible de « l'église » orthodoxe ukrainienne [schismatique].

Version française Claude Lopez-Ginisty

D’après

UNION OF ORTHODOX JOURNALISTS

jeudi 19 novembre 2020

Martyrs russes.de Krasnodar

New Martyrs & Confessors of Russia Russian Silk Orthodox Icon » Mounted  Orthodox Icons of M Saints » ArchangelsBooks.com

Le missionnaire laïc Stefan Galaktionov naquit dans les années 90 du XIXe siècle et vécut à Blagodarnaya stanitsa, dans la région de Krasnodar. 

Il était très cultivé et avait une bonne connaissance des Saintes Écritures et de leurs commentaires, connaissant par cœur l'ensemble du Nouveau Testament. Stefan était un grand jeûneur et il priait la nuit. Il était très vénéré par le peuple, mais sa propre épouse, à l'instigation du Diable, le détestait pour sa vie spirituelle, et elle retourna ses filles contre lui et  essaya même une fois de le faire tuer. Stefan réprimandait les prêtres qui acceptaient le rénovationnisme et le sergianisme, et il amena beaucoup d'entre eux à se repentir et à retourner au sein de la Véritable Église. Il disait souvent que pour devenir un martyr, il faut avoir une foi flamboyante et une vie ascétique.

La bienheureuse Melania Litvinova vivait à Zelentchouk stanitsa, dans la région de Stavropol. Ses parents se distinguaient par leur aumône et ils donnaient généreusement pour les besoins du monastère féminin local. Un jour, le Seigneur révéla à ses parents que, pour leur charité, leur fille recevrait une couronne de martyre en or.

Après l'arrestation de son mari, la bienheureuse Mélanie se retrouva sans abri et passa les nuits avec diverses bonnes personnes. Ces personnes lui disaient que la nuit, elle parlait avec quelqu'un en grec. La femme vertueuse reprochait aux gens leurs péchés et contrefaisait souvent la folie en Christ. Elle réprimandait surtout, et même frappait avec un bâton, les moniales qui se mariaient après la fermeture du monastère. À cause de ces dures réprimandes, la plupart des gens n'aimaient pas la bienheureuse et la traitaient de folle.

À Pâques, en 1940, des chrétiens des catacombes des colonies voisines se rassemblèrent pour prier et ils chantèrent les hymnes pascaux. Et soudain, la bienheureuse Mélanie dit : "Vous pouvez chanter, mais qui va souffrir ?"

Peu après, en juin de la même année, les croyants se sont réunis comme d'habitude pour prier dans la maison d'un chrétien des catacombes à Kardonikskaya stanitsa. Après avoir lu la Sainte Bible, un policier est venu et a emmené tout le monde de la maison au poste de police. 

L'une des personnes arrêtées, Natalia, s'est évanouie et ils l'ont jetée dehors, au-delà de la clôture. Les cinq autres personnes - Stefan, la bienheureuse Mélanie, Hélène et ses deux enfants (dont l'un s'appelait Nicolas) - ont été torturés pendant longtemps, puis emmenées. 

Non loin de la ville de Tcherkassk, ils ont été attachés avec du fil de fer à un poteau métallique et un feu a été allumé sous eux. Plusieurs paroissiens de l'église sergianiste locale y ont été amenés comme témoins. 

Lorsque les tchékistes leur ont posé la question : Que pouvez-vous dire sur l'accusé ?", l'un d'entre eux (probablement le pasteur) a répondu : "Que pouvons-nous dire ? Ce sont des gens saints". Après cela, les "témoins" ont été immédiatement fusillés. Mais les martyrs qui étaient attachés au poteau ont brûlé pendant trois jours sans ressentir aucune douleur et sans être brûlés. Ce n'est qu'au bout de trois jours qu'ils ont remis leur âme au Seigneur. Pendant tout ce temps, ils ont réprimandé les autorités soviétiques antichrétiennes, tandis qu'autour d'eux se répandait un merveilleux parfum.

La servante de Dieu Natalia, qui s'était évanouie au moment de l'arrestation, a survécu jusqu'à aujourd'hui. Les filles du martyr Stefan, à l'instigation de leur mère, ont renoncé à leur père. L'une d'elles, Catherine, a eu une vision : son père est sorti d'une belle ville et l'a appelée à lui, mais entre eux se trouvait un petit pont. Elle se mit en route, mais le pont se brisa, et elle entendit une voix : "Ta mère l'a brisé". L'autre fille, Maria, fut enterrée vivante par son propre fils. C'est ainsi que le Seigneur la punit pour avoir méprisé son père.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après le récit 

de la Moniale des Catacombes Melanie



mercredi 18 novembre 2020

Livre du Métropolite Nikiphoros sur la question ukrainienne

Photo: spzh.news

 

Son Éminence le Métropolite Nikiforos de Kykkos de l'Église orthodoxe de Chypre a publié un livre examinant la  brûlante  question ukrainienne du point de vue des canons sacrés de l'Église, rapporte l'Archiprêtre Nikolai Danilevich, le chef adjoint du Département des relations extérieures de l'Église ukrainienne [canonique].

Le livre, La question ukrainienne moderne et sa solution selon les canons divins et sacrés, examine plusieurs questions :

À quelle juridiction ecclésiastique du Patriarcat l'Ukraine appartient-elle ?

Qui a le droit d'accorder l'autocéphalie et à quelles conditions ?

Le Patriarcat œcuménique a-t-il le droit canonique d'accepter les appels de clercs en dehors de sa juridiction ?

Qui est le chef de l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique ?

Le Métropolite Nikiforos est l'un des hiérarchies chypriotes qui soutient vocalement l'Église orthodoxe ukrainienne canonique et dénonce vocalement la décision unilatérale de l'archevêque Chrysostomos d'entrer en communion avec les schismatiques ukrainiens.

En février 2019, le Saint Synode chypriote a publié une déclaration très diplomatique sur la question ukrainienne qui était dure pour l'Église russe mais sans critiquer ouvertement les actions de Constantinople. Le même jour, le Métropolite Nikiforos a publié sa propre déclaration, beaucoup plus directe sur les erreurs de Constantinople en Ukraine.

Il y note que le patriarche Bartholomée n'avait pas le droit canonique de lever l'anathème contre Philarète [*]et de créer une nouvelle église "autocéphale" sur le territoire de l'Eglise Ukrainienne canonique du Métropolite Onuphre. Cela montre le mépris du Patriarche pour Sa Béatitude le Métropolite Onuphre de Kiev et de toute l'Ukraine,  a écrit le Métropolite Nikiforos à l'époque.

Constantinople n'a fait qu'aggraver le schisme en Ukraine, écrit-il, et ses actions devraient être discutées lors d'un concile pan-orthodoxe.

Dans son homélie du dimanche de l'Orthodoxie de cette année-là, le Métropolite Nikiforos a souligné que les actions illégales de Constantinople ont empoisonné les relations inter-orthodoxes et porté préjudice à l'ensemble du Corps du Christ.

Dans son discours lors de la conférence "Monachisme et monde contemporain" qui s'est tenue en novembre 2019 avec les représentants des Églises russe et ukrainienne, il a de nouveau fait référence à la "décision non canonique de Sa Sainteté le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée, de reconnaître "l'église" schismatique de Kiev et d'accorder la prétendue "autocéphalie" à l'Ukraine, en dehors de la tradition canonique unanime et de la pratique ecclésiastique intemporelle".

Nous devons "surmonter l'égoïsme, l'entêtement et la soif de pouvoir inadmissibles, et entamer un dialogue fraternel pan-orthodoxe afin de surmonter la crise actuelle qui menace l'unité de l'orthodoxie", a-t-il souligné.

Avec trois de ses frères hiérarques, le Métropolite Nikiforos a également exprimé son indignation face à la décision unilatérale et mal conçue de l'archevêque [de Chypre] de commencer à commémorer les schismatiques le mois dernier, notant que l'autocéphalie doit être accordée de manière synodale [**]. Il est important de noter que les hiérarques ont également parlé de la rupture de la communion du Patriarcat de Moscou avec Constantinople comme une réaction justifiable.

Lorsque les canons sacrés sont violés, les hiérarques doivent s'exprimer, a souligné Son Eminence.

Dans une autre déclaration, le Métropolite Nikiforos et les trois autres hiérarques ont rappelé au patriarche Bartholomée qu'il a la primauté de responsabilité, et non de pouvoir.


Version Française claude Lopez-Ginisty

d'après

Orthochristian


NOTES:

[*] Qui a depuis quitté "l'église (sic) créée par le tomos impie et dénoncé la mainmise éhontée de Constantinople sur l'Ukraine.

[**] Le même Métropolite avait auparavant déclaré solennellement qu'il ne reconnaîtrait pas "l'église ukrainienne" schismatique crée au méprios des canons par le patriarche Bartholomée!

Kabarnos - Prayer of Healing (The Call to Unite Covid-19 Live Stream Event)

mardi 17 novembre 2020

Evêque John [Abdallah] de Worcester et de la Nouvelle Angleterre: Seul le Covid est incertain: Béni est le Royaume!

Only COVID is Uncertain: Blessed is the Kingdom!

Au moment où j'écris ces lignes, la représentation la plus courante de notre époque est celle de l'incertitude. Un an après le premier cas documenté de Covid-19, nous ne savons toujours pas comment et quand la menace de Covid disparaîtra et que nous pourrons revenir à la normale. 

Les politiciens, les médecins, les éducateurs, les chefs d'entreprise et le clergé ne s'accordent pas tous dans leurs rangs sur la meilleure façon de gérer cette crise. Une telle incertitude conduit au stress, à la colère, à la frustration, à la dépression et à l'anxiété. 

Beaucoup affirment que nous avons tous été traumatisés par ce bouleversement de notre vie. Je ressens cette tension et cette anxiété partout où je vais. Pourtant, au sein d'une telle incertitude, les chrétiens peuvent se reposer sur ce dont nous sommes totalement certains : le tombeau vide et notre conviction que le Christ est ressuscité des morts. 

Nous sommes également totalement certains que Dieu nous aime et est avec nous, même lorsque nous souffrons et que la maladie détruit notre corps. 

Nous savons avec certitude que Dieu partage Sa vie avec nous et que, par l'intermédiaire de Son Église, Il nous attache à Lui. Il nous permet de partager la vie éternelle, l'amour et la joie. Le tombeau est vide et le Royaume des Cieux est à portée de main. Béni est le Royaume !

Au cours de l'année écoulée, les chercheurs en médecine et les décideurs politiques ont beaucoup appris sur le Covid. Nous comprenons qu'il s'agit d'une maladie mortelle. Nous comprenons également que Dieu nous a créés pour être des êtres sociaux, capables de communier profondément avec Lui et entre eux. Comme lui, nous désirons naturellement connaître les autres et être connus. 

L'isolement est contre nature, douloureux et destructeur pour notre esprit, notre corps et notre âme. Le Métropolite Joseph a rencontré le clergé de l'archidiocèse le 29 septembre 2020. Si nous voulons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer la sécurité de tous, il est également temps pour nous de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour retourner dans les églises et faire le travail pour lequel les chrétiens ont été baptisés. 

Ce travail, appelé liturgie, consiste à se rassembler en tant que peuple de Dieu, à prier avec les prières données par Dieu par l'intermédiaire d'auteurs bibliques et liturgiques inspirés, à recevoir Son message par l'intermédiaire des prédicateurs et des enseignants de l'Église, et à partager la Bonne Nouvelle avec le monde en tant que témoins, icônes et ouvriers du bien. 

Nous rendons témoignage au Christ et à Sa résurrection avec nos familles, nos paroisses et le monde. C'est ce qui fait de nous l'Église, c'est ce qui fait de nous des chrétiens. 

Les paroisses ont fait preuve d'une grande créativité pour trouver et inventer des moyens de faire le travail de l'Église. Les gens se sont rassemblés pour la prière quotidienne dans des sites de discussion sur Internet. Les paroisses ont produit des modules pour animer des discussions en famille. Il existe des études bibliques quotidiennes, hebdomadaires et mensuelles sur Zoom et d'autres plateformes similaires. Les paroissiens s'appellent, s'encouragent, font des courses et se rendent chez le médecin. Des adolescents ont organisé des lavages de voitures pour collecter des fonds pour les personnes en souffrance à Beyrouth. Des dames ont cuisiné avec des masques et pratiqué la distanciation physique, des paroisses ont organisé des heures de café virtuelles hebdomadaires, en prenant des nouvelles les unes des autres, et la liste pourrait s'allonger encore.

La peur s'est insinuée dans nombre de nos églises pendant cette période d'incertitude liée à la crise de Covid : peur de tomber malade, peur de perdre ses libertés et son autonomie, peur de perdre ses réserves financières et peur de perdre son mode de vie d'avant la crise de Covid. 

Cette peur pécheresse - pécheresse parce qu'elle nous sépare de Dieu et les uns des autres - se manifeste souvent par l'activisme politique et la publication de blogs. Dans l'Église, un tel activisme est source de division et compromet notre témoignage chrétien. Ces choses doivent être évitées dans l'Église et par les dirigeants de l'Église. Nous avons un objectif plus important.

L'un des avertissements bibliques les plus fréquents est : "N'ayez pas peur ! Les chrétiens ne doivent pas avoir peur dans notre incertitude, car nous sommes certains de notre Dieu. 

Je me joins à notre Métropolite pour encourager chacun à prendre toutes les mesures raisonnables pour rester en sécurité. La définition du raisonnable par chacun d'entre nous est certes difficile, mais nous ne pouvons pas abandonner notre vie à la peur, comme si nous n'avions aucune espérance en Dieu et que nous ne comprenions pas que nous sommes le peuple de la Résurrection. Dans le baptême, nous mourons avec le Christ et nous ressuscitons avec Lui.

Je suis encouragé parce que j'ai une grande confiance dans le clergé, dont j'ai vu les visages fatigués mais optimistes sur mon écran d'ordinateur hier. Ils sont dignes de notre confiance. 

Je suis encouragé parce que les gens de nos paroisses ont relevé les défis de cette crise mondiale, et maintiennent nos églises en vie. 

Je suis encouragé parce que notre métropolite et nos évêques sont dévoués et ont conservé la vision de Saint Raphaël, du Métropolite Antoine, du métropolite Philippe et de tous les autres évêques qui ont servi en Amérique. Dieu est avec nous. Le ciel est à portée de main. Le Royaume est béni.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après


 





lundi 16 novembre 2020

PROTOPRESBYTRE GEORGE D. KONSTANTOPOULOS: Vivre par le Christ chaque jour


Living Through Christ Each Day

Il y a cette idée fausse et incessante concernant la manière dont les chrétiens orthodoxes devraient vivre avec des lignes de confusion floues sur ce qui est bien et mal en termes de pratique. 

En tant que chrétien orthodoxe, on insiste sur l'acquisition de l'humilité et de la patience, par la prière continue, le repentir et l'amour les uns envers les autres. Malheureusement, l'époque actuelle de notre existence est loin de ce que l'on attend de nous, non seulement en tant que chrétiens, mais aussi en tant que population humaine tout entière. En raison de l'explosion rapide des progrès technologiques, des découvertes de la science médicale, du comportement social, les humains sont très perdus, s'éloignant de Dieu. Avec toutes les distractions qu'il y a aujourd'hui, il est très facile d'être possédé par les aspects physiques plutôt que par les aspects spirituels.

Les gens préfèrent rester à la maison le dimanche matin, juste pour faire la grasse matinée et regarder un match de football. D'autres, qui hésitent à assister à l'office du dimanche, laissent à leurs propres enfants le choix d'assister ou non à l'école du dimanche, pour tenter de "sauter" l'église ce jour-là.

Il y a même des personnes qui cessent complètement d'aller à l'église simplement parce qu'elles n'en ressentent pas le besoin. Ce qui est triste dans tous ces scénarios, c'est qu'ils sont considérés comme ayant un comportement "normatif" et que ces personnes n'y voient aucun problème.

L'énorme changement de valeurs et de traditions dans la plupart des familles est assez alarmant. Le fait que notre Seigneur ne soit pas au centre de nos vies est une pratique en danger. Être un chrétien orthodoxe n'est pas seulement une expérience annuelle ou un moment de culte privé à la maison. La vie, en tant que chrétien orthodoxe, est un chemin cohérent et sans fin dans lequel notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous guide, selon Sa volonté, et non la nôtre.

En raison des nombreuses interruptions que nous connaissons aujourd'hui, nous oublions pourquoi nous sommes ici-bas. Nous ne sommes pas en vie pour satisfaire la tendance hédoniste qui a submergé les nouvelles générations d'êtres humains. Nous sommes les sels pécheurs de la terre qui doivent essayer pas à pas de croître en Christ et de vivre. Le principal problème que nous avons n'est pas seulement l'hédonisme mais aussi l'indifférence. Les gens semblent moins se soucier du but ou du sens de quoi que ce soit. Certains veulent seulement prendre de la vie tout ce qu'ils peuvent prendre, sans avoir l'intention de rendre quoi que ce soit.

Aller à l'église une fois par semaine est le moins que les chrétiens orthodoxes puissent faire pour pratiquer leur foi. Il est étonnant de voir ce qu'un service liturgique peut faire à quelqu'un. La lecture d'un Evangile ou d'une Epître, ou même le sermon du prêtre, peut faire la différence. Une simple phrase ou un message pourrait être tiré de cette visite unique à la Maison de Dieu chaque semaine. Tout cela semble si simple. Pourtant, pourquoi est-ce si difficile à faire ?

C'est seulement par notre Seigneur Jésus-Christ que nous pouvons être pardonnés et avoir accès au Royaume de Dieu. Cependant, nous n'avons qu'une seule vie pour y parvenir ! Le ciel est un honneur, une bénédiction, qui nous est accordé et non un droit. Le fait que vous soyez un chrétien orthodoxe n'implique pas une rémission complète des péchés si vous ne pratiquez pas activement la foi en conséquence.

Bien-aimés, vous devez comprendre que cette vie n'est que temporaire. Dieu peut nous accorder la vie aussi vite qu'Il peut nous l'enlever. 

Repentez-vous de vos péchés et soyez sincère dans vos excuses. Veillez à traiter les autres avec dignité et respect, sans rien attendre en retour. Par-dessus tout, vous devez aimer le Seigneur Jésus-Christ de tout votre cœur, de toute votre pensée et de toute votre force. N'oubliez pas tout ce que Jésus a fait pour nous, et placez- en Lui l'espoir de notre salut.

+

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

PRAVMIR

dimanche 15 novembre 2020

Saint Paul: L' Amour

Mosaïque à l'entrée de la cathédrale

Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, l'Amour; mais la plus grande de ces choses, c'est l'Amour. (1 Colossiens 13: 13)

Méditation :

Quand l'Amour habite le cœur, le cœur est plein de joie. L'Amour illumine toute la création de Dieu avec un sourire joyeux. En regardant de plus près dans notre âme, nous deviendrons convaincus que chaque jour que nous avons vécu nous a laissés débiteurs - débiteurs d'amour et d'affection pour ceux qui sont notre prochain. Nous ne leur donnons pas ce qu'ils méritent, et ne leur donnons jamais pleinement ce que nous aurions dû leur donner.

Aimer ne signifie pas seulement ne pas faire le mal, mais aussi faire aux autres tout le bien qui est en notre pouvoir.

L'Amour pour Dieu nous incite toujours à être prêts à faire humblement sa volonté, quelle qu'elle soit. L'Amour pour les autres nous motive à les servir et à les aider constamment. 

L'Amour s'accumule constamment. Chaque fois que nous touchons à la vie d'une personne, l'Amour enrichit cette vie d'une certaine manière et lui donne une grande valeur à ses propres yeux. Une personne estime que la vie vaut la peine d'être vécue lorsqu'elle rencontre l'Amour dans ses relations avec les autres.

Une parole d'Amour est une bénédiction, elle inspire et élève l'âme. 

Venant de Dieu, l'Amour crée sans cesse de la bonté et sert de révélation de Dieu lui-même. L'Amour descend sur terre comme un Ange de Dieu et comme un Ange de paix et de joie. Il résonne dans notre vie comme un chant céleste, et sème partout de bonnes graines qui germeront dans l'éternité. 

"Dieu est amour" (1 Jean : 4, 8), l'amour ne peut que se donner dans un total désintéressement au service des autres. Chacun de nous, même ceux qui n'ont rien, peut aimer et répandre cet Amour autour de lui. La source de l'Amour doit être comme une source qui jaillit inexorablement de notre cœur, trouvant partout son application dans les actes d'Amour.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Cathédrale St. John the Baptist Bulletin

Washington D.C.

USA

samedi 14 novembre 2020

Sur le blog de Laurence: Qui le patriarche Bartholomée tolère-t-il en Ukraine et qui propose-t-il à la place


Le Phanar a déclaré que l'Église orthodoxe ukrainienne était «illégale» et qu'il «supportait temporairement» Sa Béatitude le métropolite Onuphre et sa hiérarchie en Ukraine. Les millions de fidèles de l'EOU sont-ils d'accord avec lui?



Le patriarche Bartholomée de Constantinople, qui se dit «le plus saint», dans une lettre aux propagandistes de l'Eglise autocéphale de la ressource «Tserkvarium», a déclaré les évêques de l'Église orthodoxe ukrainienne «tolérés temporairement» sur le territoire ukrainien. C'est regrettable... Non pour les hiérarques ukrainiens, mais pour le patriarche Bartholomée lui-même, qui laisse couler de ses lèvres le mensonge et la saleté. Examinons un petit exemple de QUI et QUOI le patriarche Bartholomée «supporte temporairement». Dans cet article, nous n'entrerons pas dans les subtilités des canons ni ne débattrons si le patriarche Bartholomée a le droit de commander sur le territoire ukrainien ou non, tout cela a été réglé à plusieurs reprises sur notre ressource. Jetons juste un coup d'œil sur la personnalité du primat de l'Eglise autocéphale et de certains de ses évêques, ceux-là mêmes que le chef du Phanar «tolère» si généreusement.






Il y a un an, la chaîne Inter TV a diffusé un documentaire sur le métropolite Onuphre, intitulé «Notre Béatitude». Aujourd'hui, alors que le patriarche Bartholomée a qualifié le primat de l'EOU de «hiérarque vivant à Kiev», le titre de ce film prend une résonnance supplémentaire et très profonde: le métropolite Onuphre n'est pas un évêque titulaire, «temporairement toléré» à Kiev jusqu'à ce qu'il accepte de passer sous l' "Omophore" de Serguei Doumenko. Le métropolite Onuphre est NOTRE BEATITUDE. Peu importe ce qu'écrit le citoyen turc Bartholomée (Archondonis). Nous, les millions de croyants de l'Église orthodoxe ukrainienne, nous le reconnaissons comme notre primat, nous témoignons de notre fidélité à l'Église, qu'il sert dans cette haute fonction. Sous nos yeux, Dieu l'a mis à la tête de l'Église, dans une période très difficile, et les années suivantes ont montré à quel point le Seigneur avait été miséricordieux envers nous, en nous accordant un archevêque aussi rempli de grâce.

Le film montre d'abord comment un autre hiérarque de l'EOU, le métropolite Longin (Jar), venu dans un orphelinat en 1992, y adopta deux petits garçons que personne ne voulait accueillir dans sa famille. Il avait reçu pour cela la bénédiction du métropolite Onuphre, alors encore évêque à la tête du diocèse de Tchernivtsi.


Le métropolite Longin: «Deux enfants que personne ne voulait adopter, des garçons ... On m'a demandé avec insistance, quand nous sommes allés féliciter les enfants, on m'a demandé de les prendre, s'il était possible. Et nous avons décidé de passer par Sa Béatitude Onuphre, il était alors à la tête de notre diocèse de Tchernivtsi. Je l'ai consulté et j'ai reçu sa bénédiction pour cela. Monseigneur est toujours comme ça, notre Béatitude, il lève les mains vers le ciel et dit: "Dieu bénira" et il en est très heureux ".

Après les deux premiers garçons, la famille de celui aui était alors l'archiprêtre Mikhail Zhar, a adopté encore deux enfants, puis dix autres. Au début des années 2000, plus de 400 enfants vivaient déjà dans l'orphelinat organisé par le métropolite Longin, 82 d'entre eux étaient infectés par le VIH et 86 autres atteints de handicaps congénitaux.


Le métropolite Onuphry: «Je l’ai écouté et je l’ai béni, mais je me suis dit: c’est intéressant de voir ce que cela donnera. Prendre des enfants là bas ... Bon, ça va faire pour un mois, pour trois mois, pour un an, et puis que faire d'eux? Mais j'avais tort, il s'est avéré être tellement ... plus que je ne l'imaginais. Aujourd'hui, ce qu'il fait, personne au monde ne le ferait. Je peux dire cela en toute responsabilité. "

Le métropolite Onuphry est NOTRE BEATITUDE. Peu importe ce qu'écrit le citoyen turc Bartholomée (Archondonis). Nous, les millions de croyants de l'Église orthodoxe ukrainienne, nous le reconnaissons comme notre primat.

Au début, l'orphelinat était situé dans le monastère de la Sainte Ascension Banchensky, qui, d'ailleurs, a également été organisé et construit par Monseigneur Longin, puis a transféré au village de Molnitsa, dans la région de Tchernivtsi. De nos jours, c'est une ville entière, composée de beaux et confortables bâtiments, dans lesquels les enfants reçoivent l'amour et le bonheur de l'enfance, malgré les graves handicaps de beaucoup d'entre eux.

Les enfants atteints de malformations congénitales sont une croix très lourde pour leurs parents. De nombreuses familles ne tiennent pas le coup et abandonnent ces enfants, les condamnant à des souffrances physiques et psychologiques tout au long de leur vie, et elles-mêmes - à un insupportable remords, qui vient tôt ou tard. Mais le cœur aimant de monseigneur Longin accueille tous ces malades, souffrants, abandonnés ... Il supplie Dieu pour la santé de tout le monde et donne de l'espoir pour l'avenir.

Le métropolite Longin: «Un garçon avait deux tumeurs malignes. Il avait deux ans - il faisait cinq kilogrammes. Et les médecins sont arrivés et ont dit: «C'est fini. Dans une heure ou deux il est mort." Il respirait déjà peu. Il respirait toutes les deux minutes. Et quand les médecins sont partis, j'ai commencé à pleurer sur lui, je l'ai pris dans mes bras, je suis allé vers l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Boyan, je l'ai déposé devant et j'ai dit: «Mère de Dieu, c'est un orphelin, il n'a personne en ce monde. Aide le…".


La très Sainte Mère de Dieu a guéri ce bébé. Grâce à la prière du justes, il ne resta des deux tumeurs que de petites cicatrices. Il a maintenant 25 ans et sa propre famille. Certains enfants grandissent, se marient ou vont dans un monastère, mais ils restent toujours dans le cœur de leur papa, le métropolite Longin. Avec leur entrée dans l'âge adulte, la grande maison de monseigneur Longin ne reste pas vide, d'autres enfants y trouvent de l'affection, des soins et de l'amour.


Prendre soin de ces enfants n'est pas facile. Il n'est pas facile de soutenir près d'un demi-millier d'orphelins, de les nourrir, de les vêtir, de leur donner un toit . Parfois, on doit traverser des moments très difficiles.

Le métropolite Longin: «Chaque fois que c'était très difficile pour moi, j'appelais monseigneur Onuphre et lui disais: 'Priez pour moi, monseigneur!' Et cela nous donnait tant d'espoir que quelqu'un nous guide. Telle est la prière au Tout-Puissant de notre Béatitude. "

Le métropolite Onuphre: «J'ai souvent regardé ces enfants dans les yeux, et je n'y ai pas vu une trace de tristesse. <...> Ils reçoivent plus de tendresse que la plupart des enfants n'en reçoivent de leurs propres parents. "


Images tirées du film "Notre Béatitude". Capture d'écran de la chaîne Youtube "Inter TV channel"le métropolite Onuphre: «C'est un exploit spécial qui a un prix spécial. L'amour sacrificiel, qui est le plus haut degré de l'amour humain ».



Et ainsi vit, par les prières et les efforts de Sa Béatitude Onuphre, du métropolite Longin, des moniales qui s'occupent des enfants, des bienfaiteurs, l'orphelinat dans le village. Et dans toute l'Ukraine - plus de 12 mille communautés paroissiales, près d'un demi-millier de monastères, plus d'une centaine de hiérarques servent Dieu. Et tous ces gens sont «temporairement tolérés» par une personne qui se fait appeler le chef de toute l'Église orthodoxe.

Le patriarche Bartholomée: "Nous tolérons temporairement l'existence de hiérarques ukrainiens sous la juridiction de la Russie non pas en tant qu'évêques locaux légitimes, mais seulement en tant que titulaires ou se trouvant (ayant leur résidence) en Ukraine ...".

Autrement dit, selon le patriarche Bartholomée, il n'y a pas de place pour tout ce qui est mentionné plus haut en Ukraine. Et qu'offre-t-il en retour? En retour, il propose d'obéir à Serguei Doumenko et à ses partisans, qui, au lieu de s'occuper des orphelins, au lieu de la prière et d'une vie juste, font ce genre de choses.

Des croyants de l'EOU de Zadubrovka après avoir défendu leur église contre les pillards de l'Eglise autocéphale

Il existe de nombreuses photos et vidéos sur Internet où l'on voit les partisans de Serguei Doumenko, que le patriarche Bartholomée appelle «le métropolite canonique de Kiev», s'emparer des églises, forcer des serrures, tabasser le clergé ...





Quel genre de cœur faut-il avoir pour «supporter temporairement» le bien et bénir l'iniquité?!

Essayons de nous abstraire et de regarder toute cette situation de l'extérieur - où est l'amour évangélique dans tout cela? Avec qui se tient le Christ? Avec Sa Béatitude Onuphre ou le patriarche Bartholomée (de Doumenko, il vaut mieux ne même pas parler)?

Même si nous ne sommes pas aujourd'hui en communion eucharistique avec le patriarche Bartholomée, personne ne nous interdit de prier pour lui. Or une prière pour son âme est maintenant tout ce qu'il y a de plus nécessaire ...


Traduction Laurence Guillon

vendredi 13 novembre 2020

PROTOPRESBYTRE GEORGE D. KONSTANTOPOULOS : Le fruit et les étapes de la Grâce (3 et Fin)

The Life of Saint Seraphim / Православие.Ru

 LES SAINTS PERES DE L'ÉGLISE SUR LA GRÂCE 

+ Saint Séraphim de Sarov (1754-1833) 

La prière, le jeûne, la vigile (Agrypnie) ; toutes les autres activités chrétiennes, aussi bonnes soient-elles en elles-mêmes, ne constituent pas le but de notre vie chrétienne, bien qu'elles soient le moyen indispensable pour atteindre cette fin. 

Le véritable but de notre vie chrétienne consiste en l'acquisition du Saint-Esprit de Dieu. Quant au jeûne, aux vigiles, à la prière, à l'aumône et à toute bonne action accomplie pour l'amour du Christ, ils ne sont que des moyens d'acquérir le Saint-Esprit de Dieu. 

Mais attention, mon enfant, seule la bonne action faite pour l'amour du Christ nous apporte les fruits de l'Esprit Saint. Tout ce qui est fait pour l'amour du Christ, même s'il est bon, n'apporte ni récompense dans la vie future ni la grâce de Dieu en cela. C'est cela, votre piété. L'acquisition de cet esprit de Dieu constitue le véritable but de notre vie chrétienne, tandis que la prière, le jeûne de la vigile, l'aumône et les autres bonnes œuvres accomplies pour l'amour du Christ ne sont que des moyens d'acquérir l'esprit de Dieu. 

Dans la parabole des vierges sages et folles, il a été dit que lorsque les vierges folles manquaient d'huile [on leur disait] : "Allez en acheter au marché." 

Mais lorsqu'elles avaient acheté, la porte de la chambre de l'Epoux était déjà fermée et elles ne pouvaient pas entrer... Je pense que ce qui leur manquait, c'était la grâce du Très-Saint Esprit de Dieu. 

Ces vierges pratiquaient les vertus, mais dans leur ignorance spirituelle, elles supposaient que la vie chrétienne consistait simplement à faire de bonnes œuvres. 

En faisant une bonne action, elles pensaient faire l'œuvre de Dieu, mais elles se souciaient peu de savoir si elles acquéraient ainsi la grâce de l'Esprit de Dieu. 

Bien sûr, toute bonne action faite pour l'amour du Christ nous donne la grâce de l'Esprit Saint. Et si nous ne devions jamais pécher après notre Baptême, nous devrions rester à jamais des saints de Dieu, saints, irréprochables et libres de toute impureté de corps et d'esprit. 

Mais le problème est que nous augmentons en stature, mais que nous n'augmentons pas en grâce et en connaissance de Dieu comme notre Seigneur Jésus-Christ l'a fait ; mais au contraire, nous devenons progressivement de plus en plus dépravés et nous perdons la grâce du Très Saint Esprit de Dieu et devenons pécheurs à divers degrés... 

Alors, par les vertus pratiquées pour l'amour du Christ, il acquerra le Saint-Esprit qui agit en nous et établit en nous le Royaume de Dieu. La grâce du Saint-Esprit est la lumière qui éclaire l'homme. Toute l'Écriture Sainte en parle...

Ainsi la grâce du Très-Saint Esprit de Dieu apparaît sous une lumière ineffable à tous ceux à qui Dieu révèle son action. 

Version française Claude Lopez-Ginisty 

D’après 

PRAVMIR 


(source/Conversation avec Motovilov). ( Connaître la foi. Un manuel pour les chrétiens orthodoxes et les chercheurs par le révérend Michael Shanbour)


jeudi 12 novembre 2020

PROTOPRESBYTRE GEORGE D. KONSTANTOPOULOS : Le fruit et les étapes de la Grâce (2/3)

 

Saint Maxime le Confesseur

 LES SAINTS PERES DE L'ÉGLISE SUR LA GRÂCE 

+ Saint Maxime le Confesseur (580-663 après J.-C.) 

"Le Logos [Verbe] de Dieu le Père est mystiquement présent dans chacun de ses commandements.... Ainsi, celui qui reçoit un commandement divin et l'exécute reçoit le Verbe [Parole] de Dieu qui est en lui ; et celui qui reçoit le Logos [Verbe] par le biais des commandements reçoit également par lui le Père qui est par nature présent en lui, et l'Esprit qui est également par nature en lui. 

"Je vous le dis en vérité, celui qui reçoit celui que j'envoie me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé" (Jean 13:20). 

Ainsi, celui qui reçoit un commandement et l'exécute reçoit mystiquement la Sainte Trinité. (Deuxième siècle de théologie, 71).

 Version française Claude Lopez-Ginisty 

D’après 

PRAVMIR 

Panorama du monastère de Diviyevo

Virtual Tour of the Diveyevo Monastery Is Available Online

Cliquer sur le lien ci-dessous. Mettre le curseur sur l'image et  le faire aller sur les détails de l'image que l'on veut examiner.

https://diveevo-monastyr.ru/panorama/

mercredi 11 novembre 2020

PROTOPRESBYTRE GEORGE D. KONSTANTOPOULOS : Le fruit et les étapes de la Grâce (1/3)



 Le fruit de l'acquisition de la grâce divine n'est pas seulement les bonnes œuvres et la vertu, mais une véritable union avec Dieu. Tout d'abord, la grâce agit pour purifier le cœur de toutes les passions et inclinations pécheresses. Ceux qui atteignent cet état spirituel sont appelés des êtres dépassionnés. Cela ne signifie pas que l'on est indifférent ou déconnecté, mais que les énergies de l'âme ont été détournées de tout ce qui est mauvais et redirigées vers Dieu. L'homme dépassionné n'est pas contraint par une quelconque impulsion pécheresse. Au contraire, il est libre d'aimer et de choisir d'aimer Dieu et les autres sans se soucier de soi-même ou de ce que les autres peuvent penser. 

Lorsque le cœur a été purifié, la grâce illumine alors le cœur, donnant le discernement et la compréhension ou la connaissance spirituelle. Celui qui est illuminé a une vision et une clarté spirituelles et est capable de reconnaître la vraie nature des choses créées et la présence de l'Incréé. Saint Paul fait généralement référence à cette condition spirituelle lorsqu'il écrit que "les yeux de votre intelligence sont éclairés, afin que vous sachiez quelle est l'espérance de son appel, quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints" (Cf. Ephésiens 1:18). 

 Enfin, la grâce agit davantage sur le cœur de ceux qui sont illuminés pour compléter l'union avec Dieu, de sorte que "ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi" (Galates 2:20). Les Pères de la Sainte Église utilisent le terme de théosis ou déification pour décrire cet état spirituel exalté d'union avec Dieu par la grâce. De même que la nature humaine de Jésus-Christ a été pleinement infusée et saturée par les énergies divines émanant de Sa nature divine, de même il est possible par grâce pour les êtres humains de devenir des réceptacles de la grâce divine. 

 Les saints utilisent l'analogie du fer et du feu, le fer représentant la nature humaine et le feu, la Nature Divine. Lorsque le fer est placé dans le feu pendant un certain temps, il devient rouge et chaud, ayant acquis les propriétés du feu. Cependant, le fer n'est pas devenu du feu par nature mais par contact continu avec le feu. 

 De même, celui qui, par la grâce de Dieu, a été pleinement uni à Lui est imprégné de Sa vie Divine de telle manière qu'il manifeste des dons spirituels, et des fruits semblables à Dieu Lui-même. De même que le fer placé dans le feu conserve les propriétés du feu lorsqu'il en est retiré, de même l'humanité de celui qui est spirituellement parfait est unie et se mêle au feu de la vie divine. Il s'est uni à Dieu de façon permanente et durable et fait l'expérience de Sa Lumière Incréée comme une réalité continue (et parfois visuelle). Cependant, comme le fer ne devient pas le feu lui-même, mais participe et partage les propriétés du feu, ainsi la nature humaine participe à Dieu par la grâce, et non par la nature. Seule l'humanité du Christ a reçu la déification (théosis) par la nature à la suite de son union avec sa Nature Divine. 

 Ces étapes spirituelles ne sont pas mutuellement exclusives ou parfaitement compartimentées ; il y a progression (ou digression) et chevauchement. Les Pères de la Sainte Église enseignent que la grâce de Dieu est unique ; il existe différentes sortes de grâce. Cependant, la grâce agit en chaque personne en fonction de sa condition spirituelle actuelle. 

 La grande majorité des chrétiens luttent encore pour la purification du cœur et ne devraient jamais s'imaginer ou se mesurer comme ayant atteint de grands sommets spirituels. Ceux qui ont atteint une grande sainteté sont toujours caractérisés par une extrême humilité. 

 LES SAINTS PERES DE L'ÉGLISE SUR LA GRÂCE 

Saint Jean Cassien

 Saint Jean Cassien (360-435 après J.C.), commentaire de 1 Corinthiens 15:10. 

 "Quand il dit "j'ai travaillé", il montre l'effort de sa propre volonté ; quand il dit encore non pas moi, mais la grâce de Dieu, il souligne la valeur de la protection divine ; quand il dit avec moi, il affirme que la grâce coopère avec lui quand il n'est pas oisif ou négligent, mais travaille et fait un effort". Dans toutes ces [citations bibliques], il y a déclaration à la fois de la grâce de Dieu et de la liberté de notre volonté, car même de sa propre activité, un homme peut être conduit à la recherche de la vertu, mais il a toujours besoin de l'aide du Seigneur. Car ces deux éléments, c'est-à-dire la grâce et le libre arbitre, semblent en effet opposés l'un à l'autre ; mais ils sont en harmonie. Et nous en concluons que, par piété, nous devrions accepter les deux, de crainte qu'en les assumant loin de l'homme, nous ne semblions violer la règle de foi de l'Église". 

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après


Cueillette des olives au monastère de Gethsémani

mardi 10 novembre 2020

Dr Stylianos Papadopoulos: L'apparition de Saint Iakovos [Tsalikis] en photo 11 mois après sa mort!!!

 Saint Iakovos Tsalikis 

Cette photographie, qui est publiée pour la première fois dans les pages du livre Μακαριστός Ιάκωβος [Τσαλίκης], (5e édition, publiée en 2000), a été prise dans la cellule de feu le staretz Iakovos onze mois après sa mort!

Le hiérodiacre chypriote qui l'a prise n'avait pas pu rendre visite  au staretz défunt de son vivant, il voulut donc prendre une photo de sa cellule.

Et - Ô miracle ! - quand le film fut développé, tout le monde fut surpris de voir la photo du staretz.

Une observation intéressante a été faite à propos de la photo. Le défunt staretz est bien proportionné, dans des proportions gigantesques, par rapport à l'espace de sa cellule et à la distance très proche du mur d'où la photo fut prise. 

Un photographe professionnel chypriote a fait remarquer qu'il faut au moins près de 4,5 mètres pour photographier une personne de grande taille, debout !

Dieu est glorifié dans ses saints ! 

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Orthodox City Hermit



lundi 9 novembre 2020

"VOUS SOUTENEZ LES BLASPHÉMATEURS VÊTUS DE VÊTEMENTS SACERDOTAUX" Lettre ouverte du Métropolite Luc de Zaporojye à l'Archevêque Chrysostomos de Chypre

Le métropolite Luc de Zaporozhye et Melitopol

Son Éminence le Métropolite Luc de Zaporojye est l'un des hiérarques les plus francs et des plus autoritaires de la hiérarchie de l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] aujourd'hui. Il a publié un certain nombre de lettres ouvertes concernant le schisme ukrainien et les actions anticanoniques du patriarcat de Constantinople sur le territoire de l'Église orthodoxe ukrainienne.

En 2018, il s'est adressé au patriarche Bartholomée de Constantinople, "loyal sujet de la République turque, M. Bartholomée" comme il l'appelle, au sujet des invitations qu'il envoyait au "conseil d'unification" où la schismatique "Église orthodoxe d'Ukraine" fut créée. Dans cette lettre, il remercie le Patriarche d'avoir contribué à la discrimination et à la persécution des fidèles ukrainiens, les aidant ainsi à atteindre le Royaume des Cieux.

Il a également adressé une lettre ouverte à Sa Sainteté le Catholicos-Patriarche Ilia II de Géorgie, lui demandant de rester ferme dans l'Orthodoxie malgré les pressions exercées pour reconnaître les schismatiques, et en août de l'année dernière, il a adressé une lettre ouverte aux moines athonites, leur demandant de rester également ferme dans l'Orthodoxie lors de la prochaine visite du patriarche Bartholomée sur la Sainte Montagne. Le patriarche est "un homme que le Diable a frappé d'une terrible maladie - l'orgueil", a écrit Son Éminence aux moines.

Dans la présente lettre, adressée à l'archevêque Chrysostomos de Chypre, le Métropolite Luc l'appelle à la repentance pour la grave erreur de reconnaître la schismatique "Église orthodoxe d'Ukraine", tout en le remerciant de contribuer aux épreuves spirituelles qui seront imposées aux fidèles d'Ukraine, renforçant ainsi l'Église orthodoxe ukrainienne canonique.

 La lettre du Métropolite Luc a été publiée en grec sur Romfea, et en traduction russe par la chaîne PravBlog sur Telegram.   


***


Ma conscience hiérarchique ne me permet plus de m'adresser à vous en tant qu'évêque et ministre de l'autel, car vous avez pris le chemin de la trahison du Christ - Chef de notre Mère l'Eglise !

Je suis sûr que le clergé de l'Église de Chypre, fidèle à l'Orthodoxie, ne peut plus prononcer votre nom de primat dans les services divins.

Tout d'abord, je tiens à vous remercier d'être devenu un instrument de la Providence de Dieu, grâce à laquelle le Christ accorde à notre troupeau ukrainien des couronnes de confession, et peut-être le martyre.

Par votre reconnaissance [des schismatiques ukrainiens], vous soutenez les blasphémateurs revêtus de vêtements sacerdotaux et contribuez à ce que leurs disciples s'arment de scies et de marteaux et s'emparent de nos églises, tandis qu'ils terrorisent et battent le clergé et les fidèles.

Vous apporterez encore plus de larmes, de tristesse et de souffrance aux familles des enfants fidèles de notre Église orthodoxe.

Mais je suis sûr qu'aucun d'entre nous ne sera ébranlé dans ces afflictions, car nous savons que nous sommes nommés à cet effet (1 Thess. 3:3), et si nous souffrons avec Lui (Christ), alors nous serons glorifiés avec Lui (Rom. 8:17).

Je voudrais vous demander : "Quelle était la vraie raison de votre trahison ?" Des éléments compromettants concernant votre vie et votre piété? [1] Mais il n'y a qu'un seul Dieu Qui est sans péché, et Il connaît toutes nos faiblesses et nos chutes comme nul autre. Si vous avez des péchés, le Dieu d'amour ne les pardonnera-t-il pas si vous vous repentez ?

J'ai un désir sincère dans mon cœur de vous dire : "Le Christ est au milieu de nous", mais vous m'avez privé de cette possibilité.

L'Évangile nous apprend à ne pas avoir peur d'admettre que nous sommes des pécheurs, mais il nous dit aussi qu'il n'y a pas de chute plus terrible que la trahison de Dieu.

Je témoigne devant le Seigneur que si vous vous repentez, je suis prêt à vous embrasser chaleureusement et à vous appeler frère, car le Christ a été crucifié pour vous et moi !

Mais si, avec les ennemis de l'Église, vous crucifiez notre Sauveur bien-aimé, alors les paroles que je vous adresse le seront : Arrière, Satan (Mt. 16, 23), car vous ne cherchez pas ce qui est agréable à Dieu, mais ce qui est bénéfique au Diable !

Mon cher frère en Christ, repentez-vous, car le jugement de Dieu n'est pas loin, et nous rendrons compte de tout !

Métropolite Luc de Zaporojye et de Mélitopol


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Orthochristian


NOTE:

[1]L'année dernière, après que l'archevêque Chrysostomos ait déclaré qu'il ne commémorait pas et ne commémorerait pas Epiphane Doumenko, le primat schismatique, lors des services divins, et après que le Saint Synode chypriote ait refusé de reconnaître l'OCU et ait fortement mis en doute sa légitimité, les médias chypriotes ont commencé à faire état d'un scandale datant de 2015, dans lequel l'archevêque aurait aidé l'homme d'affaires malaisien en fuite Jho Low à obtenir un passeport chypriote.(Trad. autom.)


dimanche 8 novembre 2020

Confession: Prières de Saint Ephrem le Syrien



PRIERES DE CONFESSION 

Prière de Saint Ephrem au Très Saint Esprit.

Ô Seigneur, Roi Céleste, Consolateur, Esprit de Vérité, aie compassion et pitié de Ton serviteur pécheur et pardonne mon indignité, et pardonne-moi aussi tous les péchés que j'ai humainement commis aujourd'hui, et non seulement humainement mais d'une manière pire que celle des bêtes- mes péchés volontaires, connus ou inconnus commis depuis ma jeunesse et ceux venant de suggestions malignes ou de mon impudence et de mon ennui. 
Si j'ai juré par Ton Nom ou blasphémé en pensées, si j'ai blâmé quelqu'un ou lui ai fait des reproches, si ma colère a porté atteinte à quelqu'un, l'a calomnié ou blessé, si je me suis mis en colère à propos de quelque chose, si j'ai dit un mensonge, si j'ai dormi sans nécessité, si un mendiant est venu vers moi et que je l'ai méprisé ou ignoré, si j'ai troublé mon frère ou me suis disputé avec lui, si j'ai condamné quiconque, si je me suis vanté, si j'ai été orgueilleux, si j'ai perdu mon calme avec quiconque, si lors de la prière, mon esprit a été distrait par l'attrait de ce monde, si j'ai eu des pensées dépravées, si j'ai trop mangé ou bien bu à l'excès, ou ri d'une manière frivole, si j'ai pensé au mal, si j'ai été attiré par quelqu'un et que cela m'ait blessé dans mon coeur, si j'ai dit des choses indécentes, si je me suis moqué du péché de mon frère quand mes propres fautes sont innombrables, si j'ai été négligent dans la prière, si j'ai commis quelque tort dont je ne puis me souvenir- car j'ai commis tout cela et plus encore- aie pitié ô mon Seigneur et Créateur, de moi Ton mauvais et inutile serviteur et absous, pardonne et délivre-moi dans Ta bonté et Ton amour pour les hommes afin que sensuel, pécheur et mauvais que je suis, je puisse m'étendre pour dormir et me reposer en paix. Et je vénère, je loue et glorifie Ton Nom très honorable avec le Père et Son Fils Unique, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen!

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Confession quotidienne des péchés.

Je Te confesse, mon Seigneur , Dieu et Créateur, à Toi glorifié et adoré dans la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint Esprit, tous les péchés que j'ai commis tous les jours de ma vie, à toute heure, maintenant et dans le passé, jour et nuit, en pensée, parole et action, par gloutonnerie, ivresse, paroles oiseuses, acédie, indolence, contradiction, négligence, agressivité, égoïsme, avarice, vol, mensonge, malhonnêteté,curiosité, jalousie, envie, colère, ressentiment et souvenir des injustices à mon égard, haine, esprit mercenaire et aussi par tous mes sens, la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher, et tous les autres péchés, spirituels et corporels par lesquels je T'ai irrité, mon Dieu et Créateur et par lesquels j'ai causé des injustices à mon prochain. Triste à cette pensée, mais déterminé au repentir, je me tiens coupable devant Toi, mon Dieu. Aide-moi seulement mon Seigneur et Dieu, je T'en prie humblement par mes larmes. Pardonne-moi mes péchés passés par Ta miséricorde et absous moi de tout ce que j'ai confessé en Ta présence car Tu es Bon et Ami de l'homme. Amen!

Version française Claude Lopez-Ginisty, 
d'après le PRAYER BOOK,
HOLY TRINITY MONASTERY,
JORDANVILLE, USA, 1979