"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

vendredi 15 novembre 2013

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


2/15 décembre
25ème dimanche après la Pentecôte

Saint Habacuc, prophète (VIIème s. av. J.-C.) ; saint Athanase le Reclus (vers 1176) et un autre Athanase (XIIIème s.) des Grottes de Kiev ; sainte Mérope, martyre (vers 251) ; Saints Jean, Héraclémon, André et Théophile, moines en Egypte (IVème s.) ; saint Jessé, évêque de Tsilkani en Géorgie (VI°) ; saint Etienne-Ouroch, empereur de Serbie (1367) ; saint Solomon, archevêque d’Éphèse.

Lectures : Éph. IV, 1-6. Lc. XVIII, 18-27 
VIE DU SAINT PROPHÈTE HABACUC[1]

 Habacuc était originaire de la tribu de Syméon. Fils de Saphat, il vécut vers 600 avant notre Seigneur et prédit, sous l’inspiration du Saint-Esprit, la prise de Jérusalem par les Chaldéens et la déportation à Babylone (587), en se lamentant amèrement sur le sort du peuple rebelle. Lorsque Nabuchodonosor vint faire le siège de Jérusalem, le prophète s’enfuit vers l’Ostracène et vécut comme un étranger dans la terre d’Ismaël (Arabie). Il ne retourna en Palestine qu’après le départ des Chaldéens qui emmenèrent captifs vers Babylone une grande partie des habitants de Jérusalem et de l’Égypte.
Un jour, alors qu’on faisait la moisson sur ses terres, il dit à ses serviteurs d’attendre un moment avant de distribuer la nourriture aux moissonneurs, pour qu’il ait le temps de faire une commission au loin. À peine avait-il donné cet ordre qu’il fut enlevé par un ange et transporté à Babylone pour donner à manger au prophète Daniel enfermé dans la fosse aux lions (Dn XIV, 33). De retour en Judée par la même force miraculeuse, il se présenta quelques instants plus tard à ses moissonneurs et leur servit le même repas.
Portant un nom qui promettait la délivrance finale du peuple et annonçait la future Résurrection (Habacuc : « père de la résurrection »), le saint prophète Habacuc se tenait vigilant, à l’écoute de la parole de Dieu, au sommet du poste de garde de son cœur (Hab. II, 1). C’est de là qu’il entonna son hymne admirable, devenu la quatrième Ode du canon des Matines. Contemplant les signes prophétiques de la manifestation de la puissance de Dieu par l’Incarnation, il s’écria : « Seigneur, j’ai entendu le récit de Ton ouvrage, et j’ai été saisi de crainte ; Seigneur, j’ai considéré Tes œuvres et j’ai été frappé de stupeur » (Hab. III, 2). Il prédit la naissance du Verbe en désignant mystérieusement la virginité de la Mère de Dieu : « Dieu viendra de Théman et le Saint de la montagne ombragée par la forêt » (III, 3). Décrivant la descente du Christ dans la chair comme une redoutable intervention cosmique de Dieu qui, dans Sa colère contre Ses ennemis, fait arrêter le soleil et la lune, et effraie la terre entière et les abîmes, Habacuc contemple le Seigneur monté sur les apôtres, comme sur des chevaux et des chars de combat, pour traverser la mer, vaincre la mort et sauver Son peuple. C’est pourquoi, saisi de crainte, il se réjouit pourtant dans le Seigneur, son Sauveur, qui affermira ses pas sur le roc de l’Évangile quand viendra la fin des temps, et le fera monter avec le Christ ressuscité sur les hauteurs de la contemplation, afin de chanter en vainqueur son cantique de gloire dans le Royaume éternel.
Le tombeau du prophète Habacuc fut retrouvé sous le règne de Théodose, à la suite d’une révélation, dans le village de Kela (Keila), à quelque distance à l’est d’Éleuthéropolis. On édifia sur les lieux un sanctuaire flanqué d’un monastère, où vécut saint Épiphane.
VIE DE SAINTS JEAN, HÉRACLÉMON, ANDRÉ et THÉOPHILE
Issus de familles pieuses de la ville d’Oxyrhynque, située en Égypte, sur les rives du Nil (auj. El‑Bahnasa, à 200 km au sud du Caire), ces ardents serviteurs de Dieu, stimulés par la lecture des Saintes Écritures, décidèrent d’abandonner le monde et de s’enfoncer dans le désert intérieur. Ils furent instruits dans les rudiments de la vie ascétique par un saint vieillard qui fut rappelé à Dieu après une année. Pendant plus de soixante ans, ils luttèrent avec constance dans le jeûne et la mortification des élans de la chair. Ils ne prenaient que quelques légumes et un peu d’eau, deux fois par semaine, malgré la chaleur torride, et ne se réunissaient que le samedi et le dimanche pour communier aux Saints Mystères de la main d’un ange. Le reste de la semaine, ils se retiraient seuls dans quelque grotte ou au sommet d’une montagne pour y vaquer à la prière continuelle.
Tropaire du dimanche du 8ème ton
Съ высоты́ снизше́лъ еси́, Благоyтpóбне, погребе́нiе прiя́лъ ecи́ тридне́вное, да на́съ свободи́ши страсте́й, животе́ и воскресе́нiе на́ше, Го́споди, сла́ва Teбѣ́ !
Des hauteurs, Tu es descendu, ô Miséricordieux ! Tu as accepté d’être enseveli trois jours afin de nous libérer des passions : ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à Toi !

Tropaire du prophète, ton 2
Проро́ка Твоего́ Авваку́ма па́мять, Го́споди, пра́зднующе, тѣ́мъ Тя́ мо́лимъ: спаси́ ду́ши на́ша. 
Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Habacuc, nous t'en supplions, sauve nos âmes.

Kondakion du prophète, ton 8
Возгласи́вый вселе́ннѣй отъ ю́га прише́ствіе Бо́жіе отъ Дѣ́вы, Авваку́ме богоглаго́ливе, и на боже́ственнѣй стра́жи предстоя́ніемъ слы́шанія отъ свѣтоно́сна а́нгела Христо́во Воскресе́ніе возвѣсти́лъ еси́ мíру, сего́ ра́ди ве́село зове́мъ ти́: ра́дуйся, проро́ковъ свѣ́тлая добро́то. 

Héraut de Dieu, tu as proclamé à la face de l'univers que Dieu viendrait du midi, c'est-à-dire de la Vierge Marie, et du milieu de la nuit où tu veillais devant Lui,  tu as annoncé au monde la Résurrection du Christ comme tu l'avais appris d'un Ange resplendissant. C'est pourquoi dans l'allégresse nous te chantons:  Réjouis-toi, splendeur éclatante des prophètes.

Kondakion du dimanche, ton 8
Воскpécъ изъ гро́ба, уме́ршыя воздви́глъ ecи́ и Aда́ма воскреси́лъ ecи́, и Éва лику́етъ вo Tвое́мъ воскре-се́нiи, и мipcтíи концы́ торжеству́ютъ е́же изъ ме́ртвыхъ воста́нieмъ Tвои́мъ Mногоми́лостивe.
Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts et ressuscité Adam ; Ève aussi exulte en Ta Résurrection, et les confins du monde célèbrent Ton réveil d’entre les morts, ô Très-miséricordieux !

Hiéromoine Grégoire de la Sainte Montagne
COMMENTAIRES SUR LA DIVINE LITURGIE DE ST JEAN CHRYSOSTOME
Le miracle de la transfiguration liturgique (suite)
L’âme s’élève pour rencontrer Dieu. Et la peine qu’elle se donne lui donne des forces. Elle découvre en elle de nouvelles puissances, alors qu’elle gravit le Thabor liturgique : « Elle s’élève toujours davantage », dans « un mouvement ascensionnel qui n’a pas de cesse, où elle trouve toujours dans ce qu’elle a réalisé, un nouvel élan pour voler plus haut ». L’homme déraisonne alors : il ne demande pas à Dieu de Le voir comme il le peut lui-même, mais comme Il est vraiment, jusqu’à rassasier son désir. Et l’amour divin pour l’humanité satisfait son désir de cette vision de Dieu en montrant que cette requête  est impossible : car « la véritable contemplation de Dieu a pour caractéristique, que celui qui lève les yeux vers Lui ne cesse jamais de Le désirer »(St Grégoire de Nysse).
Nous les avons vers le Seigneur, répondent les fidèles au célébrant. Par cette réponse, ils l’assurent qu’ils sont déjà montés « jusqu’aux hauteurs… jusqu’au trône de Dieu » (St Méthode d’Olympe). Leurs cœurs sont dans les hauteurs, où le Christ est assis à la droite de Dieu (Col. III,1).
Le prêtre : Rendons grâces au Seigneur.
Le chœur : Il est digne et juste.

Rendons grâces au Seigneur
Nous sommes maintenant prêts à avancer dans l’offrande du Sacrifice. Le mode d’offrande est notre action de grâces au Seigneur, et c’est ce que souligne maintenant le célébrant. Le Christ Lui-même a enseigné ce mode eucharistique, d’action de grâces, de l’accomplissement du Mystère : «  Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, Il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps, qui est donné pour vous… Il prit ensuite la coupe ; et, après avoir rendu grâces, Il la leur donna, en disant : Buvez en tous [cf. Matth. XXVI, 26-27, cf. Lc. XXII, 19] » (St Jean Chrysostome).
Le meilleur moyen pour garder les dons de Dieu, est de nous en souvenir et de rendre grâces à leur sujet. « Les redoutables Mystères qui sont célébrés dans chaque assemblée de l’Église et dont jaillit un salut abondant, s’appellent « Eucharistie » [c’est-à-dire, action de grâces] parce qu’ils constituent le souvenir d’une infinité de bienfaits, et ils nous manifestent le point culminant de la divine Providence et nous préparent à rendre grâces à Dieu de multiples façons… C’est pour cette raison que le prêtre, au moment de ce sacrifice, nous exhorte à rendre grâces à Dieu pour le monde entier, pour le passé et le présent, pour tout ce qui s’est passé et tout ce qui se passera. Car cette action de grâces nous libère de la terre et nous transporte dans le ciel, et fait que d’hommes nous devenons des anges » (St Jean Chrysostome)
Nous rendons grâces à Dieu pour Ses bienfaits, et l’Eucharistie elle-même est un nouveau bienfait de Dieu, car tout en n’ajoutant rien à ce qu’Il est, « Il nous rend plus intime avec Lui » (St Jean Chrysostome).

LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Lc XXIV, 1-12;  Liturgie : Eph. V, 8-19. Lc. XVII, 12-19. Ste Anne: Gal. IV, 22-31. Lc. VIII, 16-21.


[1] Tiré du Synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos Petras

jeudi 14 novembre 2013

Saint Irénée de Lyon: La foi véritable

If your heart overflows with faith and love for God, you will find a thousand ways to pass on these feelings to your child.
- St. Irenaeus

Si votre cœur
déborde 
de foi 
et
d'amour
pour Dieu, 
vous trouverez
mille manières
de transmettre
ces sentiments
à 
votre enfant

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Jean-Claude LARCHET: Recension/La cathédrale de Montreale. La splendeur des mosaïques



Monreale
« La cathédrale de Monreale. La splendeur des mosaïques ». Introduction Cataldo Naro, textes introductifs de David Abulafia et Massimo Naro, photographies de Daniele De Lonti, Santo Eduardo Di Miceli et Jurij Gallegra, Éditions du Cerf, Paris, 2013, 333 p. (Images et beaux livres).
Dans la collection « Images et beaux livres », les éditions du Cerf publient un ouvrage magnifique dédié aux mosaïques byzantines de la cathédrale de Monreale (Sicile). Cet ouvrage correspond à un réel besoin, puisque toutes les publication antérieures ne présentaient qu’un choix de mosaïques alors que celui-ci les présente toutes.
Cette église fut inaugurée le 15 août 1176. Sa construction avait été ordonnée par le dernier souverain normand Guillaume II, et réalisée entre 1172 et 1176. Le bâtiment lui-même (dont on a quelques photos dans la partie introductive de l’ouvrage) est une combinaison des trois styles présents à cette époque en Sicile : arabe, roman-normand et byzantin. Il  a une longueur de 102 mètres, une largeur de 40 mètres et une hauteur de 35 mètres.
Les murs et le sol de la cathédrale sont recouverts de marbre dans leur partie inférieure, dans le style islamique. La partie supérieure des murs est entièrement couverte de mosaïques byzantines sur fond d’or, sur une superficie totale de 6 340 m2.
L'abside est entièrement occupée par la figure d’un immense Christ Pantocrator. Sous le Christ, est représentée la Mère de Dieu, avec, à ses côtés, les archanges Gabriel et Michel, ainsi que les apôtres Pierre et Paul avec les autres apôtres. La rangée inférieure représente différents saints.
Les mosaïques de la nef et du mur ouest présentent deux rangées de scènes de la Genèse : dans la rangée du haut, la Création en six jours, jusqu'à l’expulsion du paradis, et dans la rangée du bas, des scènes de la vie des patriarches Noé, Abraham, Isaac et Jacob.
Les mosaïques du chœur et du transept représentent des scènes de la vie du Christ, de l’Annonciation à l’Ascension, et la descente de l’Esprit Saint à la Pentecôte. Sur les murs de la nef sont représentés les miracles du Christ. Les mosaïques de la chapelle et de l’abside latérale nord représentent des scènes de la vie des Apôtres, tandis que la chapelle et l’abside du côté sud montrent des scènes de la vie de saint Pierre.
Ces mosaïques ont été réalisées de 1179 à 1182 par des artistes venus de Constantinople et par des artistes locaux. On peut y remarquer deux styles différents: un style byzantin très pur pour une majorité d’entre elles, dû aux premiers, et un style plus rustique et plus occidentalisé, dû aux seconds.Une première introduction, due à David Abulafia, présente le contexte historique de l’époque de la construction. Une seconde introduction, due à Massimo Naro, intitulée « Regarder la foi », a un caractère très général. Il est regrettable qu’aucun de ces deux textes introductifs (d’une soixantaine de pages au total) ne présentent des détails sur le mode de réalisation des mosaïques et les styles entre lesquelles elles se répartissent. À vrai dire l’intérêt unique de ce livre est qu’il présente en grand format d’excellentes reproductions de toutes les mosaïques (qui sont restées en excellent état de conservation), en suivant l’ordre des cycles ou programmes, et, à l’intérieur de ceux-ci, l’ordre des mosaïques elles-mêmes, et cela sans intercaler de commentaires. On a ainsi la chance de disposer de 260 pages de reproductions en continu.
Ce livre est un régal et constitue un cadeau de choix pour les fêtes des fin d’année.

Haïjin Pravoslave (CCIII)


Le Saint Evangile
Est le bel itinéraire
De l'âme vers Dieu

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mercredi 13 novembre 2013

Alexandre Isaïevitch Soljenitsyne


excerpt from: “Live not by Lies”
by Alexander Solzhenitsyn
“On any given day any one of us will be confronted with at least one of the above-mentioned choices even in the most secure of the technical sciences. Either truth or falsehood: Toward spiritual independence or toward spiritual servitude.
And he who is not sufficiently courageous even to defend his soul—don’t let him be proud of his “progressive” views, don’t let him boast that he is an academician or a people’s artist, a merited figure, or a general—let him say to himself: I am in the herd, and a coward. It’s all the same to me as long as I’m fed and warm.”

"En un jour donné 
chacun d'entre nous 
devra faire face 
à au moins l'un des choix 
déjà mentionnés 
[…]. 

Soit 
la vérité 
soit 
le mensonge: 
Vers l'indépendance spirituelle 
ou 
vers la servitude spirituelle.

Et celui qui n'est pas suffisamment courageux,
 même pour défendre son âme,
qu'il ne soit pas fier 
de ses vues "progressistes", 
qu'il ne se vante pas 
d'être académicien 
ou artiste du peuple, 
personnalité de mérite, 
ou général: 
qu'il se dise en lui-même: 
je suis dans le troupeau, 
et je suis un lâche. 

Cela m'est égal
 aussi longtemps 
que je suis nourri et que j'ai chaud!"

Version française 
d'après

Haïjin Pravoslave (CCII)



L'Amour du Seigneur
Est un soleil très puissant
Qui abolit l'ombre

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mardi 12 novembre 2013

Sainte Matrona la staritza aveugle de Moscou: La prière et le signe de Croix

The enemy is approaching – it is absolutely necessary to pray. Sudden death can occur if there is no prayer in your life. The enemy sits on our left shoulder, and on our right, an angel, and everyone has their own book: good deeds. Cross yourself often! It is like a lock on a door!
- Saint Matrona the Blind of Moscow

L'ennemi approche: il est absolument nécessaire de prier. 

La mort subite peut se produire s'il n'y a pas de prière dans votre vie. 

L'ennemi est assis sur notre épaule gauche et à notre droite, un ange, et chacun a son propre livre pour les bonnes actions. 

Faites souvent le signe de la Croix! 

C'est comme un verrou sur une porte!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (CCII)


Tu es dans l'Eden
Lorsque la prière pure
Entre dans ton cœur

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Prière de Jésus par les moines de Valaam


lundi 11 novembre 2013

Saint Silouane du Mont Athos: La confession véritable


Le Saint-Esprit agit mystiquement par le père spirituel, et puis quand vous quittez votre père spirituel, l'âme ressent son renouvellement. Mais si vous quittez votre père spirituel dans un état de confusion, cela signifie que vous ne vous êtes pas confessé purement et que vous n'avez pas pardonné à votre frère tous ses péchés dans votre cœur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (CCI)


Dans la vie l'instant
Est graine d'éternité
Prêt à s'élever

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Pèlerins sur la tombe de l'Archimandrite Ioan Iovan au monastère de Recea ( Roumanie)

dimanche 10 novembre 2013

Steven B. Nasatir: La terreur anti-chrétienne concerne tout le monde!


An Egyptian woman mourns during the funeral of several Copt Christians who were killed in Warraq’s Virgin Mary church in Cairo, Egypt, Monday, Oct. 21, 2013. AP Photo/Khalil Hamra

Une Femme copte pleure pendant les funérailles de plusieurs chrétiens coptes qui furent tués dans l'attaque de l'Eglise de la Mère de Dieu de Warraq, au Caire, le lundi 21 octobre 2013

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La persécution de toute minorité religieuse n'importe où, par n'importe qui,  est une injustice maligne. Elle exige que toutes les personnes de conscience prennent la parole et, si possible, prennent des mesures.

Le prochain 75e anniversaire de la Nuit de Cristal en fait un moment propice pour sensibiliser à la violence contemporaine ciblant les minorités religieuses et leurs lieux de culte. Sont particulièrement préoccupantes les attaques contre les minorités chrétiennes qui se sont produites à une fréquence alarmante de la Syrie à l'Egypte, de l'Irak au Pakistan, et du Kenya au Soudan.

Le 9 novembre marque le 75e anniversaire depuis le pogrom contre les juifs commis par les foules, à travers le Reich nazi. Souvent appelé Kristallnacht, ou  "Nuit de Cristal", alors les émeutiers ont tué ou blessé des centaines de juifs, brûlé plus de 1.000 synagogues, détruit 7.000 magasins et entreprises appartenant à des Juifs, ont vandalisé des cimetières et des écoles, et envoyé 30.000 Juifs vers les camps de concentration allemands. Cela a marqué un tournant dans la campagne d'escalade de la persécution culminant avec l'Holocauste.

Ces événements, gravés dans la mémoire collective juive, nous rendent doublement conscients et nous font un devoir d'élever la voix lorsque le breuvage mortel du fanatisme religieux et la violence gratuite sont mêlés.

Aujourd'hui en Syrie, une population chrétienne, autrefois communauté prospère presque aussi ancienne dans ce pays que le fut un jour la grande communauté juive, a été dépeuplée à 25%, selon une estimation, partagée avec la BBC, du Patriarche melkite grec catholique Grégoire III Laham.

En Septembre, l'Associated Press a rapporté que les chrétiens syriens de Ma'aloula, communauté qui remonte à la naissance du christianisme, et qui parle encore l'araméen [langue du Christ], ont été chassés ou convertis de force à l'islam par les rebelles alliés avec al-Qaïda.

"C'est le chaos, il y a de la violence, il y a du sang, c'est la mort. La vie a été paralysée. Nous avons tout perdu", a déclaré l'Archevêque Théophile Georges Kassab de Homs.

En Egypte, certains partisans de Mohammed Morsi, Président déchu l'été dernier, déchaînent leur rage contre les chrétiens de cette nation, communauté historique qui constitue 20% de la population du pays. Des populaces ont brûlé des dizaines d'écoles chrétiennes, de couvents, de monastères, d'institutions, et d'églises de toutes les confessions chrétiennes. Et il y a quelques jours, des hommes armés circulant à moto ont ouvert le feu à l'extérieur d'une église chrétienne copte lors d'un mariage, tuant quatre personnes, dont une petite fille de 8 ans.

"Il ne s'est jamais produit auparavant dans l'histoire qu'un tel grand nombre d'églises aient été attaquées en une seule journée" a déclaré à Al Jazeera, l'évêque copte orthodoxe Thomas, d'Assiout. "Normalement, nous avions l'habitude d'avoir des crises une ou deux fois par mois."

Comme la Kristallnacht l'enseigne, l'incendie des maisons de culte peut être une alerte rouge disant que le pire est encore à venir. Septembre a vu l'horrible attentat taliban de fidèles anglicans au Pakistan, qui a pris 85 vies, et, selon les récits partagés par des témoins, le ciblage pour assassiner des chrétiens kenyans délibérément séparés des autres, (rappel effrayant des  "sélections" nazies), par les terroristes Shabaab dans un centre commercial de Nairobi.

Les attaques de ce genre ont contribué à un déclin de la population chrétienne au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, de 9,5% à 3,8% de la population totale de 1910 à 2010, selon un rapport de Pew Forum sur le christianisme mondial.

Fait révélateur, Israël est le seul pays du Moyen-Orient où la population chrétienne a augmenté dans une large mesure au cours du dernier demi-siècle, de 34.000 à 158.000, selon de nombreux observateurs, à cause des libertés religieuses dont on jouit là-bas.

En tant que juif, je suis fier de la situation des minorités religieuses dans l'Etat juif. En tant qu'Américain, je suis particulièrement fier de vivre dans une société où les gens de différentes religions (et ceux qui sont sans foi) partagent les valeurs de tolérance et de coexistence. En dépit des cas isolés, mais parfois mortels de terreur d'inspiration religieuse au cours des dernières décennies, la  nation qui est nôtre est une nation où aucun chrétien, juif, musulman, hindou, bouddhiste, sikh, ou une personne de toute autre foi doivent vivre dans la peur à cause de ce qu'ils sont.

Il est temps de tirer la sonnette d'alarme sur les persécutions religieuses des chrétiens et des autres [religions]. Élevons nos voix et appelons nos élus à agir. Les gens de toutes les religions devraient appuyer l'adoption de HR301, la législation qui demanderait à notre président de nommer un envoyé spécial du Département d'Etat pour promouvoir la liberté religieuse des minorités religieuses au Proche-Orient et en Asie centrale du Sud.

Le projet de loi facilitera les réponses du gouvernement américain sur les violations des droits de l'homme, combattra les actes d'intolérance religieuse et l'incitation à la violence ciblant les minorités religieuses, et aidera à répondre aux besoins des minorités religieuses.

En outre, nous devons exiger que les institutions internationales visant à protéger les droits de l'homme, en particulier les Nations Unies, le fassent réellement sans préjugés.

Pour les personnes de conscience, pour les gens de toutes confessions, à présent, ce n'est pas le moment de se taire.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
citant 


Haïjin Pravoslave (CC)


Que chaque parole 
Que tu prononces devienne
Un chant de louange

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Eglise saint Wladimir à Donetsk ( Ukraine)

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX



28 octobre / 10 novembre
20ème dimanche après la Pentecôte

Sainte Parascève, martyre (III). Saint Térence et son épouse sainte Néonille, martyrs avec leurs enfants saints Sarbèle, Photos, Théodule, Hiérax, Nitas, Vilos et sainte Eunicée (249-250 ; saint Etienne le Sabbaïte, moine (794) ; saint Cyriaque, patriarche de Jérusalem, martyr (363) ; saint Nestor l'analphabète des Grottes de Kiev (XIV°) ; saint Arsène, archevêque de Serbie (1266) ;saint Job, abbé de Potchaev (1651) ; saint Dimitri, métropolite de Rostov (1709) ;  saint hiéromartyr Michel (Lektorsky, 1921) ; saint Arsène de Cappadoce (1924).
Lectures : Gal. I, 11-19. Lc. VIII, 26-39. Sts.: Hébr. VII, 26 - VIII, 2. Jn. X, 9-16 
VIE DE ST JOB DE POTCHAÏEV
S
aint Job, dans le monde Jean Jelezo, naquit dans une famille pieuse de Pokutcha, en Galicie, vers 1550. Ayant manifesté de l’ardeur pour les œuvres de la piété dès sa plus tendre enfance, il quitta le domicile familial à l’âge de neuf ans, et entra au monastère de la Transfiguration à Ugornitsky dans les Carpathes. Le jeune garçon faisait preuve d’une grande humilité et d’un total renoncement à sa volonté propre, aussi reçut-il la tonsure monastique dès l’âge de douze ans. Tout le temps libre dont il disposait était consacré à la prière et à la lecture d’ouvrages utiles à l’âme. L’austérité de son ascèse et sa ferveur pour la prière furent bientôt réputées dans tout l’Ouest de la Russie. Quelques années plus tard, le défenseur de l’Orthodoxie, Constantin Constantinovitch, prince d’Ostrog, désirant fonder un monastère dédié à l’Exaltation de la Sainte Croix à Duben, en vue de protéger le peuple contre le prosélytisme des jésuites et des Polonais, fit appel à Job, qui venait d’être ordonné prêtre pour assurer l’higouménat. Le saint resta vingt-deux ans à la tête de cette communauté, où les moines vivaient dans toute sa rigueur la tradition ascétique orthodoxe. Mais, brûlant du désir de mener la vie d’un simple moine, il s’enfuit un jour secrètement et entra à la laure peu connue de Potchaev, dans le diocèse de Volynie. Là encore, ses vertus ne purent rester cachées, et les moines lui demandèrent bientôt d’accepter la charge d’higoumène. Ayant accepté malgré son désir de demeurer dans l’hésychia, il instaura un régime de vie cénobitique, fit construire une église de pierre et éleva le monastère à une grande prospérité matérielle et spirituelle. Il prit aussi une part active à la lutte contre l’uniatisme, en manifestant que la plénitude de la sainteté se trouve au sein de l’Église Orthodoxe. Vers la fin de sa vie, après avoir reçu le Grand Habit angélique sous le nom de Jean, il nomma son successeur et alla mener, avec la plus grande austérité, la vie de reclus dans une grotte souterraine totalement obscure. Il s’endormit dans le Seigneur le 28 octobre 1651, âgé de presque cent ans. Huit ans plus tard, en 1659, ses reliques furent trouvées intactes, et elles n’ont cessé d’accomplir depuis quantité de guérisons miraculeuses.
VIE DE SAINT ARSÈNE DE CAPPADOCE[1]
Saint Arsène naquit vers 1840 dans la Cappadoce chrétienne, patrie des Pères de l’Église, qui, malgré l’oppression turque, gardait au début de ce siècle une surprenante vitalité chrétienne. Devenu moine à l’issue de ses études, il fut envoyé comme prêtre dans son village natal, Pharassa, pour y instruire les enfants abandonnés. Après son pèlerinage à pied en Terre Sainte, pèlerinage qu’il renouvelait tous les dix ans, il reçut le surnom de Hadjiéfendis (« maître-pèlerin »). Humble prêtre de Dieu, il fut pendant toute sa vie le père et l’âme de la population. Non content de leur enseigner les rudiments de la culture hellénique, bannie par les autorités turques, il donnait aux Grecs opprimés un exemple vivant de la grandeur et de la dignité chrétienne. Plus que toute parole ou tout enseignement, il était lui-même présence de Dieu, source abondante de grâce et de guérisons miraculeuses, non seulement pour le peuple grec, mais aussi pour les Turcs. Ne se souciant jamais de connaître l’origine ou la religion des personnes qui se présentaient à lui avec confiance, il cherchait avant tout la prière qui était appropriée à chaque cas. S’il ne la trouvait pas dans l’Euchologe, il prenait un psaume, lisait un passage de l’Évangile ou se contentait même de poser sur la tête du malade l’Évangéliaire. Les miracles du Père Arsène étaient devenus si naturels qu’il n’y avait pas d’autre médecin à Pharassa. Il était pour tous le médecin des âmes et des corps. Ceux qui ne pouvaient se déplacer lui envoyaient des vêtements. Saint Arsène lisait alors la prière adéquate ou l’écrivait sur un morceau de tissu, et la guérison était assurée. Parfois la guérison ne venait que progressivement, pour le profit de ceux qui avaient besoin de s’humilier et de prendre peu à peu conscience du secours de Dieu. Le Père Arsène refusait tous les cadeaux qu’on lui proposait en remerciement de ses bienfaits, en disant : « Notre foi ne se vend pas ! » Et il dissimulait habilement ses vertus, au moyen d’excentricités ou d’accès simulés de colère, afin d’éviter l’estime des hommes et de préserver ainsi sa tranquillité. Quand on admirait son pouvoir de thaumaturge, il répondait sévèrement : « Eh bien ! pensez-vous que je sois un saint ? Mais je ne suis qu’un pécheur pire que vous ! Ne voyez-vous pas que je me mets en colère ? C’est le Christ qui accomplit sous vos yeux les miracles. Moi je n’ai qu’à lever les mains et à Le prier. » De fait, quand il élevait les mains vers Dieu en geste d’intercession, c’était comme si son âme se brisait. On avait l’impression qu’il saisissait le Christ par les pieds et ne le laissait que lorsque sa demande avait été exaucée. Saint Arsène vivait dans une étroite cellule au sol en terre battue, en jeûnant, veillant et priant continuellement. Deux jours par semaine, et souvent davantage, il fermait sa porte pour se livrer à la pure contemplation, revêtu d’un sac et prosterné sur la cendre. Et ces jours-là, ceux qui venaient demander son secours, trouvant la porte close, prenaient un peu de poussière sur le seuil et se trouvaient sûrement guéris. Sévère envers lui-même, le Père Arsène était tout amour et compassion envers ses ouailles, en particulier à l’égard de ceux qui venaient confesser leurs péchés. Plus que par des « pénitences » ou des réprimandes, il guérissait les pécheurs par la charité. Il allait souvent, pieds nus, célébrer des vigiles dans les chapelles isolées. Il n’utilisait pas de monture, pour imiter le Christ qui allait toujours à pied, et aussi par égard pour les animaux. À plusieurs reprises des saints apparurent pour l’assister pendant la Divine Liturgie, et des fidèles purent admirer son visage alors transfiguré par la lumière divine. Doué du charisme de clairvoyance, le Père Arsène prédit bien à l’avance l’expulsion des Grecs d’Asie Mineure, et il organisa le départ des habitants de Pharassa. Lorsque l’ordre d’expulsion arriva, le 14 août 1924, le vieillard se mit à la tête de son troupeau, tel un autre Moïse, pour un exode de trois cents kilomètres à pied, au milieu des Turcs menaçants. Toujours uni à Dieu, il n’en cessait pas pour autant de répandre la miséricorde divine indistinctement sur les chrétiens et les musulmans. Conformément à ce qu’il avait annoncé à ses fidèles, il ne vécut que quarante jours après leur arrivée sur la terre grecque. Comme il était alité à l’hôpital, un de ses proches voulut écraser un pou qu’il avait décelé sur son corps. Mais le Père Arsène s’écria : « Non, ne le tue pas le pauvre ! Laisse-le manger lui aussi un peu de chair ! N’y en aurait-il donc seulement que pour les vers ? » Puis, se tournant vers ses visiteurs, il leur dit : « L’âme ! l’âme ! soignez-la davantage que la chair qui, elle, ira à la terre et sera mangée par les vers ! » Ce fut son dernier sermon et son testament. Deux jours plus tard, le 10 novembre 1924, il remit en paix son âme à Dieu, avec la confiance du fidèle serviteur. Il était âgé de quatre-vingt-trois ans. Depuis 1970, saint Arsène n’a cessé de témoigner de la familiarité qu’il a acquise auprès de Dieu par quantité d’apparitions et de miracles advenus auprès de ses précieuses reliques, qui sont déposées au couvent de Sourôti, proche de Thessalonique. Son culte a été reconnu par le Patriarcat Œcuménique en 1986.

Tropaire du dimanche, du 3ème ton
Да веселя́тся небе́сная, да ра́дуются земна́я; я́ко сотвори́ дeржа́ву мы́шцею Cвое́ю Го́сподь, попра́ cме́ртiю cме́рть, пе́рвенецъ ме́ртвыxъ бы́сть, изъ чре́ва а́дова изба́ви на́съ и подаде́ мípoви ве́лiю ми́лость.
Que les cieux soient dans l’allégresse, que la terre se réjouisse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras. Par Sa mort, Il a vaincu la mort ! Devenu le Premier-né d’entre les morts, du sein de l’enfer, Il nous a rachetés, accordant au monde la grande miséricorde.
Tropaire de St Job de Potchaïev, ton 4
Многострада́льнаго пра́отца долготерпѣ́ніе стяжа́въ, Крести́телеву воздержа́нію уподобля́яся, боже́ственныя же ре́вности обою́ пріобща́яся, тѣ́хъ имена́ досто́йно прія́ти сподо́бился еси́, и и́стинныя вѣ́ры бы́лъ еси́ проповѣ́дникъ безбоя́зненъ; тѣ́мже мона́ховъ мно́жества ко Христу́ приве́лъ еси́, и вся́ лю́ди въ Правосла́віи утверди́лъ еси́, Іове преподо́бне о́тче на́шъ, моли́ спасти́ся душа́мъ на́шимъ.
Ayant atteint la longanimité de l’ancêtre [Job] très-éprouvé, et imité la tempérance du Baptiste, émule de leur zèle divin, tu as été digne de prendre leurs noms, et tu fus le prédicateur intrépide de la foi véritable ; aussi tu as amené la multitude des moines au Christ, et tu as affermi tous les hommes dans l’Orthodoxie, Job notre père vénérable, prie pour sauver nos âmes.

Kondakion de St Job de Potchaïev, ton 4
Яви́лся еси́ и́стинныя вѣ́ры сто́лпъ, ева́нгельскихъ же за́повѣдей ревни́тель, горды́ни обличе́ніе, смире́ннымъ же предста́тель и науче́ніе: тѣ́мже и ублажа́ющимъ тя́ грѣхо́въ отпуще́ніе испроси́ и оби́тель твою́ невреди́му сохрани́, Іове о́тче на́шъ, многострада́льному подо́бный.

Tu fus une colonne de la foi véritable, un zélateur des commandements évangéliques, le pourfendeur de l’orgueil, et le maître et le défenseur des humbles ; aussi demande pour ceux qui t’exaltent la rémission des péchés, et de préserver ton monastère, Job notre père, semblable à celui qui fut très éprouvé.

Kondakion du dimanche, du 3ème ton
Воскре́слъ ecи́́ днесь изъ гро́ба, Ще́дре, и на́съ возве́лъ ecи́ отъ вра́тъ cме́ртныxъ; дне́сь Ада́мъ лику́етъ и ра́дуется Éва, вку́пѣ же и проро́цы cъ патрiápxи воспѣва́ютъ непреста́нно Боже́ственную держа́ву вла́сти Tвоея́.
Aujourd’hui, ô Miséricordieux, Tu es ressuscité du Tombeau et Tu nous ramènes des portes de la mort. Aujourd’hui, Adam exulte, Ève se réjouit. Tous ensemble, prophètes et patriarches, ne cessent de chanter la force divine de Ta puissance !
LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Jn XXI, 1-14;  Liturgie : Gal. II, 16-20 ;  Lc VIII, 41-56


[1] Tiré du Synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos-Petras.