"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

lundi 22 décembre 2008

VIE DU SAINT HIEROMARTYR LUC DE TSERMNITSA




VIE DU SAINT HIEROMARTYR LUC DE TSERMNITSA 

Le saint hiéromartyr Luc (Voukmanovitch) naquit le 14 octobre 1907 dans la famille d’un ouvrier du bâtiment, au village de Utrg, dans le district de Tsermnitsa, au Monténégro. Son père Nicolas prit la décision d’émigrer aux Etats-Unis d’Amérique, afin d’être à même de nourrir ses nombreux enfants, qui restèrent au Monténégro avec leur mère. Grâce à cela, trois de ses fils, dont Luc, purent étudier à l’université. Luc entra à la faculté de théologie, à Belgrade, après avoir terminé le séminaire à Cetinje. Alors qu’il étudiait à l’université, de grands malheurs frappèrent la famille Voukmanovitch : en peu de temps, moururent le frère aîné, la sœur, puis le père. La mère demanda à Luc d’abandonner les études et de rentrer à la maison, afin de se marier et de commencer à travailler pour soutenir économiquement la famille et payer les études du frère cadet Svetozar. 

Luc obéit, revint dans son village natal, se maria, puis, peu après, reçut la prêtrise. Deux ans après le mariage naquit son premier fils, Tchédomir, puis ensuite encore un fils et deux filles. 

Dans le diocèse, le Père Luc était considéré comme « l’un des meilleurs élèves du séminaire et l’un des prêtres les plus zélés ». Malgré son jeune âge, il parvint, selon le métropolite Gabriel, son évêque et futur patriarche de Serbie, à gagner le respect et l’affection de la population.
En 1931, il fut l’objet d’un attentat : pendant la Grande Entrée de la Liturgie, alors que le père Luc sortait du sanctuaire, un malade mental du nom de Iovan Steptchevitch tira sur lui au revolver à trois reprises. La première balle atteignit l’épaule, la seconde, le ventre. Le père Luc parvint à se maintenir debout et à revenir devant l’Autel pour y déposer les Dons, après quoi il tomba à terre et perdit connaissance. Le prêtre, grièvement blessé, fut conduit à l’hôpital, où il fut opéré. Le détail mentionné constitue déjà un trait distinctif de saint Luc : étant grièvement blessé, il ne se préoccupa pas de lui-même, mais de préserver les Dons.

Bien que l’on ne connût jamais exactement les motivations de l’attentat, le métropolite Gabriel considérait que, derrière cet acte, se cachaient les communistes. Il convient de mentionner que le père Luc était un brillant polémiste, attaquant de front l’idéologie marxiste. Il consacra à cette question quelques articles, son doctorat, ainsi qu’un certain nombre de causeries. Le biographe du saint, le moine Paul, écrit qu’à « cette époque, il avait écrit la critique la plus sérieuse et la mieux argumentée de la philosophie matérialiste ».

Par la grâce de Dieu, le père Luc se remit de ses blessures et reprit ses activités sacerdotales. En 1936, il fut élu secrétaire de l’association des prêtres du diocèse métropolitain du Monténégro. Cette association avait pour but l’aide matérielle aux clercs pauvres et à leurs familles.

En 1937, le père Luc prit part à la lutte contre le concordat que l’Etat yougoslave voulait conclure avec le Vatican et qui octroyait aux catholiques-romains yougoslaves des droits plus étendus qu’aux membres des autres religions. Le Patriarche Barnabé de Serbie s’engagea décisivement contre ce projet. Il décéda peu après cela, dans des circonstances non élucidées, et le bruit circula dans la population qu'il avait été empoisonné. Des manifestations massives contre le concordat, auxquelles participèrent de nombreux évêques et prêtres, commencèrent, mais furent violemment réprimées par le gouvernement. A cette époque, le père Luc organisait des discussions publiques, écrivait des articles, parlait à la radio, condamnant sans ambages le concordat et les réactions du pouvoir. Il était, au demeurant, un grand admirateur de S. Nicolas (Vélimirovitch), l’un des principaux ennemis du concordat.

En raison de ses prises de position, le père Luc fut destitué de sa fonction de secrétaire de l’association des prêtres. Toutefois, l’Etat finit par interrompre la procédure de ratification du concordat, et le trouble cessa dans le peuple orthodoxe. Mais, pour le père Luc, les difficultés ne faisaient que commencer.

Ses ennemis rédigèrent des plaintes contre lui et, y prêtant foi, Mgr Gabriel, son ancien évêque diocésain devenu patriarche, ordonna de lui faire quitter ses fonctions d’enseignant au séminaire de Cetinje, ce qui aggrava fortement la situation matérielle de sa famille. Toutes les demandes que le père Luc adressa au Saint-Synode et au Patriarche, restèrent sans réponse. Peu de temps après, il fut transféré à Gostivar, dans l’ex-république yougoslave de Macédoine. Toutefois, le père Luc trouva une place de catéchète au collège de Skoplje. C’est à cette époque, qu’il réussit à s’inscrire à la faculté de théologie de l’Université de Belgrade. En 1940, il y défendit sa thèse.

La dernière période de la vie du saint hiéromartyr fut celle de la seconde guerre mondiale. Elle est décrite dans les mémoires du père Luc, sous le titre de « Ma vie dans la servitude ». 

En avril 1941, les Allemands et les Bulgares occupèrent l’ex-république yougoslave de Macédoine et, en mai de la même année, il rentra au Monténégro, où il avait fait partir au préalable sa famille. Là, au début du mois de juin 1941, il refusa de signer « l’acte de loyauté » que lui proposèrent les occupants italiens. Il condamna également la décision de l’assemblée populaire monténégrine du 12 juin 1941, proclamant l’indépendance du Monténégro, à l’initiative et avec le soutien des occupants. S. Luc, en même temps, luttait contre les partisans communistes qui, à la fin de 1941 et 1942, « au nom de la révolution », assassinèrent un grand nombre de personnalités connues au Monténégro qui ne soutenaient pas leur mouvement.

La guerre civile fratricide en Serbie se répercuta sur la famille du père Luc : ses deux frères, Djuro, qui mourut peu après, était communiste et son frère cadet Svetozar (surnommé « Tempo ») devint l’un des plus grands personnages du parti communiste yougoslave. Lorsque, pendant la guerre, leur mère demanda à Svetozar : « Qu’adviendra-t-il de Luc, si vous êtes les vainqueurs ? », celui-ci répondit : « Tu le sais bien, nous le fusillerons ». Or, il reconnaissait qu’il avait reçut son instruction universitaire uniquement grâce à son frère qui, à l’époque, lui donnait la moitié de ses revenus de prêtre. Plus tard, après la chute du communisme, Svetozar écrivit un livre « Ma famille », où il consacra deux cents pages à son frère. Il donne dans ce livre un détail intéressant : lorsqu’ils lurent ensemble « Les frères Karamazov » de Dostoïevsky, il approuvait Ivan Karamazov , tandis que le Père Luc soutenait Aliocha.

De 1941 à 1944, le père Luc, avec sa famille, vivait à Cetinje, enseignant au séminaire. A cette époque, il rendait souvent visite aux détenus des prisons et camps de concentration italiens, les aidant et les soutenant. Au début de 1944, le père Luc fut arrêté par les occupants en raison de ses discours contre eux. Toutefois, il ne fut incarcéré que quelques jours, car le métropolite Joannice du Monténégro obtint sa libération. 

Fin novembre 1944, lorsque la victoire des communistes était déjà évidente, tous ceux qui étaient restés fidèles au Roi Pierre II, alors en exil, s’enfuirent du Monténégro et arrivèrent en Slovénie. Avec eux partit également le père Luc et son fils aîné Tchédomir, âgé alors de quatorze ans. En traversant la Bosnie Herzégovine, ils durent faire face aux hordes de partisans et aussi d’oustachis croates, si bien que bon nombre d’entre eux n’arrivèrent pas en Slovénie.

A la fin du mois de mai 1945, le groupe dans lequel se trouvait le père Luc et son fils arrivèrent à quinze kilomètres de la ville de Kamnik. Là les dirigeants du groupe prirent la décision suivante : ceux qui pourraient être accusés de meurtres accomplis durant la guerre devaient regagner, par l’Autriche, l’Europe Occidentale ; aux autres, on recommandait de se rendre aux vainqueurs communistes. A ce moment, le commandant des partisans de Tito avait publié une décision selon laquelle les adversaires des communistes seraient graciés dans la mesure où ils n’auraient pas été convaincus de meurtres.

Le groupe, dans lequel se trouvaient Père Luc et son fils, se rendit aux partisans slovènes. Après avoir été désarmés, on les parqua dans la forêt, non loin de la ville. Pas plus d’une dizaine de partisans entouraient ce groupe composé d’environ un millier de personnes. Trois jours après arriva sur place la cinquième brigade prolétarienne du Monténégro, sous le commandement de Sava Bouritch. On effectua le recensement de tous ceux qui s’étaient rendus, inscrivant non seulement leur nom et année de naissance, mais aussi leur profession. Ce jour-là, le Père Luc vint voir le commandant du 3è bataillon de la brigade prolétarienne, Marko Djourovitch, qu’il connaissait avant la guerre. Celui-ci prit avec lui Tchédomir, le fils du père Luc, et le faisant passer pour son coursier, l’envoya au quartier général du bataillon, lui sauvant ainsi la vie. Là, on lui donna de la nourriture et on lui indiqua où il dormirait. 

Le jour suivant, on ordonna à ceux qui s’étaient rendus de constituer des colonnes. La liste des membres de l’une de ces colonnes, formée de soixante personnes, fut établie par les communistes eux-mêmes. Parmi ces personnes se trouvait le Père Luc. Tous furent liés et envoyés dans une destination inconnue des autres : ce qui les attendait était évident.

Le soir, vers 20h30, on entendit des tirs par salves, et ensuite des coups de révolver. Tchédomir comprit alors ce qui était arrivé à son père.

Le jour suivant, le jeune garçon fut affecté à la 5è brigade prolétarienne. On demanda alors aux soldats de la brigade qui était volontaire pour enterrer « ceux-là ». Tchédomir se porta volontaire, sachant que parmi « ceux-là » se trouvait son père. Mais on ne le lui permit pas. Plus tard, un soldat, avec lequel il était devenu ami, lui raconta que tous les fusillés, parmi lesquels se trouvait S. Luc, furent enterrés dans une fosse commune, qui avait été creusée à l’avance.

Bien plus tard, en 1958, Tchédomir rencontra par hasard Marko Djouritch, ancien commandant du 3è bataillon de la brigade prolétarienne, qui accomplit les exécutions en Slovénie. Celui-ci lui dit qu’il n’avait rien pu faire pour sauver son père, étant donné que l’ordre de fusiller celui-ci était venu « d’en-haut ». 

Le père Luc a été glorifié avec de nombreux autres hiéromartyrs par l’Eglise Orthodoxe Serbe en l’an 2000. Sa mémoire a été fixée au 4/17 juin. Il convient de mentionner que le métropolite Joannice du Monténégro, et la quasi-totalité des prêtres (une centaine) de cette région, ont été assassinés par les communistes.

Version française: Bernard Le Caro


Prier (8)



Entre 
Dans les paroles de la prière
Efface-toi au tumulte du monde
D'un signe de Croix

 صديق الله(L'ami de Dieu)

Sur le blog du moinillon!

kriuki













Un ami m'écrit que la médecine a découvert ceci (traduit du russe) :
« Le chant renforce le système immunitaire et éveille des sentiments positifs. Celui qui chante régulièrement est plus équilibré et tombe plus rarement dans l'acédie que la moyenne des gens. L'écoute de la musique a également la faculté de guérir. Les maladies chroniques sont plus rares chez ceux qui écoutent régulièrement de la musique. »

dimanche 21 décembre 2008

Saint Mélèce: La prière (10)


Mon ami bien aimé, comme cela a déjà été dit,
La prière continuellement imbriquée dans une véritable attention,
Et spécialement avec cette source de salut
Que tout homme désire,
Avec l'appel du Verbe, Dieu et Homme, 
La prière qui donne aux hommes du plaisir,
Quand par une pratique constante, 
Elle devient habituelle,
Fait que l'homme garde une vigilance aiguë devant Dieu
De ses sens et de sa perception,
Comme l'on veille sur la prunelle de ses yeux.
La prière chasse au loin toute menace venant de la terre,
Dirigée vers le corps ou l'âme.
Aime alors la prière, comme elle aime à être aimée,
Resplendissante de lumière, illuminatrice, porteuse de lumière et de chaleur,
Le plus doux et le plus beau des plaisirs pour tous.
Et fais la tourner dans ton cœur comme un éclair divin,
Criant d'une voix secrète 
Vers Celui Qui connaît tous les secrets:
Fils de Dieu, aide moi: Mon Christ, garde-moi!
Dis ceci sans discontinuer et garde-le dans ton intellect,
Et tu seras illuminé, tu atteindras la sagesse,
Tu acquerras la grâce divine,
En un mot, tu seras appelé ange dans la chair.
Le Seigneur ne considère pas tant les paroles de tes lèvres
Et les cris de ta bouche 
Que les gémissements sans paroles du cœur 
Et les cris intérieurs,
Car c'est là la voix bien posée et claire,
Qui s'envole rapidement vers l'oreille du Maître
Et qui meut promptement Sa compassion.

Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications, 
Mount Athos, Greece,
1991

Prier (7)



Le combat avec Dieu
Est inégal
Son Amour est plus grand
Que le tien
Et Sa belle miséricorde
Dépasse grandement aussi
La vilenie 
De tes innombrables péchés

صديق الله(L'ami de Dieu)

Saint Nicolas II, Russian Tzar

samedi 20 décembre 2008

Saint Mélèce: La prière (9)



Mon ami bien aimé, ne permets nullement
Que l'attente, lorsque tes prières ne sont pas exaucées,
Te cause de la peine.
Efforce-toi plus encore de prier sincèrement
Quand ta requête n'a pas d'issue favorable.
Même le Christ pria trois fois avec ferveur et effort:
Et Il demandait que la volonté et le plan du Père soient accomplis.
Et à ses propres disciples, Il a dit: Veillez,
Priez sans cesse et plus spécialement au sein des tentations.
Alors prie, prie toujours avec intensité et patience.
Ne laisse pas les difficultés paralyser ton ardeur,
Ou se transformer en affliction.
C'est la décision de Dieu que décider s'Il va donner,
Ainsi que la manière, le temps et la grandeur du don qu'Il fait.
Toutes choses sont parfaitement simples pour le Maître de tout:
En Lui une solution est rapidement trouvée 
Pour ce qui est insoluble.
Ce qui est impossible à tous, Il le fait arriver aisément,
Et spécialement lorsque l'homme est sur le point d'abandonner,
Quand sa force de mortel est épuisée;
Alors Il devient d'autant plus vite notre allié
Qui exauce nos prières.
Car ce n'est pas à ceux qui demandent simplement 
Que Dieu accorde Ses dons, 
Mais à ceux qui, avec leurs prières, 
Apportent un caractère vertueux, 
Se corrigent eux-mêmes et mènent une vie pieuse.
Car c'est à de telles personnes, 
Et non à ceux qui écoutent seulement,
Que Dieu donne Son Royaume,
Que l'on gagne par des actes et non par des paroles.

Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications, 
Mount Athos, Greece,
1991



Prier (6)



Que toute aube se lève
Avec le Christ devant toi
Soleil invaincu
A l'horizon de ta vie

صديق الله(L'ami de Dieu)

Hymne de Noël en arabe


Translittération: 
Al yaum, yuladu mina al-batul ad-dabitu el khaliqata bi asriha fi qabdateh
(3x)
Al-ladhi howa bi jawharihi ghayiru malmus yudraju fi al-aqmita ka tiflen al-ilahu al-ladhi thabbat assamawati qadiman munthu el bad' yattadiu' fi mizwaden alladhi amtara lish sha'bi manan fi al qafr yartadi min adh-dhadyiayni labana fatanu el bi'ati yastadi' el majus w ibnu el athra' yastaqbilu minhumu el hadaya
Nasjudu li miladika ayuha el Masih (3x)
Fa arina dhuhuraka el ilahi.
+
Note: Le u doit être prononcé ou

Saint Jean de Cronstadt: Centenaire de sa naissance au Ciel


"Sois zélé dans la quête de l'amour:
Toutes choses passeront,
Mais l'amour restera éternellement,
Comme Dieu Lui-même
Qui est Amour."

Saint Jean de Cronstadt 
( 18 octobre 1829-20 décembre 1908)

Merci à Nikodim qui m'a rappelé cet événement!

vendredi 19 décembre 2008

Saint Mélèce: La prière (8)



Prier  la Divinité, s'incliner devant le Créateur,
C'est l'union, se mêler et se joindre à Dieu,
La source de tout bien, comme on l'a dit auparavant.
Nous prospérons dans ce que nous demandons à Dieu dans la prière.
Il est dit: "A moins que le Seigneur ne bâtisse la maison de l'âme,
En Vérité nous travaillons en vain."
Car il est dit: " Ce n'est pas en courant ou en faisant des efforts,
Mais lorsque Dieu consent au temps qui est le Sien."
Toi, de ton côté, prie avec des requêtes véritables, agréables [à Dieu],
Dieu qui veut que tous les hommes prospèrent dans tout ce qu'il font
Choisira alors avec justesse leur accomplissement.
Celui qui veut prospérer n'évite pas son devoir;
Et celui qui n'évite pas son devoir,
Ne sera pas laissé dans l'embarras.
Dieu qui récompense généreusement le bien,
Attend souvent que chacun exerce sa liberté, 
Et par l'exercice de la moindre des volontés,
Avec l'aide de Dieu, tout bien est accompli.
Celui qui fuit les commandements de Dieu,
Quel que soit l'endroit où il fuit, 
Revient vers Dieu après avoir travaillé en vain.
Quoi qu'un homme puisse faire, 
Envisager ou dire sans avoir Dieu à l'esprit, 
Il n'en profitera pas du tout.
Demande la volonté de Dieu et recherche ce qui est raisonnable
Et reçois l'accomplissement 
De toute prière faite d'une manière opportune.

Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications, 
Mount Athos, Greece,
1991

Staretz Sofian Boghiu: Purification intérieure ( Roumain/ Anglais)

Prier (5)



Dilection
O dilection
De l'instant éternel
Où tu rencontres Dieu
Sans passer par la mort.

صديق الله(L'ami de Dieu)

jeudi 18 décembre 2008

Saint Mélèce: La prière (7)



Si tu n'as rien reçu [dans la prière]
Ou bien s'il n'y avait rien à recevoir pour toi,
En ne recevant pas, tu as reçu la volonté du Seigneur,
Car tu obéis indubitablement à la volonté de Dieu
En t'attachant à Lui dans une prière sans distraction,
En te tenant ferme avec ta raison,
Et vigilant en ton cœur,
De plus, si tu ne reçois pas ce que tu as demandé
Dans ta prière devant Lui,
Dans un tel cas, il est plus profitable
De ne pas recevoir que de recevoir,
Car Il sait mieux ce qu'il convient de faire,
Lui qui gouverne toutes choses pour leur bénéfice.
Pour recevoir quelque réponse [à ta prière], 
On dit qu'il y a cinq conditions:
Que la personne qui demande soit digne du don;
Qu'il recherche quelque chose qui soit conforma à la loi; 
Qu'il fasse continuellement sa demande;
Qu'il ne s'efforce pas d'acquérir un gain selon le monde;
Qu'il offre tout ce qui est sous son contrôle, sans exception.
De plus, sache qu'en faisant sans discontinuer ta demande, 
Amène toute chose à l'accomplissement, 
A la réalisation et à l'achèvement.
En gardant toujours en mémoire le Seigneur, 
Et en t'adressant à Lui
Les hôtes de la terre sont rendus égaux aux anges immatériels, 
Et de plus, ils deviennent des demeures de Dieu.
Celui qui demeure en Moi, dit Christ le Verbe,
J'habiterai aussi en lui et je demeurerai avec lui
Maintenant et à jamais: 
Sans moi, il est totalement impossible à un homme
D'avoir de la force,
De faire ce qui est bon,
Ou bien qui plaît à Dieu.
Quiconque ne demeure pas en Moi,
Qui n'est pas entièrement uni avec moi
Sera jeté dehors comme une branche,
Pour être brûlée au feu.

Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications, 
Mount Athos, Greece,
1991


Prier (4)



Que les paroles de tes prières
Comme des rayons
Rejoignent naturellement
Le grand soleil du Verbe.

صديق الله ( L'ami de Dieu)

Père Moses (Berry): La meilleure Eglise ( anglais)

mercredi 17 décembre 2008

Saint Mélèce: La prière ( 6)



Mon très cher ami, 
Comme le disait le grand [saint Jean Climaque],
La prière suivant ses qualités, 
Devient un aperçu de l'homme sur Dieu, 
Sa conversation avec Lui et leur lien d'union.
Par son inhabitation, elle soutient le monde entier,
[ Elle est]La réconciliation des habitants de la terre,
Avec leur Dieu et Créateur,
La mère véritable des larmes, dont est né une fille,
La propitiation des péchés, et la libération des tentations,
Un pont vers le Ciel, l'extinction de terribles conflits,
L'expulsion des afflictions.
La prière est aussi l'œuvre des puissances incorporelles,
Le plaisir, le soutien 
Et le délice -ineffablement joyeux- des hôtes célestes
Et leur activité incessante dans tous les siècles.
C'est la source de tous biens, qui procure les dons divins,
Le progrès invisible de l'âme et le plaisir de tout homme,
L'illumination de l'intellect, la négation de l'incroyance,
Le signe qui montre l'espérance en Dieu,
Et ce qui met fin au désespoir,
Le trésor des hésychastes, la richesse des moines,
La réduction de la colère et de l'amertume 
Et de l'envie, et de la méchanceté,
Montrant chaque palier de notre progrès et sa taille,
Rendant simple notre vie présente,
Nous dévoilant ce qui va advenir:
Le Tribunal du Maître, Son banc des témoins et le Jugement
Pour ceux qui prient avec compréhension
Et qui sont bien intentionnés.
Ne dis jamais: je ne suis parvenu à rien 
En consacrant du temps à la prière,
Car assurément tu as réussi quelque chose
En conversant simplement avec le Créateur.

Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications, 
Mount Athos, Greece,
1991

Prier (3)



Prie comme saint Séraphim 
Sur son rocher
Et use la pierre de ton cœur
Avec des larmes 
De repentance

صديق الله ( L'ami de Dieu)

Père Moses: Le Jugement ( anglais)

mardi 16 décembre 2008

Saint Mélèce: La prière (5)



Mon très cher ami, 
La prière n'a pas besoin d'un maître,
Mais de diligence, de désir et de ferveur extrême,
Alors c'est Dieu, qui a tous égards, devient le maître.
Tout homme qui continue à chercher avec persistance,
Et continue à frapper à la porte avec patience,
Trouve l'ouverture de la porte,
Et reçois selon ses déserts!
De plus, s'il ne reçoit pas,
Il atteint ce qu'il y a de plus grand,
Car qu'y a-t-il de meilleur que de s'attacher à Dieu?
Quand il a volé un peu de pain,
Un chien s'enfuit habituellement.
Des gouttes de rosée enivrent les sillons de la terre,
Soupirs mêlés des larmes de l'âme.
Les lamentations et le deuil et le battement de sa coulpe,
Le fait de se jeter humblement à terre devant le Seigneur,
Toutes ces choses embrasent d'une manière excellente 
La chaleur spirituelle dans le cœur, 
Et confèrent la divine consolation à l'âme.
Il est en vérité glorieux et sacré l'effort de la prière,
Car il attire tous ceux qui s'y livrent dans le saint des saints:
Considérant ceci, tiens-toi immobile en un lieu,
Sans mouvoir tes pieds, rassemble ton esprit,
Hors des préoccupations terrestres,
Et élève la perception de tes sens et ton intellect
Vers des choses plus hautes,
Te laissant toi-même et toutes les choses créées en bas.
Demande à être délivré des passions
Et la mortification de toutes les choses présentes,
Notre Père Qui aime Ses enfants, 
T'accordera, comme Il l'a dit,
Tout, et le Royaume des Cieux.

Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications, 
Mount Athos, Greece,
1991

Prier ( 2)


Respire et fais entrer le Nom 
Dans ta respiration
Afin qu'à chaque instant
Tu gardes mémoire du Christ  

صديق الله ( L'ami de Dieu)

Père Moses ( Moïse): L'image de Dieu ( anglais)

Père Moses ( Berry) découvrit un jour émerveillé une icône de saint Moïse l'Ethiopien dans une église orthodoxe. Il commença à cheminer vers la foi des Pères et réalisa que l'Orthodoxie était l'Eglise du Christ. Il se convertit, devint prêtre et commença une mission pour la population africaine-américaine. Il a amené beaucoup de frères à la foi orthodoxe.

lundi 15 décembre 2008

Saint Mélèce: La prière (4)


La prière est comme une lampe qui brille dans une demeure,
Chassant toutes les formes rampantes de la nuit;
Illuminant ainsi la maison de l'âme,
Elle chasse toutes les ténèbres des passions 
Et toute leur puanteur.
Si tu désires ardemment la prière, 
Hais la colère et la rage,
Car les prières de ceux qui entretiennent de l'animosité,
Est comme une graine semée sur de la pierre.
Si tu veux prier,
Ne cause d'affliction à personne,
Ne cause jamais de détresse à une âme,
Ne sois pas fâché contre ton prochain.
Que tout le vêtement de ton âme,
Sois pour toi tissé avec les fils,
Ou plutôt avec le pouvoir  purifiant
Comme l'a dit le grand [saint Jean Climaque]
De l'amour, la foi, la joie, l'oubli des torts,
La sincérité, l'espérance et aussi l'humilité.
Cependant, si tes actions ne sont pas en harmonie avec tes prières,
Tes prières ne serviront à rien.
Si quelqu'un prie pour être délivré de quelque chose,
Il ne doit plus faire cette chose.
Dieu voit tout,
Mais ils voient que Dieu ne considère en aucune façon
Quoi que ce soit qui appartienne au monde lorsqu'ils prient.
C'est leurs prières que Dieu entend,
Et à leurs prières qu'Il prête attention.
Alors prie avec humilité, 
De tout ton esprit, et sans distractions.
Psalmodie, comme on le dit, avec le bon rythme
Et deviens comme le vol d'un aigle dans le ciel.
Bats sans cesse ta coulpe et tu réduiras plus rapidement
La dureté de pierre de ton cœur,
Et tu découvriras la mine d'or 
Que trouvas le Publicain,
Et tu t'enrichiras.


Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications, 
Mount Athos, Greece,
1991

Prier (1)


Prie avec ferveur et sérieux,
Comme si ta prière
Etait la dernière
Que tu vas élever vers Dieu,
Avant de rejoindre le Royaume.

صديق الله  (L'ami de Dieu)

Biographie de Père Moses ( Berry) / Video en anglais

dimanche 14 décembre 2008

Saint Mélèce: La prière (3)




La prière est qualité, et non quantité,
Car il n'est point d'époux
Pour cette jeune fille désirée de tous,
Qui est tellement au-dessus et au-delà
De tous ceux qui la poursuivent,
Si l'on excepte l'homme qui se sépare de tout
Et vit avec elle seule.
Quelqu'un a dit que l'homme qui offre à Dieu
Des prières qui ne sont pas purifiées,
Entreprend un labeur
Qui n'apporte ni bénéfice, ni récompense...
Car comment trouvera-t-il miséricorde en Dieu,
Celui qui commence sans avoir atteint cela?
Pourtant, la quantité peut rapidement t'apporter la qualité...
Mon fils, on peut apprendre des démons le bénéfice de la prière, 
Surtout quand on entreprend celle-ci avec un cœur pur.
En fait, ceux qui ont véritablement employé les plus intenses prières,
Sont toujours assiégés par de violentes tentations.
Il n'est nul autre fouet, nulle autre épreuve
Que la prière véritable [contre les démons].
De même que le fer, lorsqu'il est mis au feu
Ne peut être touché, ou pris dans les mains,
Ainsi, la prière jointe au feu du Consolateur,
Rend les gens de la terre inaccessibles aux démons.
Le contraire est tout à fait vrai aussi,
( Veille à y prêter attention!):
Il n'est rien de pire que d'être oublieux de Dieu,
Car, là où le souvenir de Dieu est absent,
Là, les passions corruptrices de l'âme aiment à demeurer.
Dans toutes les choses terribles
Que font les démons à l'homme,
Leur seul et unique but
Est de les séparer de Dieu.

Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications, 
Mount Athos, Greece,
1991

Mont Athos: Videos






Site avec videos du Mont Athos ( en grec)

http://www.athos.edo.gr/modules.php?name=Downloads&d_op=viewdownload&cid=4

Prière de Jésus en slavon ( extrait de l'Ile)