"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 16 février 2025

DIMANCHE DU FILS PRODIGUE

Hypapante


C'est un week-end chargé car, samedi, nous célébrons la Rencontre du Seigneur [hypapante], l'une des 12 grandes fêtes. 

Les détails de cette commémoration sont exposés dans la lecture de l'Évangile de la Liturgie (Luc 2, 22-40). L'ancienne loi comportait de nombreuses exigences. Souvenez-vous que le Seigneur dit plus loin qu'il n'est pas venu pour détruire la Loi, mais pour l'accomplir. 

Le Christ a deux natures : Divine et humaine. C'est pourquoi tant de choses dans la vie terrestre du Christ démontrent Sa pleine humanité. Il n'est pas apparu soudainement sur terre comme un fantôme, comme par magie, mais Il est né, a été baptisé et a eu besoin de manger et de boire. C'est pourquoi Sa mère et Joseph L'ont emmené au Temple pour Le nourrir selon la coutume de la Loi. Siméon est connu comme celui qui a reçu Dieu. Il avait reçu la promesse qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ, et c'est ainsi qu'il prononce les paroles mémorables : « Seigneur, laisse maintenant Ton serviteur s'en aller en paix, selon Ta parole ; car mes yeux ont vu Ton salut, que Tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière de la révélation pour les païens et gloire de ton peuple Israël ». 

Saint Siméon

Siméon fut poussé par l'Esprit Saint à entrer dans le Temple au moment où la Mère de Dieu arriva avec le Saint Enfant. Les yeux de son âme s'ouvrirent pour qu'il reconnaisse le Dieu incarné tant attendu, et la prophétie s'accomplit. Puis, bénissant Marie et Joseph, il prononça également une prophétie. Voici que cet enfant est destiné à la chute et à la résurrection d'un grand nombre de personnes en Israël. Nous pouvons comprendre par là que ceux qui ne croient pas tomberont et que la résurrection sera celle de ceux qui ont la foi. Toutefois, cela pourrait également impliquer la chute du mal de nos cœurs et la résurrection de tout ce qui est bon. Saint Luc nous donne des détails sur la prophétesse Anne, qui consacra sa vie à la prière et au jeûne, vivant pratiquement dans le Temple. Comme Siméon, elle attendait la venue du Seigneur et, en présence du Christ, les yeux de son âme s'ouvrirent pour reconnaître qu'elle était témoin de l'accomplissement des anciennes prophéties.

C'est pourquoi nous chantons dans le Tropaire de la joyeuse fête :

Tropaire de la sainte Rencontre, ton 1


Réjouis-toi, ô Pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, illuminant ceux qui sont dans les ténèbres. Sois aussi dans l’allégresse, juste vieillard, qui reçus dans tes bras Celui qui libère nos âmes et nous donne la Résurrection.
***
Dimanche, la lecture de l'Évangile est la parabole du fils prodigue (Luc 15, 11-32). 
Une fois de plus, le symbolisme est très poussé : l'homme aux deux fils représente Dieu et les deux fils représentent les deux caractéristiques humaines, les justes et les pécheurs. Les dons de Dieu sont nombreux et sont accordés à chacun d'entre nous. Le commentaire nous rappelle que toutes ces choses données par Dieu peuvent être considérées comme des biens et que cela inclut le ciel, la terre, l'ensemble de la création, la loi et les prophètes. La dernière génération pécheresse, symbolisée par le fils cadet, a fait du ciel un dieu, a adoré la terre, a rejeté la loi de Dieu et a persécuté les prophètes. 

Le retour du fils prodigue


Dieu nous accorde Ses bénédictions à tous, mais n'oblige personne à Le servir s'il n'en a pas la volonté. S'il avait voulu nous contraindre, il ne nous aurait pas donné le libre arbitre.  Le fils cadet s'en alla dans un pays lointain. Lorsque nous nous rebellons contre Dieu, nous nous éloignons de Lui. Alors que la vertu peut être une entité simple et unique, le vice opposé peut avoir de multiples facettes et être complexe ; une erreur en entraîne et en crée une autre. 
Le fils cadet a tout gaspillé par son propre choix. Il y eut alors une grande famine et le jeune homme commença à souffrir. La famine était une absence de pain, mais aussi une absence de tout ce qui était bon, à savoir les bénédictions de Dieu. C'est ainsi qu'il commença à être dans le besoin. Il nous est rappelé que ceux qui craignent l'Éternel ne manquent de rien (Psaume 33:9).
La description de la situation du fils cadet, qui s'est soumis à un étranger, vraisemblablement un païen, et qui vit avec des porcs, symbolise la profondeur de sa déchéance, en ce sens qu'il s'est éloigné du droit chemin autant qu'il est possible de le faire. Il avait perdu la raison en rejetant tout ce qu'on lui avait enseigné depuis son plus jeune âge. Pourtant, les yeux de son esprit se sont ouverts. Il est revenu à lui lorsqu'il a pensé que même les serviteurs métayers recevaient de la nourriture. Nous voyons ici symbolisés ceux qui rejettent leur foi et renoncent à Dieu ; car même les catéchumènes, qui n'ont pas encore reçu le sacrement du baptême, sont nourris spirituellement par l'écoute de la Parole de Dieu. Le fils cadet dit : Je me lèverai et j'irai vers mon père. Les premiers mots sont significatifs : Je me lèverai. Décidé à ne plus se complaire dans la saleté et l'apitoiement, il s'arrache à la fange et se lève. C'est ainsi qu'il a commencé à se repentir. Lorsqu'il se comportait mal, son père ne l'observait pas. Ainsi, lorsqu'un homme pèche, il agit comme s'il n'était pas sous le regard de Dieu. 


En revenant vers son père et en admettant ses fautes, le jeune homme fut accueilli avec joie. Son père l'embrassa et le serra dans ses bras en signe de pardon et de réconciliation. Les serviteurs, symbolisant ici les anges, s'occupèrent du jeune pénitent et lui rendirent sa robe, qui peut être considérée soit comme le vêtement d'incorruptibilité, que nous portions avant notre premier péché, soit comme la robe honorée du baptême, qui est la première chose que nous recevons après être entrés dans l'Église de manière sacramentelle. 
Le frère aîné entre maintenant dans l'histoire. Il a entendu la nouvelle du retour de son frère cadet et de la réaction de son père. La question qui se pose est la suivante : comment le fils, qui a été loyal dans son service à son père, peut-il céder à une telle envie apparente ? La réponse se trouve dans le contexte dans lequel cette parabole a été racontée. Regardez les événements précédents et les paraboles qui ont été racontées auparavant en réaction aux Pharisiens, qui se considéraient comme purs et justes, et qui ont donc critiqué avec indignation le Seigneur pour avoir accueilli des prostituées et des publicains. Il est parfois difficile de comprendre le déversement de la compassion de Dieu. Dans son commentaire, Théophylacte observe : 
Dans cette parabole, le Seigneur dit donc aux pharisiens des paroles comme celles-ci :« Supposons que vous soyez aussi justes que le fils aîné et que vous plaisiez au Père, je vous prie, vous qui êtes justes et purs, de ne pas vous plaindre, comme l'a fait ce fils aîné, de la joie que nous manifestons pour le salut du pécheur, qui est aussi un fils. Le message de la parabole aux Pharisiens, et en fait pour nous tous, est de ne pas être contrariés lorsque la miséricorde est manifestée à l'égard des pécheurs, de peur que nous soyons perçus comme remettant en question les jugements de Dieu, qui seul peut regarder dans nos cœurs et nos esprits. Notre Dieu miséricordieux peut en effet voir une vertu secrète qui n'est pas apparente pour les autres, mais qui est la cause pour laquelle Dieu regarde favorablement cette âme.
Dans le kondakion de ce dimanche, nous lisons : J'ai follement fui ta gloire, ô Père, gaspillant par le péché les richesses que tu m'avais données. C'est pourquoi, avec les mots du Prodigue, je crie vers Toi : Père compatissant. Accepte-moi dans le repentir et fais de moi l'un de Tes serviteurs. Le kondakion est chanté dans le Canon des Matines. Aujourd'hui, nous ne pouvons manquer de remarquer que, bien que le sujet soit, en théorie, le fils prodigue de la parabole, tout le texte du Canon est exprimé à la première personne. Cela doit nous faire réfléchir. La parabole a été racontée comme une instruction aux Pharisiens. Récemment, dans les lectures de l'Évangile du dimanche, nous avons beaucoup entendu parler de leurs attitudes de jugement. Nous savons combien il est facile d'adopter cette mentalité. 
Dans l'histoire de ce pays [id est la Grande Bretagne], nous avons vu le puritanisme se confondre avec la pureté. Ce dimanche, l'exemple du repentir du fils prodigue nous est donné, mais le concept n'est pas spécifique à un sexe. Au milieu du Grand Carême, nous entendrons la lecture liturgique de la vie de Sainte Marie d'Égypte, un autre exemple d'égarement dans la jeunesse et de repentir subséquent. 
L'Église nous donne toutes ces choses pour notre instruction et nous pouvons y voir un thème continu. Alors, pourquoi le Canon est-il à la première personne ? La réponse est que nous sommes mis en garde contre la mentalité du pharisien qui aurait pu dire : « Dieu, je te remercie de ne pas avoir passé ma jeunesse comme le fils prodigue ». 

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
in Mettingham. 

ENGLAND


samedi 15 février 2025

LES SCHISMATIQUES MENACENT LA FAMILLE DU PRÊTRE, ET S'EMPARENT D'UNE AUTRE ÉGLISE


Les hommes utilisent une scie à métaux pour couper les serrures des portes de l'église de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu à Vendichany, dans la province de Vinnitsa. Photo : pravlife.info


Vendichany, Vinnitsa, Province, Ukraine, 13 février 2025     

Une scène familière s'est à nouveau déroulée en Ukraine cette semaine, cette fois à Vendichany, dans la province de Vinnitsa, où des représentants de "l'église orthodoxe" schismatique d'Ukraine, qui bénéficie du soutien du patriarcat de Constantinople, ont menacé la famille du prêtre local et ont physiquement capturé l'église.

La saisie de l'Église de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu a commencé en juillet dernier, lorsque la communauté territoriale a voté pour transférer l'église hors de l'orthodoxie et dans la secte de "l'église orthodoxe" schismatique d'Ukraine. En novembre, ils ont réussi à réenregistrer l'église au schisme auprès des autorités locales, rapporte PravLife.

Les schismatiques agisssent toujours en fonction des votes des communautés territoriales - les personnes qui vivent près d'une église donnée - plutôt que sur la communauté paroissiale réelle, car la grande majorité des communautés paroissiales réelles votent pour rester fidèles à l'Église orthodoxe. Souvent, les schismatiques amènent également des étrangers qui ne vivent même pas près de l'église sur laquelle on vote.

Plus récemment, les schismatiques ont commencé à menacer la famille du prêtre local, la forçant à quitter la ville.

L'archiprêtre Anatoly Kirichuk a enregistré un message à ses paroissiens à ce sujet, en disant :

Matouchka a été forcée de quitter Vendichany parce qu'elle a commencé à recevoir de très graves menaces de nos adversaires et de Zhuk Tatiana Danilovna, ce que je tien à déclarer officiellement. Ils ont dit des choses comme : « Nous savons où vous vivez » et « Nous savons comment les maisons brûlent ». Par conséquent, Matouchka, protégeant sa vie et celle de nos enfants, a été forcée de partir.

Le 9 février, profitant de l''absence du Père Anatoly, un groupe de "l'église orthodoxe" schismatique d'Ukraine, dirigé par Tatiana Zhuk mentionnée, a tenté d'entrer dans l'église, mais a été arrêté par la police. Ensuite, l'église a été scellée.

Cependant, deux jours plus tard, les pillards ont brisé le sceau, coupé les serrures et ont physiquement repris le bâtiment de l'église.

Père Anatoly a promis à ses paroissiens qu'il reviendrait dans quelques jours et qu'il essaiera de résoudre la situation par des canaux légaux. Il leur a également assuré qu'il trouverait un autre endroit pour célébrer les offices avant le début du Grand Carème.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN


Et les bons et iréniques chrétiens orthodoxes (?) liés à Constantinople, et à son patriarche créateur du schisme et responsable des persécutions, ne protestent pas, se lovent dans un silence confortable en faisant comme si rien ne se passait. Quelle immonde lâcheté!

St. Isaac le Syrien Traités Ascétiques

 

St. Isaac le Syrien


Le jour où tu souffriras d'une manière ou d'une autre, soit dans ton corps, soit dans ton esprit, à cause d'un homme, qu'il soit bon ou mauvais, considère-toi ce jour-là comme un martyr, comme quelqu'un qui souffre à cause du Christ et qui est jugé digne d'être confessé. Souvenez-vous en effet que le Christ est mort pour les pécheurs, et non pour les justes. Voyez comme il est bon de s'affliger pour les méchants et de faire plus de bien aux pécheurs qu'aux justes !


St Isaac le Syrien Traités Ascétiques

jeudi 13 février 2025

GRIG GHEORGHIU: St. Sofian d'Anthimos sur la souffrance

Saint Sofian
 



Toute souffrance est difficile et désagréable parce qu'elle est une défaite de notre volonté et de nos projets, un obstacle placé sur le chemin que nous avons choisi.

Extraits d'un livre qui sera bientôt publié par St. George Press avec des lectures quotidiennes tirées des paroles du vénérable Sofian du monastère d'Anthimos, récemment canonisé (a rejoint le Seigneur en 2002, ce qui fait de St. Sofian le premier saint orthodoxe du 21e siècle).

†

Dieu laisse expressément dans nos vies les souffrances et les peines dont tout le monde a peur afin qu'elles nous humanisent, qu'elles nous servent de modèles et qu'elles nous rendent meilleurs, plus honnêtes, plus tolérants et peut-être plus compréhensifs à l'égard de la souffrance d'autrui. Celui qui ne souffre pas n'en croit pas un autre... « Qui n'a pas goûté à l'amertume ne sait pas ce qu'est le sucre ».

†

La souffrance est permise précisément comme un ciseau dans les mains d'un habile sculpteur qui modèle dans le marbre ou la pierre un portrait ou un objet de grande valeur. C'est ce que Dieu veut faire avec ceux qu'Il aime. La souffrance est donc permise comme la médecine ou la chirurgie sur un corps mourant, dont il faut amputer certains membres pour pouvoir le sauver. 

Nous sommes tous confrontés dans la vie aux ennuis, aux peines, aux déceptions, à la haine, à l'envie, au déshonneur, à la moquerie, à la méchanceté de nos semblables ; nous sommes confrontés à la maladie, à la vieillesse, à la mort. 

Toute souffrance est difficile et désagréable parce qu'elle est une défaite de notre propre volonté et de nos plans, un obstacle placé en travers du chemin que nous avons choisi.

†

Certaines personnes, confrontées à la souffrance et au chagrin, se révoltent, grincent des dents, ripostent, maudissent, insultent, se rebellent même contre Dieu, blasphèment et jurent, demandant, sans humilité et remplies de colère, pourquoi elles souffrent. 

Ces personnes, qui ne reconnaissent pas leurs propres transgressions et péchés, sont semblables au mauvais larron du Golgotha. Nous sommes tous ainsi, nous qui nous révoltons contre la souffrance que Dieu laisse venir sur nous. Leur révolte, au lieu de les aider et de soulager leur douleur, au lieu de les ciseler et de les modeler, approfondit encore leur souffrance et les isole de Dieu et des autres.

†

Il y a des personnes qui, confrontées à des maladies graves, des défaites, des blessures, des humiliations et des pertes de toutes sortes, au lieu de se révolter, de maudire ou de se venger, font le point, se regardent et, à la question « Pourquoi je souffre ? », trouvent des réponses dans leurs propres abus et péchés commis contre les autres et contre Dieu lui-même. 

Ainsi, en admettant leurs péchés, en se désolant de les avoir commis, en se repentant au plus profond de leur conscience et en prenant la résolution de ne plus commettre ces péchés, ils constatent un changement profond dans leur vie.


Saint Vénérable Père Sofian, prie pour nous !

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après




mercredi 12 février 2025

Jean-Claude Larchet : « La prière de Jésus selon les moines du Mont Athos. Quels enseignements pour les laïcs vivant dans le monde ? »


Le mardi 4 février Jean-Claude Larchet, dans le cadre des Rencontres de Saint-Stéphane, a abordé le thème « La prière de Jésus selon les moines du Mont Athos. Quels enseignements pour les laïcs vivant dans le monde ? ».

Son dernier live La prière de Jésus. Selon les moines du Mont Athos est paru dans la collection des éditions Salvator « Voix de l’orthodoxie » dont le père Jivko Panev est directeur.

Saint Gérasime et le lion

St Gérasime et le lion


*



Saint Gérasime 
était un grand ascète:
il avait un lion
[comme compagnon]:
nous sommes petits
alors 
nous avons des chats!

Saint Nectaire d'Optino

*




 

Rencontre entre Dostoïevski et le staretz Ambroise d'Optino

 

Je crois qu'il n'y a rien de plus beau, de plus profond, de plus sympathique, de plus rationnel, de plus viril, de plus parfait que le Sauveur ; je me dis avec un amour jaloux que non seulement il n'y a personne d'autre comme Lui, mais qu'il ne pourrait y en avoir aucun. 

Je dirais même plus : Si quelqu'un pouvait me prouver que le Christ est en dehors de la vérité, et si la vérité excluait vraiment le Christ, je préférerais rester avec le Christ et non avec la vérité"[1].


Ce grand penseur ne pouvait qu'être attiré par la majesté d'Optino. Il était très intéressé à suivre le processus de formation des startsy et à faire connaissance avec le staretz éclairé, Ambroise. En juin 1878, il lui rendit visite et resta deux jours. 

Naturellement, nous ne savons pas de quoi ils discutèrent en privé. Le père Ambroise apprécia Dostoïevski et dit de lui : « Voilà un homme qui se repent ».

Le staretz Ambroise était un personnage qui résonnait profondément dans l'âme de Dostoïevski, tout comme son œuvre. Il est présenté de manière vivante dans les premiers chapitres des Frères Karamazov, que Dostoïevski commençait à écrire. 

Cette œuvre majestueuse, chef-d'œuvre de la composition romanesque, présente en camaïeu la vie, l'activité et l'enseignement du staretz Zossima. L'ensemble de la description extérieure du lieu, de la cellule, des pièces du monastère, voire certains détails plus fins, parlent d'Optino.  Certains traits de la personne du staretz Zossima peuvent être attribués à Père Ambroise.  Ils trahissent certainement les impressions personnelles de l'auteur.  

Il écrit que « la première fois que le staretz regardait quelqu'un qu'il n'avait jamais rencontré auparavant, il comprenait pourquoi cette personne était venue, ce dont elle avait besoin et, très souvent, ce qui troublait sa conscience. 

La personne qui se repentait était étonnée, souvent même terrifiée, sentant que son âme avait été ouverte avant même qu'elle n'ait prononcé un mot. 

Beaucoup de ceux qui venaient pour la première fois lui parler en privé entraient dans sa cellule avec crainte et tremblement. Ils en sortaient presque tous radieux ».

Source: 

Ο Στάρετς Αμβρόσιος, p. 186, 

Holy Monastery of the Paraclete, Oropos, Athens

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

PEMPTOUSIA

NOTE:

[1] Dostoïevski: Lettre à Mme. N. D. Fonvisin (1854), in Letters of Fyodor Michailovitch Dostoevsky to his Family and Friends (1914), Letter XXI, p. 71.