"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 27 novembre 2016

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


14/27 novembre
23ème dimanche après la Pentecôte

Saint Philippe, apôtre (I) ; Saint Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique (1357) ; Saint Justinien, empereur (565) et Sainte Théodora, impératrice (548) ; Saint Philippe d’Irap, près de Novgorod (1527) ; Saint Constantin d'Hydra, néo-martyr grec (1800) ; saints néo-martyrs de Russie : Dimitri (Benevolensky), Alexandre (Bykov), Victor (Ilyinsky), Alexis (Netchaïev), Michel (Belyoustine), Michel (Nekrassov), Théodore (Baklalinsky), Pierre (Titov), Alexis (Nikologorsky), Serge (Znamensky), Nicolas (Dounaïev), Basile (Likharev), Alexandre (Pokrovsky), Nicolas (Vinogradov), Dimitri (Lebedev), Porphyre (Kolovsky), Basile (Nikolsky), Georges (Izvekov), Basile (Rozanov), Serge (Spassky), Alexandre (Tchekalov), Serge (Roufitsky), prêtres, Nicolas (Bogorodsky), diacre, Aristarque (Zaglodine-Kokorev), moine, Gabriel (Bezfamilny), Dimitri (Roudakov), Anne (Zertsalov) (1937) ; Théodore (Groudakov), prêtre (1940) ; Serge (Konstantinov), prêtre (1941).
Lectures : Éph. II, 4–10. Lc. X, 25–37 ; 1 Cor. IV, 9–16. Jn. I, 43–51.


SUR LA PRÉPARATION DE LA NATIVITÉ DU CHRIST

L
e jeûne de la Nativité est le dernier carême de l’année. Il commence le 15/28 novembre et se termine le jour de Noël. Il dure quarante jours et, pour cette raison, il est appelé dans le Typicon « Quarantaine », à l’instar du Grand Carême. Le jeûne de la Nativité a été institué pour que nous arrivions au jour de Noël purifiés par le repentir, la prière et le jeûne, et que nous puissions, le cœur, l’âme et le corps purifiés, aller à la rencontre du Fils de Dieu venu en ce monde. Ce carême, de jour en jour, approfondit dans l’âme du fidèle l’attente de la fête, oriente continuellement ses pensées et ses sentiments dans sa direction, et lui fait vivre cet événement de toute sa vie corporelle et spirituelle. Durant ce carême, le typicon concède l’usage de poisson le samedi et le dimanche jusqu’au 20 décembre (le 2 janvier selon le nouveau calendrier), ainsi que le jour de l’Entrée au temple de la Très Sainte Mère de Dieu, et aussi le mardi et le jeudi si l’on fête un saint en l’honneur duquel on chante la grande doxologie à matines. S’il n’y a aucune fête, le lundi, le mercredi et le vendredi, il y a jeûne strict, tandis qu’il y a dispense d’huile et de vin le mardi et le jeudi. En tout état de cause, chacun doit jeûner avec discernement, en se souvenant que, selon les Pères de l’Église, le jeûne a pour but de tuer les passions et non point le corps.
VIE DU SAINT APÔTRE PHILIPPE[1]

Saint Philippe était originaire de Béthsaïde en Galilée, patrie des saints Apôtres Pierre et André. Il était tellement attentif à méditer la Loi et les Prophètes qu’il en méprisait tous les soucis du monde, c’est pourquoi il demeura vierge toute sa vie. Peu après son baptême par Jean-Baptiste, notre Seigneur Jésus-Christ appela Pierre et André à le suivre, et le lendemain, alors qu’il se préparait à partir pour la Galilée, il rencontra Philippe et lui dit : « Suis-moi ! » Philippe obéit aussitôt et alla trouver Nathanaël auquel il annonça : « Celui dont Moïse a écrit dans la Loi et les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus, fils de Joseph, de Nazareth » (Jn I, 45). Par la suite Philippe suivit et servit fidèlement Jésus pendant toute sa prédication. C’est lui qui, au cours du dernier entretien avec le Maître, interrogea : « Seigneur, montre nous le Père, et cela nous suffit. » Et le Christ lui répondit avec tristesse : « Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jn XIV, 9). Après l’Ascension de notre Seigneur et la descente du Saint-Esprit, Philippe fut désigné par le sort pour évangéliser la province d’Asie (partie occidentale de l’Asie Mineure). Accompagné de l’Apôtre Barthélemy et de sa sœur selon la chair, Mariamne, il traversa la Lydie et la Mysie en proclamant l’Évangile au prix d’innombrables épreuves. Les saints disciples endurèrent coups, flagellations, emprisonnements et lapidations de la part des païens, sans que leur joie et leur espérance dans le Christ ne faiblissent, tant la force du Seigneur les habitait. Par l’invocation du Nom du Sauveur, les malades étaient guéris, les possédés délivrés et nombreux étaient ceux qui demandaient à être régénérés dans le bain de la Nouvelle Naissance. Philippe baptisait les hommes et sa sœur les femmes. Parvenus à Hiérapolis, les saints apôtres guérirent et amenèrent à la foi la femme du proconsul d’Asie. Cette conversion déclencha la fureur du magistrat qui fit bientôt appréhender Philippe et ses compagnons. Traîné à terre jusqu’à la place centrale et crucifié la tête en bas en compagnie de saint Barthélemy, le saint priait ardemment en ces termes :
« Mon Seigneur Jésus-Christ, Père des siècles, roi de la lumière, Toi qui nous a rendus sages par Ta sagesse, Toi qui nous as donné la haute connaissance, Toi qui nous as gratifiés du dessein de Ta bonté ; c’est Toi qui délivres de la maladie ceux qui se réfugient en toi… Viens, Seigneur, et accorde-moi la victoire et la couronne à la face des hommes. Que l’ennemi ne trouve pas le moyen de m’accuser devant Toi qui es le vrai juge. Revêts-moi plutôt de Ton étole lumineuse et donne-moi Ton sceau glorieux. Fais que je Te rencontre dans les nuées et transforme la forme de mon corps en le conformant à l’image de Ta gloire. Et accorde-moi de reposer dans la gloire de Ta béatitude, en me faisant entrer dans ce que Tu as promis à tous les saints, aux siècles des siècles. Amen. »
À la prière du saint, qui était prêt à rendre l’âme, la terre s’ouvrit soudain et engloutit un grand nombre de païens, leurs prêtres et même le proconsul. Effrayés, les impies se précipitèrent vers Barthélemy et Mariamne, qui étaient encore vivants. Ils les descendirent de la croix et leur demandèrent d’être reçus dans la sainte Église du Christ. Après avoir enseveli dignement les restes de saint Philippe et avoir placé comme évêque de la ville Stachys, qui avait été guéri de sa cécité par l’Apôtre, saint Barthélemy et sainte Mariamne continuèrent leur prédication, l’un en Inde et l’autre en Lycaonie. Finalement Mariamne se dirigea vers le Jourdain, où elle remit son âme à Dieu, conformément à la prédiction de saint Philippe.

Tropaire du dimanche du 6ème ton
Áнгельскія си́лы на гро́бѣ Твое́мъ, и стрегу́щіи омертвѣ́ша : и стоя́ше Mapíя во гро́бѣ, и́щущи пречи́стаго Тѣ́ла Tвоего́. Плѣни́лъ еси́ а́дъ, не искуси́вся отъ него́ ; срѣ́тилъ еси́ дѣ́ву, да́руяй живо́тъ. Bоскреcы́й изъ ме́ртвыхъ Го́споди, сла́ва Tебѣ́.

Les puissances angéliques vinrent à Ton Sépulcre, et ceux qui le gardaient gisaient comme des morts. Marie se tenait près du Tombeau, cherchant Ton Corps immaculé. Toi qui as dépouillé l’enfer, Tu n’as pas été dominé par lui ; Tu es allé à la rencontre de la Vierge, Toi qui donnes la Vie. Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à Toi !
Tropaire du saint apôtre, ton 3
Апо́столе святы́й Фили́ппе, моли́ ми́лостиваго Бо́га, да прегрѣше́ній оставле́ніе пода́стъ душа́мъ на́шимъ.
Apôtre du Christ Philippe, prie le Dieu miséricordieux afin qu’Il accorde la rémission des péchés à nos âmes.

Kondakion du saint apôtre, ton 8
Учени́къ, и дру́гъ Тво́й, и подража́тель стра́сти Твоея́ вселе́ннѣй Бо́га Тя́ проповѣ́да богоглаго́ливый Фили́ппъ; того́ моли́твами отъ враго́въ пребеззако́нныхъ Це́рковь Твою́ и вся́къ гра́дъ Тво́й Богоро́дицею соблюди́, Многоми́лостиве.
Ton disciple et ton ami, l'imitateur de ta Passion, l'apôtre Philippe, T’a prêché au monde comme Dieu ;  par ses prières garde Ton Église et chacune de Tes cités des ennemis iniques par l'intercession de la Mère de Dieu, Toi qui es très miséricordieux.


Kondakion du dimanche du 6ème ton
Живонача́льною дла́нію уме́ршыя отъ мра́чныхъ удо́лій Жизнода́вецъ воскреси́въ всѣ́хъ, Христо́съ Бо́гъ, воскресе́ніе подаде́ человѣ́ческому póду ; éсть бо всѣ́xъ Спаси́тель, во-скресéніе и живо́тъ и Бо́гъ всѣ́хъ.
Par Sa main vivifiante, le Donateur de vie a ressuscité tous les morts de leurs retraites ténébreuses, Lui,  le Christ Dieu, qui a fait don de la Résurrection à la race des humains, car, de tous Il est le Sauveur, la Résurrection et la vie et le Dieu de l’univers.
HOMÉLIE DE ST JEAN CHRYSOSTOME SUR L’ÉPÎTRE DE CE JOUR

« Car c'est la Grâce qui vous a sauvés». De peur que la grandeur des bienfaits ne vous enfle le cœur, voyez comme l’apôtre vous rabaisse. C'est la Grâce qui vous a sauvés par la foi ». Ensuite, de peur de porter atteinte au libre arbitre, il fait mention de ce qui nous appartient. Mais aussitôt il revient sur ses pas et dit: « Et cela ne vient pas de vous ». Pas même la foi ne vient de nous : car si Dieu n'était pas venu, s'Il ne nous avait pas appelés, comment aurions-nous pu croire? «Comment croiront-ils, s'ils n'entendent pas? » (Rom. X, 14.) De sorte que notre foi même ne vient pas de nous. « C'est un don de Dieu : ni des œuvres ». Est-ce que la foi suffirait pour sauver? — Afin de ne sauver ni les vaniteux, ni les nonchalants, Dieu a requis une foi agissante. Il dit que la foi sauve, mais par Dieu ; car si la foi a sauvé, c'est que Dieu a voulu. En effet, comment, dites-moi, la foi sauverait-elle sans les œuvres? Cela même est un don de Dieu, « Afin que nul ne se glorifie», afin de nous inspirer de la reconnaissance au sujet de la Grâce. Quoi donc ! dira-t-on, est-ce que Dieu a prohibé la justification par les œuvres? Nullement : mais Paul dit : « Personne n'a été justifié par ses œuvres », afin de montrer la Grâce et la bonté de Dieu. Dieu n'a pas repoussé ceux qui ont les œuvres; mais Il a sauvé par la Grâce ceux qui étaient abandonnés des œuvres, afin que personne ne pût plus se glorifier. Ensuite, de peur qu'en entendant dire que tout est l'effet de la foi et non des œuvres, vous ne vous abandonniez à là nonchalance, voyez ce qu'il ajoute : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées, afin que nous y marchions ». Entendez bien ces paroles : il fait allusion ici à la régénération. En réalité, c'est une création nouvelle qui nous a fait passer du néant à l'être. Nous sommes morts à ce que nous étions autrefois, je veux dire au vieil homme : ce que nous n'étions pas, nous le sommes devenus. C'est donc une création, et une création plus précieuse que l'autre : car à la première, nous devons de vivre; à la seconde, de bien vivre : « Pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées, afin que nous y marchions. Non afin que nous commencions, mais afin que nous y marchions : car nous avons besoin d'une vertu constante et soutenue jusqu'à notre fin. S'il nous fallait suivre une route conduisant à une capitale, et si, après avoir fait la plus grande partie du chemin, nous nous arrêtions lassés, au moment de toucher au but, il ne nous servirait de rien de nous être mis en marche : de même l'espérance à laquelle nous sommes appelés resterait inutile à ceux qui la possèdent, si nous ne marchions pas comme l'exige la dignité de Celui qui nous a appelés.
Ainsi donc, appelés pour les bonnes œuvres, remplissons notre tâche avec persévérance. Car si nous avons été appelés, ce n'est pas pour en faire une, mais pour les faire toutes. De même qu'il y a en nous cinq sens, et que nous devons les employer tous à propos, nous devons agir de même à l'égard des vertus. Être chaste et sans charité, être charitable et injuste, s'abstenir du bien d'autrui, mais ne pas faire l'aumône avec le sien, tout cela est inutile. Il ne suffit pas d'une seule vertu pour nous faire comparaître avec confiance au tribunal du Christ : il en faut beaucoup et de toute espèce, il nous les faut toutes.



[1] Tiré du Synaxaire du P. Macaire de Simonos Petras

samedi 26 novembre 2016

L'Orthodoxie



 
L'Église orthodoxe n'a jamais suivi un chemin plat, ni accepté les conventions. L'Église orthodoxe n'a jamais été respectable. Il eût été plus facile d'accepter le pouvoir terrestre des Ariens. 
Il eût été plus facile, au XVIIe siècle calviniste, de tomber dans l'abîme sans fond de la prédestination. Il est facile d'être fou; il est facile d'être hérétique. Il est toujours facile de laisser une époque en faire à sa tête. Ce qui est difficile c'est de garder la sienne. Il est toujours facile d'être moderniste; comme il est facile d'être snob. Tomber dans l'une ou l'autre de ces trappes béantes d'erreur et d'exagération qui mode après mode, secte après secte ont été placées sur le chemin historique de la chrétienté - cela eût été simple en vérité. 
Il est toujours simple de tomber; il y a une infinité d'angles de chutes, un seul angle droit. Tomber dans quelque fadaise, depuis le gnosticisme jusqu'à la Christian Science eût été en vérité facile et banal. Mais les avoir toutes évitées a été une aventure étourdissante. Il me semble voir le char céleste poursuivre son vol formidable à travers les siècles, les mornes hérésies prostrées et rampantes, la vérité farouche, chancelante, mais debout.

G.K Chesterton 
cité in Orthodoxie n°51, avril 1993
Photo: 
Cathédrale russe Sainte Barbara,
 Vevey, 
Suisse

vendredi 25 novembre 2016

Vénérable Jean le Grand-souffrant des grottes de Kiev



Saint Jean le Grand-Souffrant pratiqua l'ascétisme dans la Laure des grottes de Kiev, acceptant beaucoup d'épreuves pour l'amour de la virginité.

L'ascète rappelait que depuis sa jeunesse il avait beaucoup souffert, tourmenté par la convoitise charnelle, et que rien ne pouvait l'en délivrer, ni la faim, ni la soif, ni les lourdes chaînes. 

Il entra alors dans la grotte où reposaient les reliques de saint Antoine, et il pria avec ferveur le saint Abba. Après un jour et une nuit, Jean, qui souffrait beaucoup, entendit une voix: "Jean! Il est nécessaire que tu deviennes reclus, afin d'affaiblir ce trouble par le silence et l'isolement, et le Seigneur t'aidera par les prières de Ses saints moines."  A partir de ce moment, le saint s'installa dans la grotte et après trente ans seulement, il vainquit les passions charnelles.

Tense et féroce était la lutte sur la voie épineuse sur laquelle le moine alla vers la victoire. Quelquefois le désir le saisissait d'abandonner sa réclusion, mais alors il résolvait de faire un effort encore plus grand. 

Le saint guerrier du Christ creusa une fosse, et au début du Grand Carême il y entra, et il se recouvrit de terre jusqu'aux épaules. Il passa tout le Grand Carême dans une telle position, mais la brûlure de ses anciennes passions ne le quitta pas. L'Ennemi du salut apportait la terreur à l'ascète, voulant l'expulser de la grotte: un serpent redoutable, soufflant du feu et des étincelles, essaya d'avaler le saint. Pendant plusieurs jours, ces mauvaises actions continuèrent.

Gravure d'un antique Patéricon des Grottes de Kiev

La nuit de la Résurrection du Christ, le serpent saisit la tête du moine dans ses mâchoires. Alors saint Jean cria du fond de son cœur: "Seigneur, mon Dieu, et mon Sauveur! Pourquoi m'as-tu abandonné? Aie pitié de moi, seulement Ami des hommes; Délivre-moi de mon iniquité, afin que je ne tombe pas dans les pièges du Malin. Délivre-moi de la bouche de mon ennemi: envoie un éclair et chasse-le. "

Soudain, un éclair zébra l'air, et le serpent disparut. Une lumière divine brilla sur l'ascète, et une voix fut entendue: "Jean! Voici de l'aide pour toi. Sois vigilant à partir de maintenant, afin que rien de pire ne t'arrive, et que tu ne souffres pas dans le siècle à venir."

Le saint se prosterna et dit: "Seigneur! Pourquoi m'as-Tu laissé si longtemps dans le tourment? - Je t'ai éprouvé selon la puissance de ton endurance", fut la réponse. "J'ai apporté sur toi la tentation, afin que tu puisses être purifié comme l'or. C'est aux serviteurs forts et puissants que le maître attribue l'œuvre lourde et les tâches faciles aux infirmes et aux faibles."

Prie donc celui qui est enterré ici (Moïse le Hongrois), il peut t'aider dans cette lutte, car il a fait de plus grandes actions que le Juste Joseph (31 mars). Le moine mourut en l'an 1160, ayant acquis la grâce contre les passions dissolues de la chair. Ses saintes reliques reposent dans les grottes de saint Antoine.

Nous prions St John pour la délivrance de l'impureté sexuelle.

Châsse des reliques de saint Jean à Kiev
*
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Un groupe de catholiques romains se convertissent à l'Orthodoxie



"Lors de la visite du patriarche, il (un responsable Caritas de Curuzu) a regardé la traduction [de la retransmission]d'Asuncion. Il a été profondément touché par les paroles de notre primat et par le fait qu'il a visité Asuncion, petite ville de province  et servi dans une petite église et a donné un merveilleux sermon", a déclaré le métropolite Ignace d'Argentine et d'Amérique du Sud, sur la chaîne Soyuz TV.

"Il a commencé à étudier l'Orthodoxie et finalement avec son personnel, une vingtaine de personnes, il a décidé de se convertir à la foi orthodoxe", a déclaré le hiérarque.

Selon le métropolite, son nom est Ernesto, maintenant il suit un cours à distance dans un séminaire et il va devenir un prêtre. D'ailleurs, avec ses compagnons ils ont construit une petite église.
[...]
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Acathiste à la Mère de Dieu



jeudi 24 novembre 2016

Sur Orthodoxie.com



Le patriarche de Moscou Cyrille : « L’Église orthodoxe russe n’a pas participé au Concile de Crète afin d’éviter un schisme »

L’Église orthodoxe russe s’est abstenue au dernier moment, au mois de juillet de cette année, de participer au Concile de Crète, afin de ne pas provoquer un nouveau schisme. C’est ce qu’a communiqué aux journalistes le patriarche de Moscou Cyrille, au cours d’une interview à la veille de son soixante-dixième anniversaire. « Dans l’histoire, des divisions ont eu lieu après presque chaque Concile. Des divisions se sont même produites après les Conciles œcuméniques, aussi, à notre époque, nous ne devons pas risquer l’apparition de nouvelles scissions. C’est précisément pourquoi nous nous étions mis d’accord pour adopter toutes les décisions par consensus, mais il s’est avéré, déjà lors de la réunion des primats à Genève, que deux Églises – celles d’Antioche et de Géorgie – n’avaient pas signé des documents très importants, et qu’il n’y avait plus alors de consensus » a expliqué le patriarche. « Ensuite, l’Église serbe a déclaré qu’elle considérait nécessaire de reporter le Concile. L’Église de Géorgie a également déclaré qu’elle ne se rendrait pas au Concile, et l’Église de Bulgarie a refusé de même», a poursuivi le patriarche. « Aussi, lorsque nous avons reçu cette information, nous avons adressé une lettre à Constantinople, proposant de convoquer d’urgence une Conférence panorthodoxe, afin de définir nos actions, et décider quelle devait être notre approche du Concile, parce que sans consensus il ne fallait pas convoquer un Concile ». Un accord fondamental entre primats prévoyait que l’adoption des documents ne se ferait que par un vote unanime. Cela permettait d’exclure les différends et de ne pas provoquer les divisions. « Nous avons dit encore une fois que les documents tels qu’ils devaient être présentés au Concile, ne nous convenaient pas, que nous avions des amendements sérieux à y apporter. Nous avons reçu une réponse très impolie, où il était dit : le Concile aura lieu, c’est tout», a poursuivi le patriarche Cyrille. « Si le Concile a lieu en l’absence de consensus, cela signifie que nous renonçons aux principes que nous avons approuvés ensemble », a-t-il clarifié. « En outre, cela signifierait pour nous, tout simplement, une division programmée dans l’Orthodoxie ». Le patriarche a rappelé que les représentants de certaines Églises se sont néanmoins rendus en Crète et ont pris part au Concile, tandis que d’autres ont refusé, ce qui a privé celui-ci du statut de « panorthodoxe ». « Dans une telle situation, notre Église a pris la décision de ne pas aller au Concile », a déclaré le patriarche. « Mais nous avons une attitude respectueuse envers ce qui s’est passé en Crète. Nous avons bien sûr nos réserves et nos amendements. Notre Commission biblique et théologique a déjà étudié ces documents, et a formulé ses amendements », a ajouté le patriarche, qui a annoncé que, lors de la prochaine Assemblée des évêques [de l’Église orthodoxe russe, ndt], ces amendements seront examinés attentivement et que « certaines suggestions seront faites ». « Nous considérons ce Concile de Crète comme une partie du processus conciliaire. À ce jour, en l’absence de tout un nombre d’Églises, mais il ne faut pas le dramatiser. Nous sommes sur la voie de ce Concile [panorthodoxe, ndt], qui sera convoqué selon toutes les règles et qui présentera à l’Église orthodoxe et au monde entier des documents orthodoxes communément acceptés », assure le patriarche Cyrille.
Source

Miracle de saint Ephrem le Nouvel Apparu



St. Ephrem le Nouvel Apparu
5/18 mai


I. Saint Ephrem le Nouvel Apparu

En l’an 1425, un hiéromoine fut fait prisonnier par des musulmans et torturé à mort dans son monastère de l’Annonciation de la colline des Irréprochables, à Nea Makri en Grèce, du fait qu’il était chrétien et refusait d’abjurer.

Il fut lentement torturé pendant huit mois. Après chaque séance, ils laissaient ses plaies guérir, puis il était soumis à de nouveaux et de pires supplices. Finalement, il fut exécuté.

Ils le clouèrent la tête en bas sur un arbre du monastère et l’empalèrent avec un pieu taillé en pointe et enflammé.

Toutes traces de sa vie et de son martyre furent oubliées jusqu’au vingtième siècle, lorsqu’il apparut à l’higoumène d’un couvent et lui raconta sa vie et ses souffrances. Il révéla également l’endroit où ses ossements, qui ne s’étaient pas décomposés, avaient été enterrés. Ceux-ci furent exhumés pour la plus grande gloire de Dieu.

II. Le toxicomane et le Saint

Quelques années plus tard, un adolescent américain du Middlewest se battait avec sa propre vie. Il faisait un lourd usage de drogues dures (cocaïne et héroïne) et sombrait rapidement vers la destruction. Il n’avait eu ni vie familiale stable ni éducation religieuse et, bien qu’encore jeune, se trouvait en grave difficulté.

Une nuit, un vieil homme laid lui apparut et lui dit : « Je suis ton ami. Je veux te proposer un rendez-vous pour que tu me rencontres. » Il lui ordonna de prendre sa voiture et de descendre aussi vite que possible une certaine route qui se terminait en épingle à cheveux avec une falaise abrupte en contrebas.

Le jeune homme fit ce qui lui avait été dit, prit sa voiture et descendit la côte aussi vite qu’il put. Perdant son sang-froid à la dernière minute, il parvint à planter les freins et à passer le virage de justesse. Il revint chez lui sous le choc.

Deux nuits plus tard, le vieil homme apparut à nouveau et lui dit avec fureur et indignation: « Je suis très déçu que tu ne m’aies pas rencontré. Prends de nouveau ta voiture et roule aussi vite que tu peux, et cette fois-ci ne freine pas. » Le jeune homme se sentit étrangement contraint de faire cela. Il monta à nouveau dans sa voiture, roula aussi vite que possible et cette fois ne freina pas, mais déboucha à toute vitesse sur la falaise. La voiture fut détruite, mais, étonnamment, il en réchappa avec seulement des coupures, des ecchymoses, et une contusion.

Quelques semaines plus tard, il sortait de l’hôpital. L'homme laid lui apparut une fois encore et lui dit : « Je suis furieux contre toi de ce que tu ne sois pas allé à notre rendez-vous. Cette nuit, sans faute, tu me rencontreras ! Mets une double dose de drogue dans ta seringue. » 
 
De nouveau, le garçon se sentit obligé de faire cela, et, après l’injection, il tomba dans un coma par overdose. Il fut transporté à l’hôpital, là, les médecins dirent à sa famille qu’il ne vivrait probablement pas. Et si par hasard il survivait, il resterait à demi-conscient –dans un état végétatif. Il n’y avait quasiment aucune chance de guérison.

Deux semaines plus tard, cependant, le jeune homme se réveilla, tout à fait conscient. Il dit à ceux qui l’entouraient qu’il avait vu un homme ressemblant à une sorte de moine rayonnant. Il était venu vers lui et lui avait dit :

« J’ai prié pour toi… Dieu t’a donné encore une chance. Tu vivras, mais tu dois corriger ta vie. Il te faut aller en Grèce visiter le lieu où reposent mes ossements, et rendre grâce à Dieu pour ton salut. Je m’appelle Ephrem. »
 
Version française hypodiacre Pierre
d'après
Death to the World, n°4, 1994,
Youth of the Apocalypse
paru dans The Orthodox Word,
 n° 183, 
1995

mercredi 23 novembre 2016

Dieu est admirable dans Ses saints: Saint Milos et l’œuf de Pâques

Saint Milos
fêté le 10/23 Novembre


Les saints se révèlent de façon miraculeuse, et au printemps dernier, alors à Patras, Grèce, recherchant une interview pour St. Andrew’s Journeys (automne 2004), Le personnel de Road to Emmaüs prit un  café avec Mme Smaragda Pavlou, originaire de Patras, dont la surprenante histoire pascale fut le clou de notre visite. Hésitant d’abord à avoir l'histoire enregistrée, à l'instigation de son père spirituel, Smaragda accepta...
*
C’était le Grand Jeudi 1939, ma sœur Photini et moi étions jeunes filles.

Le Grand Jeudi était le jour où nous teignions nos œufs de Pâques, et nous avions gardé pour cela beaucoup d'œufs pendant le Grand Carême. Patras n’était pas très peuplé en ces temps-là; nous avions du terrain derrière notre maison pour les poulets, et cette année nous avions une jeune poule nouvelle parmi nos volailles. 

Le matin du Grand Jeudi, elle pondit son premier œuf et elle mourut immédiatement. Nous fûmes très surprises et nous ressentîmes une grande pitié pour elle; nous avons donc pris l'œuf et l’avons mis avec les autres que nous teignions en rouge pour Pâques. 

Le Samedi Saint, les œufs furent bénis à l'église, à la paroisse de Saint Dionysios sur Astings Street, et après la Liturgie pascale, un œuf fut choisi pour être mis dans le coin d’icônes, comme bénédiction pour l'année. Cette Pâques-là, nous avons choisi l'œuf de la petite poule qui était morte, et nous l’avons mis dans le coin d'icône de la maison.

Quelques mois plus tard, le matin du 10 novembre, sans aucune raison particulière, l'œuf est tombé du coin d'icône de la maison, et s’est cassé avec un grand craquement. Au milieu des fragments de la coquille, nous avons trouvé un petit médaillon de cire ovale, avec une silhouette vêtue d'un homophore et d'un phélonion avec le Saint Evangile dans sa main, et le nom "Aghios Milos" (Saint Milos) gravé autour de la silhouette en  lettres capitales. Sur le côté opposé, sans inscription, il y avait l'image familière de saint Stylianos, tenant un nourrisson. Il nous a semblé que le contenu de l'œuf séché avait façonné une  icône-non-faite–de-main-d’homme. J’ai demandé à tous ceux que je connaissais qui était saint Milos, mais personne n'avait jamais entendu parler de lui, pas même le prêtre.

L'icône de l'œuf!

idem


Tout le monde dans notre famille vit cette merveilleuse icône venant de l'œuf. Nous savions que saint Milos était venu vers nous, et nous l’avons tous prié. Pendant toute une année après cela, les gens vinrent chez nous pour vénérer la petite icône; notre maison devint comme un sanctuaire public.

Ensuite, la Grèce fut envahie. C’était en 1940 et les Italiens bombardèrent Patras. Beaucoup de gens ont fui pour se mettre en sécurité dans notre maison, à cause de la présence de l'icône. Et en effet, notre maison fut une de celles qui restèrent debout après le bombardement. 

Tous les hommes de notre famille étaient allés combattre les envahisseurs italiens et allemands, chacun d’eux prit, comme protection, un peu de coquille d'œuf cassé cousu dans un morceau de tissu. Pendant la guerre, nos voisins perdirent un, deux, trois, parfois tous les hommes de leur famille, mais pas un de nos parents ne fut tué durant la Seconde Guerre mondiale ou durant la guerre civile qui suivit. Les bombes tombèrent autour d'eux, des balles et des explosions frappèrent des soldats à côté d'eux, mais ils furent sains et saufs. Plus d'une fois, ils furent les seuls de leurs compagnies restés indemnes, et nous savions que c’était par les prières du saint.

En Grèce, à cette époque, nos femmes avaient encore des bébés à la maison, et parce que l’on avait besoin des médecins pour l'armée, nous avons souvent eu à aider nous-mêmes [ces femmes]. Quand les voisines avaient des accouchements difficiles, ma sœur et moi prenions la petite icône pour les bénir. Nous priions saint Milos et saint Stylianos, et la naissance était toujours plus facile et la naissance du bébé sans problème. Plusieurs fois, les femmes qui eurent des hémorragies pendant l'accouchement furent aidées après avoir été bénies avec l'icône. L'hémorragie s’arrêtait simplement. Personne n'est jamais décédé après avoir vénéré l'icône.

Mais qui était ce saint Milos? Aucun d'entre nous ne le connaissait. J'ai demandé à beaucoup de personnes instruites, et à beaucoup de prêtres, mais aucun n'avait jamais entendu parler de lui, jusques il y a vingt ans, au moment où un pieux chrétien d'Athènes, qui était venu vénérer l'icône, a raconté l'histoire à un jeune théologien. Le théologien a entendu cette histoire la nuit du 9 Novembre, et il a été empli du désir de savoir qui était ce saint. Le lendemain matin, comme il lisait les noms des saints du jour dans le Ménée du 10 novembre, il a vu "aujourd'hui est célébré Saint Milos (ou Melisios), thaumaturge, hiéromartyr de Perse."

Il découvrit que saint Milos était un évêque du IVe siècle à Babylone, consacré après des années d'ascétisme dans le désert par l’évêque Gennade de Perse (aujourd'hui l'Iran). L'Eglise perse était profondément empêtrée dans le crime, le péché et la paresse, et les tentatives de Milos pour corriger le peuple restèrent lettre morte. Les avertissant qu'ils offensaient l'état aussi bien que Dieu, il les exhorta à se repentir avant que leurs crimes n’apportent la colère des autorités civiles sur eux. Ils le tournèrent en dérision, et voyant que leur situation était désespérée, il leur annonça qu'il allait partir et revenir seulement après qu’ils aient récolté une punition sévère pour leurs méfaits. Saint Milos partit alors pour la Terre Sainte, où il a vécu pendant deux ans avec saint Ammon, disciple de saint Antoine le Grand.

La population rebelle fut bientôt punie: le gouverneur de Babylone en passa des milliers par le fil de l'épée et lâcha sur eux un bataillon de trois cents éléphants qui écrasa tout sur son passage. 

Quand saint Milos revint, il se mit à rétablir la foi de ceux qui avaient survécu. Dans toute la Perse, sa réussite fut saluée par des acclamations, mais aussi par de la jalousie, et en 357, lui et quatre autres membres de son diocèse furent emprisonnés. 

Ceux qui étaient avec lui furent lapidés à mort, tandis que saint Milos fut d'abord torturé, puis utilisé comme cible vivante pour la chasse du dirigeant local et de son frère. Avant de mourir, percé de leurs flèches, il prophétisa que ses deux exécuteurs périraient de la même manière, et peu après, en chassant dans la forêt, un cerf s'élança entre eux. Chaque frère lâcha sa flèche, seulement pour la faire pénétrer dans le cœur de l'autre.

Le théologien fut tellement ému par l'histoire de son audition providentielle à la veille de la propre fête du saint qu'il fonda la Fraternité Saint Milos pour les orthodoxes de Patras, et il [construisit] une église dédiée à saint Milos, à la gloire de Dieu.

L'église de saint Milos, achevée

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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mardi 22 novembre 2016

Sur Parlons d'Orthodoxie: Les ouvriers parlent de manifestations inhabituelles près du Tombeau du Christ




Les restaurateurs qui travaillent actuellement dans le Tombeau du Christ parlent de faits inhabituels se produisant près du Cubiculum. 

La première chose qui les a étonnés est la « douce odeur » qu’ils ont sentie en approchant du Tombeau ? Selon l’agence Catholic Culture, cette odeur rappelle un parfum de fleur, dont parlent les textes anciens lorsqu’ils mentionnent la présence de saints, et notamment de la Très sainte Mère de Dieu. 

Les ouvriers ont également mentionné que certains appareils électroniques qui ont été placés près du Tombeau ont, pour des raisons encore inexpliquées, se sont détraqués. Une partie s’est révélée hors d’usage. Une cause probable est un puissant rayonnement électromagnétique. 

Rappelons que des travaux de restaurations sont actuellement menés dans le Cubiculum. En particulier, on procède au nettoyage la partie de la roche sur laquelle a reposé le corps de Jésus Christ. Le 26 octobre, les restaurateurs ont enlevé la dalle qui depuis 450 ans recouvre le Tombeau de notre Seigneur. Au-dessous ils ont trouvé une autre dalle de marbre portant une croix. Les historiens pensent qu’elle a été posée à l’époque des croisades.

Le Sépulcre proprement dit est toujours inviolé, bien que les parois de la caverne dans laquelle il se trouvait initialement aient été détruites en même temps que la première église du Saint-Sépulcre au IXe siècle. « C’est tout à fait étonnant. J’ai les genoux qui flanchent, parce que je ne m’attendais pas à cela… Nous ne pouvons pas affirmer à cent pour cent qu’à première vue, le Tombeau n’a pas souffert durant tout ce temps. C’est un problème qui a hanté les chercheurs et les historiens durant de nombreux siècles » a déclaré l’archéologue Fredrik Hibert. 

ORTHODOXES, CATHOLIQUES ET ARMÉNIENS VONT RESTAURER ENSEMBLE LE SAINT SÉPULCRE 

Le Tombeau de notre Seigneur est une cavité taillée à même la roche à l’époque du second Temple dans laquelle se trouve une chambre funéraire (de 200 sur 80 cm et 60 cm de hauteur). Le monument actuel, comme la cavité initiale, qui s’est effondré en 1009 est appelé Saint Sépulcre. Ce monument, construit dans leCubiculum, symbolise la cavité où a été enseveli le corps du Christ. Jusqu’à aujourd’hui ne demeurent que la chambre funéraire, une partie de la paroi et de l’entrée de la cavité. 

La paroi de la chambre funéraire a été très gravement endommagée jusqu’au XVIe siècle par les pèlerins qui voulaient en emporter une parcelle comme relique. C’est pour lutter contre ces destructions qu’a été posée une dalle de marbre blanc en 1555. 

Pravmir.ru Traduction "PO" 

lundi 21 novembre 2016

Archimandrite Aimilianos de Simonopetra: Quand la Croix que vous portez vous semble trop lourde.



Mon bien-aimé, quand votre vie chrétienne commence à devenir difficile et qu'il semble que votre croix est trop lourde à porter, restez fermes, devenez martyr. Dites-vous à vous-même: " Restons debout!", demeurez fermes. Dites, comme le Prophète: "Voici, Seigneur, je suis là pour exécuter Ta volonté", ou comme la Panaghia: " Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon Ta parole."

Si vous persévérez, alors après la tempête viendra le calme, et votre vie redeviendra festive. Alors, vous aurez également un aperçu supplémentaire de la lutte spirituelle, vous aurez de l'expérience.

Après cette épreuve, après avoir soulevé votre croix, il y aura en vous la flamme de l'eros divin. Vous allez acquérir l'amour le plus beau, le plus fort, le plus pur et le plus angélique, l'amour de Dieu.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Père Païsie: La fenêtre fermée



Un jour, un homme désespéré, qui errait sur les collines entourant sa ville natale, rencontra un berger qui paissait ses moutons. Le berger vit qu'il était troublé intérieurement et lui demanda:

- Quel est votre problème, mon ami?

- Je suis accablé par la solitude.

- Je suis seul aussi, mais je ne ressens aucune tristesse, dit le berger.

- Peut-être que Dieu est à vos côtés, dit ironiquement l'autre.

- Vous avez raison, répondit le berger, ignorant son ton ironique. Voyez-vous notre ville? Vous voyez les maisons, les fenêtres?

- Oui, je les vois.

- Alors vous ne devriez pas désespérer, ajouta le berger. Il n'y a qu'un soleil, mais chaque fenêtre de la ville, même la plus petite et la plus cachée, se baigne au soleil tous les matins. Vous êtes plutôt découragé parce que votre fenêtre reste fermée...

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après