"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire
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lundi 20 décembre 2021

Prêtre Visarion Alexa: La Croix donne du pouvoir à l'homme


La Croix a un grand pouvoir. Elle sanctifie, garde l'homme qui se signe, le lit que nous marquons de son signe le soir avant d'aller dormir, le pain, la nourriture où nous faisons le signe de la croix, la maison que nous bénissons avec le signe de la croix.

La Croix donne du pouvoir à l'homme, elle le ravive. Lorsque l'homme qui est en difficulté a la foi, il met toute sa foi et son espérance en Dieu et fait le signe de la Sainte Croix: son âme obtiendra du pouvoir et son corps sera ressuscité.

Lorsque vous faites face à une grande tentation et que vous sentez que vous coulez, le signe de la croix devient une ancre.

Malheureusement, à notre époque, le signe de la Sainte Croix est souvent pris en dérision. La Croix n'est pas un accessoire, un simple bijou porté au pied ou à l'oreille.

La Croix représente une attitude de vie, ce n'est pas un signe auquel nous nous accrochons ou avec lequel nous faisons un tatouage, Dieu sait où, c'est plus que cela, c'est un état.

Vivre dans l'état de Croix, c'est vivre dans un état de sacrifice (de dévouement) pour les autres. Mais ce modèle de sacrifice de notre temps est fortement perturbé par notre façon d'être.

Nous sommes dès notre plus jeune âge habitués à devenir égoïstes, à rechercher notre plaisir, notre joie, notre satisfaction et à devenir les maîtres des autres dans un désaccord total avec l'état de sacrifice auquel le christianisme nous appelle.

Ce n'est pas une offrande toxique, manipulatrice et abusive, mais une offrande sacrificielle. Le père Sofian, mon staretz, me disait toujours : « Prends soin de ne pas être pris en possession par personne, de ne pas devenir l'esclave de quelqu'un.

Ceci n'est pas un sacrifice, c'est un abus. Le sacrifice chrétien est fait sereinement, avec dignité et joie.

Lorsque vous vous sacrifiez pour l'autre, vous faites quelque chose de bien pour lui, vous le ressuscitez de la mort à la vie, vous n'accomplissez pas pour lui un fantasme, vous ne devenez pas un misérable esclave de celui-ci, vous ne devenez pas victime de certains abus.

Saint Paul, l'apôtre, dit : " Portez les fardeaux les uns des autres [...] mais veillez à ne pas tomber sous leur poids".

Le sacrifice du Sauveur n'était pas quelque chose d'ordinaire, l'accomplissement de certains caprices, de certaines choses superficielles de la vie du peuple, c'était la différence entre la vie et la mort.

Le sacrifice apporte la paix de l'âme, l'amour et la douceur envers les autres. Lorsque vous pensez vous sacrifier en écumanant de rage et en jugeant, vous échouez.

J'ai vu ce genre de sacrifice en famille. Habituellement, la femme/mère/femme est celle qui se sacrifie pour ses proches, mais au lieu d'être heureuse de son sacrifice/de sa dévotion, elle devient un être amer, qui a perdu toute sa joie pour la vie.

Elle vit chaque jour en luttant, en critiquant et en jugeant et de cette façon, elle perd son propre salut et de salut de l'autre aussi parce que cette relation devient toxique.

La sainte fête de la Croix nous appelle à un état de sacrifice sain, notre esprit étant en Dieu et priant pour l'homme pour qui vous vous sacrifiez afin qu'il puisse se relever de sa chute. De cette façon, vous garderez votre tranquillité d'esprit, la joie de vivre et vous vivrez avec l'espoir qu'un jour le Seigneur bénira votre sacrifice et que du fruit en sortira.

C'est le temps de la confession : « Je suis chrétien, je crois en Dieu, je vais à l'Église, je me confesse, je communie et je n'ai pas honte de la croix que je porte.

C'est une confession que vous faites à tous ceux qui vous entourent, à votre travail, lorsque les gens vous demandent si vous jeûnez, si vous allez à l'Église et si vous n'avez pas honte d'admettre que dans la rue lorsque vous faites le signe de la Croix devant une Église et que de cette façon, le Sacrifice du Sauveur devient une œuvre qui ravive ta vie et ne reste pas seulement une histoire qui s'est passée il y a longtemps.

Version Française Claude Lopez-Ginisty

d'après


lundi 21 novembre 2016

Archimandrite Aimilianos de Simonopetra: Quand la Croix que vous portez vous semble trop lourde.



Mon bien-aimé, quand votre vie chrétienne commence à devenir difficile et qu'il semble que votre croix est trop lourde à porter, restez fermes, devenez martyr. Dites-vous à vous-même: " Restons debout!", demeurez fermes. Dites, comme le Prophète: "Voici, Seigneur, je suis là pour exécuter Ta volonté", ou comme la Panaghia: " Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon Ta parole."

Si vous persévérez, alors après la tempête viendra le calme, et votre vie redeviendra festive. Alors, vous aurez également un aperçu supplémentaire de la lutte spirituelle, vous aurez de l'expérience.

Après cette épreuve, après avoir soulevé votre croix, il y aura en vous la flamme de l'eros divin. Vous allez acquérir l'amour le plus beau, le plus fort, le plus pur et le plus angélique, l'amour de Dieu.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

vendredi 15 juillet 2016

Père Dumitru Stalinoae: la Croix


"La Croix est la porte du Royaume des Cieux. Nous devons retrouver le sens de la Croix comme victoire sur la mort spirituelle, triomphe de l'amour. Nous avons souvent une représentation partielle de la Croix et son mystère se réduit à celui de porter un ascétisme pour nous priver de plaisirs, de toutes sortes de satisfactions. Il y a aussi un autre sens de la Croix: la compassion pour l'autre. 

Mais nous ne pouvons sûrement pas tout faire pour l'autre, si nous gardons nos plaisirs égoïstes, si l'homme est lié à la cupidité, à la soif de domination, à l'orgueil. Cela montre cependant le seul aspect négatif de la Croix. Je puis approcher l'autre sans parler de la Croix, mais en lui montrant que je suis prêt à tous les sacrifices pour lui. S'il est malade, je vais à lui et je reste avec lui. L'autre peut gérer les difficultés, les persécutions, le chômage... Et je peux porter cette croix avec lui.

Le cœur de l'autre peut être ému s'il voit que je porte une croix pour lui. Puis il va comprendre le sens de la Croix -sans que moi je lui dise que c'est la Croix qui me pousse à le faire. Je le fais tout simplement.

Nous ne devons pas seulement prêcher aux gens de prendre la Croix, mais nous nous la prenons pour aider les autres. Je suis tout à fait convaincu que cette croix n'est pas une souffrance pour moi. Je souffre pour l'autre, mais j'aime cette souffrance pour lui, je me repose, dit un moine de l'Athos. "

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après