
Dans la vidéo suivante, le Père Ioannis Fortomas explique les raisons pour lesquelles il a quitté l'Église orthodoxe grecque et rejoint l'Église orthodoxe russe. Une transcription [ en langue française]est disponible ci-dessous.

Dans la vidéo suivante, le Père Ioannis Fortomas explique les raisons pour lesquelles il a quitté l'Église orthodoxe grecque et rejoint l'Église orthodoxe russe. Une transcription [ en langue française]est disponible ci-dessous.
Kiev, le 17 décembre 2020
Il est regrettable que l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique], sous la direction de Sa Béatitude le Métropolite Onuphre de Kiev et de toute l'Ukraine, construise activement de nouvelles églises pour remplacer celles qu'elle a perdues au profit de l'"église orthodoxe d'Ukraine" [schismatique], estime Epiphane Doumenko, primate de l'Église orthodoxe ukrainienne schismatique.
Selon lui, si l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] ne construisait pas de nouvelles églises, le peuple pourrait se convertir plus facilement à l'"église orthodoxe d'Ukraine" [schismatique]. Il croit également que les évêques restent au sein de l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] non pas par loyauté envers le Christ dans son Église, mais par souci de propriété.
Mardi, le "métropolite" Epiphane Doumenko a présenté son rapport primatial au concile (sic) des évêques de l'"église orthodoxe d'Ukraine" [schismatique], couvrant un certain nombre de questions pertinentes pour la vie de l'"église orthodoxe d'Ukraine" [schismatique] au cours de l'année écoulée et depuis sa création en décembre 2018.
L'une des tâches de Doumenko était d'examiner pourquoi la transition des églises de l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] à ll'"église orthodoxe d'Ukraine" [schismatique] s'est largement arrêtée. Selon lui, l'enregistrement des églises, en particulier lorsqu'il implique un changement de juridiction, a considérablement ralenti au niveau local pour des raisons à la fois objectives et subjectives.
Il est intéressant de noter que M. Doumenko commence par faire remarquer "Conformément à la législation, les communautés religieuses décident des questions statutaires lors de leurs assemblées générales".
Cependant, il est bien connu que les communautés sont souvent forcées de se convertir non pas par le vote de la communauté religieuse, mais par celui de l'administration locale du village. De plus, lorsque les communautés paroissiales tiennent leurs réunions, elles sont souvent inondées de personnes sans lien avec la paroisse, qui ont souvent été amenées par bus depuis d'autres endroits, juste pour submerger la communauté religieuse réelle lors du vote.
OrthoChristian a rapporté plusieurs histoires de ce genre, bien qu'il y en ait beaucoup plus que ce que nous sommes en mesure de couvrir.
Cependant, selon M. Doumenko, c'est l'Église orthodoxe ukrainienne [schismatique créée par le Phanar] qui se heurte à des obstacles de la part des administrations régionales qui retardent inutilement l'enregistrement de leurs paroisses, notamment en ce qui concerne celles qui ont été retirées [en fait volées!NdT] à l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique].
De plus, les communautés dont la juridiction a été modifiée sont attaquées par l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] ; il déclare : "Si une communauté change de juridiction, elle est presque toujours confrontée à des pressions informationnelles, physiques et juridiques de la part du Patriarcat de Moscou en Ukraine et de ses structures politiques et commerciales associées."
Le primate schismatique n'a cependant pas abordé les nombreux cas bien documentés où ses paroissiens ont battu physiquement des prêtres et des paroissiens de l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique]. Même les organisations internationales, telles que les Nations Unies, ont reconnu que 'Église orthodoxe ukrainienne canonique est menacée de persécution en Ukraine.
l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] lance des poursuites judiciaires, bloque l'accès aux paroisses contestées, et ses paroissiens intimident et font pression sur l'Église orthodoxe d'Ukraine [schismatique], affirme Doumenko.
Enfin, si toutes ces mesures ne fonctionnent pas, l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] ose construire de nouvelles églises : "Si toutes ces méthodes de pression et de chantage ne fonctionnent pas, ils utilisent des donateurs pour construire de nouveaux locaux pour les partisans du Patriarcat de Moscou dans la localité, payer un soutien monétaire et fournir une aide financière aux partisans les plus actifs de l'Église russe".
Au début de l'année, Doumenko a également déploré que l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] dépose des demandes juridiques pour protéger ses paroisses contre le "passage" à l'église orthodoxe ukrainienne [schismatique].
En conséquence, la conversion des paroisses de l'Eglise au schisme prend beaucoup de temps à mettre en œuvre, déplore-t-il.
Il fait également part de sa déception quant au fait que la législation obligeant l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] à changer de nom n'a pas encore été appliquée, les tribunaux y ayant mis un terme à plusieurs reprises. Voyant que l'Ukraine ne peut pas appliquer ses propres lois, des personnalités politiques et ecclésiastiques prennent des mesures illégales contre l'Église orthodoxe ukrainienne [schismatique], dit-il, espérant qu'elles ne seront pas punies.
Et si la "transition" des communautés paroissiales est difficile, cela l'est d'autant plus pour les administrations diocésaines et les monastères, dit Doumenko, et, selon lui, c'est la principale raison pour laquelle davantage d'évêques de l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] sous Sa Béatitude le Métropolite Onuphrede Kiev et de toute l'Ukraine ne se sont pas convertis à l'Église orthodoxe d'Ukraine [schismatique].
Selon Son Eminence le Métropolite Hilarion (Alfeyev), Président du Département des relations extérieures de l'Eglise du Patriarcat de Moscou, les autorités ukrainiennes et les schismatiques ont convaincu le Patriarche Bartholomée que 25 évêques de l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] étaient prêts à se convertir immédiatement lors de la création de l'église orthodoxe ukrainienne [schismatique] en décembre 2018. Sa Sainteté le Patriarche Cyrille a corrigé le patriarche Bartholomée, en lui disant qu'un ou deux évêques se convertiraient, ce qui a fini par se produire.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
La cause du sieur Doumenko est tellement sainte que les Eglises orthodoxes dans leur ensemble n'ont toujours par reconnu la pseudo église créée contre tous les canons de l'Orthodoxie par le Phanar!
En réponse à une demande de la rédaction du journal ukrainien Cerkvarium, créé "pour contrer la propagande de l'Eglise du pays agresseur [Russie!]", le patriarche Bartholomée précise qu'il ne "tolère" que temporairement le ministère des évêques de l'Eglise orthodoxe ukrainienne, qui se sont retrouvés soudain, depuis la création de l'"Eglise orthodoxe d'Ukraine", de simples titulaires ou hiérarques résidents par la volonté du patriarcat de Constantinople.
Ils ne peuvent être considérés comme des évêques canoniques en Ukraine, écrit-il.
La lettre en anglais du patriarche a été publiée par l'Union des journalistes orthodoxes. Elle figure dans la traduction ukrainienne sur le Cerkvarium.
Le patriarche Bartholomée commence par rappeler les événements du 11 octobre 2018, lorsque le saint synode du patriarcat de Constantinople a révoqué la lettre d'émission de 1686 qui transférait la métropole de Kiev de la juridiction de Constantinople à celle de l'Église russe.
Cette lettre accordait au Patriarche de Moscou, comme une forme de "condescendance", le droit de n'ordonner que le Métropolite de Kiev, qui devait... commémorer au cours de la Divine Liturgie "parmi les premiers" le Patriarche Œcuménique... proclamant et affirmant sa dépendance canonique à l'égard de l'Église Mère de Constantinople", affirme le patriarche.
Le Patriarcat de Constantinople a commencé à faire valoir cet argument à l'été 2018 (!!!), lorsqu'il est devenu de notoriété publique qu'il avait l'intention de créer une nouvelle église sur le territoire ecclésiastique de l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique. Le Patriarche Cyrille a proposé au patriarche Bartholomée qu'une étude approfondie des documents historiques pertinents soit entreprise, mais celui-ci a refusé, disant que cela prendrait trop de temps (des études de l'histoire et des documents peuvent être lues ici et ici).
Dans sa lettre au Cerkvarium, le patriarche Bartholomée note également que le même jour, le saint synode a décidé de "réintégrer canoniquement" les schismatiques Philarète Denisenko, Macaire Maletitch, et leurs disciples "à la communion avec l'Eglise", levant ainsi unilatéralement les sanctions canoniques mises en place par une autre Eglise locale. Il avait précédemment reconnu que le cas de Denisenko ne relevait pas de sa compétence.
Ensuite, poursuit le patriarche, une "Assemblée d'unification du clergé et des laïcs" s'est tenue le 15 décembre, à laquelle ont été invités tous les hiérarques orthodoxes d'Ukraine. Cependant, comme il le fait remarquer, seuls deux hiérarques de l'Église orthodoxe canonique ukrainienne ont accepté cette invitation, bien que les autres "devaient" également y participer. Ce concile a élu Epiphane Doumenko comme primat de la nouvelle structure et a adopté la charte constitutionnelle qui avait été écrite pour les Ukrainiens par les hiérarques grecs du patriarcat de Constantinople en novembre 2019. Un tomos d'autocéphalie a ensuite été accordé à Doumenko à Istanbul le 6 janvier 2019, rappelle le patriarche.
Ainsi, comme l'explique le patriarche, l'Église orthodoxe canonique ukrainienne, dirigée par Sa Béatitude le Métropolite Onuphre de Kiev et de toute l'Ukraine, a été remplacée par l'"Église orthodoxe d'Ukraine [schismatique]" par le biais du "concilel d'unification" : "Depuis lors, la nouvelle Eglise autocéphale d'Ukraine est la seule Eglise orthodoxe canonique sur le territoire de l'Etat ukrainien et sa béatitude le métropolite Epiphane de Kiev et de toute l'Ukraine doit être reconnue comme son primat canonique".
En novembre 2018, le patriarche a averti le Métropolite Onuphre qu'il se trouverait soudainement non canonique s'il n'assistait pas au concile que Constantinople prévoyait de tenir sur son territoire canonique. Sa Béatitude a choisi de ne pas répondre.
"Conformément au principe canonique de territorialité, qui est inhérent et permanent à l'ecclésiologie orthodoxe, aucune autre Église ne peut être présente dans la juridiction de l'Église d'Ukraine", écrit le primat de Constantinople dans sa récente lettre.
Cependant, Constantinople, dont le cœur pastoral souffre depuis longtemps en tant qu'Église mère, condescend à tolérer ces évêques ukrainiens : "Néanmoins, dans un esprit de sensibilité pastorale, nous tolérons temporairement l'existence des hiérarques ukrainiens sous la Russie, non pas en tant qu'évêques locaux dirigeants, mais simplement en tant que hiérarques titulaires ou résidents en Ukraine, selon le canon 8 de I Nicée, en espérant que, si Dieu le veut, ils s'uniront bientôt à l'église locale".
"Pour cette raison, Son Eminence Onuphre n'est plus considéré comme le Métropolite canonique de Kiev, mais comme un supérieur résidant à Kiev, comme cela a été imprimé dans l'Annuaire du patriarcat œcuménique pour l'année 2020", déclare-t-il.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après