"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire
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mardi 12 février 2019

En mémoire de l’archimandrite Benoît (Petrakis ; †September 8, 1961) [6 et fin]


Une résurrection miraculeuse
Un jour, le Père Benoît dit à son assistant :
"Bientôt, toi ou moi recevrons un télégramme. Melpomeni, ma bienfaitrice de Patras, est malade. Elle veut que je vienne à elle et lui donne sa dernière communion. Prépare-toi à aller à Patras dès son arrivée."
En effet, le télégramme arriva, et le Père Benoît se précipita seul vers Patras alors que son assistant tergiversait. En entrant dans la maison de Melpomeni, il tomba sur un hiérodéacre qui descendait les escaliers avec un calice dans les mains - il était venu donner la communion à la vieille dame.
"Lui as-tu donné la communion ?" demanda le Père Benoît .
"C'était trop tard, mon père. Elle est morte."
"Viens avec moi", a dit le Père Benoît.
La maison était remplie de pieux chrétiens. Le Père Benoît ordonna à tous de s'agenouiller et de lire une prière. Il s'agenouilla, pria pendant un certain temps, puis posa sa main sur le front de la défunte et dit à haute voix :
"Melpomeni, Melpomeni !!!!!! Moi, Benoît, je suis venu te donner la communion !!!!!"
Et l'âme de la femme retourna dans son corps ! Elle ouvrit légèrement la bouche et consomma les Saints Dons. Puis le Père Benoît lui donna un peu de vin et d'eau à avaler. Melpomeni avala cela.
"Et maintenant, endors-toi et attends en paix la résurrection générale dans le Royaume des Cieux," dit le Père Benoît.
Bien que le pasteur ait tenté de dissimuler le miracle de la résurrection en prétendant que Melpomeni était encore en vie, le miracle était si évident que l'archimandrite dit à toutes les personnes présentes de le garder secret jusqu'après sa mort.


Le cercueil avec le corps du Père Benoît
Comment le Père Benoît accomplissait le sacrement de la Confession
Pendant qu'il était sur l'ambon, le Père Benoît était un prédicateur strict et un dénonciateur du mal, il était très doux pendant la confession. Pour lui, l'âme humaine était de la plus grande valeur. Il accueillait chaque âme humaine avec un amour abondant, faisait preuve de courtoisie envers tous et se montrait indulgent à l'égard des faiblesses humaines. Le Père Benoît entendait d'abord les confessions des jeunes gens, puis invitait les hommes et les femmes adultes en dernier. Les confessions duraient souvent jusqu'à minuit. Avant de donner des conseils à quelqu'un pour faire quoi que ce soit, il réfléchissait toujours beaucoup, et chaque conseil était très individualisé. Les bénédictions de Dieu l'accompagnaient, de sorte que ses travaux portèrent leurs fruits dans toutes les sphères spirituelles...

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Le Père Benoît répétait : "Quoi que nous fassions, faisons-le comme si c'était notre dernière œuvre."
Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après

lundi 11 février 2019

En mémoire de l’archimandrite Benoît (Petrakis ; †September 8, 1961) [5]

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Le Père Benoît quelques temps avant sa dormition
La repentance d'une sorcière
Au cours d'un de ses voyages missionnaires, le Père Benoît avec ses assistants arriva dans un village où vivait une sorcière notoire. Debout dans l'enceinte de l'église du village, le pasteur prêcha un sermon sur la magie et la sorcellerie par haut-parleur, dénonçant très sévèrement cette sorcière et tous ceux qui avaient recours à la sorcellerie. Il souligna qu'il est impossible pour de telles personnes de recevoir le salut éternel. Tout le village entendit les paroles du pasteur, y compris la sorcière.
Après le sermon, lePère Benoît devait rendre visite à l'un des gardiens de l'église du village, mais le chemin menant à sa maison passait devant celle de la sorcière. A un moment donné, le Père Benoît quitta le bon chemin et  et grimpa.
"Père, ce chemin est très dur", avertirent les compagnons, de Père Benoît.
Mais le Père Benoît continua, après avoir choisi cette voie. Enfin, ils atteignirent leur destination.
Bientôt, les nouvelles suivantes parvinrent au gardien de l'église :
"Père, ce soir, Dieu nous a sauvés d'une mort imminente ! Il s'est avéré que la sorcière nous attendait avec deux grenades à main ! Si tu avais marché devant sa maison, elle te les aurait sûrement jetées à la figure !"
"Gloire à Dieu qui nous a sauvés ! Oui, je sentais que quelque chose n'allait pas, répondit humblement le Père Benoît.
Mais ce n'était pas la fin de l'histoire. Le lendemain, le Père Benoît appela la sorcière à la repentance par les haut-parleurs. Ses paroles et ses prières portèrent leurs fruits, car la sorcière et son fils arrivèrent à l'église ! Le Père Benoît l'accueillit avec amour, et la femme se repentit de tous les péchés qu'elle avait commis au cours de sa vie. Ce fut une véritable victoire du Christ sur Satan.
Après sa confession, l'ancienne sorcière admit :
"Père, heureusement que tu t’es détourné ce jour-là ! Sinon, j'aurais aussi commis ce crime et j'aurais perdu le salut pour toujours !"
"Dieu t’ aime, et il m'a aussi sauvé la vie ", répondit le Père Benoît.
Nouvelles attaques
La lutte du ère Benoît pour le salut des âmes humaines suscita l'opposition farouche de l'Ennemi du genre humain, qui attaquait souvent le bon pasteur. Un jour, la dame de la maison où le Père Benedict avait dû passer la nuit lui a demandé :
"Père, on dirait que cette nuit n'a pas été paisible. Tu n'as pas réussi à t'endormir, n'est-ce pas ?"
"Tu as raison, mon enfant. Le Malin tirait ma couverture et mon drap sans me laisser tranquille une seule minute. Ce n'est que tôt le matin qu'il m'a laissé tranquille à cause de la prière et j'ai dormi un peu."
Une autre fois, le Père Benoît allait à l'église pour célébrer la Divine Liturgie. Sur la route plate, le Diable l'attrapa et l'assomma. Le Père Benoît se releva avec beaucoup de difficulté et dit haut et fort :
"Va-t'en Satan ! Je vais célébrer la Liturgie ! "Va en enfer !"
Le Père Benoît servit cette Liturgie les larmes aux yeux. Et après la fin du service, il dit :
"Frères, nous avons désespérément besoin d'ouvriers évangéliques ! Tant que je serai en vie, aidez-moi le plus possible pour que nous puissions former de bons prêtres, de bons ouvriers. Un bon prêtre (marié ou célibataire), mes frères, a une grande mission. Car un bon pasteur fait du mal au Diable !"
Dans le monde, vous aurez des tribulations (Jean 16:33)

Le large éventail d'activités spirituelles et éducatives du Père Benoît suscitait naturellement l'opposition des ennemis de l'Église. Parmi les raisons de ces persécutions figuraient les discours dénonciateurs du pasteur. Ainsi, dans l'après-guerre, le Père Benoît dénonçait sans crainte et publiquement certaines personnes riches qui étaient obsédées par l'accumulation d'argent et de nourriture dans leurs caves, alors que beaucoup de leurs concitoyens mouraient de faim dans la rue. Les communistes grecs n'aimaient pas particulièrement le pasteur intrépide. Ils essayèrent de diaboliser le Père Benoît par des moyens justes ou injustes, y compris la calomnie. Ils l'accusèrent de détournement de fonds et de propagande anticommuniste, le traduisirent en justice et l'envoyèrent en prison. Bien sûr, ils ne pouvaient pas se passer d'accusations de nature morale : Quelques-uns des ennemis de l'ardent prédicateur, engagèrent une veuve tristement célèbre pour qu'elle puisse le calomnier. La misérable femme vint voir le Père Benoît prétendument pour confesser ses péchés, mais dès qu'elle entra dans le confessionnal, elle  commença à trembler.
"Mon enfant, qu'est-ce qui t'inquiète ?"
Étonnée par le regard pur du prêtre, elle le supplia :
"Père, prie pour que je ne meure pas ! Une fois que je t'ai vu, mon cœur s'est mis à se réjouir. Je suis venu te voir avec une mauvaise raison : j'ai été envoyé ici pour te diffamer. Maintenant, je t'implore de me pardonner !"


Le Père Benoît sur un chantier de construction
A cette époque, le Père Benoît était menacé de représailles tous les jours, de sorte que ses assistants et ses enfants spirituels l'accompagnaient partout. Tard un soir, alors que le Père Benoît et deux de ses assistants rentraient chez eux à pied, ils s'approchèrent d'un pont. Le Père Benoît s'arrêta au croisement :
"Attendez un peu, mes amis !"
Le Père Benoît tourna sur une route qui contournait le pont.
"Père, c'est si loin de chez nous ! Nous sommes si fatigués et impatients de nous reposer enfin."
"Demain, vous comprendrez pourquoi nous avons pris cette route."
Le lendemain, une femme que le Père Benoît ne connaissait pas vint le voir et lui raconta l'histoire suivante. Son frère, un communiste, avait pris un couteau et un pistolet et s'était caché sous le pont, dans l'intention de tuer le Père Benoît. Mais comme il ne vit pas sa victime potentielle le traverser, son frère rentra chez lui. Après avoir dîné avec sa sœur, le méchant homme décida d'attaquer le Père Benoît à quatre heures, quand il allait à l'église. Mais le soir, le meurtrier présumé fut saisi d'une douleur étrange à la jambe, douleur qui était devenue insupportable à quatre heures du matin ; et à midi, le misérable homme mourut. Alors qu'il était en train de mourir, il raconta à sa sœur (qui était communiste comme lui) son plan diabolique. Choquée, elle se précipita chez le Père Benoît pour lui parler de ce miracle.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après

dimanche 10 février 2019

En mémoire de l’archimandrite Benoît (Petrakis ; †September 8, 1961) [4]


Une nouvelle croix à la place de l'ancienne
Parmi ceux dont s'occupait le Père Benoît se trouvaient huit étudiants dont il prit en charge les frais de scolarité. Il recevait cet argent de bienfaiteurs, mais à un moment donné, il commença à se sentir mal à l'aise de leur causer des inconvénients. Il devait trouver 12 000 drachmes. En fin de compte, il réussit à récolter la quasi-totalité du montant, bien qu'il lui manquait 1500 drachmes pour l'un des élèves. Ne pensant à aucun autre moyen d'obtenir la somme manquante, le Père Benoît décida de vendre sa seule croix pectorale ! Son assistant protesta :

"Si tu vends ta croix, je te quitterai ! Ce ne sera pas une tragédie si certains restent sans éducation. Après tout, nous ne sommes pas responsables de l'éducation de tous les enfants du monde !"

Mais le Père Benoît vendit la croix en secret. Et l'assistant remarqua la disparition de la croix après que le Père Benoît ait prêché des sermons sans la porter pendant deux semaines de suite.

"Père, où est la croix ?" demanda l'assistant.

"Elle a trouvé sa place, mon enfant. Ne t’inquiéte pas ! Je peux prêcher la Parole de Dieu sans croix."

Quelques jours plus tard, le Père Benoît attrapa la grippe. Quand son assistant vint le voir, le Père Benoît lui donna une notification de colis. L'assistant se rendit au bureau de poste et revint avec une petite boîte. Quand ils l'ouvrirent, ils trouvèrent un étui avec une croix pectorale d'archiprêtre absolument neuve. Il s'avéra que la croix avait été envoyée par le métropolite Dorothée de Trikki et Stagoi. Le métropolite avait déjà eu un accident de la route, et le seul prêtre qui lui avait envoyé un télégramme pour s'enquérir de son état était le Père Benoît ! D'autres n'avaient pas écrit un mot pour se renseigner sur le métropolite qui avait échappé de justesse à la mort ! C'est donc en signe de gratitude envers le prêtre aimant, le Père Benoît, que le métropolite Dorothée lui avait envoyé cette croix pectorale.



"Ô gens de peu de foi ! J'ai donné mon ancienne croix et le Christ m'en a envoyé une nouvelle."
Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après

samedi 9 février 2019

En mémoire de l’archimandrite Benoît (Petrakis ; †September 8, 1961) [3]



Aimez vos ennemis
Un jour, le Père Benoît reconnut en l'un des patients le fonctionnaire du gouvernement qui l'avait arrêté une fois et l'avait gardé dans une étable avec du bétail. Il suivait un traitement à la clinique qu'il avait fondée (Père Benoît). Le pasteur veilla à ce que le fonctionnaire soit traité avec un soin particulier. Touché au cœur, l'ancien persécuteur lui dit :
"Père, comme je te traitais, et comme tu me traites maintenant !"
Le Père Benoît lui répondit en souriant :
"Mon enfant ! Je ne fais rien d'autre que ce que le Christ m'a appris à faire : Aimez vos ennemis (Mt. 5:44)."
Des couvertures et même un tapis d'église 
La générosité et l'amour du Père Benoît pour les nécessiteux étaient sans limites. Il donnait même les choses les plus précieuses, souvent à l'indignation de ses assistants zélés. Un jour, sept nouvelles et bonnes couvertures, destinées aux invités du Père Benoît, furent mises à sa disposition. Deux jours plus tard, le Père Benoît demanda à son assistant de trouver de nouvelles couvertures.
"Mais je vous ai récemment apporté de nouvelles couvertures ! répondit l'assistant, surpris par sa demande.
"Si, tu l'as fait. Mais un homme qui venait de sortir de prison était ici. Je lui ai donné les couvertures pour qu'il puisse les vendre et acheter de la nourriture pour sa famille."
Une autre fois, le Père Benoît dit à son assistant d'enrouler un tapis d'église et de le donner à une pauvre femme.
"Mais mon père, nous venons d'acheter ce tapis et nous n'avons même pas encore eu le temps d'en profiter ! En plus, il fait froid maintenant et tu pourrais attraper froid dans l'autel."
Mais le Père Benoît est resté résolu :
--> "Mon enfant, prends ce tapis ! Vends-le et rembourse les dettes de ta fille ", dit-il à la pauvre femme, dont la fille était étudiante.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après

vendredi 8 février 2019

En mémoire de l’archimandrite Benoît (Petrakis ; †September 8, 1961) [2]


Le Père Benoît au front

 Au front
En 1940, le Père Benoît fut enrôlé sur les lignes de front, où les troupes grecques résistaient à l'intervention italo-allemande. Là, face à la mort, il démontra son amour pastoral et son abnégation jusqu'au bout. Il rencontrait les soldats avant la bataille avec la croix et l'eau bénite. Il servait la Divine Liturgie trois fois par semaine avant l'aube dans les tranchées, tandis que les Italiens n'avaient d'autre choix que de faire appel aux Grecs par haut-parleurs pour arrêter la Liturgie et se rendre.
Un jour, il y eut l'incident suivant (et pas le seul) qui témoigna du courage et de l'amour du vrai pasteur. Ce jour-là, un endroit appelé Giolemi fut bombardé. Sans y penser à deux fois, le Père Benoît prit les Saints Dons et se rendit sur le lieu du raid aérien. Il y trouva six cadavres et quatre blessés. Tous les autres soldats s'étaient dispersés. Alors le Père Benoît prit l'homme le plus gravement blessé et l'emmena au poste de premiers soins sur ses épaules. Dès qu'il l'eut fait, le hiéréomoine se dépêcha de revenir et transporta ainsi les quatre blessés jusqu'au poste de secours. Ensuite, il retourna sur le site du raid pour la cinquième fois afin d'enterrer les six soldats tombés au combat. Quand il revint au poste de secours, il constata qu'il n'y avait ni médecins ni médicaments. Alors le Père Benoît déchira sa chemise en morceaux pour faire des pansements, panser les plaies et ainsi arrêter le saignement.
Après cela, il confessa les hommes dont il avait sauvé la vie et leur donna la communion.
Dans Agrinio
En 1942, le Père Benoît s'installe à Agrinio (la plus grande ville de la région Aetolia-Acarnania), où il restera toute sa vie. D'abord et avant tout, il jugea nécessaire d'attirer les jeunes à l'église. C'est ainsi qu'il commença à voyager de village en village, prêchant l'Evangile avec ferveur et ravivant les étincelles de foi et d'espérance (qui semblaient s'être éteintes à jamais) dans le cœur des habitants. Peu à peu, les gens commencèrent à se repentir de leurs péchés et à assister à la Divine Liturgie, que le Père Benoît célébrait souvent sur les places des villes et des villages. Bientôt, de jeunes assistants se sont rassemblés autour de lui et se sont mis à porter la flamme de la foi dans de nombreux villages de la région. La guerre avait causé des ravages généralisés, la pauvreté, la faim et le désespoir dans la région. Agrinio, par exemple, n'avait pas d'hôpital public à l'époque. Le Père Benoît fit nettoyer un des entrepôts abandonnés, puis il encouragea les gens à donner des lits, des matelas, des couvertures et d'autres choses nécessaires aux patients. Les femmes pieuses assumaient les coûts de la nutrition. Bientôt une petite clinique en l'honneur des saints Anargyres fut ouverte. Mais l'amour du Père Benoît pour les gens ne s'est pas arrêté là ; il a aussi ouvert un orphelinat (où vivaient une foule de futurs prêtres et théologiens), un foyer pour personnes âgées, un dortoir de bienfaisance (foyer) pour jeunes gens, une maternité, un club de couture pour filles pauvres et des camps d'été pour les élèves à Agrinio. De plus, le Père Benoît aida des douzaines de jeunes filles qui voulaient devenir infirmières à obtenir l'éducation appropriée.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après

jeudi 7 février 2019

En mémoire de l’archimandrite Benoît (Petrakis ; †September 8, 1961) [1]


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Archimandrite Benoît (Petrakis)

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L’archimandrite Benoît (Petrakis) était un célèbre ascète grec du XXe siècle. Le Père Benoît (nom séculier : Vasilakis Petrakis) naquit en 1905 dans un village pauvre d'Epire[une région côtière du nord-ouest de la Grèce], et il était le seul fils de sa pauvre mère. Dès son enfance, le petit Vasilakis avait soif de connaissance et il voulait devenir prêtre. Le rêve de son âme pure s'est finalement réalisé, et le Seigneur lui a accordé de guider de nombreuses personnes sur le chemin du salut. Le Père Benoît a reposé en Christ à la suite d'une thromose coronarienne à l'âge précoce de cinquante-six ans en 1961. Dans un proche avenir, ce grand pasteur pourrait être canonisé par l'Église...
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Le premier miracle


Après que le Père Benoît ait été ordonné hiérodiacre et affecté à l'église de Panagia Chryssospiliotissa dans la rue Aiolou à Athènes, il s'est inscrit au Département de Théologie de l'Université Nationale et Capodistrienne d'Athènes. Cependant, son bas salaire de diacre ne couvrait pas pour lui le coût de la vie, sa nourriture et, plus important encore, ses frais de scolarité. Et le premier jour de sa deuxième année à l'université, le jeune hiérodiacre n'a pas été admis aux cours parce qu'il n'avait pas payé pour la première année. Les frais de scolarité annuels s'élevaient à 1 500 drachmes [1]. Il n'y avait nulle part d'où le Père Benoît pouvait obtenir cet argent, alors il s'est retrouvé dans une situation désespérée. Il sortit de l'université (qui se trouvait alors au centre-ville) les larmes aux yeux et se dirigea vers la rue Panepistimiou. Les passants se hâtaient le long de la rue. Tout d'un coup, une femme est sortie de la foule, tenant une enveloppe :

"Prends ça, père, et dépense cet argent pour tes besoins."

Stupéfait, le hiérodiacre ouvrit l'enveloppe et y trouva exactement 1 500 drachmes ! Il courut après la femme et lui parla ensuite de sa situation difficile. Il s’avéra que la femme pieuse, qui s'appelait Melpomeni, était une riche bienfaitrice bien connue. Après avoir appris que le Père Benoît était dans une situation financière difficile, Melpomeni promit de couvrir ses frais d'éducation chaque année et devint pour lui une figure maternelle.

L'attaque du Diable

Lorsque le Père Benoît fut ordonné hiérodiacre, il fut envoyé à Ioannina, centre administratif de l'Epire. Là, il avait un assistant, un prédicateur qui était le futur archimandrite Charalampos (Vasilopoulos). Ils prirent leurs quartiers dans la même maison mais dans des pièces différentes. La première nuit après leur arrivée, Vasilopoulos entendit une puissante explosion dans la maison. S'élançant dans le couloir, il aperçut le Père Benoît les cheveux ébouriffés, tenant un balai à la main. Vasilopoulos tenta de prendre le balai de la main du Père Benoît, mais ce dernier lui dit d’une voix sévère de retourner dans sa chambre. Désobéissant au hiéréomoine, Vasilopoulos entra dans sa chambre et la vit en désordre : Ses affaires étaient éparpillées dans toute la pièce et les icônes gisaient sur le sol avec leur verre brisé.
"Que s'est-il passé ?"
"Rien", répondit sévèrement le PÈRE Benedict.
"Qu'est-ce que tu veux dire ?"
"C'était le Diable... Il me tourmentait et disait qu'il me brûlerait à mort. Il a jeté les choses sur le sol et est parti par la fenêtre."
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C'est ainsi que le Diable défia le Père Benoît. Cette première nuit-là, la guerre entre Satan et le Père Benoît a éclaté et elle a duré jusqu'à la mort de l'ascète. A partir de cette nuit-là, le Père Benoît a gardé l'icône de saint Benoît, son saint patron, avec le verre brisé par l'Ennemi, pour le reste de sa vie.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après
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