"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 11 juillet 2017

Appel URGENT de l’ACER-RUSSIE



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Des associations et paroisses russes offrent aux enfants en difficulté des vacances qu’ils n’ont souvent jamais eues.

Les vacances sont l’occasion pour les enfants russes de jouer, se détendre et de respirer un air de liberté qui leur fait défaut pendant l’année scolaire. Pour les associations qui les prennent en charge, c’est un moment important du programme de l’année. Le partage d’un long temps de repos en commun permet de travailler plus en profondeur sur les problèmes de chacun. D’ailleurs,les enfants changent souvent de comportement au cours du séjour. Les éducateurs les voient progresser de jour en jour, leur niveau d’agressivité diminue, leur taux de concentration s’améliore, leur participation aux tâches communes est plus facile. C’est un moment de partage et de sociabilisation unique dont les bénéfices sont visibles toute l’année.
A Kondopoga en Carélie, le père Lev Bolchakov prend en charge chaque été les vacances de deux groupes d’une quinzaine d’enfants en difficulté qui partent trois jours à la découverte des richesses historiques de Saint-Pétersbourg. Mais le grand événement attendu par tous les enfants est le séjour à Mounozero. Au bord du lac,un premier groupe de trente enfants fait du sport, découvre la nature, profite de l’air pur pendant quinze jours. Un deuxième groupe de quarante adolescents suit avec un programme de randonnées et de théâtre.
Les cinquante enfants artistes d’Upsala-tsirk de Saint-Pétersbourg  passent eux leurs vacances à la campagne, dans une maison accueillante où, non seulement ils se reposent et vont se baigner dans un lac proche, mais où ils apprennent les règles de vie en commun,le respect mutuel et l’entraide. Le quotidien comporte aussi des cours d’acrobatie et de jonglage, ainsi que la répétition de spectacles.

Merci de les soutenir Chaque don compte!  Un reçu fiscal sera envoyé à chaque donateur. Il vous donne droit à une réduction fiscale s’élevant à 66% de la somme versée.

Envoyez un chèque à -ACER-RUSSIE, 91, rue Olivier de Serres 75015 Paris- à l'ordre d'ACER-RUSSIE en indiquant au dos " Enfants en vacances "

Par virement - La Banque Postale, ACER  ACER-RUSSIE, IBAN FR 45 2004 1000 0115 37 359Y020 97  BIC: PSSTFRPPPAR

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Un très grand merci à tous !
Amicalement
Alexandre Eltchaninoff



Дорогие друзья,

Помогите русским детям ! Русские общественные организации и приходы дают возможность детям из неблагополучных семей поехать на каникулы. Помогите детям отдохнуть и набрать силы, поправить здоровье. Подарите им надежду на будущее! Спасибо.
Любая помощь полезна, детям можно помочь через организацию ACER-Russie в Париже, которая поддерживает церковные благотворительные проекты в России.
Спасибо

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lundi 10 juillet 2017

L'icône de saint Jean [Maximovitch] a exsudé du myrrhon alors qu'il était célébré dans le skite qui lui est dédié dans son village d'origine




Svyatogorsk, Ukraine, 7 juillet 2017
   

Le 2 juin, a été célébré festivement le jour de commémoration du saint hiérarque et thaumaturge saint Jean de Changhai et de San Francisco, pour la fête patronale du skite de la Laure de Svyatogorsk, dédiée à saint Jean dans son village natal d'Adamovka, dans la région de Donetsk. Une icône du saint hiérarque a commencé à exsuder du myrrhon lors des célébrations, rapporte le site de la Laure.
   


Les offices ont commencé dans le skite avec le Rite de Confession à 6 h15, suivi de la lecture des Heures dans l'église inférieure en l'honneur du miracle de saint Michel Archange à Colosses et de la première Liturgie divine célébrée par le hiéromoine Clément (Perchik) de l'église Saint-Vladimir dans le village voisin de Nikolskoye. Un moleben avec bénédiction de l'eau et un acathiste à Saint-Jean ont été célébrés à 7 heures du matin dans la cour de l'église par l'archimandrite Ambroise (Bobrov) de la Skite de Tous les Saints de la Laure, et par d'autres clercs locaux. La bénédiction des eaux et la Divine Liturgie  tardive ont été chantées par trois chœurs: le chœur de la Laure de Svyatogorsk, le chœur du village d'Adamovka et une chorale invitée de Kharkov. Environ 500 pèlerins étaient arrivés alors pour célébrer le grand saint.


Arsène, métropolite de Svyatogorsk, higoumène de la Laure de Svyatogorsk, a été salué liturgiquement après la bénédiction des eaux, puis a servi la fin de la Divine Liturgie dans l'église Saint-Jean, concélébrée par le clergé de la Laure. Plus de 1 000 personnes étaient présentes au service.


Après avoir lu l'Évangile, le métropolite Arsène a prononcé un sermon, déclarant: "Aujourd'hui, la grâce du Saint-Esprit nous a rassemblés", citant l'office du dimanche des Rameaux. "Bien que les villes de Changhai et de San Francisco soient lointaines et nous soient étrangères, la maison du saint d'Adamovka, son village natal, dans lequel un skite a été construit en son honneur, le rendent indigène pour nous", a déclaré l'évêque, ajoutant que tous les fidèles présents étaient comme les invités de saint Jean, dans le village où il est né et a grandi. Il a également rappelé le souvenir des pieux parents  du saint, Boris et Glafira, qui ont réussi à élever un enfant aussi saint, et il a cité plusieurs exemples de la vie de saint Jean, montrant la profondeur de son humilité, de sa piété et de son amour envers Dieu et les gens, appelant tous les présents à mettre toutes les excuses de côté et à rechercher eux-mêmes une telle sainteté et une telle union avec le Christ.

La Divine Liturgie fut suivie d'une procession autour de l'église avec la lecture de l'Évangile. Le père spirituel de la Skite de Saint-Jean, l'archimandrite Vsevolod (Georgitsa) a salué le métropolite Arsène et lui a donné une copie de l'icône de la Mère de Dieu qui est prompte à entendre, en le remerciant de l'excellent travail du monastère dans l'accueil de tant de réfugiés pendant cette période difficile de la vie de l'Ukraine, en émulant de nouveau leur patron céleste qui donna le gîte à tant d'enfants démunis et sans abri. "Vous nous aimez tous, nous vivons tous par vos prières et votre exemple. Nous vous aimons beaucoup et je vous remercie beaucoup, "a conclu l'archimandrite.
    

L'higoumène de la Laure a parlé plus tard d'un «petit miracle» qui a eu lieu lors de la fête: "Lors de la fête de saint Jean, aujourd'hui, une petite icône, achetée par une femme au magasin du monastère, a commencé à exsuder du myrrhon." 

Saint Jean a visiblement révélé sa présence lors de la célébration. L'icône a été placée sur le lutrin de l'église, et tout le monde a eu l'occasion de la vénérer, après quoi  tous ont reçu une petite icône de saint Jean et sont allés prendre un repas de fête.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Sur le blog de Maxime: De quelle union des Églises parlez-vous Monsieur Gikas ?

De quelle union des Églises parlez-vous Monsieur Gikas ?

par le professeur de Théologie de l'Université d'Athènes, Andreas Theodorou (†) 

Prof. Andreas Theodorou (1922-2004)
Dans le journal Βήμα du 22 mars 1992, un article de M. Emmanuel Gikas, ambassadeur au ministère des Affaires étrangères, a été publié, intitulé «L’Union des Églises n’est pas une utopie». Par «Églises», l'auteur ne comprend que les catholiques romains et les orthodoxes. Au sujet des communautés protestantes, et particulièrement de l'Anglicanisme, il ne dit rien. 

Il est évident que M. Gikas a été incité à écrire cet article par le refroidissement récent dans les relations entre le Papisme et l'Orthodoxie eu égard à l'ingérence politique du Vatican dans les affaires de l'Orient chrétien et l'activité pernicieuse de l'Unia au détriment des orthodoxes. 

Assez curieusement, il ne fait aucune mention de l'Unia, qui constitue le modèle ecclésiologique de l'union, comme la comprend le Pape, et constitue une pierre d'achoppement pour les efforts unionistes. 
On peut se demander pourquoi. 
Il parle d'une manière plutôt superficielle des différences qui séparent les deux Eglises, propose ses interprétations personnelles et préconise des mesures concrètes qui, à son avis, rendront possible l'union. 
Il semblerait que M. Gikas n'ait pas un sens profond de la nature des différences dogmatiques sur lesquelles se fonde l'éloignement entre les Églises, ou, pour le moins, ne leur attribue pas une signification correcte. 
Pour l'Église catholique orthodoxe, au contraire, cette question est particulièrement importante. Toute déviation de sa foi traditionnelle est une hérésie. 
C'est quelque chose qui dénature sa raison d'être et son oeuvre de sanctification. Pour l'amour de sa vérité, l'Orthodoxie a mené des luttes ardentes, a combattu contre les hérésies et n'a pas l'intention de s'écarter même d’un iota des dogmes qui lui ont été transmis par les Pères. 
En lisant l'article de M. Gikas, on a l'impression que l'auteur souhaite être impartial, mais que, malgré cela, il envisage les problèmes d’un œil catholique plutôt qu' orthodoxe et qu'il a une propension à une vision œcuméniste des choses; c'est-à-dire un certain minimalisme dogmatique et une tendance à relativiser, compromettre et brader les vérités divines de la foi. 


***

Mais examinons ces questions plus en détail.

Lorsqu'il expose ses thèses au début, M. Gikas écrit que «le Filioque est considéré à tort par certains comme divisant les Églises», C'est-à-dire qu'il constitue une différence insignifiante, ou plutôt, ne constitue en aucune façon une différence entre les Églises divisées, et il insinue que les nombreux conflits, les nombreux différends et la volumineuse littérature théologique consacrée à cette controverse créée des deux côtés sont devenus avec le temps une pure « bagatelle»!

Nous sommes désolés, mais nous ne pouvons pas accepter les points de vue exprimés par M. Gikas. Selon l'enseignement dogmatique orthodoxe, le Filioque n'est pas un simple théologoumène, c'est-à-dire une question de jugement théologique indépendant, que l'on peut accepter sans conséquences dogmatiques plus profondes (sans être considéré comme hérétique), mais une distorsion totale du Dogme de la foi concernant la sainte Trinité. Si nous acceptons que le Saint-Esprit procède également du Fils, nous détruisons l'ordre de la Trinité, confondons les propriétés hypostatiques des Personnes, inaltérables et incommunicables, et abolissons la monarchie dans la Divinité, c'est-à-dire que le Père est la source de la divinité, dont les deux autres personnes de la Trinité reçoivent leur existence, le Fils par la génération éternelle, et l'Esprit par procession; Et, enfin, la dignité de l'Esprit qui convient à  Dieu est diminuée et son œuvre sanctifiante et déifiante est dénaturée. Pour ces raisons, le Filioque est, pour nous, une hérésie trinitaire absolue qui détruit le concept du Dieu chrétien. L'Église catholique orthodoxe l'a toujours vue en tant que telle et a lutté contre elle.

(À SUIVRE)

dimanche 9 juillet 2017

Photios Kontoglou: l'amour de l'Orthodoxie


Il y avait un homme qui avait épousé une certaine femme. L'homme affirmait toujours à haute voix combien il aimait son épouse, mais ses actions trahissaient ses sentiments qui étaient à l'opposé. 

D'abord, il avait en horreur sa cuisine. De plus, il détestait la manière qu'elle avait de coiffer ses cheveux. 

En outre, sa manière de s'habiller le dégoûtait, et son maquillage l'indignait. 

Enfin, sa façon de parler l'ennuyait à mourir, et en général, ses manières l'exaspéraient au-delà de toute mesure.

Bref, malgré ses prétentions émises à haute voix selon lesquelles il aimait son épouse, les sentiments véritables de cet homme étaient tout à fait évidents.

Il en est de même avec les évêques que nous avons aujourd'hui. Bien qu'ils proclament partout aimer l'Orthodoxie, leurs actions le démentent. 

"Ils aiment l'orthodoxie, disent-ils, mais ils se plaignent que ses jeûnes soient trop longs, et que les soutanes soient de trop. 

De plus, l'Orthodoxie a trop de vigiles, trop de prosternations, trop d'épitimies, trop de saints canons dans le Pedalion…

"Mais nous aimons l'Orthodoxie," disent ces hiérarques. Cependant, poursuivent-ils, l'Orthodoxie est aussi trop mystique, et ses évêques sont trop célibataires.

Et enfin, elle a trop d'anathèmes, contre trop d'hérésies."

Bref, malgré le fait qu'ils aiment l'Orthodoxie, les sentiments véritables de ces clercs, sont tout à fait évidents!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Photios Kontoglou 
cité par
Orthodox Christian Witness
17/30 March 1986


Photios Kontoglou 
de 
bienheureuse mémoire


FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROI


26 juin / 9 juillet
5ème dimanche après la Pentecôte

Icône de la Mère de Dieu de Tikhvin ; Saint David de Thessalonique, ermite (vers 540) ; saint Denis, archevêque de Souzdal (1385) ; saint Jean, évêque des Goths (VIIIème s.) ; saint hiéromartyr Georges, prêtre (1918).
Lectures : Rom. X, 1–10. Мatth. VIII, 28 – IX, 1.

L’ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU DE TIKHVIN
E
n 1383, des pêcheurs sur le Lac Ladoga dans la principauté de Novgorod le Grand furent témoins de son apparition, affleurant à la surface des eaux du lac, au milieu d'une lumière radieuse. Peu après cette apparition miraculeuse, l'icône fut découverte en plusieurs villes des environs, incluant le village de Motchenitsy sur les rives de la Rivière Tikhvinka, avant qu'elle apparaisse finalement près de la ville de Tikhvin. Une église en bois dédiée à la Dormition de la Mère de Dieu fut bâtie sur le site du repos final de l'icône. Miraculeusement, l'icône survécut à nombre d'incendies.  Au début du XVIe siècle, par le zèle du grand prince Basile Ivanovitch, une église en pierre fut bâtie pour remplacer la structure originelle en bois. En 1560, sur ordre du tsar Ivan le Terrible, un monastère d'hommes fut établi près de l'église et inclus dans un mur de pierre.  En 1613-1614, l'armée Suédoise, s'étant emparé de Novgorod, mena plusieurs tentatives pour détruire le monastère. Les innombrables prières à la Mère de Dieu devant l'icône furent entendues, et le monastère fut épargné. En une occasion, après que les moines aient été alertés de l'approche de l'armée Suédoise, ils décidèrent de fuir en emportant l'icône. Mais les moines découvrirent vite qu'ils ne pouvaient retirer l'icône de sa châsse. Voyant en cela un signe de la protection de la Mère de Dieu, les moines décidèrent de ne pas abandonner le monastère, suppliant la Mère de Dieu de les épargner eux et leur bien aimée maison spirituelle. A leur grande surprise, une importante armée Moscovite apparut pour défendre le monastère et les Suédois firent retraite immédiatement.  La copie de l'icône fut emmenée à Moscou et enchâssée dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin. À travers les siècles, la célébrité de l'icône se répandit loin et vite. Des copies de l'icône miraculeuse commencèrent à orner des églises à travers le pays. Certaines de ces copies furent elles aussi trouvées sources de miracles. Le plus miraculeux est le fait que cette icône fut préservée de la destruction ou de la vente après la révolution Russe. Durant les années 1920, le gouvernement communiste demanda que l'Eglise Russe Orthodoxe lui remette d'innombrables icônes et d'autres précieux objets liturgiques, qui par la nationalisaton de la propriété privée étaient considérés comme "propriété du peuple". Durant la Seconde Guerre Mondiale et l'occupation allemande, les Nazis retirèrent l'icône du monastère de Tikhvin, et de là elle fut emportée à Pskov, puis à Riga, Lituanie. Quand la ville fut évacuée, l'évêque Jean [Garklavs] de Riga  emmena l'icône en Bavière, où elle fut vénérée par les fidèles Orthodoxes qui avaient été déplacés à cause de la guerre. De crainte que des agents soviétiques repèrent l'icône, l'évêque Jean reçut la permission d'amener l'icône aux Etats-Unis en 1949, sous le prétexte que l'icône qu'il avait était une reproduction, œuvre d'un simple moine, et qu'elle n'avait donc ni valeur historique ni valeur monétaire. Peu après son arrivée aux Etats-Unis, l'évêque Jean, qui sera plus tard élevé au rang d'archevêque, fut élu au siège du diocèse de Chicago, et l'icône fut régulièrement montrée et vénérée dans la cathédrale de la Sainte Trinité de Chicago. En 2003, la décision fut prise de renvoyer la précieuse icône dans sa maison originelle. L'icône entama son long voyage d'un an vers la Russie au 99ème pèlerinage annuel au monastère de Saint-Tikhon, South Canaan, Pennsylvanie, du 23 au 26 mai 2003.

Tropaire du dimanche du 4ème ton
Свѣ́тлую воскресéнiя про́повѣдь отъ А́нгела yвѣ́дѣвша Госпо́дни yчени́цы и пра́дѣднee осужде́нie отве́ргша, Áпостоломъ xва́лящася глаго́лаху : испрове́́pжеся cме́рть, воскре́сe Xpистócъ Бо́гъ, да́руяй мípoви ве́лiю ми́лость.
Les saintes femmes, disciples du Seigneur, ayant appris de l’Ange la radieuse nouvelle de la Résurrection, rejetèrent la condamnation des premiers parents, et, pleines de fierté, dirent aux Apôtres : « La mort a été dépouillée, le Christ est ressuscité, donnant au monde la grande miséricorde ! »
Tropaire de l'icône de la Mère de Dieu de Tikhvin, ton 4
Дне́сь, я́ко со́лнце пресвѣ́тлое, возсія́ на́мъ на возду́сѣ всечестна́я ико́на Твоя́, Влады́чице, луча́ми ми́лости мíръ просвѣща́ющи, ю́же вели́кая Россíя, я́ко нѣ́кій да́ръ Боже́ственный свы́ше благоговѣ́йнѣ воспріе́мши, прославля́етъ Тя́, Богома́ти, всѣ́хъ Влады́чицу, и отъ Тебе́ ро́ждшагося Христа́ Бо́га на́шего велича́етъ ра́достно. Ему́же моли́ся, о Госпоже́ Цари́це Богоро́дице, да сохрани́тъ вся́ гра́ды и страны́ христіа́нскія невреди́мы отъ всѣ́хъ навѣ́тъ вра́жіихъ и спасе́тъ вѣ́рою покланя́ющихся Его́ боже́ственному и Твоему́ пречи́стому о́бразу, Дѣ́во Неискусобра́чная.
En ce jour, tel un soleil radieux, a brillé pour nous dans les airs ta très précieuse icône, ô Souveraine, illuminant le monde par les rayons de la miséricorde, que la grande Russie, tel un don Divin venu des hauteurs, a reçu pieusement et te glorifie, ô Mère de Dieu, Souveraine de tous, et qui magnifie joyeusement le Christ notre Dieu. Prie-Le, ô Notre-Dame, ô Reine Mère de Dieu, de garder toutes les cités et pays chrétiens à l'abri de toutes les embûches des ennemis et sauver ceux qui vénèrent Sa très pure icône et la Tienne, ô Vierge qui ne connus point le mariage.

Tropaire de St David de Thessalonique, ton 8
Въ тебѣ́, о́тче, извѣ́стно спасе́ся, е́же по о́бразу: пріи́мъ бо кре́стъ, послѣ́довалъ еси́ Христу́, и дѣ́я, учи́лъ еси́ презира́ти у́бо пло́ть, прехо́дитъ бо, прилѣжа́ти же о души́, ве́щи безсме́ртнѣй; тѣ́мже и со а́нгелы сра́дуется, преподо́бне Дави́де, ду́хъ тво́й.
En toi, Père, s’est conservée sans défaut la divine image. Prenant ta croix, tu as suivi le Christ. Par tes propres œuvres, tu as enseigné à mépriser la chair qui passe et à s’occuper de l’âme, créature immortelle. Aussi ton âme, ô bienheureux David, se réjouit-elle avec les anges.
Kondakion du dimanche, du 4ème ton
Спа́съ и изба́витель мо́й изъ гро́ба я́ко Бо́гъ воскреси́ отъ у́зъ земноро́дныя, и врата́ а́дова сокруши́, и я́ко Влады́ка воскре́ce тридне́венъ.
Mon Sauveur et mon Rédempteur, au sortir du tombeau, a libéré les humains de leurs chaînes et a fracassé les portes de l’enfer ; en Maître, Il est ressuscité le troisième jour.
Kondakion de St David de Thessalonique, ton 1
Са́дъ присноцвѣту́щь, добродѣ́телей плоды́ принося́й, яви́лся еси́ на садо́внѣ дре́вѣ, я́ко благопѣ́снивая пти́ца; ра́й же па́че, жи́зни дре́во, Го́спода, въ се́рдцы твое́мъ пріе́мъ, я́ко воздѣ́лавъ, богому́дре, и́мже пита́еши на́съ благода́тію; при́сно моли́ о на́съ, Дави́де всеблаже́нне.
Sur l'arbre, perché comme un oiseau chanteur, tu fus toi-même un rameau toujours en fleur, produisant les fruits de tes vertus et devenant un autre Paradis en cultivant sagement dans ton cœur cet arbre de vie qu'est le Christ; sans cesse demande pour nous, bienheureux Père David, la grâce d'en jouir à jamais.
Kondakion  de l'icône de la Mère de Dieu de Tikhvin, ton 4
Притеце́мъ, лю́діе, къ Дѣ́вѣй Богоро́дицѣ Цари́цѣ, благодаря́ще Христа́ Бо́га, и, къ Тоя́ чудотво́рнѣй ико́нѣ, уми́льно взира́ющи, припаде́мъ и возопіе́мъ Ей: о Влады́чице Марíе, присѣти́вши страну́ сію́ Твоего́ честна́го о́браза явле́ніемъ чуде́сно, спаса́й въ ми́рѣ и благовре́менствѣ отéчество на́ше и вся́ христіа́ны, наслѣ́дники показу́ющи небе́сныя жи́зни, Тебѣ́ бо вѣ́рно зове́мъ: ра́дуйся, Дѣ́во, мíра спасе́ніе.
Tous ensemble accourons vers la divine Mère et virginale Reine, rendant grâces au Christ notre Dieu, et contemplant avec componction l'icône miraculeuse, prosternons-nous devant elle en nous écriant: notre Dame, toi qui as visité miraculeusement ce pays par l'apparition de ta vénérable icône, garde en paix notre patrie et tous les chrétiens et fais qu'ils héritent l'éternelle vie, car avec foi nous te chantons: réjouis-toi ô Vierge, salut du monde.
HOMÉLIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME SUR L’ÉPÎTRE DE CE JOUR
L’apôtre Paul va blâmer plus vivement les Juifs qu'il ne l'a fait jusqu'ici ; voilà pourquoi il leur ôte tout motif de le soupçonner d'inimitié, et prend de grandes précautions. Ne vous blessez pas de mes paroles ni de mes reproches, leur dit-il; car ils ne proviennent pas d'une pensée hostile. En effet il est impossible au même homme de désirer leur salut, non seulement de le désirer, mais de le demander avec instance, et en même temps de les haïr et d'avoir pour eux de l'aversion. Volonté, ici, signifie ardent désir. Et voyez comme sa prière part du cœur ! Ce qu'il désire, ce qu'il demande avec instance, ce n'est pas seulement qu'ils soient délivrés du châtiment, mais qu'ils soient sauvés. Et ce n'est pas en cela seulement, mais dans ce qui va suivre, qu'il manifeste la bienveillance qu'il leur porte; car il insiste, autant que possible, sur ce qui peut s'excuser, il s'efforce d'en tirer une ombre de défense en leur faveur, et il n'y réussit pas, vaincu par la nature même des choses. « Car », dit-il, « je leur rends ce témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais non selon la science ». II y a donc là matière à excuse, et non à reproche. Si, en effet, ils ne sont pas séparés pour des motifs humains, mais par zèle, ils sont plus dignes de pitié que de châtiment. Mais voyez avec quelle sagesse il ménage les termes, et démontre que leur obstination est déplacée ! « Parce que, ignorant la justice de Dieu ». Encore une expression indulgente; mais ce qui suit renferme un vif reproche et ôte toute excuse. « Et cherchant », ajoute-t-il, « à établir la leur, ils ne sont pas soumis à la justice de Dieu ». L'apôtre dit cela pour faire voir qu'ils se sont égarés par esprit de contention et de domination plutôt que par ignorance, et qu'ils ne sont pas même parvenus à établir la justice légale : car c'est là ce qu'il veut dire par ces mots : «Cherchant à établir ». Il ne l'exprime pas clairement; il ne dit point qu'ils ont perdu l'une et l'autre justice, mais il l'insinue avec la prudence et la sagesse qui lui sont propres. Si, en effet, ils cherchent encore à établir la justice selon la loi, il est clair qu'ils ne l'ont pas établie. S'ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu, ils ont aussi perdu la justice selon la loi. Or il appelle celle-ci leur justice propre, ou parce que la loi n'a plus de force, ou parce qu'elle exige des travaux et des fatigues ; et il appelle justice de Dieu celle qui vient de la foi, parce qu'elle est entièrement l'œuvre de la grâce d'en-haut, qu'elle n'est point le fruit du travail, mais un don de Dieu. Mais ceux qui résistent toujours au Saint-Esprit, en s'obstinant à être justifiés par la loi, ne sont point parvenus à la foi; or, ne venant point à la foi, ne recevant pas la justice qui en provient, et ne pouvant être justifiés par la loi, ils sont complètement déchus. « Car la fin de la loi est le Christ, pour justifier tout croyant »… Si le Christ est la fin de la loi, celui qui n'a pas le Christ n'a pas la loi, même quand il paraîtrait l'avoir ; mais celui qui a le Christ a tout, quand même il n'accomplirait pas la loi. La fin de la médecine, c'est la santé. Celui qui peut la rendre est bon médecin, quand même il n'exercerait pas l'art de la médecine; et celui qui ne sait pas guérir, n'est pas médecin, parût-il d'ailleurs en exercer l'art: ainsi en est-il pour la loi et la foi; celui qui a celle-ci, a la fin de celle-là; mais celui qui n'a pas la foi, est privé de l'une et de l'autre. En effet, que voulait la loi? Rendre l'homme juste; mais elle ne le pouvait pas, car personne ne l'a accomplie. Justifier l'homme : tel était le but de la loi, tout tendait là : fêtes, commandements, sacrifices, et le reste. Or le Christ a bien mieux atteint ce but par la foi. Ne craignez donc point, dit l'apôtre, d'être transgresseur de la loi, après avoir embrassé la foi ; vous la transgressez quand, à cause d'elle, vous ne croyez pas au Christ; et, au contraire, si vous croyez au Christ, vous accomplissez la loi au-delà même de ce qu'elle exige ; car vous recevez une justice beaucoup plus grande.

samedi 8 juillet 2017

Saint Justin de Tchélié: l'œcuménisme


L'œcuménisme est le dénominateur commun des pseudos chrétientés, des pseudos églises d'Europe occidentale, dans lesquelles tous les humanismes européens sont entrés de plein pied, avec le papisme en tête. Et toutes ces pseudos chrétientés, toutes ces pseudos églises ne sont rien moins qu'hérésie sur hérésie, dont le dénominateur commun est la pan hérésie.

Et pourquoi est-ce ainsi? Simplement parce que, au fil de l'histoire, des hérésies variées ont nié ou bien mutilé les attributs individuels du Dieu-Homme, et L'ont remplacé par "l'homme européen."

Dans ce sens, il n'y a pas de différence essentielle entre le papisme, le protestantisme, l'œcuménisme et les autres sectes dont le nom est légion.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Archimandrite Dr. Justin Popovich
Humanistic Ecumenism
Orthodox Life
January-February 1979

vendredi 7 juillet 2017

Intercommunion?



Une communion dans le culte est possible seulement dans l'unité de la foi. La communion présuppose l'unité. Donc le terme "d'intercommunion" nous semble être un résumé de cette conception que nous sommes obligés de rejeter, et "l'intercommunion" présuppose l'existence de plusieurs dénominations distincte ou bien séparées, qui se joignent les unes aux autres lors de certains actes ou actions.

Dans la véritable unité de l'Eglise du Christ, il n'y a pas de place pour plusieurs "dénominations."

Il n'y a pas, de ce fait, place pour "l'intercommunion."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Orthodox Christian Witness
December 1970

jeudi 6 juillet 2017

Père Païssios: Pouvons-nous aider les autres spirituellement?


Si nous travaillons à nous corriger et à regarder plus attentivement notre activité «intérieure» plutôt que notre activité extérieure, donnant la priorité à l'aide divine, nous pouvons à notre tour être une aide plus grande et plus positive pour les autres. 

Nous allons également atteindre une sérénité intérieure qui aidera tranquillement les âmes des personnes que nous rencontrons parce que la sérénité spirituelle reflète la vertu de l'âme et transforme les âmes.

Quand quelqu'un se livre à une activité extérieure avant d'avoir poli son état spirituel intérieur, il peut lutter spirituellement, mais il sera chargé d'inquiétude, d'angoisse, de manque de confiance en Dieu et de perte de sérénité fréquente. 

S'il ne s'améliore pas, il ne peut pas dire que son intérêt pour le bien commun est pur. Quand il est libéré de l'ancien moi et de toutes choses mondaines, il recevra la Grâce divine et ne sera pas seulement en paix avec lui-même, mais aussi capable d'apporter la paix à tous les autres. 

Mais s'il n'a pas reçu la Grâce de Dieu, il ne peut ni se gouverner ni aider les autres afin d'avoir un effet divin. Il doit d'abord être immergé dans la Grâce divine et ensuite utiliser pour le salut des autres ses pouvoirs sanctifiés résultants.

Version française Claude Lopez
d'après





Evêque Athenagoras [Kokkinakis] et al. : L'Unité chrétienne


Evêque Athenagoras

"L'Unité que nous recherchons" est pour nous une Unité déjà donnée, qui n'a jamais été perdue, et comme don Divin et marque essentielle de l'existence chrétienne, n'a pas été perdue. Cette unité dans l'Eglise du Christ, est pour nous une Unité dans l'Eglise Historique, dans la plénituide de la foi, dans la plénitude de la vie sacramentelle continue. Pour nous, cette unité existe dans l'Eglise orthodoxe, qui a gardé, catholikos et anelleipos [inéfectible], à la fois l'intégrité de la Foi Apostolique, et l'intégrité de la constitution apostolique.

Bishop Athenagoras [Kokkinakis]*
Christian Unity as Viewed by the Eastern Orthodox Church
Conférence présentée à 
North American Faith and Order Study
Oberlin/ Ohio, September 31, 1957

*

Quelques années plus tard, le même hiérarque publiait sa Confession de Thyateira, de sinistre mémoire!

mercredi 5 juillet 2017

Père Daniel Degyansky: Œcuménisme et Orthodoxie


Père Daniel Degyansky

L'œcuménisme et l'Orthodoxie sont incompatibles simplement parce que le mouvement œcuménique ne traite pas le fait que des siècles de schisme et de développement des différentes  traditions chrétiennes ont eu pour conséquence des opinions divergentes de ce qui constitue en vérité l'unité de l'Eglise, à la fois en terme d'organisation, et en termes de but et de définitions de ce qu'est le christianisme: "Selon l'antique enseignement de l'Eglise, les définitions d'un concile œcuménique devaient être confirmées par toute l'Eglise, soit par les hiérarques, soit avec l'approbation du clergé et des laïcs. Ceci est la doctrine de la communion de l'Orthodoxie orientale... 

Elle dément la distinction latine entre l'église enseignante et l'église enseignée, et déclare que même les laïcs sont quelquefois restés fidèles à l'Orthodoxie quand les évêques s'en sont éloignés." 

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Father Daniel Degyansky
ORTHODOX CHRISTIANITY
and the Spirit of Contemporary Ecumenism
C.T.O.S
California
1992

mardi 4 juillet 2017

Père Georges Florovsky: L'Eglise


Père Georges Florovsky

Comme membre et prêtre de l'Eglise orthodoxe, je crois que l'Eglise dans laquelle je fus baptisé, et élevé, est en vérité l'Eglise, c'est-à-dire la véritable Eglise, et la seule véritable Eglise.

Je crois ceci pour plusieurs raisons: ma conviction personnelle et le témoignage intérieur de l'Esprit qui souffle dans les sacrements de l'Eglise, par tout j'ai pu apprendre de l'Ecriture et de la tradition universelle de l'Eglise. 

Je suis de ce fait obligé de considérer toutes les autres églises chrétiennes comme déficientes, et dans beaucoup de cas, je puis identifier ces déficiences avec suffisamment de précision.

Donc, pour moi, l'union des chrétiens, est simplement une conversion universelle à l'Orthodoxie. Je n'ai pas de loyauté confessionnelle, ma loyauté appartient seulement à l'Una Sancta.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Father Georges Florovsky
Collected Works, Volume 13: 
Ecumenism I: A Doctrinal Approach (1989)
p. 134

lundi 3 juillet 2017

"L'athéologie" d'un "patriarche"


Φιλήματα ιούδα

Le 14 août 1969, le patriarche de Constantinople Athénagoras déclarait au prêtre catholique romain Maurice Villain:

"Nous devons admettre à la Sainte Communion, non seulement les catholiques romains, mais également tous les chrétiens qui croient à la divinité de Jésus-Christ, et à Sa Présence réelle dans l'Eucharistie, et dans une Eglise commune pour tous quand ils accepteront ces dogmes. Il est indubitable que les théologiens peuvent ne pas être d'accord dans leurs opinions; chaque Eglise a sa propre interprétation, et c'est normal pour autant que ces interprétations soient en phase avec ce qui est le plus important. Toute théologie est un joyau que nous devons respecter; ces valeurs sont mises en commun, et se complètent mutuellement. C'est pourquoi je suis préparé à tous vous recevoir au repas de la Sainte Liturgie...
Mon plus grand désir est de retourner à Rome pour voir mon frère Paul [Paul VI], que j'aime beaucoup. cette fois, ce sera pour partager avec lui  le calice.



Saint Père Justin de Tchélie


A ceci, saint Justin de Tchélié répondit justement (Orthodox Life January-February 1979):

Le "dialogue d'amour" contemporain, qui est conduit sous la forme d'un sentimentalisme sans déguisement, est en fait un éloignement "du salut, par la sanctification de l'Esprit et par la foi en la vérité" ( II Thessaloniciens, 2:13) c'est-à-dire [un éloignement] du "seul amour salvifique de la Vérité" (idem verset 10).

Or, la Vérité est l'essence de l'amour; l'amour vit par la Vérité... Ne nous méprenons pas: il existe aussi un "dialogue de mensonges" quand les interlocuteurs s'induisent mutuellement en erreur, consciemment ou inconsciemment... Il ne peut y avoir un "dialogue d'amour" sans un dialogue de Vérité, car autrement, un tel dialogue serait artificiel et illusoire.*

Version française Claude Lopez-Ginisty

Note:
*L'esprit de l'œcuménisme moderne a fait du Conseil Œcuménique des Eglises, une organisation dans laquelle chaque membre [...] se reconnait et reconnait les autres comme étant dans l'erreur, mais est soucieux de trouver des expressions verbales qui expriment cette erreur en termes acceptables pour tous. (Metropolian Philaret, Selected Writings, Demetrios Serfes, editor, (Moundsville sans date) p. 18.