"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 16 septembre 2014

Père Milovan Katanic: Le jeu des nombres et des chiffres



The Numbers Game


Les chiffres. Ils nous disent beaucoup de choses: le temps, nos notes, nos points; sans parler des prix, des stocks, des calories, de notre vitesse, du temps, de la date... À peu près tout. 

Nous les utilisons à l'église aussi. Combien de fois nous a-t-on demandé: Quelle est la taille de votre église? Combien de gardiens avez-vous? Quelle est votre participation moyenne hebdomadaire? En réponse, je me demande parfois ce que ces chiffres révèlent vraiment. 

Le succès d'une paroisse -l'état d'une paroisse- peut-il être mesuré par le nombre de personnes qui assistent à la Liturgie le dimanche matin? D'une certaine manière, je suppose, qu'une des lignes directrices qui nous sont données par le Christ quand il a fondé son Église est basée sur les chiffres: "Là où deux ou trois sont réunis en mon Nom" (Mt 18:20). 

Certes, il n'y a aucun indice d'une instruction divine ici pour que nous soyons obsédés par un nombre déterminé de personnes. Non, c'est plus précis que n'importe quoi d'autre, révélant la nature de l'Église comme communauté. À un autre endroit, cependant, le Christ va un peu plus loin quand il donne en fait comme instruction d'aller faire des disciples dans toutes les nations" (Matthieu. 28:19). Pourtant, même ici, où tout le monde est appelé, ce n'est toujours pas une question de quantité. Après tout, il est facile de remplir les bancs avec des personnes, des organismes, des chiffres. Un disciple est une chose différente car cela suggère quelqu'un qui est discipliné. 

Alors, les nombres, les chiffres sont-ils important? Dans un sens, oui. Ils sont importants parce que nous sommes tous importants pour Dieu. Et ils sont importants pour l'église tout aussi bien, mais pas de la façon dont nous pourrions le penser. 

Le système de "numérotation" de l'église ne rentre pas dans la mentalité de notre société de consommation où le client a toujours raison et doit donc être satisfait afin qu'il continue à revenir. Ou, pour le dire plus crûment: l'église n'a pas besoin de nous, nous avons besoin de l'église. 

C'est sur ce sujet-même de chiffres et de fréquentation de l'église que je réfléchissais pendant le Carême alors que je compatissais avec un autre prêtre sur la faible participation nous avions eue ce matin pour les Présanctifiés. 

La même chose pourrait être dite pour les liturgies en semaine ou même pour les dimanches d'été. Combien de personnes viennent, est-ce vraiment important? Cela révèle-t-il quelque chose au sujet de notre foi? Si tel était le cas, que diraient les églises à la taille de stade des télé-évangélistes sur leur foi? Non, si ce n'est cela révèle quelques chose, cela révèle quelque chose sur nous. 

Pâques fut une belle journée. Les églises partout ont été remplies. La nôtre aussi. Et comme les paroissiens sortaient en files de l'église, un par un dans la journée ensoleillée, au son des rires des enfants et du bavardage des amis et que la famille était réunie, le nombre de gens dans dans l'église m'est venu à à nouveau à l'esprit. À vrai dire, l'église remplie de gens ne suscitait en moi aucun sentiment de réussite, une réussite dont mon l'orgueil pourrait se vanter. Mais il y avait une joie, ressentie non seulement par moi, mais par tout le monde. Elle n'était pas dans les chiffres eux-mêmes, mais dans le fait que nous étions tous là. Nous avons tous été invités et l'église nous appelle chaque semaine à cette réunion sacrée. Pourquoi nous ne voyons pas ces nombres tous les dimanches parce qu'il faut plus que juste une sentiment de chaleur pour nous amener à l'église - il faut de la discipline. 

A cette discipline très chers lecteurs, nous avons tous été appelés. Et dans tous les calculs et les numérotations de la vie, c'est cet appel-même qui est le seul qui compte! 

 Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

SI JE SUIS L'ÉGLISE DU SAINT-ESPRIT Hiéromoine du grand schème Julien (Lazar) (7)

Hieroschemamonk Julian (Lazar). Photo: pemptousia.ro


La pénitence

Je me souviens que Père Iustin (Pârvu) a également mentionné cette coutume. Je voudrais vous demander, Père est-il possible de se confesser pendant qu'on est sous une pénitence et quand on n'est pas autorisé à recevoir la communion?

Bien sûr. Si votre conscience vous tracasse en raison d'un péché que vous avez commis, courez vite vers votre père spirituel et confessez-vous. Ne vous installez pas dans le péché et ne remettez pas à plus tard le repentir. Il est écrit dans le livre de l'Apocalypse (21:27), que dans la ville ne doit en aucun cas entrer en elle quoi que ce soit qui souille, ni n'accomplit quelque abomination que ce soit, ou le mensonge!

Et qu'arrive-t-il si vous avez reçu une pénitence, et que vous mouriez sans avoir reçu l'Eucharistie, et sans avoir accompli la pénitence? Qu'advient-il de l'âme?

Elle est sauvée. Tant qu'elle est sous la pénitence et accomplit la pénitence, elle est pardonnée de ses péchés. Cependant... j'ai lu une fois dans un journal de campagne l'histoire d'une religieuse en Bessarabie qui était tombée péniblement sur ​​le sol quand elle mettait ses chaussures, et j'ai passé plusieurs jours évanouie, ou peut-être dans le coma. En tout cas, elle n'était pas morte, parce que son cœur battait bien. Quand elle revint à elle, elle a dit à l'ensemble de la communauté comment l'ancien higoumène l'avait rencontrée dans un endroit merveilleux, et lui avait confessé qu'elle n'était pas là depuis le début, mais que les prières des moniales l'avaient amené à ce statut six semaines après sa mort. L'higoumène était morte sans avoir récemment reçu l'Eucharistie et les prières de la communauté l'avaient amenée en ce lieu béni.

Cela signifie que même ceux qui meurent alors qu'ils sont en pénitence, ne sont pas envoyés directement à l'endroit où ils devraient aller vers "un lieu de lumière, où toute maladie,  douleur, et  gémissements, ont fui"?

Ils peuvent y entrer que par les prières de l'Église, de ceux qui restent parmi les vivants. Je rencontre beaucoup de Pères qui, face à la mort, nous demandent: "Priez pour moi!" Peut-être qu'il en est ainsi. Dieu le sait. Mais une personne qui est en bonne santé spirituelle éprouve de la miséricorde pour toutes les âmes, et elle veut que tous puissent entrer dans le Royaume de Dieu, et ainsi, elle prie pour ses frères comme elle le ferait pour elle-même, et même plus! L'apôtre Jacques dit: Priez les uns les autres (5:16), 7 et Saint Paul dit que nous devons prier sans cesse (1 Thessaloniciens 5:17)

Une parole

Père, voulez-vous nous donner une parole pour le bénéfice de notre âme?

Eh bien, comme conseil, je vais vous rappeler les paroles de l'apôtre Jacques, un parent du Seigneur, qui a dit, ne savez-vous pas que l'amour pour le monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être l'ami du monde se rend ennemi de Dieu (Jacques 4: 4). Il dépend de vous, de choisir celui dont vous voulez devenir l'ami.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Staretz Jean du monastère de Rarau (Roumanie)


"Je crois beaucoup en l'existence de Dieu. Je peux dire la main sur la Croix que je crois plus en Son existence qu'en ma propre existence" dit-il humblement mais fermement: Père Jean fut guéri miraculeusement de deux maladies graves par Dieu. 
     "Le monachisme est l'honneur de notre Eglise chrétienne orthodoxe, il est le lien intime entre Dieu et les hommes pour l'Eglise. Le monachisme, pour l'Eglise, est comme la crème sur le lait."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après



lundi 15 septembre 2014

SI JE SUIS L'ÉGLISE DU SAINT-ESPRIT Hiéromoine du grand schème Julien (Lazar) (6)




Le zèle pour Dieu

Si votre âme gagne la paix, essayez maintenant d'avoir du zèle pour Dieu.  Parlez-Lui autant que possible et suivez les commandements qu'Il a vous donnés pour atteindre la vie éternelle. Luttez dans le jeûne et dans la prière, car sans moi vous ne pouvez rien ( Jean 15:5). Ainsi, autant que possible, nous allons suivre les jeûnes, car à travers eux que nous sanctifions. Nous ne sommes pas des tueurs du corps; Cependant, le corps a besoin d'être humble et de se mettre au diapason du jeûne et des actes de courage moral pour guérir l'âme.

Nous ne pouvons pas le faire sans un père spirituel. Quand une personne va vers son père spirituel et pleure pour ses péchés, les confesse depuis l'époque de son enfance, elle devient une personne en bonne santé spirituelle. Si vous êtes en bonne santé, vous ne pouvez plus rester indifférents à la souffrance psychique d'autrui. Pour l'amour de votre prochain, vous devez essayer de sauver son âme.

Il est nécessaire, cependant, d'avoir du discernement, car le Christ a dit, ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent (Matthieu 7: 6). Par conséquent, vous devez être extrêmement prudents, prudents comme des serpents, afin d'être en mesure de recueillir d'autres âmes à la fois pour l'amour du Christ, ainsi que pour leur propre salut.

- "Voir votre prochain c'est voir Dieu", a déclaré Saint Clément d'Alexandrie...

-Oui. C'est comme je l'ai dit plus tôt à propos de l'image de Dieu en l'homme. Ou, comme les Pères l'ont dit: "Le salut viendra pour vous de votre prochain, mais la condamnation aussi."

Si vous allez vers un père spirituel et que vous lui ne cachez pas de péchés (ni ne le faites à Dieu), et si vous suivez les canons, vous trouverez votre chemin vers le Royaume des Cieux. Mais il est nécessaire de vous sentir désolés pour vos péchés, sinon vous ne recevrez pas le pardon de Dieu. Cependant, si vous restez dans un lien spirituel avec votre père spirituel et que vous vous efforcez de suivre ses conseils, vous aurez une âme saine et du zèle pour la sainteté.

Il faut s'assurer qu'aucun péché ne reste non confessé, parce que dans le monde, dans les églises de ce monde, le sacrement de la pénitence est extrêmement difficile à remplir. C'est parce qu'il y a beaucoup de chrétiens, quelques prêtres seulement, et encore moins de pères spirituels. Par conséquent, le père spirituel n'a pas assez de temps pour explorer l'âme du chrétien, et celui-ci peut retourner chez avec des péchés non confessés (commis dans l'ignorance, par exemple). Dans le passé, les gens avaient des carnets dans lesquels ils enregistraient leurs péchés afin de ne pas les oublier lors de la confession, et maintenant, après le communisme ait sévi avec ces pauvres gens, cette saine coutume a été complètement perdue. 

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Sue le blog Saint Materne: L'habit fait-il le prêtre? (p. Païssios)





- Père (Païssios), il y a cette question qui dit "l'habit fait-il vraiment le prêtre?"

Hé bien, pensez à deux oliviers, un avec des feuilles et l'autre pas. Lequel préférez-vous? Je me souviens lorsque j'étais à Kalyvi, Sainte Croix, j'avais arraché l'écorce d'un olivier et écrit ceci dessus "les arbres se sont dévêtus de leurs vêtements; il est temps de voir le fruit de leurs labeurs!" A côté de ça j'ai ajouté "un prêtre sans sa soutane (arasotos) est un prêtre sans rédemption (asotos)".

- Père, quelqu'un a amené au monastère un prêtre Orthodoxe 'en pantalon' (sans sa soutane). Devrions-nous lui demander sa bénédiction?

Quelle bénédiction? Vous auriez dû dire à la personne qui l'a amené, peu importe son éventuel rang, "pardonne-nous, mais la règle dans notre monastère, c'est de donner une soutane aux prêtres qui n'en portent pas. Voir un prêtre qui vient à un monastère orthodoxe féminin uniquement en habits laïcs, c'est inconvenant!" Si la personne l'y ayant amené ne s'en trouve pas honteuse, et si le prêtre lui-même n'y voit pas le problème d'être venu sans sa soutane, en quoi devrions-nous être gênés de lui demander d'en porter une? J'ai rencontré un jour un jeune archimandrite qui portait des vêtements laïcs dans un aéroport. Il partait pour l'étranger et se présenta "je suis père untel," dit-il. "Où est votre soutane" fut ma réponse... Bien sûr, je ne me suis pas prosterné devant lui.


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dimanche 14 septembre 2014

SI JE SUIS L'ÉGLISE DU SAINT-ESPRIT Hiéromoine du grand schème Julien (Lazar) (5)




Le ressentiment et l'auto-justification

 La première chose qui rend  l'âme malade est l'auto-justification. Il est difficile pour une personne de souffrir d'offense dans le monde sans tenir la personne qui l'a faite dans le mépris.

-Saint Isaac le Syrien dit: "Celui qui peut souffrir l'offense et avoir en son pouvoir de l'excuser atteint la consolation de Dieu." 

C'est certainement vrai. Et pourtant, comment cela serait-il si, au lieu de répondre à l'offense par la haine, vous souriiez aimablement à votre persécuteur et vous priiez pour lui?

Un bon chrétien ne devrait pas avoir d'ennemis, par une petite mesure de volonté et de conduite. Ce n'est pas seulement pour lui-même; si vous savez que quelqu'un souffre de difficulté à cause de vous, allez lui demander pardon, car si vous êtes en colère avec lui aussi, alors il y aura deux personnes vêtues de haine; et si vous vous rapprochez de lui avec amour, alors peut-être que vous le gagnerez à votre cause et vous gagnerez tous deux la paix.

Dieu vous a dit de pardonner, car alors vous serez également pardonnés. Qui d'entre nous n'a pas besoin de pardon? Alors, pourquoi devriez-vous en être privés et vous justifiez-vous, quand vous savez que Dieu donne le plus grand pardon, car Lui seul connaît le cœur de l'homme? Par conséquent, donnez à Dieu  la vérité et faites-lui des offrandes, et votre âme de cette manière gagnera la paix. 

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


1/14 septembre
14ème dimanche après la Pentecôte

Nouvel an ecclésiastique
St Syméon le Stylite (459) et sa mère Marthe (vers 428) ; St Jésus, fils de Navé, prophète (XVIème s. avant Jésus-Christ) ; sts martyrs Calliste et ses frères Evode et Hermogène (309) ; St Ammoun, diacre, martyrisé avec 40 vierges à Héraclée (IV°) ; St Aïphal, diacre et martyr (380) ; Synaxe  de l’icône de la Mère de Dieu des Miasènes (864) ; St Mélèce le Jeune (1105) ; Stes martyres Tatiana Gribkova, Nathanalie Kozlova (1937).

Lectures : Nouvel an: 1 Tim. II, 1–7. Lc. IV, 16–22. Dimanche : 2 Cor. I, 21 – II, 4 ; Мatth. XXII, 1–14.
LE NOUVEL AN ECCLÉSIASTIQUE[1]

L'
Église du Christ célèbre en ce jour l'indiction qui, selon les Romains, signifie «limite», c'est à dire le début de l'année ecclésiastique. Ce terme vient de l'usage qu'avaient les empereurs romains de lever chaque année à cette époque un impôt sur leurs sujets pour l'entretien de l'armée. Le taux de cet impôt annuel était fixé tous les quinze ans. C'est pourquoi on appelle également indiction les cycles de quinze ans qui commencèrent sous César Auguste, trois ans avant la naissance du Christ.
Comme, d'autre part, le mois de septembre est l'époque où l'on rentre les fruits des récoltes dans les greniers pour se préparer à un nouveau cycle de la végétation, il convenait de fêter ce début du cycle agricole en rendant grâce à Dieu pour sa bienveillance à l'égard de la création. C'est déjà ce que faisaient les Juifs sous le régime de l'ancienne Loi. Le premier jour de leur septième mois (début septembre), ils célébraient la fête des Trompettes, en cessant tout travail pour se consacrer seulement à l'offrande de sacrifices «d'agréable odeur» et à la louange de Dieu (cf. Lev. XXIII:24-25).
Le Christ, Fils et Verbe de Dieu, le Créateur du temps et de l'espace, le roi prééternel de tous les siècles - qui s'est incarné pour ramener toutes choses à l'unité et réconcilier tous les hommes, Juifs et païens, dans une seule Eglise - a voulu aussi rassembler en Lui-même les choses soumises aux lois naturelles et ce qu'Il avait promulgué par la Loi écrite. C'est pourquoi, en ce jour où la nature se prépare à dérouler un nouveau cycle de ses saisons, nous commémorons l'épisode où le Seigneur Jésus Christ se rendit à la synagogue et, ouvrant le livre d'Isaïe, lut le passage où le Prophète dit en son nom: «L'Esprit du Seigneur est sur moi parce qu'il m'a oint. Il m'a envoyé pour porter la bonne nouvelle aux pauvres, pour proclamer une année de grâce du Seigneur. » (Luc IV:18).
Toutes les Eglises ainsi rassemblées dans l'unanimité adressent aujourd'hui une seule louange à notre Dieu. Un dans sa nature et triple dans ses Personnes, qui demeure en permanence dans la béatitude, tient toutes choses dans l'existence et déverse en tout temps ses bénédictions sur ses créatures. C'est le Christ Lui-même qui nous ouvre les portes de cette année et nous appelle à Le suivre pour participer à Son éternité.

Tropaire du dimanche, 5ème ton
Собезнача́льное Сло́во Oтцу́ и Дýxoви, отъ Дѣ́вы ро́ждшeecя на спасе́нie на́ше, воспои́мъ вѣ́рній и поклони́мся, я́ко благоволи́ пло́тію взы́ти на кре́стъ, и cме́рть претерпѣ́ти, и воскреси́ти уме́ршыя сла́внымъ воскресеніемъ Cвои́мъ.
Fidèles, chantons et adorons le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, né d’une Vierge pour notre Salut : car il Lui a plu, en Sa chair, de monter sur la Croix, de subir la mort et de relever les défunts par Sa glorieuse Résurrection !
Tropaire du nouvel an ecclésial, ton 2
Всея́ тва́ри Содѣ́телю, времена́ и лѣ́та во Свое́й вла́сти положи́вый, благослови́ вѣне́цъ лѣ́та бла́гости Твоея́, Го́споди, сохраня́я въ ми́рѣ лю́ди и гра́дъ Тво́й, моли́твами Богоро́дицы, и спаси́ ны.
Auteur de l'entière création qui as soumis à Ton pouvoir les moments et les temps, bénis la couronne de l'année que Ta Bonté nous donne de commencer;  garde en paix Ta ville et Ton peuple et par l'intercession de ta Mère, Seigneur, sauve-nous.
Tropaire de St Syméon, ton 1
Терпѣ́нія сто́лпъ, бы́лъ еси́, ревнова́вый пра́отцемъ, преподо́бне: Іову во страсте́хъ, Іо́сифу во искуше́ніихъ, и безпло́тныхъ жи́тельству, сы́й въ тѣлеси́, Симео́не, о́тче на́шъ, моли́ Христа́ Бо́га спасти́ся душа́мъ на́шимъ.
Colonne de patience, tu imitas les Pères de jadis: dans ses souffrances Job, dans ses épreuves Joseph; des Anges incorporels tu menas la vie en ton corps, vénérable Père Siméon; intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'Il accorde à nos âmes le Salut.

Kondakion du dimanche, 5ème ton
Ko а́ду Спа́сe мо́й, coшéлъ ecи́, и врата́ сокруши́вый  я́ко всеси́ленъ, умéршиxъ я́ко Созда́тель coвоскре-cи́лъ ecи́, и cме́рти жáло сокруши́лъ ecи́, и Aда́мъ отъ кля́твы изба́вленъ бы́сть, Человѣколю́бче. Тѣ́мже  вси́  зове́мъ : спаси́ на́съ, Го́споди.
Ô mon Sauveur, Tu es descendu aux enfers, brisant ses portes comme Tout-Puissant ; et avec Toi, Créateur, Tu ressuscitas les morts, brisant l’aiguillon de la mort et libérant Adam de la malédiction, ô Ami des hommes ! Aussi, tous nous Te clamons : Seigneur, sauve-nous!

Kondakion de St Syméon, ton 2
Вы́шнихъ ища́й, вы́шнимъ совокупля́яйся и колесни́цу о́гненную сто́лпъ содѣ́лавый, тѣ́мъ собесѣ́дникъ а́нгеломъ бы́лъ еси́, преподо́бне, съ ни́ми Христу́ Бо́гу моля́ся непреста́нно о всѣ́хъ на́съ.
Recherchant les choses d'en-haut,  conversant avec les êtres d'en-bas et faisant de ta colonne un char de feu, par elle tu devins un confident des Anges, Père saint; et sans cesse tu intercèdes avec eux pour nous tous auprès du Christ notre Dieu.

Tropaire du nouvel an ecclésial, ton 2
Въ Вы́шнихъ живы́й, Христе́ Царю́, всѣ́хъ ви́димыхъ и неви́димыхъ Тво́рче и Зижди́телю, Иже дни́ и но́щи, времена́ и лѣ́та сотвори́вый, благослови́ ны́нѣ вѣне́цъ лѣ́та, соблюди́ и сохрани́ въ ми́рѣ гра́дъ, и лю́ди Твоя́, Многоми́лостиве.

Toi qui demeures dans les hauteurs, Christ Roi, Auteur et Créateur de tout ce qui est visible et invisible, Toi qui fis le jour et la nuit, le temps et les années, bénis maintenant la couronne de l’année, protège et garde en paix Ta ville et Ton peuple, ô Très-Miséricordieux.


Hiéromoine Grégoire de la Sainte Montagne

COMMENTAIRES SUR LA DIVINE LITURGIE
DE ST JEAN CHRYSOSTOME

DIPTYQUES ET SUPPLICATIONS (SUITE)


Une offrande pour le monde

Dans l’office de la prothèse, le célébrant a mentionné son évêque, le clergé concélébrant, les frères vivants et défunts. Tandis qu’il commémorait leurs noms, il plaçait leurs parcelles près de l’Agneau, c’est-à-dire l’image du Christ offert. Maintenant, après la consécration, l’offrande a été accomplie et le Christ Lui-même est présent. Nous Le supplions donc, avec plus de ferveur pour nos pères et frères, les proches et les lointains, les vivants et les défunts. La commémoration de nos frères à ce moment «proclame le mystère redoutable que Dieu s’est donné Lui-même pour l’univers» (St Jean Chrysostome).
Nous T’offrons encore ce culte spirituel pour tout l’univers. L’Eucharistie est le « Concile œcuménique de l’Église ». Et même s’il n’y a qu’un frère présent pour participer à la célébration de la divine Eucharistie, l’univers entier est présent dans cette assemblée du célébrant et du frère. La Sainte Anaphore est offerte pour l’univers, car sur la Sainte Table est le Christ, « la Victime propitiatoire pour l’univers entier » (St Jean Chrysostome). Par Sa présence, le célébrant et les fidèles constituent l’Église universelle. Toutes choses sont illuminées par la lumière de Son amour. La « création entière est renouvelée et divinisée » (Office du 8 septembre).

Le prêtre, (à voix basse) : Souviens-Toi, Seigneur, de la ville où nous habitons (ou : de ce saint monastère), de toute ville et contrée, et des fidèles qui y demeurent. Souviens-Toi, Seigneur, des navigateurs, des voyageurs, des malades, de ceux qui souffrent, des prisonniers, et de leur salut. Souviens-Toi, Seigneur, de ceux qui offrent des dons et font le bien dans Tes saintes Églises, et qui se souviennent des pauvres. Et sur nous tous, envoie Tes miséricordes.
(à voix forte) : Et donne-nous de glorifier et de chanter d’une seule voix et d’un seul cœur Ton Nom très glorieux et magnifique, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.
Le chœur : Amen.

D’une seule voix et d’un seul cœur

Afin de glorifier le Nom très glorieux et magnifique du Dieu Trinitaire, la communauté liturgique doit avoir une seule voix et un seul cœur. Il se produit souvent que les gens qui vivent en dehors de l’Église et de la divine Liturgie s’accordent sur quelque chose et le recherchent d’une seule voix. Leur voix est unanime, mais non le battement de leurs cœurs. Leurs buts les plus profonds ne sont pas en phase avec les paroles de leurs lèvres.
Or, dans l’Église, il existe une autre discipline. Dans la glorification eucharistique, les bouches et les cœurs des fidèles sont en accord. Par la grâce du Saint-Esprit, nous fidèles, devenons une seule bouche, un seul cœur, une seule âme, un même sentiment (Ph II, 2). L’unité dans l’amour est un don parfait qui vient d’en-haut (Jc I, 17).
Les premiers chrétiens vivaient cette unité au plus haut degré : c’était une multitude de personnes avec un seul cœur. Saint Basile le Grand nous enjoint à agir comme cela : « Imitons l'union admirable de ces premiers chrétiens, chez qui tout était commun, qui n'avaient qu'une même vie, une même âme, une table commune, qui étaient unis par les liens d'une fraternité indivisible, d'une charité sincère, laquelle ne faisait qu'un corps de plusieurs, et unissait les différentes âmes en une unité harmonieuse !» Dans cette atmosphère d’amour unifiant, la multitude des fidèles est « comme les cordes d’une lyre. Elles sont nombreuses, mais ensemble, elles produisent une joyeuse mélodie » (St Jean Chrysostome). Nous devenons une bouche qui chante l’Amour, un cœur qui bat pour l’Amour.

LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Lc I, 39-49, 56
Liturgie : 2 Cor. IV, 6-15 ; Мatth. XXII, 35-46.



[1] Tiré du Synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos Petras.