"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 15 mars 2015

Saint Païssios l'Athonite et alia... (2)

efrem katunak in

La nature loue Dieu

Les montagnes, les collines, les arbres, la mer et les poissons, tous louent Dieu.

Mais, parce que nous avons obscurci la compréhension de nos âmes, nous ne comprenons de cela que peu de choses, peu de choses...

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La puissance de la prière

La prière de Jésus te donne tellement de douceur, tellement de joie. Tellement, que tu dis: "Même si je vais en enfer, je n'aurai pas peur. J'y dirai aussi la prière!"

Staretz Ephraim de Katounakia

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Porfirie x

Providence magnifique et inconnue

Nous vivons comme si nous ne ressentions pas la magnificence de la Divine Providence.

Dieu est très adroit. Nous ne pouvons comprendre Ses actions. Ne pensez pas que Dieu S'est trompé et qu'ensuite il a corrigé cela: Il ne fait pas de fautes. Il ne corrige rien.

Mais ce qu'est Dieu, dans Sa profondeur, dans Son essence, nous ne le savons pas! Nous ne pouvons sonder les desseins de Dieu.

Saint Père Porphyre

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L'amour d'une mère


Chacun de nous devrait avoir l'amour d'une mère. Même si ses enfants  se rebellent, elle les aime tous.

Staretz Sophrony de Maldon

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Amphilochios Makris IN R

Il est temps de Lui ouvrir la porte

Le Christ vient de nombreuses fois frapper à ta porte.

Tu Lui demandes d'aller dans le salon de ton âme et tu t'occupes à d'autres tâches, et tu oublies le grand Visiteur.

Il attend que tu apparaisses, et quand une longue période de temps s'est écoulée, Il se lève et part.

La fois suivante, tu es tellement occupé, tu Lui réponds depuis la fenêtre. Tu n'as pas le temps, même de Lui ouvrir la porte.

Staretz Amphilochios Makris de Patmos

*


Ne méprise aucune vertu

Ne méprise aucune vertu, et plus spécialement la justice et la miséricorde. Tu peux être sanctifié à n'importe quel moment par ta manière de faire n'importe quelle chose. 

Saint Païssios l'Athonite 

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La paix et la puissance

Dans une pièce calme (de préférence après un peu de lecture spirituelle ou après avoir allumé la lampade devant les icônes et après l'encensement), autant que possible à l'écart du bruit et des préoccupations, lorsque tu es libre de toute pensée et calcul, laisse ton intellect descendre dans ton cœur et récite la prière: "Seigneur, Jésus-Christ, aie pitié de moi, pécheur."

De quelle paix et de quelle puissance nos âmes bénéficient-elles dans ce silence en Dieu...

Comme cela nous permet, pendant les autres heures de la journée, de conserver notre paix, sans l'irritabilité, la tension et l'anxiété, avec tous nos pouvoirs, dans l'harmonie et l'unité...


Georges Kapsanis, 
higoumène du monastère athonite de Grigoriou

*

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Πεμπτουσία


Orthovideo: Icône de la Mère de Dieu d'Iviron

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX



2/15 mars
3ème dimanche de Carême – de la Croix

Saint Théodote, évêque de Cyrène (vers 326) ; saint Arsène, évêque de Tver (1409) ; sainte martyre Euthalie (257) ; saint martyr Troadios (III) ; saint Agathon d’Égypte (V). 440 martyrs d’Italie (579). Icône de la Mère de Dieu, dite « Souveraine » (1917).
Liturgie de saint Basile le Grand

Lectures: Hébr. IV, 14 - V, 6 ;  / Mc VIII, 34 - IX, 1

AU SUJET DU DIMANCHE DE LA VÉNÉRATION DE LA SAINTE CROIX
A
u  milieu du Carême, l’Église expose la Croix à la vue des fidèles, afin d’affermir ceux qui jeûnent et de les encourager à continuer leur labeur, par le souvenir de la Passion du Seigneur. La vénération de la Croix continue durant la quatrième semaine du Carême, jusqu’au vendredi. Le sens de la fête est indiqué par le synaxaire du jour : « puisque, lors du carême de quarante jours, nous sommes, nous aussi, en quelque sorte crucifiés (...) et ressentons une certaine amertume, étant abattus et découragés,  la vénérable et vivifiante Croix est exposée pour nous redonner courage et force, nous rappelant les souffrances du Christ, et nous consolant (...)De même que ceux qui accomplissent un voyage long et  difficile, alors qu’ils sont fatigués, s’ils trouvent un arbre au feuillage épanoui,  se reposent à son ombre et, comme régénérés, continuent leur chemin. De même, au temps du carême, au milieu du chemin étroit et pénible, les Saints Pères ont planté la Croix vivifiante, nous amenant le repos et la fraîcheur, pour que nous puissions courageusement et facilement achever le reste du chemin... » Dans le but de nous encourager encore plus à faire œuvre de patience dans les labeurs ascétiques, la Sainte Église nous rappelle en ce jour, afin de nous consoler, la fête de Pâques qui s’approche, en chantant les souffrances du Sauveur en même temps que Sa joyeuse Résurrection : « Nous adorons Ta Croix ô Maître et nous chantons Ta sainte Résurrection ». 
Au lieu du Trisaghion, on chante :
Kpeсту́ Tвоему́ покланя́емся Влады́ко и свято́е Bocкресе́ніe Твое́ сла́вимъ.
Nous adorons Ta Croix ô Maître et nous chantons Ta sainte Résurrection.



Tropaire du dimanche, 7ème ton
Pазрyши́лъ ecи́ Кресто́мъ Tвои́мъ сме́рть, отве́рзлъ ecи́ разбо́йнику pа́й, мироно́сицамъ пла́чь преложи́лъ ecи́ и aпо́столомъ проповѣ́дати повелѣ́лъ ecи́, я́ко воскре́слъ ecи́, Xpистé Бо́же, да́руяй мípoви вéлiю ми́лость.
Tu as détruit la mort par Ta Croix, Tu as ouvert le paradis au larron,  Tu as transformé le pleur des myrophores, et ordonné à Tes Apôtres de prêcher que Tu es ressuscité,  Christ Dieu, accordant au monde la grande miséricorde.

Tropaire de la Croix, ton 1
Спаси́, Го́споди, лю́ди Твоя́ и благослови́ достоя́ніе Tвое́, побѣ́ды правосла́внымъ христіáномъ на сопроти́вныя да́руя, и твое́ coxpaня́я Кресто́мъ твои́мъ жи́тельство.
Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.

Kondakion de la Croix, ton 7
Не ктому́ пла́менное оpýжіе xpaни́тъ вра́тъ Еде́мскихъ; на ты́я бо на́йде пресла́вный coýзъ дре́во кре́стное, сме́ртнoe жа́ло, и а́дова побѣ́да прогна́ся; предста́лъ бо ecи́ Cпáce мой, вопія́ cýщымъ во а́дѣ : вни́дите па́ки въ páй.
Désormais le glaive de feu ne garde plus la porte de l’Eden, car le bois de la Croix l’empêche de flamboyer ; l’aiguillon de la mort est émoussé, la victoire échappe à l’enfer ; ô mon Sauveur, Tu es venu dire aux captifs de l’enfer : entrez à nouveau dans le paradis !

Au lieu de « Il est digne en vérité... », ton 8
О Teбѣ́  páдуeтся, Благода́тная, вся́кая твápь, Áнгельскій coбópъ и человѣ́ческiй póдъ, ocвяще́нный xpáме и paю́ слове́сный, дѣ́вственнaя пoxвaлó, изъ Heя́же Бо́гъ воплоти́cя, и Mладе́нецъ бы́́сть, пpéжде вѣ́къ сы́й Бо́гъ  нáшъ; Ложесна́ бо Tвоя́ пpecто́лъ coтвopи́, и чpéво Tвое́ простра́ннѣe небécъ coдѣ́лa. О Teбѣ́ páдуeтся Благода́тная, вся́кая твápь, cлáва Teбѣ́.
En Toi se réjouissent ô Pleine de Grâce, toute la création, le chœur des anges et le genre humain. Ô Temple sanctifié, ô paradis spirituel, ô Gloire virginale, c’est en Toi que Dieu s’est incarné, en Toi qu’est devenu petit enfant Celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. De Ton sein, Il a fait un trône plus vaste que les cieux. Ô Pleine de Grâce, toute la création se réjouit en Toi. Gloire à Toi.


HOMÉLIE DE ST JEAN CHRYSOSTOME SUR LE JEÛNE
(suite)

Vous voyez comme Dieu s'irrite lorsqu'on dédaigne le jeûne: écoutez comme il s'apaise lorsqu'on le pratique. Vous méprisez le jeûne, Dieu porte contre vous une sentence de mort; vous le pratiquez, Dieu la révoque. Comme il voulait vous montrer toute la vertu de ce pieux exercice, il lui a donné le pouvoir de rappeler des voies du trépas et de ramener à la vie des hommes déjà condamnés, déjà sous le poids d'une sentence et qu'on traînait au supplice, et cet effet ne s'est pas étendu à deux ou trois, à vingt hommes seulement, mais à tous les Ninivites. Une ville immense et magnifique, couchée dans la poussière, sur le bord du précipice, allait recevoir du ciel le coup qui devait la faire rouler dans l'abîme, lorsque le jeûne, comme une vertu survenue d'en-haut, l'a arrachée des portes de la mort et l'a ramenée à la vie. Mais déroulons ensemble des pages de cette grande histoire. Le Seigneur adressa la parole à Jonas, dit l'Écriture, allez, lui dit-il, dans la grande ville de Ninive. (Jon. 1, 12.) D'abord Dieu cherche à intéresser le prophète, dont il prévoit la fuite, par la grandeur et l'importance de la ville. Mais entendons la prédiction : Encore trois jours, et Ninive sera détruite. (Id. III, 4.) Pourquoi annoncer à l'avance tout le mal que vous allez faire? —Afin de n'être pas obligé d'accomplir ce que j'annonce. Ainsi, vous l'entendez, Il menace ce peuple des feux de l'enfer, pour ne pas l'y jeter. Que Mes paroles, dit-Il, vous inspirent un salutaire effroi, afin que vous n'en éprouviez pas l'effet. Pourquoi resserre-t-Il le temps dans un si court espace? C'est pour nous montrer toute la vertu de ces barbares, je veux dire des Ninivites qui, en trois jours, savent écarter de leurs têtes les maux qu'avaient mérités leurs crimes. C'est aussi pour que vous admiriez la clémence de Dieu, dont une pénitence de trois jours suffit pour désarmer le courroux, et que vous ne tombiez pas dans l'abattement, quel que soit d'ailleurs le nombre de vos péchés. En effet, de même qu'une âme engourdie dans la paresse ne travaille que faiblement à son salut et à sa réconciliation avec Dieu, quoiqu'elle ait tout le temps nécessaire à la pénitence, de même une âme embrasée d'une sainte ardeur, et qui s'empresse de se laver de ses péchés dans les eaux de la pénitence, peut, dans un court espace de temps, effacer jusqu'à la trace de ses souillures. Pierre n'a-t-il pas renié trois fois son maître ? Trois fois n'a-t-il pas juré qu'il ne Le connaissait pas? Les paroles d'une misérable servante n'avaient-elles pas glacé son courage ? Eh bien ! A-t-il eu besoin de plusieurs années de pénitence? Non, sans doute, il s'est relevé la même nuit qu'il était tombé ; blessure et remède se sont suivis de près; malade, il a recouvré soudain la santé. Comment? Par son repentir et par ses larmes. Que dis-je? Par des torrents de larmes qu'il versa. Car l'Évangéliste ne dit pas seulement qu'il pleura, mais qu'il pleura amèrement. (Matt. XXVI, 75.) Il n'y a pas d'expression assez forte pour peindre l'abondance de ses pleurs ; l'événement le fait voir clairement. Après cette chute déplorable sans doute, puisque rien ne peut égaler l'horreur de ce reniement honteux, après cette chute, Pierre remonte à sa dignité première, et Dieu lui confie le gouvernement du monde entier, et ce qu'il y a de plus admirable, il nous le montre plus attaché au Seigneur que tous les apôtres ensemble. Pierre, lui dit-Il, m'aimez-vous plus que ne font ceux-ci? (Jean, XXI, 15.) Est-il un exemple plus éclatant de ce que peut le repentir? Pour qu'on ne dise pas que si Dieu a pardonné aux Ninivites, cela n'a rien d'étonnant, puisque c'étaient des hommes grossiers et ignorants, et pour que l'on n'atténue pas la Miséricorde Divine en s'autorisant de ces paroles: Le serviteur qui n'aura pas su la volonté de son maître, et qui ne l'aura pas exécutée, sera moins battu (Luc, XII, 48), voilà Pierre qui vient rendre témoignage : Pierre connaissait parfaitement cette Sainte Volonté. Cependant, tombé de si haut et si bas, il recouvre toute la confiance du Sauveur. Vous-même, donc, quelque faute que vous ayez commise, ne désespérez pas de votre Salut. Ce qu'il y a de plus terrible dans le péché, c'est d'y persévérer. Il n'y a pas de chute plus lourde que celle dont on ne saurait se relever; c'est ce malheur qui arrache des larmes des yeux de Paul, des soupirs de sa poitrine. Puisse Dieu, dit-il, lorsque je serai revenu chez vous, ne pas m'humilier! Puissé-je ne pas être obligé d'en pleurer plusieurs, non-seulement de ceux qui auront péché, mais de ceux qui, étant tombés dans des impuretés, dans des fornications et des dérèglements infâmes, n'en auraient point fait pénitence. (II Cor. XII, 21.) Certes il n'y a pas pour la pénitence de temps plus propice que le temps du jeûne. Mais je reviens à l'histoire de Ninive. Le prophète entendant ces paroles descendit au rivage de Joppé, pour se retirer à Tarsis, et fuir de devant la face du Seigneur. (Jon. I, 3.) Homme, où donc fuis-tu? N'as-tu pas entendu la voix du Prophète? Où irai-je pour me dérober à votre esprit? Et où m'enfuirai-je de devant votre face? (Ps. CXXXVIII, 7.) Sur la terre? Mais la terre et tout ce qu'elle renferme est au Seigneur. (Ps. XXIII, 1.) Dans l'enfer? Si j'y descends, Tu y es encore. (Ps. CXXXVIII, 8.) Dans le ciel? Si j'y monte, Tu y es. (Ibid. 10.) Dans la mer? Ta main m'y soutiendra. Jonas l'éprouva. Mais la nature du péché est telle, qu'il jette les âmes dans les ténèbres de l'ignorance. Quand l'ivresse, en rendant la tête pesante, éteint en l'homme la lumière de la raison, il marche au hasard et sans rien voir, et tombe dans le précipice, le gouffre ouvert sous ses pas; c'est ainsi que ceux qui pèchent sont enchaînés par les liens d'une sorte d'ivresse et ne savent plus ce qu'ils font; le présent et l'avenir échappent à leurs yeux éblouis. Dites-moi, est-ce le Seigneur que vous fuyez? Attendez un peu, et l'événement vous prouvera que la mer elle-même, son esclave obéissante, ne saurait vous soustraire à Son pouvoir. Jonas, en effet, avait à peine mis le pied sur le vaisseau, que la mer souleva ses flots et amoncela ses vagues comme des montagnes; et de même qu'une servante fidèle, venant à rencontrer un de ses compagnons fuyant loin de son maître après lui avoir fait un larcin, ne le quitte pas et fait auprès de ceux qui voudraient le recevoir tous ses efforts pour les en détourner, jusqu'à ce qu'enfin elle le ramène à la maison; de même la mer, reconnaissant en Jonas l'esclave fugitif, suscite aux matelots mille embarras, fait naître mille obstacles, gronde, élève sa grande voix, non pas pour le condamner, mais pour menacer le vaisseau et ceux qui le montent d'un prochain naufrage, s'ils ne lui rendent pas celui qui, comme elle, doit obéir au Seigneur. Que firent donc les matelots? Ils jetèrent dans la mer la charge du vaisseau qui n'en fut pas soulagé (Jon. I, 5) ; car le même fardeau y était resté, le corps du prophète, charge pesante, moins par elle-même que par la grandeur du péché. Car rien n'est plus lourd en effet que le péché et la désobéissance. 


LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Jn. XX, 11-18
Liturgie : Hébr. VI, 13-20 ; Hébr. XII, 1-10  / Mc IX, 17-31 ; Matth. XX, 1-16

samedi 14 mars 2015

Saint Païssios l'Athonite et alia... (1)

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Pourquoi les gens divorcent-ils?

Les gens divorcent à cause de leur sensualité et de leur égotisme. Et rien d'autre!
Toutes les autres raisons sont inventées après coup pour justifier ce qu'ils ont fait.

Saint Païssios l'Athonite

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Notre ignominie

L'égotisme est une passion absurde qui est littéralement un châtiment de l'humanité.

Nous souffrons tous de cette maladie redoutable. Les gens qui sont centrés sur eux-mêmes, sont ridiculisés, et donnés en spectacle par leur égotisme.

Dieu nous appelle à combattre cet égotisme, à le vaincre et à le rejeter.

Staretz Ephrem d'Arizona

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Le stress et la mélancolie

Le stress est causé par l'éradication du sens religieux. A moins d'éprouver de l'amour pour le Christ,à moins de se préoccuper de choses saintes, nous sommes forcés d'être emplis de mélancolie et de méchanceté.

Saint Père Porphyre

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La précognition de Dieu

Voici un mystère: dans Son omnipotence et Son omniscience, Il sait tout, y compris ce qui va se passer à l'avenir, mais Il n'est pas la cause du mal.

Dieu a précognition, mais Il ne prédestine pas.


Saint Porphyre de Capsocalyvia

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Nos propres imperfections

Ne sois pas dictatorial dans ta manière de parler, ce qui ne signifie pas que tu devrais renier les vraies valeurs.

Sois seulement conscient de tes propres imperfections.

Staretz Sophrony de Maldon

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Comment nous lisons les Ecritures

Alors, voulez-vous que je vous dise comment nous, qui sommes analphabètes, lisons les Ecritures?

Après avoir prié pendant cinq ou six heures, je lis ensuite les Ecritures, et de préférence les Evangiles.

Je puis vous assurer que mon esprit s'ouvre tellement, que je comprends si bien, que je suis submergé par l'émotion.

Je mets de côté le livre et je suis ému aux larmes pendant une longue période de temps.

Staretz Haralampos de Dionisyou

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Notre propre difformité

Quelle que soit votre compétence en termes de sagesse humaine, cela ne guérit pas votre difformité.

Vous avez à redécouvrir la véritable image de Dieu, le Christ, de sorte que prenant la forme du Christ, vous serez guéris des déformations des passions et du péché et donc atteindre votre objectif suprême de ressemblance, de  glorification.

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L'Église guérit notre difformité par son enseignement, par le message de l'Evangile, par l'ascèse, par ses saints sacrements et par la pastorale de ses évêques.

Georges Kapsanis, 
higoumène du monastère athonite de Grigoriou

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Theophan_the_Recluse

Vivre vraiment

Pour vivre vraiment, nous devons vivre de la manière dont Dieu l'a ordonné quand Il nous a faits. 


A moins que nous le fassions, nous ne vivons pas du tout.

Saint Théophane le Reclus

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iosif vatopedinos 3 IN

Personne n'est infaillible


Personne n'est infaillible, surtout quand on est encore imparfait et plein de malice.

Il y a beaucoup de choses qu'on ne connaît pas, et on n'est pas très bon à d'autres choses.

On manque d'expérience et on se bat aussi dans une lutte inégale.

Staretz Joseph de Vatopaidi

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Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Πεμπτουσία

Sur l'excellent blog de Maxime!



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VOUS ETES TOUJOURS BIEN SÛRS DE VOULOIR ARMER CES SAUVAGES ?


Ukraine : un prêtre orthodoxe enlevé et torturé


Lire la suite ICI

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vendredi 13 mars 2015

Saint Père Païssios l'Athonite: De la Confession

“In Confession, One Should Not Seek to Justify Himself” – From the Talkt by St. Paisios of Mt Athos

- Pourquoi échouons-nous parfois à nous engager dans la bataille nécessaire pour nous corriger, malgré le fait que notre conscience nous accuse?

- Cela peut se produire à cause d'une certaine forme de défaillance spirituelle. Si une personne est prise de panique à cause de certaines tentations qui lui arrivent, elle veut entreprendre la lutte spirituelle, mais n'a ni la disposition nécessaire ni les pouvoirs spirituels de le faire. Dans un tel cas, on doit se mettre intérieurement en ordre à l'aide de la confession. Avec l'aide de la confession, on reçoit la consolation, on soutient ses forces, et par la grâce de Dieu, on trouve une fois de plus la volonté d'engager la  lutte spirituelle. Si l'on ne se met pas en ordre de façon appropriée, une autre tentation peut nous assaillir. En conséquence, nous trouvant dans une telle condition de triste oppression, on se décompose encore plus, on est étouffé par des idées, on devient déprimé, et on ne peut pas du tout entreprendre la lutte spirituelle. 

En outre, dans la confession, il faut être spécifique. Il ne suffit pas d'énumérer ses péchés durant la confession - par exemple "Je suis envieux, je me suis mis en colère", etc. Afin de recevoir de l'aide, on doit confesser ses défauts spécifiques. 

En omettant de faire une confession concrète/spécifique, on se moque du Christ. Si l'on ne confesse pas la vérité à son père spirituel, si on ne lui révèle pas son péché afin que le père spirituel puisse être en mesure de nous aider, on se fait un préjudice grave, comme une personne malade qui fait un grand mal à sa santé en cachant sa maladie à son médecin. 

En outre, celui qui a agi injustement envers quelqu'un d'autre, ou qui, par son comportement a blessé quelqu'un, doit d'abord aller vers celui qu'il a offensé et lui demander humblement son pardon, se réconcilier avec lui, et ensuite il doit se confesser à son directeur spirituel afin de recevoir l'absolution. De cette façon, la grâce de Dieu vient à lui. Si on confesse un péché à son père spirituel sans avoir d'abord demandé pardon à celui qu'on a blessé, il sera impossible pour l'âme d'être en paix, car dans un tel cas, le [pécheur] ne s'humilie pas.

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- Géronda, si on a commis un péché grave, est-il permis de remettre à plus tard la confession?

- Il faut le faire le plus vite possible. Si on a une plaie ouverte, devrions-nous attendre pendant un mois, et seulement alors la traiter? Non. Dans un tel cas, il ne faut pas attendre un moment où le père spirituel aura plus de temps, ou une meilleure possibilité de nous consacrer plus d'attention. Cela ne prend pas beaucoup de temps pour décrire notre condition au père spirituel. Si la conscience fonctionne correctement, on peut décrire son état en quelques mots. Cependant, s'il y a crise intérieure, on peut dire beaucoup de paroles, et ne pas donner au père spirituel une impression de son état.

- Géronda, si pendant la confession, le pénitent ne ressent pas la douleur qu'il éprouvait en commettant le péché, est-ce que cela signifie qu'il ne se repent pas vraiment?

- Si un certain temps s'est écoulé depuis qu'il a commis le péché, la plaie commence à se fermer, et c'est pourquoi il ne le ressent pas comme une grande douleur. Mais voici, ce que l'on devrait veiller à garder à l'esprit: dans la confession, il ne faut pas chercher à se justifier. Quelqu'un qui, pendant confession se livre à l'auto-justification ne reçoit pas de consolation intérieure, peu importe combien il fait taire sa conscience. Les auto-justifications derrière lesquelles il se cache pendant la confession deviennent un fardeau pesant sur sa conscience.

- Géronda, j'ai lu quelque part que dans la vie future, les démons nous tourmenteront, même pour une mauvaise pensée que nous n'avons pas confessée.

- Eh bien, quand quelqu'un se confesse sans intention de cacher quoi que ce soit, et dit à son père spirituel ce dont il se souvient, le sujet est clos, et les démons n'ont aucun pouvoir sur lui. Toutefois, s'il ne parvient pas à confesser consciemment certains de ses péchés, il sera tourmenté pour ces péchés dans la vie future.

- Géronda, si quelqu'un a confessé les péchés de sa jeunesse, mais y pense à nouveau et est tourmenté par eux, son attitude envers eux est-elle correcte?

- Si, ayant ressenti une grande componction pour les péchés de sa jeunesse, quelqu'un les a confessés, il n'y a aucune raison d'être à la torture à cause d'eux, car à partir du moment où il a confessé ses péchés au cours de sa confession, Dieu l'a pardonné. 

Après cela, il n'est pas nécessaire de rouvrir la plaie de ses anciens péchés, en particulier ses péchés de la chair; en faisant cela, il peut se faire du mal.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Présentation des "Lettres Spirituelles de l'higoumène Nikon


Vidéo de la présentation de « Lettres spirituelles » de l’higoumène Nikon Vorobiev 

Le 7 mars 2015 à la librairie L’Âge d’Homme (5 rue Férou, Paris 6e), a été présenté le livre de l’higoumène Nikon Vorobiev, Lettres spirituelles, tout récemment paru dans la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle ». La présentation a été faite par Jean-Claude Larchet, auteur de l’introduction et directeur de la collection.

jeudi 12 mars 2015

L'icône myrrhoblite de La Mère de Dieu de Paris, est une copie d'une grande icône russe




Souzdal (ancienne ville historique dans la région de Vladimir, Russie) le 4 Mars 2015

"Une icône de la Mère de Dieu de la période byzantine, qu'une famille de Turquie a obtenu à Antakya (Antioche) et a apporté avec elle à Paris, a commencé à pleurer," écrit le site grec Romfea*. Selon les Altindagoglu, l'icône leur fut donnée en 2006 par un moine grec en Libye. Les gens de différents pays viennent prier devant l'icône miraculeuse. Les gens en Russie en ont également entendu parler.



Mais un coup d'oeil à l'icône miraculeuse suffit pour la reconnaître tout de suite: c'est une photocopie d'une grande icône du Couvent de la Sainte Protection["Pokrov"] de la ville de Souzdal! Et c'est précisément une photocopie, pas une copie peinte à la main. Une copie peinte à la main ne peut pas aussi exactement ressembler à l'original qu'une photographie.



Son iconographie est absolument unique. Depuis quelque temps, elle a été appelée à tort "l'icône géorgienne" en raison de la robe ouverte sur la poitrine qui révèle un coin de la tunique de la Mère de Dieu. Elle est différente du type d'icône traditionnelle "Hodiguitria" [Qui montre le Chemin] par la position de la main droite de la Mère de Dieu sur les jambes de l'Enfant Jésus, comme sur les icônes "Romaines" ou celle de la Mère de Dieu "Qui allaite." La pose et les vêtements de l'Enfant sont différents. Et apparemment la différence la plus insaisissable est la main droite de l'Enfant bénissant. Elle coïncide avec le bord de la robe! Comme si l'Enfant Jésus se dissimule  Lui-même et révèle Sa mère. Une peintre d'icône n'aurait pas répété cela, mais la technologie photographique le fait. Les yeux ont été peints par-dessus cette photocopie, mais nous en parlerons  plus tard.

L'icône sainte est conservée à la Galerie Tretyakov et remonte aux années 1360. L'inventaire de 1597 du Couvent de la Sainte Protection à Souzdal  décrit en détail les dons précieux associés à cette icône "de la Vierge Toute Pure" avec 225 articles [ex-voto] donnés comme témoignages de reconnaissance pour les miracles accomplis.

Icon of Suzdal Pokrovsky Monastery
Icône du monastère du Pokrov de Souzdal 

Selon la tradition, c'est cette icône devant laquelle l'épouse royale, la douce Anastasie Romanovna (1530-1560) première épouse du premier Tzar russe Ivan IV, appelé "Le Terrible"(mais littéralement le "Formidable") a prié pour la naissance d'un héritier. Elle a finalement donné naissance à trois fils, dont l'un serait le prochain tzar, Théodore Ier. En 1552, avant sa campagne à Kazan, à un office d'intercession au Couvent de la Sainte Protection de Souzdal, le  Tzar Ivan entendit les paroles que l'higoumène Vassilissa lui dit à voix basse: " Tu reviendras comme tzar de Kazan."

Il se retourna et promit de placer son icône favorite dans le couvent si les paroles de l'higoumène se réalisaient. Ayant saisi Kazan pour la fête de la Protection du Voile de la Mère de Dieu, à son retour, le Tzar a tenu sa promesse, ornant l'icône en suspendant sur la couronne de la Reine du Ciel une paire de boucles d'oreilles d'or avec perles, turquoises et cornalines qui avait appartenu à l'impératrice de Kazan.


En action de grâces pour la naissance de l'enfant, Anastasia Romanovna broda une ceinture en tissu et un voile. La seconde épouse d'Ivan IV, Marie Temrioukovna (1544-1569), par reconnaissance orna l'icône avec un collier de perles de la plus belle ouvrage. L'épouse de dix-huit ans,  et princesse consort du Tzar Basile Chouyskiy (qui gouverna de 1606 à 1610), qui avait enterré sa première fille, prit la tonsure monastique au Couvent de la Sainte Protection avec sa deuxième fille nouvelle-née, qui devait décéder peu de temps après également. Ce pourquoi elle a prié, et comment la Mère de Dieu la réconforta ne sont connus que d'un  témoin silencieux- La Croix  d'or en filigrane de la Tzarine  sur la poitrine de la Reine du Ciel!

Le  Couvent de la Sainte  Protection est devenu un lieu où de nombreuses personnalités ont prononcél les vœux monastiques, ont œuvré dans l'ascétisme et se sont endormis en Christ; ceux-ci incluent la conjointe du Grand Prince Basile III, Solomonie Iourievna Sabourova (Sainte-Sophie de Souzdal), l'une des épouses du Tzar Ivan IV, la Tzarine Anna; l'épouse de Basile Chouyskiy la Tzarine Catherine; l'épouse de l'Empereur Pierre Ier, Eudocie Lopoukhine. C'est également devenu une destination pour les pèlerinages vers l'icône miraculeuse, un lieu de consolation. 

En 1910, comme nous pouvons le voir sur une photographie de V. Georgiyevsky, l'image sur l'icône de la Mère de Dieu était devenue presque invisible. Et en 1920 l'un des restaurateurs les plus remarquables de son époque, favori du saint Patriarche Tikhon, G.O. Tchirikov, débarrassa soigneusement l'icône d'une couche d'huile sombre et d'une image peinte sur elle au XVIIe siècle. 

Le fait est que les ornements ajoutés à l'icône rendait la vénération des fidèles impossible : ils ne vénéraient que le voile qui la recouvrait. Les yeux de l'icône peuvent à peine être vus. Seuls les pupilles sont visibles, les yeux ont disparu en larmes, ils ont été "pleurés." C'est pourquoi, elle a consolé et elle console encore. Et la Mère de Dieu "pleure" à nouveau à Paris.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

voir aussi: [1] et [2]