"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

jeudi 22 janvier 2026

St. Théophane le Reclus: Lettre retrouvée

St. Théophane le Reclus
 




« CAR SI NOUS N'AVONS PAS CELA, TOUT LE RESTE N'EST RIEN » 


Penza, le 30 janvier 2015

Le folkloriste de Penza Sergei Zelev a publié une lettre nouvellement découverte écrite par St. Théophane le Reclus, trouvé dans un village du district de Penza, rapporte le diocèse de Penza.

La lettre est authentique et écrite par la main du saint hiérarque, rapporte le diocèse. Le morceau de papier jauni avec l'âge et plié en deux dans une petite enveloppe a été conservé jusqu'à notre époque depuis 1888.

Sur le devant de l'enveloppe, il est écrit : « À Nizhny Lomov (Penza Dist.), Couvent de la Dormition, à la moniale Martha (Ivanovna Klimova). » Ici, dans le coin inférieur gauche, se trouve une marque postale noire ronde avec la date, « 23 février 1888 » et une inscription dans le cercle extérieur indiquant « Shatsk, Tambov D., Post. telegr. cont. »

Au verso de l'enveloppe en bas se trouve du texte à l'encre noire (dans l'ancienne orthographe russe) : « Lettre authentique de Son Éminence Théophane, Reclus de Vysha, écrite à la moniale Cleopatra (anciennement Martha Ivanovna Klimova). » De ce côté, trois sont trois marques postales rondes, celle du milieu étant découpée.

Voici le texte de cette lettre spirituelle-instruction, traduite:

22 février 88. 

Que la miséricorde de Dieu soit avec vous, dignement respectée Moniale Martha ! Vous me demandez de vous écrire, mais vous n'avez pas écrit ce que vous demandez à savoir. La seule chose qui me reste à faire est de vous souhaiter le salut de l'âme : ce que je fais maintenant.

Vous savez bien sûr comment œuvrer pour le salut... Tout de même, je vous rappellerai ce qui devrait être fait avant tout le reste...

L'essentiel est la crainte de Dieu. Quand Il viendra, alors comme un bon chef de famille, Il arrangera tout dans l'âme à Sa guise. L'avez-vous [cette crainte] ? Si oui, remerciez Dieu et préservez-la ; mais si ce n'est pas le cas, réveillez-la : car elle est présente dans notre âme, et si elle ne se manifeste pas, ce n'est dû qu'à notre inattention.

Le premier enfant de la crainte de Dieu est un esprit contrit, un cœur brisé et humilié. Que le sentiment de contrition ne quitte jamais le cœur !

Afin de défendre la crainte de Dieu, nous devons toujours nous accrocher au souvenir de la mort et du jugement.

Dès que vous vous réveillez, rappelez ce souvenir à l'esprit, et vous vivrez toute la journée avec lui dans votre cœur comme premier conseiller.

Joignez à cela la conscience de la Présence du Seigneur près de vous et en vous, afin qu'Il voie tout, y compris ce qui est le plus caché. Cette conscience et le souvenir de la mort ont la crainte de Dieu inséparable avec eux. Lorsque cette trinité s'installe dans votre cœur, alors votre prière viendra du cœur, avec des cris constants au Seigneur Sauveur.

C'est tout !

Si vous avez cela en vous, peu importe dans quelle mesure, alors votre travail de salut est en cours ; mais si ce n'est pas le cas, alors vous devez tout élever dans le cœur. Et si nous n'avons pas cela, tout le reste n'est rien...

Sauvez-vous !

Vous avez bien fait de ne pas essayer de venir dans notre monastère, car en raison de ma mauvaise santé, je ne reçois jamais de visiteurs. Tout le meilleur. 

Evêque Théophane.

(Cette lettre a été conservée dans les archives de la pieuse famille Klimov à Nijny Lomov.)

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
ORTHOCHRISTIAN



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