Il viendra un temps où les hommes ne persécuteront plus ouvertement le Christ, mais Le remplaceront lentement, sans bruit. Ils Le conserveront dans des icônes, mais Le retireront de leur vie ; ils prononceront Son Nom, mais rejetteront Ses commandements.
Ils diront « je crois », mais ils vivront comme si Dieu ne voyait pas, ne jugeait pas et ne sauvait pas.
La foi deviendra une habitude, pas un sacrifice ; la prière, une précipitation sans larmes ; la confession, rare et sans douleur pour le péché.
La plus grande attaque ne viendra pas de l'extérieur de l'Église, mais de l'intérieur : par commodité, par désir de plaire au monde.
La vérité sera édulcorée pour ne pas blesser, la Croix sera rapetissée pour ne pas effrayer, l'ascèse sera ridiculisée comme une exagération.
Les saints seront admirés, mais pas imités ; la Grâce sera recherchée sans repentance, et la consolation sans changement de vie.
Beaucoup courront après les signes et les miracles, mais fuiront la mortification de la volonté.
Ils parleront d'amour sans vérité, de paix sans lutte contre le péché, d'unité sans repentance.
Dieu ne sera pas absent du monde, mais le monde essaiera de vivre sans Dieu.
En ces temps-là, les croyants ne seront pas les brillants, mais les humbles ; non pas les bruyants, mais les constants. Ils seront peu nombreux, mais éclairés : ils pleureront en secret, jeûneront sans se vanter, souffriront sans se plaindre et aimeront sans compromis avec le mensonge.
Le salut ne sera pas facile, mais seulement possible pour ceux qui resteront jusqu'à la fin dans la vérité, l'obéissance et la Croix.
D'après une homélie du saint hiérarques Jean
vraissemblablement enregistrée et mise par écrit
malheureusement sans lieu ni date

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