"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

jeudi 8 août 2019

SOLIDARITE KOSOVO

Classe de mer 2019 : un démarrage agité
On se serait cru sur la grille de départ d'une course de Formule 1, samedi 3 août, sur une des plages bordant la baie de Tivat : quarante-trois enfants frissonnaient d'impatience en attendant un « top départ » qui ne venait pas.

Cette impatience grandissait déjà depuis plus de 16 heures. À minuit dans la nuit du vendredi au samedi, ils étaient montés dans un bus pour dix heures de voyage sur des routes sinueuses dans les montagnes séparant le Kosovo du Monténégro. Dix heures de route pendant lesquels ils avaient somnolé, secoués par les virages incessants, avant que le soleil se lève enfin et leur laisse le loisir d'observer le paysage, le nez collé à la vitre, pour être le premier à apercevoir, au loin, cette mer tant attendue.
En route vers la première baignade du séjour!
Arrivés à Tivat, les yeux gonflés de fatigue, il a d'abord fallu se répartir les chambres, puis aller déjeuner. Toujours sans avoir pu voir vraiment la mer, encore moins y glisser le pied. Après le déjeuner, le soleil au zénith les avait poussés dans leurs chambres pour deux heures de repos. Mais comment se reposer quand on sent l'air marin par la fenêtre entrouverte ?

Enfin, à 16 heures, a retenti le signal tant attendu. Enfiler les maillots de bain, se regrouper, se recouvrir mutuellement de crème solaire, écouter les consignes... et enfin, faire le premier pas vers la mer. Enfin !
Située dans la baie de Kotor, la ville de Tivat offre un cadre de vacances magnifique.

Hélas, l'attente n'allait pas pouvoir être satisfaite tout de suite. Chose rare dans cette baie séparée du large par deux larges bandes de terre, des vagues, petites mais nerveuses, venaient frapper le quai bétonné de la plage de l’hôtel, éclaboussant largement les chaises longues installées là. Dans ces conditions, impossible de laisser 40 enfants de 10 à 14 ans se jeter à l'eau. Il fallut donc attendre, encore, que le vent baisse et que l'eau s'apaise. Quarante-trois enfants au bord de l'eau, prêts à bondir. Quarante-trois voitures sur la grille de départ ; quarante-trois fauves affamés sentant le repas arriver...

Heureusement, le vent tomba bien vite, au grand soulagement de l'équipe d'encadrement qui commençait à s'inquiéter : « Qu'allons-nous pouvoir leur faire faire pour qu'ils oublient ce rendez-vous raté ? » On descendit dans l'eau doucement, peu à peu, prudemment. Les éléments continuèrent de se calmer, si bien qu'en un rien de temps tout le monde était dans l'eau, s'éclaboussant, se jetant, poussant de grands cris. Cette attente interminable prenait fin, enfin.
Une mer agitée attendait les enfants pour leur premier bain de mer.

On ne sortit de l'eau que pour aller dîner. Et on ne sortit de table que pour aller dormir, enfin, l'excitation retombée, l'attente satisfaite.

Le lendemain, après une baignade matinale, ce fut le moment d'inaugurer les olympiades, qui courront tout le long du séjour. Chaque début d'après-midi, à l'heure où le soleil frappe trop fort sur les plages, les enfants se retrouveront à l'ombre d'un bosquet, sous la direction de « Professor » Dejan, professeur de gymnastique, assisté de Boban, professeur d'arts plastiques, pour une épreuve sportive en équipe. Ces équipes mêlent des enfants de différents âges et venant d'enclaves différentes, afin que les liens se créent au-delà des affinités naturelles et des groupes déjà constitués. Ce dimanche 4 août, c'est à une course de relais que s'affrontèrent les enfants, chaque équipe rencontrant toutes les autres et les scores étant notés dûment. L'équipe la plus méritante sera spécialement récompensée lors de la dernière soirée du séjour.

Stefan (à droite) est champion de Serbie en course 800m. Il a brillé sur ce relais!

Voilà deux jours déjà que nous sommes ici tous ensembles. La glace est brisée, le groupe est sympathique et soudé. Cela ne fait aucun doute : la semaine va être bonne !

Merci à vous tous qui nous soutenez, merci aux donateurs qui ont rendu ce huitième séjour possible !

Nous postons des photos chaque jour sur nos réseaux sociaux, accessibles même sans compte : n'hésitez pas à y passer régulièrement pour suivre nos aventures presque en direct : https://www.facebook.com/solidarite.kosovo

Les activités sportives font partie intégrante du séjour des enfants à la mer.

L'équipe de "Solidarité Kosovo"

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mercredi 7 août 2019

UN PIEUX ASCÈTE: ST. LONGIN DE SVYATOGORSK (+ 1882) Fête le 14/27 juillet


Le moine mégaloschème Longin (dans le monde Léonce Pavlovitch Griftsov) est né en juin 1798 dans la ville de Riazan. Issu d'une famille sacerdotale, il fut diplômé du Séminaire théologique de Riazan. Dans la maison de ses parents, Léonce reçut une forte éducation spirituelle, et de sa mère, dont il se souvint avec amour jusqu'à sa vieillesse, il avait une image d'ascétisme. Grâce à son influence bénie, alors qu'il était encore au séminaire, Léonce se sentait attiré par le monachisme et rêvait d'entrer dans un monastère.

Après avoir obtenu son diplôme au séminaire, il commença à passer assez rapidement dans les rangs de la fonction publique, se marie, acheta une maison dans la ville de Ryazan et vécut confortablement, mais il n'avait pas d'enfants. Léonce fut rapidement nommé procureur dans la ville d'Ouralsk et il y déménagea avec son épouse. Là-bas, il jouissait d'une haute estime, vivait ouvertement et aimait visiter et recevoir des invités, ce que son épouse, une femme capricieuse et volontaire, appréciait tout particulièrement. Le mauvais caractère de son épouse fut la première raison pour laquelle il retourna aux rêves de sa jeunesse et commença à regretter de ne pas être devenu moine. La discorde avec sa femme, la vanité, les invités et les festins commencèrent à l'ennuyer : Il désirait quelque chose d'inexplicable.

Il aimait lire des livres spirituels, des prières et les services religieux, et il se désintéressa complètement du monde. Son Eminence Irénée de Yaroslavl lui conseilla d'endurer les entraves de sa famille, de ne pas détruire l'union sanctifiée par l'Eglise, et l'encouragea, afin que, s'il persévère, le Seigneur, de manière connue de lui seul, le libère du monde et l'amène à un havre monastique tranquille. Son épouse s'arma d'autant plus contre lui et le harcela en le maltraitant et en le ridiculisant, et Léonce fut rapidement personnellement convaincu de son infidélité. Ayant démissionné, il se rendit à Kiev pour vénérer les saints des Grottes et demanda conseil au staretz spirituellement expérimenté le hiéromoine magaloschème Parthène, qui lui conseilla fortement d'aller à l'ermitage de Svyatogorsk sans aucun doute ou hésitation, et d'y travailler jusqu'au terme de sa vie. "Voilà ta place", lui dit le staretz. "Va là-bas et tu trouveras le salut. La volonté de Dieu pour toi est d'œuvrer dans ce monastère, en le faisant profiter de tes labeurs, pour lesquels la Mère de Dieu elle-même, la souveraine du monastère, te récompensera dans les temps futurs."

Staretz Parthène des grottes de Kiev

En 1854, arrivé dans les Montagnes saintes [1], il déposa tout son argent dans les fonds généraux du monastère, aux pieds de l'archimandrite Arsène, à l'exemple des apôtres. N'étant plus un jeune homme, et habitué à l'honneur et au privilège pour son service en tant qu'ancien procureur et conseiller du tribunal, il s'humilia sincèrement et, aux côtés de simples novices, il  parcourut la voie difficile d'un nouveau moine. Appréciant l'abnégation de l'ancien procureur, l'archimandrite Arsène l'aimait de tout son cœur, le considérant comme quelqu'un de très utile avec ses connaissances juridiques pour le monastère nouvellement établi, et commença à le distinguer en lui accordant sa confiance.

En ce qui concerne ses années et sa belle vie, il l'ornait dans la riassa et la kamilavka [2] On commença à l'appeler Père Léonce au monastère, bien que d'après ses documents officiels, il était encore le conseiller de la cour Léonce Griftsov. Dès son entrée au monastère de Svyatogorsk, il manifesta une orientation ascétique ; il s'habitua peu à peu au jeûne, à la prière, au port d'un cilice sur son corps nu, à la non-possession et à la satisfaction en tout, à l'obéissance totale et à une humilité sans faille. Il travailla sans relâche pour le bien du monastère, n'épargnant ni sa force ni sa santé. Le Père Arsène, connaissant l'inclination ascétique de Léonce, le nomma à la tête de la Skite nouvellement construite du Lieu Saint, malgré le fait qu'il n'était pas encore moine, ni même un novice officiel.

La skite de Saint Arsène de la Laure de Svyatogorsk

Sa vie à la skite fut menée dans des conditions sordides, tous les objets de réconfort étant soigneusement expulsés de sa cellule, avec une simplicité monastique et une pauvreté régnant, même à l'extrême. Il était infatigable dans son podvig [exploit ascétique] de prière : Guidé par les œuvres patristiques, il en tira des leçons sur l'art de la prière, mais, comme il le confessa lui-même, le vase de son âme, autrefois rempli de vanité mondaine et de prédilections pécheresses, ne put accueillir pleinement la myrrhe bénie de la prière dans la mesure où elle est donnée à ceux qui, dès leur jeunesse, ont travaillé dans la pureté et la virginité.

Néanmoins, il œuvrait diligemment dans la prière et sur ses lèvres était toujours le Nom du Seigneur Jésus-Christ, qu'il prononçait dans la prière, même en somnolant. Concentré en lui-même, la tête grise tombant vers le bas, il s'asseyait souvent parmi les invités, contemplant, ou plutôt s'envolant quelque part au loin, les larmes coulant souvent de ses yeux sans raison apparente. Dieu seul sait ce qui se passait alors dans l'âme du staretz - il n'aimait pas en parler - mais son apparence montrait que ses pensées n'étaient pas occupées par des choses mondaines et quotidiennes. Surtout en compagnie de laïcs, le staretz allait au fond de lui-même, ne disant que ce qu'il fallait dire ; ses conversations d'affaires étaient toujours courtes et circonspectes. Mais à ceux en qui il voyait l'Amour de Dieu et l'inclination à la prière et à la piété chrétienne, il se liait chaleureusement et pouvait dire un mot pour le bien de leur âme, leur donnant des conseils sur l'amour fraternel, et il se souvenait longtemps après de ces personnes.

Sa femme mourut en 1870 ; maintenant Léonce pouvait être officiellement accepté comme novice après presque douze ans de vie au monastère, non seulement comme novice, mais aussi comme supérieur de la skite. En 1871, Léonce fut tonsuré dans la mantia [3] par l'archimandrite Germain et reçut le nom de Léonide. En 1873, le Père Léonide fut  ordonné hiérodiacre dans la ville de Kharkov, dans l'église du monastère de la Sainte Protection, et sept mois plus tard, dans l'ermitage de Svyatogorsk. Le staretz commença à servir avec zèle à l'autel du Seigneur, intensifiant ses podvigs de prière, mais, se décomposant en corps, diminuant en force, il se dirigeait visiblement vers le couchant de sa vie.

Portes de la skite de  St. Arsène

Il servit inlassablement la skite de Svyatogorsk, toujours à sa tête  et s'accrocha fermement aux rênes de la direction. Grâce à sa capacité à gérer les affaires, la skite n'accablait pas le monastère, mais lui apportait même un avantage considérable, notamment dans la commémoration des noms dans la chapelle de la skite. Le staretz n'était pas un mercenaire en ce qui le concernait personnellement ; depuis l'époque de sa tonsure de rassophore [4], après avoir perdu sa pension, il vivait dans une pauvreté totale, utilisant tout ce qui était disponible dans le monastère, c'est-à-dire des vêtements et chaussures humbles, la nourriture de la skite et un peu du thé et de sucre. Le staretz aimait particulièrement la pauvreté en ce qui concernait les vêtements, les portant pendant longtemps, ne voulant pas les exhiber comme une parure. Un cilice grossier et pointu lui servait souvent de sous-vêtement, porté sur son corps nu. Le staretz disait que ce cilice lui était très utile, le guérissant des rhumatismes, aidant sa circulation sanguine et servant de protection contre le vent qui le perçait. En ce qui concerne le bénéfice spirituel du cilice, le staretz resta humblement silencieux, bien qu'il aurait pu en dire beaucoup à cet égard.

Au début de 1881, l'aîné Léonide pouvait à peine marcher. Il était incapable de marcher à travers les collines et les bois, de la skite au monastère au premier appel de l'higoumène, il ne pouvait même plus se tenir debout à l'église, il ne pouvait plus rien voir d'un œil et il pouvait à peine tenir un stylo : Ses activités antérieures cessèrent involontairement. En 1882, le Père Léonide reçut le schéma sacré,[5] sous le nom de Longin. Il n'avait déjà aucune force pour travailler comme moine mégaloschème, dans des podvigs corporels, mais il ne cessa pas d'aller aux services religieux jusqu'à la fin de ses jours. Le don des larmes se manifesté en lui surtout abondamment avant son repos en Christ.

L'église et les cellules de l'église de la skite de Saint Arsène

Les 14 et 27 juillet 1882, le Père Longin remit tranquillement et paisiblement son esprit entre les mains de Dieu, ayant communié aux Saints Mystères du Christ peu de temps avant son exode.

Le 15 juillet, son corps fut livré à la terre derrière les murs de la Haute Place[6] dans l'église de la skite. Le monastère reconnaissant de Svyatogorsk et son digne higoumèmne honorèrent la tombe de l'aîné avec un beau monument en fonte. Le monastère de Svyatogorsk perdit beaucoup en la personne du staretz défunt, lui est très redevable et gardera à jamais sa mémoire avec louange, à la fois comme un vaillant ascète de la piété et comme un fervent zélateur de ses bienfaits spirituels et physiques.

"C'était un moine avec un esprit exceptionnel et une éducation supérieure", se souvient Ekaterina Jilinskaya. Dans le monde, il occupait un poste important dans le département judiciaire, mais, ayant connu toute la vanité des biens et des honneurs du monde, il vint à l'ermitage de Svyatogorsk pour y chercher " la seule chose nécessaire " dans des podvigs monastiques ardus.

Après avoir examiné la vie, les travaux, les podvigs, les miracles et la vénération du peuple pour les ascètes de la piété qui ont œuvré dans les saintes montagnes de Donetsk, le 8 mai 2008, le Saint Synode de l'Eglise Orthodoxe Ukrainienne [canonique] prit la décision historique "de bénir le Vénérable hiéromoine mégaloschème Longin (Griftsov), entre autres, pour sa glorification et sa vénération comme saint local".

Le 12 juillet 2008, l'Église orthodoxe ukrainienne inclut le hiéromoine mégaloschème Longin parmi les vénérés pères de la Synaxe des saints de Svyatogorsk. La Synaxe des Saints de Svyatogorsk est commémorée les 11/24 septembre.

Au tout début du mois de septembre 2008, après la glorification de l'Église, l'higoumène de la Laure de Svyatogorsk, l'évêque Arsène (Yakovenko), avec les frères, a inventé les saintes reliques de saint Longin, qui s'étaient cachées dans la skite, derrière l'autel de l'église de saint Arsène le Grand.

Actuellement, les reliques de Saint Longin de Svyatogorsk sont disponibles pour la vénération générale dans la cathédrale de la Laure de Svyatogorsk.

La mémoire de saint Longin de Svyatogorsk est commémorée les 14/27 juillet.

Chers frères et soeurs, nous vous demandons de vous rappeler dans vos saintes prières le repos de Paul, père de saint Longin.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après


NOTES:

1] Les collines de craie sur la rive droite de la rivière du Nord de Donets dans la province de Donetsk du nord 

2] Une robe monastique et un chapeau-

3] Une cape monastique s'étendant jusqu'au sol, portée uniquement par les moines stavrophores qui ont prononcé leurs vœux.

4] Le pas au-dessus du novice mais en dessous du stavrophore. A ce stade, un moine s'appelle "Père", mais il n'a pas encore prononcé ses vœux complets.

5] Le Mégaloschème [Grand Schème, ou Grand Habit] est le rang le plus élevé du monachisme.

6] La zone derrière la table d'autel.

Sur Orthodoxie.com: Philarète appelle ses fidèles à protester contre Épiphane.




Le chef du « patriarcat de Kiev » estime que la liquidation de son Église entraînera la destruction de l'État ukrainien, tandis qu'Épiphane Doumenko est à l'origine de toute anarchie.

Le 4 août dernier, dans la cathédrale du « Patriarcat de Kiev », Philarète Denisenko a appelé ses paroissiens à manifester contre le chef de l’Église orthodoxe en Ukraine Épiphane Dumenko.

« Je lance un appel à vous tous », s’est adressé Philarète à ses fidèles. « Je vous ai servi pendant 53 ans dans la cathédrale, n’ayant manqué pas une seule liturgie ni un seul office. Par conséquent, je vous demande de protéger en premier lieu le Patriarcat de Kiev et moi-même en tant que patriarche ».

Il a appelé à des manifestations contre Épiphane Dumenko: « Adressez-vous aux autorités, organisez des manifestations. Il faut protester contre Épiphane parce que tout ce que se fait est sous son contrôle. »

Dans le même temps, le primat du « Patriarcat de Kiev » considère que « nous devons faire appel au président, au gouvernement et aux députés afin qu’ils protègent nos droits constitutionnels. Nous avons la liberté de conscience et la liberté de religion, mais ils (les responsables de l’ancien président Petro Poroshenko – NdT) ne nous laissent pas prier et nous expulsent . Où est la liberté en Ukraine ? Où est la Constitution, où sont les lois ? Les lois sont violées et il est donc nécessaire de les protéger et de protéger notre Église indépendante du Patriarcat de Kiev ».

Philarète est persuadé que la « destruction du Patriarcat de Kiev » entraînera inévitablement la destruction de l’Ukraine. Il a souligné que cela ne devrait pas être permis, car « notre État ukrainien, notre culture, notre langue et notre peuple nous sont des plus précieux ». 

Il a aussi déclaré que « le tomos n’a eu pour résultat que la destruction du Patriarcat de Kiev ». Philarète a également rappelé aux personnes présentes qu’aucune des Églises locales n’avait reconnu ni le tomos ni l’Église orthodoxe en Ukraine.

Selon lui, « le tomos a rendu notre Église dépendante des Grecs. Nous étions une Église indépendante, libre et non reconnue. Et maintenant, nous sommes à la fois dépendants et toujours non reconnus ».


Source

La farce continue, quand le "patriarche" Bartholomée va-t-il retrouver la raison? CLG
*

Librairie du Monastère de la Transfiguration


Nous avons le plaisir de vous informer que nous venons de mettre en ligne trois nouveaux livres

Saint Jean le Précurseur
 
 
 
 
Proclamez la bonne nouvelle, ensemencez les coeurs ! De la transmission de la foi.
 
 
 
 
 
Pourquoi es-tu triste Ô mon âme, et pourquoi me troubles-tu ? De la jalousie
 
 
 
 
 
Ouvrages parus récemment
Lettres missionnaires
Saint Nicolas Vélimirovitch
Trousse de prière
L'ancien de Patmos.
Saint Amphiloque Makris
Saint Séraphim de Sarov
le flamboyant
L'Homme.
Eléments d'anthropolgie chrétienne
L'homme caché du coeur
 

Monastère de la Transfiguration.
24120 Terrasson- Lavilledieu

mardi 6 août 2019

Saint Père Païssios: L'ÉVOLUTION EST UNE THÉORIE ; JÉSUS-CHRIST EST DIEU


Dès l'âge de onze ans [dit le staretz Païssios], je lisais la vie des saints, je jeûnais et je veillais. Mon frère aîné prenait les livres et les cachait, mais cela ne m'arrêtait pas. J'allais dans la forêt et je continuais à lire.

Plus tard, quand j'eus quinze ans, un ami de mon frère, Costas, m'a dit à mon frère : "Je vais lui faire abandonner volontiers toutes ces absurdités. Il est venu m'expliquer la théorie de l'évolution de Darwin. Cela m'a secoué et j'ai dit : "Je vais aller prier, et si le Christ est Dieu, Il m'apparaîtra pour que je croie. Je verrai une ombre, j'entendrai une voix, il me montrera un signe." C'est tout ce que j'ai pu trouver à l'époque.

J'allai donc prier et faire des prosternations pendant des heures, mais rien ne se passa. J'ai fini par m'arrêter dans un état d'épuisement. Puis quelque chose que Costas avait dit m'est venu à l'esprit : "J'accepte que le Christ soit un homme important, m'avait-il dit, juste et vertueux, détesté par envie pour sa vertu et condamné par ses compatriotes". Je me suis dit : "Puisque le Christ était ainsi, même s'il n'était qu'un homme, il mérite mon amour, mon obéissance et mon abnégation. Je ne veux pas du paradis, je ne veux rien. Cela vaut la peine de faire tous les sacrifices pour Sa sainteté et Sa bonté."

Dieu attendait de voir comment j'allais faire face à cette tentation. Après cela, le Christ Lui-même m'est apparu sous une grande lumière. Il était visible à partir de la taille. Il me regarda avec un amour immense et dit : "Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra" (Jean 11:25). Il tenait l'Evangile dans sa main gauche, ouvert à la page où les mêmes mots étaient écrits.

Avec cet événement, les incertitudes qui avaient troublé mon âme ont été surmontées, et dans la Grâce divine, j'ai connu le Christ comme vrai Dieu et Sauveur du monde. J'étais convaincu de la vérité de l'homme-Dieu, non par les hommes ou les livres, mais par le Seigneur Lui-même, qui s'est révélé à moi dès ce jeune âge. Fermement établi dans la foi, je me suis dit : "Reviens maintenant, Costas, si tu veux, et nous pourrons parler."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Matfey Shaheen: UN "PRÊTRE" UKRAINIEN SCHISMATIQUE, LES UNIATES, CONSIDÉRENT LES COMBATTANTS SS NAZIS DE GALICIA COMME DES SAINTS!



Une fresque de l'église schismatique d’Ukraine, reconnue par Constantinople, représente des membres nazis SS en uniforme de la Seconde Guerre mondiale.

*

Dans un discours dégoûtant, mais tragiquement peu surprenant, il est récemment apparu qu'un autre "prêtre" de « l'église orthodoxe d'Ukraine » schismatique glorifie littéralement les Nazis.

Le 28 juillet 2019, Vassily Sagan, "prêtre" de de « l'église orthodoxe d'Ukraine » schismatique, qui n'est reconnu que par le patriarcat œcuménique, a récemment déclaré qu'il est certain que de nombreux membres de la division nazie SS Galicia, qui a combattu avec Adolf Hitler pendant la seconde guerre mondiale, sont parmi les saints.

Le "clerc" l'a déclaré lors de funérailles dans le village de Chervone, dans le district de Zolochiv, dans la province de Lviv. Les funérailles étaient en fait un service funèbre pour 29 membres actuels de la division SS, qui ont combattu pendant la Seconde Guerre mondiale et dont les restes ont été redécouverts. Le prêtre de « l'église orthodoxe d'Ukraine » schismatique a servi avec des membres de l'Église gréco-catholique ukrainienne [c’est-à-dire uniates ndt], alors que les combattants SS ont reçu tous les honneurs militaires. Plus précisément, Sagan a dit pendant l'office :

"Je pense qu'il y aura un temps, non seulement pour la reconnaissance de la Division SS Galicia, mais un temps où beaucoup de ces héros de « l'église » seront reconnus à leur manière, en temps voulu. Et pas simplement comme des héros, mais comme des saints, ce que beaucoup d'entre eux sont en fait... Gloire aux héros !"

Aux funérailles, il y avait une garde d'honneur vêtue non seulement de l'uniforme militaire ukrainien moderne, mais aussi del'uniforme de style fasciste de la Division SS galicienne de l'époque de laseconde guerre mondiale. Le drapeau rouge et noir de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne est également visible.


Cette vidéo de l'office montre aussi ce que l'on ne peut décrire que comme une fresque blasphématoire déguisée en icône, montrée plus haut, sur laquelle le "prêtre" attire l'attention des gens.

La soi-disant "icône" représente des soldats en uniforme de style allemand de la Seconde Guerre mondiale, l'un d'eux tenant ce qui semble être une mitrailleuse MP-40. Les mots "Dieu et l'Ukraine" peuvent être vus sur « l'icône. » Il s'agit probablement de l'expression schismatique "Dieu est avec nous et l'Ukraine[est avec nous]" qui a été décrite comme le thème d'une autre image blasphématoire et similaire dont nous avons beaucoup parlé dans l'article "Le faux patriarche Philarète bénit une peinture murale nationaliste avec un symbole nationaliste".

Je fais bien sûr référence à l'époque où le fauxpatriarche Philarète a béni une fresque massive représentant le Saint-Esprit comme les armoiries ukrainiennes, l'aéroport de Donetsk brûlant avec des gens pris dans le feu, les symboles nazis et saint Georges en train de tuer un aigle à deux têtes.

Ces images réminiscentes montrent le même style d'ethno-phylétisme, en particulier le néonazisme qui caractérise de nombreux schismatiques et ultra-nationalistes ukrainiens.

Prenons l'exemple du "prêtre" schismatique Alexander Dedyoukhin, connu pour avoir publié les discours d'Adolf Hitler sur sa page Facebook ; ironiquement, le "prêtre" nationaliste ukrainien semble publier en langue russe. Dedyoukhin est connu pour ses opinions extrémistes et anti-chrétiennes, en particulier :

Nier le miracle du Saint Feu.
Dire que le coup de Maïdan qui a renversé le gouvernement ukrainien était un acte du Saint-Esprit, comparant les cocktails Molotov utilisés au feu de l'Esprit Saint.
La réponse aux prières du Patriarcat de Kiev a été une attaque terroriste en Russie qui a fait au moins 15 morts.
La drogue et la prostitution devraient être légalisées.
Et qui pourrait oublier l'enseignement du "Père" Dedyoukhin sur le pardon qui est peu orthodoxe dans tous les sens du terme, et encore moins un euphémisme. Selon ce clerc schismatique, le meilleur moyen de pardonner à un ennemi est de simplement le tuer.
C'est le genre de personnes qui représentent les schismatiques, et ce prêtre en particulier a été honteusement récompensé par le Patriarche Bartholomée  !

Accordons à Sa Sainteté le bénéfice du doute et disons qu'il ignorait les obscures divagations néo-nazies de cet individu dérangé. Même si c'est le cas, cela ne fait que souligner à quel point le Phanar comprend mal les extrémistes et les nazis avec lesquels il est maintenant en communion.

Cependant, le prêtre schismatique qui dirigea les funérailles nazies à Chervone n'était pas simplement une figure obscure de « l'église orthodoxe d'Ukraine » schismatique.
Vasily Sagan est en fait le doyen du district de Zolotchiv de la province de Lviv, donc lui-même, et par extension logique ses vues, ont du poids dans « l'église orthodoxe d'Ukraine » schismatique.
Le district de Zolotchiv est l'un des points chauds où l'Eglise orthodoxe a subi les souffrances décrites dans cet article détaillé et révélateur de l'archiprêtre ukrainien et du Professeur Rostislav Yarema.
En ce qui concerne les schismatiques, il convient de noter que cette tendance au soutien nazi remonte à la seconde guerre mondiale. Le 24 janvier 1942, le Reichskommissariat d'Ukraine enregistre une nouvelle génération d'ukrainiens « orthodoxes »  schismatiques qui collaborent avec les occupants nazis.
Leur chef, "l’archevêque" Polycarpe, "a consacré à l'épiscopat" Mstyslav (Skrypnyk), parent de Simon Petliura, et l'un des schismatiques ukrainiens les plus prolifiques comme ancien "patriarche de Kiev".

L'article de Mstyslav de 1942 dans Volyn'.

Voici un exemple d'un article écrit par Mstyslav, publié dans le journal Volyn', le 7 mai 1942, glorifiant ouvertement Hitler et le nazisme. Je l'inclus dans l'original ukrainien, ainsi que ma traduction en anglais :

Et aujourd'hui, libérés des terribles chaînes de vingt-trois ans d'esclavage moscovite, juif et asiatique par le sang et le travail des soldats allemands, la tête haute, nous Ukrainiens, nous retournons fièrement vers une nouvelle Europe, vers cette Europe même qui est née dans la vision de génie du grand Européen Adolf Hitler. C'est cette Europe en laquelle nous croyons, cette Europe que nous prêchons dans notre sermon ; nous avons rêvé d'une telle Europe pendant vingt-trois ans. Pour cette Europe, nous avons versé une mer de sang ukrainien précieux.

І сьогодні повстала повстала звільнені кров німецького страшних гордо Європи Європи Європи Європи Європи Європи Європи Європи Європи Європи зі кайдан 23-річної московсько-єврейської азіятської неволі, ми, геніяльній, українці, з, чолом, Великого, Європи Європи піднятим піднятим піднятим Великого і до до Європи Європи, до трудом Європи, що в візії візії Великого Великого Європейця - ю тієї. В таку Європу Європу ми віримо про, таку Європу ми таку проповідуємо проповідуємо, пролито ми Європу протязі таку мріяли на української таку 23 років, за таку таку Європу пролито море море найціннішої, української крові.

Il faut aussi noter que dans le contexte de ces funérailles nazies, les schismatiques de l'OCU ont servi avec le clergé Uniate. Servir et prier avec les uniates gréco-catholiques est une tendance pour laquelle les schismatiques étaient connus avant et après la reconnaissance de Constantinople, et c’est une question jamais abordée par les Phanariotes, eux-mêmes connus pour leur œcuménisme.

Il est difficile de justifier l'amour authentique pour l'Ukraine par le pro-uniates, vu les atrocités violentes commises par les uniates contre le peuple orthodoxe dans les terres ukrainiennes.

Le clergé uniate lui-même a également servi des services commémoratifs pour les nazis, avec des gardes d'honneur en uniformes nazis.


Il y a eu aussi un incident où un prêtre de haut rang de l'uniatisme, glorifiant les collaborateurs nazis de la Seconde Guerre mondiale, a littéralement appelé à la terreur et à l'assassinat. Il a également insisté sur la nécessité d'arrêter tous "les Chinois, les Noirs, les Juifs ou les Moskalis (terme désobligeant pour les Russes) qui, selon lui, complotent tous pour voler des terres ukrainiennes". Ce qui est triste, c'est que le discours prononcé aux funérailles de Chervone était en fait un exemple relativement léger de néonazisme, ce qui semble ridicule même à mentionner, mais c'est le monde dans lequel nous vivons maintenant.


Sagan termina son discours lors des funérailles avec la traditionnelle salutation galicienne et carpatho-russe "Gloire à Jésus-Christ", mais on pouvait à peine entendre si quelqu'un connaissait la bonne réponse, qui est "Gloire pour toujours", comme un salut par coups de feu suivi immédiatement après, avec l'hymne national ukrainien chanté à haute voix.

Cela m'a rappelé une autre situation très semblable qui a vraiment exposé les uniates et les schismatiques. Il s'agissait d'un incident impliquant une vidéo du tristement célèbre aumônier uniate Nikolai Medinsky.

Je ne parle même pas de l'époque où il a agressé desgrands-mères orthodoxes alors qu'il s'emparait d'une église à Kolomyya, alors que lui et ses collègues prêtres catholiques grecs [uniates] déclaraient : "Nous ne vous jetterons pas de miettes, porcs de Moscou. Vous êtes de la biomasse sans droits. Nous ne prendrons pas seulement cette église de vous, nous prendrons tout. Nous vous expulserons de nos terres et de la Laure des Grottes de Kiev !"



Nikolai Medinsky montre à quel point il est un homme fort en bousculant les femmes âgées et en volant leurs églises.



Un microcosme de l'ethnophylétisme peut être vu ici. Vers la fin, le prêtre dit le salut traditionnel "Slava Isusu Khristu" ("Gloire à Jésus-Christ") mais a reçu une réponse anémique de quelques uns seulement qui savaient répondre correctement "Slava na viki" ("Gloire à jamais").

Mais dès qu'il a essayé des slogans nationalistes et nazis, comme "Slava Ukraini-Heroyam slava" ("Gloire à Ukraine-Gloire aux héros"), il a eu une réponse très forte et fière. Il termina trois fois avec le slogan "Slava Natsii-Smert Voroham" ("Gloire à la nation - Mort aux ennemis") et le peuple se mit à chanter comme s'il était possédé, "Mort aux ennemis", au son des tirs. (D'ailleurs, l'année dernière à la procession de la croix de Philarète, "Mort aux ennemis" était un chant populaire, comme en témoigne cette vidéo).




Le phénomène que nous avons vu avec le groupe de Medinsky est le même qu'ici à Chervone. Le "prêtre" a appelé la traditionnelle salutation nationale "Gloire à Jésus-Christ", à laquelle tout Galicien, Volhynien, Carpatho-Russe ou Ukrainien de sang véritable devrait savoir répondre immédiatement "Gloire à jamais", et tout comme avec la vidéo ci-dessus, a à peine eu une réponse. Cependant, un plus grand nombre de personnes semblaient n'avoir aucun problème à se rappeler les paroles de l'hymne national.

Il me semblait aussi que le "prêtre" mettait tellement l'accent sur les mots "Gloire aux Héros", mais qu'il disait ensuite "Gloire à Jésus Christ" beaucoup plus rapidement, comme si c'était une pensée après coup. Vous pouvez regarder la vidéo vous-même et voir ce que vous en pensez.



Sagan et Medinsky se trompent cependant, car les Ukrainiens n'ont pas besoin de glorifier les membres de la division SS galicienne plus qu'ils ne le devraient les autorités impies. Ils devraient au contraire glorifier tous les saints de Galice, de Volhynie, de Zaporozhye et de Rus des Carpates'.

En conclusion, c'est à ma grande tristesse que cette forme de néonazisme et d'ethnophylétisme, qui n'est qu'autodestructrice, a pris racine dans les montagnes rocheuses des terres galiciennes sauvées par Dieu. Il est également clair, en regardant l'histoire, que la source de ce schisme et de cet extrémisme ne vient pas naturellement de ces terres, mais d'une idéologie étrangère, apportée à l'origine par les Jésuites et les uniates.

Ce nationalisme radical a été soigneusement encouragé à la fois par des occupants comme l'Autriche-Hongrie, qui cherchaient à diviser et à conquérir les Slaves, et par le régime bolchévique impie sous Staline et Khrouchtchev, qui tentait de détruire la "Sainte Rus" et de diviser son peuple.

Mais comme nous le rappelle saint Laurent de Tchernigov :

"Il est impossible de diviser la Russie, l'Ukraine et la Biélorussie, car ces trois pays sont ensemble la Sainte Rus'. Sachez-le, souvenez-vous en , et n'oubliez pas !"

Par ses prières, et celles de tous les saints galiciens, volhyniens et carpatho-russes, que le Seigneur Tout-Puissant fasse que les peuples de ces terres se souviennent de leurs traditions orthodoxes et restent fidèles à leur Église, et qu'Il les rende inattaquables contre ceux qui veulent provoquer des conflits.

Version française Claude Lopez-Ginisty
D’après


lundi 5 août 2019

Qui a tué Jésus?


Qui a tué Jésus ? Beaucoup diraient "les Juifs" - cependant, si nous regardons attentivement les Evangiles, nous verrons que la réponse n'est pas correcte et qu'en outre, de telles formes de jugement des gens basées sur leur appartenance ethnique ou culturelle à un certain groupe, ont des conséquences désastreuses, comme nous l'avons vu dans l'histoire.

Les véritables assassins de Jésus étaient les pharisiens et les scribes, c'est-à-dire les chefs spirituels et scientifiques qui se sont plus ou moins autodéifiés à partir de leur image sur leurs capacités et leurs connaissances.

Peut-être que maintenant beaucoup diront "oui, les chefs spirituels et scientifiques" ont tué Jésus - mais comme c'est encore une autre forme de racisme culturel, en plus du fait que certains d'entre eux étaient sympathiques à Jésus et aux chrétiens (Joseph d'Arimathie, Nicodème et Gamaliel par exemple). C'est donc la passion de la jalousie contre Jésus qui L'a tué, la jalousie contre quelqu'un qui dans la société est beaucoup plus bas que vous - disons un charpentier de 33 ans - mais qui prouve par son comportement qu'il est absolument beaucoup plus haut que vous.

Par conséquent, ne tuons pas Jésus en nous et à l'intérieur des autres avec notre jalousie, notre caractère impitoyable si nous voyons quelqu'un de bien meilleur que nous, mais soyons plutôt ouverts, coopératifs et avec un esprit humble pour Le suivre. Ce n'est qu'ainsi que nous conserverons notre liberté. Sinon, nous sommes condamnés dans le cadre minuscule de notre égoïsme.

Nous ne devons jamais oublier qu'il y a du sang sur nos mains, le sang d'un roi.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
THE ASCETIC EXPERIENCE

Sur le blog de Laurence: Les oiseaux



Sur cette photo de 1892, trouvée sur un fil de nouvelles, ces enfants russes écoutent les oiseaux. Regardez leurs expressions, leurs attitudes, leur attention paisible, presque leur ferveur, et vous comprendrez à quel point nous avons dégringolé, avec le fameux "Progrès". Ces enfants-là n'avaient pas, dès le ventre de leur mère, les oreilles et la tête farcies de musique synthétique aussi immonde qu'obsédante, ils n'entendaient ni la perceuse ni les motos, ni la débroussailleuse, ni la radio à tue-tête. Ils écoutaient les oiseaux.
Un ami violoniste et folkloriste de talent me racontait que sa mère d'origine paysanne, quand il était petit, dans les années 50, l'emmenait dans la forêt et le posait près d'un ruisseau, pour lui faire écouter l'eau, le vent, les oiseaux...
Maintenant, je suis obligée de choisir le moment pour pouvoir me livrer à cette occupation vitale, entre la tondeuse et la radio des voisins, les gosses circulent à vélo avec la radio, ils ne savent plus exister sans ce tintamarre, qui fracasse l'âme et l'esprit, et les ferme à le beauté du monde. Ils n'écoutent pas les oiseaux. Et ils n'ont plus du tout ce genre d'expressions, ils ont quelque chose d'obtus, de nerveux, ils sont façonnés par tout ce tohu-bohu survolté, dans lequel ils grandissent, par cette cacophonie, et par la laideur que produisent autour d'eux des gens qui jamais ne s’assoient pour écouter les oiseaux et le vent, et la chanson qui pourrait monter en eux et venir éclore sur leurs lèvres.
En quelque cent ans, les humains sont sortis, volontairement ou forcés, du cercle enchanté de la vie pour se faire la proie d'une grande machine grinçante qui dévore tout sur son passage. Tout ce que nous faisons est hideux, mortifère, nous nous sommes détournés de Dieu pour adorer le veau d'or et Moloch, auquel nous sacrifions les enfants, au propre et au figuré, les transformant en chair à canon, chair à débauche. Malheur aux sinistres bergers qui nous ont menés là où nous en sommes, la carotte dans une main et le bâton dans l'autre. Bouchers illusionnistes. Bonimenteurs du diable.
Combien de ces petits enfants ont été emportés plus tard dans la tourmente révolutionnaire?
Fervents petits enfants de la sainte Russie au coeur aussi ouvert que les oreilles.