"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 12 mai 2013

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


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Saint apôtre Thomas
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29 avril / 12 mai 
 Dimanche de l’apôtre Thomas « Antipâques » 
 Les neuf Martyrs de Cyzique : saints Théognide, Rufus, Théostique, Antipater Artème, Magnus, Théodote, Thaumase et Philémon (286-299) ; saint Memmon thaumaturge ; saints martyrs Diodore et Rodopien, diacre (284-305) ; saint Basile évêque d'Ostrog au Monténégro (XVI°) ; saint Nectaire d’Optino (XX°). 
 Lectures : Actes V, 12 - 20 / Jn. XX, 19-31

AU SUJET DU DIMANCHE DE THOMAS 
 Nous commémorons ce dimanche l’apparition du Seigneur aux apôtres, après Sa Résurrection, et le toucher de Ses plaies par l’apôtre Thomas. L’apparition du Seigneur ressuscité à l’apôtre Thomas et aux onze autres disciples est fixée le premier jour suivant la semaine pascale, parce que les circonstances de cette apparition constituent une preuve incontestable de la Résurrection du tombeau, « comme de la chambre nuptiale, avec Sa chair immaculée ». Le huitième jour après Pâques, comme achèvement des solennités de la Semaine Lumineuse, constituait depuis les temps anciens une solennité particulière. Le dimanche de Thomas est également appelé « antipâques », ce qui signifie « au lieu de Pâques », parce que l’Église a transféré à ce dimanche une partie de l’antique office pascal, qui fut remplacé par celui de St Jean Damascène que nous célébrons de nos jours. Depuis ce jour commence le cycle des dimanches et des semaines de toute l’année. Selon l’usage de l’Église Russe, on commémore les défunts le mardi suivant le dimanche de Thomas. La raison en est que le typicon autorise de nouveau, la commémoraison des défunts à partir du lundi de Thomas. C’est ainsi que les croyants se rendent sur la tombe de leurs proches pour annoncer la joyeuse nouvelle de la Résurrection du Christ. De là vient l’appellation de ce jour « radonitsa » en russe (radost’ = la joie). La commémoraison des défunts après Pâques remonte aux temps les plus anciens. St Ambroise de Milan, dans l’une de ses homélies dit : « Il est digne et juste, après les solennités pascales que nous avons célébrées, de partager notre joie avec les saints martyrs, et de leur annoncer la joie de la Résurrection du Christ, à eux en tant que participants aux souffrances du Seigneur ». Ces paroles de St Ambroise, bien que se rapportant aux martyrs, peuvent confirmer notre usage de commémorer les défunts après Pâques, eu égard au fait que, dans les temps anciens, on enterrait les défunts parmi les martyrs. 

Tropaire de Pâques, ton 5

Хpистócъ вocкpéce изъ ме́ртвыхъ, cме́ртію cме́рть попра́въ и су́щымъ во гробѣ́xъ живо́тъ дарова́въ.
Le Christ est ressuscité des morts, par Sa mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie.

 Tropaire du dimanche de Thomas, ton 7

Запеча́тану гбу, живо́тъ отъ гбa возсія́лъ ecи́ Xpисте́ Бо́же, и двépeмъ заключе́ннымъ, учени-ко́мъ предста́лъ ecи́, вcѣ́xъ вocкpecéнie : ду́хъ пра́вый тѣ́ми обновля́я на́мъ, по вели́цѣй Твое́й ми́лости.

Le sépulcre étant scellé, Toi qui es la Vie, ô Christ Dieu, Tu t’es levé du tombeau, et les portes étant fermées, Toi, la Résurrection de tous, Tu t’es présenté devant Tes disciples, par eux renouvelant en nous un esprit droit, dans Ta grande miséricorde.


Kondakion, ton 8
Любопы́тною десни́цею, жизнопода́тельная Tвоя́ péбра Фомá испыта́, Xpисте́ Бо́же : coзаключе́ннымъ бо двépeмъ я́ко вше́лъ ecи́, съ про́чими апо́столы вопiя́ше Тебѣ́ : Го́сподь еси́ и Бо́гъ мо́й.
Voulant s’assurer de Ta Résurrection, Thomas scruta de sa droite curieuse Ton côté vivifiant, ô Christ Dieu ; aussi, lorsque Tu entras, les portes étant fermées, il Te clama avec les autres apôtres : Tu es mon Seigneur et mon Dieu.


Au lieu de « il est digne en vérité » ton 1:
А́нгелъ вопiя́ше Благода́тнѣй: Чи́стая Дѣ́во, ра́дуйся, и па́ки реку́: Ра́дуйся! Тво́й Сы́нъ воскре́се тридне́венъ отъ гро́ба и ме́ртвыя воздви́гнувый: лю́дiе веселит́еся. Свѣти́ся, свѣти́ся Но́вый Iерусали́ме, сла́ва бо Госпо́дня на Тебѣ́ возсiя́. Лику́й ны́нѣ и весели́ся, Сiо́не. Ты́ же, Чи́стая, красу́йся, Богоро́дице, о воста́нiи Рождества́ Твоего́.

L’Ange dit à la Pleine de grâce : Vierge pure, réjouis-toi, et je te dis à nouveau : réjouis-toi ! Car ton Fils est ressuscité du tombeau le troisième jour et a relevé les morts, peuples réjouissez-vous. Resplendis, resplendis, Nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur a brillé sur toi. Danse et crie de joie, Sion, et toi, Pure Mère de Dieu, réjouis-toi de la Résurrection de Ton Fils.



VIE DE SAINT BASILE D’OSTROG[1]

Notre saint Père Basile naquit, en 1610, de parents pauvres mais fort pieux, dans le village de Merkonitch en Herzégovine. La première école de piété fut pour lui la maison paternelle, où l’on se souciait plus des choses de Dieu que de

ce qui est terrestre et éphémère, et la seconde école où son âme put satisfaire ses aspirations spirituelles, fut la fréquentation régulière des offices liturgiques, prolongée par la prière personnelle dans la solitude. Après être entré dans l’église en se prosternant profondément à terre et en avoir pieusement baisé le sol, il suivait la Divine Liturgie, immobile et avec crainte, comme s’il se trouvait devant le trône de Dieu. Bien qu’il fût très pauvre, il partageait toujours son pain avec les autres enfants qui allaient avec lui paître les troupeaux. Pour échapper à l’influence perverse de voisins qui avaient apostasié la foi chrétienne pour se convertir à l’Islam, ses parents l’envoyèrent compléter son instruction au monastère de Zavala, dont son oncle était le supérieur. En lisant avec avidité les écrits des saints Pères son cœur s’enflamma pour la vie ascétique et il décida de devenir moine. Il fut tonsuré au monastère de Tverdoch et, quelque temps après, il fut ordonné diacre puis prêtre. Par la suite, il fut appelé au service du métropolite Mardaire à Tsétinié. En ces temps où les Serbes étaient opprimés sous le joug turc, la foi orthodoxe était par ailleurs mise en danger par la propagande des jésuites qui cherchaient à les convertir au catholicisme. Saint Basile attira l’attention du métropolite sur cette propagande sournoise et sur la nécessité de prendre la défense de l’Orthodoxie, mais celui-ci se montra indifférent et l’accusa faussement devant le peuple. Ces calomnies ne reçurent pas d’échos, car les chrétiens avaient pleine confiance en saint Basile, dont le mode de vie portait un éclatant témoignage de la Vérité. De retour à Tverdoch, le saint parcourut les villages, célébrant les offices et exhortant le peuple à garder la foi comme le plus précieux de ses biens. Cette œuvre apostolique souleva contre Basile la haine de ceux qui avaient adopté la religion musulmane et qui cherchaient à le tuer. Pour échapper à ce danger le saint dut s’enfuir en Russie. Il en revint quelque temps après, avec de nombreux livres et ornements liturgiques. Mais il découvrit que la haine des musulmans et des uniates à son égard ne s’était nullement apaisée, et il dut s’éloigner de nouveau pour faire un pèlerinage au Mont Athos. À son retour, il passa par Petch, où le patriarche serbe Païssi le consacra évêque et le nomma métropolite de Trébinié dans le Monténégro (1638). Le métropolite d’Herzégovine ayant été assassiné peu après par les Turcs, saint Basile fut désigné pour le remplacer. À cette époque, en effet, l’oppression turque redoublait de vigueur contre le peuple serbe, les églises, les monastères et les maisons étaient pillés, et tout le pays était dévasté sans pitié. C’est pourquoi le saint évêque fut contraint une nouvelle fois à prendre la fuite. Il se réfugia au monastère d’Ostrog et s’installa dans la grotte précédemment occupée par le saint higoumène Isaïe. De cette retraite, il dirigea pendant quinze ans son diocèse, en se guidant par la prière et les longues intercessions nocturnes devant Dieu. Il sortait parfois du monastère pour rendre visite au peuple affligé, compatir à ses malheurs et le fortifier dans l’espérance. Nombreux furent ceux qui bénéficièrent alors des pouvoirs miraculeux de sa prière et qui le vénéraient déjà comme un saint. Pendant les grandes vagues de persécution, le peuple venait en foule à Ostrog pour recevoir du saint évêque réconfort spirituel et corporel. Saint Basile dut affronter de surcroît la malice de certains orthodoxes, comme le prince Raïtch

et ses fils qui, inspirés par le démon, causaient beaucoup de tort au monastère et cherchaient à en chasser l’homme de Dieu. Basile prit patience et prédit au prince que tous ses fils trépasseraient en raison des méfaits commis envers le monastère. Lorsque cette prophétie s’accomplit, le prince se repentit profondément, et Dieu lui accorda une nouvelle descendance. Infatigable dans son ascèse et sa prière, par lesquelles il soutenait son peuple, saint Basile s’endormit paisiblement dans le Seigneur, le 29 avril 1671. Au moment où il expira, une lumière ineffable remplit sa cellule, et par la suite une vigne poussa sur le rocher près duquel il était mort, bien que cet endroit fût dépourvu de terre. De nombreux miracles commencèrent aussitôt à se produire sur sa tombe, et ils n’ont pas cessé jusqu’à ce jour. Sept ans après son trépas, saint Basile apparut dans son sommeil à l’higoumène du monastère de Saint-Luc à Joupa, vêtu de ses vêtements épiscopaux, tenant un encensoir à la main, et il lui intima l’ordre d’aller ouvrir sa tombe. Pendant que le saint encensait des morceaux de charbons tombèrent sur l’higoumène ; celui-ci se réveilla plein d’effroi et partit aussitôt avec ses moines pour Ostrog. Quand ils ouvrirent la tombe, ils découvrirent le corps du saint, qui avait la couleur de la cire et dégageait un parfum semblable à celui du basilic. On déposa les reliques dans une châsse dans l’église de l’Entrée de la Mère de Dieu au Temple, où les pèlerins purent dès lors les vénérer. Tout comme le saint, durant sa vie, n’avait pas connu la paix, de même ses reliques durent être cachées à plusieurs reprises pour échapper aux dévastations des Turcs. En 1942, le monastère d’Ostrog fut bombardé, mais grâce à la protection du saint, les projectiles tombaient sans endommager les bâtiments. Un obus tomba même à l’entrée de la grotte du saint transformée en chapelle, où ses reliques étaient déposées, mais il n’éclata pas et il reste exposé de nos jours à cet endroit. Saint Basile est un des saints les plus vénérés par le peuple serbe, c’est pourquoi les églises qui lui sont dédiées sont nombreuses, tant en Serbie qu’à l’étranger.



LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Marc XVI, 9-20
Liturgie : Actes VI, 1-7 ; Marc XV, 43 – XVI, 8


[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

samedi 11 mai 2013

Père Seraphim: De l'évolution théiste!



Ainsi, "l'évolution théiste", si je comprends bien ses motifs, est une invention des hommes qui, ayant peur que l'évolution physique ne soit vraiment "scientifique" colle "Dieu" dans différents points du processus évolutif afin de ne pas être en reste, afin de conformer la "théologie" aux "dernières découvertes scientifiques." 
Mais ce genre de pensée artificielle n'est satisfaisant ni pour la théologie, ni pour la science, elle ne fait que mélanger deux domaines.

[…]

... Tout le but et l'intention de la théorie de l'évolution physique est de trouver une explication du monde sans Dieu, c'est à dire que l'évolution, physique, de par sa nature est athée, et il est seulement ridicule que les "théologiens" courent après la dernière théorie "scientifique" afin de ne pas se laisser distancer par les temps. En outre, le "Dieu" de l'évolution théiste ou spirituelle n'est pas le Dieu du christianisme orthodoxe!

Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire
in
 Letters from Fr. Seraphim by Fr. Alexey Young

Haïjin Pravoslave (LXXVIII)



Pâques du Seigneur
Ces jours sont une Lumière
Par delà la mort

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

vendredi 10 mai 2013

Martin Luther sur l'Orthodoxie!


martin-luther

(Dommage  que Luther n'ait jamais embrassé la théologie orthodoxe puisqu'il a dit que les chrétiens orthodoxes étaient les personnes les plus chrétiennes et les meilleurs adeptes de l'Évangile! […])
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"Les Grecs [orthodoxes]…  ne sont pas hérétiques ou schismatiques, mais le peuple le plus chrétien et les meilleurs disciples de l'Evangile sur la terre".
[…]
"Pourtant, il [le Pape] élève sa bouche blasphématoire au ciel et calomnie l'église grecque [orthodoxe], affirmant qu'elle est schismatique et apostate. C'est lui, qui lui-même, est la cause principale et l'unique auteur de tous les schismes et divisions. C'est clair comme le jour et tous les documents historiques le montrent. "
[…]
"Deuxièmement, ils insultent, calomnient et jettent l'anathème sur les grecs [orthodoxes], et tous ceux qui ne se soumettent pas au pape, comme s'il n'étaient pas chrétiens."
[…]
"Encore une fois, dans ce même passage, le Christ parle de roc et de cette église historique et dit:" Les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle "[Matthieu 16:18]. Ici, le Christ dit clairement que contre ce roc, cet édifice et cette église, les démons mêmes ne prévaudront pas. Si, alors, le roc est le pouvoir papal et l'édifice représente la soumission à cette autorité, comment se fait-il que cet édifice et l'autorité se soient effondrés et que les portes de l'enfer aient prévalu contre eux? 
Car toute la chrétienté s'est éloignée du pape, par exemple, les Grecs [orthodoxes], les gens de Bohème, l'Afrique et tout l'Orient! Ou pour être plus précis, ils n'ont jamais été construits sur ce roc. 
Maintenant, si le Christ, qui ne peut mentir, promet que les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre cet édifice, et que nul ne peut nier que l'Orient se soit éloigné, il s'ensuit que le Christ dit la vérité et que le Pape ment, et l'édifice n'est pas l'obéissance à Sa puissance, mais quelque chose d'autre, que les portes de l'enfer n'ont pas pu briser. 
Et il ne peut être dit que ces gens ne sont plus chrétiens parce qu'ils ne respectent pas le pape et ne sont pas construits sur lui, puisque le Pape lui-même et tous ses disciples veulent être considérés comme chrétiens bien qu'ils n'obéissent pas à Dieu à la lettre, et vivent, pour la plus grande part, sans la foi. 
Ils ont jusqu'ici réussi par leurs mensonges à soutenir que ceux qui ne sont pas d'accord sur ce point avec eux, sont hérétiques et qu'eux-mêmes sont de bons chrétiens, mais ils ne s'appuient pas sur Dieu et le Christ en quoi que ce soit. Ainsi ils se moquent de tout le monde, et définissent les termes "chrétien" et "hérétique" à leur propre convenance ".

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Martin Luther (Luther, Martin (1999). 
Vol. 32: Luther’s Works, 
vol. 32: Career of the Reformer II 
(J. J. Pelikan, H. C. Oswald & H. T. Lehmann, Ed.) (59). 
Philadelphia: Fortress Press.)
cités par 
Orthodox Christianity

Haïjin Pravoslave (LXXVII)



Sous l'Autre Soleil
Et ses rayons sanctifiants
Toute ombre s'enfuit

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

jeudi 9 mai 2013

Pâques au Mont Athos ( grec avec s/t en anglais)


Ce documentaire de septante minutes décrit la Semaine Sainte et Pâques au Mont Athos et a été produit par le monastère sacré de Simonopétra en 2008 ( version grec avec sous titres anglais)


   


Haïjin Pravoslave (LXXVI)


Aube du salut
Le cœur sans cesse tourné
Vers l'Autre Soleil

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mercredi 8 mai 2013

La chute et le relèvement de l'homme

Праведный Симеон с Богомладенцем


Le Juste Syméon bénit Joseph et la Vierge Marie... Et puis il se tourna vers la Mère de Dieu pour lui faire deux prophéties remarquables. 

La première renvoyait à la personne du Christ, Dieu-homme: "Voici, cet enfant est destiné à la chute et au relèvement de beaucoup en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction" (Luc 2:34).

Cette prophétie a été réalisée au cours de la durée de vie du Christ, mais elle continue à être réalisée dans l'histoire de l'humanité et dans la vie personnelle de chaque homme. 

Le Christ, homme-Dieu, est la chute de ceux qui ne croient pas en Lui, et le relèvement de ceux qui croient en Lui.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Métropolite Hiérothéos de Nafpaktos
cité par


Prêtre Michael Harry: Un autre type de mission




"Ça vous dérange-t-il que je vous demande ce que vous êtes?" Ainsi parla la jeune femme dans la boutique. Je fis de mon mieux pour lui révéler brièvement l'Orthodoxie. Cela n'a pas fini par ressembler à son chemin de Damas, mais cela l'a fait réfléchir, et je pense que ses remerciements étaient sincères.

"Toutes les grandes guerres de l'histoire sont causées par la religion!" Nous étions coincés dans un avion, je ne pouvais pas ignorer la remarque. J'ai fait remarquer que dans la mesure où je pouvais me souvenir de mon enfance, quand nous étions tapis dans un abri anti-aérien en étant bombardé par Adolf Hitler, et que les gens en Russie souffraient encore plus, Hitler n'était pas un fervent catholique bavarois, et Staline n'était pas un passionné à vie de l'Orthodoxie. Je n'ai pas continué avec cet argument, mais je suis assez sûr que ce gars-là a cessé de débiter ces clichés qu'il avait appris par les médias, et qu'il  a commencé à penser par lui-même.

"Mes parents sont témoins de Jéhovah, dit le jeune homme qui changeait mes pneus, que croyez-vous?" Encore une fois, j'ai dû être bref, mais à moins que j'aie entièrement mal évalué l'effet de ma réponse, ce jeune homme ne verra pas l'Orthodoxie comme une foi légaliste ancrée dans la Bible.

Je pourrais continuer avec de nombreux autres exemples de cas où j'ai eu l'occasion d'être missionnaire pour notre foi, et ils sont tous gratuits. Pas de publicité dans les journaux, pas d'événements de cours Alpha, pas d'apparitions à la télévision locale, aucune déclaration de comité, de stratégies ou de mission. Juste une chose simple, je porte ma soutane noire et ma croix en public.

Et nos laïcs? Que peuvent-ils faire? 

Eh bien, faire le signe de la croix avant de manger un repas en public pourrait être un début, surtout en ces occasions de réunions en société avec des amis sceptiques.

Faire de telles choses peut parfois nécessiter un courage social que nous n'avons pas toujours, et nous rappeler comment la trahison par Pierre de son Sauveur fait venir les larmes aux yeux quand l'Évangile est lu pendant la Semaine Sainte. Mais n'y a-t-il pas des occasions où nous pouvons essayer?

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mardi 7 mai 2013

Professeur Alexis Ilyitch Osipov: La signification de saint Séraphim de l'homme moderne



En ce jour [15 janvier...] où nous commémorons la fois le repos de saint Séraphim de Sarov - qui passa dans la vie éternelle il y a 180 ans aujourd'hui - et la deuxième invention de ses reliques sacrées (en 1991), nous vous proposons la réflexion suivante par le professeur Alexis Ilyitch Osipov de l'Académie théologique et séminaire de Moscou.
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La signification de saint Séraphim pour l'homme moderne, il me semble, se trouve tout d'abord dans le fait que nous pouvons voir un exemple concret de ce que l'homme est capable de réaliser même dans nos conditions effroyables de vie.
Pourquoi est-ce que je le dis de cette façon? Parce que le premier tiers du XIXe siècle, en pratique, différait peu de notre ère, au moins en termes de son esprit, son sens de la vie, et son état d'esprit.
Vous vous souvenez de l'impact que les Lumières, les personnalités de cette époque, et la Révolution française avaient sur la partie instruite de la société russe, surtout après la guerre de 1812, à l'époque d'Alexandre [1er]. Notre propre époque et cette époque-là ont beaucoup de choses en commun. Nous voyons que, même dans ces moments-là quelqu'un peut - s'il est sincère et consacre des efforts suffisants - atteindre des hauteurs étonnantes de la vie spirituelle, hauteurs que l'on ne rencontre pas souvent, même à l'époque de l'église ancienne. C'est la première chose.
Ensuite, et ce n'est pas de peu d'importance, c'est l'image de saint Séraphim, qui nous montre comment cette spiritualité a été manifestée. Après tout, nous avons souvent la notion déformée que la spiritualité est exclusivement une question d'auto-isolement, sans communion avec le monde, cachée quelque part au loin, et n'étant rendue manifeste en aucune façon.
Saint Séraphim de Sarov montre que, comme cela s'avère, on a en effet besoin de réclusion et le silence afin de parvenir à quoi que ce soit - il a, après tout, passé cinq ans dans le silence et près de dix ans en réclusion; on a en effet besoin de plonger très profondément en soi-même et on a besoin de lutte ascétique. C'est seulement sur cette base que l'on peut sortir et devenir un phare et un véritable prédicateur du Christ dans notre monde.
C'est seulement après cette longue préparation qu'il fut capable de s'ouvrir sur le monde - ou, plutôt, ce n'est pas lui qui s'est ouvert au monde, mais la Mère de Dieu elle-même qui lui ordonna d'aller vers les gens et d'être ouvert au monde. Puis il est devenu un véritable guide spirituel et un guérisseur des âmes de ceux qui venaient à lui. Il a montré qui peut être un starter. Ce n'est pas simplement quelqu'un dans les ordres monastiques, pas simplement quelqu'un qui vit dans un monastère, pas simplement quelqu'un qui a une barbe ou qui est grisonnant, mais plutôt quelqu'un qui a vraiment consacré presque toute sa vie à cette lutte ascétique qu'il est difficile pour nous, même d'imaginer. C'est ce qu'il a démontré.
Le temps où il a été battu par trois paysans montre le niveau de sa vie spirituelle. Nous ne serions pas en mesure de supporter cela, mais il n'a pas seulement subi, mais, comme vous vous en souviendrez, quand ils ont voulu condamner ces paysans, il a dit: Je vais quitter le monastère et me cacher si vous les condamnez. Il a montré ce qu'est l'amour chrétien pour les personnes qui étaient ses ennemis mortels, car ils avaient voulu le tuer - et ils pensaient qu'ils l'avaient tué.
Dans le même temps, il a montré autre chose: que la vie chrétienne n'est rien d'autre que ce précieux trésor qui, une fois que l'homme l'a ouvert, lui donnera le plus grand bien qu'il pourrait éventuellement avoir sur terre.
Ses paroles "Christ est ressuscité!" et "Réjouissez-vous!" avec ses enseignements à ce sujet,  témoignent tous de la joie qu'il avait en son âme. Car l'esprit crée des formes pour lui-même, et cette joie dans son âme était exprimée à l'extérieur; l'amour qu'il avait en lui a également été exprimé à l'extérieur. Je vous dis que c'est extrêmement significatif: par l'image de saint Séraphim, nous voyons ce qu'est le christianisme. Par son exemple, il a montré que cette religion ouvre à l'homme ce trésor, le Royaume de Dieu, ce qui est caché dans l'âme de toute personne. Il a montré que nous pouvons trouver ce trésor, que nous pouvons l'ouvrir, et que nous pouvons prendre en mains sur ces richesses qui se trouvent à l'intérieur de nous. C'est en cela que je vois l'énorme importance de saint Séraphim pour l'homme moderne.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (LXXV)


Matin du Jardin
Le Jardinier Qui est là
Cultive nos âmes

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 6 mai 2013

XB! Ta résurrection ô Christ Sauveur...


Frédéric Tavernier-Vellas: La Divinisation



RESUMÉ


Ce livre, écrit par un psalte et théologien orthodoxe, nous fait prendre la place de celui qui, ayant trouvé un maître de sagesse, se fait son disciple et qui, par sa soif d’entrer dans la lumière de Dieu, devient contagieux pour le lecteur que nous sommes d’une soif que, sans lui et sans ses interrogations, nous ignorerions encore aujourd’hui, une soif inextinguible, une soif plus forte encore au terme de la réponse que dans la question qui l’a suscitée. Car cette soif est celle de la foi. Et la foi réalise de notre vie une transformation qui l’ouvre à la mesure même de la vie de Dieu qui se donne et nous divinise.

AUTEUR



Le Blog Théologie Orthodoxe par Frédéric Tavernier Vellas

Frédéric Tavernier-Vellas est docteur en philosophie et diplômé de musique byzantine de l’État grec. Il anime un blog de théologie orthodoxe depuis plusieurs années et il a participé à la rédaction du livre de Lykourgos AngelopoulosLes voix de Byzance paru aux éditions Desclée de Brouwer. Chanteur spécialisé dans les répertoires de la musique sacrée byzantine et des répertoires sacrés de la tradition occidentale, il est chef de chœur de l’Ensemble Les Solistes de la Musique Byzantine, qu’il a fondé, et membre de l’Ensemble Organum dirigé par Marcel Pérès. Il a enregistré trois CD de musique byzantine aux éditions PSALMUS : La Dormition de saint Jean le Théologien, Le Chant de Byzancevol. I, La semaine Sainte et le Grand Chant à la Vierge de Petros Bereketis.

Frédéric Tavernier-Vellas est aussi l'auteur du blog 

Lire la préface et l'avant propos:


site 
des Editions du net

Les Éditions du Net
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Haïjin Pravoslave (LXXIV)



Il est avec toi
Le Christ est ressuscité
Au fond de ton cœur

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Prions pour les évêques syriens enlevés!

Metropolitan Paul of Aleppo
Mar Gregorios Yohanna Ibrahim of Aleppo