"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

jeudi 26 mars 2020

OFFICES Français à Saint Haralampos /Charalampe; aux saints Anargyres

Un grand merci à Maxime le Minime  [https://orthodoxe-ordinaire.blogspot.com/]pour ces 2 offices!
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Mémoire du saint hiéromartyr Charalampe.
PETITES VÊPRES
Au Lucernaire, Stichères prossomia, (en doublant le premier)
♦ Ton 1 ♦ Τῶν οὐρανίων ταγμάτων – Toi, véritable allégresse ♦
Aimant les beautés célestes et être près du Christ – avec tous les saints Anges, /
tu supportas, ô illustre, – avec fermeté de multiples tourments / et la cruauté des tyrans, – et, témoignant vaillamment en faveur du Christ, / tu exultes avec les chœurs des Martyrs. –
Resplendissant sous les très purs rayonnements divins – du Soleil noétique, /
bienheureux Charalampe, – tu t’es montré Martyr du Christ lumineux / prêtre aussi de toute équité. – Aussi, demeurant avec le Christ dans les cieux, / intercède pour le monde entier. –
Avec les chœurs des Athlètes séjournant dans les cieux, – auprès de la divine /
Triade intemporelle, – Martyr trois fois heureux, souviens-toi de ceux / qui célèbrent ton souvenir – et vénèrent avec foi et dans la piété / ta tête digne de vénération. –
Gloire... ♦ Ton 2 ♦
L’Église aujourd’hui célèbre mystiquement, vêtue d’un nouvel habit teint de pourpre,
du sang de l’athlophore Charalampe.
L’ayant élevé dans la piété,
elle l’a offert au Christ en sacrifice immaculé
et parfaitement agréable.
Aussi, Christ notre Dieu, qui l’as rendu vainqueur des iniques et l’as couronné et glorifié,
par ses prières accorde-nous la grande miséricorde.


Et maintenant... ♦ Ton 2 ♦ Théotokion
Toute mon espérance,
en toi je la confie, Mère de Dieu, garde-moi sous ta protection.

Apostiches, prossomia
♦ Ton 2 ♦ Οἶκος τοῦ Ἐφραθᾶ – Toi, Maison d’Éphratha ♦
Exulte divinement / Hellade tout entière, /
portant dans tes entrailles – la vénérable tête / du glorieux Hiéromartyr. –
v. Dieu est admirable dans ses Saints.
Miracle terrifiant ! / Ô quel prodige étrange ! /
Les os des Martyrs opèrent – des guérisons sublimes, / des miracles paradoxaux. –
v. Le Juste fleurira comme un palmier,
et il se multipliera comme le cèdre du Liban.

Assemblée des croyants / et enfants de l’Hellade, /
embrassez avec zèle – la vénérable tête / de Charalampe le divin. –
Gloire... Et maintenant... Théotokion ♦ pareil ♦
Arche couverte d’or, / urne portant la manne, /
Marie, Théotoque, – supplie ton Fils unique / pour que nos âmes soient sauvées. –
Apolytikion (voir Grandes Vêpres) Congé

GRANDES VÊPRES
Après le Psaume 103 et la Grande Litanie de paix,
la 1
e Stance du Cathisme 1 : Bienheureux l’homme...
Au Lucernaire, Stichères prossomia
♦ Ton pl.2 ♦ Ὅλην ἀποθέμενοι – Dans le Ciel ayant placé ♦
Consacré entièrement / dès ta jeunesse à ton Maître, / tu l’as tendrement aimé / en suivant ses traces fidèlement ; – purifié des passions / et de leur souillure, / tu as reçu la grâce de Dieu / d’opérer des guérisons / et bien des miracles très étonnants ; – tu es devenu Martyr, / et inébranlable tu demeuras \ sous les nombreux supplices, / par la puissance du Dieu crucifié. / Aussi, supplie-le incessamment / pour le salut de nos âmes. –
Les clous transperçant ton corps, / ô bienheureux Charalampe, / en athlète courageux, / toujours invincible tu demeuras ; – inviolable ton esprit / et l’âme immuable, / tu les gardais en étant broyé ; / car jusqu’aux profondeurs / de ton cœur l’amour de Dieu t’enflammait – et te donnait de supporter / vraiment toute sorte de châtiment, \ Martyr athlophore, / participant à la Passion du Christ. / En ta confiance supplie-le / pour le salut de nos âmes. –

Luttant, tu as obtenu / la gloire inestimable, / la resplendissante joie / comme l’allégresse en l’éternité, – comme Prêtre consacré, / vénérable Athlète, / soldat extrêmement courageux, / toi qui as submergé / les troupes d’assaut du cruel dragon – sous les flots de ton propre sang ; / toi qui par la grâce divine, ô saint, \ et par ta prière / ressuscitas des morts en vérité, / en ta confiance prie ardemment / pour le salut de nos âmes. –
Autres Prossomia ♦ Ton 4 ♦ Ἔδωκας σημείωσιν – Un signe tu as donné ♦
Aux supplices tu livras – ton corps, Martyr amplement chanté, – mais, ton âme, tu l’as gardée – inaccessible aux péchés, pure et sans souillure, – et inaltérable / sous les supplices des impies ; / et élevant ton esprit sublimement, – ô Charalampe bienheureux, \ vers ton saint Maître et ton Créateur, – te voilà digne d’habiter / au palais nuptial dans les cieux. –
À tes serviteurs, Seigneur, – tu as fait don de ton serviteur –
Charalampe le glorieux, – l’infaillible médecin de tous les malades, – et dans les épreuves / et malheurs le consolateur, / l’irrésistible destructeur de l’erreur. – C’est pourquoi, ton Économie \ philanthropique nous glorifions, – Seigneur suprêmement puissant, / Toi, de nos âmes le Sauveur. –

La grâce des guérisons – manifeste à tous cette grâce – que tu as ineffablement – reçue de notre Dieu, / victorieux Charalampe ; – et la multitude / de tes miracles merveilleux / proclame clairement tes dons, saint Martyr, – que tu as reçus, ô glorieux, \ au-delà de tout entendement – du Christ notre suprême Dieu, / Toi, joyau de tous les Martyrs. –
Gloire... ♦ Ton 4 ♦
Tu as offert à Dieu un sacrifice de louange, en rendant culte à ton Maître et Créateur,
comme Prêtre tout à fait légitime,
étant devenu l’imitateur de sa Passion,
Charalampe à la pensée divine ;
car tu t’es offert en sacrifice agréable
à Celui qui s’est offert lui-même
en sacrifice à Dieu le Père.
C’est pourquoi tu exultes dans les tentes célestes, dans l’Église des premiers-nés,
où tu intercèdes sans cesse
pour que nous soyons délivrés des périls et afflictions, nous qui vénérons ta mémoire très sacrée
et vénérons d’un ardent amour ta Tête
qui fait jaillir d’innombrables miracles
chassant toute maladie contagieuse
et nous procurant la guérison et le salut.

Et maintenant... Théotokion dogmatique ♦ Ton4 ♦
L’ancêtre de Dieu, le prophète David, – prophétisa à ton sujet mélodieusement, / disant à Celui qui, pour toi, fit des merveilles : – ‘La Reine se tient à ta droite’. – Car comme Mère prodiguant la vie t’a désignée / le Dieu qui, en sa bienveillance, sans père, / s’est fait Homme par toi, – afin de restaurer sa propre image / corrompue par les passions, \
et, retrouvant sur la montagne la brebis égarée,
en la prenant sur ses épaules,
/ la ramener au Père ; –
et, selon sa volonté,
la réunir aux Puissances célestes
– et sauver le monde, ô Théotoque, / Lui, le Christ, qui possède / la grande et riche miséricorde. –
ENTRÉE
Lumière joyeuse...
Prokimenon du jour et les Lectures

Lecture de la Prophétie d’Isaïe (43,9–12)
Ainsi parle le Seigneur :
Que toutes les nations se rassemblent, que les peuples se réunissent !
Qui d’entre eux a révélé cela et jadis l’a proclamé ?
Qu’ils produisent leurs témoins, pour être justifiés ;
qu’on les entende, pour pouvoir dire : c’est vrai!
Vous êtes mes témoins, dit le Seigneur, mes serviteurs que j’ai choisis, pour qu’on me connaisse et qu’on me croie.
Avant moi il n’y eut pas d’autre dieu, et il n’y en aura pas après moi.
C’est moi qui suis le Seigneur, il n’y a point d’autre sauveur que moi. C’est moi qui ai révélé, sauvé et proclamé : point de dieu étranger parmi vous ! Vous êtes mes témoins, dit le Seigneur, et moi, je suis Dieu,
de toute éternité je le suis.
Nul ne pourrait délivrer de ma main ; lorsque j’agis, c’est sans appel ! Ainsi parle le Seigneur Dieu, votre rédempteur, le Saint d’Israël.

Lectur de la Sagesse de Salomon (3,1-9)
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nul tourment ne les atteindra.
Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, leur sortie de ce monde a passé pour malheur, leur départ d’auprès de nous a semblé un échec, mais ils sont dans la paix. S’ils ont, aux yeux des hommes, connu le châtiment,
leur espérance était porteuse d’immortalité ;
et pour avoir souffert un peu, ils recevront de grands bienfaits,

car Dieu les a soumis à l’épreuve et les a trouvés dignes de lui ; comme l’or au creuset il les a éprouvés
et comme un holocauste il les a agréés ;
au jour de sa visite ils resplendiront,

ils courront comme étincelles dans le chaume ;
ils jugeront les nations, domineront les peuples
et sur eux le Seigneur régnera pour toujours ;
ceux qui se fient en lui comprendront que c’est vrai et ceux qui sont fidèles demeureront en lui ;

sa grâce et son amour sont pour ceux qui le servent, la visite de Dieu pour ceux qu’il a choisis.
Lecture de la Sagesse de Salomon (5, 15 - 6, 1-3)
Les justes vivront à jamais, leur récompense est aux mains du Seigneur ; c’est le Très-Haut qui en prend soin.
Aussi recevront-ils de la main du Seigneur la couronne de gloire et le diadème de beauté ;
de sa droite il les couvrira, de son bras les protégera.
Pour armure il prendra son ardeur jalouse,

il armera la création pour châtier ses ennemis ; pour cuirasse il revêtira la justice,
il mettra pour casque un jugement sans feinte, il prendra pour bouclier son invincible sainteté et comme un glaive aiguisera son courroux ; avec lui l’univers combattra les impies, comme traits bien lancés jailliront les éclairs, comme d’un arc les nuées voleront vers le but, la fronde lancera des grêlons de colère,

les flots de l’océan feront rage contre eux,
et sur eux sans merci passeront les torrents,
le souffle du Puissant s’élèvera contre eux
et les dispersera comme fait l’ouragan ;
l’iniquité rendra toute terre déserte,
le mal renversera le trône des puissants.
Écoutez donc, ô rois, et comprenez, instruisez-vous, souverains des terres lointaines. Prêtez l’oreille, vous qui gouvernez les multitudes et vous glorifiez du nombre de vos peuples ;
c’est le Seigneur qui vous a donné le pouvoir,
la souveraineté est dans les mains du Très-Haut.


Idiomèles ♦ Ton 1 ♦
À LA LITIE
Réjouissez-vous dans le Seigneur, cités de l’Hellade, et exultez d’allégresse,
ayant parmi vous la Tête du grand martyr Charalampe comme trésor riche et inépuisable,
d’où nous puisons chaque jour les flots de guérisons et sommes préservés des maladies contagieuses, rendant grâce à Dieu notre guide

et Sauveur de nos âmes et de nos corps.
Ayant bien mené le divin combat, martyr Charalampe, tu es devenu habitant du Royaume des cieux
et tu intercèdes pour le monde, ô illustre ;
mais tu as laissé ton corps si patient sur terre
comme remède salutaire pour ceux qui s’en approchent et le touchent avec amour ;
alors que ta précieuse Tête, l’Hellade l’a acquise comme richesse inépuisable et précieux trésor,
par laquelle elle obtient vraiment ses nobles désirs
et se trouve délivrée des adversaires,
sous l’ombre de la divine grâce.

Enflammé par la foi et l’amour pour ton Maître,
et utilisant le martyre pour le Christ comme échelle,

tu es ponté vers les prairies célestes ;
de là, avec la grâce reçue de Dieu,
tu gardes ceux qui célèbrent ta vénérable mémoire
et glorifient tes combats
et embrassent ta très précieuse Tête, martyr Charalampe.

Tu émoussas les flèches aiguisées du malin, ô Saint, par ta résistance dans les combats
et tu as confondu le serpent prince du mal
et son instrument Sévère le très impie.
Car d’un esprit immuable, fondé sur la pierre de le foi, tu es demeuré inébranlable ;
aussi les contradictions de l’impiété
n’ont pas pu entraîner ta piété solide.
C’est pourquoi tu exultes dans les cieux avec les Anges et intercèdes sans cesse pour ceux qui avec foi et amour, honorent de leurs chants ta Tête très vénérable.


Mégalomartyr, athlète du Christ, très courageux Charalampe, d’un esprit vigoureux, dans le stade,
tu as prêché à haute voix le véritable Dieu,
méprisant les biens présents comme éphémères.
Désormais exultant dans les cieux avec les chœurs des Anges, implore le Christ qu’avec audace tu as confessé
d’accorder la paix au monde
et d’écarter toute épidémie désastreuse des hommes,
et de tous nous délivrer de tout danger,
nous qui avec foi et amour embrassons ta très vénérable Tête et fêtons ta sainte mémoire.

Armé d’une pensée vigoureuse, admirable saint,
tu as méprisé les supplices des impies,
mais vaillamment tu t’élanças vers les lieux des combats.
Ton esprit illuminé par l’Esprit divin,
tu as dénoncé le roi impie
et as affermi la foi orthodoxe.
Et maintenant dans les cieux, savourant les prix de tes peines, tu glorifies incessamment la sainte Trinité
et intercèdes pour ceux qui avec foi et amour,
vénèrent ta vénérable Tête.

Gloire... ♦ Ton pl.1 ♦
Venez, tous les amis des Martyrs, réjouissons-nous en la très sainte solennité de l’Athlophore
et spirituellement célébrons ;
car aujourd’hui, en sa toute vénérable solennité,
le saint hiéromartyr Charalampe nous invite au festin nous offrant en nourriture ses exploits
et sa toute vénérable Tête
qui fait jaillir comme flots les remèdes
pour tous ceux qui s’en approchent,
y puisant la guérison des corps et des âmes,
la délivrance des malheurs et la grande miséricorde.

Et maintenant... ♦ Ton pl.1 ♦ Théotokion
Nous te supplions, comme Mère de Dieu, Toute Bénie, prie pour que nous soyons sauvés.

Apostiches ♦ Ton 1 ♦ Πανεύφημοι Μάρτυρες – Martyrs toujours amplement ♦
Martyr du Christ, amplement loué, / Charalampe victorieux, –
tu proclamas clairement le Christ – véritable Homme et Dieu, – au milieu du stade ; / aussi tu as combattu – contre les adversaires, tout affermi – par l’Esprit te couvrant, – ainsi tu as été couronné ; / et, ta Tête, / nous tous, nous la vénérons. –
v. Le Juste fleurira comme un palmier,
et il se multipliera comme le cèdre du Liban.

La Grèce chrétienne, aujourd’hui, / s’orne merveilleusement ; –
elle a acquis ta Tête sacrée, – fontaine répandant – des flots de remèdes, / inépuisable trésor, – sublime grâce qui ne tarit jamais, – chassant les maladies – et la ruine des épidémies / de tout homme / te proclamant bienheureux. –
v. Dans ses Saints qui sont sur la terre,
le Seigneur a rendu admirables, en eux, toutes ses volontés.

Priant, tu ressuscitas un mort, / étonnant tous les impies, – plusieurs d’entre eux tu les as menés – au Christ, ô Bienheureux ; – et le démoniaque, / tu l’as aussitôt guéri, – tu arrachas la princesse Galinie – à l’erreur du démon, – aussi au Christ tu l’as présentée / comme Vierge / et martyre couronnée. –

Gloire... ♦ Ton 4 ♦
Célébrons, ô frères, le diamant noétique,
le très courageux athlète couronné de deux diadèmes,

du sacerdoce et du martyre,
par la main du Dieu roi universel,
Charalampe le sublime Martyr.
Celui-ci, en effet, ayant combattu le maudit,
a élevé un grand trophée contre l’erreur.
Et maintenant dans les cieux il implore Dieu
de nous accorder la rémission des péchés
et de délivrer de toute maladie
ceux qui avec ardeur accourent vers lui, embrassant pieusement sa sainte Tête,
et qui célèbrent avec amour sa mémoire annuelle, demandant par lui la clémence de Dieu
et sa grande miséricorde.

Et maintenant... ♦ Ton 4 ♦ Théotokion
Des dangers innombrables sauvegarde tes serviteurs,
Théotoque toute bénie,
que nous puissions te glorifier, toi l’espérance de nos âmes.

Apolytikion ♦ Ton 4 ♦ Ταχὺ προκατάλαβε – Hâte-toi d’intervenir ♦
Inébranlable pilier de l’Église du Christ, – flambeau toujours lumineux de l’univers, tu parus, /
très sage Charalampos. – Tu brillas dans le monde / à travers le martyre, / et tu fis disparaître / les ténèbres des idoles. – Avec assurance, bienheureux, / prie le Christ de nous sauver. –
Gloire... Et maintenant...

ORTHROS Après la 1e Lecture du Psautier,
Cathismes ♦ Ton 3 ♦ Θείας πίστεως – Confessant vraiment la foi divine ♦
Brillant par tes œuvres vénérables, Γ tu as éteint les fausses doctrines, Γ comme vrai soldat du Christ, saint Charalampos, \ tu confondis les phalanges des ennemis, / et remportas les trophées, ô bienheureux saint. \ Illustre Martyr, supplie le Christ notre vrai Dieu / de nous accorder sa miséricorde infinie. Γ
Gloire... Et maintenant... Théotokion ♦ pareil ♦
Merveille inouïe ! Comment dans tes bras Γ tu as pu porter, ô Vierge Mère, Γ Celui qui en sa main porte l’univers ; \ et du lait de tes mamelles tu as nourri / le Créateur de la nature et son Nourricier. \ Vierge tout-immaculée, incessamment supplie-le / de nous accorder sa miséricorde infinie. Γ
Après la 2e Lecture du Psautier,
Cathismes ♦ Ton 4 ♦ Ἐπεφάνης σήμερον – Aujourd’hui, tu apparais ♦
De l’Orient tu t’es levé, – grand luminaire, /
éclairant tous les croyants – par tes miracles éclatants, /
ô Charalampe hiéromartyr. – Aussi, tes reliques / divines nous vénérons. –
Gloire... ♦ pareil ♦
L’Esprit Saint, très saintement, – Martyr et Prêtre, /
t’a vraiment manifesté – comme sacrifice sacré /
offert, ô sage Charalampos, – au divin Verbe / qui t’a glorifié en Lui. –

Et maintenant... Théotokion ♦ pareil ♦
Comme un buisson embrasé – te vit Moïse, /
toi qui as porté en toi – le Feu illuminant les âmes, /
Très Pure, sans être consumée, – mais par la grâce / étant plutôt rafraîchie. –
Après le Polyeleos
Cathismes ♦ Ton 3 ♦ Τὴν ὡραιότητα – Contemplant la beauté ♦
Voyant la pureté de ta vie, ô Martyr, / de ton martyre aussi l’incomparable éclat, / La Grèce, tout émerveillée, / te crie dans l’allégresse : – Aujourd’hui nous vénérons ta Tête sacrée, ô Saint. / Aussi, toi, anéantis l’arrogance des ennemis \ et des dangers et maladies / délivre-nous tous qui te chantons. Γ
Gloire... Et maintenant... Théotokion ♦ pareil ♦
La Vierge inépousée, Génitrice de Dieu, / qui en son propre sein porta l’Illimité, / le Nourricier de l’univers, / et qui l’a nourri de son lait, – seule a pouvoir délivrer de l’antique malédiction / le genre humain tout entier, la Souveraine immaculée, \ chantons-la, disant en symphonie : / Réjouis-toi, Comblée de grâce ! Γ
Anavathmi : Le 1er Antiphone du Ton 4 Prokimenon ♦ Ton 4 ♦
Le Juste fleurira comme un palmier,
et il se multipliera comme le cèdre du Liban.

v. Planté dans la maison du Seigneur,
il fleurira dans les parvis de notre Dieu.

Que tout souffle de vie loue le Seigneur... % Évangile %


Psaume 50

Gloire... ♦ Ton 2 ♦
Exauçant les prières du saint Hiérarque,
Compatissant, efface la multitude de mes fautes. Et maintenant...
Exauçant les prières de la Théotoque, Compatissant, efface la multitude de mes fautes.
v. Aie pitié de moi, ô Dieu, selon ta grande miséricorde, et, selon ton immense compassion, efface mon iniquité. ♦ Ton pl.2 ♦ Idiomèle ♦
Amis des Martyrs, venez et honorons la phalange couronnée par Dieu,
la sainte armée élue du lumineux hiéromartyr Charalampe sacrifiée de tout cœur pour le Christ,
et, célébrant spirituellement sa mémoire sacrée, demandons-lui à voix haute :

De toute épidémie menaçante sauve ton peuple fidèle et délivre-nous de tout malheur.
Puis, le Canon de la Théotoque,
et deux Canons du Saint
(le second sera adapté ultérieurement).

À la fin de chaque Ode, on chante les Catavassies de la Théotoque.
Ode 1 ♦ Ton pl.2 ♦ Ὡς ἐv ἠπείρῳ πεζεύσας - Israël, dans l’abîme ♦
Israël, dans l’abîme ayant cheminé / comme sur le continent /
et y voyant englouti – le Pharaon leur persécuteur, / s’écria : Chantons une ode de victoire à Dieu. –
Toi qui dans les mystiques tentes des cieux / exultes en jubilant, /
resplendissant de clarté – sans déclin, sauve-moi des passions, / grâce à tes prières, Sage, afin de te chanter. –

Ta lumineuse mémoire qui resplendit / des grâces comme un soleil /
illumine les croyants – qui t’honorent en ce jour, ô saint Martyr, / éponyme de la joie radieuse, en vérité. –
Sous les flots de ton sang ayant submergé / le très amer océan, /
celui de l’infidélité, – tu devins un fleuve de piété / abreuvant vraiment sans cesse l’Église du Christ. –
Théotokion
De mes péchés les tempêtes et les remous / si hostiles des pensées /
et les assauts des passions – fondent sur moi ; aussi, sauve-moi, / Théotoque, grâce à ta puissante intercession. –
Ode3 ♦ Tonpl.2 ♦ Οὐκἔστιvἅγιοςὡςσὺ-Iln’yanulsaintcommeToi ♦
Il n’y a nul saint comme Toi, / Seigneur, mon Dieu très tendre, / Toi qui de tes fidèles / as relevé haut le front – et nous as tous affermis / sur la pierre de la ferme foi en Toi. –
Personne ne saurait conter / la multitude des merveilles / que tu as accomplies / encore de ton vivant – et en passant près de Dieu, / victorieux Martyr digne d’admiration. –
Fort de la puissance de Dieu, / athlète Charalampe, / tu renversas l’impuissante / témérité des impies, – comme soldat valeureux, / en hoplite de la milice de Dieu. –

Les flots de sang qui s’écoulaient / de ton corps éteignirent / l’incendie funeste, / la flamme de l’impiété ; – aussi ils t’ont procuré / le torrent des délices dans les cieux. –
Théotokion
C’est le Saint des saints, notre Dieu, / que tu enfantas, Toute Sainte, / toi qui es la très pure / maison de la sainteté, – et porte que seul le Christ / a franchi pour sauver tout le genre humain. –
Cathisme ♦ Ton 3 ♦ Θείας πίστεως – Confessant vraiment la foi divine ♦
Pilier inébranlable de l’Église, Γ flambeau de l’univers inextinguible, Γ tel tu parus, athlophore Charalampos ; \ ayant brillé plus encore que le soleil, / tu repoussas des idoles l’obscurité. \ Illustre Martyr, supplie le Christ notre vrai Dieu / de nous accorder sa miséricorde infinie. Γ
Gloire... ♦ Ton 1 ♦ Τὸν τάφον σου Σωτὴρ - Sauveur, tous les soldats ♦
Ensemble pieusement, tous les chœurs des fidèles, – louons comme il se doit Charalampe l’illustre, – martyr du Christ et défenseur – invincible de la piété, – qui a aboli la grave erreur des impies – et a proclamé le Christ vraiment Dieu et Homme, – le Dieu de tout l’univers. –
Et maintenant... Théotokion ♦ pareil ♦
Marie, réceptacle honorable du Maître, – relève-nous qui sommes tombés dans l’abîme – du terrifiant désespoir, – des péchés et des afflictions. – Car, pour les pécheurs, tu es vraiment devenue – salut et secours et protection très puissante, – sauvant tous tes serviteurs. –

Ode 4 ♦ Ton pl.2 ♦ Χριστός μου δύvαμις - Ma force, c’est le Christ ♦
Ma force, c’est le Christ, mon Dieu et mon Seigneur ! – La vénérable Église, divinement, / le proclame en psalmodiant, avec un esprit purifié, / célébrant sans cesse le Seigneur. –
Empourpré par le sang du martyre sacré, – tu brillas de sa magnifique beauté, / devenu resplendissant, saint Charalampe, l’ornement / et la ferme assise des Martyrs. –
Tu as broyé les statues des démons – en ta vaillance, Athlophore ; tu t’es montré / un temple du Saint Esprit, aussi un modèle et pilier / de la véritable fermeté. –
En t’élevant les bras vers le haut, ô glorieux, – les princes des ténèbres raclaient tes flancs / avec des ongles de fer, te procurant en vérité / le bien-être de l’éternité. –
Théotokion
Ma force et mon chant, c’est le Christ, le Seigneur, – qui de toi s’est levé, ô Immaculée, / en son extrême bonté, et il nous a tous délivrés / de notre ancestrale transgression. –
Ode 5 ♦ Ton pl.2 ♦ Τῷ θείῳ φέγγει σου - De ton éclat divin, ô Très Bon, ♦
De ton éclat divin, ô Très Bon, / éclaire les âmes, je t’en prie, /
de ceux qui veillent avec amour, – pour te connaître, ô Verbe de Dieu, Toi notre vrai Dieu, / qui nous fais revenir des ténèbres du péché. –
Toi, ô illustre Martyr du Christ, / imitant la divine Passion /
de Celui qui pour nous endura – les souffrances fermement, tu as supporté / patiemment les clous qui s’enfoncèrent dans ton corps. –

Le Verbe coéternel au Père, / corrigeant, ô très sage Martyr, /
la folie des persécuteurs, – fit revenir à la raison ces insensés, / ordonnant alors de te libérer de tes liens. –
Percé par les broches, tu as atteint / au cœur le funeste guerroyeur, /
l’ennemi de tous les humains, – avec la lance de tes vaillance et fermeté, / Athlophore divin, digne d’admiration. –
Théotokion
Très Bonne, de ton éclat divin, / illumine mon âme qui est /
enténébrée par les voluptés, – et guide-la vers le chemin du salut, / toi qui seule as enfanté le Christ notre Sauveur. –
Ode6 ♦ Tonpl.2 ♦ Τοῦβίουτὴvθάλασσαν–Cetocéandelavie ♦
Cet océan de la vie, /
le voyant tout soulevé
par l’ouragan des tentations,
–/ vers ton havre serein j’accours et te crie : / Ô Très Miséricordieux, / retire ma vie de la corruption. –
Tu es devenu flambeau /
par l’éclat de tes exploits,
illuminant tous les confins,
–/ toi qui as confessé le nom du Christ / devant les cruels tyrans, / Athlophore du Seigneur, digne d’admiration. –
Entièrement embrasé /
par le feu de l’amour divin,
avec la rosée de la foi
–/ tu éteignis la fournaise des impies, / ô admirable Martyr, / montrant aux incrédules les merveilles du Christ. –

Charalampe, désireux / de l’immortelle vie, /– tu mortifias les mouvements –/ passionnels de ta chair, et par ta prière / tu ressuscitas des morts, / en louant Celui qui en tout t’a glorifié. –
Théotokion
Ébranlé par les assauts /
de toute hostile passion,
affermis-moi, Mère de Dieu,
–/ de la Source d’impassible condition, / car je me réfugie / vers toi, sublime refuge de tous les humains. –
Kontakion ♦ Ton 4 ♦ Ἐπεφάνης σήμερον – Aujourd’hui, tu apparais ♦
Comme très précieux trésor – la sainte Église /
a ta Tête vénérée, – Athlète, Hiéromartyr, /
victorieux saint Charalampos ; – aussi elle exulte, / en glorifiant le Créateur. –
Ikos
Tous ensemble, acclamons le soldat,
le ferme hoplite du Christ, ce grand parmi les Martyrs,

le très glorieux Charalampe,
car il a brillamment combattu pour le Christ et la vérité,
il a clairement proclamé la foi orthodoxe,
aboli l’erreur des idoles et confondu l’inique empereur,
il s’est laissé décapiter, plein d’allégresse et de joie ;
pour cela il a reçu la couronne de la main du Très-Haut
et concitoyen des Anges il est devenu.
Aussi l’Église des Orthodoxes,
embrassant sa très précieuse Tête et la couronnant d’éloges, préservée par elle de nombreux malheurs,
exulte en glorifiant le Créateur.


Synaxaire
Le 10 Février, mémoire du saint hiéromartyr Charalampe, (†202).
v. Parleglaive,Charalampe,tuasmérité la splendeur et la joie des Martyrs.
Le dix, Charalampe tu fus décapité.

Ce même jour, mémoire des :
Saints martyrs Porphyre, Baptos et trois femmes qui ont cru grâce à saint Charalampe.
Saints martyrs Paul, Valentine et Thée,.
Saint Anastase, patriarche de Jérusalem, (†706).

Saint Zénon, mort en paix, (†416).
Saint Prochore des Grottes de Kiev, (†1107).
Saints Vladimir et Anne, princes de Novgorod, (†1051-1052). Synaxe des saints Évêques de Novgorod.
Saint Longin de Koriajemka en Russie, l’ermite, (†1540). Saint Jean le philosophe de Géorgie, (13
e s).
Sainte Scholastique, sœur de saint Benoît de Nursie (†543).

Par les prières de tes Saints, ô Dieu, aie pitié de nous. Amen.
Ode 7 ♦ Ton pl.2 ♦ Οἱ Παῖδες ἐν Βαβυλῶνι – Les Jeunes à Babylone ♦
Les Jeunes à Babylone / n’ont craint la flamme de la fournaise, – mais, jetés au milieu des flammes, / de rosée couverts, ils chantaient : / Tu es béni, notre Seigneur, / Toi, de nos Pères l’unique Dieu. –
Tout exposé aux supplices / et léché entièrement par le feu, – athlophore du Christ, Charalampe, / plus que l’or tu fus épuré / et tu devins en vérité / une offrande tout à fait sacrée. –
Sous la rosée de tes prières / s’éteignit la fournaise des impies, – et étant délivré, ô très sage, / tu psalmodiais au Créateur : / Tu es béni, notre Seigneur, / Toi, de nos Pères l’unique Dieu. –

Par l’extension de tes membres / tu parus comme un arbre élevé, – de l’ardent péché protégeant par son ombre / les fidèles qui psalmodient : / Tu es béni, notre Seigneur, / Toi, de nos Pères l’unique Dieu. –
Théotokion
Toi qui accueillis l’allégresse / dans tes entrailles immaculées, – pure Théotoque, toujours Vierge, / de ta joie comble aussi mon cœur, / en chassant complètement / la tristesse des passions. –
Ode 8 ♦ Ton pl.2 ♦ Ἐκ φλογὸς τοῖς Ὀσίοις - Pour les Saints, tu fis jaillir ♦
Pour les Saints, tu fis jaillir, de la flamme, la rosée, – et, l’offrande du Juste dans l’eau, tu l’enflammas ; – car, ô Christ, tu fais tout par ta seule volonté. / Nous t’exaltons sans cesse au cours de tous les siècles. –
Encore ruisselant des flots de ton sang, – décoré des blessures ciselées sur ton corps, –
tu t’es présenté devant notre Dieu, saint Martyr, / orné du magnifique diadème de victoire. –
La multitude des supplices n’ont pas offusqué – ta vaillance et ton courage, glorieux Martyr, –
et la rage des bourreaux n’ont pas obscurci / ta fermeté brillante, Saint aux pensées divines. –
Vénérable Prêtre et invincible Martyr, – courageux soldat et inébranlable pilier, –
soutien des croyants, adversaire de l’impiété, / tu fus vraiment, ô sage et victorieux Athlète. –
Théotokion
Celui qui a tout créé par sa divine volonté – a voulu loger dans ton sein, ô Immaculée, –
voulant refaçonner notre genre humain déchu, / et nous l’exaltons tous au cours de tous les siècles. –

Ode 9 ♦ Ton pl.2 ♦ Θεὸv ἀνθρώποις ἰδεῖv - Aux hommes, il est impossible ♦
Aux hommes, il est impossible de voir Dieu ; même les armées des Anges n’osent le regarder.
Mais par toi, Toute Pure, aux mortels s’est montré, incarné, Dieu le Verbe.
Lui, nous le magnifions,
et, avec les Armées célestes, nous te bénissons.

Ni le feu, ni le glaive, ni la mort,
ni la persécution, l’affliction, la faim, le danger,

ni la pensée des supplices variés,
ô admirable Athlète,
jamais en vérité
ne purent te séparer de l’amour de ton Créateur.

Sous les ongles de fer étant dépouillé
de la tunique de mort, Athlophore, tu t’es paré
de l’ornement dont te revêtit ton propre sang ; aussi, avec confiance,
invincible Martyr,
tu te tiens joyeux devant le Maître de tout l’univers.

Ta mémoire sur le monde s’est levée, procurant joie et splendeur divine, en vérité,
chassant l’hiver des passions et répandant
sur nous tous sa lumière ;
la fêtant, puissions-nous
obtenir par tes prières le pardon de nos péchés.

Théotokion
Par l’ouragan des passions je suis troublé
et j’enfonce sous la houle du mal, Tout-Immaculée ;

toi qui enfantas le Christ, le timonier, tends-moi ta main puissante,
secours et sauve-moi,
unique protectrice des fidèles te béatifiant.


Exapostilaire ♦ Ton 2 ♦ Γυναῖκες ἀκουτίσθητε – Ô Femmes, écoutez la voix ♦
Tout embrasé divinement / par l’amour du suprême Roi, –
ô bienheureux Charalampe, / tu abattis le superbe –
dragon, très courageusement, / et tu confondis Sévère, –
tyran cruel et insensé ; / aussi, du Maître du monde / tu reçus ta récompense. –
Théotokion ♦ pareil ♦
Refuge et gloire des chrétiens, / Marie, secours tes serviteurs, –
garde-les invulnérables / dans toutes les épreuves ; –
et des dangers délivre-nous / qui te louons avec amour, –
préserve-nous de tout malheur, / en intercédant sans cesse / auprès de ton Fils et ton Dieu. –
Aux Laudes, Stichères prossomia
♦ Ton 1 ♦ Τῶν οὐρανίων ταγμάτων – Toi, véritable allégresse ♦
Venez, enfants de la Grèce, maintenant embrassez –
la vénérable Tête /
du divin Charalampe, –
elle qui dans le stade très clairement /
proclama le Christ notre Dieu –
et dénonça la néfaste erreur des impies, /
magnifiant ainsi le Créateur. – (2x)
Avec les Anges célestes demeurant désormais, – Bienheureux, en présence /
de la Trinité Sainte, – tu la supplies incessamment pour nous tous / qui fidèlement vénérons – ta très respectable Tête et te demandons / la délivrance de tous nos malheurs. –

Brillante et toute glorieuse, voici qu’a resplendi – dans la Grèce entière /
la solennelle mémoire – du divin Charalampe ; aussi, brillamment / elle fête, en possédant – ta très vénérable Tête qui proclama / le Christ, Dieu et Homme en vérité. –
Gloire... ♦ Ton pl.1 ♦
Comme un vase d’albâtre empli, ta vénérable Tête, ô admirable,
répand comme précieux parfum les remèdes ; elle embaume merveilleusement les fidèles, et ceux qui avec foi s’en approchent,
elle les délivre de tous les malheurs,

de l’infâme erreur et de toute maladie ; faisant cesser toute épidémie désastreuse, elle procure à tous la santé,
la paix et la grande miséricorde.

Et maintenant... ♦ Ton pl.1 ♦ Théotokion
Nous te bénissons tous, Théotoque et Vierge, et te glorifions comme il se doit, nous, fidèles,
inébranlable Cité, indestructible Rempart, intrépide Protectrice,
de nos âmes le Refuge sûr.

Grande Doxologie Apolytikion et Congé.
On donne aussi de l’huile sainte aux frères.
À la Liturgie
Les Typiques ; et les Odes 3 et 6 du Canon. Apôtre : II Timothée 2, 1-10
Évangiles : Jean
15, 17 - 16, 2
Chant de Communion :

Le Juste sera en mémoire éternelle. Alléluia !
***


1ER NOVEMBRE – VÊPRES
1ER NOVEMBRE
Mémoire des saints Anargyres, Cosme et Damien.
VÊPRES
Au Lucernaire, Stichères prossomia des Saints
♦ Ton pl.2 ♦ Ὅλην ἀποθέμενοι - Dans le Ciel ayant placé ♦
Dans le Ciel ayant placé /
toute leur espérance, /
les Saints ont thésaurisé, /
ils ont amassé un inviolable trésor. –
Par grâce ils ont reçu /
et par grâce ils donnent /
aux malades toutes guérisons ; /
car selon l’Évangile, /
ils ne possédaient ni or ni argent. –
Aux hommes et aux animaux /
ils ont accordé leurs nombreux bienfaits. \
Et comme, en toutes choses, /
ils ont été obéissants au Christ, /
ils intercèdent assurément /
pour le salut de nos âmes. – (2x)
Ils ont dédaigné la vie / corrompue de la terre / et sont ainsi devenus / citoyens des cieux, tels des Anges dans la chair, – les deux Saints compagnons / aux mœurs identiques, / vivant leur vie unanimement. / Aussi accordent-ils / la guérison à tous les opprimés, – prodiguant tous leurs bienfaits / gratuitement à tous les nécessiteux. \ Ce jour de leur fête, / chantons dignement des hymnes pour eux / qui, avec assurance, toujours /
intercèdent pour nos âmes. – (2x)

Il a accueilli en lui / la Trinité tout-entière, / ce couple toujours chanté, / saints Cosme et Damien, tous deux dévoués à Dieu. – D’une source de vie, / comme des fontaines, / ils font jaillir des flots de guérisons ; / leurs reliques sacrées, / au toucher, guérissent toutes passions ; – et même uniquement leurs noms / des mortels éloignent les maladies. \ Apportant leur aide / à tous ceux qui se réfugient près d’eux, / ils intercèdent auprès du Christ / assurément pour nos âmes. –
(2x)
Gloire... ♦ Ton pl.2 ♦ [D’Anatole]
Elle est vraiment infinie la grâce que les Saints ont reçue du Christ ;
c’est pourquoi leurs reliques aussi,
par la divine puissance,
opèrent continuellement des miracles ; et leurs seuls noms, invoqués avec foi, préservent des maladies incurables. Par leur intercession,

Seigneur, nous aussi, délivre-nous des souffrances de l’âme et du corps, en ta philanthropie.
Et maintenant... Théotokion
J’ai glissé par mes pensées, / soumis au tyran par ruse, / ô pure Épouse de Dieu, / j’ai recours à ton admirable compassion – et ardente imploration, / Vierge toute sainte, / moi, tout misérable que je suis. / Aussi, délivre-moi / des tentations et des tribulations ; – Immaculée, sauve-moi, / des attaques des funestes démons, \ que je te glorifie, / te vénère et te chante avec amour, / ô Souveraine, et te magnifie, / toi la toujours Bienheureuse. –
ou Stavro-Théotokion ♦ pareil ♦
Comme l’a dit Syméon, / Toute Sainte Souveraine, / un glaive a percé ton cœur / lorsque tu as vu Celui qui a resplendi – de toi, selon l’inouï, / ineffable verbe, / fixé sur la Croix par les impies / comme un vil condamné, / et abreuvé de vinaigre et de fiel, – transpercé en son côté, / mains et pieds cloués effroyablement ; \ aussi, comme mère, / tu pleurais et disais en gémissant : / Quel est, ô mon Fils plein de douceur, / ce mystère original ? –
Apostiches
Idiomèles ♦ Ton 2 ♦

La fontaine des remèdes
guérissait un seul homme dans l’année.

Le temple des Anargyres
à présent guérit la multitude des malades ; car en vérité le trésor des Saints
est riche et inépuisable.
Par leurs supplications, ô Christ,
aie pitié de nous tous.

v. DieuestadmirabledanssesSaints. [De Théophane]
Dans l’amour divin et le désir des biens à venir ayant vécu, pratiquant les bonnes actions,
vous avez parcouru les voies salutaires ;
et, sans faille conservant votre âme en toute pureté, vous vous êtes éloignés des biens matériels.
Par l’Esprit Saint rendus brillant comme l’or,
et n’acceptant nullement de l’or,
vous accordiez les guérisons aux malades,
duo sacré, divin couple illuminé, saints Anargyres ; dans les afflictions et les maladies,
visitez-nous et, par pure grâce,
guérissez les maladies de nos âmes.

v. DanssesSaintsquisontsurlaterre,
le Seigneur a rendu admirables, en eux, toutes ses volontés.

[De Théophane]
Rendus dignes de grands dons, ô Illustres,
en toute humilité de vie vous avez vécu sur la terre ;

en tout lieu où vous passiez,
guérissant gratuitement les souffrances des malades, vous êtes apparus comme compagnons des Anges ; Cosme et Damien très sages,
frères pleins de charme,
par vos prières, guérissez aussi nos souffrances.

Gloire... ♦ Ton pl. 2 ♦

Ayant toujours le Christ agissant en vous, saints Anargyres,
vous accomplissez des miracles dans le monde, en guérissant les malades ;
car votre dispensaire est une source inépuisable ; lorsqu’on y puise elle jaillit plus encore, déversée, ses flots surabondent ;

vidée chaque jour, elle se répand de plus en plus, pourvoyeuse de tous et jamais dépourvue ;
ceux qui puisent sont abreuvés de guérisons
et elle demeure à jamais inépuisable.

Comment donc vous appeler ?
médecins des âmes et des corps, guérisseurs des maladies incurables, guérissant tout le monde gratuitement
par les charismes reçus du Christ Sauveur qui nous accorde la grande miséricorde !

Et maintenant... ♦ Ton pl.2 ♦ Théotokion
Théotoque, tu es la véritable Vigne, qui as fait croître le Fruit de la vie.
Nous te supplions, intercède, ô Souveraine, avec les Anargyres et tous les Saints ensemble, qu’il soit fait miséricorde à nos âmes.
ou Stavro-Théotokion ♦ Τριήμερος ἀνέστης – Après trois jours, tu ressuscitas ♦
Voyant un peuple sans loi – te clouer injustement –
sur cet arbre, la Vierge tout-immaculée, – ta Mère toute pure, – était percée dans ses entrailles, / Sauveur, comme l’avait dit Syméon. –
Apolytikion ♦ Ton pl.4 ♦ idiomèle ♦
Saints Anargyres, thaumaturges vénérés, visitez-nous dans nos infirmités ;
vous avez reçu gratuitement, donnez-nous gratuitement.
Congé

Stichologie habituelle du Psautier, et les Cathismes de l’Octoèque ; ou, si l’on veut, ces Cathismes des saints Anargyres du 1er Juillet.
Après la 1e Stichologie,
Cathismes ♦ Ton pl.4 ♦ Τὴν Σοφίαν καὶ Λόγον - La Sagesse et le Verbe ♦
Du Christ ayant reçu le céleste don / d’opérer des miracles, étonnamment, / sans cesse vous guérissez / toutes sortes de maladies ; Β car en vous se révèle la grâce de l’Esprit Saint, Β vous accordant la grâce des divines guérisons. Γ Et cette richesse des biens incorruptibles, Γ par la foi, vous l’avez eue, / grâce à votre esprit généreux, / Anargyres théophores. Γ Suppliez le Christ notre Dieu, / d’accorder la rémission de leurs péchés Γ à ceux qui ardemment fêtent / votre mémoire sacrée. –
Gloire... Et maintenant... Théotokion ♦ pareil ♦
Comme Vierge et unique parmi les femmes / enfantant sans semence Dieu dans la chair, / toutes les générations / des humains, nous te magnifions ; Β car en toi demeura le feu de la Divinité, Β nourrisson, tu allaites le Créateur et Seigneur ; Γ aussi, avec les Anges, nous, l’ensemble des hommes, Γ très dignement glorifions / ton enfantement vraiment saint / et crions en symphonie : Γ Supplie le Christ notre Dieu, / d’accorder la rémission de leurs péchés Γ à ceux qui avec foi accourent / vers ton abri, Immaculée. –

Après la 2e Stichologie du Psautier,
Cathismes ♦ Ton 4 ♦ Ἐπεφάνης σήμερον - Aujourd’hui, tu apparais ♦
La belle solennité – des Anargyres, /
ô fidèles, célébrons ; – et supplions-les instamment /
qu’ils débarrassent complètement – notre corps et notre âme / de toutes les maladies. –
Gloire... Et maintenant... Théotokion ♦ pareil ♦
Invincible protection – de ceux qui peinent, /
et secours très chaleureux – de ceux qui espèrent en toi, /
délivre-moi de tous les périls, – toi l’assistante / de tous les êtres humains. –
Canon
Puis, un Canon de l’Octoèque, et deux Canons des Saints. Le premier, œuvre de saint Jean Damascène.
Le second, œuvre de Joseph (sera adapté ultérieurement).
Si l’on veut, on peut chanter les Catavassiai de la Théotoque.

Ode 1 ♦ Ton 1 ♦ Ἄσωμεν πάντες λαοί – Nous tous les peuples, chantons ♦
Nous tous les peuples, chantons / une ode de victoire /
à Celui qui avait délivré Israël – de l’amer esclavage / du Pharaon et conduit à pied sec – de par le fond de la mer, car il s’est glorifié. –
Éclairé par la grâce / de la Trinité suprême, /
le vénérable couple digne d’admiration – accorde les remèdes / à ceux qui s’en approchent avec foi, – remèdes qu’il fait jaillir continuellement. –

Étant initiés
par les vivifiants verbes,
tels des flambeaux, dans le monde ils ont resplendi, dissipant les ténèbres
des passions irrésistiblement,
dans la ferveur de la foi, ces deux Saints bienheureux.

À la loi du Sauveur
obéissant sans cesse,
ils rejetèrent tous les plaisirs de la chair ; illuminant leurs âmes
de sublime façon par les vertus,
dans le monde ils ont brillé, les Saints très admirés.

Théotokion
Logeant, indiciblement, dans ton sein, Divine Mère,
le suprême Dieu, le Fils qui avant les temps,
a resplendi du Père,
a revêtu toute notre humanité,
Aussi, psalmodions pour Lui, car il s’est glorifié.

Ode 3 ♦ Ton 1 ♦ Στερέωσον μὲ Χριστέ – Affermis–moi, ô Christ, ♦
Affermis-moi, ô Christ,
sur la solide pierre de tes préceptes ;
de la lumière de ta Face illumine-moi ;
car il n’y a pas de saint, excepté Toi, Philanthrope.

Ces sources de guérisons,
ces fontaines répandant les divines grâces,
ces vases brillants de l’éclat immatériel,
comme ils le méritent, tous ensemble, chantons-les.

Vénérables guérisseurs
des infirmités de nos corps et de nos âmes,

empressez-vous de guérir aussi les maladies
de ceux qui s’approchent de vous, comme bienfaiteurs.

De leurs fécondes vertus
étant ornés, les Saints clairement repoussèrent

tout délice corruptible de cette vie, regardant vers la beauté divine fermement.


Théotokion
Il a pris forme comme nous, / le Dieu indescriptible, divine Génitrice, / par l’incarnation de sa Divinité – en ton sein immaculé, Épouse de Dieu. –
Cathismes ♦ Ton pl.4 ♦ Τὴν Σοφίαν καὶ Λόγον - La Sagesse et le Verbe ♦
Du Christ ayant reçu le céleste don / d’opérer des miracles, étonnamment, / sans cesse vous guérissez / toutes sortes de maladies ; Β car en vous se révèle la grâce de l’Esprit Saint, Β vous accordant la grâce des divines guérisons. Γ Et cette richesse des biens incorruptibles, Γ par la foi, vous l’avez eue, / grâce à votre esprit généreux, / Anargyres théophores. Γ Suppliez le Christ notre Dieu, / d’accorder la rémission de leurs péchés Γ à ceux qui avec amour fêtent / votre mémoire sacrée. –
Gloire... ♦ pareil ♦
Thaumaturges, vraies sources de guérisons, / et flambeaux de miracles resplendissants / à tous vous apparaissez / par la grâce de l’Esprit Saint ; Β aussi, vous rafraîchissez la flamme de nos passions, Β par la foi, et réchauffez le cœur de tous les croyants. Γ Votre divin temple étant le dispensaire Γ de nos âmes en péril, / tous en lui nous nous réfugions ; / Anargyres théophores. Γ Suppliez le Christ notre Dieu, / d’accorder la rémission de leurs péchés Γ à ceux qui avec amour fêtent / votre mémoire sacrée. –

Et maintenant... Théotokion ♦ pareil ♦
Venez, tous les fidèles, et magnifions / à pleine voix la Reine de l’univers, / la Mère du Créateur, / et, dans nos hymnes, disons-lui : Β Cause de notre joie, ô Vierge amplement louée, Β par tes prières couvre et sauve ceux qui t’honorent. Γ Car, en tant que Mère de Dieu, tu as l’audace Γ d’implorer sa compassion / qu’il guérisse les maladies ; / pour cela, nous te clamons : Γ Implore ton Fils, notre Dieu, Γ d’accorder la rémission de leurs péchés / à ceux qui pieusement adorent Γ ton Enfant immaculé. –
ou Stavro-Théotokion ♦ pareil ♦
La Très Pure, voyant l’Agneau et Pasteur, / suspendu sur la Croix, maternellement, / en se frappant la poitrine / elle se lamentait, disant : Β Hélas, Clarté du monde, mon Dieu et mon Seigneur, Β pourquoi souffres-tu tout cela volontairement ? Γ Pour sauver les hommes, et à la vie divine Γ voulant faire revenir / ton icône si corrompue ! / C’est pourquoi je magnifie Γ tes souffrances que tu subis, / en ton incommensurable compassion, Γ pour éloigner par les tiennes / les douleurs du genre humain. –
Ode 4 ♦ Ton 1 ♦ Κατενόησα Παντοδύναμε !– J’ai saisi, ô Suprêmement Puissant ♦
J’ai saisi, ô Suprêmement Puissant, / ta grande Économie / et avec crainte je t’ai glorifié, Sauveur. –
Vous conformant à la parole de Dieu, / ô divins Anargyres, / vous n’avez acquis l’éclat de l’or ou de l’argent. –

Rayonnant de leurs miracles divins, / à tous, les Anargyres / procurent la grâce de leurs bienfaits divins. –
Vous étiez des habiles médecins, / sur les plaies douloureuses / appliquant vos mains et écartant ainsi les maux. –
Théotokion
Que soient défigurés dorénavant / ceux qui ne te confessent / vraie Théotoque, toute sainte Souveraine. –
Ode 5 ♦ Ton 1 ♦ Ἐκ νυκτὸς ὀρθρίζοντες !– En veillant depuis la nuit, ♦
En veillant depuis la nuit, nous te chantons, ô Christ, / Toi le coéternel au Père, /
et de nos âmes le Sauveur. – Accorde, ô Philanthrope, / la paix au monde entier. –
Fontaines aux flots divins, les ondes des bienfaits / vous répandez sur les croyants, /
guérissant ainsi les maladies – des corps et des âmes, / Anargyres renommés. –
Ayant ouvert la source de la divine grâce, / saints Anargyres renommés, /
vous distribuez force et vigueur – à tous ceux qui accourent / vers vous avec foi et amour. –
Ces astres de sagesse et de splendeur qui clairement / ont transformé la terre en ciel, /
en imitant les Anges saints – et leur clarté sublime, / nous éclairent constamment. –

Tu as montré ta supériorité en concevant / le Créateur de l’univers, /
coéternel au Père, et enfantant – pour le monde, Mère Vierge, / le Seigneur notre Sauveur. –
Ode 6 ♦ Ton 1 ♦ Τὸν Προφήτην Ἰωνᾶν – Le prophète, tu le sauvas ♦
Le Prophète, tu le sauvas – du grand monstre, ô Philanthrope. –
Et moi, de ce gouffre des fautes / retire-moi, je t’en supplie. –
Les thérapeutes salvateurs, – bienfaiteurs dévoués à Dieu, –
Cosme et Damien, ces divins hommes, / de tout cœur vénérons-les. –
Ayant gardé la chasteté – et de sagesse étant parés, –
Cosme et Damien, ces divins hommes, / exultent avec le Christ. –
Agissant unanimement, – et vivant ascétiquement, –
vous avez reçu la puissance / d’accorder des guérisons. –
Théotokion
Toute Pure, tu enfantas – en chair l’inaccessible Éclat, –
qui illumine tout le monde / des rais de sa Divinité. –
Kontakion ♦ Ton 2 ♦ Idiomèle ♦
Ayant reçu la grâce des remèdes, / vous conférez la vigueur à ceux qui en manquent, /
médecins, thaumaturges renommés ; – aussi, par votre visite, / renversez l’audace des hostiles ennemis, / et par vos miracles sauvez le monde entier. –

Ikos
Le diagnostic de ces habiles médecins surpasse tout savoir et toute sagesse ;
car, ayant reçu du Très-Haut la grâce,
ils rendent la vigueur à tous invisiblement ; moi aussi, je leur dois la grâce de les chanter comme théophores, agréables à Dieu, thérapeutes accordant de multiples guérisons ; ils délivrent de toute douleur

et par leurs miracles ils sauvent le monde entier.
Synaxaire
Le 1er Novembre, mémoire des saints et thaumaturges Anargyres
Cosme et Damien, fils de Théodote, d’Asie.
v. Bienqu’ilsaientquittélaterre,lesAnargyres,
comme avant ils remplissent la terre de miracles.
Le premier de Novembre, jour de salut, les voit monter de terre.

Ce même jour, mémoire des :
Saintes martyres Cyrienne et Julienne, (4e s).
Saints Césaire, Dacius, Sabinien, Agrippa, Sabas, Adrien et le jeune enfant Thomas, martyrs à Damas, (7
e s).
Saint Jean, évêque, et Jacques, prêtre, hiéromartyrs, (†345). Saint Jacques et ses deux disciples Jacques et Denys, néo-martyrs, morts pendus (†1520).
Sainte Hélène de Sinope, néomartyre, (18
e s.)
Saint David, ascète dans l’île d'Eubée, (16
e s).
Saint Austremoine, évêque de Clermont, (†300).
Saint martyr Hermenegild, (†586)
Saint martyr Bénigne, (†178).
Saint Marcel, évêque de Paris, (†430).
Saint Vigor, évêque de Bayeux, (†530).
Saint Cadfan, au Pays de Galles, (4
e s)
Saint Genès, évêque de Lyon, (†678)
Sainte Éponine, martyre à Langres, (1
er s).
Par les prières de tes Saints, ô Dieu, aie pitié et sauve-nous. Amen.

Ode 7 ♦ Ton 1 ♦ Σὲ νοητὴν Θεοτόκε – En toi nous voyons la fournaise ♦
En toi nous voyons /κ la fournaise noétique, / ô Théotoque, nous, croyants ; / car, comme les trois Jeunes Gens – que le Très-Haut a sauvés, / ainsi a-t-il recréé, / en ton sein, mon être tout entier, – Lui, le Dieu loué de nos Pères, / le suprêmement glorifié! –
Entièrement /κ vous étiez voués à Dieu, / tous deux, habitacles de Dieu ; / et pour Lui vous avez quitté – le monde totalement, / suivant les traces du Sauveur, / pour le célébrer divinement – Lui le Dieu loué de nos Pères, / saints Anargyres très glorieux. –
Vous guérissiez, /κ ô excellents médecins, / toutes les plaies de vos patients / par de mystiques opérations, – surnaturellement, puisant / les remèdes salvateurs / dans vos abondants trésors divins, – et chantant le Dieu suprême, / le suprêmement glorifié ! –
Tu as orné /κ du diadème brillant, / de la couronne de ton royaume, / ô Maître, splendidement, – ceux qui aimèrent plus que tout / l’incomparable splendeur / de ta divine beauté, ô Christ ; – aussi, d’eux, pour tous les fidèles, / tu as fait les communs bienfaiteurs. –

Théotokion
Immaculée, /κ de l’Orient venu d’en haut / qui sur terre s’est manifesté, / tu t’es montrée splendidement – la porte toute lumineuse, / éclairant le monde entier / par les rayons de ta pureté, – et répandant sur les fidèles / l’éclat de miracles incessants. –
Ode 8 ♦ Ton 1 ♦ Ἐν καμίνῳ Παῖδες Ἰσραήλ - Comme au creuset, les enfants ♦
Comme au creuset, les enfants d’Israël, / au cœur de la fournaise, / bien plus que l’or pur brillèrent / par la beauté de la piété alors qu’ils chantaient : – Bénissez, vous toutes ses œuvres, / le Seigneur par des hymnes / et sur-exaltez-le / au cours de tous les siècles. –
Étant morts aux charmes d’ici-bas, / et tranchant la maladie / de l’avidité morbide, / ‘sages Anargyres’ vous appellent tous ceux qui s’écrient : – Psalmodiez, vous toutes ses œuvres, / le Seigneur par des hymnes / et sur-exaltez-le / au cours de tous les siècles. –
Manifestement vous avez part / à la vie éternelle, / car de la vie corruptible / vous avez quitté les délices pour chanter en chœur : – Bénissez, vous toutes ses œuvres, / le Seigneur par des hymnes / et sur-exaltez-le / au cours de tous les siècles. –

Par les Anargyres te priant, / Christ notre Maître, sauve / des funestes maladies, / tous les croyants et permets-leur de te chanter en chœur : – Bénissez, vous toutes ses œuvres, / le Seigneur par des hymnes / et sur-exaltez-le / au cours de tous les siècles. –
Théotokion
Fortifiés par la grâce, dans la joie, / nous tous les fidèles / délivrés, ô Mère vierge, / par ton enfantement, sans cesse nous nous écrions : – Bénissez, vous toutes ses œuvres, / le Seigneur par des hymnes / et sur-exaltez-le / au cours de tous les siècles. –
Ode 9 ♦ Ton 1 ♦ Σὲ τὴν φαεινὴν λαμπάδα - Toi, la lampe lumineuse, ♦
Toi, la lampe lumineuse, / la Mère de notre Dieu, – la gloire manifeste, – plus élevée parmi toutes les créatures, / de nos hymnes nous te magnifions. –
Le fraternel sage couple / qui rayonne en la splendeur – de l’éclat noétique, – transmettant sa lumière à tous, de nos hymnes / bénissons-le incessamment. –
Vous les sauveurs qui aux âmes / des fidèles procurez – la santé et la force – et pouvez guérir les passions corporelles, / toujours dignement nous vous chantons. –

Les astres de clarté divine / éclairant mystiquement – le ciel de la sainte Église – par l’effusion de leur sublime lumière, / répandent toujours leur éclat. –
Par la Trinité très sainte / le couple élu de Dieu – fortifié, il procure – les trésors des guérisons à tous les fidèles / qui le bénissent avec amour. –
Théotokion
Toi, la Nuée de la Lumière, / l’Arche sainte, en vérité, – la lumineuse Porte – du Soleil noétique, comme Théotoque, / de nos hymnes nous te magnifions. –
❅
Exapostilaires
♦ Ton 3 ♦ Ἐν πνεύματι τῷ ἱερῷ - Mené au Temple par l’Esprit ♦
De Dieu, ayant obtenu \ des guérisons la grâce, Γ
ô Anargyres bienheureux, \ vous soignez les maladies Γ
et guérissez tous les hommes / qui avec foi accourent Γ
vers votre divin temple ; \ c’est pourquoi, tous ensemble, Γ
nous bénissons à juste titre / votre sainte mémoire. Γ

Théotokion ♦ pareil ♦
Immaculée, tu enfantas \ notre Dieu, Dieu le Verbe, Γ
qui dans le monde sagement \ accomplit l’excellente Γ
Économie salutaire ; / aussi, tous, à juste titre, Γ
nous te chantons de nos hymnes, \ toi qui ardemment Le pries Γ
afin qu’il nous délivre / des dangers et maladies. Γ
Aux Laudes, Stichères idiomèles
♦ Ton 1 ♦ [D’Anatole]
De Dieu ayant reçu la grâce des guérisons,
vous soignez les passions de nos âmes et de nos corps,

gratuitement, universels Anargyres. Et le Christ qui par vous accorde
la santé tant désirée aux fidèles,
a fait de vous des luminaires

non errants dans l’univers.
Aussi, priez-le de sauver nos âmes.

À la providence d’en haut ayant puisé l’abîme de remèdes,
vous faites jaillir pour les fidèles les guérisons, saints Anargyres. En effet, surnaturellement,
par vos opérations mystiques,

en prescrivant les salutaires médecines provenant des trésors de l’Esprit,
vous soignez les douleurs des infirmes. Aussi, devenus le vénérable temple

de la Trinité vivifiante
qui a vraiment fait en vous sa demeure, priez-La de sauver nos âmes.


♦ Ton 2 ♦ [De Germain]
Le chœur des Saints exulte pour les siècles, car ils ont hérité le Royaume des cieux.
La terre, ayant reçu leur corps,
en exhale l’arôme.
Devenus serviteurs du Christ,
ils demeurent dans la vie éternelle.

Médecins des infirmes, trésors de remèdes,
sauveurs des fidèles,
Anargyres très illustres,
guérissez ceux qui vous invoquent
dans l’angoisse et la douleur ;
avec Théodote suppliant le Dieu très bon, délivrez-nous des pièges de l’Ennemi.

Gloire... ♦ Ton 4 ♦ [De Théophane]
Possédant la source de guérisons, saints Anargyres,
accordez la guérison à tous ceux qui vous implorent, car de sublimes dons vous a comblés
la source intarissable du Christ notre Sauveur.
Le Seigneur, en effet, vous a dit,

comme imitateurs zélés des Apôtres : Voici que je vous ai donné la puissance contre les esprits impurs,
afin de les expulser

et de guérir toute faiblesse
et toute maladie.
Aussi, vous conformant à ses préceptes, ayant reçu gratuitement,
donnez aussi gratuitement,
guérissant les souffrances
de nos âmes et de nos corps.


Et maintenant... Théotokion
♦ Ton 4 ♦ Ἔδωκας σημείωσιν - Tu as donné, ô Seigneur ♦
Réjouis-toi, le rempart – et le refuge sûr des chrétiens ; – réjouis-toi, échelle du ciel, – trésor de virginité, / sainte Théotoque ; – exulte, logique / Arche de la divine gloire ; / réjouis-toi, ô fierté du monde entier – et son véritable soutien, \ toi le rappel de tous les déchus, – tabernacle de sainteté, / rayonnant de splendide éclat. –
ou Stavro-Théotokion ♦ pareil ♦
Voyant crucifié le Christ, – le philanthrope, et transpercé – par la lance dans son côté, – la Très Pure s’exclamait / en versant des larmes : – Quelle récompense / de la part de ce peuple ingrat, / ô mon Fils, en échange de tes bienfaits ! – Vas-tu me laisser sans enfant, \ mon bien-aimé plein de compassion ? – Je suis fortement étonnée / par ta libre crucifixion. –
Aux Apostiches : Stichères de l’Octoèque

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1ER NOVEMBRE – ORTHROS
Gloire... ♦ Ton pl.4 ♦
Qui n’admirerait pas, qui ne glorifierait pas, qui ne chanterait pas fidèlement
les miracles des sages et glorieux Anargyres ? Car, même après leur sainte dormition,
ils procurent à tous ceux qui s’approchent d’eux les remèdes à profusion,

et leurs saintes et vénérables reliques font jaillir la grâce des guérisons.
Ô couple saint ! Ô têtes vénérables ! Quelles sagesse et gloire

vous sont données par la grâce de Dieu ! Aussi, nous chantons des hymnes
au Dieu bienfaiteur qui les fit paraître
pour la guérison de nos âmes et de nos corps.

Et maintenant... ♦ Ton pl.4 ♦ Théotokion Souveraine, reçois les prières de tes serviteurs,
et délivre-nous de toute contrainte et affliction.
ou Stavro-Théotokion ♦ Ton pl.4 ♦ Οἱ Μάρτυρές σου, - Tes dévoués Martyrs, ♦
Mon Fils, je ne supporte de te voir, / Toi qui réveilles de la mort tout homme, / être endormi cloué sur l’Arbre, Β afin d’accorder aux mortels – endormis d’un sommeil funeste Β à cause du fruit défendu – l’Éveil divin et salutaire, / disait en pleurant la Vierge que nous magnifions. –
À la Liturgie
Typiques, et Odes 3 et 6 du Canon. Chant de Communion
Le Juste sera en mémoire éternelle. Alléluia ! 
❅ 

mercredi 25 mars 2020

Marie Davean: Intercessions de la Mère de Dieu Très Pure et de saint Charalampos lors d'épidémie

Mère de Dieu Proussiotissa



La Mère de Dieu fait cesser une épidémie

     Georgia Moraïtou de Mesolongui raconte : « En 1918, une épidémie de grippe mortelle frappa Mésolongui. Malgré tous les efforts des médecins, les gens tombaient malades les uns après les autres et mouraient d’épuisement au bout de quelques jours. Entre vingt et trente personnes perdaient la vie chaque jour. Les dépouilles étaient transportées en charrette et enterrées sans le service d’un prêtre. Il s’agissait d’une effrayante épidémie. La même chose se produisait à Agrinio, où quarante à cinquante personnes périssaient tous les jours, de même qu’à Aitoliko et dans les villages alentour. Quand les dirigeants de la ville constatèrent le nombre croissant de victimes et la propagation fulgurante de la maladie, ils s’entretinrent avec l’évêque et envoyèrent une délégation au monastère de la Mère de Dieu Proussiotissa. Ils demandèrent à l’higoumène de conduire l’icône thaumaturge[1] à Mésolongui pour que le fléau cesse enfin. L’icône passa tout d’abord par Agrinio, où, dans les heures qui suivirent son arrivée, les malades commencèrent à recouvrer la santé. On aurait souhaité garder l’icône plusieurs jours à Agrinio, mais des représentants des villages voisins vinrent la réclamer car les habitants mouraient là-bas aussi.
     Le premier novembre 1918, l’icône arriva par voie de chemin de fer. Les habitants de Mésolongui l’attendaient depuis la veille. Comme une pluie battante faisait rage, les médecins recommandèrent aux villageois de ne pas assister à l’arrivée de l’icône. La pluie et la proximité augmentaient le risque de contagion, et de nombreuses victimes supplémentaires seraient à déplorer. D’une foi simple et fervente, les gens accordèrent davantage leur confiance à la Toute-Sainte qu’aux discours des médecins, et la Mère de Dieu leur donna raison.
    Ils accueillirent l’icône et l’escortèrent en procession à travers les rues de la ville, chantant et implorant d’être sauvés. Non seulement personne ne tomba malade, mais ceux que le virus avaient déjà contaminés se trouvèrent guéris. À partir de ce jour, à Mésolongui, plus personne ne mourut de la grippe.
     En mémoire de ce miracle et en signe de reconnaissance, les habitants se cotisèrent et confectionnèrent un chandelier à sept branches d’une qualité exceptionnelle, qu’ils offrirent au monastère. Une reproduction de l’icône de la Mère de Dieu Proussiotissa fut aussi effectuée. Celle-ci est conservée jusqu’à présent dans l’église de Sainte-Parascève. »

Saint Charalampos chasse une épidémie

     Aux environs de l’an 1930, dans le village de Avra Kalambakas, le virus très contagieux de la scarlatine s’était répandu. Plus de cinquante d’enfants étaient déjà morts. Certains foyers avaient perdu deux ou trois enfants en même temps. Les gens n’avaient même pas le temps d’enterrer les petites victimes. On laissait les pioches au cimetière pour pouvoir ouvrir les tombes plus rapidement. Les habitants du village allèrent chercher refuge auprès de saint Charalampos le thaumaturge, qui possède un charisme particulier pour guérir ce type de maladie. Ils demandèrent au monastère Saint-Stéphane des Météores la relique de son saint crâne.
     Les cloches se mirent à sonner et tout le monde sortit du village pour accueillir le saint. On célébra un office de bénédiction des eaux, suivi d’une procession. Le fléau cessa immédiatement et le virus mortel fut mis en fuite par la grâce de saint Charalampos. Depuis ce jour, plus aucun enfant du village ne mourut de la scarlatine. 


Version française Marie Davean


[1] L’icône de la Toute-Sainte Proussiotissa, en grec « προυσιώτισσα », tire son nom de la ville de Pruse, en Asie Mineure, dont elle est originaire. La tradition l’attribut à l’Évangéliste Luc (NdT).

Serge Komarov: LES INCROYANTS NE RECONNAISSENT PAS En NOUS DES CHRÉTIENS - ET C'EST TERRIBLE

Le vieillard mendiant  de Vasily Chebouev

Nous, orthodoxes, nous croyons être des disciples et des successeurs des premiers chrétiens. Nous demeurons dans la même Église et professons la même doctrine que les apôtres et leurs disciples.
Mais il y a unechose dans laquelle nous ne sommes radicalement pas comme les gens d'église de l'ère apostolique.
Dans les premiers siècles du christianisme, l'adhésion à l'Église était un tournant décisif dans la vie d'une personne. À l'exception de cas particuliers, personne n'était immédiatement accepté dans la communauté chrétienne. Le catéchumène devait témoigner de sa foi par un changement spirituel et moral, et prouver sa fidélité au Christ avant même le baptême.
Le sacrement du baptême donnait une sorte de sceau gracieux au changement de cœur qui devait déjà être accompli par le croyant!
Avouons-le: nous ne devons pas idéaliser les premières communautés chrétiennes. Il y avait des tentations, des péchés et des chutes. Il suffit de lire la première épître de l'apôtre Paul aux Corinthiens pour comprendre cela. Mais tout de même: d'abord, le croyant devenait une personne hautement morale, ensuite il entrait dans l'Église.
C'est une chose que nous n'avons pas aujourd'hui.
Nous utilisons une idée différente, bonne en elle-même : faire d'une personne un chrétien dès son enfance (baptiser, recevoir la communion, enseigner la foi, etc.). Mais l'idée ne fonctionne pas bien en raison de divers facteurs, tels que: la faible fréquentation de l'église des parents et des parrains, le manque de catéchèse dans les paroisses, le désintérêt du clergé en ces matières... Et il s'avère que nous avons plus de chrétiens que de bonnes et gentilles personnes. C’est un paradoxe!
***
C'est un sujet effrayant. Il nous cingle et nous déchire. Le marteau de Tchekhov frappe aux murs du cœur et crie: «Hé, mes amis, vous faites quelque chose de mal! Vous vous égarez! "
Je me souviens de la parabole du Jugement dernier. Le Sauveur dit à l'avance selon quels critères le monde jugera. Et - de façon inattendue! - dans le discours du Christ, nous n'entendons pas parler de la prière, du jeûne, des prosternations, de la fréquence de la communion... Nous entendons:
«Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire. J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli chez vous.  J’étais nu, et vous m’avez donné des vêtements. J’étais malade, et vous m’avez soigné. J’étais en prison, et vous êtes venus à moi. »(Matthieu 25: 35-36).

Il s'avère que le Seigneur au Jugement nous demandera en fait une seule chose - l'amour pour Dieu et le prochain.
Oui, un chrétien est forgé par le jeûne, les prières, l'abstinence, les prosternations et autres exercices ascétiques, la participation aux sacrements de l'Eglise. Mais ce sont là des outils qui fonctionnent dans un but. Et ce  but unique est l'Amour.
La boîte à outils est votre propre affaire. Combien vous priez et comment, à quelle fréquence vous recevez la Communion, si vous lisez l'Évangile, si vous faites des prosternations ou allez à l’Eglise – c’est à vous de décider. Mais le résultat est exigé: l'Amour, et son indicateur est la morale chrétienne. Et s'il n'y a pas de résultat, alors vous faites quelque chose de mal. Vous n'utilisez peut-être pas les outils correctement.
Avant de devenir déifié, il est nécessaire  de s’humaniser

Le chemin de l'amour est un chemin long et difficile, donc l'amour est une «totalité de perfection» (Colossiens 3: 14). Il y a des étapes très importantes en cours de route. Par exemple, le bien le plus ordinaire et les qualités les plus ordinaires d'une bonne personne. Avant de se déifier, il faut s’humaniser.

Il y a beaucoup de chrétiens aujourd'hui, mais peu de gens vraiment bons. Comment est-ce possible?
***
La pensée continue, s'accrochant à différents endroits de la Bible tout au long de la route.
Dans l'épître aux Romains, l'apôtre Paul a écrit que de nombreux Juifs - les descendants d'Abraham, qui avaient le signe de la circoncision sur leur corps - n'étaient pas juifs d'esprit. De même, ces païens non circoncis qui n'avaient jamais entendu parler d'Abraham, mais qui vivaient selon la loi de la conscience, étaient plus proches de Dieu que les représentants du peuple choisi par Dieu.
Voici cet extrait:
«Car ce n’est pas ce qui est visible qui fait le Juif, ni la marque visible dans la chair qui fait la circoncision, mais ce qui fait le Juif c’est ce qui est intérieur, et la vraie circoncision est celle que l’Esprit opère dans le cœur et non celle que l’on pratique en obéissant à la lettre de la Loi. Tel est le Juif qui reçoit sa louange, non des hommes, mais de Dieu. »(Romains 2: 28-29).
Et si au lieu du mot «juif» nous mettons le mot «orthodoxe» et au lieu de «circoncision» - «baptême»? Autrement dit, allons-nous transposer la situation à notre époque? Après tout, les lois spirituelles exprimées dans la parole de Dieu et après des millénaires restent inchangées.


Car ce n’est pas ce qui est visible qui fait l'orthodoxe, ni le baptême qui est extérieur dans la chair; mais cet orthodoxe est ainsi intérieurement, et ce baptême, qui est dans le cœur, dans l'esprit et non dans la lettre: pour lui, la louange ne vient pas des gens, mais de Dieu.
Cela s'avère intéressant! En effet, on peut observer toutes les règles de vie orthodoxes, sans être orthodoxe. L'orthodoxe n'est pas seulement baptisé. L'Orthodoxie n'est pas seulement une certaine vision du monde, mais aussi la qualité de vie - «en esprit», et non «selon la lettre».
S'il n'y a pas une telle qualité de vie, alors il s'avère que la vie de l'église est inutile pour un chrétien, ce qui est très offensant. Et lors de la communication avec différentes personnes de l'Eglise, le sentiment de cette «offense» apparaît très souvent.
Et c’est encore plus offensant de voir des personnes incroyantes, des païens ou des hétérodoxes vivre en étant plus honnêtes et plus justes que nous!
Il arrive que sur le lieu de travail un incroyant fasse mieux son travail et ait une meilleure réputation qu'une personne qui va à l'Eglise. Ou, par exemple, un musulman se révèle être un ami plus fidèle et plus réactif que les frères chrétiens. Et combien il est triste de constater que dans une famille baptiste, les enfants obéissent parfaitement à leurs parents, toute la famille prie et lit la Bible tous les jours, essaie sincèrement d'accomplir les Commandements de Dieu avec précision - mais notre homme [« orthodoxe »] semble porter la croix et va à l'église en vacances, mais il vit dans le paganisme et n'a jamais ouvert la Bible.
Et alors les paroles de l'apôtre sont accomplies sur nous (pas littéralement, mais en principe):
«Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit.» (Romains 2: 24).
Oui, le christianisme ne se résume pas à la «bonté». Nous ne sommes pas sauvés par notre justice, mais par la foi au Seigneur Jésus-Christ. Mais le christianisme n'existe pas où la foi n'a pas aidé une personne à devenir au moins «bonne»!
***
Dans le livre des Actes sur les premiers chrétiens, il est écrit qu'ils étaient «louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Eglise ceux qui étaient sauvés.» (Actes 2: 47) et que «et aucun des autres n'osait se joindre à eux; mais le peuple les louait hautement. » (Actes 5: 13). . Mais aujourd'hui, ils ne nous aiment pas vraiment. Il est ridicule de parler même de la «glorification» des chrétiens orthodoxes parmi le peuple. Et il n'y a certainement pas de peur de nous rejoindre (c'est-à-dire de peur à cause de la hauteur de la vie chrétienne).

Aujourd'hui, nous avons un besoin urgent d'une nouvelle renaissance -morale- de l'église.

À cet égard, nous avons un besoin urgent d'une nouvelle renaissance – morale- de l'église. Le temps de la renaissance en tant que reconstruction, c'est-à-dire la construction de temples et de monastères, est révolue. Le temps de la renaissance dans le domaine de la catéchèse et de l'éducation est presque révolu: de nombreux cours différents et seulement des informations sur Internet sont apparus, selon lesquels vous pouvez devenir religieusement alphabétisé. Il est temps de devenir déjà chrétiens dans son mode de vie! Sans cela, toutes les autres sphères de renaissance n'auront aucun sens. Le mode de vie ici est compris non pas comme l'accomplissement des disciplines de l'Eglise seulement, mais comme le système de nos relations avec notre prochain.
De sorte qu'on ne prête pas attention à un croyant qui a commencé à aller à l’Eglise parce qu'il est devenu "en quelque sorte étrange" et a commencé à vivre sa propre "vie en Christ" incompréhensible (et parfois dans le contexte de la destruction des relations avec les autres). Et du fait qu'au fil du temps, il est devenu un fils merveilleux, un mari merveilleux, un bon père, un ami serviable, un employé fiable - grâce à Christ!
Désolé pour la banalité: devenons d'abord de bonnes personnes! Normales, sans difficultés ni problèmes. Sympathiques et accueillantes, bonnes et fiables.
Que les femmes trouvent des hommes bons dans l'Église - travailleurs et sans mauvaises habitudes. Que les hommes trouvent des femmes normales dans l'Église et qu’en tant qu’époux ils soient obéissants et aimants. Que toute personne rencontre des amis sensibles et fidèles dans l'Église, trouve de l'aide non seulement spirituelle, mais aussi spirituelle et matérielle.
Sinon, nous ne pouvons pas être appelés chrétiens! Parce que l'indicateur externe du christianisme intérieur est la moralité, et non le nombre d’offices auxquels vous avez assisté, ou la fréquence de la confession et de la communion.
***
Le Seigneur a eu pitié des prostituées et des voleurs, mais a très vivement dénoncé les hypocrites religieux - les pharisiens et les scribes, qui étaient des chefs spirituels dans leur religiosité extérieure, mais dans les qualités humaines étaient à bien des égards inférieurs aux païens. Et si les chrétiens d'Eglise perdent aujourd'hui la face par rapport aux incroyants dans les catégories morales élémentaires, ils tombent sous les mêmes dénonciations du Seigneur:
"Malheur à vous ... hypocrites!" (Cf. Matthieu 23:13).
Le fait que les croyants ne diffèrent parfois pas des incroyants et vivent parfois d’une manière pire qu'eux est peut-être l'une des principales tragédies du christianisme moderne. Les incroyants ne reconnaissent pas les chrétiens en nous - et c'est terrible. Parce que le christianisme sans la pureté de la vie est comme de la viande sans viande et du lait sans lait.
De l'intérieur vers l'extérieur. Du paradis à l'intérieur - à la transformation du monde de l'extérieur. Garder le paradis en soi et cultiver le paradis en dehors est le but de la vie humaine, commandée par Dieu (voir: Genèse 2: 15). Et cette transformation du monde commence par un simple sourire, un simple bien, un simple « homme bon».
«Mais ce qui est spirituel n'est pas le premier, c'est ce qui est animal; ce qui est spirituel vient ensuite. » (1 Cor. 15: 46).

C'est quelque chose qui nous fait cruellement défaut.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après