Les responsables ukrainiens font avancer des plans pour retirer la littérature en langue russe de la circulation, en présentant une question de sécurité nationale et de souveraineté culturelle.
KYIV, UKRAINE - Le Comité d'État ukrainien pour la télédiffusion et la radiodiffusion est en train de rédiger une résolution qui introduirait un mécanisme officiel pour retirer de la circulation les livres en russe, selon la députée Solomiia Bobrovska.
Bobrovska a déclaré que l'initiative s'aligne sur les plans du ministère de la Culture de l'Ukraine visant à interdire l'impression et la distribution de littérature russe et en langue russe dans le pays. Les mesures proposées visent à limiter ce que les responsables décrivent comme l'influence culturelle du « pays agresseur » au milieu de la guerre en cours.
Si elle est adoptée, la résolution officialiserait les procédures de retrait de ces publications de la circulation à travers l'Ukraine.
Auparavant, l'UOJ a rapporté qu'un dirigeant de l'église orthodoxe d'Ukraine (OCU schismatique) affirmait que les rapports de persécution de l'Eglise orthodoxe ukrainienne (UOC canonique) sont de la désinformation russe.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Après le conseil donné par Serhey Dumenko [devenu "métropolite Epiphane" par la disgrâce honteuse de Bartholomée de Constantinople] aux ukrainiens qui portaient le prénom d'un saint russe d'en changer, voici une nouveau crime.
Les zélateurs de la pureté ethnique et linguistique de l'Ukraine, se souviennent-ils que la guerre au Donbas avait aussi son origine dans le projet d'interdire en Ukraine l'usage de la langue russe? Nous espérons que le président Zelensky, russophone à l'origine, parlera un ukrainien suffisamment pur et correct pour ne pas subir cette purification ethnique et linguistique. C.L.-G.
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Une petite anecdote pour illustrer l'esprit irénique des zélateurs de la russophobie à tout prix:
Anastasia Koutcherova est russe, elle vit en Italie depuis 2018. Elle est contre Poutine, contre la guerre, etc. Elle a voulu porter la pancarte « Ukraine » au défilé des Jeux olympiques d’hiver devant la délégation ukrainienne. Dans un costume et avec des lunettes qui empêchent de l’identifier, comme les autres. Car les volontaires pour ce rôle sont choisis au hasard. Sauf dans le cas de l’Ukraine, toujours à part quoi qu’il arrive : Anastasia Koutcherova a pu persuader les organisateurs d’être le porte-pancarte des Ukrainiens, Et bien entendu ensuite elle s’est longuement vantée sur Instagram de son soutien héroïque à l’Ukraine, soulignant que les Ukrainiens « ont toutes les raisons d’haïr tous les Russes », exprimant son intense émotion quand tout le stade s’est levé pour acclamer la délégation…
Au passage on note que cette oie russe explique que, bien qu’elle n’ait pas dit qu’elle était russe, les athlètes ukrainiens « lui parlèrent spontanément dans sa langue maternelle »… C’était le signe, dit-elle, d’une « profonde connexion » entre Russes et Ukrainiens. Il ne lui vient même pas à l’idée que le russe est aussi la langue maternelle des athlètes ukrainiens…
Mais Anastasia ne s’attendait pas à la réaction du gouvernement ukrainien. Par la bouche du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Heorhii (sic) Tykhyi :
Le fait que le CIO ait choisi une Russe pour porter le panneau « Ukraine » est abject. Cela dépasse toute morale humaine et tout principe. Je ne peux même pas imaginer ce qui a bien pu passer par la tête de la personne du CIO qui a vu que cette Russe avait posé sa candidature et qui l’a approuvée. Nous exigeons une enquête interne au sein du CIO afin de déterminer qui a autorisé cela. (…) Il s’agit d’une violation grave de la Charte olympique et des principes du sport international. Nous exigeons des excuses de la part du CIO à ce sujet, et nous exigeons une enquête pour déterminer qui a permis que cela se produise. (…)
Anastasia l’avait bien dit pourtant : les Ukrainiens « ont toutes les raisons d’haïr tous les Russes ». Donc elle aussi…

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