"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 28 septembre 2025

16e DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE ET Dimanche après la fête de la Sainte Croix


Samedi était le jour de la Sainte Croix, ou plus officiellement « l'Exaltation universelle de la Croix précieuse et vivifiante », qui commémore principalement la découverte de la Vraie Croix par Sainte Hélène. Les offices font également référence à la vision de la Croix par l'empereur Constantin en 312, peu avant sa victoire sur Maxence. Il est également fait référence à l'histoire ultérieure de la Croix, qui tomba aux mains des Perses lorsqu'ils s'emparèrent de Jérusalem en 614. La Croix fut ensuite reprise par l'empereur Héraclius et amenée à Constantinople en 629, où elle fut vénérée dans la cathédrale Sainte-Sophie. Il est également fait allusion à la consécration de l'église de la Résurrection, construite sur le site du Saint-Sépulcre et achevée en 335.

Dans les matines du jour de la Sainte Croix, nous lisons : 

Nous vénérons le bois de Ta Croix, ô Toi l'Ami des hommes, car c'est sur elle que Toi, la Vie de tous, Tu fus cloué. Ô Sauveur, Tu ouvris le Paradis au larron qui se tourna vers Toi avec foi, et Tu le jugeas digne de la béatitude lorsqu'il Te confessa en s'écriant : « Seigneur, souviens-Toi de moi ». Accepte-nous comme lui alors que nous crions : « Nous avons tous péché, dans Ta miséricorde, ne nous méprise pas ».

Si le jour de la Sainte Croix commémore chaque année un événement historique, nous devons garder à l'esprit que la croix est le symbole du christianisme. Pourquoi un instrument de torture, d'exécution et de mort est-il ainsi vénéré ? La crucifixion, mode d'exécution du Christ, n'était pas unique, car beaucoup d'autres furent crucifiés, notamment les deux larrons exécutés le même jour que le Christ. Nous mettons des croix sur nos églises, nos livres de culte, nos vêtements liturgiques et divers objets. Nous portons une croix baptismale autour du cou et nous faisons le signe de la croix lorsque nous entrons dans une église ou que nous prions. Nous pouvons également faire le signe de la croix lorsque nous montons dans notre voiture pour commencer un voyage, afin de symboliser le fait que nous remettons nos efforts entre les mains de Dieu. Nous n'honorons pas la croix pour sa fonction initiale, mais pour célébrer le triomphe du Christ sur la mort sur la croix. 

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Saint apôtre Pierre


La lecture de l'Évangile pour le dimanche après le jour de la Sainte Croix est Marc 8:34-9:1 et est assez brève. Ce passage fait suite aux versets dans lesquels nous lisons que Pierre avait réprimandé le Seigneur pour avoir voulu être crucifié et, en retour, avait été réprimandé pour avoir pensé en termes humains. Prendre notre croix ne doit pas nécessairement être compris au sens littéral, même si c'est ce qu'ont fait les saints martyrs. Nous notons que le Seigneur ne contraint personne, car il dit : « Quiconque veut me suivre... ».

 Le Christ nous appelle, mais notre réponse doit être volontaire. Il nous est demandé de ne pas nous soucier de notre corps, même si nous sommes battus ou tués. Beaucoup ont subi la mort pour leurs crimes, mais cela n'a rien de vertueux, c'est pourquoi le Seigneur ajoute la condition « pour moi ». Bien que cette idée puisse sembler dure à première vue, le Christ ajoute ensuite : « Quiconque perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile, la sauvera. » Nous entendons maintenant l'avertissement. Pensez au nombre de personnes qui aspirent à la réussite mondaine, au statut et au pouvoir. Elles profitent d'un bref moment de plaisir, mais à quel prix ! La richesse mondaine ne peut acheter le salut. Puis vient un autre avertissement. Il ne suffit pas de croire intellectuellement, nous devons aussi confesser notre foi. Nous sommes doubles, et notre sanctification est donc double. L'âme est sanctifiée par la foi, mais le corps est sanctifié par la confession. Si nous avons honte de confesser notre foi en Christ notre Sauveur, Il aura honte de nous.

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Parabole des talents


L'Évangile de ce dimanche est tiré de Matthieu 25, 14-30 et correspond à la parabole des talents. Les versets précédents racontent l'histoire des vierges sages et des vierges folles, et se terminent par cet avertissement : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure où le Fils de l'homme viendra. » L'évangéliste poursuit avec un autre exemple tiré des enseignements du Christ dans les paraboles. Le Seigneur utilise souvent les termes « roi », « seigneur », mais dans ce cas, « homme », pour symboliser soit Dieu le Père, soit lui-même. Ici, le Christ montre qu'il n'exige pas de nous une réponse immédiate, mais qu'il nous donne le temps de faire nos preuves. Lorsque nous pensons aux talents, nous avons l'image d'une compétence ou d'un don de Dieu. Il existe également une utilisation biblique du mot qui a un lien financier avec les pièces de monnaie et le poids de l'argent.

Le Seigneur confie des responsabilités à ses serviteurs. Dans le contexte de notre Église, les serviteurs sont les membres du clergé et les responsables de l'Église, dont la tâche est le salut des âmes. Il est évident que la nature humaine entre en ligne de compte et que tous n'ont pas la même force de caractère. Dans la parabole, celui qui a reçu cinq talents se met immédiatement au travail, de même que celui qui a reçu deux talents s'attelle à sa tâche avec intégrité, mais celui qui n'a reçu qu'un seul talent est d'un tout autre caractère. Il a agi de manière égoïste, ne pensant qu'à son propre bien-être et n'utilisant pas son talent au service des autres. Les talents sont largement répartis et nous pouvons voir de nombreux exemples de personnes utilisant cet avantage à des fins égoïstes, voire criminelles. Elles enterrent leur talent dans des activités terrestres plutôt que célestes et on peut donc dire qu'elles enterrent leur talent dans la terre. 

Avec le temps, vient le jour du Jugement. L'analogie avec les affaires est utilisée. Un investissement utilisé à bon escient produit un profit. Les dons de Dieu, utilisés de manière désintéressée, apportent le salut à de nombreuses âmes. Ceux qui ont fait preuve d'une véritable dévotion et d'une loyauté sincère sont félicités.  



Comme le fait remarquer Théophylacte dans son Commentaire, les saints ont le Seigneur pour richesse et se réjouissent en Lui. Le troisième homme a cherché à se justifier en prétextant que son maître était un homme dur. Ce faisant, il s'est condamné lui-même. Cette connaissance aurait dû le pousser à redoubler d'efforts, mais au lieu de cela, il s'en est servi comme excuse pour justifier son indolence improductive. Comme le précise le Commentaire : Voyez-vous que celui qui fait preuve d'une plus grande diligence attire à lui un plus grand don ? À celui qui fait preuve d'une plus grande diligence, il sera donné plus de grâce et en abondance. Mais à celui qui n'est pas diligent, même le don qu'il pense avoir lui sera enlevé... Car il l'a effacé par sa négligence.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
in Mettingham. 

ENGLAND

samedi 27 septembre 2025

L'évêque de Jérusalem défend l'Eglise orthodoxe ukrainienne [UOC] persécutée

Archevêque Théodose

L'archevêque a prié pour que le Métropolite Onuphre et les fidèles de l'Eglise orthodoxe canonique soient protégés des "ennemis de la foi orthodoxe".

JÉRUSALEM - l'Archévêque Théodose (Hanna) de Sébaste, hiérarque de l'Église orthodoxe de Jérusalem, a défendu fermement l'Église orthodoxe ukrainienne (UOC canonique), condamnant l'escalade de la persécution à laquelle elle est confrontée en Ukraine. La déclaration, publiée sur la page Facebook "Voix de l'Église orthodoxe de Jérusalem", met en évidence les préoccupations croissantes concernant les attaques contre le clergé, les églises et les dirigeants de l'UOC.

L'archevêque Théodose a signalé une augmentation des actions hostiles contre l'UOC, y compris les saisies d'églises, les arrestations du clergé, le harcèlement des évêques et la pression sur son primat, le Métropolite. Onuphre. Il a accusé certaines forces de tenter de saper l'UOC, qu'il a décrite comme la seule Église canonique en Ukraine, tout en promouvant une structure alternative non reconnue.

"Nous ne reconnaissons que l'Église orthodoxe ukrainienne canonique et son primat, le Métropolite. Onuphre", a déclaré l'archevêque. "Aucune autre entité, créée pour affaiblir l'Église légitime et canonique, ne sera reconnue par nous."

Le hiérarque a souligné les racines historiques et spirituelles profondes de l'UOC, notant ses monastères, églises, fidèles et clergé vénérés. Il a appelé l'attention du monde entier sur le sort de l'UOC, exhortant ses évêques à demander de l'aide pour être entendus, y compris aux Nations Unies.

Exprimant sa solidarité avec le Métropolite. Onuphre et les hiérarques de l'UOC, l'archevêque Théodose a condamné la "répression sans précédent" à laquelle l'Église est confrontée. Il a appelé les organisations internationales, y compris l'ONU, et les églises chrétiennes du monde entier pour exiger la fin de la persécution.

"Nous appelons les Églises chrétiennes mondiales, les organisations de défense des droits de l'homme et les organismes internationaux à agir rapidement pour mettre fin aux actions du président. Zelensky et de son gouvernement contre cette Église", a-t-il déclaré. "De telles violations et persécutions sont inacceptables."

L'archevêque a révélé que des prières sont offertes au Saint-Sépulcre de Jérusalem pour le Métropolite Onuphre et les fidèles de l'UOC, qu'il a décrits comme des attaques durables des "ennemis de la foi orthodoxe". Il a averti que ceux qui ciblent l'UOC s'opposent, en fait, à toute l'Église orthodoxe œcuménique.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

UOJ

Le Patriarche. Bartholomée cite l'écologie comme justification de l'"autocéphalie" de l'église orthodoxe d'Ukraine [schismatique]!!!



 Le patriarche œcuménique a lié l'octroi de l'autocéphalie à "l'église" orthodoxe schismatique d'Ukraine à la protection de l'environnement (sic!).

NEW YORK - Lors du sommet annuel Concordia 2025 le 23 septembre 2025, le patriarche Barthélomée de Constantinople a offert une nouvelle perspective sur la décision de 2019 d'accorder le Tomos de l'autocéphalie à "l'église" orthodoxe d'Ukraine, le reliant aux préoccupations environnementales.

Il a déclaré : « Nous observons l'équilibre fragile des écosystèmes de la Terre, perturbé par la hausse des températures qui dévastent la vie à tous les niveaux. »

Le patriarche Bartholomée a expliqué : « Le dévouement du patriarcat œcuménique à la gérance environnementale est inséparable de notre soutien à la liberté et à l'autodétermination du peuple ukrainien, ce qui nous a amenés à accorder l'autocéphalie à leur Église orthodoxe en 2019. »

Il a souligné l'interconnexion du bien-être environnemental et humain, en disant : « S'occuper de la terre sans respecter ses habitants, ou honorer les gens sans préserver la terre dont ils dépendent, est une folie qui afflige l'humanité aujourd'hui plus que jamais. »

Auparavant, le patriarche Bartholomée avait informé l'ancien président Trump que le Tomos avait été accordé à l'Église orthodoxe d'Ukraine en raison de l'hostilité de la Russie envers l'Ukraine.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

UOJ


Que penser d'une telle justification? Les persécutions sont-elles iun moyen écologique de sauver la planète? CLG


Prière de guérison du Mont Athos – Chant byzantin orthodoxe ( grec avec s/t français sommaires)



vendredi 26 septembre 2025

Le patriarche Bartholomée a provoqué une réaction négative de la part des Grecs en proclamant le slogan « Gloire à l'Ukraine »


 

Le patriarche Barthélomée de Constantinople s'est retrouvé au centre d'un débat public après avoir proclamé le slogan « Gloire à l'Ukraine » lors d'un discours public. Le geste a provoqué une réaction vive en Grèce, où de nombreux critiques ont lié le slogan à un passé historique ambigu et ont accusé le patriarche de parti pris politique au milieu de la persécution des chrétiens orthodoxes dans d'autres régions.*

Selon le portail grec Romfea.gr, l'incident, capturé en vidéo et diffusé sur les réseaux sociaux, a provoqué une large résonance. Les images montrent le patriarche Bartholomée élevant son bâton pastoral avec un "regard triomphant" et prononçant le slogan "Gloire à l'Ukraine". À côté de lui se trouve l'archevêque Elpidophore d'Amérique, qui, selon la publication, sourit et approuve ce qui se passe. De nombreux observateurs ont remarqué que la scène ressemblait plus à un rassemblement politique qu'à un événement religieux. La publication note qu'au lieu de soutenir l'Église orthodoxe ukrainienne canonique persécutée ou les chrétiens persécutés au Moyen-Orient, le patriarche a préféré exprimer sa solidarité avec les dirigeants politiques de l'Ukraine.

La publication souligne également que l'accent était mis sur le soutien aux Tatars de Crimée, que l'auteur de l'article appelle « les ennemis historiques de l'hellénisme ». Selon un certain nombre de commentateurs cités par la source, le rôle du patriarche est de fournir des conseils spirituels, et non d'agir comme un « propagandiste» et d'utiliser des slogans qui divisent. L'incident est considéré comme faisant partie d'une tendance générale au rapprochement du Phanar avec le régime du président Zelensky et du silence sur la persécution des chrétiens orthodoxes canoniques en Ukraine. Une telle position, comme le soutient l'article, conduit à une aliénation croissante entre le patriarcat de Constantinople et son troupeau

[...]

Version française Claude Lopez-GInisty

d'après

RaskolamNet


Selon les publications, de nombreux Grecs ont réagi extrêmement négativement au patriarche œcuménique qui a soulevé son personnel pastoral et déclaré « Gloire à l'Ukraine ! », car l'expression est associée au passé nazi et aux crimes des collaborateurs allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Un grand texte d'Alexandre SOLJÉNITSYNE

 


Discours d’Alexandre Soljenitsyne, le samedi 25 septembre 1993, aux Lucs-sur-Boulogne, pour l’inauguration de l’Historial de Vendée .

Monsieur le président du Conseil général de la Vendée, chers Vendéens, 

Il  y a deux tiers de siècle, l’enfant que j’étais lisait déjà avec admiration dans les livres les récits évoquant le soulèvement de la Vendée, si courageux, si désespéré. Mais jamais je n’aurais pu imaginer, fût-ce en rêve, que, sur mes vieux jours, j’aurais l’honneur d’inaugurer le monument en l’honneur des héros et des victimes de ce soulèvement.            

Vingt décennies se sont écoulées depuis : des décennies diverses selon les divers pays. Et non seulement en France, mais aussi ailleurs, le soulèvement vendéen et sa répression sanglante ont reçu des éclairages constamment renouvelés. Car les événements historiques ne sont jamais compris pleinement dans l’incandescence des passions qui les accompagnent, mais à bonne distance, une fois refroidis par le temps.

Longtemps, on a refusé d’entendre et d’accepter ce qui avait été crié par la bouche de ceux qui périssaient, de ceux que l’on brûlait vifs, des paysans d’une contrée laborieuse pour lesquels la Révolution semblait avoir été faite et que cette même révolution opprima et humilia jusqu’à la dernière extrémité.

Eh bien oui, ces paysans se révoltèrent contre la Révolution. C’est que toute révolution déchaîne chez les hommes, les instincts de la plus élémentaire barbarie, les forces opaques de l’envie, de la rapacité et de la haine, cela, les contemporains l’avaient trop bien perçu. Ils payèrent un lourd tribut à la psychose générale lorsque le fait de se comporter en homme politiquement modéré – ou même seulement de le paraître – passait déjà pour un crime.           

C’est le XXème siècle qui a considérablement terni, aux yeux de l’humanité, l’auréole romantique qui entourait la révolution au XVIIIème. De demi-siècles en siècles, les hommes ont fini par se convaincre, à partir de leur propre malheur, de ce que les révolutions détruisent le caractère organique de la société, qu’elles ruinent le cours naturel de la vie, qu’elles annihilent les meilleurs éléments de la population, en donnant libre champ aux pires. Aucune révolution ne peut enrichir un pays, tout juste quelques débrouillards sans scrupules sont causes de mort innombrables, d’une paupérisation étendue et, dans les cas les plus graves, d’une dégradation durable de la population.

Le mot révolution lui-même, du latin revolvere, signifie rouler en arrière, revenir, éprouver à nouveau, rallumer. Dans le meilleur des cas, mettre sens dessus dessous. Bref, une kyrielle de significations peu enviables. De nos jours, si de par le monde on accole au mot révolution l’épithète de «grande», on ne le fait plus qu’avec circonspection et, bien souvent, avec beaucoup d’amertume. Désormais, nous comprenons toujours mieux que l’effet social que nous désirons si ardemment peut être obtenu par le biais d’un développement évolutif normal, avec infiniment moins de pertes, sans sauvagerie généralisée. II faut savoir améliorer avec patience ce que nous offre chaque aujourd’hui. II serait bien vain d’espérer que la révolution puisse régénérer la nature humaine. C’est ce que votre révolution, et plus particulièrement la nôtre, la révolution russe, avaient tellement espéré.

La Révolution française s’est déroulée au nom d’un slogan intrinsèquement contradictoire et irréalisable : liberté, égalité, fraternité. Mais dans la vie sociale, liberté et égalité tendent à s’exclure mutuellement, sont antagoniques l’une de l’autre! La liberté détruit l’égalité sociale – c’est même là un des rôles de la liberté -, tandis que l’égalité restreint la liberté, car, autrement, on ne saurait y atteindre. Quant à la fraternité, elle n’est pas de leur famille. Ce n’est qu’un aventureux ajout au slogan et ce ne sont pas des dispositions sociales qui peuvent faire la véritable fraternité. Elle est d’ordre spirituel. 

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La liberté et l’égalité s’excluent mutuellement. Et, en guise de fraternité, la Convention pratiqua le génocide !…

Au surplus, à ce slogan ternaire, on ajoutait sur le ton de la menace : « ou la mort», ce qui en détruisait toute la signification. Jamais, à aucun pays, je ne pourrais souhaiter de grande révolution. Si la révolution du XVIIIème siècle n’a pas entraîné la ruine de la France, c’est uniquement parce qu’eut lieu Thermidor.
La révolution russe, elle, n’a pas connu de Thermidor qui ait su l’arrêter. Elle a entraîné notre peuple jusqu’au bout, jusqu’au gouffre, jusqu’à l’abîme de la perdition. Je regrette qu’il n’y ait pas ici d’orateurs qui puissent ajouter ce que l’expérience leur a appris, au fin fond de la Chine, du Cambodge, du Vietnam, nous dire quel prix ils ont payé, eux, pour la révolution. L’expérience de la Révolution française aurait dû suffire pour que nos organisateurs rationalistes du bonheur du peuple en tirent les leçons. Mais non ! En Russie, tout s’est déroulé d’une façon pire encore et à une échelle incomparable.           

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De nombreux procédés cruels de la Révolution française ont été docilement appliqués sur le corps de la Russie par les communistes léniniens et par les socialistes internationalistes. Seul leur degré d’organisation et leur caractère systématique ont largement dépassé ceux des jacobins. Nous n’avons pas eu de Thermidor, mais – et nous pouvons en être fiers, en notre âme et conscience – nous avons eu notre Vendée. Et même plus d’une. Ce sont les grands soulèvements paysans, en 1920-21. J’évoquerai seulement un épisode bien connu : ces foules de paysans, armés de bâtons et de fourches, qui ont marché sur Tanbow, au son des cloches des églises avoisinantes, pour être fauchés par des mitrailleuses. Le soulèvement de Tanbow s’est maintenu pendant onze mois, bien que les communistes, en le réprimant, aient employé des chars d’assaut, des trains blindés, des avions, aient pris en otages les familles des révoltés et aient été à deux doigts d’utiliser des gaz toxiques. Nous avons connu aussi une résistance farouche au bolchévisme chez les Cosaques de l’Oural, du Don, étouffés dans les torrents de sang. Un véritable génocide.           

En inaugurant aujourd’hui le mémorial de votre héroïque Vendée, ma vue se dédouble. Je vois en pensée les monuments qui vont être érigés un jour en Russie, témoins de notre résistance russe aux déferlements de la horde communiste. Nous avons traversé ensemble avec vous le XXème siècle. De part en part un siècle de terreur, effroyable couronnement de ce progrès auquel on avait tant rêvé au XVIIIème siècle. Aujourd’hui, je le pense, les Français seront de plus en plus nombreux à mieux comprendre, à mieux estimer, à garder avec fierté dans leur mémoire la résistance et le sacrifice de la Vendée.  ■ 

Alexandre SOLJÉNITSYNE

jeudi 25 septembre 2025

Père Iakinf de Putna, mon bon esprit

Père Iakinf de PUTNA


Quand quelqu'un a péché, il lui a dit :

- Voici la plus grande épitimie* que je te donne : pense au fait que tu as attristé Dieu. Et essaie de ne pas Le contrarier ou de pécher à partir de maintenant.


Version française Claude Lopez-Ginisty 

d'après

Pravoslavie.ru

 

*Epitimie: pénitence que l'on peut donner dans l'orthodoxie après une confession, ou bien comme action de correction à accomplir donnée par le Père  spirituel

YouTube supprime la chaîne de l'UOJ grec


La branche grecque de l'Union des journalistes orthodoxes condamne le mouvement comme de la censure et une tentative de faire taire une voix défendant l'Orthodoxie.

ATHÈNES - L'Union grecque des journalistes orthodoxes (UOJ) a condamné la suppression de sa chaîne YouTube, qualifiant l'action de "violation flagrante de la liberté d'expression et de tentative claire de faire taire une voix qui défend l'Orthodoxie et la vérité".

Ce n'est pas la première fois que l'UOJ est ciblé par la censure. Fondée en Ukraine en 2015, l'organisation a fait face à une pression importante de la part des autorités. Le gouvernement ukrainien a bloqué le site Web de l'UOJ sous des accusations non fondées de "propagande" et a exercé une forte pression sur son personnel.

L'UOJ a été soumis à des persécutions et à des restrictions précisément parce qu'elle a défendu l'Église orthodoxe canonique et présenté la vérité face à une propagande unilatérale.

« Maintenant, un scénario similaire est tenté en Grèce », a déclaré la branche grecque dans un communiqué.

L'organisation a souligné qu'aucune pression, persécution ou exception - que ce soit en Ukraine ou en Grèce - ne la ferait taire :

« Vous ne ferez pas taire la vérité. L'Orthodoxie ne garde pas le silence. Et l'UOJ continuera d'être une source de force, d'unité et d'inspiration pour la communauté orthodoxe du monde entier. »

Auparavant, l'UOJ-America a rapporté que le SBU* avait fermé l'accès ukrainien aux points de vente de l'UOJ aux États-Unis et en Bulgarie.

Version française Claude Lopez-GInisty

d'après

UOJ

NOTE:

*Служба безпеки України, service de sécurité ukrainien, équivalent ukrainien du GPU soviétique de sinistre mémoire 

mercredi 24 septembre 2025

Le Parlement européen a accusé l'Église orthodoxe russe d'espionnage et a appelé à l'expulsion des prêtres

 



Le Parlement européen a organisé des auditions sur l'influence de l'Église orthodoxe russe, au cours desquelles des accusations de guerre hybride et d'espionnage ont été exprimées contre l'Église orthodoxe russe et des appels à l'expulsion de son clergé des pays de l'UE. Lors de la réunion de la commission "Bouclier européen pour la démocratie", une discussion animée a éclaté entre les partisans de mesures sévères et les députés qui ont pris la défense de l'Orthodoxie. Le matériel a été préparé selon la chaîne Telegram Pravblog.

Le ton principal de la discussion a été donné par les députés qui ont affirmé que l'Église orthodoxe russe "est utilisée comme un instrument de guerre hybride" et que ses paroisses agissent "comme des branches du FSB". La Française Nathalie Loiseau, présidente de la commission, a accusé l'Église d'interférer dans les élections du Monténégro et de diffuser de la désinformation. Le député tchèque Tomas Zdechowski a qualifié les églises du patriarcat de Moscou à Karlovy Vary et Prague de "bases FSB et GRU". Le politologue franco-géorgien Tornike Gordadze a déclaré que la cathédrale de la Sainte Trinité à Paris "s'est transformée en un énorme centre d'espionnage", et que l'Orthodoxie elle-même, à son avis, est "la dernière phase du communisme".

La position opposée a été prise par le député bulgare Peter Volgin. Il a qualifié ce qui se passait d'attaque ciblée contre la foi orthodoxe, affirmant que « les euro-atlantistes à Bruxelles ont un nouvel ennemi préféré - l'Orthodoxie ». Il a déclaré que la réunion a entendu des affirmations selon lesquelles les orthodoxes sont "plus primitifs que les catholiques" et "plus sensibles à la propagande du Kremlin. Volgin a également noté que, contrairement aux églises orthodoxes, les nombreuses mosquées des capitales européennes ne suscitent pas d'inquiétude parmi ses collègues. Le député a ajouté qu'il avait essayé d'apporter à la Commission des informations sur la persécution de l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] par le régime de Kiev, mais qu'il n'est pas sûr qu'il ait été entendu.

Nous vous rappelons qu'une politologue au Wilfried Martens Teonan Center for European Studies, la politologue du Centre d'études européennes Wilfried Martens, Teona Lavrelachvili, est convaincue que l'interdiction de l'Église orthodoxe ukrainienne ne deviendra pas un obstacle à l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Lavrelashvili pense que l'Ukraine a le droit d'imposer de telles restrictions parce que l'État est en guerre avec la Russie.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

RaskolamNet

 

https://orthochristian.com/172760.html




LES MÉTROPOLITES GRECS CONDAMNENT LA PERSÉCUTION DE L'ÉGLISE ORTHODOXE UKRAINIENNE ALORS QUE LE SILENCE DIVISE LA HIÉRARCHIE

Grèce, 22 septembre 2025

Grottes de Kiev Lavra. Photo : adobe.comGrottes de Kiev Lavra. Photo : adobe.com     

Des centaines de messages de protestation ont inondé la publication orthodoxe grecque Vima Orthodoxias à la suite de son rapport sur les saisies violentes de monastères et d'églises en Ukraine par des forces soutenant le gouvernement Zelensky et l'Église orthodoxe schismatique d'Ukraine.

La tentative d'expulsion de Sa Béatitude Metropolitan Onuphry de Kiev et de toute l'Ukraine, chef de l'Église orthodoxe ukrainienne très persécutée mais canonique, a suscité l'indignation parmi les hiérarques grecs, les abbés et les personnalités politiques de premier plan qui condamnent ouvertement ce qu'ils décrivent comme de la brutalité contre l'Église orthodoxe ukrainienne canonique, rapporte Vima Orthodoxias.

Les autorités ukrainiennes ont récemment révoqué la citoyenneté du Met. Onuphry, un mouvement interprété comme un prélude à sa déportation. Les analystes considèrent cela comme l'aboutissement d'une stratégie visant à éliminer tout centre ecclésiastique alternatif opposé à l'église schismatique créée par le patriarche Bartholomew et les gouvernements ukrainien et américain.

Au cours des six derniers mois, des dizaines de monastères historiques ont été saisis, des moines ont été expulsés de force et des reliques sacrées ont été transférées sans le consentement de la communauté, écrit le point de vente. Les images des grottes de Kiev Lavra ont montré que les forces de sécurité obligeaient les moines à abandonner leurs cellules, avec des accusations d'un "plan méthodique visant à éliminer l'orthodoxie canonique en Ukraine".

Malgré les expressions privées de préoccupation de nombreux évêques grecs, le Saint Synode de l'Église de Grèce n'a pas pris de position officielle. Le ministère grec des Affaires étrangères ferait pression pour la retenue afin d'éviter de perturber les équilibres géopolitiques et le soutien d'Athènes à Zelensky. L'Église grecque dans son ensemble reconnaît l'OCU schismatique, qui est directement impliquée dans la persécution de l'Église canonique, bien que plusieurs évêques grecs notables la rejettent.

Un hiérarche principal a déclaré à vimaorthodoxias.gr : « Nous savons tous qu'Onuphry est lésé. Une hiérarchie qui a donné sa vie pour l'Ukraine ne peut pas être privée de sa citoyenneté. Cependant, les équilibres géostratégiques ne nous permettent pas de parler ouvertement. »

Derrière les portes fermées, des voix dissidentes se multiplient. Un métropolite de Macédoine grecque a parlé lors d'un rassemblement fermé de "l'identification de l'orthodoxie avec des impératifs géopolitiques". Un hiérarche de Crète a averti que « le silence sera enregistré comme complicité dans l'histoire ». Un autre évêque principal a noté que "les gens voient le pillage et se demandent pourquoi nous ne parlons pas".

Des personnalités politiques de presque tous les partis grecs expriment leur inquiétude face aux développements. Les députés de l'opposition parlent de « violations flagrantes des droits de l'homme », tandis que les responsables du gouvernement déclarent que « la Grèce surveille de près la situation ».

Le silence de l'Église de Grèce a créé un écart avec les fidèles. De nombreux membres du clergé inférieur expriment leur indignation. Un protosyngellos d'une métropole provinciale a souligné : « Si nous voyions de telles images dans un autre pays, nous parlerions de persécution. Pourquoi faisons-nous semblant de ne pas le voir en Ukraine ? »

Les analystes notent que bien que le silence puisse être considéré comme pratique aujourd'hui, il sera perçu comme une complicité à l'avenir. « L'histoire pardonne rarement à ceux qui restent silencieux face à la persécution », a commenté l'analyste politique Petros Georgiadis.

mardi 23 septembre 2025

† SÉBASTIEN Évêque de Slatina et Romanați:Pourquoi n'es-tu pas heureux?


 

Es-tu en bonne santé et tu n'es pas heureux ? Alors qui se tient seulement près des portes des médecins ou se trouve à l'hôpital, comment devrait-il se sentir ? ...

Tu as un travail, une maison et une voiture et tu n'es toujours pas satisfait ? Alors les pauvres qui n'ont rien, que diraient-ils ?

Tu as une femme, des enfants et des amis et tu ne te sens pas épanoui et heureux ? Alors la célibataire, la veuve ou celui qui a perdu ses enfants comment trouver sa paix et son bonheur ?

Mes chers, certains de nos semblables vivent en effet de vrais drames, mais beaucoup d'entre nous nuisent à eux-mêmes:

- soit nous ne sommes jamais satisfaits de ce que nous avons ;

- ou nous ne sommes pas satisfaits de ce que nous sommes ;

- ou nous n'avons pas la sagesse d'accepter l'état que nous avons.

Pour cette raison, l'Évangile d'aujourd'hui nous avertit que le bonheur et la satisfaction dans la vie dépendent de la façon dont nous regardons notre vie, de notre vision de la vie :

 L'œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres! (Matthieu 6:22-23)

L'avidité d'avoir plus que ce que nous avons et la vanité d'être ce que nous ne sommes pas creuse constamment la tombe du mécontentement et les soucis exagérés de cette vie sont des pierres accrochées à notre cou qui sont destinées à nous pousser dans l'abysse du malheur.

Écoutez ce que dit l'Écriture : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? 26Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n'amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux?…( Matthieu 6:23)

Comment être heureux si nous ne sommes pas satisfaits de ce que nous avons ? Comment se sentir épanoui si nous refusons d'être ce que nous sommes ? Comment être satisfait si nous ne comprenons pas comment remercier Dieu pour ce que nous avons et ce que nous confions, nos souhaits et nous-mêmes, à Sa volonté ?

Alors comment être en paix si nous passons notre temps en permanence dans la précipitation, rongés par des soucis exagérés et inutiles, alors que Dieu est devenu presque inexistant dans nos vies ?

Celui qui nous a prévenus : Sans moi, vous ne pouvez rien faire. (Jean 15, 5) et : bien que vos richesses augmentent, ne mettez pas votre cœur en elles. (Psaume 61, 10) Celui qui a prophétisé : Les lions peuvent devenir faibles et affamés, mais ceux qui cherchent l'Éternel ne manquent de rien de bon. (Psaume 33, 10), et aujourd'hui Il nous a dit tout le secret de la vie heureuse, tranquille et épanouie : Mais cherchez d'abord Son royaume et Sa justice, et toutes ces choses vous seront données aussi.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY


Rapport : Vance confronte Bartholomée au sujet du schisme ukrainien Précisions)

Photo : Archons/Observateur orthodoxe/

Vance aurait accusé le patriarcat œcuménique de recevoir de l'argent du gouvernement américain en échange de l'octroi d'"autocéphalie" à l'église orthodoxe schismatique en Ukraine.

WASHINGTON, DC - L'analyste politique ukrainien Kostiantyn Bondarenko a révélé les détails d'une réunion à la Maison Blanche entre le vice-président J.D. Vance et le patriarche Bartholomée, comme partagé dans une discussion avec le blogueur Oleksandr Shelest.

Vance, célèbre défenseur des libertés religieuses, aurait confronté le patriarche à propos de la persécution de l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique] en Ukraine.

Bartholomée a tenté de justifier sa position en faisant référence à des événements historiques tels que l'Holodomor et les répressions staliniennes. Cependant, les Américains ont trouvé cette affirmation peu convaincante.

Le patriarche a également été interrogé sur ses liens avec l'ancien  secrétaire d'État des États-Unis Mike Pompeo, y compris le rôle de Pompeo dans la création de "l'église" orthodoxe d'Ukraine et l'octroi du Tomos.

Vance aurait accusé le patriarcat œcuménique de recevoir de l'argent du gouvernement américain en échange de l'octroi d'"autocéphalie" à l'église orthodoxe schismatique en Ukraine.

Auparavant, l'UOJ a rapporté l'affirmation de Bartholomée à Trump selon laquelle il a accordé le Tomos pour contrer la Russie, la qualifiant comme d'ennemie de l'Ukraine.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

UOJ

lundi 22 septembre 2025

Qu'en est-il de nos rêves - Sont-ce des révélations ?

 

René Magritte


De nos jours, il est courant d'entendre les gens partager leurs rêves dans des conversations informelles. 

Souvent, ils les voient comme des signes de Dieu, même lorsqu'ils cherchent simplement à obtenir des clarifications auprès d'un am. Que devons-nous penser de cet événement commun ?


Le staretz Macaire donne les conseils suivants :

Il est dangereux de supposer que nos rêves sont des révélations : cela mène à l'orgueil spirituel. Réfléchissez calmement : est-il probable qu'un cœur et un esprit, tous deux pleinement sous l'influence de toutes les passions les plus folles, puissent vraiment refléter les révélations divines ? 
Une telle hypothèse ne trahit-elle pas une dépendance indue envers votre propre valeur ? Car qui peut s'estimer digne d'une telle grâce ?


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Orthodox Way of Life