Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire
dimanche 2 octobre 2016
Sur le blog de Maxime: LE CAUCHEMAR DES SERBES DU KOSOVO
POURQUOI LA DÉFENSE DU KOSOVO SERBE EST UN COMBAT POUR L’EUROPE
Revenons à l’origine. Le mot Kosovo est un mot serbe, il n’y a aucun doute là-dessus. Il est serbe comme sont serbes les noms des rivières, des villages, des montagnes de quasiment tout le territoire de ce que nous appelons aujourd’hui le Kosovo et où les Serbes vivent depuis le début du Moyen-Age. Pour les Serbes la dénomination exacte du territoire est même Kosovo et Métochie, Métochie signifiant terre d’église ce qui est lourd de sens dans les Balkans quand on connaît leur histoire. Sur cette terre les rois serbes ont bâti un royaume devenu empire au XIVe siècle et ont construit des forts, des églises, des monastères, des calvaires à perte de vue sur l’ensemble des terres du royaume, signe visible de leur épanouissement politique et de leur attachement à la chrétienté. Cet attachement au christianisme va révéler l’identité réelle des Serbes face à la poussée des Ottomans qui, à la même époque, veulent conquérir l’Europe et la soumettre à l’islam.
En 1389 au Kosovo Polje (ce qui en serbe signifie le champ des merles), le prince Lazar va oser affronter le sultan Mourad 1er sur le champ de bataille car, inspiré par une vision mystique, il choisira de mourir pour sa foi et mériter le « paradis céleste » plutôt que d’apostasier et vivre dans le « paradis terrestre ». Lors de la bataille le Sultan Mourad 1er et le prince Lazar mourront tous les deux et les deux armées seront décimées mais l’empire ottoman a encore de nombreuses réserves alors que l’armée serbe perd une grande partie de sa chevalerie, de ses chefs.
Pour mesurer l’importance du Kosovo pour le peuple serbe il est primordial de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un rêve nostalgique et romantique de reconquête d’un territoire perdu.
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“Orthodoxes en Suisse, une minorité discrète” – une émission de radio
Icône de tous les saints
de la Terre d'Helvétie
( Dominique Aymonier-Lopez)
Nous vous invitons à écouter l’émission radio Babel de la RTS du dimanche 26 septembre consacrée à la présence orthodoxe en Suisse. Il y a 150 ans, sur les anciennes murailles de Genève, sʹérigeait lʹéglise orthodoxe russe, reconnaissable de loin avec ses 5 bulbes dorés. Cʹest un signe que la présence en Suisse des chrétiens de tradition orthodoxe est longue, même si elle reste discrète. Pourtant en lʹespace de 30 ans, leur nombre a doublé. On compte désormais 150’000 orthodoxes aux origines très diverses : serbe, roumaine, russe et grecque. Entretien avec Maria Hämmerli, sociologue des religions à lʹUniversité de Fribourg et visite de lʹexposition sur lʹéglise orthodoxe russe aux Archives de Genève avec François Moser, président de la Société de lʹéglise russe. Un sujet proposé par Evelyne Oberson.
samedi 1 octobre 2016
Père Panagiotes [Carras] (Cathédrale Saint-Nectaire, Toronto, Canada): Pourquoi ne puis-je pas dire mes prières à la maison?
Très souvent, quelqu'un me demande: Pourquoi dois-je venir à l'église? Pourquoi ne puis-je pas dire mes prières à la maison?
Cette question n'est pas un pur produit de notre époque, mais elle a été une tentation depuis l'époque de l'Église primitive.
Tout en lisant un des sermons de saint Jean Chrysostome, je suis tombé sur cette question une fois de plus. D'une manière qui est caractéristique des préoccupations pastorales de saint Jean, il parle des chrétiens qui se réunissent pour prier comme étant liés ensemble dans l'Amour.
C'est ce lien qui amène notre Sauveur à être avec nous quand nous nous réunissons pour prier: Car là où deux ou trois sont réunis en mon Nom, je suis là au milieu d'eux (Matthieu 18:20).
Dans l'Église primitive, pendant les années de la persécution romaine, les chrétiens ne manquaient pas la Divine Liturgie, alors qu'ils savaient qu'ils étaient en danger de perdre leur vie.
Ils savaient que rester à la maison et dire leurs prières ne suffisait pas. Ils savaient que, en étant à la Divine Liturgie, le Mystère de Communion dans la prière les unirait avec notre Seigneur d'une manière unique.
Ne soyons pas paresseux ou négligents et ne manquons pas la Grâce du lien de l'Amour.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
vendredi 30 septembre 2016
Saint Père Paissios l'Athonite: Le Chapelet
- Staretz quel sens a
le chapelet (komboskini/ tchotki)?
- Le chapelet est un héritage, une bénédiction, qui nous a
été laissée par les saints Pères. Et pour cela seul, il a une grande valeur.
Vous voyez, quand le grand-père de quelqu'un lui laisse un objet banal en
héritage, il le garde comme un talisman, combien plus devons-nous garder le
chapelet comme un héritage des saints Pères!
Dans les temps anciens, quand il n'y avait pas d'horloges,
les moines comptaient le temps avec la prière avec le chapelet, mais les nœuds
du chapelet étaient simples. Un jour, un ascète avait fait de grandes luttes,
beaucoup de prosternations, etc., et le Diable vint et brisa les nœuds de son
chapelet.
Le pauvre homme fit ensuite prosternations après prosternations,
parce qu'il ne pouvait pas les compter, car le Diable avait cassé son chapelet
et avait ensuite poursuivi plus loin sa lutte.
Alors, un ange du Seigneur lui
apparut et lui apprit à tisser les nœuds, de sorte que chaque nœud puisse
contenir neuf croix. Le Diable après, qui tremble devant la Croix, ne pouvait plus les briser.
Ainsi, les nœuds du chapelet ont neuf croix, qui symbolisent les neuf rangs des
Anges.
- Staretz, qu'est-ce que les 33, 50, 100 et 300 nœuds
signifient pour les chapelets?
- Seul le nombre 33 est symbolique, car il symbolise les 33
ans que le Christ a vécu sur la terre. Les autres chiffres nous aident tout
simplement à compter les prosternations que nous faisons ou combien de fois
nous disons la prière.
[...]
- Staretz, quand je prends mon chapelet, et que je dis la
prière mécaniquement, y a-t-il un danger de vaine gloire [ανθρωπαρέσκειας]?
- Si tu utilises le chapelet extérieurement, par gloriole,
même si tes mains commencent à peler [à force de le faire], cela ne t’est
d’aucun profit. Cela ne fera que t’apporter de la fatigue, et l'illusion que tu
pratiques la prière noétique.
- Staretz, je ne suis pas habitué à avoir avec moi un
chapelet.
- Tu devrais avoir le chapelet, afin que tu ne puisses pas oublier la prière, qui doit œuvrer à l'intérieur, dans le cœur.
Quand bien
sûr, tu quittes ta cellule, tu devrais te rappeler que l'Ennemi est prêt à te
combattre. Ainsi, imite le bon soldat, qui quitte toujours la caserne avec son
arme automatique "à portée de main".
Le chapelet a une grande
puissance, et c’est l'arme du moine, et ses nœuds sont des balles, qui [lors du
tir sur les pieds des démons] font danser leurs sandales.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
*
Voir aussi
jeudi 29 septembre 2016
Au monastère de Sretenski aura lieu une réunion avec le théologien orthodoxe français Jean-Claude Larchet
Au monastère de Sretenski à Moscou, aura lieu une réunion avec le théologien orthodoxe français Jean-Claude Larchet
Lors de cette réunion, l'auteur parlera de ses livres édités et en cours d’édition en Russie, et il répondra également aux questions des lecteurs sur la vie spirituelle, l'Église et l'enseignement orthodoxe.
La réunion se tiendra le 27 septembre à l'auditorium du Séminaire théologique du monastère de Sretenski, au 19, Bolchaya Lubyanka. Entrée gratuite.
Jean-Claude Larchet (né en 1949) est un éminent chercheur français orthodoxe sur l'héritage patristique, théologien et écrivain.
Professeur, auteur de 23 livres traduits en 15 langues, de plus de 100 articles et 400 critiques.
Né dans une famille catholique, il est devenu orthodoxe en 1971 sous l'influence du starets russe, le Père Serge (Chevitch), qui vivait à Paris.
L'évolution de Jean-Claude Larchet vers la théologie orthodoxe s'est produite sous l'influence de personnes célèbres comme saint Justin Popovitch, l'archimandrite Sophrony Sakharov, de disciples du starets Joseph l'Hésychaste, le starets Ephrem de Katounakia, le starets Charalampos, le starets Ephrem de Philothéou et saint Païssios l’Athonite.
Les thèmes de ses livres sont très divers : les questions relatives à la santé, aux maladies (physiques, mentales et spirituelles), aux moyens de les guérir ; la souffrance ; la mort ; le corps ; la bioéthique ; la pensée de Saint Maxime le Confesseur ; la théologie des énergies divines ; l'Eglise et les Sacrements, et beaucoup d'autres.
Livres parus en russe :
Saint Maxime le Confesseur, médiateur entre l'Orient et l'Occident. Préface du Prof. A. I. Sidorov. Editions du Monastère de la Sainte Rencontre, 2004.
Le Starets Serge. Éditions de l’Université orthodoxe Saint Tikhon, 2006.
La thérapeutique des maladies mentales : l'expérience de l'Orient chrétien des premiers siècles. Ed. Monastère de la Sainte Rencontre, 2007 (2e édition 2017 ; 3e édition 2011).
Dieu ne veut pas la souffrance des hommes. Éditions Palomnik, 2014.
Saint Silouane du Mont Athos. Éditions de l’Université orthodoxe Saint Tikhon, 2015.
Le patriarche Paul. Un saint de notre temps. Editions du Monastère de la Sainte Rencontre, 2015.
Lien : http://www.pravoslavie.ru/97328.html
Sur le blog de Maxime:La longueur des OFFICES ORTHODOXES
"Les offices divins dans leur composition contiennent toute la plénitude de l'enseignement dogmatique de l'Eglise, et forment un ensemble qui mène au chemin du salut. Ils présentent une richesse spirituelle inestimable. Plus ils sont exécutés de façon complète et précise, plus en bénéficient ceux qui y participent. Ceux qui les accomplissent négligemment et qui les raccourcissent par paresse volent leur troupeau, en les privant de leur pain quotidien même, ils les dépossèdent d'un trésor des plus précieux. Le raccourcissement des offices qui vient par manque de force doit être fait à bon escient et réalisé avec circonspection afin de ne pas toucher à ce qui ne devrait pas être altéré."
Saint Jean de Changaï et de San Francisco
mercredi 28 septembre 2016
Les Améridiens et l'Orthodoxie ( R)

Notre Père en langue Tcherokee
(Ce qui suit est la transcription d'une entrevue entre Mme Frederica Mathewes-Green et Steven Alvarez, indien Apache devenu orthodoxe. Cette entrevue fut diffusée sur Ancient Faith Radio le 28 août 2008.)
+
Frederica Mathewes-Green: Voilà, je suis à Anchorage, en Alaska. Ma première visite à l'Alaska, ce qui termine ma visite aux cinquante États [des USA]. Ceci est mon cinquantième État, alors c'est merveilleux d'être enfin ici. Je suis sur le terrain du Centre d'Alaska Native Heritage, discutant avec Steven Alvarez, qui est...Quel est votre rôle est ici au centre?
Steven Alvarez: Je suis directeur des initiatives stratégiques et des médias.
FMG: Vous me disiez que vous produisez parfois des films, pour le centre également. Et nous avons entendu l'histoire de ce qui vous a amené ici, vous avez dit que c'était saint Germain [d'Alaska] que vous y avait amené. Pour commencer, votre héritage remonte au Nouveau-Mexique, votre origine est Apache. Vous me disiez qu'elle est liée aussi à certains des peuples de l'Alaska.
SA: C'est exact. Les Athabaskans ici partagent un langage commun avec nous (le langage commun de base), et nous sommes à peu près le même peuple.
FMG: Et, comment se fait-il vous ayez fini par devenir orthodoxe?
SA: J'ai fait partie de la Fraternité Chrétienne de San José, qui s'est convertie en 1993. Et j'ai été là-bas le directeur musical à l'église, et ainsi tout ce processus nous a amené à l'orthodoxie et...
FMG: Vous avez été balayé.
SA: Oui, oui.
FMG: Avez-vous été chrétien, toute votre vie?
SA: J'ai été élevé comme catholique romain. Je n'avais donc pas vraiment de problèmes avec la théologie. Je veux dire que j'ai grandi avec elle. La seule question que je n'arrêtais pas de demander, une fois que nous sommes devenus orthodoxe, c'était: que va devenir l'orchestre? (rires)
FMG: Parce que vous étiez le percussionniste dans l'orchestre de l'Église .
SA: J'étais celui qui dirigeait l'office religieux.
FMG: Oh, vous étiez celui qui dirigeait l'office.
SA: Oui, et nous avons donc été chrismés et j'ai été ordonné hypodiacre le même week-end où nous sommes devenus orthodoxes. Et je suis resté là-bas pendant quatre ans avant déménager ici.
FMG: Et vous sentez, comme vous l'avez dit, que saint Germain avait travaillé pour cela, vous avait amené ici.
SA: C'est exact. Eh bien, un diacre de l'église et un laïc, et moi-même, lorsque nous avons tous eu 40 ans... Eh! Il y a un renard là!
FMG: Oh! Regardez. Et il nous voit. Je pense que ce renard nous voit. Est-ce un renard roux?
SA: C'est un renard roux. Il est très maigre.
FMG: Il est maigre, peut-être qu'il s'agit d'un petit. Il a une queue en panache, très belle. Dites-donc! C'est comme un petit chien ou un chat même, il est si alerte. Pas très peur des gens, je ne pense pas. Il va essayer d'aller là-dedans... Ah, il se précipite sur quelque chose. Il a attrapé... il est tellement gracieux. C'est comme un chat, vraiment. Oui. Eh bien, nous allons garder un oeil sur lui, et voir s'il se montre à nouveau. Donc, vous en êtes arrivés, vous avez dit, à prier, à demander à saint Germain de rendre les quarante prochaines années un peu meilleures que les quarante premières années.
SA: Oui, et j'ai au cours du temps que je chantais et j'étudiais la théologie de l'Église, découvert à quel point la théologie orthodoxe était proche de la spiritualité amérindienne.
FMG: Pourriez-vous m'en dire un peu plus à ce sujet? Parce que je ne connais pas grand chose à la spiritualité amérindienne. Qu'est-ce que je reconnaîtrais?
SA: Bien, vous savez, le cycle liturgique, comment dans chaque partie de la journée dans l'orthodoxie il y a un service ou une cérémonie qui est conçue pour vous aider, c'est le même aspect dans la spiritualité amérindienne. Chaque partie de ce que nous faisons est liée à nos croyances spirituelles. Que ce soit se lever le matin ou aller au lit la nuit. Et toutes nos cérémonies sont très liturgiques. Il y a une raison pour tout. Et nous avons notre propre forme d'encens, qui est la combustion de sauge ou de cèdre. Nous avons, euh ...
FMG: La psalmodie.
SA: Oui, la psalmodie, euh, vous savez, la croyance que parce que Dieu a créé toutes choses, que de ce fait, toute sa création est sacrée. Donc nous estimons que les arbres, la terre, vous le savez, a un caractère sacré, la sainteté de Dieu est en elle parce qu'Il l'a créé.
FMG: Comme dans l'orthodoxie orientale, avec ce sentiment que Dieu remplit vraiment cette Terre, par opposition à une sorte de spiritualité qui dirait, elle, l'esprit est bon, le corps est mauvais, on ne fait attention qu'à l'âme, on s'efforce de s'élever au-dessus de la réalité physique. C'est ce même trésor et ce discernement de la présence de Dieu dans le monde.
SA: C'est exact. Et puis aussi la même manière avec laquelle le clergé dans l'Église orthodoxe est mis à part pour nous fournir un guide spirituel. La même chose se passe dans la spiritualité amérindienne. Nous avons certains anciens, ou ce qui est devenu connu sous ce terme les hommes-médecine. Ces gens ont la capacité de guérir, mais ils fournissent aussi une idée que, telle chose est bien et que c'est ainsi que vous devriez vivre votre vie, et c'est la réponse à ces questions que vous avez.
FMG: La sagesse. Comme un aîné, je suppose, ou comme un père spirituel.
SA: C'est exact. Et un aîné est considéré comme un père spirituel, parce que tout ce que nous faisons est lié à notre vie spirituelle. Et, vous le savez, nos chants et nos danses, même si elles sont d'ordre social, ont un aspect spirituel en elles.
FMG: Ce n'est pas toute personne âgée qui est automatiquement un aîné .
SA: Oui. Donc, tandis que j'apprenais plus de choses à propos de saint Germain, j'en suis venu à le vénérer et à l'aimer de la même manière que les indigènes de l'Alaska l'ont fait à cause de ce qu'il a fait pour eux. Donc, j'ai prié pour que d'une certaine manière je puisse trouver un moyen de... Et je sentais aussi que, en raison de la façon dont l'Église [orthodoxe] avait traité les Amérindiens quand [les orthodoxes] sont arrivé, plutôt que l'approche romaine, qui consistait à les baptiser, puis à les réduire en esclavage, et l'approche protestante qui disait ne prenez même pas le peine de les baptiser.... Vous savez, qu'il y avait quelque chose de particulier... je pense qu'il serait facile pour les Amérindiens de découvrir l'Église, et je me sentais bien, cela pourrait être une façon de me voir comme une sorte d'instrument qui pourrait au moins mettre l'Église orthodoxe à la portée du peuple amérindien.
FMG: En poursuivant l'œuvre de saint Germain.
SA: C'est exact. Donc, c'est ce que j'ai demandé: puis-je faire cela... Et après j'ai suis invité à me lever et à jouer, et me voilà, jouant et enseignant et ensuite on me demande d'accepter un emploi et de déménager ici.
FMG: Vous avez trouvé un nouveau foyer.
SA: Oui. Et ça a été merveilleux. J'ai été en mesure de faire à peu près tout ce que je pouvais rêver et d'imaginer de faire d'un point de vue artistique, en tant qu'artiste de la scène. J'attends toujours de savoir ce qui va arriver avec ce qui est de servir le peuple amérindien, mais je crois que c'est ce que je fais ici. Tout les gens que je connais ici sont liés à ce que je fais, les indigènes de l'Alaska savent que je fais partie de l'Eglise orthodoxe, donc je pense qu'à un certain moment, le plan de Dieu sera révélé. Nous verrons ce qui se passera.
FMG: Peut-être vous êtes juste en train de vous remplir de sagesse de plus en plus tandis que le temps passe, et quand le moment sera venu, vous serez appelés à ...
SA: On l'espère! (rires)
FMG: Merci beaucoup d'avoir parlé avec moi aujourd'hui.
SA: Pas de problème.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Ancient Faith Radio
Podcast
Notre Père en langage des signes amérindien
Chants chrétiens en langues améridiennes que l'on peut écouter en ligne: (dont quelques chants orthodoxes en you'pik [langue amérindienne d'Alaska]: numéros 107 à 110 dans la liste)
mardi 27 septembre 2016
Saint Sébastien [Dabovitch]: Si vous êtes vraiment intéressés par le bien-être de vos enfants...
Si vous êtes vraiment intéressés par le bien-être de vos enfants, pourquoi ne pas observer strictement, ne serait-ce qu'une fois par semaine, comment ils apprennent leurs cours sur l'étude de la Loi de Dieu [cathéchisme], comme vous le faites pour les devoirs à la maison, que les enfants semblent être forcés d'avoir préparés dans les douze prochaines heures pour leur école publique?
Vous devez obéir à Dieu, avant les maîtres d'écoles et tous les autres maîtres, ou perdre vos âmes à cause de la responsabilité qui repose sur vous pour le bien-être présent et futur de vos enfants.
Là où il y a l'intelligence, il y aura toujours des connaissances. Pourtant, vous devez éduquer l'enfant. Vous enseignez au garçon et à la fille, la géographie et l'histoire; mais si vous ne formez pas la volonté de l'enfant, dans le but non seulement de vous plaire vous ses parents, mais de se plier devant la sainte volonté de Celui Qui est le seul juste rémunérateur du bien et du mal, alors vous êtes un échec en tant que chrétien.
Lorsqu'il n'y a pas de discipline, il n'y a pas de constance.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Sebastian Dabovich
Preaching in the Orthodox Church:
Lectures and Sermons
by a Priest of the Holy Orthodox Church
cité par
Orthodox Church Quotes
FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX
14/27 septembre
EXALTATION DE LA SAINTE
CROIX
Jour
de jeûne
Dormition de St Jean Chrysostome (407)
Lectures : I Cor. I, 18 - 24 ; Jn. XIX, 6-11,13-20,25-28,30-35
HOMÉLIE DE SAINT JEAN DAMASCÈNE SUR LA CROIX
|
C'
|
est pourquoi ce
bois vénérable, véritablement digne de piété, sur lequel le Christ s'est
offert Lui-même pour nous, est adorable en tant que sanctifié par Son Saint
Corps et par Son Sang ; et aussi les clous, la lance, les vêtements, les
lieux sacrés où Il a séjourné (la crèche, la grotte, le Golgotha salutaire, le
Tombeau vivifiant, cet acropole de la Sion des Églises), et autres choses
semblables. Comme le dit David, l'ancêtre de Dieu : « Nous entrerons dans
Son tabernacle, nous adorerons au lieu où se sont tenus Ses pieds ». La
suite montre qu'il parle de la Croix : «Lève-toi, Seigneur, dans Ton
repos ». (Ps. 131, 7). La Croix est suivie de la Résurrection.
Si nous affectionnons des choses qui nous sont chères comme la maison, le lit,
le vêtement, combien plus celles du Dieu Sauveur, par lesquelles aussi nous
sommes sauvés. Et nous adorons également le type de la Croix vénérable et
vivifiante, même tirée d'une autre matière : nous ne vénérons certes pas la
matière, mais le type, qui est le symbole du Christ. Il a dit en
effet à Ses propres disciples comme s'Il leur léguait Son testament : «
alors apparaîtra le signe du Fils de l'homme dans le ciel ». (Mat. XXIV,
30), voulant parler de la Croix. C'est pourquoi aussi l'Ange de la
Résurrection dit aux femmes : « Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ».
Il y a beaucoup de christs et de Jésus, mais il y en a un seul crucifié. Il ne
dit pas: percé d'une lance, mais crucifié. Il faut donc adorer le signe du
Christ, car là où est Son signe, Lui y est aussi. Quant à la matière
dont on a fait l'image de la Croix, quoique la pierre ou l'or soient
dignes de respect, il n'y a pas à adorer une fois l'image détruite. Nous
adorons donc tout ce qui est consacré à Dieu, en reportant sur Lui la
piété. Le Bois de Vie, celui que Dieu planta au paradis, a préfiguré cette
Croix vénérable, car la mort étant venue par le bois, il fallait que
par le bois fussent données la Vie et la Résurrection ; Jacob le premier,
en se prosternant devant le sommet du bâton de Joseph, a réalisé l'icône
de la Croix et de même, en bénissant ses enfants avec ses mains croisées, il a
très clairement désigné le signe de la Croix. Le bâton de Moïse frappa la
mer comme une croix et sauva Israël en plongeant Pharaon dans l'abîme ;
ses mains étendues en croix faisaient fuir Amaleck ; le bois adoucit l'amertume
de l'eau, il fissure la pierre et en fait sourdre l'eau. Le bâton d'Aaron lui
assure la dignité du sacerdoce. Le serpent a été élevé sur le bois, quoique
mort, et le bois sauvait ceux qui regardaient avec foi à l'adversaire mort,
comme le Christ qui dans la chair du péché a été cloué au bois sans qu'Il
ait connu le péché. Le grand Moïse déclare : « Vous verrez votre vie
pendue au bois devant vos yeux». (Deut. XXIIX, 66) et Isaïe : « Tout le jour
j'ai étendu mes mains vers un peuple incrédule et discuteur ». (Is. LV, 2). Nous qui adorons cela, puissions-nous trouver
part auprès du Christ crucifié. Amen.
À LA LITURGIE
1er
antiphone, psaume 21, ton 2.
Après chaque
verset : Моли́твами Богоро́дицы, Спа́се, спаси́ на́съ / Par les prières de
la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous
|
Бо́же, Бо́же мо́й,
вонми́ ми, вску́ю оста́вилъ
мя́ еси́ ?
Дале́че
отъ спасе́нiя моего́ словеса́ грѣхопаде́нiй
моихъ.
Бо́же мо́й,
воззову́ во дни́, и не услы́шиши, и въ нощи́, и не въ безу́мiе мнѣ́.
Ты́ же во
святѣ́мъ живе́ши, Хвало́
Изра́илева.
Слава, и нынѣ: Моли́твами Богоро́дицы, Спа́се,
спаси́ на́съ.
|
Ô Dieu, mon
Dieu, tourne-Toi vers moi, pourquoi m’as-Tu abandonné ?
Elles sont
loin de me sauver, les paroles de mes transgressions.
Mon Dieu, je
crie durant le jour, et Tu ne m’écoutes pas ; la nuit aussi, et ce n’est
pas déraison de ma part.
Mais Toi, Tu
habites dans le sanctuaire, louange d’Israël.
Gloire… et
maintenant : Par les prières de la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous.
|
2è
antiphone, Psaume 73, ton 2.
Après chaque verset : Спаси́ ны́, Сы́не Бо́жiй, Пло́тiю распны́йся, пою́щия Ти́: аллилу́iя / Sauve-nous, Fils de
Dieu, crucifié dans la chair, nous qui Te chantons, alléluia
|
Вску́ю, Бо́же,
отри́нулъ ны́ еси́ до конца́ ?
Помяни́ со́нмъ
Твой, его́же стяжа́лъ еси́ испе́рва.
Гора́ Сiо́нъ сiя́, въ
нéйже всели́лся еси́.
Бо́гъ же, Ца́рь на́шъ, пре́жде вѣ́ка содѣ́ла спасе́нiе
посредѣ́ земли́.
|
Pourquoi, ô Dieu,
nous as-Tu rejetés pour toujours ?
Souviens-Toi de ce
peuple que Tu as rassemblé, que Tu as acquis à l’origine.
Ici, c’est la
montagne de Sion, où Tu as établi Ta demeure.
Dieu est notre Roi avant les siècles,
Il a opéré le Salut au milieu de la terre.
|
|
|
|
Слава, и нынѣ:
Единородный Сыне/ Gloire…et maintenant ; Fils Unique…
3è
antiphone, Psaume 98, ton 1.
Après chaque verset, le
tropaire de la fête
|
Го́сподь
воцари́ся, да гнѣ́ваются лю́дiе.
Го́сподь
воцари́ся, да гнѣ́ваются лю́дiе, сѣдя́й на Херувíмѣхъ, да
подви́жится земля́.
Го́сподь въ Сiо́нѣ вели́къ и высо́къ е́сть над всѣ́ми людьми́.
Поклони́теся Го́сподеви во дворѣ́
святѣ́мъ Его.
|
Le Seigneur a
établi Son Royaume, que les peuples frémissent !
Le Seigneur a
établi Son Royaume, Il siège sur les chérubins, que la terre chancelle !
Le Seigneur est
grand dans Sion et élevé au-dessus de tous les peuples.
Exaltez le Seigneur
dans Son saint palais.
|
Au lieu du
trisaghion :
|
Кресту́ Твоему́ покланя́емся,
Влады́ко, и свято́е воскресéнiе Твоé сла́вимъ.
|
Nous
nous prosternons devant Ta Croix, ô Maître, et nous glorifions Ta Sainte
Résurrection.
|
Tropaire de l’Exaltation de la Croix, ton 1
|
Спаси́, Го́споди,
лю́ди Твоя́ и благослови́
достоя́ніе Tвоé, побѣ́ды
правосла́внымъ христiáномъ на сопроти́вныя да́руя, и твое́
coxpaня́я Кресто́мъ твои́мъ жи́тельство.
|
Seigneur,
sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la
victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.
|
Kondakion de l’Exaltation de la Croix, ton 4
|
Вознесы́йся
на крéстъ во́лею, тезо-имени́тому Твоему́ но́вому жи́тель-ству
щедро́ты твоя́ да́руй, Xристе́ Бо́же, возвесeли́ си́лою Tвоéю правосла́вныя христіа́ны, побѣ́ды дая́ и́мъ на
сoпоста́ты, посо́біе иму́-щымъ
Твое́ ору́жіе ми́ра, непобѣди́-мую побѣ́ду.
|
Toi
qui T’es volontairement élevé sur la Croix, ô Christ Dieu, accorde Tes
miséricordes au nouveau peuple qui porte Ton Nom. Réjouis les chrétiens
orthodoxes par Ta Puissance et donne-leur la victoire sur les ennemis, ayant
pour secours Ton arme de paix et trophée invincible.
|
Au lieu de Il est digne en vérité, ton 8
|
Велича́й
душé моя́, пречестны́й Крéстъ Го́сподeнь. Таи́нъ ecи́ Бого-ро́дицe pа́й,
невоздѣ́ланно возра-сти́вшій Xpиста́, и́мже кре́стное живоно́сное на земли́
насади́ся дре́во, тѣ́мъ ны́нѣ возноси́му покло-ня́ющеся ему́, Tя велича́eмъ.
|
Magnifie mon âme la très
précieuse Croix du Seigneur. Tu es, Mère
de Dieu, le paradis mystique où le Christ a germé sans culture ; c’est
par Lui qu’a été planté sur terre l’arbre vivifiant de la Croix. C’est
pourquoi dans son exaltation en ce jour, nous L’adorons et nous Te
magnifions.
|
L’Exaltation
de la Croix du Seigneur, en mémoire des souffrances du Christ sur la Croix, est
un jour de jeûne strict, le poisson n’étant pas même permis. La fête de
l’Exaltation comprend un jour d’avant-fête et sept jours d’après-fête. La
Croix, exposée au milieu de l’église, reste sur le lutrin jusqu’à la clôture de
la fête, à savoir le 21 septembre / 4 octobre. Le jour de la clôture, à l’issue
de la Liturgie, elle est portée par le prêtre, qui entre par les portes royales
dans le sanctuaire, au chant du tropaire et du kondakion de la fête. Le prêtre
encense ensuite la Croix sur l’Autel et la remet ensuite à son emplacement
habituel.
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