"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

lundi 11 juillet 2016

Jean-Claude LARCHET: Recension: Hiéromoine Hilarion (Domratchev), « Sur les monts du Caucase »


(Ce livre sera disponible en librairie le 25 août 2016)
Hiéromoine Hilarion (Domratchev), Sur les monts du Caucase. Traduit du russe par Dom André Louf, Préface du métropolite Hilarion de Volokolamsk, Éditions des Syrtes, Genève, 2016, 284 p. [Ce livre sera en librairie le 25 août 2016)
On sait peu de choses du moine du grand habit Hilarion Domratchev, sinon qu’il il naquit vers 1845 dans la région de Viatka en Russie, fut enseignant après avoir terminé le séminaire, partit pour le Mont Athos où il vécut vingt-cinq ans, puis alla dans les années 1880 dans les montagnes du Caucase, où il fut rattaché au monastère Saint-Simon-le-Cananéen du Nouvel Athos, mais mena sa vie monastique et fonda des communautés en plusieurs endroits de cette région.
De même que les Récits d’un pèlerin russe faisaient l’éloge de la Prière de Jésus et en exposait les voies à travers les récits d’un vagabond sans doute imaginaire, ce livre fait de même à travers la relation de la rencontre avec un ermite du Caucase (il s’agit du Père Désiré, père spirituel de l’auteur). De même que les Récits d’un pèlerin russe étaient émaillés d’anecdotes pittoresques liées à des rencontres, ce récit est émaillé de magnifiques descriptions de la nature. Comme le remarque le métropolite Hilarion Alfeyev dans sa préface, ce livre est sans doute parmi tous les livres de spiritualité, celui qui accorde la plus grande place à la nature et se montre le plus sensible à sa beauté.
Le hiéromoine Hilarion souligne le caractère didactique de son projet : « Ce livre n’a qu’un but: expliquer aussi complètement que possible en quoi consiste la Prière de Jésus, elle qui, suivant l’enseignement unanime des Saints Pères, est la racine et le fondement en même temps que le sommet et la perfection de la vie spirituelle. Toute l’insistance de nos paroles ne vise qu’à cela. Nous mettons toujours cette Prière au-dessus de toutes les autres vertus, dont aucune ne l’égale lorsqu’elle atteint les degrés les plus élevés ».
L’exposé du hiéromoine Hilarion n’est pas systématique et n’obéit à aucun ordre logique. S’y entrecroisent les évocations de la personnalité de l’ermite Désiré, ses enseignements sur la prière, les commentaires qu’y ajoute le Père Hilarion, des citations des Pères et des descriptions de la nature, et de nombreuses considérations sur la vie spirituelle, ce qui donne à l’ensemble, constitué de courts chapitres, une forme variée et dynamique, propre à maintenir l’intérêt.
L’enthousiasme du hiéromoine Hilarion à l’égard de la Prière de Jésus est tel qu’il se laisse aller à des formules excessives, affirmant notamment que le Nom de Jésus s’identifie au Christ lui-même (voir notamment p. 37-40), que « le nom du Seigneur est le Seigneur lui-même » (p. 45) que « le Nom du Dieu tout-puissant est Dieu lui-même » (p. 45), considérant comme équivalentes la présence du Christ dans son Nom et sa présence dans la sainte eucharistie (p. 44). Il affirme aussi que « par le fait [que le Nom] est Dieu, la toute-puissance qui produit des œuvres grandes et glorieuses, indépendamment de la sainteté de ceux qui le prononcent, lui appartient aussi » (p. 47), ce qui correspond à une conception magique, éloignée de la conception orthodoxe traditionnelle de la synergie entre la grâce de Dieu et les dispositions spirituelles et réceptives de l’homme. Bien que des telles affirmations soient par ailleurs nuancées – par exemple dans les affirmations plus modérées que « le Dieu tout puissant est présent dans son Nom avec toute sa plénitude divine et ses infinies perfections » (p. 46) ou que « la totalité des perfections divines habite dans le très saint Nom de Jésus-Christ » (p. 39), ce qui peut être rapporté aux énergies divines plutôt qu’à la nature même de Dieu –, elles furent l’objet d’une violente controverse où certains accusèrent le hiéromoine Hilarion et ses partisans d’être des onomatolâtres (adorateurs du Nom) tandis que d’autres prenaient leur défense, les considérant seulement comme des « glorificateurs du Nom ». Ce conflit enflamma les monastères et skites russes du Mont-Athos de 1907 à 1914. Il suscita une condamnation de la doctrine des partisans du hiéromoine Hilarion de la part de la Sainte-Communauté du Mont-Athos, du patriarcat de Constantinople et du Saint-Synode de l’Église russe. Il se termina dramatiquement par l’expulsion ou l’exil volontaire de près de 1700 moines russes du Mont-Athos. Le débat se poursuivit en Russie, donnant lieu à une réflexion approfondie de la part de théologiens en vue sur la question de la nature du nom et de son rapport à celui qu’il désigne (une réflexion qui reste d’ailleurs toujours ouverte). L’intervention de diverses personnalités dont l’empereur lui-même amena l’Église russe à adopter une attitude plus tolérante à l’égard des « glorificateurs du Nom ». Plusieurs livres parus en français au cours de ces dernières années ont exposé en détail cet épisode : (Métropolite Hilarion Alfeyev, Le Nom grand et glorieux (Cerf, 2007) et Le mystère sacré de l’Église. Introduction à l’histoire et à la problématique des débats athonites sur la vénération du Nom de Dieu (Presses universitaires de Fribourg, 2007; Antoine Nivière, Les glorificateurs du Nom. Une querelle théologique parmi les moines russes du Mont Athos (1907-1914).
Les formulations controversées du hiéromoine Hilarion sont sans aucun doute inacceptables au regard de la théologie orthodoxe, car elles témoignent d’une série de confusions (notamment entre signifiant et signifié, entre personne et nature, entre nature divine et énergies divines) et donnent vraiement à certains moments l’impression que le Nom de Dieu prend la place de Dieu. Mais elles n’occupent dans ce volumineux ouvrage de 300 pages qu’une place minime (quelques phrases), et il faut savoir les dépasser et apprécier l’exposé de l’auteur, qui reste l’un des meilleurs exposés sur la Prière de Jésus, et comporte par ailleurs de nombreux développements sur la vie spirituelle qui, tout en étant fondés sur l’enseignement de Pères abondamment cités, ont l’avantage de refléter aussi une expérience personnelle dont le saint starets Barsanuphe d’Optina lui-même louait la profondeur. Rappelons qu’avant que quelques-unes de ses formulations maladroites ne suscitent la controverse, l’ouvrage était grandement apprécié en Russie et au Mont-Athos. Il avait été publié en 1907 avec le soutien de la grande-duchesse Élisabeth Fiodorovna (future moniale et martyre), et avait connu deux rééditions (1910 et 1912) avec l’approbation du comité de censure, le troisième tirage atteignant 10.000 exemplaires.
PS.  Ne pas confondre cette éditon publiée par les Syrtes avec celle, que vient de faire paraître parallèlement, dans une traduction de moins bonne qualité, le monastère catholique Skita Patrum.
Jean-Claude Larchet

Saint Ignace [Briantchaninov]: Gloire à Dieu pour tout!


*

Souvent aux moments de dépressions et dans l'affliction, ainsi qu'aux temps de réjouissance, il est nécessaire de répéter une parole d'action de grâce à Dieu, aussi souvent et aussi longtemps que la prière de Jésus, " Gloire à Dieu pour tout!" et encore, " Gloire à Dieu pour tout!"

Avec cette prière, les murmures s'enfuient du cœur, la confusion disparaît et seule la paix commence à s'installer dans le cœur avec la joie...

Le Seigneur a une lumière qui chasse toutes sortes de confusion et d'ennui. Ah, si seulement l'âme  se rapprochait de Lui avec foi...

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après Saint Ignace Briantchaninov
Biography of Abbess Arsenia of Ust-Medvedsky Convent
Cité dans 
Conquering Depression
Saint Herman of Alaska Brotherhood
Platina, California, USA
1998

Finlande Orthodoxe

Joensuu est la capitale de la Corélie finlandaise. Visite de l'église orthodoxe Saint-Nicolas qui possède des icônes peintes à Saint-Petersbourg. Visite du monastère orthodoxe du Nouveau Valamo créé en 1940, l'église en bois de Kerimaki pouvant accueillir 3000 fidèles.

dimanche 10 juillet 2016

Saint père Païssios l'Athonite: Les mouches et les abeilles


Saint Arsène et Père Païssios

Le Père Païssios nous donne un sage conseil à propos des pensées négatives, en utilisant l'exemple des mouches et des abeilles. Comme d'habitude, il est plein de discernement.

"Je sais par expérience, que dans cette vie, les gens sont séparés en deux catégories. Une troisième catégorie n'existe pas: les gens appartiennent soit à l'une, soit à l'autre.

La première catégorie ressemble à la mouche. La principale caractéristique de la mouche, c'est qu'elle est attirée tout ce qui est sale. Par exemple, lorsqu'une mouche vole dans un jardin plein de fleurs aux bonnes fragrances, elles les ignorera et ira se poser au sommet d'une saleté trouvée sur le sol. Elle  commencera à s'y agiter et se sentira bien dans la puanteur. Si la mouche pouvait parler, et que vous lui demandiez de vous montrer une rose du jardin, elle vous répondrait: "Je ne sais même pas à quoi ressemble une rose. Je sais seulement comment trouver des ordures, des toilettes et de la saleté. Il y a des gens qui ressemblent à la mouche. Les gens qui appartiennent à cette catégorie, ont appris à penser négativement, et recherchent toujours les mauvaises choses de la vie, ignorant et refusant la présence du bien.

L'autre catégorie de personnes est comme l'abeille dont la particularité principale est qu'elle cherche toujours quelque chose de doux et de beau pour se poser. 

Quand une abeille se trouve dans une pièce pleine de saleté et qu'il y a un petit morceau de loukoum dans un coin, elle ignore la saleté et elle va se poser sur le loukoum. Maintenant si nous demandons à l'abeille de nous montrer où est l'ordure, elle répondra: "Je ne sais pas. Je peux seulement vous dire où trouver des fleurs, des loukoums, du miel et du sucre." 

Elle ne connait que les bonnes choses de la vie et ignore tout mal. C'est là la seconde catégorie de gens, ils ont une manière de penser positive, et ne voient que le bon côté des choses. Ils essaient toujours de cacher le mal, afin de protéger leur prochain; au contraire, les gens de la première catégorie essaient d'exposer le mal et de l'amener à la surface.

Quand quelqu'un vient vers moi et commence à accuser les autres, et me met dans une situation difficile, je lui dis l'exemple précédent. Puis je lui demande de décider à quelle catégorie il veut appartenir, afin qu'il puisse trouver des gens de même esprit pour les fréquenter.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Priest-Monk Christodoulos
Elder Paisios of the Holy Mountain
p.43-44
cité par 
WALKING THE PATH TO THEOSIS


FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


27 juin /10 juillet
3ème dimanche après la Pentecôte

Saint Samson l'hospitalier (vers 530) ; sainte Jeanne la myrophore (Ier s.) ; saint Sévère, prêtre (VIème s.) ; saint Georges du monastère d'Iveron (1065) ; saint Martin de Tourov (1146) ; saint Sérapion de Koja (1611) ; invention des reliques de saint Ambroise d'Optino (1998) ; saints hiéromartyrs Alexandre (Sidorov) et Vladimir (Serguiev), prêtres (1918) ; saint hiéromartyr Pierre (Ostrooumov), prêtre (1939).

Lectures : Rom. V, 1–10. Мatth,  VI, 22–33. Saint Samson: Gal., V, 22 – VI, 2. Lc., XII, 32–40

VIE DE SAINT SAMSON L’HOSPITALIER

Notre saint Père Samson était issu d’une famille de la haute noblesse de Rome, apparentée semble-t-il à la lignée de saint Constantin le Grand. Il étudia toutes les sciences de ce temps, en particulier la médecine, vers laquelle le portait sa nature compatissante. Il ne pouvait rester insensible au spectacle de la souffrance et de la misère, c’est pourquoi il recevait dans sa demeure les malades et les indigents qu’il rencontrait, afin de leur procurer avec charité tous les soins nécessaires et, plus encore, la consolation de la prière et de la foi. À la mort de ses parents, il distribua son immense fortune et, désormais libre de tout attachement terrestre, désireux de fuir l’estime des hommes, il partit pour Constantinople. Installé dans une pauvre maison, il s’adonnait à la prière dans la quiétude, mais continuait aussi son activité de bienfaisance, rassemblant les malades qu’il trouvait et les soignant sans réclamer d’honoraires. Il prenait tout particulièrement soin des malades incurables ou souffrants de maux que les autres médecins répugnaient à soigner : lépreux, paralytiques, aveugles, possédés, de sorte que sa renommée se répandit dans toute la ville et sa demeure devint le refuge des désespérés. 

Peu après avoir été ordonné prêtre, à l’âge de trente ans, par le patriarche saint Mènas [25 août] , qui appréciait ses œuvres agréables à Dieu, saint Samson guérit d’une grave maladie l’empereur Justinien (527-565) qui, ayant perdu tout espoir des médecins, avait été averti en rêve de convoquer le saint en son palais. Il suffit à Samson de mettre la main sur l’endroit où l’empereur souffrait pour qu’il soit aussitôt guéri. Désirant cependant fuir les louanges, il lui appliqua ensuite un peu de pommade, afin qu’on n’attribuât pas ce miracle à sa vertu. Le souverain, ne sachant pas comment exprimer sa reconnaissance, voulut le couvrir d’or, mais le saint lui renvoya ses cadeaux en disant : « C’est ce que j’ai rejeté par amour du Christ que tu veux m’offrir ? » Et il lui proposa d’utiliser plutôt cet argent pour la construction d’un hôpital, à côté de sa masure, où il pourrait recevoir dignement les malades et les pauvres. L’empereur acquiesça avec enthousiasme et il chargea les ouvriers qui venaient d’achever la construction de Sainte-Sophie de bâtir, un peu au nord de la Grande-Église, un édifice vaste et splendide, qui resta célèbre sous le nom d’Hospice de Samson (Xénon) . Par la suite, le saint dirigea l’établissement avec un dévouement sans égal, se mettant au service de ses frères souffrants avec la sollicitude d’un ange auprès du Seigneur. Cette institution exemplaire, qui possédait de nombreux médecins spécialisés et était desservie par des moines, avait été dotée par l’empereur d’abondants revenus, non seulement pour la rémunération de son personnel, mais aussi pour qu’on y distribue généreusement nourriture et vêtements aux étrangers et aux nécessiteux.

Ayant mené ainsi pendant de longues années cette activité apostolique, saint Samson s’endormit en paix à un âge très avancé. Son corps fut inhumé dans l’église de Saint-Mocios où, le jour de sa fête, les médecins de Byzance, qui l’honoraient comme leur saint patron, se rendaient en procession. Dans l’hospice, on vénérait son bâton, son étole et ses ornements sacerdotaux. 

Par la suite, de nombreux miracles et guérisons s’accomplirent dans son Xénon par l’intercession invisible du saint ou à la suite de ses apparitions. Peu après son décès, un immense incendie, parti de Sainte-Sophie, ravagea toutes les maisons alentour et commença d’entamer le toit de l’Hospice. Les employés et les hommes de bonne volonté semblaient peiner en vain, quand ils virent le saint marcher sur le toit et ordonner, avec autorité, au feu de se retirer, et c’est ainsi que l’établissement fut préservé du sinistre. 

Les malades se rendaient auprès du tombeau du saint pour y passer la nuit en prière; ils vénéraient son icône et s’oignaient de l’huile de la veilleuse qui brûlait au-dessus du tombeau, et fréquemment saint Samson leur apparaissait, seul ou en compagnie des saints Anargyres Côme et Damien, pour leur procurer la guérison.

Tropaire du dimanche, 2ème ton


Tropaire de saint Samson, ton 8


Kondakion de saint Samson, ton 8


Kondakion du dimanche, ton 2


HOMÉLIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME SUR LA LECTURE DES ACTES DES APÔTRES DE CE JOUR

« Étant donc justifiés par la foi, ayons la paix avec Dieu par. Notre-Seigneur Jésus-Christ ». Que veulent dire ces mots : « Ayons la paix? » C'est-à-dire, selon quelques-uns, ne causons point de discordes, en cherchant à introduire la loi. Quant à moi, je pense qu'il s'agit ici de notre conduite. Après avoir beaucoup parlé de la foi et de la justice par les œuvres, il traite cette autre question ; et de peur qu'on ne s'autorise de ce qu'il a dit : pour se négliger, il ajoute : « Ayons la paix », c'est-à-dire ne péchons plus, ne revenons pas au passé ; car ce serait lutter contre Dieu. Et comment, direz-vous, est-il possible de ne plus pécher? Et d'abord comment tout ceci a-t-il été possible? Si, coupables de tant de péchés, nous en avons été délivrés par le Christ, à bien plus forte raison pouvons-nous, avec son aide, persévérer dans l'état où nous sommes. Ce n'est pas la même chose d'obtenir une paix qu'on n'avait pas, ou de la garder quand on l'a reçue : car il est plus difficile d'acquérir que de conserver ; et cependant le plus difficile est devenu facile et s'est réalisé. Donc le plus facile nous viendra aisément, si nous nous attachons à Celui qui a accompli pour nous le plus difficile. Mais ici Paul ne semble pas seulement indiquer que la chose est facile; mais aussi qu'elle est raisonnable. Si en effet le Christ nous a réconciliés quand nous étions vaincus, il est juste de nous maintenir dans cet état de réconciliation et de lui témoigner par là notre reconnaissance, pour qu'il ne paraisse pas n'avoir réconcilié avec Son Père que des méchants et des ingrats. « Par Lui », nous dit l'apôtre, « nous avons eu accès par la foi». Si donc Il nous a ramenés quand nous étions loin, à, bien plus forte raison nous retiendrait-Il depuis que nous sommes près.

Considérez un peu, je vous prie, comme Paul met partout en opposition, et ce que Dieu fait de Son côté, et ce que nous faisons du nôtre. Ce que Dieu a fait est varié, multiple, divers : car Il est mort, Il nous a délivrés, Il nous a amenés, Il nous a accordé une grâce ineffable; et nous, nous n'avons apporté que 1a foi. Aussi l'apôtre dit-il : « Par la foi en cette grâce en laquelle nous sommes établis ». Quelle grâce, je vous demande? Celle d'être jugés dignes de la connaissance de Dieu, d'être délivrés de l’erreur, de connaître la vérité, d'obtenir tous les biens par le baptême; Il nous a donné accès, afin de nous communiquer tous ces dons; non pas seulement pour que nous soyons délivrés de nos péchés, mais aussi pour que nous jouissions de mille honneurs. Et Il ne s'est pas borné à cela; Il nous a encore promis d'autres biens, des biens ineffables, qui surpassent notre intelligence et notre raison. C'est pourquoi Paul parle des uns et des autres. En effet, par ce mot : « Grâce », il désigne les biens présents que nous avons reçus, et par ceux-ci : « Nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu », il nous découvre tous les biens. à venir. Il dit avec raison : « En laquelle nous sommes établis ». Car telle est la grâce de Dieu ; elle n'a pas de fin, elle n’a pas de terme, mais elle croît toujours : ce qui n'est point le propre des choses humaines. Par exemple, quelqu'un est en possession d'une dignité , d'un honneur, d'un pouvoir; il ne les conserve pas toujours, mais il en déchoit promptement, car s'ils ne lui sont pas enlevés par un homme, du moins la mort l'en dépouillera complètement. Il n'en est pas ainsi du don de Dieu : ni l'homme, ni le temps, ni les événements, ni le démon même, ni la mort ne peuvent nous en priver; c'est quand nous mourons, que nous sommes le plus assurés de les posséder, et nos jouissances ne font que s'accroître de plus en plus. Si donc vous n'avez pas de foi aux biens à venir, croyez-y du moins d'après les biens présents et d'après ce que vous avez déjà reçu. C'est ce qui fait dire à Paul : « Et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu », afin que vous sachiez dans quelle disposition doit être l'âme du fidèle. Car il faut être pleinement assuré, non seulement des biens accordés, mais encore des biens futurs, comme s'ils étaient déjà donnés. On se glorifie des biens qu'on a reçus; mais, nous dit-il, puisque l'espérance des biens à venir est aussi ferme, aussi certaine, que la possession même de ceux que l'on a reçus, il faut donc également s'en glorifier; et pour cela il leur donne le nom de gloire. Si en effet ils contribuent à la gloire de Dieu, ils arriveront certainement, sinon à cause de nous, du moins à cause de Lui: Mais à quoi bon, répond-il, dire que les biens à venir méritent qu'on s'en glorifie ? Nous pouvons nous glorifier même des maux présents et en être fiers; aussi ajoute-t-il : « Mais outre cela, nous nous glorifions encore dans les tribulations ». Songez quels seront les biens futurs, puisque nous nous glorifions même de ce qui paraît un mal. Tel est le don de Dieu; il n'y a rien en lui de désagréable.

Dans l'ordre des choses humaines, les combats entraînent des peines, des douleurs, dés misères; seules les couronnes et les récompenses procurent de la joie; ici, il n'en est pas de même, car la lutte est aussi agréable que le prix. Comme alors les épreuves étaient nombreuses, que le royaume n'existait qu'en espérance ; que les maux étaient présents, les biens en expectative, et que cela brisait le courage des plus faibles ; l'apôtre leur distribue des encouragements avant l'heure des couronnes, en leur disant qu'il faut se glorifier dans les tribulations. Il ne dit même pas : Il faut se glorifier, mais : « Nous nous glorifions», en les encourageant par son propre exemple. Et comme, il pouvait paraître étrange, incroyable, qu'on dût se glorifier dans la faim, dans les chaînes, dans les tourments, dans les injures et les opprobres, il en donne la preuve; et ce qu'il y a de plus fort, c'est qu'il affirme qu'on doit s'en glorifier, non-seulement en vue de l'avenir, mais même dans le présent; parce que les tribulations sont par elles-mêmes un bien. Pourquoi ? Parce qu'elles exercent à la patience. C'est pourquoi, après avoir dit : « Nous nous réjouissons dans les tribulations », il en donne la raison en ces termes : « Sachant que la tribulation produit la patience ». Voyez encore une fois la ténacité de Paul, et comme il retourne le sujet en sens contraire. Comme les tribulations décourageaient des biens à venir et jetaient dans le désespoir, il leur dit qu'elles doivent par elles-mêmes inspirer du courage et qu'il ne faut point désespérer de l'avenir. « Car la tribulation produit la patience; la patience, l'épreuve; et l'épreuve, l'espérance. Or l'espérance ne confond point ». Non-seulement les tribulations ne détruisent point ces espérances, mais elles-en sont le fondement. Même avant les biens à venir, la tribulation produit un très grand fruit, la patience, et elle éprouve celui qui est tenté. D'ailleurs elle contribue aussi aux biens futurs ; car elle fortifie en nous l'espérance. Rien en effet ne dispose à bien espérer comme une bonne conscience.


C'est pourquoi personne de ceux qui ont bien vécu, ne doute de l'avenir, tandis que beaucoup de ceux qui négligent de bien vivre, tourmentés par une mauvaise conscience, voudraient qu'il n'y eût ni jugement, ni punition. Quoi donc ? Nos biens sont-ils en espérances ? Oui ; mais non en espérances humaines, qui sont souvent frustrées; qui confondent souvent, soit parce que celui sur qui on les fondait meurt , soit parce qu'il change de sentiment. Il n'en est pas ainsi des nôtres ; elles sont fermes, elles sont immuables. Celui qui a promis vit toujours; et nous, qui devons jouir de ces biens, nous ressusciterons après notre mort; rien, absolument rien ne pourra nous confondre, comme si nous eussions nourri un vain et futile espoir. Après nous avoir ainsi délivrés de toute incertitude, l'apôtre ne s'en tient pas là, mais il revient encore aux biens à venir, sachant que les faibles s'attachent aux biens présents et ne se contentent pas des autres. Or il appuie la foi aux biens à venir sur la considération des bienfaits déjà reçus, de peur qu'on ne dise : Et si Dieu ne voulait rien donner? Nous savons tous qu'iI est puissant, immuable, vivant; mais comment connaissons-nous Sa volonté? Par ce qui existe déjà. Qu'est-ce donc ? L'amour qu'Il nous a témoigné.

samedi 9 juillet 2016

Le tunnel des 365 saints de l'Ermitage de Straja




Un long tunnel de 54 m, à l'intérieur duquel 365 saints du calendrier chrétien orthodoxe sont peints, un pour chaque jour de l'année, est l'une des principales attractions de la station de montagne de Straja dans la vallée de Jiu (en Roumanie).

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Réputée pour la qualité de ses pistes de ski, la station de Straja est un lieu plein de surprises pour les voyageurs qui choisissent d'escalader le Massif de Valcan en nsuivant une route de comté qui commence à Lupeni, et atteint une altitude de 1440 mètres.

Une croix de métal créée par la carrière de Lupeni et construite par le croyant chrétien Emil Parau en 1996, veille sur la région. Comparable à la Croix Caraiman, la croix de Straja est haute de 18,6 mètres et a une envergure de 9 mètres, elle est situé sur une petite colline à proximité immédiate d'un ermitage en bois construit la même année.



La petite église en bois a pour saints patrons les apôtres Constantin et Hélène, devenus, avec la croix et le calendrier peint, un symbole de la station, surtout parce qu'elle est très belle. C'est là que les offices religieux ont lieu tout au long de l'année, avec la célébration la plus importante qui se tient le Vendredi Saint, quand la croix de frêne est transportée lors d'une procession de 10 km sur la route de la Sainte Croix, de Lupeni à Straja.



La neige abondante et les tempêtes de neige soufflant puissamment en hiver qui accumulent la neige, sont un fléau pour ceux qui entretiennent la petite église en bois et pour les gens qui voudraient rejoindre ce lieu de culte à tout moment. Ce fut pour cela que l'idée de la construction d'un tunnel reliant la route principale de la station à l'église en bois a été envisagée. La construction du tunnel a pris fin en 2006, et le résultat du travail des mains des artisans fut un calendrier spécial qui est unique en Roumanie.

"Il y a beaucoup de neige à Straja et atteindre l'ermitage était une tâche difficile. Voilà pourquoi nous avons dit qu'il fallait ce tunnel jusqu'à l'Ermitage de Straja. Et pour qu'il dure toujours, nous l'avons construit en béton. Puis, alors que je regardais un calendrier chrétien orthodoxe, il m'est apparu que nous, croyants orthodoxes, avons des fêtes de saints tous les jours. Alors, m'est venue l'idée d'avoir le tunnel peint avec l'ensemble du calendrier orthodoxe, de faire un calendrier orthodoxe en images," dit Emil Parau, le financier de l'ermitage et du tunnel.

Il a fallu près de deux ans pour faire les peintures intérieures. Le calendrier orthodoxe peint à l'intérieur du tunnel commence le 1er Septembre, selon la coutume de l'année ecclésiastique. Les mois sont peints sur le côté gauche du tunnel, venant de la cour intérieure de l'église, tandis que les peintures du plafond représentent des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Peint sur le côté droit sont 12 icônes des grandes fêtes orthodoxes et des 10 commandements.

Une lampade permanente est allumée dans le tunnel et est déplacée tous les jours devant la sainte icône qui indique la date du jour dans le calendrier.

Les gens apprécient ce tunnel unique de saints. Ils entrent dans le tunnel par une grande porte en bois peinte en blanc, à la recherche de leur jour de naissance, puis ils voient l'image du saint du jour, tel qu'il est inscrit dans le calendrier orthodoxe. Après quelques minutes, ils se souviennent de leur famille ou de leurs amis, et recherchent leur anniversaire en fonction de leur baptême chrétien.



"Je crois que, en plus des choses de ce monde que nous faisons lorsque nous arrivons à une station, il faut se rapprocher de Dieu. Ici, on a peint des icônes et des scènes bibliques. Les images complètent ce que nous savons sur la religion, et une icône est une passerelle vers Dieu, " dit le Père Valentin, celui qui nous a montré le tunnel des 365 saints.

"Les touristes apprécient beaucoup ce tunnel et l'ermitage ici à Straja. C'est un endroit où ils peuvent trouver la paix de l'esprit. Je peux vous dire que, avec l'avènement du monastère, le nombre de touristes a fait un bond. L'ermitage a probablement aidé, parce que les gens peuvent venir ici pour se reposer, en plus du ski ou de la détente à Straja pendant l'année. Je peux vous dire que près de 90 pour cent des gens qui viennent à Strada passent aussi par ce tunnel et vont à l'ermitage pour dire une prière," ajoute Parau.

Il y a aussi une histoire liée au tunnel: L'Ermitage et la Croix des Héros de Straja. En 1996, au Chalet Montana, pour la fête des Saints Constantin et Hélène, un touriste a allumé la lumière dans une pièce. L'ampoule a brûlé, et la flamme du filament a tracé la forme d'une croix à l'intérieur de l'ampoule. Un touriste a cassé l'ampoule, mais le même chose est arrivée deux semaines plus tard. L'ampoule peut être vue à l'Ermitage de Straja, et un moine a interprété ce fait avec l'épisode des 800 soldats qui sont morts dans la région lors de la Première Guerre mondiale.

Voilà comment la Croix des Héros a vu le jour pour commémorer les troupes roumaines, après quoi l'ermitage en bois a suivi, puis le tunnel des 365 saints. On dit qu'aucun touriste n'est décédé à Straja depuis Octobre 1996, quand la croix a été construite.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après


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SOLIDARITE KOSOVO


J -7 avant la classe de mer 2016 !

Les Bouches de Kotor au Monténégro se préparent à accueillir la 5ème édition de la classe de mer organisée par Solidarité Kosovo.
Pour les 42 enfants retenus par l'Église à partir de critères sociaux, l’attente est interminable. Les baluchons de vêtements trônent déjà au pied des lits et dans la tête des jeunes participants, il n’y a de place que pour le serpentin que dessine la route jusqu’à la mer.
Tandis que l’agitation grandit chez les plus petits, l’effervescence gagne les plus grands ! Tous les bénévoles français sont à pied d’œuvre pour finaliser le séjour marin qui a fait naitre tant d’espoir dans le cœur de ces enfants chrétiens. Cette année encore le programme sera varié et récréatif alliant moments de détente balnéaire aux plaisirs des découvertes culturelles.

Archives photo Solidarité Kosovo- Classe de mer 2013

Aidez-nous à constituer leurs valisesA la veille du séjour solidaire, Solidarité Kosovo en appelle à votre soutien pour satisfaire aux derniers frais liés à la valise des enfants.

La majorité d’entre eux ne disposent ni de maillot de bain ni de serviette. C’est pourquoi Solidarité Kosovo offrira en début de séjour à chaque participant :
- des vêtements dont une casquette, une paire de claquettes ainsi qu’un sac à dos ;
- et des accessoires de plage avec notamment un maillot de bain, une serviette et un tube de crème solaire.
Ainsi, paré d’un joli équipement de bain, ils pourront tous profiter pleinement des joies de la mer.

Il est encore temps de contribuer au succès de cette classe de mer en nous adressant votre don :

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vendredi 8 juillet 2016

LA PRIERE LA PLUS PUISSANTE



Les saints Pères disent que la prière la plus puissante est la prière «pure», c'est-à-dire la prière qui n'est pas grevée et distraite par des pensées.

La prière qui se prête le mieux à devenir la prière pure est celle que l'on appelle «Prière de Jésus»: «Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi». Cela vient de ce qu'elle a le Nom de Jésus, qui lui-même est une source d'énergie divine, ou de Grâce; [cela vient aussi] de sa brièveté, ce qui lui permet d'être facilement retenue par l'esprit; et comme elle est répétée facilement et en permanence, cela empêche l'esprit de vagabonder.

Sur cette photo, deux moines prient à Vêpres dans l'église principale (catholikon) de Vatopaidi, au Mont Athos.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

*

PRIERE DE JESUS EN SLAVON 
par les moines de Valaam

LES EDITIONS DU DESERT!!!


Nouveau chemin pour le Désert
Les éditions du Désert, mises en veille en 2006, ont repris en février 2016 avec saint Séraphim de Sarov et la version française inédite des Chroniques du Monastère de Séraphimo-Divéyevo.
Innovant sur la forme, identique sur le fond
Le Désert propose au lecteur de retrouver ses titres convertis en e-book, mais aussi des inédits en tirage papier et/ou e-book, le type de diffusion étant précisé à chaque ouvrage. Sur le fond, rien ne change.
Articulé autour de la spiritualité, du monachisme et de l’hagiographie orthodoxes, le Désert continue de travailler en étroite collaboration avec le Monastère orthodoxe Notre-Dame-de-Toute-Protection de Bussy-en-Othe et la bénédiction de la Mère Higoumène Emiliani.


Chroniques du Monastère de Séraphimo-Divéyevo – Tome I : Saint Séraphim de Sarov (Métropolite Séraphim / Léonide Tchitchagov)
16 juin 2016editionsdudesertLaisser un commentaire
Saint Séraphim de Sarov (Icône de la chapelle St-Séraphim du monastère orthodoxe de Bussy-en-Othe)

Riche de témoignages de première main, cet ouvrage de référence sur saint Séraphim de Sarov et Divéyevo, encore inédit en français, est proposé au lecteur dans sa version intégrale en deux volumes, dans un langage simple au plus près du texte russe.

La porte des Chroniques s’ouvre avec la préface du Père Boris Bobrinskoy: «Voici qu’une nouvelle fois, saint Séraphim, l’humble Séraphim s’approche de nous pour nous faire partager la Lumière indicible dont il fut le témoin et le porteur.» Cette Lumière est venue éclairer le cœur de la Russie orthodoxe du XVIIIe siècle. La Mère de Dieu apparaît alors à Mère Alexandra et la charge de fonder à Divéyevo la communauté de la Mère-de-Dieu-de-Kazan.

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Chroniques du Monastère de Séraphimo-Divéyevo – Tome II : Les Moniales et le Monastère (Métropolite Séraphim / Léonide Tchitchagov)
16 juin 2016editionsdudesertLaisser un commentaire
Monastère de Divéyevo (gravure)

Ce deuxième volet des Chroniques fait la lumière sur les épreuves souffertes par les moniales de Divéyevo, à la mort de saint Séraphim. Vingt-neuf années d’humiliations, de calomnies et de mensonges répandus par Ivan Tikhonov – le prétendu disciple de Séraphim – auxquels répondront la grâce divine, des miracles et des guérisons.

«L’Ennemi du genre humain, souligne Mgr Tchitchagov, fut l’instigateur d’une lutte entre les forces du Ciel et de la Terre; (…) aucun monastère n’a subi de secousses pareilles aux événements survenus dans la communauté de Séraphim!

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Instructions écrites du Père Séraphim (Métropolite Séraphim / Léonide Tchitchagov)
16 juin 2016editionsdudesertLaisser un commentaire
Saint Séraphim peint de nature cinq ans avant sa mort (l’original n’a pas été conservé mais ce portrait a été reconstitué à partir de photos)

Proposées aux laïcs aussi bien qu’aux moines, les paroles du lumineux Starets de Sarov, nous sont fidèlement rapportées par Léonide Tchitchagov.

Comme l’écrit le Père Boris Bobrinskoy dans sa préface, « Ces Instructions nous donnent une idée fidèle de l’expérience spirituelle de saint Séraphim, de sa connaissance intime de l’âme humaine et de sa certitude de la miséricorde infinie de Dieu envers le pécheur repentant (…)

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Saint Jean le Russe / Vie et Miracles contemporains
21 mai 2016editionsdudesertLaisser un commentaire
Icône de saint Jean le Russe

Saint Jean le Russe (1690?-1730) est contemporain de tous les siècles. Sa vie est précieuse car elle témoigne de l’Amour fou de Dieu envers tous les hommes, dans les tribulations de la vie sur la Terre des Vivants.

Russe d’origine, chrétien orthodoxe, capturé puis exilé et réduit en esclavage en Asie-Mineure pendant la guerre russo-turque, martyrisé par les musulmans, mort dans la foi de ses pères, il repose en Grèce sur l’île d’Eubée.

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La Prière selon Saint Séraphim de Sarov / La Garde de la Jérusalem Intérieure (Claude Lopez-Ginisty)
21 mai 2016editionsdudesertLaisser un commentaire
Icône de saint Séraphim de Sarov

Le 19 juillet 1903, saint Séraphim de Sarov était glorifié dans l’Église orthodoxe russe. Un siècle plus tard le lumineux Starets dont le rayonnement s’est étendu au monde entier, nous révèle les secrets de la prière qui conduit au Royaume des Cieux.

Parlant directement au cœur des fidèles, il nous transmet aujourd’hui un héritage béni, comme il le fit jadis à son disciple Nicolas Motovilov, dans la Lumière de l’Esprit Saint.

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Je suis venu jeter le Feu sur la Terre (Boris Bobrinskoy)
21 mai 2016editionsdudesertLaisser un commentaire
La Pentecôte : icône de Léonide Ouspensky (Eglise des Trois-Saints-Hiérarques, Paris)

Homélies et éditoriaux du Protopresbytre Boris Bobrinskoy sur la Pentecôte, de 1981 à 2002, suivi par les Prières de l’Esprit.

Un texte simple et lumineux, fruit d’un travail de plusieurs années sur le mystère de la Pentecôte. Les homélies et les éditoriaux du Père Boris se répondent et se conjuguent pour nous conduire irrésistiblement à la rencontre personnelle avec «Celui qui n’a ni visage, ni nom, qui se tient au plus intime de nous-mêmes».

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Sous l’étole bénie de Nectaire d’Egine / Sa vie & Ses miracles (Mère Nectaria)
20 mai 2016editionsdudesertLaisser un commentaire
Icône de saint Nectaire d’Egine

Dans cet ouvrage vous trouverez un résumé de la vie de saint Nectaire (1846-1920), écrit sous le vénérable pin qui ombrage sa tombe, à la demande d’une moniale du monastère de la Sainte-Trinité d’Egine, en Grèce.

Père compatissant, modèle de vie évangélique, le saint hiérarque débordant d’amour supporta maintes humiliations et persécutions, sans murmure ni révolte.

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jeudi 7 juillet 2016

Sur orthodoxie.com/ Le métropolite de Nafpaktos Hiérothée : « Pourquoi je n’ai pas signé le texte sur les relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien»



Le métropolite de Nafpaktos Hiérothée (Église orthodoxe de Grèce) a publié la mise au point suivante, expliquant les raisons qui l’on conduit à refuser de signer le texte concernant « les relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien » :
« Différents commentaires ont été publiés concernant la position que j’ai adoptée concernant le texte du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe intitulé : « Relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien ». Certains écrivent que je ne l’ai pas signé, d’autres que je l’ai signé avec des réserves, et d’autres encore que je l’ai signé. Par la présente déclaration, je confirme qu’effectivement je n’ai pas signé ce texte et que, en outre, j’ai exprimé mes réserves au sujet des textes « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain » et « Le sacrement du mariage et ses empêchements », relativement à des points concrets que j’ai développés durant les sessions. En particulier, pour ce qui concerne le premier texte, intitulé « Relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien », je veux dire que, réellement, je ne l’ai pas signé et ce après profonde réflexion, sur la base de critères théologiques. Ce n’est pas encore le moment pour moi de développer tous mes arguments historiques et théologiques, ce que je ferai lorsque j’analyserai plus généralement tous les processus et l’atmosphère que j’ai ressentie lors du déroulement des sessions du saint et grand Concile. Je vais mentionner ici, laconiquement, certaines raisons particulières.
1. [En prenant ma décision], j’ai pris en considération le fait que toutes les décisions prises à l’unanimité par la hiérarchie de l’Église de Grèce n’ont pas été retenues, non seulement concernant la phrase « L’Église orthodoxe reconnaît l’existence historique des autres confessions et communautés chrétiennes », mais aussi dans quatre-cinq autres cas. J’ai choisi dès le début d’accepter de participer au saint et grand Concile en tant que membre de la délégation de l’Église de Grèce, en attendant toutefois les décisions de la hiérarchie [c’est-à-dire de l’assemblée des évêques de l’Église de Grèce] en mai 2016, avant de décider finalement si je serai présent. Lorsque je fus convaincu que les décisions de la hiérarchie étaient significatives et unanimes, j’ai finalement décidé de participer au saint et grand Concile dans le but de les soutenir.
2. J’étais préoccupé depuis le début au sujet de toute la structure et la façon de penser qui se dégageait du texte, car elles provenaient de la réunion de deux textes différents mais, jusqu’à la fin, j’avais espoir dans ses rectifications, avec les propositions également des autres Églises. Finalement, cependant, j’ai observé que les corrections qui avaient été proposées par les Églises ne sont pas toutes introduites dans le texte pour diverses raisons.
Le métropolite de Pergame, manifestement en tant que conseiller, sur l’incitation du patriarche, était l’évaluateur ultime des propositions. Ou bien il les rejetait, ou il les corrigeait ou encore il les adoptait et son évaluation était acceptée par l’Église de Constantinople et les autres Églises. Ainsi, à mon avis, le texte n’était pas mûr pour être édité par le saint et grand Concile puisque, jusqu’au dernier instant précédant sa signature, il était corrigé et modifié, jusque lors de sa traduction dans les trois langues, français, anglais et russe. C’est la raison pour laquelle certaines Églises, dès le début, avaient demandé le retrait du texte pour une révision ultérieure. En outre, le texte était on ne peut plus diplomatique et chacun pouvait l’utiliser selon ses préférences. Comme je l’ai soutenu lors de la session du saint et grand Concile, le texte n’a pas de base ecclésiologique stricte, et la question de savoir qu’est-ce que l’Église et qui en sont membres était l’un de presque cent sujets qui avaient été proposés pour le saint et grand Concile [initialement, dans les années soixante, ndt], mais entre temps, il est tombé à la trappe, dans la perspective d’un débat plus large ainsi que d’un dialogue qui feraient ensuite l’objet d’une décision. Il fallait, par conséquent, que soit d’abord discuté et défini ce qu’est l’Église et qui sont ses membres et ensuite que soit déterminée la place des hétérodoxes. En outre, si j’avais signé ce texte, j’aurais renié dans la pratique tout ce que j’avais écrit de temps à autre au sujet de l’ecclésiologie sur la base des saints Pères de l’Église. Et cela, je ne pouvais le faire.
3. Il est impossible que l’on comprenne pleinement la raison pour laquelle j’ai renoncé à signer, si je ne donne quelques informations sur la raison pour laquelle les représentants de l’Église de Grèce ont changé à cet instant la décision unanime de la hiérarchie de l’Église. Comme on le sait, la décision initiale de la hiérarchie de mai 2016 était que « l’Église orthodoxe reconnaît l’existence historique des autres Confessions et Communautés chrétiennes », et cela a été modifié par la proposition : « L’Église orthodoxe accepte la dénomination historique des autres Églises et Confessions chrétiennes hétérodoxes ». La différence entre les deux phrases est évidente. Le vendredi, alors qu’était discuté le texte concret, la discussion a abouti à une impasse au sixième paragraphe, où il était question de la dénomination des hétérodoxes. L’Église de Roumanie a proposé que l’on dise « confessions et communautés hétérodoxes ». L’Église de Chypre a proposé que l’on dise « Églises hétérodoxes ». Et l’Église de Grèce a proposé que l’on dise « confessions et communautés chrétiennes ». Étant donné que l’Église de Roumanie avait retiré sa proposition, la discussion a porté sur la proposition de l’Église de Chypre, qui a été adoptée par d’autres Églises, et celle de l’Église de Grèce. Lors d’une consultation de notre délégation, le vendredi après-midi, il a été décidé que nous resterions fermes dans la décision de la hiérarchie [de l’Église de Grèce, ndt], et que soient proposées des solutions alternatives, à savoir que l’on écrive « L’Église orthodoxe connaît l’existence d’hétérodoxes » ou « d’autres chrétiens » ou « de chrétiens non orthodoxes ». Étant donné que les propositions de l’Église de Grèce n’avaient pas été acceptées, le patriarche œcuménique, lors de la session de l’après-midi du vendredi a proposé publiquement une rencontre du métropolite de Pergame et de moi-même, afin que soit trouvée une solution. Le métropolite de Pergame ne semblait pas disposé à une telle chose et je déclarai moi-même que ce n’était pas une question personnelle, auquel cas je pourrais prendre seul une telle responsabilité, mais que c’était la question de toute la délégation. C’est alors que le patriarche œcuménique a proposé à l’archevêque d’Athènes de trouver absolument une solution. Le samedi matin, avant la session, notre délégation s’est réunie pour prendre une décision à ce sujet. L’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, se comportant de façon démocratique, a mentionné qu’il existait trois solutions concrètes : la première, que nous en restions à la décision de la hiérarchie ; la deuxième, que nous déposions une nouvelle proposition, dont j’ignore comment elle est venue et qui l’a proposée, à savoir : « l’Église orthodoxe accepte la dénomination historique d’autres Églises chrétiennes hétérodoxes »; et la troisième, que nous acceptions la proposition de l’Église de Chypre, dans laquelle il était question « d’Églises hétérodoxes ». Une discussion s’en est suivie entre les membres de notre délégation au sujet des trois propositions. Personnellement, j’ai soutenu la première proposition avec les formulations alternatives qui avaient été mentionnées préalablement, tandis que les autres présents votèrent en faveur de la deuxième proposition. Je considérai que cette proposition n’était la plus indiquée du point de vue historique et théologique et je déclarai immédiatement devant tous les présents que je ne signerai pas ce texte, si cette proposition est soumise, mais que, en raison de l’unité, je m’abstiendrai de nouvelles discussions. Par conséquent je ne pouvais signer le texte pour cette raison également.
4. Il y a encore une raison, qui, naturellement, n’est pas essentielle, mais qui a un poids particulier : une forte critique verbale a été adressée à l’Église de Grèce et au sujet de sa décision. Naturellement, l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Mgr Jérôme a rejeté par un discours sensé cette prise de position injurieuse. En fin de compte, cette opposition a joué un rôle psychologique dans la formation de l’autre proposition. J’ai fait l’objet personnellement d’une sérieuse pression et d’une attitude injurieuse de la part d’autres hiérarques en raison de ma position, et j’ai été informé que d’autres évêques de notre Église avaient fait l’objet de pressions. Et du fait que je réagis toujours avec sang-froid, calme et liberté, je ne pouvais accepter de telles pratiques insultantes. Ce sont les raisons les plus fondamentales qui ont fait que je renonce à signer, pour des raisons de conscience et de théologie. Naturellement, dans le texte final qui a été publié, mon nom aussi a été utilisé comme si j’avais signé le texte, de toute évidence parce que j’étais membre de la délégation de l’Église de Grèce. Ce sont ici certains éléments sur ce qui s’est produit à ce sujet. J’écrirai plus tard, lorsque j’analyserai également la problématique – sous l’aspect historique et théologique – de la proposition finale qu’a soumise l’Église de Grèce et qui a été introduite dans le texte officiel.