"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mercredi 6 avril 2016

Le métropolite de Gori et Ateni André clarifie la position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du Concile panorthodoxe

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La position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du futur Concile panorthodoxe et particulièrement du projet de texte concernant « les relations avec l’ensemble du monde chrétien » ont fait l’objet d’informations contradictoires, qui ont été publiées ici et .
Le métropolite de Gori et d’Ateni André a clarifié, dans une lettre datée du 27 mars 2016 et publiée le 1er avril sur le site grec Amen.gr, la position de l’Église orthodoxe de Géorgie, et ce à la suite d’un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis (Patriarcat œcuménique) publié par le même site :
« Le 3 mars 2016, l’agence d’information grecque « AMEN.gr » a publié un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis sous le titre « Un fait ou une provocation – la décision de l’Église de Géorgie ». Puisque je suis l’un des représentants géorgiens « pointilleux » [à la Synaxe des Primats 21-28.1.2016, ndt], je me considère obligé de procéder aux commentaires ci-dessous.
Pour commencer, je souhaite mentionner que la Représentation de l’Église de Géorgie s’est rendue à toutes les réunions préconciliaires et y a pris part dans un esprit de fraternité, d’unité et de coopération avec toutes les Églises-sœurs, dans un esprit de soutien au Patriarcat œcuménique, qui a travaillé plus que tous et a porté la charge principale de l’œuvre de préparation du Saint et Grand Concile. Passons maintenant à l’article. Dès le début, le père Georges déclare que les représentants géorgiens « les ont harcelé » à la Vème Consultation préconciliaire afin d’obtenir l’inclusion dans le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien » d’un nombre non négligeable de nos positions. Pour donner une image plus claire, il convient d’abord de décrire le climat dans lequel se sont déroulés les travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, qui a été convoquée en 2014 sur la décision des Primats orthodoxes. Le rédacteur de l’article en question se réfère précisément à cette question, lorsqu’il dit : « Il est vrai que le comportement opiniâtre et pointilleux des frères géorgiens lors des Conférences et des Commissions inter-orthodoxes exaspère et crée des impasses ».
1. C’est un fait connu qu’il a été donné mandat à la commission en question de revoir les textes de 1982 et 1986 et de les soumettre à la Vème réunion préconciliaire pour validation. Concrètement, il s’agissait de la révision des textes : « L’Église orthodoxe et le Mouvement œcuménique », « Les relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » et « La contribution de l’Église orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité et de l’amour entre les peuples et à la suppression des discriminations raciales et autres» et de l’étude si nécessaire des textes : « Le problème du calendrier commun », « Les empêchements au mariage » et « L’importance du jeûne et son observation aujourd’hui ». Malgré la clarté du mandat, S.E. le Président, lors des réunions de la Commission spéciale à Chambésy, sur le motif que les textes sous révision avaient été adoptés par des organismes supérieurs à la Commission (c’est-à-dire par des Réunions panorthodoxes pré-concilaires ayant siégé au cours de différentes années) n’a pas permis aux Représentants des Églises de procéder à « des changements essentiels », chose avec laquelle nous ne pouvions être d’accord, car la Commission spéciale disposait de cette compétence. L’attitude susmentionnée du Président, à l’égard de tous les textes, n’a pas changé, malgré les réactions fortes des Représentants des différentes Églises. Toutefois, cette interdiction, pour des raisons inconnues, n’était pas valable pour les changements que le Président lui-même a proposés ou sur lesquels il était d’accord. C’est ainsi que furent fusionnés deux textes, que les paragraphes concernant l’évaluation des dialogues menés avec les différentes confessions ont été enlevés, et d’autres points importants encore ont été modifiés. Par conséquent, il ne restait rien d’autre à faire pour notre représentation, si ce n’était d’attendre la Vème Réunion préconciliaire, afin d’obtenir les changements que nous sollicitions. La seule exception était constituée par les textes : « La question du calendrier commun » et « Les empêchements au mariage », au sujet desquels la majorité absolue des Églises a déclaré sa position négative. Quant à l’Église de Géorgie, elle a refusé de les signer. Il nous a été répondu à cela par la Présidence que, puisque ces textes avaient déjà été entérinés par la IIIème Réunion préconciliaire en 1982, ils seraient renvoyés directement au Grand Concile sous leur forme initiale. L’Église de Géorgie était catégoriquement en désaccord avec cela et, par des lettres officielles, a demandé au Patriarcat œcuménique ou bien que ces deux sujets soient supprimés de la liste des thèmes du Saint et Grand Concile, ou bien qu’ils soient discutés davantage. Nous avons ainsi obtenu qu’à la Synaxe des Primats de 2016, le texte « Question du calendrier commun » soit supprimé de la liste des thèmes, tandis que le texte « Empêchements au mariage » serait soumis à une révision. En ce qui concerne ce dernier sujet, certaines autres Églises-sœurs avaient une position semblable à la nôtre.
2. Après la fin des travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, l’Église de Géorgie, après avoir été informée par ses représentants des résultats de ladite Commission, a envoyé, de la part du Catholicos-Patriarche de Géorgie, une lettre à Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique, dans laquelle, entre autres, ont été exprimées les réflexions et observations ci-dessous sur les textes renvoyés à la Vème Réunion pré-concilaire pour y être revus et validés :
a) « Les textes préparés pour le Saint et Grand Concile doivent souligner clairement et incontestablement que l’Église orthodoxe est la seule Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, dans laquelle existent la succession apostolique, le véritable Baptême, la Divine Eucharistie et les autres Mystères de la Foi chrétienne ».
b) « Qu’il soit déclaré de la façon la plus nette que, selon sa nature ontologique, il est impossible que l’unité de l’Église soit rompue. Pour cette raison, l’Église orthodoxe mène toujours un dialogue avec les différentes Confessions, dans le but de leur retour au sein de l’Église ».
c) Le texte « Relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien », doit comporter l’évaluation des dialogues bilatéraux menés jusqu’à aujourd’hui avec les différentes Confessions chrétiennes, car c’est précisément à la compétence du Grand et Saint Concile qu’appartient la détermination de la stratégie de leur continuation ».
d) « Nous considérons inacceptable la soumission au Grand Concile, sous leur forme actuelle, des textes « Le problème du calendrier commun » et « les empêchements au mariage », car ceux-ci viennent en opposition à la Tradition canonique de l’Église orthodoxe ».
Il était également dit dans la Lettre que les textes qui ont déjà passé tous les stades de la préparation, doivent être publiés, afin de donner suffisamment de temps au plérôme de l’Église pour les étudier et exprimer son point de vue.
3. C’est en ayant de telles directives et dans une disposition constructive pour les travaux, que nous, représentants de l’Église de Géorgie, sommes allés à la Vème Réunion préconciliaire. Cependant, des surprises nous y ont attendu. Lorsque les travaux ont commencé, S.E. le Président a déclaré que, à son avis, la Réunion ne disposait pas de la compétence pour introduire des modifications dans les textes des Réunion préconciliaires de 1982 et de 1986, mais seulement pour apporter des modifications aux modifications (sic) que nous avions nous-mêmes apportées dans le cadre de la Commission spéciale inter-orthodoxe !
Lorsque nous en sommes arrivés à étudier le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien », il a été enlevé aux représentants des très saintes Églises d’Antioche et de Géorgie le droit qui leur était assuré par le Règlement d’exprimer leurs vues, au motif que nous n’avions pas soumis de propositions écrites au sujet des changements souhaités aux textes. La participation paritaire des représentants des Églises d’Antioche et de Géorgie aux travaux des réunions a été mise aux voix de l’assemblée plénière de la Conférence. Nous nous sommes sentis très froissés. Finalement, ce droit nous a été « donné », mais nous ne pûmes toutefois l’exercer pour la révision du texte entier. Si notre position est appelée « comportement opiniâtre et pointilleux », comment appeler alors l’action du Président de la Commission spéciale qui, pendant sept heures ( !), s’est efforcé de « convaincre » les représentants des Églises au sujet d’un seul paragraphe afin qu’ils l’adoptent tel que celui-ci le voulait.
4. En vue de la session prévue de la Commission inter-orthodoxe pour la rédaction du règlement des travaux du Concile (Athènes, 15-19 décembre 2015), le chef du Département des Relations extérieurs de l’Église de Géorgie, le métropolite Gérasime, décrivant les événements affligeants qui se sont produits lors de la Vème Conférence préconciliaire, a écrit au Patriarcat œcuménique : « Malgré cela, les représentants de notre Église, mus par un esprit de coopération, ont signé la plupart des documents. Toutefois, l’Église de Géorgie n’a pas encore pris de décision conciliaire sur les textes figurant à l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, car nous attendons qu’ils prennent leur forme finale. Peut-être, les autres Églises se trouvent dans la même situation. Pour cette raison, le Règlement du fonctionnement et de conduite des travaux du Saint et Grand Concile doit absolument prévoir la possibilité d’examen et de ratification des textes paragraphe par paragraphe.
Le métropolite, exprimant la position de notre Église au sujet du caractère obligatoire des décisions du futur Concile a souligné dans sa lettre encore une fois la nécessité de la publication des documents adoptés et a dit en outre que : « Pour le caractère obligatoire de leurs décisions, il était nécessaire, même pour les Conciles Œcuméniques, d’être en accord complet avec l’enseignement des saints Pères et d’être reçus par le Plérôme de l’Église ».
5. À la fin de son article, le père Georges Tsetsis déclare que l’Église de Géorgie « est captive des cercles fondamentalistes » et appelle les Églises qui « exercent quelque influence sur l’espace de l’Europe orientale (et que suivaient à la trace les frères géorgiens pendant toute la durée de la préparation du Grand Concile) » de l’influencer afin qu’elle change sa position.
Il est naturel qu’un prêtre d’âge avancé, qui a consacré la majeure partie de sa vie à la préparation du Saint et Grand Concile et aux dialogues, se sente importuné. De même que d’autres qui ont y ont excessivement travaillé. Pour cette raison, nous nous efforcerons de faire face aux accusations avec patience et les faire contrer par des faits.
En tout premier lieu, disons que nos critères sont théologiques. Nous ne trouvons pas « sous la captivité des cercles fondamentalistes », pas plus que certaines Églises n’exercent d’influences sur la nôtre. Aussi, c’est pour des raisons dogmatiques que notre Patriarche n’a pas signé le texte sur « Le Mystère du mariage et ses empêchements ». Comme on le sait le texte n’a pas non plus été signé par la représentation d’Antioche. Il convient de mentionner ici que le texte sur l’ « Empêchement au mariage » (tout commecelui sur la « Question du calendrier commun ») a été rejeté par le Saint-Synode de l’Église de Géorgie le 8 octobre 1998 déjà. Lors de la Synaxe des Primats à Genève (21-28 janvier 2016), nous avons signé le texte « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain», rejeté par nous lors de la Vème Conférence préconciliaire, pour la seule raison que les remarques dogmatiques que nous avions proposées avaient été prises en considération (la même chose a été faite par l’Église de Russie, qui avait ses propres propositions). Lors de la dernière Assemblée des évêques de l’Église de Géorgie, pendant laquelle ont été discutés les textes de l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, le texte « Relations de l’Eglise orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » a été l’objet d’une critique sévère unanime. Rappelons que lors de la dernière rencontre à Chambésy, le patriarche de Géorgie a dit très clairement dans son discours que « les décisions que nous avons prises aujourd’hui ici seront soumises au jugement de l’Assemblée de notre hiérarchie ».
Non seulement l’Église de Géorgie, mais celles aussi de Russie, de Chypre et de Grèce, comme on le sait, après la dernière Synaxe des Primats, on mis en discussion et pour évaluation les textes proposés pour le Grand Concile.
6. Nous avons publié la décision de notre Saint-Synode en géorgien et sa diffusion plus large n’est pas de notre responsabilité.
7. Le père Georges exprime son fort désagrément au sujet de la prise de décisions sur le principe de l’unanimité. Or, ce principe est en vigueur depuis des décennies au stade préparatoire du Grand Concile, et les Primats, par leur décision de 2014, l’ont étendu au Concile lui-même. Leur décision est-elle mise en question ?
8. L’adhésion de l’Église de Géorgie au COE, auquel participaient alors toutes les Églises orthodoxes, constituait à cette époque quasiment la seule opportunité pour l’Église, qui se trouvait derrière le rideau de fer, de communiquer avec les Églises orthodoxes-sœurs et le monde extérieur. C’est un fait que le présent patriarche Élie II, a été élu en 1979, pour cinq ans, président du COE. Comme on le sait, cet organisme a huit Présidents, tandis que le rôle décisif dans sa direction et ses orientations est joué par le Secrétaire Général.
Pour ce qui concerne la sortie de l’Église de Géorgie du COE, dans le même passage de la lettre du patriarche Élie II, auquel se réfère le père Georges, la raison dogmatique ressort clairement: « Étant donné que souvent les intérêts des Orthodoxes ne sont pas pris en compte, et puisque dernièrement il a été observé une tendance à attribuer à cela une sorte de caractère ecclésiologique, l’Église orthodoxe de Géorgie a considéré opportun de quitter le COE ».
9. Dans ce monde, les problèmes ne manqueront pas pour l’Église du Christ. Aujourd’hui également, il y a des Églises-sœurs qui vivent dans un environnement hostile. Par la Grâce de Dieu, cependant, dans l’histoire de la Géorgie actuelle, il n’y a pas de siège autour de la Maison Patriarcale par des dissidents armés [contrairement à ce qui est affirmé dans la lettre du protopresbytre Georges, ndt]. Une telle information ne peut être qualifiée autrement que comme fallacieuse. Ce n’est pas le cas, car le Catholicos Patriarche Élie II dispose de l’amour et d’une considération illimitée et générale.
10. Pour ce qui concerne l’aide humanitaire qu’a reçue la Géorgie au moyen du COE, nous sommes particulièrement reconnaissants à Sa Toute-Sainteté le Patriarche Bartholomée personnellement, qui se distingue par sa sagesse et sa charité, et à tous ceux des hommes qui ont assisté le peuple géorgien en ces années très difficiles. Ce rappel du soutien accordé est cependant déplacé et nous demandons à notre tour : depuis quand y aurait-il lieu de sacrifier les principes moraux à l’aide matérielle ?
11. On peut être attristé par le fait que le respectable protopresbytre parle du danger de « torpillage » du Concile par l’Église de Géorgie, et ne mentionne pas le fait que, précisément pour ne pas empêcher le Concile, l’Église [de Géorgie], dans une initiative de bonne volonté, a déclaré lors de la dernière Synaxe à Genève, qu’elle accepte le retrait de l’agenda du Grand Concile du sujet, d’importance majeure pour nous, des Diptyques, et le report des discussions à leur sujet dans un temps ultérieur au Concile, ce pour quoi elle a reçu des critiques.
12. Il est temps, dit le père Georges, que cesse le refrain selon lequel l’Église de Géorgie serait la seule qui défend vigoureusement la Foi orthodoxe. S’il existe réellement un tel refrain, nous serons les premiers à demander qu’il cesse.
* * *
Au moment où ces lignes sont écrites, l’Église de Géorgie se prépare pour la Crète, afin de prendre part au Saint et Grand Concile, et il est absolument normal qu’un examen en profondeur des textes ait lieu, que les remarques justifiées des théologiens orthodoxes et du troupeau ami de Dieu soient prises en considération. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé la publication, en temps opportun, des textes, ainsi que la participation au Saint et Grand Concile de clercs, moines et théologiens orthodoxes avec droit à la parole.
Nous croyons fermement que toutes les imperfections existantes seront corrigées. Mus par l’Esprit Saint, les participants au Saint et Grand Concile, exprimant la voix unanime de tous les membres de l’Église catholique, confesseront encore une fois à haute voix les vérités éternelles, auxquelles l’Église est fidèle depuis le jour de sa fondation. Amen. Le métropolite de Gori et d’Ateni André »

procession à Optino


Bernard Le Caro: Le Grand Carême


Présentation ce samedi 9 avril à la librairie L’Age d’Homme par Bernard Le Caro de la 2e édition de son livre “Le Grand Carême” et des “Chroniques du monastère de Séraphimo- Divéyevo” du métropolite Séraphin Tchitchagov

mardi 5 avril 2016

Archiprêtre Vladimir [Vorobyov]: La vie spirituelle (suite)

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ment peut-on avoir une vie spirituelle?

-       On ne peut pas donner de réponse définitive.
       
 La vie spirituelle ne peut pas être " achetée", même avec une sorte de contrat. "L'Esprit souffle où il veut. " "...Ce n’est pas par mesure qu'Il donne l'Esprit" (Jean 3: 34). 

Dieu veut donner à chaque personne la Grâce du Saint-Esprit - et Il la donne toujours, chaque fois qu'une personne peut la tenir dans son cœur.

Quand une personne aspire à être considérée comme digne de la Grâce de Dieu et le demande à Dieu, alors, même si elle n’est pas sainte, mais qu’elle a un cœur pur et qu'elle aime Dieu, Dieu lui donne Sa Grâce.

Afin que la vie avec Dieu devienne permanence, des actes sont nécessaires, c'est ce que les anciens appelaient l’ascétisme. 

Cela ne signifie pas qu'il est nécessaire d'aller dans le désert. 

Cela signifie que les gens ne se livrent pas à leurs passions, ils se limitent sur la terre, pour faire place à l'Esprit Saint. Dieu n’est pas relégué à la  "deuxième place" dans le cœur de l'homme. 

On doit lui donner la "première place."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Pravmir

Podcast de l’émission de radio “Orthodoxie” (France-Culture) du dimanche 3 avril : “La vie liturgique, 1ère partie”, avec Jean-Claude Larchet




L’émission “Orthodoxie” sur France-Culture, du dimanche 3 avril a pour thème “L’organisation liturgique du grand Carême”L’invité d’Alexis Chryssostalis est Jean-Claude Larchet, auteur de “La vie liturgique”, récemment paru aux éditions du Cerf.La présentation générale du livre est suivie de la présentation de l’ordre des dimanches du Triode du pré-Carême, puis du Triode du Carême, en dégageant la cohérence de l’ensemble et la signification de chacun relativement au progrès spirituel attendu de cette période où la vie spirituelle est plus intense. L’émission se conclut par une brève analyse de la signification de la liturgie des présanctifiés, une particularité du grand Carême.
L’émission peut être réécoutée sur la page de l’émission Orthodoxie,

Elle peut aussi être téléchargée sur les pages de podcast de l’émission (1, 2).

Sur le blog de Maxime

L'opposition des moines du Mont Athos à l'œcuménisme par Geronda Placide Deseille
"On reproche souvent aux moines du Mont Athos leur opposition à l’œcuménisme, et on les accuse volontiers de sacrifier la charité à la vérité. Il nous fut aisé de constater, dès notre premier voyage, alors que nous étions encore catholiques romains et que la pensée de devenir orthodoxes nous était tout-à-fait étrangère, combien les moines de l’Athos savent allier une charité très délicate et pleine d’attentions envers les personnes, quelles que soient leurs convictions et leur appartenance religieuse, à l’intransigeance doctrinale. À leurs yeux d’ailleurs, le total respect de la vérité est l’un des premiers devoirs que leur impose la charité envers autrui.
Lire la suite ICI

lundi 4 avril 2016

Archiprêtre Vladimir [Vorobyov]: La vie spirituelle

 
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Père Vladimir (photo)
répond aux questions des étudiants 
de l'université Saint-Tikhon
  
Qu’est-ce que la vie spirituelle?
- Comment pouvons-nous comprendre si oui ou non le Saint-Esprit est une personne? À la fin de Janvier 1978, je suis allé vers un merveilleux staretz, l’archimandrite Tavrion [Batozskiy]. Il était gravement malade du cancer, et je ne savais pas si je le verrais ou non.


Archimandrite Tavrion Batozskiy

Il fallait aller dans les bois depuis l'arrêt de bus. Il faisait assez sombre. La neige scintillait et les étoiles étaient en feu. Lorsque je suis entré dans le monastère, il semblait que tout le monde était endormi, mais il y avait déjà beaucoup de pèlerins dans le temple. Ceux qui venaient au monastère, recevaient la Sainte Communion tous les jours. Beaucoup critiquaient le Père Tavrion pour cela.
Je suis allé dans le temple et je les ai entendus lire quelque chose, et après un certain temps, j’ai réalisé que c’était une homélie de Syméon le Nouveau Théologien. Ils lisaient le passage où saint Syméon explique: si quelqu'un dit que le Saint-Esprit en lui, mais qu’il est pas perceptible, alors – ce n’est pas vrai, parce que la présence du Saint-Esprit dans son cœur ne peut être confondue [avec quoi que ce soit]. C’est comme un parfum dans les narines ou de la lumière dans l'œil.
Soudain, le père Tavrion sortit de l'autel et dit: "Vous savez, je donne ma bénédiction à tous pour recevoir fréquemment la Communion. Quand j’arriverai au Jugement Dernier, Dieu me demandera: "Comment pouvais-tu donner la Communion à tout le monde tous les jours?  D'où as-tu acquis une telle confiance ?"Je Lui répondrai: "Je les ai prévenus. Les paroles de saint Syméon sont une mise en garde. "
Cela signifie: Ne vous trompez pas. Si vous ne vous sentez pas la présence du Saint-Esprit, cela signifie qu’Il est pas en vous. Dans ce cas, n’allez pas à la Communion fréquemment. Vous n'êtes pas prêts à vivre la grâce d'une vie spirituelle.
L’apôtre Paul parle un peu différemment à ce sujet: "Toute personne qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas" (Rom. 8: 9). La vie spirituelle ne consiste pas en larges intérêts intellectuels. Ce n’est pas de la littérature, ni du théâtre, ni un conservatoire. C’est la vie du Saint-Esprit dans le cœur.
La présence du Saint-Esprit peut être reconnue par les signes qui ont conduit l'apôtre Paul et Séraphim de Sarov. C’est le monde du cœur. C’est la joie du Seigneur. C’est l'amour de Dieu et du peuple. C’est la piété, la chasteté et de la pureté.
Lorsque le cœur d'une personne est libre de passions, il appartient à Dieu et c’est facile pour l'âme, car avec Dieu, il n'y a rien à craindre. Dieu est toujours joyeux. Quand un homme est avec Dieu, il ne veut rien de grossier ou de vil, comme l'ivresse, la drogue, la fornication, ou le ressentiment impur. Il ne peut pas avoir de désespoir et connaître la dépression.
Être captif du péché est difficile. Avec Dieu, il n'y a pas de captivité, même si une personne est en prison. Pourtant, avec Dieu, il y a la liberté. Comme le mentionnent les confesseurs du vingtième siècle: "Avec Dieu, le bien est toujours partout."
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

SOLIDARITE KOSOVO


Dans le cadre de sa politique en faveur du développement de la pratique sportive dans les enclaves chrétiennes du Kosovo-Métochie, Solidarité Kosovo apporte son soutien au club de foot de Ropotovo. Grâce au matériel technique acheté ainsi qu’aux tenues sportives neuves récoltées, les jeunes joueurs serbes disposent désormais de conditions d’entraînement de qualité. De quoi leur donner envie de continuer à mouiller le maillot !


Le club de football de Ropotovo a sollicité l'aide de Solidarité Kosovo

Le football, école de la vie

Si en Europe occidentale, l’image du football a été émaillée par des scandales à répétition, elle n’a rien perdu de son éclat au Kosovo. Au contraire, la discipline continue d’attirer de jeunes recrues et son nombre de licenciés est en constante progression. Si bien que le « ballon rond » occupe sans conteste la première marche du podium des sports pratiqués dans les enclaves.

« La mission des clubs est devenue double. Elle est à la fois sportive et éducative » explique Arnaud Gouillon, Directeur de Solidarité Kosovo. « Lorsqu’un jeune prend une licence, comme ici à Ropotovo, il entre dans une structure qui l’oblige à de la discipline. Le foot est un sport collectif qui enseigne l’esprit d’équipe et la cohésion avant même les règles et la stratégie. Physiquement, il développe la coordination, la réflexion, l’adresse et l’endurance.  Ce sont toutes ces vertus éducatives et sportives que Solidarité Kosovo entend promouvoir en apportant un soutien aux clubs sportifs de la région. »








A gauche, père Serdjan et Arnaud Gouillon distribuent aux jeunes joueurs les nouvelles tenues

Une aide conjointe de Solidarité Kosovo et du FC Nantes

Dans l’est du Kosovo à Ropotovo, le champ de la commune a été aménagé en terrain de foot.  Parfois gelé, souvent boueux et quelques fois râpeux, trente enfants s’y pressent quotidiennement pour s’écorcher les genoux et se forger le caractère. Comme tous les bambins amoureux du ballon rond, ils ont rêvé de porter un maillot griffé d'un grand club de foot européen. Un vœu que Solidarité Kosovo vient de réaliser grâce à la générosité du Football Club de Nantes. Tenues d’entrainement, maillots, vestes, shorts, chaussettes et bonnets, plus de quarante tenues complètes ont été offertes aux jeunes joueurs serbes qui disposent désormais de la panoplie complète des « Canaris ». De plus, pour parfaire ce don vestimentaire, Solidarité Kosovo a financé l’achat de matériel technique de terrain.









 La panoplie complètes des Canaries a été accueillie avec joie par les footballeurs en herbe

Ému par ces dons,  le Président du Club de Ropotovo a souhaité « remercier les bénévoles, les donateurs de Solidarité Kosovo ainsi que les dirigeants du FC Nantes pour leurs généreuses attentions. Nos jeunes joueurs pourront évoluer sur un terrain de qualité. Il me tarde de les voir revêtir leurs belles tenues jaunes et vertes et jeter leurs survêtements troués et déchirés.»

A Ropotovo, aux côtés du drapeau serbe qui orne l’entrée du club figure à présent l’emblématique blason de l’octuple champion de France. De La Beaujoire à Ropotovo, que vivent les valeurs du sport et de la solidarité !
 

Au premier rang, le père Serdjan et Arnaud Gouillon posent aux côtés des dirigeants du club de Ropoto entourés des jeunes pousses arborant les couleurs vert et jaune du FC Nantes


L'équipe de "Solidarité Kosovo"

PS : les personnes souhaitant nous aider peuvent contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo », BP 1777, 38220 Vizille ou par Internet en cliquant sur paypal :
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PS2 :« Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d'exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.

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