"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

lundi 18 septembre 2023

Les trois arbres


Même si c'est une histoire, elle a un sens plus profond...

Dans une forêt, il y avait trois arbres. Chacun d'entre eux avait un souhait pour lui-même - une perspective.

Le premier arbre souhaitait être digne de devenir un jour un beau coffret sculpté, où serait conservé un précieux trésor. Tel était son souhait et sa perspective.

Le deuxième arbre souhaitait être digne de devenir un grand, beau et imposant navire, conduit par un marin habile et transportant des rois, des hauts fonctionnaires et des dignitaires sur la mer.

Le troisième arbre déclara que la seule chose qu'il souhaitait était de devenir l'arbre le plus haut et le plus fort de la forêt, afin que les gens qui le verraient au sommet de la colline pensent au Ciel et à Dieu.

Les années passèrent et les choses évoluèrent différemment. 

Les bûcherons allèrent couper le premier arbre. Et alors qu'il rêvait de devenir un joli coffret sculpté pour conserver de précieux trésors, le charpentier en fit une mangeoire, pour la nourriture des animaux.

Le deuxième arbre qui voulait devenir un beau navire pour transporter les rois devint un petit bateau de pêche appartenant à de pauvres pêcheurs.

Le troisième arbre qui voulait être le plus haut de la forêt fut coupé par un charpentier et stocké dans son entrepôt.

Les années passèrent et les arbres, désespérés par l'évolution des choses, oublièrent leurs rêves.


Mais un jour, un homme et une femme entrèrent dans l'étable où se trouvait cette mangeoire en bois avec de la paille. Là, la femme mit au monde un petit garçon qu'elle déposa dans cette mangeoire faite avec le premier arbre. Il s'agissait de saint Joseph et de la Très Sainte Mère de Dieu. Ainsi, dans cette crèche, il n'y avait pas que des diamants et de l'or, mais aussi Dieu qui se fit homme pour nous. Cette crèche était donc digne de recevoir en son sein le trésor le plus précieux qui soit, Dieu Lui-même.

Dans ce petit bateau de pêche fait à partir du deuxième arbre, après de nombreuses années, naviguaient quelques pêcheurs et l'un d'eux, fatigué, se coucha pour dormir. Alors que le bateau était en mer, une grosse tempête éclata. Le bateau n'était pas assez solide pour résister aux fortes vagues et les autres pêcheurs réveillèrent celui qui dormait. Il se leva et ordonna à la mer déchaînée de s'arrêter en disant :  Tais-toi ! Reste tranquille ! Et la mer se calma immédiatement. C'était le Christ avec Ses disciples sur la mer de Galilée. Ainsi, le deuxième arbre, qui voulait devenir un grand navire et transporter des rois et des hauts dignitaires, devint digne de porter le Roi des rois, le Christ Lui-même et ses disciples.

Le troisième arbre, qui se trouvait dans l'entrepôt du charpentier, fut un jour enlevé et on en fit une croix. Et c'est sur cette croix qu'ils crucifièrent le Christ. Ainsi, l'arbre devint beaucoup plus haut qu'il ne l'avait souhaité. Il atteignit le ciel et Dieu. Il devint, comme nous le disons dans un tropaire, comme le Ciel.


En fin de compte, les trois arbres de notre histoire obtinrent non seulement ce qu'ils souhaitaient, mais bien plus encore. Mais pas de la manière dont ils l'avaient imaginé et planifié.

Cette histoire nous dit que : Nous ne connaissons pas la volonté de Dieu à notre égard. Mais nous ne devons jamais oublier que ce que Dieu ordonne pour nous est bien plus préférable et utile pour nous que n'importe quoi d'autre. 

Il est bon de faire des rêves pour nous-mêmes. Mais nous ne devons pas oublier que les choses n'évoluent pas comme nous le voudrions et que Dieu ordonne les choses de telle sorte qu'elles deviennent bien meilleures que ce que nous avions imaginé.

Conclusion :

Ayez la foi ! Foi et confiance en Dieu.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Novak Djokovic, le tennisman chrétien orthodoxe qui s'appuie sur Dieu et les anges!


Après une victoire, le joueur de tennis 
écarte trois doigts de la main, 
ne allusion à la Trinité 
qui témoigne de sa foi. 

Personne ne travaille plus dur que Novak Djokovic à l'entraînement, personne ne se prépare mieux pour les matchs, personne n'est plus discipliné quand il s'agit de s'entraîner ou de prendre le meilleur parti de son jeu.

C'est en partie la raison pour laquelle il a remporté 24 Grand Chelems, ainsi que son talent, son dévouement et sa motivation incroyables qui ne semblent pas flétrir avec son âge.

Mais parfois, même quelqu'un d'aussi grand que Djokovic a besoin de quelque chose de plus, quelque chose pour le faire passer à l'étranger lorsque son esprit commence à se demander s'il lui reste quelque chose. C'est alors qu'il fait appel à de plus grandes forces.

« (je peux compter) sur Dieu et les anges gardiens », a déclaré Djokovic aux médias serbes, après avoir remporté son 24e titre record du Grand Chelem à l'US Open dimanche soir.

« Dans les moments où je ne sens plus mes jambes, où je n'ai plus de force, quand la balle est floue... dans ces moments-là, j'espère une intervention divine. »

On demande à Novak Djokovic ce qu'il pense à ce moment-là où il se met à genoux après avoir remporté le slam numéro 24.

"Je pense que Dieu est grand!"


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Byzantine Texas


Novak Djokovic : « Avant d’être sportif, je suis chrétien »

Novak Djokovic


dimanche 17 septembre 2023

15e DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE

St. Philippe le Diacre


Ste martyre Hermione


Pendant des millénaires, la société humaine a enregistré les saisons et les phases de la lune. À cela se sont ajoutés les anniversaires et les fêtes, qui ont tous déterminé la forme et le caractère du calendrier annuel. Il est donc naturel que l'Église ait adopté cette coutume et l'ait christianisée. La semaine de sept jours, avec un jour de repos, (le sabbat), fut établie à l'époque de l'Ancien Testament. Cela avait continué, mais cela fut modifié pour faire du 1er jour de la semaine, le jour de repos, en l'honneur de la Résurrection de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. On notera, d'après le Calendrier de l'Église, que le début du mois de septembre est le Nouvel An de l'Église. Nous avons célébré cela jeudi. C'était le début de l'année civile pour les Juifs, dans les temps anciens. Les Pères, au 1er Concile œcuménique, ont décidé que ce serait aussi la Nouvelle Année de l'Église. Le Ménée, et les autres livres d'offices, commencent tous en septembre.

Au fil du temps, le nombre de commémorations a augmenté, car chaque siècle a ajouté des noms au calendrier des saints. L'entrée d'aujourd'hui comprend Hermione, l'une des quatre filles de Saint Philippe le Diacre (l'un des Sept diacres-Actes 6: 5). Elle avait le don de guérir et aussi de prophétiser. Cela vint à l'attention de l'empereur Trajan (règne 98-117 AD), qui voyageait par Éphèse, où Hermione avait espéré rencontrer saint Jean le théologien. Cependant, il mourut avant son arrivée. Trajan, apprenant le don d'Hermione, l'envoya chercher et lui demanda de prédire son avenir. Elle lui dit qu'il vaincrait les Perses, mais qu'il serait remplacé, en tant qu'empereur, par son gendre Hadrien. Ensuite, Trajan découvrit qu'Hermione était chrétienne. Il essaya, par divers moyens, de la persuader de renoncer au Christ. Au début, ce fut par une douce admonestation. Lorsque cela échoua, des moyens plus puissants furent employés, mais le Seigneur fortifia Sa fidèle servante. Acceptant qu'Hermione resterait inébranlable, Trajan la relâcha.

Plus tard, Hermione fonda un hospice où elle s'occupait des pauvres malades à la fois physiquement et spirituellement. Quand Hadrien arriva au pouvoir, il fit arrêter Hermione et la traduisit en justice pour avoir professé le christianisme. Elle fut sévèrement torturée et jetée dans un chaudron de goudron bouillant. Hadrien fut étonné de sa survie, et toucha même le chaudron pour être sûr qu'il était vraiment chaud. Il était si chaud qu'il lui brûlait la peau de la main. Tout au long de cette torture, et de nombreuses autres cruautés, Hermione fut protégée par son Ange Gardien. La vierge sainte prétendit être prête à offrir des sacrifices aux idoles païennes. Hadrien fut ravi et l'emmena au temple où elle pria le seul Vrai Dieu. Un puissant coup de tonnerre fut entendu et les idoles païennes s'écrasèrent au sol et furent brisées. L'empereur furieux ordonna qu'Hermione soit emmenée hors de la ville et exécutée. Deux serviteurs, Théodule et Théotime reçurent l'ordre de procéder à l'exécution. Dans leur hâte, ils ne laissèrent pas à Hermione le temps de prier et leurs mains se desséchèrent. Ils virent cela comme un signe et, tombant devant la sainte, implorèrent son pardon, demandant que le Seigneur les guérisse, mais les appelle à Lui avant son martyre. Par les prières de la saint, c'est ce qui advint. La sainte martyre Hermione fut décapitée et enterrée à Éphèse.

Martyre de sainte Hermione

+

L'Évangile du 15ème dimanche est Matthieu 22: 35-46 et nous y trouvons encore plus d'hostilité de la part des pharisiens. L'un d'eux, qui était avocat, posa au Christ une question piège sur le plus grand commandement. Le motif était de voir s'Il ajouterait quelque chose de nouveau et s'ouvrirait ainsi à l'accusation d'être un innovateur qui voulait avec arrogance corriger la loi. 

Le Seigneur détecta naturellement  la méchanceté dans cette question qui Lui avait été posée, non pas dans le but d'apprendre, mais par dépit. 

Ainsi, Il nous enseigne à ne pas aimer Dieu partiellement mais à nous donner tout entier à Dieu. 

St. Théophylacte

Trois aspects sont impliqués. Théophylacte dit “ " Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur – - c'est la partie animale de l'homme; “et de toute ton âme (ou vie) – c'est la partie végétative de l'homme, car les plantes sont vivantes et animées; “et de tout ton esprit” – c'est le rationnel. 

Aimer Dieu et s'occuper de Lui dans tous les aspects de notre être est le premier et le plus grand commandement, nous enseignant la piété. 

Le deuxième commandement nous exhorte à faire aux autres ce qui est bon et juste. Comme l'ajoute Théophylacte, Car il y a deux choses qui mènent à la perdition, les doctrines mauvaises et une vie corrompue. De peur de tomber dans des doctrines impies, nous devons aimer Dieu; pour que nous ne menions pas une vie corrompue, nous devons aimer notre prochain. Car celui qui aime son prochain accomplit tous les commandements, et celui qui accomplit tous les commandements aime Dieu. Bien que le récit de Matthieu n'inclue pas cela, l'Évangile de Marc, qui enregistre également cet échange, implique que l'interrogateur a pris cela à cœur et a modifié ses manières.

Cette lecture de l'Évangile se termine avec le Christ posant une question aux pharisiens. Il savait qu'ils Le considéraient comme simplement humain et Il utilisa les paroles de David pour leur enseigner qu'Il était aussi le Seigneur, proclamant ainsi Sa propre divinité. 


La raison de cet échange est expliquée par Théophylacte, Le Seigneur pose ces questions pour que s'ils répondaient: “Nous ne savons pas”, ils puissent demander et apprendre; ou s'ils répondaient à la vérité, qu'ils puissent croire; ou s'ils ne pouvaient pas répondre, qu'ils puissent avoir honte et partir, n'osant plus l'interroger.

 Version française Claude Lopez-Ginisty



d'après




in Mettingham. 


ENGLAND
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DEUX NOUVEAUX SAINTS ARABES

Saint Nicolas                   Saint Habib

Au cours de la Divine Liturgie qu'il a célébrée pour la fête de la Nativité de la Mère de Dieu au monastère de Saydnaya, sa Béatitude le patriarche Jean X a annoncé que le Saint Synode d'Antioche discutera lors de sa prochaine session ordinaire de la sainteté du hiéromartyr Père Nicholas Khashsha et de son fils, le hiéromartyr Habib Khashsha, deux prêtres damascènes qui furent martyrisés pour la foi au siècle dernier.


En tant que profane, le père Nicolas était un militant pour ramener le Patriarcat d'Antioche, qui était sous domination grecque depuis le schisme catholique melkite, au contrôle arabe et était actif dans l'établissement et le développement d'écoles pour la communauté. 

Il fut ensuite ordonné prêtre, où il servit l'archidiocèse de Damas. Le patriarche Meletios (al-Doumani) le délégua ensuite comme vicaire pour le diocèse de Mersin, que l'évêque, Alexandre (Tahhan), avait abandonné en raison de sa pauvreté et des troubles qu'il connaissait. À Mersin, le père Nicholas réussit à réunir son troupeau dispersé et à soigner et à renforcer les fidèles, qui étaient soumis à diverses formes de persécution et de nettoyage ethnique. Les autorités turques furent frustrées par le père Nicholas et l'arrêtèrent sur la base de la calomnie contre lui, puis le torturèrent jusqu'à ce qu'il soit martyrisé.


Habib, le fils aîné du père Nicolas, suivit les traces de son père. Malgré son succès dans les affaires, il décida d'être ordonné prêtre et servit comme prêtre à Damas et au Caire. Son service se distinguait par une vie de prière, de dévouement pour nourrir les fidèles avec amour et sacrifice de soi, et sa proximité avec les pauvres, dont il s'occupait comme il s'occupait de sa propre famille, en les nourrissant avec  leur nourriture et de l'argent que ses frères lui envoyait, pour les aider à cause de sa pauvreté. Sa vie fut couronnée d'une mort martyre sur le Mont Hermon, où les passeurs le battirent à mort parce qu'il était prêtre chrétien, remplissant son désir d'imiter son père.

Les fidèles transmirent les histoires de ces deux prêtres et ils restent vivants dans la mémoire d'Antioche parce que "leur sang a attesté que le Saint-Esprit est en eux et parce que, malgré l'amour, ils ont transcendé la barrière du corps terrestre et sont devenus des figures de lumière". Aujourd'hui, si le Saint Synode décide de déclarer leur sainteté, c'est "en obéissance à Celui dont ils sont devenus dignes".

En déclarant leur sainteté, le Saint Synode place devant le troupeau et les fidèles, en cette période difficile, l'image d'un prêtre marié à qui l'Église a confié la tâche de devenir berger d'un diocèse dont l'évêque avait refusé d'être le berger et avait fui lorsque ses ressources étaient devenues rares et qu'il avait commencé à faire face à des difficultés. Il a servi de bergerd comme s'il s'agissait de sa petite famille. Lui et ses fils y vivaient et parmi son peuple et il est mort pour elle. Le Saint Synode met également en avant l'image du fils qui a abandonné le succès mondain afin d'imiter son père et de devenir un berger d'âmes, servant les pauvres comme s'ils étaient une petite famille et partageant sa subsistance et celle de sa famille avec eux. Il les a servis comme s'ils étaient ses maîtres, ne se souciant pas de l'argent ou de l'avenir, mais s'appuyant sur la miséricorde et la générosité de Dieu, qui couronna sa vie avec la couronne du martyre.

Peut-être, par son effort pour déclarer la sainteté des hiéromartyrs Pères Nicolas et Habib, à la suite de la déclaration de la sainteté de la hiéromartyre Joseph de Damas, le Saint-Synode souhaite souligner que le sainteté ne se limite pas aux moines, mais existe également en dehors des monastères, et que la famille qui est sincèrement engagée en Christ est  autant un lieu de sanction que partout ailleurs. 

Version française Claude lopez-Ginisty

d'après

NOTES ON ARAB ORTHODOXY

samedi 16 septembre 2023

Le patriarche Bartholomée : "Nous ne soumettons pas nos décisions au jugement des autres Églises"


Depuis des années, de nombreux chrétiens et hiérarques orthodoxes appellent à la tenue d'un concile pour résoudre le schisme en Ukraine. Cet appel est d'autant plus urgent que l'Église orthodoxe ukrainienne est victime d'horribles persécutions depuis le début de la guerre[1]. 

Malheureusement, le patriarche Bartholomée a clairement fait savoir que ses actions en Ukraine ne seront jamais soumises à un concile. Comme il l'a récemment déclaré, "pour notre part, nous faisons ce que nous pensons être juste. Plusieurs Églises sœurs nous provoquent et nous invitent à demander au Patriarcat œcuménique de convoquer à nouveau une conférence panorthodoxe ou une synaxe des primats orthodoxes pour traiter de la question ecclésiastique ukrainienne, et notre Patriarcat rejette ces propositions parce qu'il n'est pas disposé à soumettre au jugement des autres Églises un acte canonique qu'il a lui-même mis en œuvre [2].

 Le patriarche de Constantinople se considère comme le "premier sans égal" [3] au sein de l'orthodoxie. 

Le "chef spirituel" des chrétiens orthodoxes du monde [4], dont la parole en Ukraine (et peut-être ailleurs) fait loi [5]. Si nous ne nous opposons pas à ces affirmations, cela revient à les approuver. Nous parrainons une pétition pour permettre aux chrétiens orthodoxes de dire la vérité - le patriarche de Constantinople ne parle pas et n'agit pas en notre nom. Signez cette pétition et partagez-la avec tous ceux que vous connaissez.

https://orthodoxreflections.com/petition-condemning-the-role-of-constantinople-in-ukrainian-christian-persecution/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=the-last-newsletter-total-posts-from-orthodox-reflections_2#text

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Orthodox Reflexions

NOTES:

[1] Persécutions de l'état ukrainien et de la pseudo église  créée (avec des clercs défroqués!], contre tous les saints canons orthodoxes par Constantinople. Ces persécutions n'ont provoqué aucune réaction du patriarche Bartholomée qui les ignore totalement.

[2] Cette déclaration aberrante signifie simplement que le patriarche Bartholomée, se considère comme une sorte de pape oriental infaillible qui n'a aucun compte à rendre aux autres Eglises orthodoxes, et même qu'il peut agir contre elles sans problème.

[3] La Tradition multiséculaire de l'Eglise considérait le patriarche de Constantinople, comme Primus inter pares, premier parmi ses égaux... Depuis peu, et cela est visible sur le site dudit patriarcat, la devise précitée est devenue Primus sine paribus, premier sans égal!, aberration canonique hétérodoxe faisant du patriarche un véritable pape. C'est nouveau, cela n'a jamais été la tradition orthodoxe. Dans l'Eglise des Sept Conciles, de  Kallistos [Ware] publié en 1963, il est bien indiqué, selon la Tradition que le patriarche de Constantinople est Primus inter pares, et qu'il ne peut pas interférer dans les affaires des autres Eglises orthodoxes. Mgr Kallistos était hiérarque de Constantinople [6]. 

[4] Ce titre de chef spirituel des chrétiens orthodoxes du monde n'a aucune légitimité. Il fait partie des nouvelles définitions du rôle du patriarches pour en faire un pape oriental!

[5] Sa parole en Ukraine ne fait certainement pas loi quand 70% des orthodoxes ukrainiens sont restés dans l'Eglise canonique de Mgr Onuphe! D'autre part, s'il était véritablement le chef des Eglises orthodoxes, le nouveau calendrier aurait été imposé à toutes les Eglises orthodoxes. Or 44 millions d'orthodoxes suivent cette innovation, alors que 104 millions restent fidèles au calendrier des Pères.

[6] Voir son message à propos de cet acte anti canonique de Constantinople: https://mospat.ru/fr/news/46505/

La merveilleuse apparition de la Mère de Dieu au monastère Saint-Panteleimon à l'Athos (3 septembre 1903)


 Au début des années 1870, le monastère Saint-Panteleimon établit le premier studio de photographie du Mont Athos. Avec les bénédictions des Startsy, ils documentèrent tous les événements importants de la vie des moines par la photographie. Cependant, l'histoire photographique du monastère russe commença à décliner dans les années 1930 en raison de contraintes financières.

Selon les archives du monastère, de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle, les moines russes fournissaient régulièrement l'aumône hebdomadaire à ceux qui en avaient besoin. Des navires, grands et petits, chargés de nourriture, partaient des ports d'Odessa et de Taganrog dans le sud de la Russie, en direction du monastère Saint-Panteleimon à l'Athos. 

Ces dispositions étaient destinées aux 3 000 résidents du monastère et aux 4 000 ouvriers russes qui travaillaient dans divers monastères, fermes, cellules et huttes du Mont Athos.

Pendant les jours de l'aumône, un grand nombre de moines indigents et de pieux pèlerins se rassemblaient pour mendier à la porte principale du monastère. Environ 600 à 800 personnes recevraient des céréaless des mains des moines.

Les 14 et 27 août 1903, le monastère de Saint Panteleimon reçut une lettre de la Sainte Communauté [Gouvernement de l'Athos] exprimant son mécontentement à l'égard des pratiques de mendicité des moines. La direction du Mont Athos demanda au monastère de mettre fin à cette coutume et de trouver un moyen plus acceptable de subvenir aux besoins des moines pauvres et de les aider.

Le 21 août/3 septembre 1903, les moines pauvres reçurent leur dernière aumône à la porte du monastère Saint Panteleimon. C'est à cette époque que le moine Gabriel prit une photo. Lorsque la photographie fut développée, une image remarquable de la Mère de Dieu apparut sur le côté gauche de l'image, recevant humblement une morceau de pain. Juste avant cela, quelques frères l'avaient vue clairement parmi les moines à la porte et voulaient informer le gardien, mais le jour où la photo fut prise, personne n'avait été témoin de sa présence.

À la suite de cet événement, le monastère continua à fournir de la nourriture aux nécessiteux du Mont Athos.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY

vendredi 15 septembre 2023

Prière orthodoxe pour les médecins et les infirmières

 


Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, Ami de l'homme, Médecin de nos âmes et de nos corps, qui portas la douleur de nos infirmités, et par les blessures duquel nous sommes guéris ; Qui donnas la vue à l'homme né aveugle ; Qui redressas la femme courbée pendant 18 ans ; Qui donnas la parole et la vue au démoniaque muet ; Qui non seulement pardonnas au paralytique ses péchés, mais le guérit pour qu'il puisse marcher ; Qui restauras la main desséchée d'un homme tourmenté ; Qui arrêtas le flux de sang de la femme hémoroïsse qui saignas pendant 12 ans ; Qui  relevas en vie de la fille de Jairus ; Et redonnas vie à Lazare mort de 4 jours ; Et qui guérit toute infirmité sous le soleil :

Accorde maintenant, ô Seigneur, Ta grâce à tous ceux qui ont travaillé et étudié heure après heure, pour aller dans le monde entier, et aussi pour guérir par le talent que Tu as donné à chacun d'eux. 

Renforce-les, par Ta force, pour ne craindre aucun mal ou maladie. Éclaire-les pour qu'ils ne fassent aucun mal par les œuvres de leurs mains, et préserve-les et ceux qu'ils servent en paix, car Tu es notre Dieu, et nous ne connaissons personne d'autre, et nous Te rendons gloire avec Ton Père qui est d'éternel, et Ton Esprit très saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

A ceux qui souffrent : comment offrir une consolation




Parfois, nous rencontrons quelqu'un qui a du chagrin. Quelqu'un qui a perdu des êtres chers...

Cela se produit naturellement - lorsque les parents, par exemple, décèdent à leur tour, âgés et après avoir fait leurs adieux.

Cela se produit de manière inattendue, lorsque les jeunes et même les enfants partent.

Mais dans tous les cas, c'est du chagrin. Et ceux qui l'entourent veulent aider, consoler, soutenir. Mais où trouver les paroles qui conviennent? Que faire ?

Je veux partager mon expérience, celle de ma famille et de mes amis, sur la façon de le faire délicatement et de ne pas aggraver les choses. J'espère que cela vous sera utile.

Je pense qu'il est important de commencer par ce qu'il ne faut pas dire. Après ma propre perte, étant toujours journaliste, j'ai commencé à noter dans mon carnet ce que j'ai appelé des "paroles de consolation". Celles qui viennent immédiatement à l'esprit d'un consolateur, mais qui ne fonctionnent pas du tout :

"Je comprends ta douleur !"

Vous pouvez dire ça. Mais seulement si vous avez vécu quelque chose de similaire. Alors ils vous croiront. Vous pouvez partager leur épaule pour pleurer. Vos paroles allégeront leur charge.

Récemment, mon amie a perdu son père. Les parents sont censés partir. Mais quel que soit leur âge, cela fait toujours mal, et nous ne sommes jamais préparés à leur départ. Vous pourriez penser que vous êtes très adulte. Vous avez une famille, des enfants ; vous travaillez et vous vous comportez avec maturité.

Mais c'est quand votre mère et votre père partent que vous devenez vraiment un adulte. Comme je l'ai dit à mes enfants, "Vous êtes maintenant plus proche de l'éternité."

Vous êtes pris en sandwich entre vos enfants et l'éternité. Seuls. Je pourrais donc dire à mon amie : "Je te comprends. Le monde devient tout à fait différent - sans père..."

Je pense qu'il n'est pas nécessaire de chercher immédiatement un "côté positif". Dire "la vie continue", c'est comme dire l'évidence. Il suffit de savoir que vous saisissez la profondeur de leur perte, que vous l'appréciez et que vous faites preuve d'empathie pour eux.

Un jour, le père de mon amie est tombé malade d'un cancer. Son départ a été rapide. C'était un père immense, gigantesque et significatif. Abraham. La pierre angulaire de la famille. Mon amie a prié, a fait des promesses à Dieu, mais son père est quand même décédé. Elle a été tétanisée pendant longtemps. De nombreuses années se sont écoulées, et je me suis tournée vers elle après avoir vu mon père partir. "Quand part-il ?"

"Tu sais", a-t-elle dit, "après la mort de mon père, un immense trou noir s'est formé dans ma vie. Nous nous sommes soutenus les uns les autres du mieux que nous pouvions - ma sœur, ma mère et moi. Nous avons organisé des soirées en mémoire de lui, publié ses livres. Et puis le moment est venu où la lumière a commencé à sortir de ce trou noir ! »

Combien j'avais besoin d'entendre ces mots. Une simple promesse de lumière. Elle connaissait déjà la réponse à ma question.

Lorsque ma mère est décédée, nous l'avons entourée dans l'Église de la Protection de la Mère de Dieu. C'était le premier jour, les funérailles, où je n'ai pas pleuré. Je l'ai regardée, et j'ai clairement vu comment la chaleur de nos prières l'enveloppait.

Ma connaissance, qui a pleuré pendant le service, a dit : "Tu as agi étrangement ! C'était comme si tu souriais ! » Et j'ai simplement vu que ma mère n'était plus seule ; nous nous sommes tous rassemblés autour d'elle, et tout le monde, même ses collègues qui n'étaient pas des hommes croyants, grands et sérieux, priaient à leur manière.

Voici donc ce que je voulais dire sur la consolation de ceux qui ont perdu leurs parents. Et bien sûr, personne ne peut nier cela : avec ceux qui pleurent, pleurez. Prenez-les dans vos bras et pleurez.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Global Orthodox

jeudi 14 septembre 2023

Icône de la Mère de Dieu Myrrhoblyte en Ukraine

 


En Ukraine, une fresque de la Mère de Dieu exsude du myrrhon après qu’un raid des militants de « l’église orthodoxe d’Ukraine [schismatique] » et des uniates a échoué.

Une fresque de la Mère de Dieu dite du « Calice inépuisable » à l’église de Lug (Transcarpathie) exsude du myrrhon après que des militants de « l’Église orthodoxe d’Ukraine », appuyés par des uniates, ont tenté de s’emparer du lieu de culte. 

La tentative a échoué grâce à l’opposition des paroissiens, fidèles à l’Église orthodoxe d’Ukraine canonique. 

Le recteur de l’église, l’archiprêtre Vladimir Legatch a déclaré que sur la fresque, peinte sur le mur de l’église, des gouttes de myrrhon de couleur rouge sont apparues. 

Le père Vladimir a également mentionné que le clergé et les fidèles avaient déjà remarqué, le 2 septembre 2023, les premières gouttes de myrrhon sur la fresque, pendant que les assaillants tentaient de s’emparer de l’église. 

On voit sur les photographies que le myrrhon s’est écoulé sur les visages de la Mère de Dieu et de l’Enfant Jésus. Le père Vladimir ajoute que des pèlerins viennent déjà des églises voisines prier devant l’icône myrrhoblyte.

Source В храме УПЦ в Луге после попытки захвата замироточил образ Божией Матери - Новости - новости Православия - Союз православных журналистов (spzh.news)











Version française Bernard Le Caro

Témoignage sur le Père Seraphim [Rose] de bienheureuse mémoire


 

Un aperçu de la façon dont le cœur du Père Séraphim Rose s'est adouci et ouvert à l'amour de Dieu est révélé dans les écrits de sa fille spirituelle, Solomonia. Peu après sa dormition, elle écrivit :

« L'un des souvenirs les plus précieux que je détienne du Père Séraphim remonte aux Vêpres du Dimanche du Pardon, marquant le début du Grand Carême. Ce souvenir a une signification particulière pour moi parce que je l'ai vu debout, son âme pleinement immergée dans la présence de Dieu. 

Comment peut-on vraiment exprimer la profondeur du désir et du chagrin dans le cœur, aspirant au divin ? Dans ces moments-là, nous ne nous voyons pas ; seul Dieu le sait. Cependant, pendant le dimanche des Vêpres du Pardon, nos cœurs ont collectivement entonné le prokiménon: Ne détourne pas Ta Facee de Ton serviteur, car je suis en détresse. Hâte-Toi de m'exaucer. Prête attention à mon âme et rachète-la (Psaume 68:18-19 version des LXX).

Si cela avait été possible, j'aurais souhaité ne pas simplement écrire ce verset, mais transmettre à travers sa lecture la façon dont il est chanté, comme un appel profondément sincère à Dieu. Le souvenir reste vif, comme si cela s'était passé hier : le Père Séraphim se tenait derrière l'autel, et alors que la mélodie peu familière emplissait l'air, seule sa voix pouvait être entendue, remplie de tendresse et d'un humble sentiment de douleur. Sa voix n'était pas seulement une démonstration d'émotion, mais quelque chose de beaucoup plus profond - un sentiment tendre qui laissait pantois. Puis, il a tranquillement tendu la main vers son visage, et je me suis demandé : est-ce qu'il priait Dieu pour sa propre âme ? A-t-il essuyé une larme de sa joue à l'insu des autres ?

Et moi, avec beaucoup d'autres, je comptais sur le Père Séraphim à bien des égards, qu'il s'agisse de petites affaires quotidiennes ou de luttes spirituelles plus importantes, et il nous a toujours soutenus avec amour, sans jamais penser à lui-même, au point que je n'ai jamais cessé de considérer la profondeur de l'aspiration de son âme pour Dieu. Année après année, chaque fois qu'il officiait les Vêpres du Dimanche du Pardon, j'attendais avec impatience le précieux son de sa voix prononçant cette prière, et à chaque fois, je le voyais lever subtilement la main pour essuyer les larmes de sa joue, à l'insu des autres. »

Extrait de The Life and Works of Father Seraphim Rose” by Hieromonk Damascene, Sophia Publishing House.

Version française  Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY


mercredi 13 septembre 2023

Père Ioan Istrati: Pensées au début de l'année ecclésiastique


 

Je contemple la misère, la futilité et la nature risible mais lamentable de la grandeur terrestre. Absolument personne n'a même une pensée pour les puissants potentats, les rois, les présidents ou les dirigeants des masses. Peut-être une fois par an, trois individus obscurs sortent et allument une cierge tordu.

Les artisans de la culture, les génies, les écrivains, les théologiens éminents, les patriarches, les professeurs d'université et les inventeurs, personne ne se souvient. Ils sont perdus dans des tombes et dans des livres remplis de poussière et d'acariens.

Comme la gloire de ce monde est éphémère ! Personne, sauf ta mère, ne te pleure après la mort ! Quelques personnes peuvent parler pendant quelques jours, puis il y a un silence complet et éternel.

Cependant, il y a une exception, si les gens te perçoivent comme une personne de prière. Regarde sainte Parachève, une jeune femme en haillons, dont les prières rassemblent encore des millions de personnes. Regarde le sanctuaire de saint Dimitri le Nouveau à Bucarest, l'humble berger de la rivière Lom. La ligne des adorateurs de ses saintes reliques semble ne jamais s'arrêter.

Les saints de Dieu sont le seul lien entre le Ciel et le monde, défiant et brisant les sceaux de cet énorme tombeau que nous appelons la terre.

Le reste n'est que poussière, vanité, ostentation, richesse, or,  crevettes, caviar, pourriture, cadavres ornés exposées dans la vitrine de la mort.

Certes, notre legs est défini par les moments que nous passons dans la prière et les actes de bonté que nous accomplissons !

Consacre-toi à la prière, car c'est par cette pratique que nous sommes sauvés  de la mort éternelle.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY


C.S. Lewis et l'athéisme

 

C.S. LEWIS

"Supposons qu'il n'y ait pas d'intelligence derrière l'univers, pas d'esprit créatif. Dans ce cas, personne n'a conçu mon cerveau dans le but de  penser. 

C'est simplement que lorsque les atomes à l'intérieur de mon crâne arrivent, pour des raisons physiques ou chimiques, à s'arranger d'une certaine manière, cela me donne, en tant que sous-produit, la sensation que j'appelle pensée. 

Mais, s'il en est ainsi, comment puis-je faire confiance à à ma pensée en la croyant vraie? C'est comme renverser un pot à lait et espérer que la façon dont il éclabousse vous donnera une carte de Londres. 

Mais si je ne peux pas faire confiance à ma propre pensée, bien sûr je ne peux faire confiance aux arguments conduisant à l'athéisme, et je n'ai donc aucune raison d'être athée, ou n'importe quoi d'autre. 

Si je ne crois pas en Dieu, je ne peux pas croire en la pensée: alors je ne peux jamais utiliser la pensée pour croire en Dieu.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

The Case for Christianity 

p.32






mardi 12 septembre 2023

« Et nous sommes vos serviteurs pour l'amour de Jésus » (2 Corinthiens 4:5)

 

Intérieur de la Cathédrale St. John the Baptist



« Il y a une histoire sur un artiste célèbre qui peignait le plafond de la cathédrale de Saint Pierre, --comment il attacha une petite lampe à son chapeau pour que son ombre ne tombe pas sur le tableau. 

Et il serait bon pour nous de suivre son exemple et de ne jamais laisser assombrir la lumière avec laquelle nous travaillons. Nous devrions nous placer en ce qui concerne notre travail de manière à ce que notre moi ne jette pas d'ombre sur ce que nous faisons au Nom du Christ.

Il n'est sans aucun doute pas facile de vivre toute notre vie de telle manière qu'en remplissant nos obligations, rien de personnel n'affecte notre disposition. 

Parfois, la tentation est très grande. Des circonstances se présentent qui ne sont pas à notre goût ; il nous semble que nous ne sommes pas valorisés et qu'une attention insuffisante nous est accordée. 

Naturellement, notre vanité est offensée, et ce sentiment atténue souvent notre zèle et crée de la discorde dans nos relations avec nos collègues. Mais ce n'est pas conforme à l'esprit chrétien, et le Christ lui-même a agi différemment.

Aucune offense, aucun dédain, qu'il soit imaginaire ou réel, ne devrait diminuer notre zèle ou notre persévérance dans l'accomplissement de notre devoir. La susceptibilité n'est pas un fruit du Saint-Esprit.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après le site de la Cathédrale

Saint John the Baptist

Washington D.C.

Diocèse de l'ERHF de Chicago, beaucoup de choses....


Beaucoup de choses...*

Jetons un coup d'œil à celles-ci une par une.

La meilleure façon de protéger la prêtrise est d'avoir un niveau très élevé pour aller même au séminaire. L'histoire de ce pays [USA] nous a montré que lorsqu'un évêque approuve que Tom, Dick et Harry puisse aller au séminaire, QUELQU'UN va aller chercher cet homme pour l'ordonner. Et, mon Dieu, avons-nous eu des monstres ordonnés et provoquant toutes sortes de chaos dans les paroisses et en ligne!

Une règle empirique très juste s'impose ici. Si votre nom est chrétien, tenez-vous en à ce nom. J'ajouterai aussi, parents, si vous nommez vos enfants quelque chose comme Wesley et Calvin mais que vous les baptisez ensuite Arsène et Gleb, arrêtez s'il vous plait. Soit vous faites preuve d'audace et utilisez un prénom chrétien raréfié ou vous vous sentez à l'aise avec un André ou un Thomas.

Il a raison. Si vous avez accepté la Chrismation et que vous voulez maintenant un baptême, il est trop tard (à moins de conduire une DeLorean à 140kmh) pour vous adapter maintenant. Et ces hommes qui pêchent au chalut dans les paroisses offrant des baptêmes secrets doivent cesser et les hiérarques doivent les aider à le faire.

Je n'aurais jamais deviné qu'un évêque publierait un décret aussi général interdisant un livre dans les librairies paroissiales, mais voilà: Le livre de Heers contient un gros OBSTAT et je ne le vois sur aucun des sites Web de fournisseurs orthodoxes standard. Cela rendra le livre moins présent dans les foyers orthodoxes ou plus populaire comme un sorte de petit samizdat dangereux.

Certains évêques exigent que leurs prêtres obtiennent une autorisation explicite pour tout ce qui n'est pas une activité paroissiale standard. Il y a des prêtres qui doivent demander s'ils peuvent faire des choses comme assister à un office dans une autre paroisse, participer à une confrérie du clergé local, écrire un article, accepter une interview et une foule d'autres choses qui pourraient vous surprendre. D'autres évêques donnent presque carte blanche tant que personne ne leur écrit des lettres de protestation sur ce que fait le prêtre. Quiconque a travaillé à quelque titre que ce soit sait que chaque patron est différent. Même situation en ce qui concerne les hiérarques.

La meilleure façon de poser une question liturgique est de le faire à l'interne. Parlez à vos confrères prêtres, à votre doyen et même à votre évêque si cela le mérite. Il y a tellement de variété dans la pratique liturgique dans ce pays que sortir de ce système est étrange-inflammable  et susceptible de provoquer de la fumée!


Version française Claude Lopez-GInisty

d'après

Byzantine TX


* ceci est un commentaire de la lettre de l'archevêque Peter de Chicago