Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire
mercredi 18 mars 2015
mardi 17 mars 2015
Denis Akhalachvili: Pourquoi y a-t-il autant de gens «mauvais» à l'église?
Repentance./Photo: Alexandre Osokine
J'ai souvent entendu comment les gens parlent à propos de notre Eglise: "Vous savez, je ne vais pas à votre église et je n'irai pas, parce que là, c'est comme une gare-qui ne voyez-vous pas là-bas? Ce serait bien s'il y avait de bonnes personnes, mais il n'y en a point! J'ai rencontré l'une d'elles. Savez-vous quelle sorte d'homme c'est? Et cette fille n'est pas mieux. Je ne vais même pas parler du reste. Et ils vont aux offices, se signent et ne rougissent même pas... "
Pourquoi y a-t-il tant de misérables vies brisées malheureuses, étranges et tout simplement de mauvaises personnes dans l'Église, tandis qu'on y trouve à peine les saints et les justes? Cela scandalise et en détourne beaucoup.
Mais c'est en fait la chose la plus remarquable, qu'il n'y ait que des personnes malades partout! Cela signifie que vous êtes venus au bon endroit. Cela signifie que tout ce que vous avez lu dans les Evangiles, et ce que vous avez entendu au sujet du Christ est vrai.
Qui le Seigneur emmena-t-Il au ciel en premier? Le larron repentant. Les publicains, les prostituées, les lépreux, et les possédés diaboliques venaient de partout vers Lui. Non pas les justes. Les malades! Tout le reste n'avait pas de temps pour Lui. Ils étaient très bien sans Lui.
Tout à fait bien, sans Dieu. L'Evangile appelle cet état la mort. Parce que l'âme sans Dieu est une âme morte.
Les gens confondent toujours l'Eglise céleste avec l'Église terrestre. De là vient le malentendu, les doutes et la confusion. Tous les saints et les justes sont là, dans le Royaume des Cieux. Mais ici, sur terre, l'Église est un hôpital pour les péchés, les maladies spirituelles et la mort.
Dans notre Église, il en est un seul Qui soit absolument sain, pur, parfait et sans péché. C'est notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ. Et c'est par Sa puissance que l'Eglise est délivrée, traitée et guérie.
Pourquoi lorsque nous voyons des malades, des boiteux, et des personnes qui toussent dans un hôpital ordinaire, personne n'a le désir de tourner les talons et de s'enfuir en courant? C'est parce que c'est un hôpital, où les malades viennent et sont guéris.
C'est encore plus vrai pour l'Église, où ce n'est pas le corps qui est guéri, mais l'âme éternelle. Que les malades y viennent avec de terribles blessures et maladies témoigne de la puissance du médecin qu'ils recherchent. Les pécheurs qui ont résolu d'être délivrés de leurs péchés et de la mort témoignent du Christ.
Photo: Ivan Jouk
Et quand je regarde les gens dans l'église, mon cœur est rempli de joie, parce que le Seigneur est ici, avec nous, et Il est la guérison. Parfois, les gens eux-mêmes ne savent pas pourquoi ils vont à l'église. La douleur elle-même, les blessures qui ne s'arrêteront pas de ronger leurs cœurs les y conduit. Puis, soudain, tout s'en va.
Sans compréhension des offices, comprenant en général vaguement ce qui se passe, la personne sent soudain qu'elle va mieux maintenant. Lui, c'est-à-dire le cœur, son cœur, quoique tout récemment encore saignait, est maintenant calme et bien.
Les gens peuvent mentir, les livres peuvent tromper, mais votre propre cœur dit la vérité. Et c'est la chose la plus remarquable que vous pouvez ressentir dans l'Eglise.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
lundi 16 mars 2015
Saint Païssios l'Athonite et alia... (3)
Le feu des pensées
Evitez les mauvaises pensées, comme si elles étaient des flammes. Ne leur prêtez aucune attention, afin qu'elles ne vous consument pas.
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La patience et l'action de grâce
Lorsque Dieu nous éprouve, comme Il sait le faire, alors il nous appartient de faire preuve de patience et de Lui rendre grâce.
Staretz Joseph l'hésychaste
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Les choses frivoles
Quand l'esprit vagabonde parmi les choses frivoles, nous ne pouvons observer aucun commandement.
Saint Basile le Grand
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Sans le Christ
Quand les gens sont "vides," sans le Christ, mille et une autres choses viennent les remplir: les jalousies, les haines, l'ennui, la mélancolie, le ressentiment, un esprit et des plaisirs mondains.
Essaie d'emplir ton âme avec le Christ, afin qu'elle ne soit pas vide.
Saint Père Porphyre
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Emerveillement et pleurs en présence de Dieu
Si vous ne voyez pas le Christ avec les yeux de votre âme lorsque vous priez, vous n'avez pas appris à prier. Si seulement vous saviez ce que c'est que de voir le Christ avec vos yeux...
Dès que vous Le voyez, vous êtes remplis dune joie indescriptible. Pourtant, vous êtes submergé par un sentiment accablant de crainte, de sorte que vos jambes se replient involontairement, vous tombez face contre terre devant Lui et vous restez là, en extase, sanglotant sans cesse.
Que pouvez-vous dire, là, en présence de Dieu? Vous vous émerveillez simplement, vous êtes brisé et vous pleurez sans cesse.
Je vous le dis, ce ne fut pas pendant un jour ou deux, ce fut pendant trois mois, je ne pouvais pas arrêter mes larmes. Cette très douce tendresse vous brûle tout simplement. vous pouvez toujours essayer, vous ne pouvez pas arrêter ces larmes.
Après trois mois, les larmes sont devenues moindres, mais le souvenir ne s'est jamais évanoui...
Staretz Charalambos de Dionysiou
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La malédiction de l'égotisme
L'orgueil et l'égotisme ont fait expulser Adam et Eve du Paradis de Dieu. Nous avons hérité de cet égotisme, et maintenant, pour nous en débarrasser, nous souffrons et nous luttons jusques au point de saigner
Staretz Ephraim d'Arizona
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Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
ΠεμπτουσίαEntretien avec Arnaud GOUILLON: « Les 120.000 Serbes qui vivent encore au Kosovo sont parqués dans des ghettos… »
Votre ONG – Solidarité Kosovo – paraît un peu décalée par rapport à l’actualité beaucoup plus orientée vers le Moyen-Orient. On préfère aider les chrétiens d’Orient que ceux, oubliés, du Kosovo. Les Serbes orthodoxes du Kosovo sont-ils encore en danger ?
Lorsque nous avons créé Solidarité Kosovo en 2004, le Kosovo était en proie à de terribles pogroms antichrétiens. Malgré la violence de ces attaques, personne ne s’est opposé aux actes terroristes, ni ne s’est ému du triste destin des familles serbes du Kosovo.
Le bilan des attaques antichrétiennes qui durent depuis 1999 au Kosovo est affligeant :
– 150 églises et monastères ont été détruits ;
– 250.000 Serbes ont été chassés de la terre de leurs ancêtres (soit 70 % de la population chrétienne du Kosovo) ;
– 1.300 personnes ont été kidnappées et n’ont jamais été retrouvées ;
– Des milliers de maisons ont été incendiées.
En 2013 et 2014, le Kosovo était le seul territoire européen à apparaître sur l’atlas de l’intolérance édité par Le Figaro Magazine et qui recense les zones où les chrétiens ne peuvent vivre leur foi en paix. Aujourd’hui encore, en 2015, quatre sites chrétiens du Kosovo sont classés dans la catégorie « en péril » sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO…
Quelle est la situation actuelle des chrétiens de ce petit État de l’ex-Yougoslavie ? Vous évoquez des enclaves orthodoxes en milieu hostile.
Les 120.000 Serbes qui vivent encore au Kosovo sont parqués dans des enclaves. Une enclave, c’est un ghetto, une prison à ciel ouvert de laquelle on ne peut sortir sans risquer l’accrochage, l’agression, l’humiliation. Le Kosovo est parsemé de petites enclaves, comme autant de villages d’Astérix. Certaines enclaves comme Orahovac sont toujours protégées par des fils de fer barbelés, d’autres comme Zac sont sous la protection permanente de la police. Triste destin pour ces chrétiens quand on sait que le Kosovo comportait jadis la plus grande densité d’édifices chrétiens au monde et que c’est sur ce territoire qu’est née l’identité serbe. Le Kosovo est à la Serbie ce que l’Île-de-France est à la France. Aujourd’hui, les Serbes du Kosovo représentent un peu moins de 10 % de la population du Kosovo, qui est composée à 90 % d’Albanais musulmans.
Dans votre dernier bulletin, vous faites état des difficultés de votre aide humanitaire à pénétrer au Kosovo. Que s’est-il passé, et quelles sont les raisons qui vous ont obligés à rester une semaine à la frontière ?
En 10 ans et 35 convois humanitaires, je n’avais jamais vu cela. Les « difficultés à la douane » rencontrées lors du transit de notre aide de fin d’année sont un doux euphémisme pour qualifier cette triste expérience. Pourquoi empêcher le passage d’un camion chargé de 30 m3 d’aides, de vêtements neufs, de jouets à destination de la population chrétienne du Kosovo-Métochie ? Manifestement, la réponse est dans la question…
Le 17 mars, vous fêterez le 11e anniversaire de Solidarité Kosovo. Quel était votre but au départ ? Et pourquoi cet engagement personnel envers ce pays pourtant loin de nos préoccupations ?
Le but que nous nous sommes fixé au départ et que nous poursuivons aujourd’hui encore est d’« apporter une aide matérielle et morale aux populations serbes chrétiennes du Kosovo ». Pourquoi cet engagement personnel ? Les raisons sont multiples, mais je crois que les pogroms antichrétiens qui ont frappé le Kosovo en 2004 ont produit chez moi un déclic. Un pogrom, une violence faite à un peuple, où qu’ils se produisent, est odieux. Mais qu’ils se déroulent en Europe, à deux heures d’avion de Paris, me les rendait plus scandaleux encore. Car ces églises en flammes au Kosovo, c’était un bout de la civilisation européenne qui disparaissait.
Pouvez-vous dresser un bilan de ces onze années passées au service des Serbes qui se sont retrouvés, un beau jour, sous domination albanaise ?
Si l’esprit est resté le même, l’association a beaucoup évolué durant cette décennie. Notre bilan, c’est 35 convois humanitaires de 2004 à 2014. C’est plus d’une vingtaine de projets réalisés sur place en partenariat officiel avec l’Église du Kosovo, dans le domaine de la réhabilitation scolaire, du développement économique, du sport ou de l’aide à l’enfance. La valeur totale du matériel apporté (400 tonnes) dépasse les 2 millions d’euros.
Certes, nous n’avons pas changé le monde avec ça. Mais nous avons aidé des gens concrètement. Nous avons œuvré à ce que leur vie soit moins rude. Nous avons permis à quelques écoliers anonymes de pouvoir étudier en paix. Nous avons permis à quelques vieilles femmes oubliées d’avoir moins froid l’hiver. Nous avons rendu le sourire à quelques enfants. À tous, nous avons montré qu’il ne fallait jamais désespérer et que la solidarité n’était pas un mot abstrait.
Tout cela n’a été possible que grâce aux donateurs. Vers 2005, ils étaient une dizaine, ils sont aujourd’hui 10.000… L’association vit à 100 % de dons privés, ce qui nous garantit une liberté d’action et une indépendance totales. La petite association humanitaire grenobloise est ainsi devenue, en une décennie de travail acharné, la principale ONG à intervenir dans les Balkans.
Entretien réalisé par Floris de Bonneville
Pour aider Solidarité Kosovo, cliquer sur l'image

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Librairie du Monastère de la Transfiguration Mars 2015
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dimanche 15 mars 2015
Saint Païssios l'Athonite et alia... (2)
La nature loue Dieu
Les montagnes, les collines, les arbres, la mer et les poissons, tous louent Dieu.
Mais, parce que nous avons obscurci la compréhension de nos âmes, nous ne comprenons de cela que peu de choses, peu de choses...
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La puissance de la prière
La prière de Jésus te donne tellement de douceur, tellement de joie. Tellement, que tu dis: "Même si je vais en enfer, je n'aurai pas peur. J'y dirai aussi la prière!"
Staretz Ephraim de Katounakia
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Providence magnifique et inconnue
Nous vivons comme si nous ne ressentions pas la magnificence de la Divine Providence.
Dieu est très adroit. Nous ne pouvons comprendre Ses actions. Ne pensez pas que Dieu S'est trompé et qu'ensuite il a corrigé cela: Il ne fait pas de fautes. Il ne corrige rien.
Mais ce qu'est Dieu, dans Sa profondeur, dans Son essence, nous ne le savons pas! Nous ne pouvons sonder les desseins de Dieu.
Saint Père Porphyre
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L'amour d'une mère
Chacun de nous devrait avoir l'amour d'une mère. Même si ses enfants se rebellent, elle les aime tous.
Staretz Sophrony de Maldon
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Il est temps de Lui ouvrir la porte
Le Christ vient de nombreuses fois frapper à ta porte.
Tu Lui demandes d'aller dans le salon de ton âme et tu t'occupes à d'autres tâches, et tu oublies le grand Visiteur.
Il attend que tu apparaisses, et quand une longue période de temps s'est écoulée, Il se lève et part.
La fois suivante, tu es tellement occupé, tu Lui réponds depuis la fenêtre. Tu n'as pas le temps, même de Lui ouvrir la porte.
Staretz Amphilochios Makris de Patmos
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Ne méprise aucune vertu
Ne méprise aucune vertu, et plus spécialement la justice et la miséricorde. Tu peux être sanctifié à n'importe quel moment par ta manière de faire n'importe quelle chose.
Saint Païssios l'Athonite
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La paix et la puissance
Dans une pièce calme (de préférence après un peu de lecture spirituelle ou après avoir allumé la lampade devant les icônes et après l'encensement), autant que possible à l'écart du bruit et des préoccupations, lorsque tu es libre de toute pensée et calcul, laisse ton intellect descendre dans ton cœur et récite la prière: "Seigneur, Jésus-Christ, aie pitié de moi, pécheur."
De quelle paix et de quelle puissance nos âmes bénéficient-elles dans ce silence en Dieu...
Comme cela nous permet, pendant les autres heures de la journée, de conserver notre paix, sans l'irritabilité, la tension et l'anxiété, avec tous nos pouvoirs, dans l'harmonie et l'unité...
Georges Kapsanis,
higoumène du monastère athonite de Grigoriou
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Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
ΠεμπτουσίαFEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX
2/15 mars
3ème dimanche de Carême – de la Croix
Saint
Théodote, évêque de Cyrène (vers 326) ; saint Arsène, évêque de Tver
(1409) ; sainte martyre Euthalie (257) ; saint martyr Troadios
(III) ; saint Agathon d’Égypte (V). 440 martyrs d’Italie (579). Icône de la Mère de Dieu,
dite « Souveraine » (1917).
Liturgie
de saint Basile le Grand
Lectures:
Hébr. IV, 14 - V, 6 ; / Mc VIII, 34 - IX, 1
AU
SUJET DU DIMANCHE DE LA VÉNÉRATION DE LA SAINTE CROIX
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A
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u milieu du Carême, l’Église expose la
Croix à la vue des fidèles, afin d’affermir ceux qui jeûnent et de les
encourager à continuer leur labeur, par le souvenir de la Passion du Seigneur.
La vénération de la Croix continue durant la quatrième semaine du Carême,
jusqu’au vendredi. Le sens de la fête est indiqué par le synaxaire du jour : « puisque, lors du carême de quarante jours,
nous sommes, nous aussi, en quelque sorte crucifiés (...) et ressentons une
certaine amertume, étant abattus et découragés, la vénérable et vivifiante Croix est exposée pour nous
redonner courage et force, nous rappelant les souffrances du Christ, et nous
consolant (...)De même que ceux qui accomplissent un voyage long et difficile, alors qu’ils sont fatigués,
s’ils trouvent un arbre au feuillage épanoui, se reposent à son ombre et, comme régénérés, continuent leur
chemin. De même, au temps du carême, au milieu du chemin étroit et pénible, les
Saints Pères ont planté la Croix vivifiante, nous amenant le repos et la
fraîcheur, pour que nous puissions courageusement et facilement achever le
reste du chemin... » Dans le but de nous encourager encore plus à faire
œuvre de patience dans les labeurs ascétiques, la Sainte Église nous rappelle
en ce jour, afin de nous consoler, la fête de Pâques qui s’approche, en
chantant les souffrances du Sauveur en même temps que Sa joyeuse Résurrection :
« Nous adorons Ta Croix ô Maître et nous
chantons Ta sainte Résurrection ».
Au lieu du Trisaghion, on chante :
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Kpeсту́ Tвоему́ покланя́емся Влады́ко и свято́е Bocкресе́ніe Твое́ сла́вимъ.
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Nous
adorons Ta Croix ô Maître et nous chantons Ta sainte Résurrection.
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Tropaire du dimanche, 7ème ton
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Pазрyши́лъ ecи́
Кресто́мъ Tвои́мъ сме́рть, отве́рзлъ ecи́ разбо́йнику pа́й, мироно́сицамъ
пла́чь преложи́лъ ecи́ и aпо́столомъ проповѣ́дати повелѣ́лъ ecи́, я́ко
воскре́слъ ecи́, Xpистé Бо́же, да́руяй мípoви вéлiю ми́лость.
|
Tu as détruit la mort par Ta Croix, Tu as ouvert le paradis au
larron, Tu as transformé le
pleur des myrophores, et ordonné à Tes Apôtres de prêcher que Tu es
ressuscité, Christ Dieu,
accordant au monde la grande miséricorde.
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Tropaire de la Croix, ton 1
|
Спаси́, Го́споди,
лю́ди Твоя́ и благослови́ достоя́ніе Tвое́, побѣ́ды правосла́внымъ
христіáномъ на сопроти́вныя да́руя, и твое́ coxpaня́я Кресто́мъ твои́мъ
жи́тельство.
|
Seigneur,
sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la
victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.
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Kondakion
de la Croix, ton 7
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Не ктому́
пла́менное оpýжіе xpaни́тъ вра́тъ Еде́мскихъ; на ты́я бо на́йде пресла́вный
coýзъ дре́во кре́стное, сме́ртнoe жа́ло, и а́дова побѣ́да прогна́ся;
предста́лъ бо ecи́ Cпáce мой, вопія́ cýщымъ во а́дѣ : вни́дите па́ки въ
páй.
|
Désormais le glaive de feu ne
garde plus la porte de l’Eden, car le bois de la Croix l’empêche de
flamboyer ; l’aiguillon de la mort est émoussé, la victoire échappe à
l’enfer ; ô mon Sauveur, Tu es venu dire aux captifs de l’enfer :
entrez à nouveau dans le paradis !
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Au lieu de « Il est digne en vérité... », ton 8
|
О Teбѣ́
páдуeтся, Благода́тная, вся́кая твápь, Áнгельскій coбópъ и
человѣ́ческiй póдъ, ocвяще́нный xpáме и paю́ слове́сный, дѣ́вственнaя
пoxвaлó, изъ Heя́же Бо́гъ воплоти́cя, и Mладе́нецъ бы́́сть, пpéжде вѣ́къ
сы́й Бо́гъ нáшъ; Ложесна́ бо
Tвоя́ пpecто́лъ coтвopи́, и чpéво Tвое́ простра́ннѣe небécъ coдѣ́лa. О
Teбѣ́ páдуeтся Благода́тная, вся́кая твápь, cлáва Teбѣ́.
|
En Toi
se réjouissent ô Pleine de Grâce, toute la création, le chœur des anges et le
genre humain. Ô Temple sanctifié, ô paradis spirituel, ô Gloire virginale,
c’est en Toi que Dieu s’est incarné, en Toi qu’est devenu petit enfant Celui
qui est notre Dieu avant tous les siècles. De Ton sein, Il a fait un trône
plus vaste que les cieux. Ô Pleine de Grâce, toute la création se réjouit en
Toi. Gloire à Toi.
|
HOMÉLIE DE ST JEAN CHRYSOSTOME SUR LE
JEÛNE
(suite)
Vous voyez comme Dieu s'irrite
lorsqu'on dédaigne le jeûne: écoutez comme il s'apaise lorsqu'on le pratique.
Vous méprisez le jeûne, Dieu porte contre vous une sentence de mort;
vous le pratiquez, Dieu la révoque. Comme il voulait vous montrer toute la
vertu de ce pieux exercice, il lui a donné le pouvoir de rappeler des voies du
trépas et de ramener à la vie des hommes déjà condamnés, déjà sous le poids
d'une sentence et qu'on traînait au supplice, et cet effet ne s'est pas étendu
à deux ou trois, à vingt hommes seulement, mais à tous les Ninivites. Une ville
immense et magnifique, couchée dans la poussière, sur le bord du précipice,
allait recevoir du ciel le coup qui devait la faire rouler dans l'abîme,
lorsque le jeûne, comme une vertu survenue d'en-haut, l'a arrachée des portes
de la mort et l'a ramenée à la vie. Mais déroulons ensemble des pages de cette
grande histoire. Le Seigneur adressa la parole à Jonas, dit l'Écriture, allez, lui dit-il, dans la grande ville de Ninive.
(Jon. 1, 12.) D'abord Dieu cherche à intéresser le prophète, dont il prévoit
la fuite, par la grandeur et l'importance de la ville. Mais entendons
la prédiction : Encore trois jours, et Ninive sera détruite. (Id.
III, 4.) Pourquoi annoncer à l'avance tout le mal que vous allez faire? —Afin
de n'être pas obligé d'accomplir ce que j'annonce. Ainsi, vous l'entendez, Il
menace ce peuple des feux de l'enfer, pour ne pas l'y jeter. Que Mes paroles,
dit-Il, vous inspirent un salutaire effroi, afin que vous n'en
éprouviez pas l'effet. Pourquoi resserre-t-Il le temps dans un si court
espace? C'est pour nous montrer toute la vertu de ces barbares, je
veux dire des Ninivites qui, en trois jours, savent écarter de leurs têtes les
maux qu'avaient mérités leurs crimes. C'est aussi pour que vous admiriez la
clémence de Dieu, dont une pénitence de trois jours suffit pour désarmer le
courroux, et que vous ne tombiez pas dans l'abattement, quel que soit
d'ailleurs le nombre de vos péchés. En effet, de même qu'une âme engourdie dans
la paresse ne travaille que faiblement à son salut et à sa réconciliation avec
Dieu, quoiqu'elle ait tout le temps nécessaire à la pénitence, de même une âme
embrasée d'une sainte ardeur, et qui s'empresse de se laver de ses péchés dans
les eaux de la pénitence, peut, dans un court espace de temps, effacer jusqu'à
la trace de ses souillures. Pierre n'a-t-il pas renié trois fois son maître
? Trois fois n'a-t-il pas juré qu'il ne Le connaissait pas? Les
paroles d'une misérable servante n'avaient-elles pas glacé son courage ? Eh
bien ! A-t-il eu besoin de plusieurs années de pénitence? Non, sans
doute, il s'est relevé la même nuit qu'il était tombé ; blessure et remède se
sont suivis de près; malade, il a recouvré soudain la santé. Comment? Par son
repentir et par ses larmes. Que dis-je? Par des torrents de larmes
qu'il versa. Car l'Évangéliste ne dit pas seulement qu'il pleura,
mais qu'il pleura amèrement. (Matt. XXVI, 75.) Il n'y a
pas d'expression assez forte pour peindre l'abondance de ses pleurs ;
l'événement le fait voir clairement. Après cette chute déplorable sans doute,
puisque rien ne peut égaler l'horreur de ce reniement honteux, après cette
chute, Pierre remonte à sa dignité première, et Dieu lui confie le gouvernement
du monde entier, et ce qu'il y a de plus admirable, il nous le montre plus
attaché au Seigneur que tous les apôtres ensemble. Pierre, lui
dit-Il, m'aimez-vous plus que ne font ceux-ci? (Jean, XXI, 15.)
Est-il un exemple plus éclatant de ce que peut le repentir? Pour qu'on ne dise
pas que si Dieu a pardonné aux Ninivites, cela n'a rien d'étonnant, puisque
c'étaient des hommes grossiers et ignorants, et pour que l'on n'atténue pas la Miséricorde
Divine en s'autorisant de ces paroles: Le serviteur qui n'aura pas su
la volonté de son maître, et qui ne l'aura pas exécutée, sera moins battu (Luc,
XII, 48), voilà Pierre qui vient rendre témoignage : Pierre connaissait
parfaitement cette Sainte Volonté. Cependant, tombé de si haut et si bas, il
recouvre toute la confiance du Sauveur. Vous-même, donc, quelque faute que vous
ayez commise, ne désespérez pas de votre Salut. Ce qu'il y a de plus terrible
dans le péché, c'est d'y persévérer. Il n'y a pas de chute plus lourde que
celle dont on ne saurait se relever; c'est ce malheur qui arrache des larmes
des yeux de Paul, des soupirs de sa poitrine. Puisse Dieu, dit-il,
lorsque je serai revenu chez vous, ne pas m'humilier! Puissé-je ne pas être
obligé d'en pleurer plusieurs, non-seulement de ceux qui auront péché, mais de
ceux qui, étant tombés dans des impuretés, dans des fornications et des
dérèglements infâmes, n'en auraient point fait pénitence. (II Cor.
XII, 21.) Certes il n'y a pas pour la pénitence de temps plus propice que le
temps du jeûne. Mais je reviens à l'histoire de Ninive. Le prophète
entendant ces paroles descendit au rivage de Joppé, pour se retirer à Tarsis,
et fuir de devant la face du Seigneur. (Jon. I, 3.) Homme, où donc
fuis-tu? N'as-tu pas entendu la voix du Prophète? Où irai-je pour
me dérober à votre esprit? Et où m'enfuirai-je de devant votre face? (Ps.
CXXXVIII, 7.) Sur la terre? Mais la terre et tout ce qu'elle
renferme est au Seigneur. (Ps. XXIII, 1.) Dans l'enfer? Si j'y descends,
Tu y es encore. (Ps. CXXXVIII, 8.) Dans le ciel? Si j'y monte, Tu y es.
(Ibid. 10.) Dans la mer? Ta main m'y soutiendra. Jonas l'éprouva.
Mais la nature du péché est telle, qu'il jette les âmes dans les ténèbres de
l'ignorance. Quand l'ivresse, en rendant la tête pesante, éteint en l'homme la
lumière de la raison, il marche au hasard et sans rien voir, et tombe dans le précipice,
le gouffre ouvert sous ses pas; c'est ainsi que ceux qui pèchent sont enchaînés
par les liens d'une sorte d'ivresse et ne savent plus ce qu'ils font; le
présent et l'avenir échappent à leurs yeux éblouis. Dites-moi, est-ce le
Seigneur que vous fuyez? Attendez un peu, et l'événement vous prouvera que la
mer elle-même, son esclave obéissante, ne saurait vous soustraire à Son
pouvoir. Jonas, en effet, avait à peine mis le pied sur le vaisseau, que la mer
souleva ses flots et amoncela ses vagues comme des montagnes; et de même qu'une
servante fidèle, venant à rencontrer un de ses compagnons fuyant loin de son
maître après lui avoir fait un larcin, ne le quitte pas et fait auprès de ceux
qui voudraient le recevoir tous ses efforts pour les en détourner, jusqu'à ce
qu'enfin elle le ramène à la maison; de même la mer, reconnaissant en Jonas
l'esclave fugitif, suscite aux matelots mille embarras, fait naître mille
obstacles, gronde, élève sa grande voix, non pas pour le condamner, mais pour
menacer le vaisseau et ceux qui le montent d'un prochain naufrage, s'ils ne lui
rendent pas celui qui, comme elle, doit obéir au Seigneur. Que firent donc les
matelots? Ils jetèrent dans la mer la charge du vaisseau qui n'en fut
pas soulagé (Jon. I, 5) ; car le même fardeau y était resté, le corps
du prophète, charge pesante, moins par elle-même que par la grandeur du péché.
Car rien n'est plus lourd en effet que le péché et la désobéissance.
LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Jn.
XX, 11-18
Liturgie : Hébr. VI, 13-20 ; Hébr. XII, 1-10 / Mc IX, 17-31 ; Matth. XX, 1-16
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