"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

jeudi 16 septembre 2010

Le staretz et l'athée (2)


Staretz Epiphanios
Athée: Exclues-tu la possibilité que dans le cas du Christ, c'était juste un incident de mort apparente? L'autre jour, les journaux ont relaté que quelqu'un en Inde avait été enterré et trois jours plus tard, ils l'ont exhumé et il était encore vivant.

Staretz Epiphanios: Mon pauvre enfant! Je vais encore rappeler les paroles du bienheureux Augustin : "Ô infidèles, vous n'êtes pas méfiants, en effet, vous êtes les plus crédules de tous. Vous acceptez les choses les plus invraisemblables et les plus irrationnelles, les plus contradictoires, pour nier un miracle! "

Non, mon enfant. Ce n'était pas avec le Christ un cas de mort apparente. Tout d'abord, nous avons le témoignage du centurion romain, Pilate, qui nous rassure: la mort du Christ était une certitude.

Ensuite, notre Evangile nous apprend que le jour même de Sa résurrection, le Seigneur a parlé avec deux de ses disciples, en marche vers Emmaüs, qui était à plus de dix kilomètres de Jérusalem.

Peux-tu imaginer quelqu'un qui pourrait passer par toutes les tortures que le Christ a subies, et trois jours après sa "mort apparente", revienne? En tout état de cause, il devrait être nourri de soupe au poulet pendant quarante jours, afin d'être en mesure d'ouvrir les yeux, et certainement pas marcher et parler comme si rien ne s'était passé!

Quant à l'Hindou, amène-le ici pour être fouetté avec un fléau, sais-tu ce qu'est un fléau? Il s'agit d'un fouet, dont les lanières ont chacune un morceau de plomb ou un morceau d'os cassé ou des clous pointus attachés à leur extrémités. Amène-le ici, afin que nous puissions le fouetter, puis mettre de force une couronne d'épines sur la tête, le crucifier, lui donner à boire du fiel et  du vinaigre, puis lui percer le côté avec une lance, le mettre dans un tombeau, puis, s'il revient d'entre les morts, alors nous pouvons parler.

Athée: D'accord, mais tous les témoignages que tu as invoqués appartiennent à des disciples du Christ. Ya-t-il un témoignage sur cette question, qui ne vienne pas du cercle de Ses disciples? Y a-t-il des historiens par exemple, qui peuvent certifier la résurrection du Christ? Si oui, alors je crois aussi ce que tu dis.

Staretz Epiphanios:  Pauvre enfant! Tu ne sais pas ce que tu dis maintenant! S'il y avait eu de tels historiens qui avaient été témoins du Christ ressuscité, ils auraient été obligés de croire à la résurrection et l'auraientt enregistré en tant que croyants, dans ce cas, tu aurais de nouveau rejeté leur témoignage, tout comme tu as rejeté le témoignage de Pierre, le témoignage de Jean, etc... Comment peut-il être possible, pour quelqu'un d'être réellement témoin de la Résurrection et encore, de ne pas devenir chrétien? Tu demandes une volaille rôtie, sur une brochette de cire, qui chante aussi! Cela ne peut tout simplement pas se faire!

Je te rappelle que, puisque tu demandes des historiens, ce que j'ai dit précédemment: les vrais historiens sont  les apôtres.

Néanmoins, nous avons le témoignage du genre que tu demandes, et c'est par une personne qui n'appartenait pas au cercle de Ses disciples: c'était Paul. Paul, non seulement n'était pas disciple du Christ, il a sans relâche effectivement persécuté l'Eglise du Christ.

Athée: On dit que Paul a souffert d'insolation et que c'était la cause de son hallucination.

Staretz Epiphanios: Mon enfant, si Paul était halluciné, la chose qui serait venue à la surface, aurait été son subconscient. Et dans le subconscient de Paul, les patriarches et les prophètes auraient été mieux positionnés. Il aurait halluciné au sujet d'Abraham et de Jacob et de Moïse, et non pas de Jésus, qu'il considérait comme un agitateur et un imposteur!

Peux-tu imaginer une grand-mère vieille et fidèle voyant Bouddha ou Jupiter dans son rêve ou son délire? Elle verrait très probablement Saint Nicolas ou Sainte Barbara, parce qu'elle croit en eux.

Une dernière chose. Avec Paul, nous avons, comme le note Papini, les phénomènes miraculeux suivants : Tout d'abord, le caractère abrupt de sa conversion. Directement de l'infidélité à la foi. En l'absence de stade intermédiaire préparatoire. Deuxièmement, la fermeté de sa foi.Aucune hésitation, aucun doute. Et troisièmement, sa foi a duré toute une vie. Crois-tu que toutes ces choses peuvent se produire après un cas d'insolation? Elles ne peuvent en aucun cas être attribuées à une telle cause. Si tu peux expliquer comment, alors explique-le. Si tu ne peux pas, alors tu dois admettre le miracle. Et il faut savoir que pour un homme de son temps, Paul a été exceptionnellement bien formé. Il n'était pas une petite personne moyenne, qui a été totalement désemparée.

Je vais aussi ajouter quelque chose. Nous aujourd'hui, mon enfant, vivons dans une époque exceptionnelle. Nous vivons le miracle de l'Eglise du Christ.

Lorsque le Christ a dit de Son Eglise que «les portes de l'Hadès ne prévaudront pas contre elle" (Matthieu 16:18), Ses disciples étaient très peu nombreux. Près de deux mille ans ont passé, depuis ce jour. Les empires ont disparu, les systèmes philosophiques ont été oubliés, les théories du monde se sont effondrées. Mais l'Eglise du Christ demeure indestructible, malgré les persécutions continues et dramatiques qu'elle a subies. N'est-ce pas un miracle?

Et une dernière chose. Dans l'Évangile de Luc il est dit que lorsque la Sainte Mère visité Elizabeth (la mère de Jean-Baptiste) après l'Annonciation, elle a été accueillie par les mots: "Tu es bénie entre toutes les femmes". Et la Sainte Mère a répondu comme suit: "Mon cœur exalte le Seigneur. Voici, à partir de ce jour, toutes les générations me diront bienheureuse "(Magnificat).

Qui était la Sainte Mère à cette époque? Elle était juste une jeune fille obscure de Nazareth. Combien la connaissaient? Et pourtant, depuis ce jour, des impératrices ont été oubliées, des noms de femmes distinguées ont été éteints, les mères et les épouses des grands généraux sont allés dans l'oubli. Qui se souvient, ou connaît même, la mère de Napoléon ou la mère d'Alexandre le Grand? Presque personne. Mais, des millions de lèvres dans toutes les longueurs et l'étendue du monde, à travers les âges,  vénèrent l'humble jeune fille de Nazareth, "plus vénérable que les Chérubim et incomparablement plus glorieuse que les Séraphim". Sommes-nous, ou ne sommes-nous pas, nous le peuple du XXe siècle en ce jour et à cette heure, la vérification de ces paroles de la Sainte Mère?

Les mêmes choses sont observées dans un prophétie "secondaire" du Christ: alors qu'il se trouvait à la maison de Simon le lépreux, une femme vint à lui et lui versa une huile parfumée onéreuse sur la tête. Le Christ a commenté ce geste disant: "Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu'elle a fait." (Matthieu, 26: 13). Maintenant, de quelle taille était le cercle de ses disciples à l'époque, de sorte qu'on pourrait dire qu'ils se sont surpassés pour que la prophétie de leur Maître puisse être accomplie? Surtout une prophétie comme celle-ci, qui, selon les normes mondiales d'aujourd'hui, est sans importance pour la plupart des gens.

Est-ce là ou n'est-ce pas là des miracles? Si tu le peux, explique-le. Mais si tu ne peux pas le faire, alors admets-les en tant que tels.

Athée: Je dois admettre que tes arguments sont assez solides. Mais je voudrais te demander une chose: Ne penses-tu pas que le Christ a laissé Son œuvre inachevée? Ou alors Il nous a abandonnés. Je ne peux imaginer un Dieu qui resterait indifférent à la souffrance de l'humanité. Nous sommes ici-bas à peiner, tandis que Lui, là-haut, reste apathique.

Staretz Epiphanios: Non, mon enfant. Tu n'as pas raison. Le Christ n'a pas laissé Son œuvre inachevée. Au contraire, Il est un cas unique dans l'histoire où une personne avait la certitude que sa mission était accomplie, et qu'elle n'avait plus rien à faire ou à dire.

Même le plus grand des philosophes, Socrate, qui a parlé et enseigné pendant toute sa vie, et qui vers la fin a composé une "Apologie" complexe, aurait encore plus à dire, s'il avait vécu.

Seul le Christ, dans un laps de temps de trois ans,  enseigna ce qu'il avait à enseigner, a fait ce qu'il avait à faire, et finit par dire (sur la Croix): "Tout est accompli". Un autre échantillon de Sa perfection divine et de Son autorité.

Quant à l'abandon que tu as mentionné, je peux comprendre ton inquiétude. Sans le Christ, le monde serait un théâtre de folie. Sans le Christ, tu ne peux pas expliquer quoi que ce soit: pourquoi y a-t-il des épreuves, pourquoi des injustices, pourquoi des échecs, pourquoi les maladies, pourquoi, pourquoi, pourquoi... Des milliers de monumentaux "pourquoi".

Essaie de comprendre! L'homme ne peut pas aborder tous ces "pourquoi" avec sa logique finie. Ce n'est qu'à travers le Christ que tout peut être expliqué. Toutes ces épreuves ne font que nous préparer pour l'éternité. Peut-être qu'alors, nous pourrions être honorés par le Seigneur d'une réponse à certains de ces «pourquoi».


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Hésychie (272)



Ne te vante de la faveur de Dieu
Que lorsque frappé par l'épreuve
Tu peux encore Le louer
Et garder le cœur en prière



上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Evénements graves en Serbie




Badge "LE KOSOVO C'EST LA SERBIE"

Plusieurs événements d’une extrême importance se sont passés ces dernières semaines dans le sud de la Serbie. Passés inaperçus dans la presse européenne, ils sont les témoins capitaux d’une nouvelle crise qui s’annonce.

Les musulmans de Novi Pazar (Sandjak, sud de la Serbie) ont affronté la police serbe le 7 septembre dernier. Un litige cadastral pour la construction d’une école a servi de prétexte à la revendication d’un Sandjak musulman indépendant. Après les affrontements qui ont faits plusieurs blessés du côté de la police serbe, des musulmans de Bosnie (le pays voisin) ont renchéri en demandant « l’envoi sur place d’observateurs européens ». Par cette ingérence dans les affaires internes à la Serbie, ils mettent clairement en cause la réaction parfaitement légitime et proportionnée du pouvoir de Belgrade dans cette affaire. Imagine-t-on quelque pays africain ou musulman réclamant des observateurs internationaux après chaque émeute en France ?

Ces musulmans de Bosnie envoient également un signal fort à Belgrade en lui rappelant qu’ils n’hésiteront pas à faire appel à l’UE pour promouvoir la création d’une zone musulmane autonome supplémentaire au sein de la Serbie. La méthode est toujours la même : évoquer le non respect « des droits de l’Homme », agiter le spectre du génocide et émouvoir par le mensonge et la désinformation. Utilisant une Union Européenne incapable de voir où sont ses intérêts propres, cette stratégie semble malheureusement toujours fonctionner.

Cette rébellion du Sandjak couplée à l’ingérence bosniaque intervient au moment où la Serbie souhaitait proposer une nouvelle résolution sur le Kosovo au conseil de sécurité de l’ONU. Cela a fait dire à certains observateurs politiques serbes que le but premier de tout cela était de faire pression sur Belgrade afin que la Serbie adoucisse sa position sur le Kosovo. Et c’est justement ce qu’elle a fait en proposant une résolution prise de concert avec l’UE…

C’est dans ce même sandjak musulman que dimanche dernier suite à la victoire de la Turquie sur la Serbie lors d’un match de Basket-ball, des manifestations spontanées ont eu lieu au cri de « Ici c’est la Turquie, pas la Serbie » avec les drapeaux à croissants qui vont avec.

Au même moment au Kosovo plusieurs centaines d’Albanais franchissaient le pont de Kosovska Mitrovica et envahissaient la dernière zone serbe du Kosovo qui résiste encore. Les premiers Serbes à venir défendre le pont n’étaient qu’une dizaine et ont été grièvement blessés. Ce sont eux qui ont pu donner l’alerte, ce qui a très vite permis à plusieurs centaines de Serbes de faire face et de repousser l’attaque albanaise. Des coups de feu tirés depuis la zone musulmane ont terminé ce bref mais très violent affrontement. Un Serbe et un militaire français ont été blessés par balle. Cette attaque albanaise n’était pas seulement une ratonade antiserbe. Des miliciens armées y ont pris part et elle s’inscrit de manière violente dans la politique de l’Etat albano-kosovar de faire tomber cette dernière zone de résistance qu’est le nord de Kosovska Mitrovica.

Et que fait l’Occident ? Pas grand-chose. Les soldats de l’OTAN montent une garde symbolique qui n’assure qu’une protection minimale. Elle est incapable de protéger les populations serbes lorsque des situations imprévues apparaissent. Dans une région d’Europe soumise à la terreur musulmane, il est également choquant de constater le silence médiatique qui entoure ces évènements et l’absence des grandes organisations caritatives. Hélas, ces associations se mobilisent quand elles peuvent espérer de bonnes retombées publicitaires. Or, il n’y a rien à gagner en venant en aide aux Serbes du Kosovo.

Quand l’Occident refuse de s’impliquer, quand les «humanitaires» détournent le regard, quand les journalistes se taisent, que reste-t-il ? Il reste vous et moi, des Français ordinaires révoltés par l’injustice.

Cette révolte qui nous anime depuis 2004 nous l’avons toujours transformée en actions. Suite à ces récents évènements je me rendrai dans les semaines à venir dans le sud de la Serbie en compagnie d’un bénévole de l’association Solidarité Kosovo afin de mettre en place de nouvelles stratégies de soutien.

Tant que l’injustice dont sont victimes les Serbes du Kosovo persistera nous serons à leurs côtés. Ils ne lâchent pas, nous ne les abandonnerons pas !

Arnaud Gouillon, président de Solidarité Kosovo



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Solidarité Kosovo
BP 1777
38220 VIZILLE
Soutien aux Serbes du Kosovo Métochie depuis 2004 !

mercredi 15 septembre 2010

Le staretz et l'athée (1)



Staretz Epiphanios

Un matin, le staretz Epiphanios (Theodoropoulos) était en conversation avec deux ou trois visiteurs à son domicile. L'un d'eux était un idéologue communiste athée. Tout à coup, quelqu'un du dehors se précipita à l’intérieur, et les informa que la ville d'Athènes avait été inondée de photos de Mao Tse Toung, avec l'inscription "Gloire au grand Mao". C'était le jour où le dictateur chinois était mort.

Staretz Epiphanios: C'est ainsi que sont les choses, mon enfant. Les athées n'existent pas. Seuls les idolâtres existent, qui enlèvent le Christ de son trône et à sa place y intronisent leurs propres idoles. Nous disons: "Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit". Ils disent: "Gloire au grand Mao". Vous choisissez celui que vous préférez.



Athée: Tu choisis également ta drogue, grand-père. La seule différence, c'est que tu l'appelles Christ, d'autres l'appellent Allah, ou Bouddha, etc, etc ...


Staretz Epiphanios: Mon enfant, le Christ n'est pas une drogue. Le Christ est le Créateur de l'univers entier. Il est Celui Qui gouverne tout avec sagesse, de la multitude de galaxies infinies, jusques dans les moindres particules du microcosme. Il nous a donné la vie à nous tous. Il est le Seul Qui t’a amené dans ce monde et t’a donné tant de liberté, que tu peux réellement douter de Lui, et même Le refuser.

Athée: Grand-père, c'est ton droit de croire à toutes ces choses. Mais cela ne signifie pas qu'elles sont vraies. As-tu des preuves?

Staretz Epiphanios: Tu penses que tout cela n'est qu'un conte de fées, n'est-ce pas?

Athée:….( silence) Naturellement.

Staretz Epiphanios: As-tu la preuve que c’est un conte de fées? Peux-tu prouver que ce que je crois est faux?

Athée: :….( silence)

Staretz Epiphanios: Tu n’as pas répondu, parce que tu n’as pas de preuve non plus. Ce qui veut dire, tu crois que ce sont des contes de fées. Je t’ai parlé de croire, lorsque j'ai parlé de Dieu, toi, cependant, bien que rejetant ma conviction, tu crois essentiellement dans ton infidélité, puisque tu ne peux pas donner des preuves non plus. Cependant, je dois te dire que ma conviction n'est pas quelque chose d’imaginaire; Il a certains événements surnaturels, sur lesquels elle est fondée.

Athée: Juste une minute! Puisque nous parlons de croire, que dirais-tu aux musulmans ou aux bouddhistes, par exemple? Parce qu'ils parlent aussi de croire. Et ils ont aussi un niveau élevé de morale. Pourquoi ta croyance est-elle meilleure que la leur?

Staretz Epiphanios: Alors! Le critère de la vérité est censé être jugé par cette question que tu poses? Parce que la vérité est très certainement une; les vérités ne peuvent être nombreuses. La question est, qui est le détenteur de la vérité? C'est la grande question. Par conséquent, il ne s'agit pas d'une croyance meilleure ou pire! C'est la question de l’unique vraie croyance!

Je suis d'accord, que les autres croyances ont aussi des enseignements moraux. Naturellement, les enseignements moraux du christianisme sont incomparablement supérieurs. Mais, nous ne croyons pas en Jésus-Christ à cause de son enseignement moral. Ou pour son invitation à «s'aimer», ou pour ses sermons sur la paix et la justice, la liberté et l'égalité. Nous croyons en Jésus-Christ, parce que Sa présence sur terre a été accompagnée par des événements surnaturels, qui étaient un signe qu'Il est Dieu.

Athée: Écoute, je reconnais que le Christ était un philosophe et un grand révolutionnaire, mais on va pas faire de Lui un dieu maintenant...

Staretz Epiphanios: Mon cher enfant! Tous les grands mécréants de l'histoire ont été heurtés par ce détail. L'arête de poisson qui était coincée dans leur gorge, qu’ils ne pouvaient tout simplement pas avaler, c'est exactement ce qui suit: Que le Christ est aussi Dieu.

Beaucoup d'entre eux étaient prêts à dire à Dieu: "Ne dis à personne que Tu es Dieu incarné, il suffit de dire que Tu es un humain ordinaire, et nous serons plus prêts à Te diviniser. Pourquoi veux-Tu être un Dieu incarné, et non pas un homme divinisé? Nous sommes prêts à Te glorifier, à Te proclamer comme le plus grand parmi les hommes, le plus saint, le plus éthique, le plus noble, l'inégalable, le seul et unique, Celui Qui est sans précédent... N'est-ce pas assez pour Toi?

Ernest Renan, c'était le chef de chœur de ceux qui niaient la divinité, tonne ce qui suit, en ce qui concerne le Christ: "Pendant des dizaines de milliers d'années, le monde sera élevé grâce à Toi", et "Tu es la pierre angulaire de l'humanité, si on devait mettre Ton nom loin de ce monde, ce serait comme briser ses fondements et "les éons proclament que, parmi les fils des hommes, il ne naquit jamais personne qui pourrait Te surpasser ". Mais c'est là que Renan et ses semblables s’arrêtent. Leur phrase suivante est: "Mais Tu n’es pas Dieu,!"

Et ces pauvres diables ne voient pas que toutes ces choses constituent une tragédie indescriptible! Leur dilemme est inévitablement implacable: soit le Christ est Dieu incarné, dans ce cas, Il est en effet, et alors seulement, le plus éthique, le plus saint et le plus noble personnage de l'humanité, ou bien, il n'est pas Dieu incarné, dans ce cas, il ne saurait être aucun de ceux des caractères mentionnés. En fait, si le Christ n'est pas Dieu, alors nous parlons de la plus horrible, la plus atroce et le plus méprisable existence dans l'histoire de l'humanité.

Athée: Qu'est-ce que tu viens de dire?

Staretz Epiphanios: Exactement ce que tu as entendu! C’est peut être une déclaration de poids, mais elle est absolument vraie. Et je vais te dire pourquoi.

Permets-moi de demander: Qu'est-ce que tous les vrais grands hommes disent d’eux-mêmes ou quelle opinion ont-ils d'eux-mêmes?

Le plus sage "de tous les hommes", Socrate, a proclamé:  "J'en suis venu à savoir une chose: c’est que je ne sais rien".

Tous les hommes importants dans l'Ancien et le Nouveau Testament, d'Abraham et Moïse, jusques à Jean-Baptiste et à l'apôtre Paul, se caractérisent comme "terre et cendres", "misérables", "monstruosités", etc... 

Mais, curieusement, l'attitude de Jésus est bien contraire! Et je dis curieusement, car il aurait été naturel et logique pour Lui d'avoir une attitude similaire. En fait, étant de loin supérieur et dépassant tous les autres, Il aurait dû avoir une opinion encore plus basse et humble de Lui-même. Éthiquement plus parfait que tout autre, il aurait dépassé tout le monde et n'importe qui dans l'auto-reproche et l'humilité, depuis le moment de la création du monde jusques à la fin du Temps.

Mais, l'inverse est observé!

Tout d'abord, il proclame qu'Il est sans péché: "Qui parmi vous me convaincra de péché?" (Jean, 8:46). "Le seigneur de ce monde vient, et il ne trouve rien en Moi." (Jean, 14: 30)

Il énonce aussi des idées très élevées de Lui-même: "Je suis la lumière du monde" (Jean, 8, 12); "Je suis le chemin, la vérité et la vie" (Jean, 14: 6).

Mais, en dehors de ça, Il projette également la demande d'un dévouement absolu à Sa personne. Il pénètre même la plus sainte des relations de l'homme, et dit: "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi,  et quiconque aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi "(Matthieu, 10: 37). "Je suis venu dresser l'homme contre son père et la fille contre sa mère, et la bru contre sa belle-mère" (Matthieu, 10: 35). Il demande même une vie et une mort de martyr de ses disciples: "Ils vous livreront aux conseils et vous fouetteront dans leurs synagogues, et vous serez traînés devant des chefs et des rois à cause de moi... Et le frère livrera son frère à la mort et le père son fils, et les enfants seront en révolte contre leurs parents et les mettront à mort... Et vous serez haïs de tous, pour l’amour de Mon Nom... Et celui qui persévérera jusques à la fin,  sera sauvé... Ne craignez pas ceux qui détruisent le corps... Celui que Me reniera devant les hommes, Moi aussi Je le renierai... Celui qui perdra son âme à cause de Moi, la gagnera "(Matthieu, 10, 17 et suivants).

Et maintenant je te le demande: quelqu’un a-t-il jamais osé demander des autres pour lui-même l'amour de l'humanité, leur demandant de sacrifier même leur vie? Quelqu’un a-t-il jamais osé proclamer Son absence absolue  de péché? Quelqu’un a-t-il jamais osé prononcer les mots: "Je suis la Vérité"? (Jean, 14: 6) Personne, et nulle part! Seul un Dieu peut le faire. Peux-tu imaginer ton Marx disant de pareilles choses? On le prendrait pour un fou et personne ne serait disposé à le suivre!

Maintenant, il suffit de considérer, combien de personnes ont tout sacrifié pour l'amour du Christ, et leur vie même, pour avoir cru à la véracité de Ses paroles au sujet de Lui-même! Si Ses proclamations sur Lui-même étaient fausses, Jésus aurait été le personnage le plus odieux de l'histoire, pour avoir mené tant de gens à un tel énorme sacrifice! Quel homme ordinaire, peu importe à quel point, avec quelle importance et combien il peut être sage,  mériterait une telle offre énorme et un tel sacrifice? Eh bien? Aucun! Non, à moins qu'il n’ait été Dieu!

En d'autres termes: un homme ordinaire qui demande un tel sacrifice de ses disciples aurait été la personne la plus répugnante de l'histoire. Le Christ, cependant, à la fois l’exigeait, et l’obtenait. Pourtant, malgré cette "réussite", Il a été proclamé par les négateurs-mêmes de Sa divinité comme la figure la plus noble et la plus sainte de l'histoire. Donc, soit les négateurs sont illogiques quand ils proclament cette figure hideuse comme la plus sainte, ou, de manière à éviter tout illogisme, et à rationaliser la co-existence des exigences du Christ et de Sa sainteté, ils doivent en arriver à accepter que le Christ continue d'être la figure la plus noble et la plus sainte et de l'humanité, mais seulement sous la condition qu'Il est aussi Dieu! Sinon, comme nous l'avons dit, Il serait, non pas le plus saint, mais la figure la plus odieuse de l'histoire, étant la cause du plus grand sacrifice de tous les âges, et au nom d'un mensonge! Ainsi, la divinité du Christ est prouvée par Ses négateurs eux-mêmes, sur la base de ces caractérisations même de Sa personne!

Athée: Ce que tu viens de dire est vraiment très impressionnant, mais ce n'est rien que de la spéculation. As-tu des faits historiques qui confirment Sa divinité?

Staretz Epiphanios: Je t'ai dit au début, que les preuves de Sa divinité sont les événements surnaturels qui ont eu lieu alors qu'Il était sur terre. Le Christ n’est pas seulement dans la proclamation des vérités ci-dessus, Il a aussi prouvé Ses déclarations par des miracles. Il a fait voir les aveugles et marcher les boiteux, il a satisfait la faim de cinq mille hommes et de multiples femmes et enfants, avec seulement deux poissons et cinq pains; Il a commandé les éléments de la nature et ils ont obéi, Il a ressuscité les morts, parmi lesquels était Lazare, quatre jours après sa mort. Mais le plus étonnant de tous Ses miracles a été Sa propre résurrection.

Tout l'édifice du christianisme est étayé par l'événement de la résurrection. Ce n'est pas ma spéculation. L'apôtre Paul dit: "Si Christ n'était pas ressuscité (des morts), notre foi serait vaine". (I Corinthiens, 15: 17). Si le Christ n'est pas ressuscité, alors tout s'écroule. Mais le Christ est ressuscité, ce qui signifie qu'Il est le Seigneur de la vie et de la mort, c'est pourquoi Il est Dieu.

Athée: As-tu vu tout cela? Comment peux-tu y croire?

Staretz Epiphanios: Non, je n'ai rien vu de tout cela, mais d'autres l’ont vu: les apôtres. À leur tour, ils l’ont fait savoir aux autres, et ils ont effectivement "signé" leur témoignage de leur propre sang. Et, comme tout le monde le reconnaît, un témoignage au prix de sa vie est la forme suprême de témoignage.

Pourquoi ne pas également m’amener quelqu'un qui me dira que Marx est mort et ressuscité, et qu'il est prêt à sacrifier sa vie afin d’en témoigner? Moi, comme honnête homme, je ne le croirai pas.

Athée: Je vais te le dire. Des milliers de communistes ont été torturés et sont morts pour leur idéologie. Pourquoi ne pas considérer le communisme de la même manière?

Staretz Epiphanios: Tu l’as dit toi-même. Les communistes sont morts pour leur idéologie. Ils ne sont pas morts pour des événements réels. Dans une idéologie, il est très facile à la tromperie de s'infiltrer, et parce c'est une caractéristique de l'âme humaine de se sacrifier pour quelque chose qu'elle croit, cela explique pourquoi tant de communistes sont morts pour leur idéologie. Mais cela ne nous oblige pas à accepter cette idéologie comme quelque chose de vrai.

C'est une chose que de mourir pour des idées, et un autre de mourir pour des événements. Les apôtres ne sont pas morts pour des idées. Pas même pour le "Aimez-vous", ou l'un des autres enseignements moraux du christianisme. Les apôtres sont morts pour leur témoignage d'événements surnaturels. Et quand nous disons "événement", nous entendons ce qui est capturé par nos sens physiques, et ce qui est compris par eux.

Les Apôtres ont subi le martyre pour "ce qu’ils ont entendu", "ce qu'ils ont vu de leurs propres yeux", "ce qu’ils ont observé et que leurs mains ont touché" (Jean I, 1) [3]

Tout comme la spéculation habile de Pascal, nous disons que l'une des trois choses suivantes arriva aux Apôtres: soit ils ont été trompés, soit ils nous ont trompés, ou, ils nous ont dit la vérité.

Prenons le premier cas. Il n'est pas possible pour les apôtres d'avoir été trompés, parce que tout ce qu'ils ont rapporté, ne leur a pas été signalé par d'autres. Eux-mêmes étaient l'œil et l'oreille témoins de toutes ces choses. D'ailleurs, aucun d'entre eux n'étaient des personnages plein d'imagination, pas plus qu'ils n'avaient une inclination psychologique qui leur faisait accepter l'événement de la résurrection. Bien au contraire, ils étaient terriblement méfiants. Les Évangiles sont extrêmement révélateurs, dans leurs récits de leurs dispositions spirituelles: ils n'ont même pas cru les assurances que certaines personnes L'avaient effectivement vu, ressuscité.

Et autre chose. Qu'étaient les apôtres, avant que Jésus-Christ ne les ai appelés? Etaient-ils des hommes politiques peut-être ambitieux, ou des visionnaires de systèmes philosophiques et sociaux, qui avaient le désir de conquérir l'humanité, et donc de satisfaire leurs fantasmes? Pas du tout. C'étaient des pêcheurs analphabètes. La seule chose qui les intéressait était de prendre un peu de poisson pour nourrir leurs familles. C'est pourquoi, même après la crucifixion du Seigneur, et malgré tout ce qu'ils avaient entendu et vu, ils sont retournés à leurs bateaux de pêche et à leurs filets. En d'autres termes, il n'y avait pas une seule trace d'aliénation de ces hommes pour les choses qui allaient suivre. C'est seulement après le jour de la Pentecôte, "quand ils ont reçu la force d'en haut", qu'ils sont devenus les maîtres de l'univers.

Deuxième cas: Nous ont-ils trompés? Nous ont-ils mentis? Mais alors, pourquoi nous tromperaient-ils. Que gagneraient-ils à mentir? De l'argent? Un statut? La gloire? Pour que quelqu'un mente, il faut qu'il en attende une sorte de gain. Les apôtres, par la prédication du Christ - et en fait du Christ crucifié et ressuscité - les seules choses qu'ils ont obtenu pour eux-mêmes sont les difficultés, les travaux, les saisines, les lapidations, les naufrages, la faim, la soif, la nudité, les attaques de voleurs, les coups, les incarcérations et enfin, la mort. Et tout cela pour un mensonge? Il serait sans doute ridicule pour quiconque de l'envisager.

Par conséquent, les apôtres ne se sont ni trompés, ni ne nous ont trompés. Cela nous laisse avec le troisième choix: ils nous ont dit la Vérité.

Je voudrais également souligner ici quelque chose d'autre: Les évangélistes sont les seuls qui aient enregistré de véritables événements historiques. Ils décrivent les événements, et seulement les événements. Ils ne recourent pas à des jugements personnels. Ils n'en louent pas un seul, et ils n'en critiquent aucun. Ils ne cherchent pas à exagérer un événement, ni à en éliminer ou à en sous-estimer un autre. Ils laissent les événements parler d'eux-mêmes. (A suivre)


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Hésychie (271)




C'est lorsque ton ego 
Se fond dans l'Amour
Que tu vois les traits du Christ
Sur le visage des autres

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mardi 14 septembre 2010

Startsy de Glinsk: enseignements



Saints startsy de Glinsk
Seraphim ( Majugui)
Seraphim ( Romantsov)
Andronique ( Loukache)
glorifiés par l'Eglise le 21 août 2010

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Instructions
du staretzhiéromoine du grand schème
Séraphim (Romantsov)

"Pour protéger votre âme des perturbations, il vaut mieux faire des compromis sur ce qui ne contredit pas les Commandements de Dieu, et être prudent en vous examinant, de peur que vous ne laissiez l'irritation, la haine, et l'offense dans votre âme."

"La condamnation du prochain est une faiblesse spirituelle et non pas une chose dérisoire. La personne qui condamne, partage la responsabilité avec le pécheur. "

Le staretz n'aimait pas entendre les revendications d'élévation spirituelle de quelqu'un, les incidents de "révélations", ou entendre que quelqu'un "avait des expériences." Il mettait en garde contre le fait de trop facilement croire ces gens-là, de peur que cela se transforme en aveugles conduisant les aveugles.

Le staretz persuadait les gens de tenir le juste milieu, de ne pas tomber dans la joie insensée, ou dans la tristesse excessive. Les extrêmes ont amené beaucoup de gens à une mauvaise fin, et même au suicide.

Quand il est douloureux de se souvenir du passé, il est préférable de tout simplement se repentir de ce qui avait été mauvais, et de n'y plus penser. Afin de ne pas désespérer ou d'être affaiblis par cela, rappelez-vous des exemples de grandes miséricordes de Dieu envers de grands pécheurs. L'essentiel: ne condamnez pas, n'enviez pas, connaissez-vous et soyez avec Dieu. "

"Ne soyez pas particulièrement attentifs aux rêves réconfortants. Il est préférable de ne pas accueillir un ange, que de recevoir un démon sous la forme d'un ange. Nous sommes fiers, et nous pouvons facilement faire une erreur à cet égard. "

+

Instructions
du hiéromoine du grand schème
Andronique (Loukache) (1889-1974)

Il suffit de vous connaître.

Venez-en à l'amour du travail, et bientôt Dieu vous enverra la paix.

Ce que vous semez dans la jeunesse, vous le récolterez dans la vieillesse.

Je ne crains que trois choses: quand je mourrai, comment je vais mourir, et où je me trouverai alors.

Vraiment sage est celui qui enseigne, non pas en paroles, mais en actes.

N'abandonnez pas la volonté de Dieu afin de servir la volonté de l'homme.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Mosaïque de Glinsk:
Souvenirs des Pèlerins de l'Ermitage de Glinsk,
1942-1961,
Editions Pilgrim,
Moscou, 1997.

Hésychie (270)




Ne vois chez tes frères
Que ce que tu connais chez toi
La faiblesse devant l'ascèse
Et l'espoir mis en la Grâce de Dieu

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 13 septembre 2010

Père Thaddée ( Hardenbrook): Fêtes du samedi soir ou prière?



Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre et tout en eux, et Dieu vit que cela était bon. Puis il s'est reposé, et ce fut le septième jour: "Et le septième jour Dieu acheva son œuvre qu'Il avait faite, et Il S'est reposé le septième jour de toute Son œuvre." (Genèse 2:2).

C'est pourquoi, comme Dieu l'a commandé, nous nous "rappelons le jour du sabbat pour le sanctifier" (Exode 20:8-11). Techniquement, nous ne sommes pas appelés à un "repos" mais à "garder le sabbat." Comme saint Jean Chrysostome l'explique, nous ne sommes pas appelés à une sorte de léthargie spirituelle, mais à "nous abstenir de tout mal, et à faire les seules choses qui se rapportent au service de Dieu." Le repos du sabbat est le repos idéal et le goût du repos éternel. Le jour du sabbat, nous nous reposons dans l'état spirituel que nous avons réalisé en persévérant fidèlement à travers chaque voyage d'une semaine dans le monde, en étant revenu avec succès à la célébration de la Résurrection.

Dans l'Église orthodoxe, la journée liturgique commence le soir avec le coucher du soleil. Cette pratique suit le récit biblique de la création: "Et il y eut un soir et il y eut un matin, et ce fut le premier jour" (Genèse 1:5). À Vêpres nous chantons le psaume du soir, "Le soleil connaît son coucher, / Tu pose les ténèbres et il fait nuit" (Psaume 104:19-20), et le Psaume 141, "Seigneur, je crie vers Toi, écoute-moi, / Ecoute-moi, ô Seigneur. / Que ma prière monte vers Toi comme de l'encens, / Et l'élévation de mes mains comme le sacrifice du soir. "Aux grandes vêpres le samedi soir, la veille du Jour du Seigneur, les hymnes variables chantent toujours la louange de la résurrection du Christ d'entre les morts, car la soirée est venue où nous entrons mystiquement dans le Huitième Jour qui aboutira à la Divine Liturgie du dimanche. L'antique hymne "Lumière joyeuse", et l'hymne de congé, "Maintenant Tu peux laisser Ton serviteur s'en aller en paix" (la prière de saint Siméon le Théophore), sont des éléments essentiels pour le peuple de Dieu, le samedi soir, par lequels il se prépare pour le repos du Sabbat.

Dans notre culture, une foi incroyable est placée dans des soirées de week-end remplies de plaisirs corporels et de relâchement comme un remède à l'angoisse, l'insécurité, l'affairement, l'agitation, le vide, et la fatigue qui nous ont agressés au cours de la semaine de travail. Pourtant, ce n'est qu'une distraction, un mouvement désespéré loin de la routine écrasante qui se traduit habituellement seulement par une augmentation de notre vide spirituel, qui laisse nos corps épuisés et abusés. Une échappatoire véritable ("se libérer" ou "éviter le danger") du corps et l'âme se trouve uniquement dans la liberté et l'immobilité du Christ. Les activités antichrétiennes vides ou tout simplement stupides du week-end et surtout le samedi soir, dérobent à notre cœur et à notre âme la préparation au culte du Jour du Seigneur, où se trouve la véritable évasion. Tous ceux qui ont connu la fréquentation fidèles aux vêpres savent comment comment cela contribue à combler le cœur de calme et de paix quand nous entrons dans les ténèbres qui seront transformées par la Lumière de la Résurrection du Christ.

Comme les célibataires, des familles entières, ou les parents / grands-parents / parrains à tour de rôle gardent les enfants, et que toute une communauté travaille ensemble pour soutenir la culture du Christ dans le monde, dans nos cœurs, dans nos esprits, continuons à fréquenter fidèlement les offices de Vêpres, en particulier le samedi soir, avec l'amour de Dieu qui se manifeste dans l'observance de Ses commandements. Garder le Jour Saint du Seigneur commence le samedi soir. La réception illuminatrice de la Sainte Communion, pleine de grâce, qui réchauffe le cœur et l'âme commence le samedi soir. Venez vous détendre dans le calme, chanter une hymne, allumer un cierge, utiliser votre chapelet, et communier avec Dieu et le prochain. C'est une fête pour l'âme.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
cité par
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Hésychie (269)

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Malgré ta médiocrité
Tes réticences et ton esprit rétif
Par la grâce de Dieu et la prière des saints
Le Royaume vient inéluctablement

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

dimanche 12 septembre 2010

Theophilus: Mon voyage vers l'Orthodoxie


(Les lecteurs de ces colonnes (id est du blog en langue anglaise Theophilus and Friends) ont exprimé des regrets à plusieurs reprises de ce que, bien qu'il y ait plusieurs colonnes me décrivant comme évangélique, pré-orthodoxe et orthodoxe, il n'y a vraiment pas une seule colonne décrivant mon voyage de transition. En réponse à une autre demande d'un tel récit, aujourd'hui, j'ai écrit l'article suivant... "Théo")

Chère Marie,

Je suis heureux de partager ce que je peux de mon voyage vers l'orthodoxie avec toi.

La majeure partie est dite dans les articles sur mon site Théophile et ses amis, mais peut-être que si les «nœuds» sont tous là, quelques-unes des lignes les reliant manquent.

Après avoir vu le film sur C.S. Lewis, Shadowlands, à la fin décembre, je crois que c'était en 1993, j'ai commencé à lire Lewis sérieusement pour la première fois de ma vie, alors que je le connaissais depuis plus de 30 ans. La lecture de Lewis m'a fait réaliser que ma propre vie chrétienne était très peu profonde et pauvre, même si j'étais à l'église chaque dimanche et souvent pour enseigner, et pendant quelques temps pour servir comme prédicateur invité (j'avais été ordonné et j'avais travaillé sur le campus et à la pastorale des jeunes pendant près de 20 ans).

Je lisais le début de la Bible avec la nouvelle année (1994) et quand je suis arrivé au livre du Lévitique, bien que je l'avais lu auparavant, il a réellement pris vie. Je me suis même dit: "Je ne peux pas croire que le Dieu que j'ai connu toute ma vie a voulu être adoré de cette manière", avec de l'encens et des chérubins et des séraphins sculptés et une liturgie structurée. "Dieu a-t-Il changé la façon dont Il veut être adoré dans le Nouveau Testament?"

Je faisais partie d'une grande communauté ecclésiale qui avaient grandi à partir du mouvement de l'église de la Bible (ramification de la célèbre église de la Bible de la péninsule de Palo Alto) avec plusieurs milliers de membres, avec toutes sortes de programmes la semaine en soirées, une prédication excellente et érudite qui était largement calviniste... mais après avoir été là pendant deux ans, je n'avais toujours pas l'impression que j'étais à ma place. J'étais un observateur.

En fait, l'église étant allé à Willow Creek pour apprendre "comment les Eglises conviviales agissent avec ceux qui sont en recharche", j'ai senti que l'ensemble du programme était destiné à des observateurs plus qu'à des participants, et certainement plus qu'à des fidèles. Bien qu'ils aient eu un "comité de culte", je ne vis jamais rien qui ressemblait à un culte à mes yeux. Pourtant, par tout ce que j'avais professé pendant toute ma vie adulte, je devais dire que c'était une "grande" église. J'ai même fait une tournée en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande avec le pasteur et son épouse et un bus d'autres membres, en mai-juin et nous avons passé un bon moment.

Quand je suis rentré, la lettre de "l'avocat de San Jose" Jeff Rickard, qui est sur le site Web m'attendait. Mon intérêt initial pour elle était entièrement "professionnel". Il y avait là la plus grande «histoire» qui m'ait jamais été donnée en tant que journaliste. Tous ceux à San Jose, qui avaient un intérêt pour la religion, voulaient savoir l'histoire de l'intérieur, savoir ce qui s'était passé à l'Église chrétienne Los Gatos, pourquoi le père de Jeff avait quitté son ministère après l'avoir fait passer de près de 100 à 4000 membres. Mais par éthique professionnelle je l'ai appelé et m'a demandé: "Êtes-vous sûr de vouloir publier cela?" Il était sûr, et il m'a invité à venir à son bureau et aller déjeuner pour en discuter.

J'ai été intrigué par sa conversion à l'orthodoxie, mais après tout, il venait de traverser un bouleversement traumatique, le frère de sa mère était un prêtre orthodoxe de haut niveau, alors cela ne semblait pas aussi étrange.

Son but, en écrivant la lettre était d'attirer les autres à l'orthodoxie, et non pas de les tourner contre l'évangélisme. Il me quitta après le déjeuner, me laissant deux livres, Franky Schaeffer's Dancing Alone, et je crois que l'autre était Becoming Orthodox, un recueil de témoignages personnels de convertis. J'ai totalement détesté le livre de Schaeffer. Il jouait avec la vérité historique de la Réforme et l'histoire anglo-américaine, pensai-je, il démolissait les principaux points de l'apologétique que son père avait faite toute sa vie, et j'ai trouvé cela déplaisant à tout le moins (personne n'avait apprécié le ministère apologétique de Francis Schaeffer plus que moi). Mais néanmoins, le témoignage de Franky est passé à travers et entre les "erreurs", et une apologétique forte pour l'orthodoxie a été faite par lui.

Peu de temps avant de terminer Dancing Alone, le pasteur de l'Eglise orthodoxe locale à laquelle Jeff Rickard appartenait, le Père Charles Bell, m'a envoyé une copie de son petit livre, Discovering the Rich Heritage of the Orthodox Church (la découverte du riche patrimoine de l'Église orthodoxe [ce qui est au moins en rapport avec le titre!]) Et il me plut beaucoup plus.

Le Père Charles avait obtenu son doctorat dans une université presbytérienne, et il était non seulement ancré dans la théologie et la foi réformée, mais il avait toujours une certaine sympathie à son égard. Il traitait Calvin et Luther, non pas avec le mépris hargneux de Frank Schaeffer, mais avec respect et amour. C'était beaucoup plus approprié.

J'ai terminé son petit livre, un petit pas de plus vers l'orthodoxie, mais en disant encore aux amis "il n'y a aucune chance pour que je me convertisse." Dans le même temps, alors que je n'avais jamais été "charismatique", j'avais commencé à fréquenter un de ces groupes de la section locale de Vineyard Christian Fellowship, qui avait grandilà où celui qui s'était converti à l'orthodoxie (L'église de Jeff Rickard's et du Père Bell) avait l'habitude d'être! Certaines des personnes qui avaient été du voyage en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande se trouvaient là, et après quelques mercredis de prière et de communion avec eux, j'ai aussi commencé à fréquenter les offices du dimanche, qui avaient lieu dans la soirée et n'entraient donc pas en conflit avec les offices du matin à la grande église évangélique à laquelle j'appartenais.

J'ai commencé à lire les livres de Timothy Ware, L'Église Orthodoxe (considéré comme l'une des meilleures histoires de l'Orthodoxie) et La Voie Orthodoxe (l'auteur a depuis été nommé évêque grec-orthodoxe en Angleterre et on lui a donné le nom d'évêque Kallistos).

Puis, j'ai lu l'histoire de l'orthodoxie de Père Alexandre Schmemann, et j'ai continué à passer d'un livre à l'autre. J'ai accepté l'invitation de Jeff Rickard d'assister à l'office de dimanche à l'église de son oncle à 30 ou 40 miles de là, et j'ai été très impressionné. J'avais, cependant, fréquenté des "églises liturgiques" à plusieurs reprises plus tôt dans ma vie. Lorsque j'étais étudiant au séminaire épiscopal réformé, la fréquentation hebdomadaire de la chapelle était nécessaire. Plus tard, en servant à Stanford, ma famille et moi-même avons connu l'Eglise Anglicane orthodoxe locale, qui est une haute église épiscopale. Dans ces deux cas cités, je trouve qu'une fois que la liturgie était familière au point d'être pratiquement mémorisée, elle devenait pratiquement sans aucun sens.

J'ai acheté et commencé à utiliser la Bible d'Etude Orthodoxe (Orthodox Study Bible), lisant toutes les notes et les aides à l'étude pour cerner le plus de théologie que je pouvais, et j'ai jugé que cela pouvait servir de catéchisme virtuel (l'Orthodoxie n'avait pas de catéchisme comparable aux catéchismes de Westminster, Heidelberg, ou Baltimore à l'époque).

A cette époque, ma quête principale était de trouver quelque chose qui puisse me convaincre l'orthodoxie était, ou avait été apostate, une épouse du Christ fausse et infidèle. Si elle avait apostasié une fois (comme je ne doute pas que le catholicisme l'ait fait, avec la vente des indulgences, la doctrine de l'infaillibilité pontificale et de l'Immaculée Conception et d'autres questions), même si elle s'était elle-même assez réformée pour être "une" église véritable, c'était une peu court pour être être "l'Eglise" véritable. Si c'était simplement une autre dénomination, je ne serais pas obligé d'y adhérer. Si elle était encore la même Eglise que le Christ et les apôtres avait fondée, il me fallait maintenant admettre (bien que certainement d'autres ne sont pas aussi contraints sur ce point que je l'ai été et que je le reste) qu'il m'incomberait d'y adhérer.

À la mi-été, j'avais décidé que je prendrais deux ans pour lire tout ça, et si je n'étais pas convaincu qu'elle était devenue apostate, je pourrais la rejoindre. En Novembre, tous les livres que j'avais lus étaient juste une confirmation des dizaines de livres déjà lus, alors j'ai décidé que ma décision antérieure avait bien sûr déjà été assez bien remplie. Au début Octobre, j'ai écrit à un certain nombre de personnalités respectées de la foi réformée, y compris au secrétaire à la retraite des anciennes missions de l'Église presbytérienne en Amérique, en demandant s'ils pouvaient préciser le moment ou la question sur laquelle l'orthodoxie avait été apostate. Aucun d'eux ne put fournir un tel renseignement. Le secrétaire des missions a dit qu'il avait souvent adoré dans les églises orthodoxes alors qu'il était en Europe et avait jugé cela acceptable au sein de sa structure de croyance, mais que pour lui devenir orthodoxe reviendrait à trahir de cette propres racines ethniques (!). Il m'a essentiellement "donné la permission" de devenir orthodoxe.

Le 20 Octobre, j'avais pris ma décision et j'étais si enthousiaste spirituellement ce que j'ai écrit ma lettre de Noël à ma "liste" à ce moment-là, leur expliquant le passage d'évangélique à orthodoxe. Je savais que ce serait l'une des tâches les plus difficiles et que, si j'étais tellement enthousiaste je devais le faire, même si je n'avais pas l'intention de poster cette lettre jusques en Décembre, et la ferme intention de la réécrire si je trouvais des obstacles à la conversion dans l'intervalle. J'étais déjà inscrit au catéchisme, mais en tant qu'observateur pas comme catéchumène officiel.

Le dimanche avant Noël en 1994, j'ai été chrismé dans la sainte Église Orthodoxe. Je suis toujours dans la même paroisse, l'Église orthodoxe Saint-Etienne d'Antioche et si elle a du bon et du mauvais comme toute église locale, je n'ai jamais douté que faire partie de cette "dénomination" que notre Seigneur a Lui-même mise en place, a été la meilleure décision que j'aie jamais prise. La Liturgie n'est pas devenue ennuyeuse, elle n'a pas perdu sa fraîcheur, elle est toujours culte d'adoration à cent pour cent.

C'est mon histoire en quelques mots, Marie. Si tu as des questions sur les détails, tels que "comment avez-vous résolu le conflit entre cet enseignement de mon ancienne église et celui de l'Orthodoxie, s'il te plaît n'hésite pas à poser la question."

Meilleurs voeux pour ton voyage, et que le Seigneur de Lumière te conduise dans toute la Vérité.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Hésychie (268)

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Que ton silence orant
Soit toujours l'écrin
De la Parole vivifiante


上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Sur le blog de Maxime: La beauté et la dignité de l'âme humaine par saint Tikhon de Zadonsk




La beauté et la dignité de l'âme humaine résultent surtout du fait que notre Dieu et Créateur lui a imprimé sa divine image. Qu'elle est merveilleuse et splendide cette beauté et dignité de l'âme ! L'âme humaine est honorée et ornée de l'image de Dieu ! Toutes les choses créées sont admirables, elles sont toutes des témoignages de la toute-puissance et de la sagesse divine ; mais l'homme a dans son âme l'image et la ressemblance de son Créateur !

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