"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

samedi 20 juin 2026

Un tribunal de Kiev a condamné un prêtre pour avoir critiqué les décisions du Synode de l’église orthodoxe ukrainienne (OCU schismatique) sur les réseaux sociaux



Le tribunal d’arrondissement de Svyatoshinsky, à Kiev, a reconnu un prêtre coupable d’avoir critiqué publiquement une décision du Synode de l’église orthodoxe ukrainienne (OCU schismatique) et de l’avoir qualifiée d’« hérésie », le condamnant à un an d’emprisonnement assorti d’une période de probation de trois ans. Les publications du prêtre sur Facebook ont servi de base aux poursuites pénales, selon « Court Reporter ».

Selon « Court Reporter », l’affaire porte sur des publications datant de 2022 et 2024 dans lesquelles le prêtre, titulaire d’un diplôme en théologie, s’opposait à la position de l’église orthodoxe d'Ukraine (secte créée par le Phanar NdT) selon laquelle tuer des occupants ne serait pas un péché et ne nécessiterait pas de repentance. Il a qualifié cette position de « blasphème » et de « faux enseignement », affirmant que la guerre est une conséquence de l’état spirituel de la société et qu’elle ne peut prendre fin que par la repentance, et non en justifiant les violations des commandements bibliques.

Devant le tribunal, le prêtre n’a pas reconnu sa culpabilité et a déclaré que ses actions visaient uniquement à défendre la foi et à lutter contre l’hérésie dans la sphère de l’information. Selon lui, il a d’abord tenté de faire valoir son point de vue auprès des dirigeants de l’église orthodoxe ukrainienne (OCU) par le biais de lettres personnelles, et après qu’ils l’eurent ignoré, il s’est tourné vers un public plus large afin, comme il l’a dit, de protéger les gens de la « destruction spirituelle ».

La défense a insisté sur le fait que les enquêteurs et les experts avaient sorti les citations de leur contexte et n’avaient pas tenu compte de leur caractère homilétique. Des théologiens ont pris la défense de l’accusé, notamment un aumônier en activité des Forces armées ukrainiennes, qui aurait confirmé que les publications controversées constituaient des réflexions sur la foi plutôt que de la propagande politique. Dans ces publications, le religieux qualifiait toutefois les hostilités de « génocide » et la Russie de « pays terroriste ».

Le tribunal a toutefois suivi la position du ministère public et s’est appuyé sur les conclusions des experts du Service de sécurité ukrainien (SBU, KGB ukrainien), qui ont vu dans ces publications des indices d’infraction pénale. Le jugement précise que ces contenus avaient été publiés sur une page Facebook publique et auraient pu être mal interprétés par des utilisateurs lambda.

Pour rappel, le 3 décembre 2024, une audience s’est tenue au tribunal de district de Dolynskyi, dans l’oblast de Kirovohrad, afin d’examiner une affaire relative à la violation des droits et libertés de citoyens en raison de leurs convictions religieuses. Cette audience faisait suite aux agissements d’un habitant de la région qui, selon l’enquête, avait tenu des propos injurieux à l’encontre de l’Église orthodoxe ukrainienne (OCU canonique) et de ses partisans sur les réseaux sociaux.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

RASKOLAM


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