"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 9 avril 2013

Haïjin Pravoslave (XLIX)


Ecoute au silence
L'ineffable quiétude
Qui sourd de ton cœur

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

L’administrateur des paroisses du Patriarcat de Moscou aux États-Unis a présidé les traditionnelles vêpres panorthodoxes dans l’État du Michigan et s’est exprimé sur l’unité des chrétiens


File:Mark of Ephesus.jpg


Le soir du 31 mars, en l’église Saint-Archange-Michel de Detroit (Etats-Unis), a eu lieu l’office des vêpres, auquel ont participé les clercs et laïcs des paroisses orthodoxes de la région. L’office a été présidé par l’administrateur des paroisses patriarcales russes aux États-Unis, l’archevêque de Naro-Fominsk Justinien. Outre les prêtres de sa juridiction, participaient à l’office les clercs de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), ainsi que des Églises orthodoxe d’Antioche, de Bulgarie, de Roumanie et d’Albanie. Le chœur, composé de membres des différentes paroisses de Detroit, chantait l’office, auquel ont participé plus de deux-cents personnes. Après les vêpres, l’archevêque Justinien s’est adressé aux fidèles par une prédication sur l’unité chrétienne : « Aujourd’hui, l’Église occidentale fête la lumineuse résurrection du Christ. Respectant la tradition chrétienne occidentale, nous devons comprendre et ne pas être troublés par leur fête solennelle de ce jour. Nous appartenons tous à l’Église orthodoxe, qui n’a rien ajouté, ni retranché des dogmes, de la tradition sacrée ou de l’héritage des saints Pères. Lorsque nos frères occidentaux nous appellent, nous chrétiens orthodoxes, à l’unité, nous devons les appeler eux-mêmes à revenir à mille ans en arrière, en renonçant à leurs innovations dans les dogmes et les traditions de l’Église. Et nous savons que les définitions du premier concile œcuménique disposent clairement à quel moment tout le monde chrétien doit fêter Pâque. Cela, et toutes les décisions des conciles œcuméniques, est confessé et maintenu immuablement par la sainte Église orthodoxe. En nous rassemblant dans des offices communs, auxquels participent des prêtres et des laïcs de différentes juridictions orthodoxes, nous ressentons des sentiments authentiquement fraternels les uns envers les autres, et nous n’avons pas – il ne peut y en avoir – d’instinct de supériorité des uns envers les autres. Aspirons donc à vivre dans l’amour mutuel, et nous resterons alors une grande famille orthodoxe avec, à sa tête, notre Dieu et sauveur Jésus-Christ ! » .
Source: Patriarcat de Moscou, traduit du russe pour Orthodoxie.com

lundi 8 avril 2013

La bienheureuse Alypia, folle-en-Christ: Témoignages et miracles (7)




L’Archiprêtre Vitaly Medved a dit:
- À l'occasion du 1000 anniversaire du Baptême de la Russie, Matouchka est venue à moi à l'église et adit à haute voix: "Le Christ est ressuscité ! Maintenant, ils ne vous dérangeront plus! ".
En ce temps-là, je ne pouvais pas m’enregistrer pour vivre à Kiev et je suis allé la voir. Elle me regarda et dit: "N'aie pas peur, allez, ils t’enregistreront.» Et en effet, bientôt j'étais inscrit.
Matouchka a beaucoup aidé dans les affaires judiciaires: par ses prières, les peines de prison ont été réduites et les condamné à tort ont été libérés. Matouchka a été très utile dans une variété de comptes de trésorerie très confus et mal tenus. Par sa prière tout a été réglé et positivement résolu. Lees guérissait les gens avec de la nourriture qu'elle cuisinait elle-même et avec un onguent qu’elle faisait avec des fraises. Avant l'explosion de Tchernobyl elle l'avait prédit: "Ils empoisonneront les gens avec le gaz!"

D'après les mémoires de l'archiprêtre Anatoly Gorodinsky:
- La première fois, nous avons rencontré Matouchka Alypia en 1974 à l'église de l'Ascension. Il était impossible de ne pas la remarquer. Sur le chemin de l'église, elle s'arrêtait toujours au magasin et acheté beaucoup de pain et des petits pains. Tout ce qu'elle mettrait sur la table mémorial. Elle nous enseignait aussi: " Ayez toujours un morceau de pain avec vous." Elle vivait dans une petite maison qui avait une petite chambre et un petit couloir, où elle gardait ses poulets et ses chats... Les gens venaient à Matouchka pour demander une prière, des conseils et des bénédictions. Ma femme et moi avions aussi besoin de tout cela. Elle nous bénissait fréquemment et nous donnait beaucoup de bonbons. Nous n'avions pas besoin d'autant de bonbons mais elle insistait en disant: "C'est pour les enfants". Nous n'avions pas d'enfants pendant 10 ans, mais nous avons cru les paroles de Matouchka et maintenant nous avons une grande famille. Dieu nous a envoyé la joie par Matouchka et par nos prières.

Avant la catastrophe de Tchernobyl, Matouchka était très inquiète et elle nous a envoyé à la maison en disant: "Fermez bien les portes et les fenêtres, il y aura beaucoup de gaz à l'extérieur." Après le désastre de nombreuses personnes voulaient quitter Kiev. Matouchka n'a pas donné la bénédiction à quiconque de partir, et qui ne l'écouta pas, plus tard, en fut marri, car dans d'autres endroits, c'était encore pire. Sur notre inquiétude à propos de la nourriture, elle répondit: "Lavez la nourriture, lisez le Notre Père et la prière à la Mère de Dieu, faites le signe de croix dessus, mangez et vous n’aurez aucun mal."



Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Acathiste à saint Sulpice le Pieux, archevêque de Bourges

Pour les abonnés du blog habitants de Bourges, ville où j'ai longtemps séjourné dans ma jeunesse…


Acathiste à saint Sulpice le Pieux

Haïjin Pravoslave (XLVIII)


Lorsque ton cœur parle
C'est la voix de la prière
Qui t'ouvre la Voie

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

dimanche 7 avril 2013

La bienheureuse Alypia, folle-en-Christ: Témoignages et miracles (6)




D'après les souvenirs de Sœur F.
- J'ai rencontré Matouchka en 1981 quand je suis arrivée à entrer au monastère Florovsky.
Pendant 21 semaines, tout l’automnes et l’hiver, Matouchka fut gravement malade. Elle n’accepta aucune nourriture, seulement un peu d'eau. Après Pâques, elle mangea une petite bouillie avec du lait. Avant la maladie Matouchka nourrissait les gens avec ce que les autres lui apportaient. Et après être tombée malade jusques à sa mort, elle faisait elle-même cuire la nourriture pour les gens. Chaque jour, elle cuisait du bortsch et de la bouillie sans parler, en priant seulement ...

Selon des témoins oculaires, pendant l'été sec de 1986, la staritza jeûna et pria pendant onze jours, puis dit à ses enfants spirituels, qu'elle "demandait la pluie." Après cette conversation, le même jour, une forte pluie commença à tomber.
En raison de sa gentillesse, elle était aimée par beaucoup, mais il y avait quelques malfaisants qui étaient irrités par la bienheureuse staritza et ses multiples visiteurs. Un homme qui vivait à côté de chez elle,  plus d'une fois menaça de détruire sa maison. Enfin il persuada un conducteur du tracteur de venir pousser le bois soutenant le mur de la vieille maison. Avec ses mains levées vers le ciel, la staritza pria demandant à saint Nicolas son intercession et de l'aide. Voilà ce qu’une fille spirituelle de la bienheureuse Alypia raconta de cet événement:
- Le conducteur du tracteur prit la ligne de faîte sous le toit et commençait déjà à la tirer pour briser le toit. Matouchka commença à prier, toutes les personnes présentes commencèrent à crier après le conducteur de tracteur, l'exhortant à ne pas nuire à la maison. Tout d'un coup la pluie tomba si fort que tout devint sombre (avant il n'y avait même pas un petit nuage dans le ciel!). Le conducteur était assis dans la cabine attendant que la pluie cesse. Mais la pluie a continué et il a dû rentrer à la maison. Plus tard, les gens se sont réunis pour réparer la maison afin que Matouchka soit en mesure d’y vivre. Un jour, Matouchka dit: "Tant que je vivrai, les saints des grottes ne laisseront personne détruire la maison, mais après ma mort, elle sera démolie" - et c'est ce qui arriva.

Tous ceux qui connaissaient Matouchka ont été étonnés par le pouvoir de la prière et sa capacité à guérir et à prévoir les choses... J'ai souffert de maux de tête graves. Matouchka m'a donné une boisson aux fruits et m’a dit: "Après l'Ascension ton mal de tête s'arrêtera." Et c'est ce qui arriva. Après l'Ascension, je n'ai plus souffert de maux de tête… Mon père avait une maladie des reins, il était à l'hôpital et les médecins voulaient employer la chirurgie, mais il refusa et quitta l'hôpital. Quand mon père et moi-même sommes allés vers Matouchka, elle le vit et dit: "C'est bien pour toi que tu sois parti [de l’hôpital], ils t’auraient tué." Elle lui a donné un jus de fruit et la douleur dont il souffrait a complètement disparu…

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (XLVII)


Les chemins du Livre
Sont l'itinéraire saint
De l'âme qui cherche

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Hiéromoine Roman: Optino


FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX



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25 mars / 7 avril
3ème dimanche de Carême – de la Croix
ANNONCIATION DE LA TRÈS SAINTE MÈRE DE DIEU

Saint Tykhon, patriarche de Moscou et de toute la Russie (1925) ; Saint Sabbas le nouveau, de Kalymnos (1948) ; Saint Justin de Tchélié (1979).

Liturgie de saint Basile le Grand

Lectures: Hébr. II, 11-18 ; Hébr. IV, 14 - V, 6 ; Lc. I, 24-38 ; Mc VIII, 34 - IX, 1 L’ANNONCIATION DE LA TRÈS SAINTE MÈRE DE DIEU R acine et principe de toutes les autres fêtes du Seigneur, par lesquelles nous commémorons chaque année notre Rédemption, cette fête de l’Annonciation doit toujours être célébrée à la même date, car, selon une ancienne tradition, c’est au mois de mars que le monde fut créé par Dieu et c’est le 25 mars précisément qu’Adam, trompé par la promesse du serpent et voulant se faire dieu, transgressa le commandement divin et fut exilé du Paradis. Il convenait donc que la guérison de notre nature s’accomplisse, telle une seconde création, par les mêmes moyens et en ces mêmes jours qui ont été ceux de notre chute. Et, de même que le genre humain avait été assujetti à la mort par la désobéissance d’Ève, au printemps du monde, il convenait qu’il en fût délivré au mois de mars par l’obéissance de la Vierge. Après notre chute, Dieu, prenant patience dans sa miséricorde infinie, avait peu à peu préparé l’humanité, de génération en génération, par des événements heureux et malheureux, à la réalisation du Grand Mystère qu’Il tenait caché avant tous les siècles dans son Conseil trinitaire : l’Incarnation du Verbe. Alors qu’Il savait, bien à l’avance, qu’elle allait être la faute de l’homme et ses tragiques conséquences, c’est en ayant en vue le terme de ce mystère qu’Il avait pourtant créé la nature humaine, afin de s’y préparer une Mère qui, par la beauté de son âme immaculée, relevée de l’ornement de toutes les vertus, attira sur elle les regards du Tout-Puissant et devint la chambre nuptiale du Verbe, le réceptacle de Celui qui contient tout, le Palais du Roi du Ciel et le terme du dessein divin. Six mois après la conception miraculeuse de celui qui devait être en toutes choses le Précurseur du Sauveur (Lc I, 17), Gabriel, l’Ange de la miséricorde, fut envoyé par le Seigneur à Nazareth en Galilée, auprès de la Vierge Marie qui, au sortir du Temple,
avait été fiancée au juste et chaste Joseph, pour qu’il fût le gardien de sa virginité. Surgissant soudain dans la maison sous une apparence humaine, un bâton à la main, l’Ange salua celle qui devait devenir la consolation des larmes d’Ève, en disant : « Réjouis-toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ! » (Lc I, 28). Devant cette étrange apparition, la Vierge toute troublée par ces paroles de l’incorporel se demandait si cette annonce de joie n’était pas, comme pour Ève, une nouvelle tromperie de celui qui sait se transformer en ange de lumière (II CorXI, 14). Mais l’Ange la rassura et lui dit : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu, ne t’étonne pas de mon étrange aspect et de ces paroles de joie, alors que, trompée jadis par le serpent, ta nature a été condamnée à la douleur et aux gémissements, car moi, c’est la vraie joie que je suis venu t’annoncer et la délivrance de la malédiction de la première mère (cf. Gn III, 16). Voici que tu concevras et enfanteras un fils, en accomplissement de la prédiction du prophète Isaïe qui disait : Voici que la vierge concevra et enfantera un fils (Is VII, 14) ! Et tu l’appelleras du nom de Jésus, — ce qui signifie Sauveur — Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut (Lc I, 30). » À ces paroles inouïes, la Vierge s’exclama : « Comment cela serait-il possible, puisque je ne connais point d’homme ? » Elle ne mettait pas là en doute la parole divine par manque de foi, comme Zacharie qui avait été pour cela puni de mutisme (Lc I, 20), mais elle se demandait comment ce mystère pourrait bien se réaliser en elle, sans l’union nuptiale, devenue la loi de la reproduction du genre humain soumis à la corruption. Comprenant ses doutes, l’Ange ne la blâma pas, mais il lui expliqua le mode nouveau de cette naissance : « L’Esprit Saint viendra sur toi, qui a été comblée de grâce en préparation de sa venue, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. » Puis, rappelant qu’Élisabeth, celle qu’on appelait « la stérile », venait de concevoir un fils dans sa vieillesse, il lui montra ainsi que là où Dieu le veut l’ordre de la nature est vaincu, et il lui confirma que par sa venue en elle le Saint-Esprit allait accomplir un miracle plus grand encore que la création du monde. Abaissant les cieux, le Roi de l’univers, Celui qui contient tout, allait s’anéantir lui-même (Phil II, 7) par une ineffable condescendance, afin de demeurer en son sein, de s’y mêler en une union sans confusion à la nature humaine, et de se revêtir de sa chair, teinte en son sang virginal, comme une pourpre royale. Inclinant alors humblement son regard à terre et adhérant de toute sa volonté au dessein divin, la Vierge répondit : Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole ! Par ces paroles, elle acceptait — et avec elle la nature humaine tout entière — la venue en elle de la puissance divine transmise par les paroles de l’Ange. C’est à cet instant même que s’accomplit la conception du Sauveur. Le Fils de Dieu devient Fils de l’Homme : une seule Personne en deux natures. Dieu se revêt de l’humanité et la Vierge devient en toute vérité Mère de Dieu (Théotokos), afin que, grâce à cet échange des propriétés naturelles, les hommes, délivrés de la corruption, puissent devenir fils de Dieu par la grâce. L’accomplissement de ce mystère de l’Incarnation, caché même à la connaissance des anges, ne fut donc pas seulement l’œuvre du Père, dans sa complaisance, du Fils qui descendit des cieux, et de l’Esprit qui recouvrit la Vierge de Son ombre ; mais le Seigneur attendait que celle qu’Il avait choisie entre toutes les femmes y prenne aussi une part active par son acquiescement libre et volontaire, de sorte que la Rédemption du genre humain fût l’œuvre commune de la volonté de Dieu et de la foi de l’homme. Ce fut donc par une libre coopération (synergie) de l’humanité au dessein divin que s’est accompli ce Grand Mystère préparé depuis l’origine du monde, que « Dieu devient homme pour que l’homme soit déifié en Lui », et que la Vierge, Épouse inépousée, est devenue pour notre nature renouvelée la source et la cause de tous les biens. La création entière, soumise jadis à la corruption par la faute de l’homme, était elle aussi dans l’attente de ce « Oui ! » de la Vierge, qui annonçait le début de sa délivrance. C’est pourquoi le ciel et la terre réunis, forment aujourd’hui un chœur de fête avec les fils d’Adam, pour rendre gloire à Dieu en honorant la conception de sa Mère inépousée.

AU SUJET DU DIMANCHE DE LA VÉNÉRATION DE LA SAINTE CROIX
Au  milieu du Carême, l’Église expose la Croix à la vue des fidèles, afin d’affermir ceux qui jeûnent et de les encourager à continuer leur labeur, par le souvenir de la Passion du Seigneur. La vénération de la Croix continue durant la quatrième semaine du Carême, jusqu’au vendredi. Le sens de la fête est indiqué par le synaxaire du jour : « puisque, lors du carême de quarante jours, nous sommes, nous aussi, en quelque sorte crucifiés (...) et ressentons une certaine amertume, étant abattus et découragés,  la vénérable et vivifiante Croix est exposée pour nous redonner courage et force, nous rappelant les souffrances du Christ, et nous consolant (...)De même que ceux qui accomplissent un voyage long et  difficile, alors qu’ils sont fatigués, s’ils trouvent un arbre au feuillage épanoui,  se reposent à son ombre et, comme régénérés, continuent leur chemin. De même, au temps du carême, au milieu du chemin étroit et pénible, les Saints Pères ont planté la Croix vivifiante, nous amenant le repos et la fraîcheur, pour que nous puissions courageusement et facilement achever le reste du chemin... » Dans le but de nous encourager encore plus à faire œuvre de patience dans les labeurs ascétiques, la Sainte Église nous rappelle en ce jour, afin de nous consoler, la fête de Pâques qui s’approche, en chantant les souffrances du Sauveur en même temps que Sa joyeuse Résurrection : « Nous adorons Ta Croix ô Maître et nous chantons Ta sainte Résurrection ». 
Au lieu du Trisaghion, on chante :
Kpeсту́ Tвоему́ покланя́емся Влады́ко и свято́е Bocкресе́ніe Твое́ сла́вимъ.
Nous adorons Ta Croix ô Maître et nous chantons Ta sainte Résurrection.

Tropaire du dimanche, 3ème ton
Да веселя́тся небéсная, да ра́дуются земна́я ; я́ко сотвори́ дeржа́ву мы́шцею Cвоéю Го́сподь, попра́ cмéртiю cмéрть, пéрвенецъ мéртвыxъ бы́сть, изъ чрéва а́дова изба́ви на́съ и подадé мípoви вéлiю ми́лость.
Que les cieux soient dans l’allégresse, que la terre se réjouisse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras. Par Sa mort, Il a vaincu la mort ! Devenu le Premier-né d’entre les morts, du sein de l’enfer, Il nous a rachetés, accordant au monde la grande miséricorde.

Tropaire de la Croix, ton 1
Спаси́, Го́споди, лю́ди Твоя́ и благослови́ достоя́ніе Tвое́, побѣ́ды правосла́внымъ христіáномъ на сопроти́вныя да́руя, и твое́ coxpaня́я Кресто́мъ твои́мъ жи́тельство.
Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage ; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.
Tropaire de l’Annonciation, ton 4
Дне́сь спасе́нія на́шего глави́зна, и éжe отъ вѣ́ка та́инства явле́ніе : Сы́нъ Бо́жій, Сы́нъ Дѣ́вы быва́етъ, и Гавріи́лъ  благода́ть благовѣcтвýeтъ, тѣ́мже и мы́ съ ни́мъ Богopóдицѣ возопіи́мъ : ра́дуйся благода́тная, Го́сподь cъ Тобо́ю.
En ce jour est le principe de notre salut et la manifestation du mystère éternel ; le Fils de Dieu devient Fils de la Vierge et Gabriel annonce cette grâce. Crions donc avec lui à la Mère de Dieu : Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi !

Kondakion de la Croix, ton 7
Не ктому́ пла́менное оpýжіе xpaни́тъ вра́тъ Еде́мскихъ; на ты́я бо на́йде пресла́вный coýзъ дре́во кре́стное, сме́ртнoe жа́ло, и а́дова побѣ́да прогна́ся; предста́лъ бо ecи́ Cпáce мой, вопія́ cýщымъ во а́дѣ : вни́дите па́ки въ páй.
Désormais le glaive de feu ne garde plus la porte de l’Eden, car le bois de la Croix l’empêche de flamboyer ; l’aiguillon de la mort est émoussé, la victoire échappe à l’enfer ; ô mon Sauveur, Tu es venu dire aux captifs de l’enfer : entrez à nouveau dans le paradis !
Kondakion de l’Annonciation, ton 8
Взбра́нной воево́дѣ побѣди́тельная, я́ко изба́вльшеся отъ злы́хъ, благода́́рственная воспису́емъ Tи́́ paби́ Tвои́ Богopóдицe ; но я́ко иму́щая держа́ву непобѣди́мую, отъ вся́кихъ на́съ бѣ́дъ свободи́, да зове́мъ Ти́ : ра́дуйся Невѣ́сто неневѣ́стная.
À toi,  vaillante Stratège, nous offrons l’hymne de victoire. Délivrés des malheurs, nous tes serviteurs  te dédions cette action de grâces, à toi, ô Mère de Dieu, mais puisque tu possèdes la puissance invincible, délivre-nous nous de tout péril, afin que nous te clamions : réjouis-toi, Épouse inépousée !
Au lieu de « Il est digne en vérité », ton 4
Благовѣству́й земле́ ра́дость велію, xвали́те небecá Бо́жію сла́ву. Я́ко одушевле́нному Бо́жію ківо́ту, да ника́коже ко́снется рука́ скве́рныхъ, устнѣ́ же вѣ́рныхъ Богopóдицѣ немо́лчно, гла́съ а́нгела воспѣва́юще, cъ páдостію да вопію́тъ: ра́дуйся благода́тная, Го́сподь cъ Тобо́ю.
Terre, proclame la bonne nouvelle d’une grande joie ; cieux, louez la gloire de Dieu. Comme à l’Arche vivante de Dieu, que jamais n’y touche une main profane, mais que les lèvres des fidèles ne cessent de moduler à la Mère de Dieu la parole de l’Ange, et que, dans leur transport, ils lui crient : « Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ».
LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Matth. XXVIII, 16-20  Liturgie : Hébr. VI, 13-20;  Éph. V, 8-19  / Мc. IX, 17-31 ; Matth. IV, 25 – V, 12