"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

jeudi 9 avril 2015

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


27 mars / 9 avril
GRAND JEUDI
Liturgie de Saint Basile le Grand
Lectures :  Exode XIX, 10-19 ; Job XXXVIII, 1-23 ; XLII, 1 1-5 ; Isaïe L, 4-11 ; I Cor. XI, 23-32 ; Matth. XXVI, 1-20 ; Jn. XIII,3-17 ; Matth. XXVI, 21-39, Lc. XXII, 43-45, Matth. XXVI, 40 – XXVII, 2.
LA LITURGIE DU GRAND JEUDI
La Liturgie de St Basile commence par les vêpres. Le chant des chérubins et le chant après la communion (« Que nos lèvres s’emplissent de Ta louange ») sont remplacés par : « A Ta Cène mystique, fais-moi communier aujourd’hui... ». Ce chant est également repris pendant la communion des fidèles. Nous reproduisons ci-dessous les stichères du Lucernaire (« Seigneur, j’ai crié vers Toi, entends-moi).
Ton 2
Cтека́ется про́чее собо́рище iуде́йское, да Содѣ́теля и Зижди́теля вся́ческихъ Пiла́ту преда́стъ. О беззако́нныхъ, о невѣ́рныхъ ! Я́ко гряду́щаго суди́ти живы́мъ и ме́ртвымъ, на су́дъ гото́вятъ: исцѣля́ющаго стра́сти, ко страсте́мъ уготовля́ютъ. Го́споди долго-терпѣ́ливе, ве́лiя Твоя́ ми́лость, сла́ва Тебѣ́.
Le sanhédrin des Juifs se rassemble pour livrer le Créateur de tout. Ô les iniques ! Ô les impies ! Car ils préparent au jugement Celui qui viendra juger les vivants et les morts ; Celui qui guérit les passions, ils Le préparent à la Passion. Seigneur longanime, grande est Ta miséricorde, gloire à Toi !


Iу́да беззако́нный, Го́споди, омочи́вый на Ве́чери ру́ку въ соли́лѣ съ Тобо́ю, простре́ къ беззако́ннымъ ру́цѣ прIя́ти сре́бреники, и мѵ́ра умы́сливый цѣ́ну, Тебе́  Безцѣ́ннаго не убоя́ся прода́ти : но́зѣ простры́й во е́же умы́ти, Влады́ку облобыза́ льсти́вно, во е́же преда́ти беззако́ннымъ : ли́ка же апо́стольскаго отве́ргся, и три́десять пове́ргъ сре́бреники, Твоего́ тридне́внаго воскре́сенIя не вѣ́дѣ, и́мже поми́луй насъ.
Judas l’inique, Seigneur, qui mit la main dans le plat avec Toi lors de la Cène, tendit la main aux hommes iniques pour recevoir les deniers ; celui qui estima le prix du parfum, ne craignit point de Te vendre, Toi le parfum inestimable ; celui qui étendit ses pieds afin qu’ils fussent lavés, donna au Maître un baiser perfide, afin qu’Il fût livré aux hommes iniques ; celui qui fut rejeté du chœur apostolique et jeta les deniers, ne vit point la Résurrection du troisième jour, par laquelle, aie pitié de nous.

Iу́да преда́тель льсти́въ сый, льсти́внымъ лобза́нiемъ предаде́ Спа́са Го́спода, и Влады́ку всѣ́хъ, я́ко раба́ продаде́ iуде́омъ : я́ко овча́ на заколе́нiе, та́ко послѣ́доваше, А́гнецъ Бо́жiй, Сы́нъ О́тчiй, еди́нъ Многоми́лостивый.
Judas le traître, le fourbe, par un baiser perfide trahit le Seigneur et Sauveur et lui le serviteur livra le Maître aux Juifs ; comme une brebis à l’abattoir, le suit l’Agneau de Dieu, le Fils du Père, le seul Très-miséricordieux.

Iу́да ра́бъ и льсте́цъ, учени́къ и навѣ́тникъ, дру́гъ и дiа́волъ, отъ дѣ́лъ яви́ся : послѣ́доваше бо Учи́телю, и на Него́ поуча́шеся преда́нiю, глаго́лаше въ себѣ́: преда́мъ Того́, и приобря́щу собра́нная имѣ́нiя, иска́ше же и мѵ́ру про́дану бы́ти, и Iису́са ле́стiю я́ти, отдаде́ цѣлова́нiе, предаде́ Христа́. И я́ко овча́ на заколе́нiе, си́це послѣ́доваше А́гнец Бо́жiй, еди́нъ Благоутро́бный и Человѣколю́бецъ.
Judas le serviteur et le fourbe, le disciple et l’insidieux, l’ami et le diable, fut manifesté par ses actes : il suivait le Maître alors qu’il méditait la trahison, disant en lui-même : je Le livrerai et je gagnerai l’argent amassé. Cherchant à vendre le parfum, et à faire arrêter Jésus par la ruse, il  donna un baiser au Christ et Le trahit. Et comme Agneau de Dieu, le seul Miséricordieux et Ami des hommes le suivait.

Его́же проповѣ́да А́гнца Иса́iа, гряде́тъ на заколе́нiе во́льное, и плещи́ дае́тъ на ра́ны, лани́ты на зауше́нiя, лица́ же не отврати́ отъ срамоты́ заплева́нiй, сме́ртiю же безобра́зною осужда́ется. Вся́ Безгрѣ́шный во́лею прiе́млетъ, да всѣ́мъ да́руетъ изъ ме́ртвыхъ воскресе́нiе.
Celui qu’Isaïe nomma l’Agneau, avance vers Son immolation volontaire, et donne Son dos au fouet, Ses joues aux soufflets ; Il ne détourna pas Son visage de la honte des crachats, Il est condamné à une mort honteuse. Celui qui est sans péché subit tout pour accorder à tous la résurrection des morts. 

Слава, и ныне, глас 6: Рожде́нiе ехíдновъ вои́стинну Iу́да, я́дшихъ ма́нну въ пусты́ни, и ро́пщущихъ на Пита́теля : еще́ бо бра́шну су́щу во устѣ́хъ ихъ, клевета́ху на Бо́га неблагода́рнiи : и се́й злочести́вый Небе́сный Хлѣ́бъ во устѣ́хъ нося́й, на Спа́са преда́тельство содѣ́ла. О нра́ва несы́тнаго, и де́рзости безчеловѣ́чныя! Пита́ющаго продае́тъ, и Его́же любля́ше Влады́ку, предая́ше на сме́рть : вои́стинну онѣхъ сы́нъ беззако́нный, и съ ни́ми па́губу наслѣ́дова. Но пощади́ Го́споди, ду́ши на́ша отъ такова́го безчеловѣчества, Еди́не въ долготерпѣнiи неизрече́нный.
Gloire, et maintenant, ton 6 :
Judas, tu appartiens vraiment à la race de vipères qui, alors qu’ils mangèrent la manne dans le désert, murmurèrent contre Celui qui les nourrissait ; la nourriture étant encore dans leur bouche, les ingrats blâmaient Dieu ; et portant le Pain Céleste dans sa bouche, il méditait la trahison contre le Sauveur. Ô esprit cupide et audace inhumaine ! Il vend Celui qui l’a nourri et il livra à la mort le Maître auquel il avait donné un baiser. Il est vraiment le fils d’iniquité issu de ceux-ci, et avec eux il hérita la perte. Mais délivre nos âmes, Seigneur, d’une telle inhumanité, Toi seul dont la longanimité est ineffable.

Tropaire, ton 8
Егда́ сла́вніи ученицы́  на умове́ніи ве́чери просвѣща́хуся, тoгда́ Іу́да злочести́вый, cpeбролю́біемъ неду́-говавъ, oмрача́шеся, и беззако́ннымъ судія́мъ Tебе́ пра́веднаго Cyдію́ предаéтъ. Bи́ждь, имѣ́ній paчи́телю, cи́хъ ра́ди удавле́ніe употреби́́вша ! Бѣжи́ несы́тыя души́, Учи́телю такова́я дерзну́вшія : и́же о вcѣ́xъ Благі́й, Го́споди сла́ва Teбѣ́.
Lorsqu’à la Cène, au Lavement des pieds, les glorieux disciples étaient illuminés, Judas l’impie, malade d’avarice, se couvrait de ténèbres et aux juges iniques  il Te livrait, Toi le juste     Juge. Vois donc, toi qui t’attaches aux richesses, comment à cause d’elles il s’est pendu ! Fuis l’âme insatiable qui osa commettre un tel acte contre le Maître. Toi qui es bon envers tous, Seigneur, gloire à Toi. 
Kondakion, ton 2
Хлѣ́бъ пріе́мъ въцѣ преда́тель, coкрове́нно ты́я прocтиpáeтъ, и пріе́́млетъ цѣ́ну созда́вшаго Свои́ма рукáма человѣ́ка ; и неиспра́вленъ пребы́сть Іу́да ра́бъ и льсте́цъ.
Ayant reçu le pain dans Ses mains, le traître les tend en secret pour recevoir le prix de Celui qui a façonné l’homme de Ses propres mains. Il est demeuré incorrigible, lui le serviteur et félon.
Au lieu du chant des chérubins :
чepи Твоея́ та́йныя днécь, Cы́нe Бо́жій, прича́стника мя́ пріими́ ; не бо́ враго́мъ Твои́мъ та́йнy повѣ́мъ, ни лобза́нія Ти́ да́мъ я́ко Іу́да, но я́ко разбо́йникъ исповѣ́даю Tя́ : помяни́ мя́ Го́споди во Ца́рствіи Твоéмъ.
À Ta Cène mystique, fais-moi communier aujourd’hui, ô Fils de Dieu, car je ne dirai pas le secret à Tes ennemis, ni ne Te donnerai le baiser de Judas. Mais comme le larron je Te crie : souviens-Toi de moi, Seigneur dans Ton Royaume.

Au lieu de « Il est digne en vérité » :
Стра́нствія Влады́чня, и безсме́ртныя Трапе́зы на го́рнѣмъ мѣ́стѣ, высо́кими yмы́, вѣ́рніи пріиди́те наслади́мся, возше́дша сло́ва, oтъ Сло́ва научи́вшeecя, Его́же величáeмъ.
Venez fidèles, rassasions-nous de l’hospitalité du Maître et de la Table immortelle, en la chambre haute, élevant l’esprit et apprenant la parole (de l’Écriture) du Verbe, que nous magnifions. 


HOMÉLIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME SUR LE JEUDI SAINT
… Mais il est temps enfin de s'approcher de cette table terrible. Approchons-nous donc tous avec le calme et la vigilance convenables. Qu'on ne voie plus de Judas, plus d'esprits pervers, d'âme empoisonnée affichant des sentiments qu'elle n'a pas. Le Christ est là : c'est Lui qui a préparé cette table, c'est Lui qu'on y reçoit. Ce n'est pas un homme qui fait que ce qui nous est offert soit véritablement le Corps et le Sang de Jésus-Christ, mais c'est ce même Christ qui a été crucifié pour nous (…) Écoutez donc ce qu'Il dit : Lorsque vous offrez votre présent à l'autel, si vous vous souvenez en ce moment que votre frère a quelque chose contre vous, laissez votre offrande à l'autel et allez vous réconcilier avec votre frère, après quoi vous viendrez offrir votre présent. (Matth. V, 23, 24.) Qu'hésitez-vous à pardonner, puisque ce sacrifice a été institué pour la paix avec votre frère? Si donc le but de ce Sacrifice est de vous conserver en paix avec votre frère et que vous ne vouliez pas de cette paix, vous participez en vain au Sacrifice, votre action est rendue inutile. Commencez donc par accomplir ce pourquoi le Sacrifice a été offert et alors vous en recueillerez abondamment les fruits. Le Fils de Dieu est descendu pour réconcilier notre nature avec Son Seigneur, et de plus, pour nous faire participer à Son Nom si nous voulions imiter son action. Écoutez : Bienheureux les pacificateurs, parce qu'ils seront appelés enfants de Dieu. (Matth. V, 9.) Ce qu'a fait le Fils unique de Dieu, faites-le selon votre pouvoir, afin de vous concilier la paix à vous-mêmes en même temps qu'aux autres. C'est pour cela que vous êtes appelés pacifiques, enfants de Dieu, c'est pour cela qu'au temps du sacrifice on ne vous rappelle aucun autre précepte que celui de la réconciliation avec votre frère, pour vous faire comprendre que c'est le plus grand de tous. Je désirerais m'étendre davantage, mais en voilà bien assez pour ceux qui sont attentifs, s'ils veulent s'en souvenir. C'est pourquoi; mes bien-aimés, rappelons-nous toujours ces paroles, et ces saints baisers de paix et cette communion redoutable. Rien n'est plus propre à unir nos âmes et à faire de nous tous un seul corps que cette participation au Corps de notre Sauveur. Confondons-nous donc tous en un seul et même corps, non dans une union charnelle, mais par le lien mutuel de la charité qui réunira nos âmes. Ce sera le moyen de recueillir avec confiance le fruit de ce banquet. Quand même nous aurions pratiqué à l'infini des œuvres de justice, si nous conservons le souvenir des injures, tout cela s'évanouit et ne nous sert de rien; nous n'en pourrons retirer aucun profit pour le salut. Après ces enseignements, laissons toute colère, et la conscience purifiée, approchons-nous avec toute la douceur et l’humilité possibles de la Table du Christ, à qui soient la gloire, l’honneur, le règne, avec le Père et le Saint-Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen !

mercredi 8 avril 2015

Un archéologue croit qu'il a trouvé de site du procès de Jésus par Ponce Pilate!




The entrance to a former Ottoman prison known as the Kishle in Jerusalem’s Old City. (photo credit: JTA/Oded Antman)


Les fouilles de la Vieille Ville de Jérusalem dévoilent 2700 ans d'histoire, avec des couches de l'époque du Premier Temple des périodes du temps des romains, des croisés et des ottomans.

*


JERUSALEM (JTA) - Lorsque Amit Re'em entreprit en 1999, les fouilles d'une prison ottomane abandonnée dans la vieille ville de Jérusalem, il ne s'attendait à rien de révolutionnaire.

Les fouilles visaient principalement à inspecter le site avant qu'il ne soit transformé en un espace d'événements pour la Tour du Musée de David à proximité et Re'em, qui avait alors à peine 28 ans, espérait au plus découvrir quelques vestiges d'un palais d'Hérode, ou peut-être une partie d'un mur du deuxième siècle.

Il a trouvé ces choses - et beaucoup plus.

Dans un espace de 49 mètres par 9 mètres, Re'em a déterré une chronologie archéologique de Jérusalem datant de 2.700 ans. Des couches de presque toutes les époques de l'histoire de la ville gisent les unes au-dessus des autres, depuis le temps du Premier Temple, en passant par les romains, les croisés et les ottomans, et jusqu'à l'indépendance d'Israël en 1948.

Des vestiges de ces époques sont éparpillés dans la vieille ville, mais ils sont rarement trouvés si près les uns des autres, ou si bien conservés.


Amit Re'em (photo credit: Courtesy)
Amit Re'em 

"La solidité des vestiges et leur superposition les uns sur les autres, est comme un livre ouvert, toute la séquence historique et archéologique de Jérusalem étalée devant nos yeux," a dit Re'em.

"Nous nous attendions à trouver des choses, mais leur réalité, était au-delà de nos attentes."

Appelé Kishle - prison en turc - le site a été construit comme une prison par les ottomans turcs dans les années 1800, et utilisé par les Britanniques dans les années 1940 pour emprisonner les membres des milices juives capturés. Une carte du Grand Israël gravée par un membre emprisonné de la milice pré-étatique  Irgoun, est encore visible sur le mur.

En dessous de la prison sont les bases d'un mur de fortification construit au VIIIe siècle avant notre ère par l'ancien roi juif Ezéchias, qui, comme plus tard les autres dirigeants a profité du promontoire stratégique du site. À travers la pièce, il y a les restes d'un autre mur de défense construit 600 ans plus tard par les Hasmonéens, qui ont gouverné Jérusalem après la révolte des Macchabées.

La salle abrite également les restes du début de l'ère commune, du mur d'un palais massif d'Hérode  construit à proximité, ainsi que les bassins de la période des Croisades qui étaient probablement utilisés pour teindre les vêtements et tanner le cuir. Les murs actuels de la Vieille Ville, construits par les Ottomans au 16ème siècle, siègent au sommet du mur d'Hérode, et plus tard, ils ont servi de paroi extérieure de la prison.

Re'em croit aussi que cette salle peut avoir été le site du procès de Jésus par Ponce Pilate. Pilate aurait jugé Jésus dans un endroit bien en vue, comme le palais d'Hérode, dit Re'em, notant que l'itinéraire initial de la Via Dolorosa qu'a suivi Jésus à Sa crucifixion est passé à l'endroit où se trouve aujourd'hui le Kishle.

Pilate presents Jesus, as depicted in Ecce Home (Behold the man) by Antonio Ciseri, 1871

Pilate présente Jésus, comme il est décrit 
sur le tableau Ecce Homo (Voici l'homme) 
par Antonio Ciseri, en 1871

"Un grand nombre de fois, vous attendez quelque chose et ne le trouvez pas, parce que vous n'avez pas atteint jusqu'aux couches inférieures, à cause de la logistique, du budget, etc.", a déclaré Re'em. "D'autre part, les couches et les vestiges archéologiques sont [parfois] détruits. Ici, nous avons eu de la chance, les restes n'ont pas été endommagés ou détruits. Nous pourrions creuser pendant deux ans à partir du haut jusque vers le bas. "

Les conclusions de Re'em ont convaincu le Musée de la Tour de David de ne pas construire sur le site. Mais depuis que la fouille a pris fin en 2001, la salle est resté fermée, à cause  de contraintes budgétaires jusqu'à ce que le nouveau directeur du musée, Eilat Lieber, l'ouvre au public l'an dernier.

A room beneath a former Ottoman prison, known as the Kishle, in Jerusalem’s Old City, where layers of ancient history were uncovered. (photo credit: JTA/Hamutal Wachtel)

Une salle sous une ancienne prison ottomane, 
connue sous le nom de Kishle, 
dans la vieille ville de Jérusalem, 
où les couches de l'histoire ancienne ont été découvertes. 
(Crédit photo: JTA / Hamutal Wachtel)

La salle n'a pas changé depuis 2001 et  ressemble à une fouille archéologique active. Lieber espère placer un plancher de verre au-dessus des restes et les agrandir avec l'imagerie 3-D qui montrera à quoi l'espace ressemblait à différentes périodes.

"C'est comme un bonjour de différentes époques historiques qui nous relient à cet endroit et nous permettent de comprendre ce qui était ici," a dit Lieber. "Ce qui reste, ce sont des pierres, mais derrière les pierres, il y a ce qui était ici, là où  étaient les personnes."


Beaucoup des conclusions de Re'em au sujet de la salle sont basées sur des techniques de datation et des inférences à partir de sources historiques. L'affirmation que les murs appartenaient au palais d'Hérode vient en partie des écrits de l'historien Flavius ​​Josèphe. La croyance de Re'em selon laquelle les bassins ont été utilisés pour la teinture du tissu, est dérivée d'un récit par Benjamin de Tudela, voyageur juif médiéval, et aussi des restes de colorant rouge sur les murs du bassin.

Mais Re'em a ajouté qu'à un certain point, la datation et la précision deviennent moins importantes que ce que le site signifie aux yeux de visiteurs à la recherche d'une expérience spirituelle.

"Comme archéologue qui travaille à Jérusalem, où était l'emplacement réel du procès de Jésus, n'a pas d'importance," a-t-il dit. "Ce qui importe c'est ce que les gens croient.

"Sur le site Kishle, les gens peuvent toucher les pierres du palais d'Hérode. Celui qui le veut peut voir cet endroit comme le lieu du procès de Jésus."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
The Times of Jerusalem 
6 avril 2015

mardi 7 avril 2015

Fête de l'Annonciation ( Icône Géorgienne)

Pastorale Orthodoxe: Conférence internationale à Athènes





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1ère CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LES MEDIA DIGITAUX
ET LA PASTORALE ORTHODOXE
"DMORC15 EAU VIVE"

ATHENES 7,8,9 MAI 2015




















Prière de Saint-Basile pour les animaux


"Love all God's creation, the whole of it and every grain of sand. Love every leaf, every ray of God's light. Love the animals, love the plants, love everything.  If you love everything, you will perceive the divine mystery in things."  -Fyodor Dostoevsky


La terre et tout ce qu'elle contient est au Seigneur. 

Ô Dieu, augmente en nous le sens de la communion 
avec tous les êtres vivants, 
nos petits frères, 
à qui tu as donné cette terre comme leur patrie 
en commun avec nous. 

Puissions-nous nous rendre compte 
qu'ils ne vivent pas pour nous seuls, 
mais pour eux, 
et pour Toi, 
et qu'ils aiment la douceur de vivre 
comme nous, 
et qu'ils Te servent mieux 
à leur place, 
que nous à la nôtre. 

Amen!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après



Orthodox Cat. :)

Orthodox Monk just hugging a bear.... wow

Jean-Claude LARCHET/ Recension: Moniale Silouana, « Abbesse Eudoxie. Fondatrice du monastère de Bussy »



Moniale Silouana, Abbesse Eudoxie. Vie de l’abbesse Eudoxie, fondatrice du monastère Notre-Dame-de-Toute-Protection à Bussy-en-Othe, traduit du russe par Laurence Guillon et Élisabeth Mouravieff, Bussy-en-Othe et Zwierki, 2014, 255 p.
Ce livre est consacré à Mère Eudoxie, fondatrice et higoumène, de 1946 à 1977, du monastère de la Protection de la Mère de Dieu à Bussy-en-Othe.Il présente l’ensemble de sa vie d’une manière détaillée, et réunit à son sujet de nombreux témoignages et documents photographiques. Il donne aussi la traduction d’un certain nombre de ses lettres, qui précisent le portrait qui se dessine au long des pages.Mère Eudoxie (dans le monde Catherine Courtin) est née à Yalta, en Crimée, le 23 novembre 1895, d’un père français installé en Russie et d’une mère russe, fille du général Borisoglebsky. En 1920, en pleine tourmente révolutionnaire, elle se maria avec un jeune historien, Alexandre Mechtcheriakoff, qui se destinait à recevoir la prêtrise. Mais, deux ans plus tard, sur la route qui le conduisait à Moscou pour être ordonné, celui-ci mourut du typhus. Attirée par la vie monastique et avec le soutien de son père spirituel, le père Serge Stchoukine, elle se rendit, durant les mois suivants, dans différentes communautés monastiques à Moscou, Optino, Gomel, et Kiev. Revenue en Crimée, elle prononça clandestinement, en 1947, ses vœux monastiques auprès d’un starets réputé, le hiéromoine Sophrony, à l’ermitage de Kiziltash, situé dans la montagne au dessus de Yalta.Arrêtée en 1932 par les autorités soviétiques lors d’une campagne antireligieuse, Mère Eudoxie dut la vie à son passeport français qui lui permit, ainsi qu’à sa sœur aînée et à sa mère, de pouvoir émigrer en France. À son arrivée à Paris, elle fut accueillie par le métropolite Euloge qui l’installa à l’Institut Saint-Serge, où elle enseigna l’anglais pendant deux ans. En 1934, elle intégra la communauté du foyer russe de la rue de Lourmel, fondée par Mère Marie (Skobtzov) autour du mouvement l’ « Action Orthodoxe ». Mais les différences de vues entre Mère Marie (favorable à un monachisme social, engagé dans le monde) et Mère Eudoxie (attachée au monachisme traditionnel) conduisirent cette dernière à quitter le foyer de la rue de Lourmel en 1938, pour fonder, avec trois autres moniales (Mère Dorothée, Mère Théodosie et Mère Blandine), une petite communauté dédiée à l’icône Notre-Dame-de-Kazan, à Moisenay, près de Melun. La communauté traversa l’épreuve de la guerre dans un grand dénuement, mais bénéficia de la précieuse direction spirituelle des Pères Euthyme (Vendt) et Cyprien (Kern).En 1946, Mère Eudoxie et trois autres sœurs (Mère Théodosie, Mère Blandine et Mère Glaphyre) vinrent s’installer à Bussy-en-Othe, un petit village de Bourgogne situé à 150 km de Paris, dans une grande maison que leur avait léguée un ancien professeur de droit, Boris Eliachévitch, dont l’épouse était très proche des sœurs. Elles y fondèrent alors un monastère dédié à la fête de la Protection de la Mère de Dieu. Elles commencèrent par installer une chapelle de fortune dans l’ancienne étable de la propriété, où la Liturgie fut célébrée pour la première fois, le 2 juillet 1946, avec la bénédiction du métropolite Euloge. Le 25 novembre 1948, le métropolite Vladimir vint présider la consécration solennelle de l’église et, au cours de la Liturgie, il éleva mère Eudoxie au rang d’higoumène.Rapidement la communauté s’agrandit : des moniales qui avaient pu quitter l’Union soviétique à la fin de la deuxième guerre mondiale la rejoignirent (Mère Iia, Mère Sergia). Des femmes issues de l’émigration russe vinrent prononcer leurs vœux à Bussy (Mère Jeanne, Mère Thaïsse, Mère Parascève, Mère Séraphima), ainsi que des femmes issues de divers pays, parmi lesquelles une Grecque (Mère Glaphira), une Anglaise (Mère Marie), une Roumaine (Mère Alexandra). Cette multiplicité d’origines devait rester l’un des traits caractéristiques du monastère de Bussy-en-Othe, conforme à l’esprit de sa fondatrice dont l’objectif a toujours été de favoriser le développement d’une communauté à la fois traditionnelle, liée à la tradition russe, et en même temps ouverte au monde, sans barrières ethniques ou nationalistes.Les deux dernières années de la vie de mère Eudoxie furent difficiles. Diminuée par la maladie, elle ne quittait pratiquement plus sa cellule. Elle mourut le 24 juin 1977. Ses obsèques furent célébrées le 27 juin, dans l’église du monastère, par Mgr Georges (Wagner), à l’époque évêque auxiliaire, entouré de l’archimandrite Job (Nikichine) – qui résidait à l’ermitage de Tous les Saints Russes de Mourmelon et était depuis de nombreuses années le confesseur de la communauté –, de l’archiprêtre Nicolas Obolensky, et des Pères Gabriel (Patasci) et Pierre Nivière, qui desservaient à l’époque l’église du monastère. Mère Eudoxie repose dans le cimetière communal de Bussy-en-Othe.Ce livre ne présente pas seulement la figure et le destin exceptionnels de Mère Eudoxie : on y trouve aussi, à travers l’évocation de celui-ci, tout un pan de l’histoire de la Russie prérévolutionnaire, puis de la vie de l’émigration russe en France. On y rencontre les sœurs qui ont animé le monastère autour de Mère Eudoxie pendant la période concernée, les évêques et prêtres qui ont été en relation avec le monastère, les personnalités religieuses connues qu’a rencontrées Mère Eudoxie au cours de son parcours (comme le Père Serge Boulgakov, Mère Marie Skobtsov, le Père Cyprien Kern, etc.), de grandes figures du monde culturel (comme Boris Zaïtsev, le poète Ivan Chméliov, qui est décédé au monastère, où Alexandre Soljenitsine dont la visite en 1974 marqua le monastère), auxquels l’auteure a pris soin de consacrer des pages entières ou des notes biographiques. L’ouvrage est donc aussi une mine de renseignements sur une partie importante de la vie de l’immigration russe en France.Sous l’impulsion de Mère Eudoxie, puis sous la conduite de Mère Olga et aujourd’hui sous la houlette de Mère Aimiliani, le monastère de Bussy, caractérisé par son sens de l’universalité de l’orthodoxie et sa culture de l’accueil du prochain, a acquis et garde dans tout le monde orthodoxe un grand rayonnement.On peut se procurer le livre au monastère de Bussy et à la librairie Les Éditeurs réunis.

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


25 mars / 7 avril
ANNONCIATION DE LA TRÈS SAINTE MÈRE DE DIEU

Saint Tykhon, patriarche de Moscou et de toute la Russie (1925) ; Saint Sabbas le nouveau, de Kalymnos (1948) ; Saint Justin de Tchélié (1979).

Vêpres avec Liturgie de St Jean Chrysostome
Lectures: Hébr. II, 11-18 ;  Lc. I, 24-38 

L’ANNONCIATION DE LA TRÈS SAINTE MÈRE DE DIEU[1]

R
acine et principe de toutes les autres fêtes du Seigneur, par lesquelles nous commémorons chaque année notre Rédemption, cette fête de l’Annonciation doit toujours être célébrée à la même date, car, selon une ancienne tradition, c’est au mois de mars que le monde fut créé par Dieu et c’est le 25 mars précisément qu’Adam, trompé par la promesse du serpent et voulant se faire dieu, transgressa le commandement divin et fut exilé du Paradis. Il convenait donc que la guérison de notre nature s’accomplisse, telle une seconde création, par les mêmes moyens et en ces mêmes jours qui ont été ceux de notre chute. Et, de même que le genre humain avait été assujetti à la mort par la désobéissance d’Ève, au printemps du monde, il convenait qu’il en fût délivré au mois de mars par l’obéissance de la Vierge. Après notre chute, Dieu, prenant patience dans Sa miséricorde infinie, avait peu à peu préparé l’humanité, de génération en génération, par des événements heureux et malheureux, à la réalisation du Grand Mystère qu’Il tenait caché avant tous les siècles dans son Conseil trinitaire : l’Incarnation du Verbe. Alors qu’Il savait, bien à l’avance, quelle allait être la faute de l’homme et ses tragiques conséquences, c’est en ayant en vue le terme de ce mystère qu’Il avait pourtant créé la nature humaine, afin de s’y préparer une Mère qui, par la beauté de son âme immaculée, relevée de l’ornement de toutes les vertus, attira sur elle les regards du Tout-Puissant et devint la chambre nuptiale du Verbe, le réceptacle de Celui qui contient tout, le Palais du Roi du Ciel et le terme du dessein divin.
Six mois après la conception miraculeuse de celui qui devait être en toutes choses le Précurseur du Sauveur (Lc I, 17), Gabriel, l’Ange de la miséricorde, fut envoyé par le Seigneur à Nazareth en Galilée, auprès de la Vierge Marie qui, au sortir du Temple, avait été fiancée au juste et chaste Joseph, pour qu’il fût le gardien de sa virginité. Surgissant soudain dans la maison sous une apparence humaine, un bâton à la main, l’Ange salua celle qui devait devenir la consolation des larmes d’Ève, en disant : « Réjouis-toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ! » (Lc I, 28). Devant cette étrange apparition, la Vierge toute troublée par ces paroles de l’incorporel se demandait si cette annonce de joie n’était pas, comme pour Ève, une nouvelle tromperie de celui qui sait se transformer en ange de lumière (II Cor. XI, 14). Mais l’Ange la rassura et lui dit : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu, ne t’étonne pas de mon étrange aspect et de ces paroles de joie, alors que, trompée jadis par le serpent, ta nature a été condamnée à la douleur et aux gémissements, car moi, c’est la vraie joie que je suis venu t’annoncer et la délivrance de la malédiction de la première mère (cf. Gn III, 16). Voici que tu concevras et enfanteras un fils, en accomplissement de la prédiction du prophète Isaïe qui disait : Voici que la vierge concevra et enfantera un fils (Is VII, 14) ! Et tu l’appelleras du nom de Jésus, — ce qui signifie Sauveur — Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut (Lc I, 30). » À ces paroles inouïes, la Vierge s’exclama : « Comment cela serait-il possible, puisque je ne connais point d’homme ? » Elle ne mettait pas là en doute la parole divine par manque de foi, comme Zacharie qui avait été pour cela puni de mutisme (Lc I, 20), mais elle se demandait comment ce mystère pourrait bien se réaliser en elle, sans l’union nuptiale, devenue la loi de la reproduction du genre humain soumis à la corruption. Comprenant ses doutes, l’Ange ne la blâma pas, mais il lui expliqua le mode nouveau de cette naissance : « L’Esprit Saint viendra sur toi, qui a été comblée de grâce en préparation de Sa venue, et la Puissance du Très-Haut te couvrira de Son ombre. » Puis, rappelant qu’Élisabeth, celle qu’on appelait « la stérile », venait de concevoir un fils dans sa vieillesse, il lui montra ainsi que là où Dieu le veut l’ordre de la nature est vaincu, et il lui confirma que par Sa venue en elle le Saint-Esprit allait accomplir un miracle plus grand encore que la création du monde. Abaissant les cieux, le Roi de l’univers, Celui qui contient tout, allait S’anéantir Lui-même (Phil II, 7) par une ineffable condescendance, afin de demeurer en son sein, de S’y mêler en une union sans confusion à la nature humaine, et de Se revêtir de sa chair, teinte en son sang virginal, comme une pourpre royale. Inclinant alors humblement son regard à terre et adhérant de toute sa volonté au dessein divin, la Vierge répondit : Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole ! Par ces paroles, elle acceptait — et avec elle la nature humaine tout entière — la venue en elle de la Puissance divine transmise par les paroles de l’Ange. C’est à cet instant même que s’accomplit la conception du Sauveur. Le Fils de Dieu devient Fils de l’Homme : une seule Personne en deux natures. Dieu se revêt de l’humanité et la Vierge devient en toute vérité Mère de Dieu (Théotokos), afin que, grâce à cet échange des propriétés naturelles, les hommes, délivrés de la corruption, puissent devenir fils de Dieu par la Grâce. L’accomplissement de ce mystère de l’Incarnation, caché même à la connaissance des anges, ne fut donc pas seulement l’œuvre du Père, dans sa complaisance, du Fils qui descendit des cieux, et de l’Esprit qui recouvrit la Vierge de Son ombre ; mais le Seigneur attendait que celle qu’Il avait choisie entre toutes les femmes y prenne aussi une part active par son acquiescement libre et volontaire, de sorte que la Rédemption du genre humain fût l’œuvre commune de la volonté de Dieu et de la foi de l’homme. Ce fut donc par une libre coopération (synergie) de l’humanité au dessein divin que s’est accompli ce Grand Mystère préparé depuis l’origine du monde, que « Dieu devient homme pour que l’homme soit déifié en Lui », et que la Vierge, Épouse inépousée, est devenue pour notre nature renouvelée la source et la cause de tous les biens. La création entière, soumise jadis à la corruption par la faute de l’homme, était elle aussi dans l’attente de ce « Oui ! » de la Vierge, qui annonçait le début de sa délivrance. C’est pourquoi le ciel et la terre réunis, forment aujourd’hui un chœur de fête avec les fils d’Adam, pour rendre gloire à Dieu en honorant la conception de sa Mère inépousée.

Stichères du Lucernaire ton 4.
Въ шесты́й мѣ́сяцъ по́сланъ бы́сть арха́нгелъ къ Дѣ́вѣ Чи́стѣй и, ра́доватися Ей прире́къ, благовѣсти́ изъ Нея́ Изба́вителю проити́. Тѣ́мже, пріе́мши цѣлова́ніе, зача́тъ Тя́, Превѣ́чнаго Бо́га, несказа́нно благоволи́вшаго вочеловѣ́читися во спасе́ніе ду́шъ на́шихъ.
Le sixième mois,  l'Archange fut envoyé vers la pure Vierge; lui ayant dit: Réjouis-toi, il lui annonça que d'elle viendrait le Rédempteur. Ayant accueilli cette salutation dans la foi, Dieu d'avant les siècles, elle Te conçut, Toi qui as daigné T'incarner ineffablement pour le Salut de nos âmes.


Язы́ка, его́же не вѣ́дяше, услы́ша Богоро́дица: глаго́лаше бо къ Не́й арха́нгелъ благовѣ́щенія глаго́лы; отоню́дуже вѣ́рно, пріи́мше цѣлова́ніе, зача́тъ Тя́ Превѣ́чнаго Бо́га. Тѣ́мже и мы́, ра́дующеся, вопіе́мъ Ти́: изъ Нея́ воплоти́выйся непрело́жно Бо́же, ми́ръ мíрови да́руй, и душа́мъ на́шимъ ве́лію ми́лость.
La Mère de Dieu entendit une langue inconnue lorsque l'Archange prononça les paroles de bonne nouvelle; aussi est-ce dans la foi qu'elle reçut la salutation  et Te conçut, Dieu d'avant les siècles;  et nous aussi, nous Te crions dans la joie: ô Dieu qui sans changement T'es incarné,  donne la paix au monde et à nos âmes la Grande Miséricorde.


Се́ воззва́ніе ны́нѣ яви́ся на́мъ: па́че сло́ва Бо́гъ человѣ́комъ соединя́ется, арха́нгеловымъ гла́сомъ пре́лесть отгоня́ется. Дѣ́ва бо пріе́млетъ ра́дость, земна́я бы́ша не́бо, мíръ разрѣши́ся пе́рвыя кля́твы. Да ра́дуется тва́рь, и гла́сы да воспое́тъ: Тво́рче и Изба́вителю на́шъ, Го́споди, сла́ва Тебѣ́.
Celui qui vient nous rappeler se révèle à nous maintenant: aux hommes Dieu s'unit, sans qu'on puisse l'expliquer. À la voix de l'Archange, l'erreur est dissipée  et la Vierge reçoit la Joie; le ciel descend sur terre et le monde est libéré de l'antique malédiction. Se réjouisse la création, qu'elle chante au Seigneur à pleine voix: Notre Créateur et notre Rédempteur, gloire à Toi.


Гавріи́лъ вели́кій, у́мъ богови́днѣйшій, свѣтоза́рный и спаси́тельный, Свѣ́тъ Трисо́лнечный зри́тъ и пое́тъ съ вы́шними чи́ны боже́ственное и стра́шное пѣ́ніе, мо́литъ дарова́ти душа́мъ на́шимъ ми́ръ и ве́лію ми́лость.
L'archange Gabriel, esprit céleste et lumineux, tout à fait divin par son aspect, contemplant la lumière du triple Soleil qu'il voit en compagnie des armées célestes, s'est présenté devant la Vierge pour annoncer le redoutable mystère de Dieu, auprès duquel il intercède pour nos âmes.
Et maintenant, ton 6
По́сланъ бы́сть съ небесе́ Гавріи́лъ арха́нгелъ, благовѣсти́ти Дѣ́вѣ зача́тіе и, прише́дъ въ Назаре́тъ, помышля́ше въ себѣ́, чудеси́ удивля́яся: О, ка́ко, въ вы́шнихъ непостижи́мь Сы́й отъ Дѣ́вы ражда́ется! имѣ́яй престо́лъ не́бо и подно́жіе зе́млю, во утро́бу вмѣща́ется Дѣ́вичу! на Него́же шестокрила́тіи и многоочи́тіи зрѣ́ти не мо́гутъ, сло́вомъ еди́нѣмъ отъ Сея́ воплоти́тися благоизво́ли. Бо́жіе е́сть Сло́во настоя́щее. Что́ у́бо стою́, и не глаго́лю Дѣ́вѣ: ра́дуйся, Благода́тная, Госпо́дь съ Тобо́ю; ра́дуйся, Чи́стая Дѣ́во; ра́дуйся Невѣ́сто неневѣ́стная; ра́дуйся, Ма́ти Живота́, благослове́нъ пло́дъ чре́ва Твоего́!

Du ciel fut envoyé l'archange Gabriel pour annoncer à la Vierge sa conception; en route vers Nazareth, il méditait sur l'étonnante merveille: Comment! le Très-Haut, l'Infini, va naître d'une Vierge! Celui qui pour trône a le ciel, et la terre pour escabeau, va trouver place dans le sein d'une femme!  Celui que les Chérubins aux six ailes et les Séraphins aux yeux innombrables n'osent regarder accepte de prendre chair en elle par sa seule parole! Voici qu'est présent le Verbe de Dieu.  Pourquoi hésiter au lieu de dire à la Vierge: Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi, réjouis-toi, Vierge pure, Épouse inépousée, réjouis-toi, ô Mère de la Vie, car le fruit de ton sein est béni.

AU SUJET DU GRAND MARDI

Notre Seigneur Jésus-Christ a passé la nuit du lundi au mardi à Béthanie et, le mardi matin, Il vint à nouveau au Temple de Jérusalem, enseignant à l’intérieur et à l’extérieur de celui-ci (Matth. XXIV,1). Les grands-prêtres et les anciens, écoutant Sa parabole et comprenant qu’Il parlait à leur sujet, tentèrent de Le saisir et de Le tuer. Mais ils avaient peur du peuple, qui Le considérait comme prophète (Matth. XXI, 46), et était admiratif devant Son enseignement (Mc. XI, 18), L’écoutant avec plaisir (Mc XII, 37). Dans les enseignements évangéliques prononcés par le Christ le mardi, l’Église a choisi, pour l’édification des fidèles, la parabole des dix vierges, convenant particulièrement à la Grande Semaine, durant laquelle on doit le plus veiller et prier. Par la parabole sur les dix vierges, l’Église orthodoxe rappelle qu’il faut être prêt à aller à la rencontre du Fiancé céleste par la chasteté, la miséricorde et l’accomplissement des autres bonnes œuvres, représentées par l’huile préparée par les vierges sages.



[1] Tiré du Synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos Petra (version abrégée).

lundi 6 avril 2015

Père Dimitru [Stalinoae]: Les créatures de Dieu


Father Justin Parvu, imprisoned by the Communist for being Christian. He reposed June 16, 2013.




"La considération (du saint) s'étend
même aux animaux 
et aux choses, 
parce que dans chaque créature,
 il voit un don de l'amour de Dieu, 
et ne souhaite pas blesser cet amour 
en traitant Ses dons 
avec négligence 
ou indifférence."


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Payer and Holiness



Orthodox monks with bear cubs..





Photos: Pinterest


dimanche 5 avril 2015

Miracle de la Sainte Croix aux Îles Fidji

fitzi

Un jour, sur la deuxième plus grande île des Fidji, Vanua Levu, personne en charge de la Mission pour l'île, le Père Barnabé, avec le hiéromoine Savvas sont allés en visite à l'hôpital de la ville de Labasa pour réconforter un patient. 

Tandis qu'ils parlaient avec le patient, ils ont entendu des cris peu naturels provenant de l'autre côté du couloir, et étant alarmés par ces cris horribles, ils se sont déplacés dans cette direction pour apporter de l'aide.

Dans une pièce voisine il y avait une jeune fille couchée dans son lit, qui se bouchait les oreilles avec ses mains, tordant sa tête à gauche et à droite et criant d'une manière terrifiante. Les infirmières étaient debout juste à côté, incapables de comprendre ce qui s'était passé et trop effrayées faire quoi que ce soit.

Père Savvas s'est approché d'une infirmière et lui a dit: "Nous sommes de l'Eglise orthodoxe grecque. Pourrions-nous seulement faire le signe de la Croix sur elle? " Puis il prit la Croix qui avait [une relique de] la Vraie Croix à l'intérieur et il a commencé à faire le signe de la Croix sur son visage. Plus il le faisait, plus elle criait. En fin de compte, le prêtre a mis la Croix dans sa bouche et immédiatement elle s'est calmée. Il était évident qu'elle était possédée, et avec la puissance de la Vraie Croix le mauvais esprit l'a finalement quittée.

Cet incident nous rappelle les paroles de l'hymne de l'Octoèque "Grande est la puissance de Ta Croix, Seigneur."  Le Christ est venu au monde et a été crucifié pour le salut de tous les peuples. C'est pourquoi le pouvoir de la Sainte Croix n'est pas seulement limité aux chrétiens, mais aussi à toute personne sous la puissance de Satan.

La guérison de cette jeune fille de Fidji après avoir touché la Vraie Croix, ainsi que la foi des Pères qui pensèrent à faire le signe de la Croix sur elle, fut le meilleur sermon pour elle-même, pour sa famille et pour toutes les personnes qui furent témoins de ce miracle.

Quand le Christ a dit à Ses disciples qu'il serait avec eux tout au long de leur annonce de Son Évangile, c'est exactement ce qu'il voulait dire: Sa présence vivante en témoigne par les signes et les prodiges qui allaient suivre.

Par conséquent, le travail missionnaire se fait par le Christ Lui-même, qui utilise comme moyen des gens ordinaires, comme le Père fidjien Barnabé et le simple moine Savvas. La mission n'est pas une question de sagesse mondaine, mais une question de foi "agissant par l'Amour».

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après