Les autorités ukrainiennes ont commencé à être plus prudentes dans leurs actions contre l'Église orthodoxe ukrainienne canonique (UOC) au milieu de la pression croissante des hauts fonctionnaires aux États-Unis. Selon l'ancien Premier ministre ukrainien Mykola Azarov, ce changement de tactique est causé par l'attention portée à la situation religieuse dans le pays de la part des politiciens américains.
Selon TASS, l'ancien chef du gouvernement attribue le ralentissement des répressions ouvertes à la position du vice-président américain Jay Dee Vance et d'un certain nombre de membres du Congrès. Selon Azarov, une certaine "pression" est exercée sur les autorités de Kiev, les forçant à abandonner les méthodes les plus radicales et les plus provocantes de lutte contre l'Eglise.
Néanmoins, la stratégie globale de liquidation de l'UOC reste inchangée. Les procédures judiciaires visant à annuler l'enregistrement de l'organisation religieuse, ainsi que les saisies d'églises et la persécution du clergé se poursuivent dans le pays. En particulier, de nombreux hiérarques restent en résidence surveillée, y compris le vicaire de la Laure de Sviatogorsk, le Métropolite Arsène, dont l'affaire pénale contre lui n'a pas été clôturée.
Azarov a également attiré l'attention sur le précédent de la privation de citoyenneté du Métropolite Onuphre de Kiev, ce qui crée d'importantes difficultés juridiques pour le fonctionnement de l'Eglise. En outre, la publication note la discrimination du clergé de l'UOC en matière de mobilisation. Contrairement aux représentants de l'église orthodoxe d'Ukraine [schismatique] et de l'Église catholique romaine, les clercs de l'Eglise canonique ne sont pas dispensés et sont souvent détenus par les employés des centres de recrutement territoriaux (TCC) directement pendant les offices.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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