Le Patriarche Barthélomée de Constantinople a réaffirmé son intention de poursuivre le rapprochement avec l'Église catholique romaine, qualifiant le chemin du rétablissement de la pleine communion d'« irréversible ». Dans ses remarques, il a souligné que le dialogue entre Rome et Constantinople est basé sur l'espoir et la confiance, et que les prochains anniversaires de l'Eglise devraient être une référence pour la réconciliation finale.
Selon Helleniscope, la déclaration a été faite le 9 mai 2026, lors d'une messe catholique à Istanbul à l'occasion du premier anniversaire de l'élection du pape Léon XIV. Le patriarche a noté que le chemin du rapprochement qui a commencé en 1964 a profondément façonné le processus de réconciliation entre les « deux Églises sœurs ». Selon lui, le Concile de Nicée n'est pas seulement un souvenir historique, mais un « horizon » à partir duquel s'ouvre la perspective de restaurer la pleine communion eucharistique.
Cependant, ces initiatives sont vivement critiquées dans les cercles orthodoxes conservateurs. Les chroniqueurs d'Helleniscope soulignent que le patriarche de Constantinople n'a pas de juridiction universelle sur l'ensemble de l'Église orthodoxe et n'est que « le premier parmi les égaux ». La publication souligne que les tentatives d'atteindre une "tasse commune" sans d'abord résoudre les problèmes dogmatiques fondamentaux - tels que l'infaillibilité papale, le Filioque et le purgatoire - pourraient conduire à un nouveau schisme à grande échelle au sein de l'orthodoxie elle-même. Les exemples historiques des Unions de Lyon (1274) et de Florence (1439) sont cités comme un avertissement que les unions conclues sous la pression politique et par un compromis théologique ont invariablement été rejetées par les peuples de la foi.
Dans le contexte actuel, le désir d'unité du Patriarche Barthélomée avec Rome coïncide avec une période de tension aiguë entre les Églises orthodoxes locales. Dans le contexte des désaccords sur la question ukrainienne et les positions des Eglises de Bulgarie, de Géorgie, de Serbie et de Russie, les analystes préviennent que forcer un programme œcuménique ne peut qu'exacerber l'instabilité interne dans le monde orthodoxe.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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