"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 20 avril 2021

Prêtre Evelthontos Haralambios: LA VEUVE ET LE PANIER


Dans un village vivait une veuve très pauvre avec son fils unique. Pour élever son enfant, elle travailla pour d'autres personnes. Parce qu'elle avait mis tous ses espoirs en lui, elle décida de tout faire pour l'aider à étudier à l'école.

Elle alla vers l'icône de la Génitrice de Dieu et tombant à genoux devant elle, elle dit:

`Sainte Mère de Dieu, aide-moi, moi la pécheresse à envoyer mon fils étudier à l'école.

Et ainsi, aux prises avec de nombreuses privations et avec de nombreuses prières, la pauvre veuve put aider son fils à devenir médecin.

Un jour, avec son diplôme dans sa valise, le médecin alla rendre visite à sa mère qui était déjà âgée et la remercier. Sa mère le reçut joyeusement et elle ressentit une grande gratitude pour la Mère de Dieu qui l'avait aidée à voir le rêve de sa vie se réaliser.

Et le lendemain dimanche, la vieille femme alla réveiller son fils et lui dit:

«Réveille-toi, mon fils, pour aller remercier la Sainte Mère de Dieu pour ta réussite.»

Mais le médecin ne voulait pas se réveiller et aller à l'église parce qu'il ne croyait pas en ses paroles et il les considérait comme démodées. Sa mère fut terriblement bouleversée mais elle ne dit rien. Elle se rendit seule à l'église où elle pleura douloureusement devant l'icône de La Gébitrice de Dieu. Quand elle revint à la maison, son fils, le médecin lui  demanda:

«Mère, qu'as compris des paroles qui ont été dites dans l'église étant analphabète?

La vieille femme ne répondit pas, elle se rendit simplement à son cellier, prit un petit panier et lui dit:

«Mon fils, tu ne m'as pas écouté le matin pour venir avec moi à l'église. Puisses-tu être pardonné. Mais maintenant, je veux que tu accomplisses un souhait que j'ai et ne me le refuse pas s'il te plaît. Je veux que tu prennes ce petit panier et que tu ailles avec  jusqu'à la rivière et que tu m'apportes de l'eau dedans.

`Mère, comment t'apporter de l'eau dans le panier? As-tu perdu la tête?

«Va, mon chéri, et nous verrons ce qu'il en sera» dit sa mère.

Terriblement choqué mais ne voulant pas bouleverser sa mère encore plus, le médecin alla à la rivière, il plongea le panier dans l'eau et  rentra chez lui avec celui-ci vide.

«Voici ton panier, maman. C'est exactement comme tu me l'as donné. J'ai fait ce que tu voulais. Y vois-tu de l'eau?

«Merci, mon fils de m'avoir écouté Mais le panier est-il pareil que lorsque je te l'ai donné?

«Oui, mais maintenant il est mouillé, répondit son fils.

«Tu vois, mon fils, que il n'est pas ainsi que je te l'ai donné? Tu l'as pris sec et vous l'avez ramené humide. De la même manière que je vais à l'église en tant qu'analphabète et quand je reviens je n'ai pas reçu sa sagesse mais je suis rafraîchie par sa grâce et cela me garde en vie depuis si longtemps et avec cette grâce je pouvais te garder à l'école . "

Alors le médecin s'est humilié et comprit Dieu.

«Dieu a rendu folle la sagesse du monde» [1]

`Mais Dieu a choisi les choses insensées du monde pour faire honte aux sages [2] .

Puis il s'excusa auprès de sa mère et ils allèrent ensemble à l'église pour remercier la Sainte Mère de Dieu

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

NOTES

[1] I Cor. 1, 20.

[2] I Cor. 1, 27.

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