Avant que l'homme ne pèche contre les lois révélées par la Révélation divine, il avait déjà péché contre la nature elle-même, c'est-à-dire contre les lois placées dans la nature par le Créateur.
Ainsi, tous les êtres vivants ont besoin de nourriture pour soutenir leur vie, mais seul l'homme est capable de transformer la nourriture en plaisir qui devient une passion, grossissant au point de perdre sa santé.
Tous les êtres vivants ont besoin de boire, mais seul l'homme cherche du plaisir dans de telles espèces et quantités de boisson qui le privent de conscience de soi et de maîtrise de soi.
Toutes les créatures possèdent l'instinct de perpétuer leur espèce, mais l'homme seul transforme cet instinct en une source de vices honteux, de débauche et de maladies terribles.
Tous les êtres vivants aiment la liberté de vie et de mouvement, mais l'homme seul pousse sa liberté dans l'anarchie et l'excès, commettant tant de crimes différents que les législateurs ne peuvent pas concevoir de mesures suffisantes pour les empêcher ou les retenir.
Chaque créature de Dieu se réjouit en temps de liberté et de bien-être de la vague de vie qui en découle, mais l'homme seul s'efforce de transformer toute sa vie en une fête incessante, s'épuisant dans l'invention des plaisirs et gaspillant ses meilleurs pouvoirs et capacités dans l'oisiveté et la dissipation.
Par conséquent, pour rester fidèle à la nature, l'homme doit être un ascète.
Cela était compris même par les anciens philosophes païens. Comment alors un chrétien pourrait-il ne pas être ascète, s'il désire incarner dans sa nature déchue cet idéal élevé de vie véritablement humaine qui lui est révélé dans l'Évangile ?
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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