"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 15 mars 2026

Dimanche de la Croix

C'est le dimanche de la Croix, le troisième dimanche du Grand Carême.

Nous portons tous une croix de baptême, nous exposons la croix sur les coupoles des églises et ornons nos vêtements liturgiques de croix. Pourquoi agissons-nous ainsi ?

Prenez un instant pour réfléchir aux représentations occidentales de la Crucifixion que vous avez vues. Tout est fait pour souligner la douleur et l’horreur absolue de cette méthode d’exécution, qui était certes lente, cruelle et dégradante. Considérerions-nous une maquette de potence comme un symbole de la foi ? Pourtant, la croix et la potence remplissent la même fonction. 

L’iconographie dispose de nombreux moyens pour illustrer un point théologique. Souvenez-vous des icônes de la Sainte Vierge et de l’Enfant Jésus. En Occident, la représentation est naturaliste ; il s’agit essentiellement d’une jeune mère avec un bébé potelé et plein de vie. 

L’iconographie orthodoxe représente l’Enfant Jésus avec des proportions d’adulte, mais sa petite taille indique qu’il est encore en bas âge. Cela illustre le point théologique selon lequel, pour S’incarner, Dieu a dû naître sur terre, mais Il n’a jamais, même un instant, cessé d’être Dieu le Fils, Deuxième Personne de la Trinité.

Revenons maintenant à la Crucifixion. Lorsqu’elle est représentée dans une icône, il n’y a rien de grotesque ni d’horrible, car cela pourrait donner l’impression que c’est la fin de l’histoire. Ce n’est pas le cas, car la représentation de la Croix a son propre message en tant que symbole de la mort, bien que le Crucifié soit toujours Dieu incarné, et que le but soit la Résurrection, rendue possible par le Sacrifice. 

Ainsi, le symbolisme met en avant la gloire du salut plutôt que le châtiment et la morosité de la mort. Il existe un langage iconographique et des conventions quant à la manière dont les sujets sont représentés. Malheureusement, on peut voir dans les églises des exemples où ces conventions sont parfois ignorées. [...]

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

in Mettingham. 


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