"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

lundi 2 décembre 2019

Comment changer la réalité: Le Mystère de la prière



Selon la tradition russe, un service religieux s'appelait une supplication. Il est évident qu'une conversation avec Dieu était perçue comme une invocation fervente à la personnalité du Créateur. Une personne fait demande à Dieu tout le temps et à toutes les étapes : elle a besoin d'améliorer sa santé, d'obtenir de l'argent pour nourrir sa famille, de voir ses péchés, et de trouver l'espoir pour le salut de son âme. Mais il y a aussi des prières d'action de grâce et de louange, dans lesquelles un chrétien admire sincèrement le Créateur. Une prière peut être appelée le premier sacrement, parce qu'au sens strict, un sacrement est tout ce qui vient du monde divin, qui n'a pas d'explication humaine, mais qui devient un instrument pour nous communiquer la Grâce.

Et chaque sacrement de l'Eglise commence par une prière. Nous demandons chaque fois à Dieu que notre action extérieure soit remplie de l'Esprit Saint et nous soit transmise en Grâce. Une prière est unique en ce qu'elle est accessible à tous. Il n'est pas nécessaire de rappeler les fameuses "prières incessantes" (1 Thessaloniciens 5:17) et les 243 autres références bibliques à une prière. Nous avons simplement besoin de prier.

Théophylacte d'Ohriddans une de ses interprétations, appelle une prière le premier acte de foi. Hélas, même dans un environnement orthodoxe, la prière et le travail sont le plus souvent injustement séparés. Si la prière n'est pas labeur, alors qu'est-ce? S'agit-il d'oisiveté, de loisirs ou d'un passe-temps ? La femme d'un prêtre m'a dit un jour avec ironie, voyant un croyant hésiter après avoir lu les quarante canons de supplication à un saint pour ce dont il avait besoin, "Admets-le, il est plus facile de couper du bois que de prier ?" 

Et nous sommes vraiment fatigués après un service religieux, et même après une règle de prière. Au moins, nous nous efforçons de nous mettre debout devant Son image, d'ouvrir le livre, de capter toute l'attention et la volonté, et de garder une certaine tension tout au long du processus. Notez qu'il est beaucoup plus facile de lire un livre ordinaire. Il s'avère que la prière est un vrai labeur.

Par la prière, nous parlons à Dieu, c'est-à-dire que nous établissons un contact. Dans ce contact, il y a une sorte de connexion entre notre monde intérieur personnel avec tous les problèmes et les maux de l'âme, d'une part, et le Seigneur avec Sa majesté et Sa pureté, d'autre part. 

Dois-je me rappeler comment notre état change après un service divin ou après une prière personnelle ? Oui, chacun a sa propre expérience des événements qui se produisent après la prière, lorsque les circonstances se révèlent soudainement être en notre faveur. Et il semble qu'un orage n'ait pas frappé, mais la situation s'est résolue. Nous aurions pu une fois penser que ce n'était qu'une coïncidence due à la faiblesse de la foi. Cependant, en fait, nous avons été aidés par notre meilleur ami, à qui nous devrions seulement nous adresser et Il viendra certainement à notre secours.

Dois-je dire que la prière change une personne ? Nous avons entendu à plusieurs reprises des histoires sur des cas de guérison miraculeuse de personnes atteintes de maladies incurables, ainsi que d'autres histoires inhabituelles de croyants. 

La vie des gens a changé pour le mieux par leurs prières. Cependant, cela ne s'est pas fait du jour au lendemain, mais généralement après une longue période d'essais. Pourquoi est-ce qu'il en est ainsi? Les essais sont devenus un catalyseur qui a déclenché une recherche à l'intérieur d'une personne pour trouver un moyen de sortir d'une situation, ensemble avec Dieu. La prière change toujours notre état intérieur, éclaircit nos pensées, remet notre esprit en place, nous calme et nous permet de regarder la situation d'une manière différente. C'est là que la croissance spirituelle d'une personne et son chemin vers Dieu ont commencé. Une personne a commencé à changer et à acquérir la foi principalement à cause d'une activité importante : une conversation avec Dieu.

La réalité d'une personne a toujours changé progressivement dans de telles situations. Pourtant, tout a commencé par la prière. Avec elle, nous pouvons nous calmer, trouver l'espoir d'une solution et entendre Dieu. "Et tout ce que vous demanderez dans une prière, en croyant, vous le recevrez" (Matthieu 21:22). Autrement dit, le Christ nous dit clairement que nous sommes capables de changer notre réalité avec Son aide.

Donc, il est inutile de parler, il est nécessaire d'accomplir la chose la plus difficile : agir. Se lever pour prier, créer une routine régulière, apprendre à se concentrer sur les mots, mettre des pensées et de la volonté dans le texte, être capable d'entendre la voix silencieuse de Dieu dans notre cœur. 

Le problème de notre temps est l'abandon de la prière. L'Église cesse d'être ainsi si elle abandonne la communication avec Dieu par la conversation avec Lui. 

Après tout, participons-nous régulièrement à des séances d'information et à des réunions au travail pour nous entendre sur certains points, pour améliorer les relations entre les différents départements et pour obtenir des commentaires ? Par cet exemple maladroit, on peut montrer l'importance de la communication avec Dieu. 

En fin de compte, Lui seul sait ce qui est bon et ce qui est juste pour chacun d'entre nous. Ainsi, nous devons constamment Lui demander conseil et Le consulter, ce qui nous donne la chance de poursuivre sur la bonne voie et de changer nos vies dans la bonne direction.

La seule chose à faire est de commencer. Dieu est plus réel que nous ne le pensons. Laissez-Le entrer dans votre vie, remplissez votre journée de prière, et choisissez de changer votre réalité avec le Créateur dès maintenant !

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

dimanche 1 décembre 2019

Si la nouvelle est vraie, elle n'est pas vraiment surprenante!


La principale caractéristique de l'esprit de l'époque est une atmosphère à la Mickey Mouse. Ils disent : "Détendez-vous, calmez-vous... Quoi qu'il arrive, ne le prenez pas au sérieux."

Hiéromoine Seraphim Rose
de bienheureuse mémoire

Qu'attendent les distingués canonistes de l'église grecobyzantinihellénique pour donner leur docte avis sur les aberrations "patriarcales"? Il y a déjà longtemps que le Père Peter Heers a tiré la sonnette d'alarme ( cf. son texte Towards the Eigth Ecumenical Council:

Père Peter Heers, au cours de ses recherches de thèse, a trouvé la source complète d'[une] citation étonnante [Le métropolite Bartholomée, actuel patriarche de Constantinople donnait une interview à un célèbre journaliste]. L'interview fut réalisée par Desmond O'Grady et est parue dans le numéro de The National Catholic Reporter du 21 janvier 1977. L'article était intitulé "Futur Concile Orthodoxe." La citation entière dit ce qui suit:

"Nos fidèles ressentent le besoin de rénovation. Ils veulent des moyens plus accessibles pour vivre leur foi. Par exemple, la prescription de 40 jours de jeûne avant Pâques et Noël, est à peine possible aujourd'hui, en dehors des monastères. Nous ressentons la nécessité de renforcer nos liens avec d'autres chrétiens.

Par la grâce de Dieu, toutes les églises orthodoxes privilégient désormais l'œcuménisme. L’œcuménisme a progressé dans la dernière décennie, même s’il n'y a pas eu une succession d'événements frappants, comme la réunion de 1964 entre le pape Paul et le Patriarche Athénagoras, à Jérusalem.

Cette démonstration de fraternité retrouvée, a fourni de bonnes copies journalistiques. L'exploration théologique qui a suivi a été moins spectaculaire, mais néanmoins fructueuse -la convocation du Concile en est la preuve. Il passera en revue nos entretiens bilatéraux avec les catholiques romains, les anglicans, les luthériens, les vieux-catholiques et les églises non-Chalcédoniennes. Cela donnera sûrement une impulsion à l'œcuménisme. Le Concile signifiera aussi une ouverture de l'Eglise orthodoxe aux religions non-chrétiennes, à l'humanité dans son ensemble. 

Cela signifie une nouvelle attitude envers l'islam, le bouddhisme, la culture contemporaine, aux aspirations pour une société fraternelle libre de discrimination raciale... En d'autres termes, il marquera la fin de 12 siècles d'isolement de l'Eglise orthodoxe. "

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Orthodoxos Typos du 27 novembre 2019
(source)
commente ainsi l'information qui suit dans le reste de ce message  venant de l'Union des Journalistes Orthodoxes:


H ένωση της Ορθοδόξου Εκκλησίας με τους Παπικούς είναι αναπόφευκτη

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Si ce que dénonce l’Union des Journalistes Orthodoxes est vrai on ne peut ressentir que du chagrin et du dégoût pour le patriarche Bartholomée, mais davantage pour les abbés athonites qui entendent [ces paroles] de la bouche du patriarche et ne réagissent pas!



Article de l'Union des Journalistes Orthodoxes


Le patriarche de Constantinople croit que seules des différences historiques plutôt que les dogmes séparent l'Orthodoxie et le catholicisme [romain], donc leur unité est inévitable.

Le patriarche Bartholomée de Constantinople a déclaré qu'il n'y a que des controverses historiques plutôt que dogmatiques entre chrétiens orthodoxes et catholiques. Il l'a dit lors de sa dernière visite au Mont Athos.

En particulier, selon les sources de l'Union des Journalistes Orthodoxes, lors d'une visite au monastère grec de Pantocrator, le patriarche Bartholomée, en présence des frères et invités du monastère, a affirmé que l'unité de l'Église orthodoxe avec les catholiques romains était inévitable.

Selon lui, la division qui existe aujourd'hui entre les orthodoxes et les catholiques a des racines historiques, mais ne se situe pas dans le domaine du dogme.

Le patriarche Bartholomée est convaincu que les catholiques sont "exactement les mêmes chrétiens que nous". Il a également souligné que le don par le pape François des saintes reliques de l'apôtre Pierre est un témoignage des bonnes grâces de l'église catholique en relation avec l'Église orthodoxe.

Les sources de l'Union des Journalistes Orthodoxes disent que pendant le discours du patriarche Bartholomée, l'Archimandrite Gabriel, Abbé du monastère de Pantocrator, l'Archimandrite Alexis, Abbé du monastère de Xenophont, Archimandrite Ephraim, Abbé du monastère de Vatopaidi, les frères de plusieurs monastères et invités étaient présents. La plupart des frères des monastères après de telles paroles du chef de Phanar étaient perplexes, mais aucun des présents n'a protesté contre le patriarche Bartholomée. De plus, certains moines, après les paroles du chef du Phanar qui disait que l'unité avec les catholiques est inévitable, pleuraient.

Selon les témoins oculaires, de nombreux gardes patriarcaux ne permirent à quiconque des frères d'enregistrer le discours du patriarche Bartholomée.

Plus tôt, l'Union des Journalistes Orthodoxes a écrit qu'en Belgique, le patriarche Bartholomée et l'abbé de Xenophont prièrent conjointement avec les catholiques [romains].

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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Humour orthodoxe

Source:Wikipedia

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- Sais-tu quand le jeûne prend fin ? Pour qu'on puisse manger de la viande à l'aise.
- Tu ne peux pas en manger ?
- J’en mange... Mais mal à l'aise.

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- Père, j'ai reçu une carte de pension avec le numéro 666...

- Et dans ma Bible, le livre de l'Ecclésiaste commence à la page 666, que faire?

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Au sermon :

- Qui sait ici ce qu'il faut faire avant de demander pardon au Seigneur pour vos péchés ?

Une voix du public :

- Pécher ?!

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Prière d'une jeune fille orthodoxe :

- Je ne demande pas pour moi-même Seigneur, donne à ma mère un très bon gendre....

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Collecte de dons dans l'église. Tous ont mis 50 $. Un homme en met 1.000 par erreur. Ayant réalisé cela, il dit au Père son erreur. Ce dernier l'apaise : "Ne t'inquiète pas, mon enfant. Ce millier sera compté comme 50 pour toi !"

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- Père, qu'est-ce que je dois prendre pour de l'anxiété ?"

- Prends la volonté de Dieu !

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Ne jugez pas les autres pour ne pas avoir péché comme vous.

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Une femme se confessant à un prêtre :

- Je suis pécheresse, Père, je suis remplie d’orgueil. Tous les jours, je me regarde dans le miroir ! Et quand je fais ça, je m'admire et je me dis : "Oh, comme je suis belle !"

- Ce n'est pas un péché, c'est une illusion !

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L'humilité n'est pas que tu te dises mauvais. L'humilité n'est pas de tuer le voisin qui t’en a parlé.

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Vigile nocturne, au Polyeleos, l'évêque effectue l'onction. Il est approché par une femme, les bras croisés sur la poitrine, comme pour l'Eucharistie, qui dit :

- Olga.

Vladyka l'oint et répond humblement :

- Monseigneur Gouri.

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Version française Claude Lopez-Ginisty
D’après