"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

jeudi 9 juin 2016

Sur l'excellent blog de Maxime!

 


PETIT RAPPEL DE SAISON : PLACE, RÔLE ET ACTION DU PHANAR en général et plus particulièrement par les temps qui courent…
Le 20/06/2011 à  l'occasion d'une recension du livre de Mérope Anastassiadou et Paul Dumont, « Les Grecs d’Istanbul et le Patriarcat œcuménique au seuil du XXIe siècle. Une communauté en quête d’avenir », éditions du Cerf, Paris, 2011, 315 p. (collection « L’histoire à vif ») Jean-Claude Larchet - dont le travail et les compétences considérables sont une bénédiction dont il faut rendre grâce à Dieu pour l'Orthodoxie non seulement francophone mais internationale - fait quelques remarques comme d'habitude appréciables autant par leur précision que par leur pertinence. Puissions-nous tous les garder à l'esprit non seulement pour l'avenir du Patriarcat, mais également et surtout celui de l'Orthodoxie.


"Bien que l’objectif de cette étude ne soit pas d’ordre religieux, les auteurs accordent une attention particulière et centrale (titre du livre et ch. 4, p. 127-155) à l’attitude et à l’action du Patriarcat œcuménique au cours de ces dernières décennies, et cela appelle plusieurs remarques.
On doit constater que la réduction de la communauté grecque à la dimension de la population d’un gros village et la mise en cause de l’existence même du Patriarcat de Constantinople ont considérablement modifié le statut, les conceptions et l’action ecclésiologiques de celui-ci.
Bon nombre des évêques/métropolites qui entourent le patriarche sont malheureusement des évêques titulaires ou « in partibus » (y compris le métropolite Jean [Zizioulas] de Pergame, qui ne craint pas d’être la vivante contradiction du principe de base de sa doctrine ecclésiologique bien connue). Ayant perdu la justification qui a motivé sa création et son existence juridictionnelles (Constantinople comme capitale de l’empire byzantin) ainsi que presque toute activité pastorale effective sur son territoire canonique historique (le nombre des orthodoxes grecs pratiquants étant estimé par certains observateurs à moins de mille sur tout le territoire turc), le patriarcat de Constantinople, depuis surtout les années vingt du XXe siècle, s’est efforcé de subsister sur un mode autre que symbolique par cinq moyens :

1) la prise de possession juridictionnelle de territoires extérieurs à son territoire canonique (et parfois très éloignés de lui comme l’Ukraine ou l’Estonie), ce qui a été source de tensions importantes avec les Églises de Grèce (cf. p. 149-155), de Russie (cf. p. 135-137) et de Roumanie;

2) un effort de mainmise sur l’ensemble de la diaspora (au nom d’une interprétation abusive du 28e canon du concile de Chalcédoine) et de prise de direction des autres juridictions qui y sont présentes (méthodiquement organisée à travers la constitution d’assemblées, se systématisant aujourd’hui, d’évêques ayant toujours à leur tête l’évêque constantinopolitain, alors que le caractère non synodal de ces assemblées aurait pu aisément justifier qu'on y établît une présidence tournante);

3) le développement (sous l’égide en particulier du métropolite de Pergame, Jean Zizioulas) d’une ecclésiologique fondée sur le modèle catholique-romain de la primauté, où le patriarche de Constantinople est présenté comme le centre visible d’unité et le chef de l’Église orthodoxe universelle;

4) une activité diplomatique et politique intense auprès des États et des institutions internationales (cf. p. 134-135);

5) « une stratégie d’ancrage dans le monde occidental qui semble aujourd’hui seule capable d’assurer au Phanar les soutiens nécessaires pour échapper à une mort par asphyxie » (p. 137). L’intense implication du patriarcat de Constantinople dans l’œcuménisme tant à l’égard de Rome que des confessions protestantes, des Églises orientales hétérodoxes (nestorienne et monophysites) et des religions non chrétiennes (judaïsme, islam, bouddhisme...), a en grande partie pour motivation sous-jacente la recherche d’un tel ancrage et d’un tel soutien, en même temps que de l’affirmation de son leadership au sein du monde orthodoxe. La multiplication des relations avec le Vatican autres que proprement œcuméniques ont les mêmes objectifs, visant en particulier, « pour le chef du Phanar, à donner à voir une reconnaissance solennelle de sa primauté au sein du christianisme oriental » (p. 138), ce que l’Église russe cherche depuis quelque temps à contrebalancer en développant avec le Vatican le même type de relations.
Bref, le mode de fonctionnement de Patriarcat de Constantinople correspond aujourd'hui plus à un modèle politique qu'à un modèle proprement ecclésial, et les compromis auxquels l'a conduit son action diplomatique tous azimuts, ont impliqué un certain relativisme dogmatique et ecclésiologique qui a été et reste au sein du monde orthodoxe la source de nombreuses tensions."
Jean-Claude Larchet
"L'Enfer est pavé de bonnes intentions..."
Prions pour nos hiérarques et pour que Notre Dieu nous prenne en pitié !

Non habemus papam! Petit rappel utile...

 
 
LETTRE ENCYCLIQUE A TOUS LES CHRETIENS ORTHODOXES

   de la terre et des îles 

  de saint Marc d’Ephèse.





Les hommes qui nous ont menés en déportation, dans une captivité pernicieuse, et ont voulu nous attirer dans les bas-fonds de Babylone –les dogmes et les rites des Latins– n’ont pu conduire leur projet à terme, se rendant compte eux-mêmes de son absurdité foncière et de son impossibilité, et se sont arrêtés à mi-chemin, eux et tous ceux qui les ont suivis, sans demeurer ce qu’ils étaient, ni devenir ce qu’ils ne sont pas ; ils ont abandonné Jérusalem, la vraie vision de paix (cf. IS. 28 : 16 ; 1 Pierre 2 : 6) et la montagne de Sion, la foi solide et inébranlable ; quant à être Babyloniens et en porter le nom, ils ne le veulent ni le peuvent ; en sorte qu’on pourrait justement les appeler Gréco-latins, ces déserteurs que nous qualifions généralement de Latinisants.

Ces animaux mêlés, cousins des centaures de la fable, confessent avec les Latins que l’Esprit Saint procède du Fils et qu’Il a le Fils pour cause de Son existence –selon les propres termes de leur Définition de Foi conciliaire– et avec nous, disent qu’Il procède du Père ; avec les Latins, ils affirment que l’addition du Filioque au symbole fut chose légitime et bien fondée, et, avec nous, refusent de la réciter dans le Credo –quoique, s’agissant d’une chose légitime et bien fondée, rien n’empêche de la réciter, n’est-il pas vrai ? Toujours avec les Latins, ils disent que le pain azyme est bien Corps du Christ, mais, avec nous, n’oseraient pas y communier. Ne voilà-t-il pas des traits suffisants pour dépeindre l’humeur de ces personnages ? Si l’on ajoute que ce n’est pas l’amour de la vérité qui les a poussés à rencontrer les latins –cette vérité, qu’ils avaient entre les mains, ils l’ont trahie– mais l’appât de l’or et le désir de conclure une union factice, non celui de s’unir véritablement.



2. Or il convient d’examiner le mode de leur union : car qui dit union dit moyen terme par lequel on s’unit. Dans le cas présent, c’est par le dogme relatif au Saint Esprit qu’ils ont cru s’unir aux Latins, en confessant avec eux qu’il tire aussi du Fils son existence ; pour tout le reste, ils diffèrent, et il n’y a rien entre eux, pas même une seule chose, qui leur soit commune ni même intermédiaire. Tout au contraire, on récite encore deux symboles différents, comme auparavant ; on célèbre deux liturgies dissemblables, avec consécration de pain levé dans l’azyme, dans l’autre ; deux baptêmes, dont l’un consiste dans une triple immersion, l’autre dans une affusion d’eau sur le sommet de la tête : et tandis que le premier comporte nécessairement la chrismation, le second peut même s’en passer ; deux coutumes enfin, en tout et pour tout différentes, qu’il s’agisse des jeûnes, des ordres ecclésiastiques ou de toute chose de ce genre. Où donc est l’union, quand aucun signe extérieur ne la rend tangible et manifeste ? Et comment se sont unis des gens qui entendent rester attachés à leurs propres usages –ils l’ont même déclaré d’un commun accord– et ne suivent pas les traditions reçues des Pères ?



3. Mais que disent ces raisonneurs ? "L’Eglise grecque n’a jamais dit que l’Esprit Saint procédait du Père seul, mais simplement qu’il procédait du Père ; or cette affirmation n’exclut pas le Fils de la procession ; de sorte que, sur ce sujet, nous étions autrefois unis et le sommes toujours à présent". Hélas ! Quelle bêtise ! Et quelle cécité ! Si l’Eglise grecque a toujours confessé la procession de l’Esprit hors du Père, pour avoir reçu cette doctrine du Christ Lui-même, des saints Apôtres et des Pères des Conciles ; et si elle n’a jamais confessé la procession hors du Fils, doctrine qu’elle n’a, de fait, reçue de personne ; qu’a-t-elle depuis toujours affirmé, sinon la procession hors du Père seul ? Car si l’Esprit ne procède pas du Fils, il est clair qu’il procède du Père seul.

Voyez la même chose dans le Credo à propos de la génération. « Né du Père avant tous les siècles ».

Qui ajoute ici "né du père seul" ? Nous l’entendons pourtant bien ainsi, et nous l’explicitons à qui le demande ; car nous n’avons pas appris que le Fils soit né d’aucun autre !

Enfin, c’est en raison de cette doctrine que saint Jean Damascène, au nom de l’Eglise toute entière et de tous les chrétiens, déclare ceci : « Nous ne disons pas l’Esprit issu du Fils » (PG 94, c.832 B.). Si nous ne disons l’Esprit issu du Fils, il est clair que nous le disons issu du Père seul. Aussi dit-il un peu auparavant : « Pour le Fils, nous ne le disons point cause » (Ibid.) et dans le chapitre suivant : « Seul le Père est cause » (Ibid., c.849 B.).



4. Que disent-ils encore ? "Nous n’avons jamais considéré les Latins comme hérétiques, mais seulement comme schismatiques".

Cet argument, remarquons-le premièrement, c’est aux Latins qu’ils l’ont emprunté ; ceux-ci nous qualifient en effet de schismatiques, parce qu’ils n’ont rien à nous reprocher sur le dogme, mais estiment que nous avons été rebelles à l’allégeance qu’ils s’imaginent que nous leur devons. Voyons s’il est juste de leur rendre la politesse et si nous n’avons, nous, aucun reproche à leur faire sur la doctrine.

Ils donnent, on le sait, pour cause du schisme, le fait d’avoir introduit au grand jour l’addition du Filioque qu’ils marmonnaient auparavant entre leurs dents ; pour notre part, nous nous sommes, les premiers, séparés d’eux, ou plutôt, nous les avons séparés et retranchés du corps commun de l’Eglise. Pour quelle raison, dites-moi ? Parce qu’ils avaient une doctrine orthodoxe ou de justes raisons d’introduire leur addition ? Et qui dira cela, à moins d’avoir la cervelle complètement dérangée ?

Ou bien parce que leur dogme était aberrant et impie et l’addition, illégitime ? C’est donc pour cause d’hérésie que nous nous sommes détournés d’eux ; telle fut la raison de notre séparation d’avec d’eux.

Quelle autre cause pourrait-il y avoir en effet ? Les lois amies de la piété ne déclarent-elles pas : "Est hérétique, et sous le coup des lois concernant les hérétique, celui qui dévie, si peu que ce soit, de la foi orthodoxe" (saint Photios, Nomocanon XII, c.2.). Si donc les Latins n’ont pas dévié d’un pouce de la foi orthodoxe, nous n’avons, évidement, pas eu raison de les retrancher de l’Eglise ; mais s’ils ont complètement dévié, et cela, dans la théologie du Saint Esprit, qu’il est infiniment périlleux de blasphémer, alors ils sont hérétiques, et nous les avons exclus de l’Eglise pour hérésie.

Poursuivons. Pourquoi chrismons-nous ceux d’entre eux qui viennent à l’orthodoxie ? N’est-ce pas, à l’évidence, parce qu’ils sont hérétiques ? Le huitième canon du Deuxième Concile Œcuménique dit en effet : « Ceux qui venant d’une hérésie rentrent dans l’orthodoxie et s’agrègent à la part des élus, nous les recevons selon les rites et les usages suivants : Ariens, Macédoniens, Sabbatiens et Novatiens qui se donnent le nom de Cathares (Purs) et de Meilleurs, ainsi que les Quartodécimans ou Tétradites et les Apollinaristes, nous les recevons à condition qu’ils donnent un texte écrit, condamnant à l’anathème toute hérésie non conforme au dogme de la Sainte Eglise de Dieu Catholique et Apostolique, et qu’ils reçoivent, avant d’être admis, le sceau ou chrismation, que nous faisons avec le saint chrême sur le front, les yeux, les narines, la bouche et les oreilles, en disant : « Le Sceau du Saint Esprit » [1]. Tu vois dans quel groupe nous classons les Latins qui nous rejoignent ? Si les noms qu’énumère le canon ci-dessus sont tous hérétiques, les Latins le sont certainement.

Enfin le très sage patriarche d’Antioche, Théodore Balsamon, écrivait, dans ses Réponses à Marc, très saint patriarche d’Alexandrie : "Des prisonniers Latins, et autres personnes, se présentent dans nos églises catholiques et demandent la communion au divins sacrements. Pouvons-nous la leur accorder, telle est la question.

–« Qui n’est pas avec moi est contre moi et qui n’assemble pas avec moi disperse » (Matt. 12: 30 ; Luc 11: 23). Etant donné que depuis de longues années la très célèbre Eglise d’Occident, celle de Rome, s’est séparée de la communion des quatre autres patriarcats, en s’isolant dans des rites et des dogmes étrangers à ceux de l’Eglise catholique et orthodoxe ; que, pour cette raison, dans la célébration des divins mystères, le pape n’a pas l’honneur d’être mentionné parmi les patriarches au moment de l’anaphore ; les personnes de confession latine ne peuvent recevoir des mains du prêtre la sanctification des purs et divins mystères, à moins qu’elles n’acceptent d’abord de renoncer aux dogmes et aux usages latins, et qu’elles reçoivent, comme l’ordonnent les canons, une instruction catéchétique et deviennent orthodoxes à part entière" (PG 138, c.968 AB.).

Tu entends ? Dit-il, oui ou non, qu’ils se sont séparés en s’isolant non seulement dans des rites mais encore dans des dogmes étrangers à l’orthodoxie –or tout ce qui est étranger à l’orthodoxie est hérétique– et qu’ils doivent, selon les canons, recevoir une catéchèse et devenir orthodoxes à part entière ? Or il est clair que s’ils doivent être catéchisés, ils doivent aussi être chrismés. D’où a surgi leur réputation d’orthodoxie, quand tant d’époques et tant de Pères et de docteurs les ont condamnés comme hérétiques ? Qui les a si facilement rendus orthodoxes ? C’est l’or, si tu veux bien dire la vérité, et les pots de vin que tu as touchés ; ou plutôt, l’or ne les a pas rendus orthodoxes, mais toi, il t’a fait devenir semblable à eux et t’a donné ton lot parmi les hérétiques.

[1] Cf. saint Nicodème, Pidalion, Athènes 1957, p. 163, canon 7.



5. "Mais si nous arrivions à mettre au point un moyen terme dans les dans les dogmes, nous leur serions unis par ce dogmes mitoyen, tout en restant fidèles à nous-mêmes, sans être forcés de rien dire de contraire à nos habitudes et à nos traditions". Voilà la belle raison qui a trompé la plupart, depuis le début, et les a engagés à suivre des meneurs qui les ont entraînés au gouffre de l’impiété. Croyant qu’il existe un milieu entre deux opinions, comme c’est le cas pour certains contraires, ces déserteurs se sont jetés dans la gueule du loup.

Or, s’il est bien possible de trouver, entre deux opinions, une formulation moyenne qui les signifie également l’une et l’autre, par le jeu de l’équivoque, en revanche, entre deux opinions contradictoires relatives au même objet, il ne saurait y avoir d’opinion moyenne ; sans quoi, il y aurait aussi un moyen terme entre le vrai et le faux, entre l’affirmation et la négation. Mais il n’en est rien ; en toute chose, l’alternative est exclusive : ou bien l’affirmation ou bien la négation. Si donc le dogme latin, qui dit que l’Esprit Saint procède aussi du Fils, est vrai, le nôtre est faux puisque nous disons qu’Il procède du Père seul –telle est bien la raison pour laquelle nous nous sommes séparés d’eux ; si le nôtre est vrai, le leur sera forcément faux. Quel milieu peut-il y avoir entre ces deux choses ? Aucun ; sinon une formule ambivalente qui s’adapte aux deux opinions comme un cothurne qui va aussi bien au pied droit qu’au pied gauche. Et c’est une formule de ce genre qui nous unira ? Et que ferons-nous, quand nous en viendrons à l’examen mutuel du contenu de nos croyances et de nos doctrines ? Ou si nous pouvons nous appeler les uns les autres orthodoxes quand nous pensons à l’opposé les uns des autres ? Pour moi, je ne crois pas ; à toi de voir, toi qui as l’art de tout embrouiller et de donner aux choses le nom qu’il te plait. Veux voir comment Grégoire le Théologien parle des formules moyennes ?

« C’était une figurine qui vous regarde de quelque côté que vous arriviez, un cothurne qui s’adapte aux deux pieds, un crible à tous les vents (Ecclésiastique "Siracide" 5: 9), tirant son autorité de leur malice à interpréter l’Ecriture et de l’artifice imaginé contre la vérité ; car cette formule de "semblable selon les Ecritures" était un appât qui recouvrait l’hameçon de l’impiété » (Grégoire de Nazianze, Homélie sur saint Athanase PG 35, c.1108 A.). Voilà pour le moyen terme qu’on avait inventé à l’époque. Du concile qui l’avait imaginé, il dit encore : « De quel nom appeler cette assemblée ? Tour de Babel, qui vit la juste confusion des langues –plût au ciel qu’elles se fussent ainsi confondues, ces langues à l’unisson dans le mal ! – Sanhédrin de Caïphe, qui condamna le Christ ? D’un autre nom encore ? Cette assemblée a tout confondu et renversé : elle a aboli l’antique et sainte doctrine de la Trinité et l’égalité d’honneur qui est son partage, en dressant ses batteries contre le CONSUBSTANTIEL et en battant ce rempart en brèche ; bref, elle a ouvert la voie à l’impiété, par ce moyen terme entre ce qu’on dit et ce qui est écrit. Car "ils ont eu de la sagesse pour mal faire, mais ils n’ont point su faire le bien" Jér. 4,22 » (Grégoire de Nazianze, ibid. c. 1105 C.)

Voilà qui nous suffira sur cette question du moyen terme : nous avons amplement démontré qu’il n’en existe absolument pas et qu’une telle recherche est impie et étrangère à l’Eglise.



6. Mais quelle attitude adopter, demandera-t-on, à l’égard de ces Gréco-latins mi-figue mi-raisin, qui, en bons amateurs des solutions moyennes, divisent en trois catégories les dogmes et les rites des Latins : ceux qu’ils approuvent ouvertement et sans réserve ; ceux qu’ils approuvent, mais sans les embrasser ; ceux qu’ils désapprouvent totalement ?

Fuyez-les ! Fuyez-les comme des serpents, comme des gens qui font commerce du Christ, au gros et au détail, ou pire encore. Car ils sont de ceux qui, selon le divin Apôtre, font de la piété une source de bénéfice (1 Tim. 6,5) et dont il dit encore « Fuis cette engeance » (1 Tim. 6, 11) car ce n’est point pour s’instruire, mais pour se remplir les poches qu’ils sont passés à l’ennemi. « Or qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quelle entente du Christ avec Bélial ? Ou quelle part, du fidèle avec l’infidèle ? » (2 Cor. 6, 14-15).

Car voici les faits : nous, avec saint Jean Damascène (PG 93, c.882 B) et tous les Pères sans exception, nous disons que l’Esprit ne procède pas du Fils ; eux, avec les Latins, disent que l’Esprit procède du Fils.

Et nous, avec le divin Denys, nous disons que le Père est la seule source de la Divinité suressentielle (PG 3, c.641 D) ; eux, avec les Latins, disent que le Fils aussi est source de Saint Esprit, expulsant par conséquent ce dernier hors de la Divinité.

Nous, avec Grégoire le Théologien, nous distinguons le Père du Fils par la causalité (PG 36, c.252 A) ; eux, avec les Latins, le conjoignent par la causalité.

Nous, avec le vénérable Maxime, les Romains de son époque et les Pères occidentaux, nous ne faisons pas du Fils la cause de l’Esprit (PG 91, c.136 A) ; eux déclarent que le Fils est, selon les Grecs, "cause", selon les Latins "principe" de l’Esprit, dans leur Définition de Foire (il est juste de la décorer de cette appellation, puisqu’ils l’ont signée en foirant de peur).

Nous, avec Justin, philosophe et martyr, nous disons que l’Esprit sort du Père, comme le Fils sort du Père (PG 6, c.1224 A) ; eux, avec les Latins, disent que le Fils sort immédiatement, mais l’Esprit médiatement du Père.

Nous, avec saint Jean Damascène (PG 94, c.824 A) et tous les Pères sans exception, nous confessons ignorer en quoi diffèrent génération et procession ; eux, avec Thomas et les Latins, disent que les deux provenances différent par le médiat et l’immédiat.

Nous, nous disons, selon les Pères, que la volonté et l’énergie de la nature divine et incréée, sont incréées ; eux, avec les Latins et Thomas, disent que la volonté est la même chose que l’essence, et que l’énergie divine est créée, même si elle reçoit le nom de divinité, de lumière divine et immatérielle, d’Esprit Saint, et tous autres noms similaires ; ainsi ils élèvent les créatures infirmes au rang de divinité créée, de lumière divine créée, d’Esprit Saint créée !

Nous affirmons que ni les saints ne jouissent déjà du Royaume qui leur a été préparé et des biens indicibles, ni les pécheurs ne sont déjà tombés dans la géhenne, mais que les uns comme les autres attendent leur lot respectif, qui appartient au temps d’après la Résurrection et le Jugement ; eux, avec les Latins, veulent que les uns jouissent déjà, aussitôt après la mort, de ce dont ils sont dignes ; pour ceux qui sont dans l’entre-deux, c’est-à-dire qui sont morts sans avoir achevé de faire pénitence, ils ont inventé un feu purgatoire, différent de celui de la géhenne, auquel ils confient ces défunts afin, disent-ils, que leurs âmes une fois purifiées par ce feu, après la mort, ils trouvent eux aussi place dans le Royaume avec les justes ; doctrine qui a même été consignée dans leur Définition de Foi.

Nous, fidèles aux canons que les Apôtres ont fixés, nous abhorrons le pain azyme des Juifs ; eux déclarent dans la même Définition que le sacrifice que les Latins consacrent dans leur liturgie est le Corps du Christ.

Nous disons que le simple fait d’avoir ajouté quelque chose au symbole de la foi est illégitime, anti-canonique et anti-patristique ; eux le définissent comme un acte légitime et bien fondé ; tant ils savent s’accorder avec eux-mêmes et avec la vérité !

Nous considérons le pape comme un patriarche parmi les autres, et cela, bien sûr, s’il est orthodoxe ; eux le proclament fort pompeusement vicaire du Christ, et père et docteur de tous les chrétiens. Puissent-ils être plus heureux que leur père, s’ils lui ressemblent quant au reste [2] ! Car lui joue de malchance et n’est pas heureux avec cet antipape qui le taraude sans cesse –et nos hommes n’ont pas envie d’imiter leur père et docteur !

[2] Sophocle, Ajax. Saint Marc joue sur le nom de l’antipape Félix (Heureux).



7. Fuyez-les donc, frères, eux et leur communion ; « ces hommes sont de faux apôtres, des artisans d’imposture, déguisés en apôtres du Christ. Rien détonnant du reste, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Ce n’est donc pas merveille si ses serviteurs eux aussi prennent l’apparence de serviteurs de la justice, eux dont la fin sera selon les œuvres » (2 Cor. 11, 13-15).

Ailleurs, le même Apôtre dit encore d’eux : « De tels hommes ne servent pas Notre Seigneur Jésus Christ, mais leur propre ventre et par et par leurs belles paroles et leur langage doucereux, ils abusent les cœurs les plus simples (Rom. 16, 18) ; mais le solide fondement de la foi tient bon, scellé de ce sceau (2 Tim. 2, 19) ». Et ailleurs : « Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis » (Phil. 3, 2) ; ailleurs encore : « Si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, quand même ce serait un ange descendu du ciel, qu’il soit anathème ! » (Gal. 1,8).

Voyez la prophétie que renferme cette parole : « quand même ce serait un ange descendu du ciel » afin que personne ne vienne vous objecter la primauté papale. Et le disciple bien-aimé : « Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas sous votre toi, ne lui dites pas bonjour ; car celui qui dit bonjour participe à ses œuvres mauvaises » (2 Jn 10-11).

Les saints Apôtres vous ayant fixé ces règles, tenez ferme et gardez les traditions écrites et non écrites que vous avez reçues, de peur que l’égarement des sans-loi ne vous séduise et ne vous fasse choir de votre propre constance.

Puisse le Dieu Tout-Puissant faire que ces hommes reconnaissent leur erreur et qu’Il nous délivre de cette ivraie nuisible et nous rassemble dans ses greniers comme un froment pur et bon, dans le Christ Jésus Notre Seigneur ; à Lui convient toute gloire, honneur et adoration, avec son Père sans principe et son tout saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.



 

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX




Jeudi 27 mai / 9 juin
ASCENSION DE NOTRE SEIGNEUR
Saint Théraponte, évêque de Sardes, martyr (IIIème s.) ; sainte martyre Théodora, vierge et saint martyr Didyme, d’Alexandrie (304) ; saint Basile, petit-fils du roi Bagrat (Géorgie, XIème s.) ; saint Théraponte du Lac Blanc (1426) ; saint Théraponte de Monza (1597) ; saint Jean le Russe, confesseur en Cappadoce (1730).

Lectures : Actes I, 1-12 / Lc. XXIV, 36-53

L’ASCENSION DE NOTRE SEIGNEUR[1]

L
a fête de l’Ascension ne marque pas la fin du temps pascal. Le temps pascal, c‘est la sainte cinquantaine de jours qui suit la fête de Pâques et qui s’achève avec le dimanche de la Pentecôte, ou plutôt avec les huit jours de l’après-fête de la Pentecôte, qui ne forment avec le dimanche qu’un seul jour. Le Seigneur a voulu qu’après Sa Résurrection, Sa montée au ciel et le don de l’Esprit-Saint aux hommes, fruit de Sa session à la droite du Père, se répartissent sur une période de temps : quarante jours pour l’Ascension, cinquante jours pour l’envoi du Saint-Esprit. Et la liturgie suit ces étapes du mystère de notre salut. Le Seigneur ressuscité n’a pas voulu que nous prenions tout de suite conscience du fait que, ressuscité, Il est assis à la droite du Père. Selon une expression chère à St Irénée de Lyon, Il a voulu nous habituer progressivement à Sa condition nouvelle de Ressuscité. Que veut dire cette expression : « Assis à la droite du Père ? » Elle signifie qu’en Sa nature humaine elle-même, le Christ est revêtu de toute la Puissance divine, de toute Sa puissance de Seigneur du ciel et de la terre, qui Lui est communiquée par Son Père. La nature humaine du Christ est glorifiée, elle est remplie de ce rayonnement de la nature divine, de cette gloire de Dieu, de cette gloire que le Fils unique possédait de toute éternité avant la création du monde, et qui se répand maintenant dans Sa nature humaine elle-même. Et l’Apôtre Paul nous enseigne que par le baptême, non seulement nous sommes ressuscités avec le Christ, morts au péché et ressuscités avec le Christ, mais que Dieu nous a fait asseoir avec Lui dans les cieux : « Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés ! – avec Lui Il nous a ressuscités et faits asseoir dans les cieux, dans le Christ Jésus (Éphés. II, 4-6).



Tropaire de la fête, ton 4

Возне́слся ecи́ во cла́вѣ Христе́ Бо́же на́шъ, ра́дость сотвори́вый уче-нико́мъ обѣтова́ніемъ Свята́го Дýxa, извѣще́ннымъ и́мъ бы́вшимъ благослове́ніемъ, я́ко Ты́ ecи́ Сы́нъ Бо́жій, изба́витель мі́ра.
Tu t’es élevé dans la gloire, ô Christ notre Dieu, réjouissant Tes disciples par la promesse de l’Esprit Saint, et les affermissant par Ta bénédiction, car Tu es le Fils de Dieu, le Rédempteur du monde.


Kondakion de la fête, ton 6
Е́же о на́съ испо́лнивъ смотре́ніе, и я́же на земли́ coeдини́въ небе́снымъ, возне́слся ecи́ во cла́вѣ Христе́ Бо́же на́шъ, ника́коже отлуча́яся, но пребыва́я неотсту́пный, и вопія́ лю́бящимъ Тя́ : а́зъ е́смь съ ва́ми, и никто́же на вы́.
Ayant accompli Ton dessein de Salut pour nous, et uni ce qui est sur terre à ce qui est aux cieux, Tu T’es élevé dans la gloire, ô Christ notre Dieu, sans nullement T’éloigner, mais en demeurant inséparable et clamant à ceux qui T’aiment : Je suis avec vous et personne ne prévaudra contre vous.

Au lieu de « il est digne en vérité », ton 5
Велича́й душе́ моя́, возне́cшагося отъ земли́ на не́бо, Xpиста́ жизнода́вца. Tя́ па́че ума́ и cловecé Ма́тepь Бо́жію, въ лѣ́то безлѣ́тнаго неизpeче́нно ро́ждшую вѣ́pніи единoму́дpeнно велича́емъ.
Ô Toi qui es au-delà de l’entendement et de l’expression, Mère de Dieu, Toi qui, d’une manière inénarrable, as enfanté dans le temps le Dieu intemporel, nous, fidèles, d’une seule voix, nous Te louons.


VIE DE SAINT JEAN LE RUSSE[2]

Notre saint Père Jean naquit dans un village de Petite Russie (Ukraine), en 1690, et grandit dans la piété et l’amour des saintes vertus. Parvenu à l’âge adulte au temps de la guerre russo-turque (1710), il fut enrôlé dans l’armée du tsar. Ayant participé à la désastreuse campagne de Put, il fut capturé par les Tatares  et vendu comme esclave à un Turc, officier de cavalerie, qui l’emmena dans sa patrie, Prokopion, en Cappadoce. Contrairement à beaucoup de ses compagnons de captivité, qui abjuraient le christianisme, saint Jean résistait aux propositions et aux coups de son maître, en disant qu’aucun tourment ne pourrait le séparer de l’amour du Christ. Il ajoutait : « Tu es maître de mon corps, mais pas de mon âme. Si tu me laisses libre d’accomplir mes devoirs religieux, c’est avec promptitude que j’obéirai à tes ordres. C’est avec plaisir que je reposerai dans ce coin de ton écurie, en pensant au Christ qui a considéré la crèche de Bethléem comme un lit royal. Je supporterai sans murmure tes coups de bâton, comme le Seigneur endura les coups des soldats. Je suis prêt à endurer les plus grands et plus effroyables tourments, si tu veux m’y soumettre, mais je ne renierai jamais le Christ. » Ces paroles pleines de ferveur chrétienne, ainsi que sa conduite chaste et humble, changèrent le cœur et les sentiments de l’officier turc à son égard. Il cessa de le tyranniser et ne l’obligea pas à renier sa foi. Commis au soin des chevaux, Jean habitait un coin sombre de l’écurie, et lorsque son maître sortait dans la bourgade, à cheval, il devait le suivre à pied, comme un esclave. Le bienheureux acceptait cependant avec reconnaissance cette condition avilissante et glorifiait Dieu de l’avoir ainsi délivré de l’apostasie. Sans chaussures, été comme hiver, vêtu de guenilles, et prenant un peu de repos sur la paille ou le fumier, comme le Juste Job, Jean n’en continuait pas moins ses exercices de piété, et il passait des nuits entières, en prière, à genoux sur le parvis de l’église voisine dédiée à saint Georges. Il acceptait sans murmure les insultes et les moqueries des autres esclaves, et se mettait volontiers à leur service.

Ces sacrifices et combats vertueux ne restèrent pas sans effets bénéfiques pour son maître, qui devint le plus riche et le plus respecté des habitants de la ville. Ayant décidé d’entreprendre le pèlerinage à La Mecque, prescrit à tout pieux musulman, ce dernier parvint à la ville sacrée après un long et pénible voyage. Quelques semaines après son départ, sa femme invita parents et amis à un grand dîner, afin que les convives expriment leurs vœux pour l’heureux retour de son époux. Comme Jean entrait dans la salle pour y servir un plantureux riz pilaf, la maîtresse de maison s’exclama : « Comme son maître se serait réjoui, s’il avait été ici pour manger avec nous ce met dont il est si friand ! » Jean, s’étant recueilli quelques instants en une prière silencieuse, demanda à sa maîtresse de lui donner un plat garni de ce pilaf, pour l’envoyer à son maître à La Mecque. Comme tous les convives se gaussaient, la maîtresse de maison lui donna un plat de riz en souriant. Jean se retira alors dans l’écurie et éleva la prière suivante vers Dieu : « Que Celui qui, autrefois, envoya le prophète Habacuc à Babylone pour apporter de la nourriture au prophète Daniel, dans la fosse aux lions (Dn XIV, 33sv.], exauce aussi ma prière et fasse parvenir ce plat à mon maître ! » Puis il retourna dans la salle du banquet et annonça que le plat était arrivé à destination. Tout le monde éclata alors de rire, en l’accusant de s’en être gavé en secret. Cependant, quand le maître rentra de voyage, rapportant avec lui ce plat vide orné de ses initiales, et raconta qu’il l’avait trouvé, garni d’un délicieux pilaf, un soir en rentrant dans sa tente, tous les habitants de la maison furent saisis de stupéfaction, et, invoquant Allah, ils commencèrent à témoigner honneur et grand respect à l’esclave chrétien. On lui proposa de lui rendre la liberté et de lui donner une chambre plus digne, mais saint Jean refusa, disant qu’il préférait rester dans le coin sombre de l’écurie, où il pourrait mieux glorifier Dieu. C’est ainsi qu’il vécut pieusement, pendant plusieurs années. Lorsqu’il tomba malade, il demanda qu’un prêtre lui apportât la sainte Communion. Mais le prêtre, craignant de transporter ouvertement la sainte Communion dans la maison d’un musulman, la cacha dans une pomme qu’il offrit au saint. C’est ainsi que saint Jean reçut le viatique de la vie éternelle, et il s’endormit en paix, pour obtenir la glorieuse liberté des enfants de Dieu, le 27 mai 1730.
Trois ans plus tard, un vieux prêtre et d’autres chrétiens virent plusieurs fois dans la nuit une colonne de feu qui descendait du ciel sur le tombeau du saint. Ils ouvrirent la tombe, et trouvèrent son corps intact, exhalant une odeur suave. Ils le transportèrent alors avec grande allégresse dans l’église de Saint-Georges, et le déposèrent dans une châsse, sous l’autel. Dès lors les précieuses reliques accomplirent d’innombrables miracles pour les chrétiens de Cappadoce, et même pour des musulmans. Lors du pillage du village par les troupes d’Osman Pacha, en 1832, les reliques furent jetées au feu par les soldats turcs. Mais elles restèrent inaltérables, et le saint apparut au milieu des flammes, menaçant les soldats impies. Les Turcs effrayés abandonnèrent tout leur butin et s’enfuirent du village. Une autre fois, le saint apparut pour retenir de ses deux mains le toit de l’école grecque qui s’écroulait, et il sauva ainsi les vingt enfants qui se trouvaient à l’intérieur.

Lors de l’expulsion des Grecs d’Asie Mineure (1922), les chrétiens de Prokopion transportèrent avec eux en Grèce, au village de Nouveau-Prokopion, dans l’île d’Eubée, ces saintes reliques, comme leur plus grand trésor. Saint Jean y est depuis vénéré comme une source inépuisable de guérisons et de bénédictions, pour tous ceux qui l’approche avec foi.



[1] Extrait d’une homélie du P. Placide Deseille (« Une Source d’Eau Vive », p. 46)
[2] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras