"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

jeudi 23 mai 2013

Archevêque Dmitri de Dallas: Père confesseur et pénitent (I)



 La confession, l'un des sept mystères de l'Eglise orthodoxe, est appelée plus traditionnellement le sacrement, ou mystère, de la repentance. Dans ce rite le pénitent confesse ses péchés en présence d'un prêtre, le prêtre prie et implore Dieu de réconcilier l'individu à la communion des fidèles, il est exhorté à opérer des changements dans sa vie qui reflètent plus pleinement sa foi en Christ, et il lui est donné des paroles de guidance ou des conseils par le prêtre qui est également présent pour témoigner de la contrition du pénitent.
     La confession est sans doute l'un des sacrements les plus difficiles à reconnaître et à accepter par ceux qui viennent à l'Eglise orthodoxe. Les raisons en sont variées comme le sont les réponses qui peuvent être données à des objections. Beaucoup de nos lecteurs sont sans doute familiers ces deux aspects, de nombreux articles et des conférences enregistrées abordent ce sujet. A notre époque nous soulignons seulement que les personnes qui entrent dans l'orthodoxie finissent par trouver un grand confort dans le mystère de la repentance. Ironiquement, l'une des premières sources d'hésitation - la confession publique des péchés devant une autre personne, à savoir le prêtre - devient un facteur de libération dans le sacrement lui-même. Elle est vécue comme un soulagement, une levée du fardeau de verbaliser ses péchés devant un autre être humain. Encore une fois, il y a des raisons à cela qui ne seront pas décrites ici. Qu'il suffise de dire que la dynamique humaine dans la confession, la communication et la relation entre le pénitent et le confesseur est significative.
     Aussi important que cela soit, cependant, des abus peuvent se produire et faire ce qui peut conduire à une mauvaise compréhension de la confession elle-même, ainsi que du rôle du prêtre dans le sacrement et la vie de la paroisse.
     Concrètement, un abus souvent commis par le clergé est une longue série de conseils en confession. Il y a des conseils qui conviennent dans le cadre de la confession, et puis d’autres qui sontt plus appropriés lorsqu'ils sont administrés au cours d'une entrevue dans le bureau du prêtre. Une distinction doit être faite pour au moins deux raisons. Tout d'abord, une vaste consultation pendant le sacrement conduit facilement à un changement d'orientation, de la contrition du pénitent et à son aveu même, à l'orientation donnée par le prêtre: les paroles les plus importantes prononcées sont celles prononcées par celui qui confesse ses péchés. Il n'est pas nécessaire dans le sacrement pour un ecclésiastique d’être trop scrupuleux dans son examen des actions et des pensées d'un individu. Deuxièmement, les longues confessions mettent une contrainte excessive sur les autres [fidèles] qui attendent en ligne pour faire leur confession, en particulier pour les parents avec de jeunes enfants et pour les personnes âgées. Sauf dans de rares circonstances, les gens ne devraient pas avoir à rester dans l'église pendant des heures avant de parler avec le prêtre. Le discernement et la discrétion devraient être utilisées, l’attention portée à ceux qui attendent est de mise.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (LXXXVII)


Ton péché est tel
Un mur entre deux jardins
Séparant les fleurs

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mercredi 22 mai 2013

Une sainte du IVème siècle pour notre temps: Sainte Macrine la jeune



Dans l'Église orthodoxe, il y a d'innombrables saintes femmes, qui ont vécu des types de vie très différents et elles montrent une grande variété de dons. Une sainte en particulier, démontre par sa vie l'influence d'une grande portée qu'une seule femme peut avoir sur la vie de l'Église, une influence qui s'est étendue de sa Cappadoce indigène du quatrième siècle à toute l'Eglise à travers le monde, jusques à ce présent jour. Cette femme est sainte Macrine la Jeune.

Macrine venait d'une famille pieuse et fidèle. Sa grand-mère paternelle, sainte Macrine l'Ancienne, avec son mari avait souffert de la perte de tous leurs biens considérables à cause de leur foi chrétienne. La mère de Macrine, sainte Emmélie, avait dans sa jeunesse voulu rester vierge, mais parce qu'elle était une orpheline réputée pour sa beauté, elle jugea nécessaire de se marier pour sa propre protection contre des prétendants trop zélés. 
Elle choisit un homme pieux et droit, saint Basile l'Ancien comme mari, et ensemble ils eurent dix enfants, dont Macrine était l'aînée. Basile était un avocat de renom et il fut en mesure de restaurer la fortune de sa famille plusieurs fois.
Emmélie veilla à l'éducation de sa fille avec au moins autant d'égards pour son âme que pour son esprit. Estimant les classiques de la littérature grecque inappropriés  pour une jeune fille chrétienne, elle donna plutôt Macrine les Écritures, la sélection de portions adaptées à son âge au fur et à mesure qu'elle grandissait. Macrine avait en particulier comme compagnon constant le Psautier.
Dès son jeune âge, elle montr une grande intelligence et de la sagesse spirituelle, et devint également une jeune femme de grande beauté. Parmi de nombreux prétendants, le père de Macrine choisit de la marier à quelqu'un de capacité notable et de foi inébranlable, mais le jeune homme mourut avant que le mariage ne puisse avoir lieu. 
Macrine, cependant, se considéra comme liée à vie au jeune homme que son père avait choisi pour elle, et elle déclara qu'elle ne voulait pas en épouser un autre. Au lieu de cela, elle annonça son intention de rester avec sa mère de façon permanente.
En même temps où le plus jeune enfant Pierre naquit, le père de Macrine mourut. Emmélie fut donc laissée avec tous les soucis de l'administration d'un grand domaine, ainsi que la nécessité d'élever et d'éduquer ses neuf enfants plus jeunes. Macrine était d'une grande aide et un encouragement pour sa mère dans toutes ces affaires. Elle prit complètement en charge l'éducation de son jeune frère, le nourrit avec les Écritures comme elle avait été nourrie, et il grandit pour devenir un jeune homme de grands talents naturels et de grande spiritualité aussi.
Le plus âgé des frères de Macrine, Basile finit l'école avec un enseignement de rhétorique, de grandes ambitions mondaines, et une opinion tout à fait exagérée de lui-même. Macrine ne perdit pas du tout de temps  et elle tourna ses ambitions dans une autre direction, vers la vie ascétique. Basile excella aussi bien dans cette vie comme il l'avait fait dans le monde, et devint finalement évêque de Césarée. Nous le connaissons aujourd'hui comme saint Basile le Grand.
Le second frère et le favori de Macrine, Naucratius, choisit la vie d'ermite et se consacra à servir les autres, mais il mourut inexplicablement à un âge précoce. Macrine contrôla son propre chagrin pour être le soutien de sa mère, qui était dévastée [par cette épreuve]. Le troisième frère, Grégoire, finit ses études bien versé dans la philosophie grecque, mais affaibli dans sa foi. Grâce à l'instruction et l'exhortation de Macrine, il revint au Christ et suivit son frère Basile dans la vie monastique. Il fut ensuite nommé évêque de Nysse, nous le connaissons sous le nom de saint Grégoire de Nysse. C'est lui qui a enregistré la vie de sa sœur pour la postérité.
Lorsque tous les enfants eurent leur place dans le monde et que la richesse de la famille fut divisée entre eux (Macrina refusa sa part, la donnant à l'Eglise), Macrine persuada sa mère de se déménager dans la propriété rurale de la famille à Annesi et d'y établir un monastère de femmes. Elles prirent les servantes de la famille avec elles comme premières moniales, et Macrine donna l'exemple pour toutes par l'extrême pauvreté de sa vie et la volonté avec laquelle elle travailla de ses mains, se mis au même niveau que la plus basse de ses anciennes esclaves.
Basile établit un monastère d'hommes de l'autre côté du fleuve, et le plus jeune frère, Pierre, en devint plus tard l'higoumène. Mais Macrine était le véritable chef spirituel des deux communautés. Elle les établit dans la prière, la pauvreté, et les bonnes œuvres à la population de la zone environnante. Lorsque la famine frappa, les deux monastères étaient miraculeusement en mesure de fournir du grain pour toute la région jusques au temps où la famine fut terminée.
Après la mort d'Emmélie et de Basile, Grégoire décida de rendre visite à sa sœur, qu'il n'avait pas vu depuis huit ans. Il arriva au monastère pour la retrouver sur son lit de mort. Elle vécut pendant plusieurs jours, au cours desquels tous deux eurent une conversation que Grégoire a enregistré dans son traité De l'âme et la Résurrection. Dans ce dialogue, il se fait celui qui pose des questions stupides et qui doute, et Macrine comme le maître sage qui lui expose les grandes vérités de la vie éternelle.
Sans jamais dépasser les limites étroites d'un comportement acceptable pour une femme de son temps et de sa position dans la vie, Macrine donna l'exemple de la piété, du zèle et de la vie sainte qui, directement et indirectement, influença toute l'Eglise. 
Elle appela constamment et courageusement les autres à une vie supérieure, et sa voix vient à travers les siècles pour atteindre même nos oreilles endormies et insensibles. C'est à la mémoire bénie de sainte Macrine, et à toutes les femmes pieuses de l'Eglise Orthodoxe à travers les siècles, que ce numéro d'AGAIN est dédié. Mettant leur vie devant nous, peut nous faire tendre toujours vers cette vie supérieure pour laquelle elles ont lutté, et appeler ceux qui sont près de nous à les suivre également. Comme une pierre tombée dans un étang, puissions nous aussi, créer des ondes qui aillent bien au-delà de nos rêves.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Septembre 1994

Haïjin Pravoslave (LXXXVI)


Que ta voix au chœur
Soit oraison impeccable
Icône sonore

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mardi 21 mai 2013

Le rayonnement de Père Seraphim (Rose), de bienheureuse mémoire...




Le moine mégaloschème Raphael (Bérestov) raconte comment, à l'époque soviétique les moines du monastère de la Trinité-Saint-Serge appréciaient hautement les compositions du Père Seraphim. Ils  traduisirent certaines de ses œuvres dans la langue russe et les diffusèrent parmi les fidèles.
Quand une photo-portrait du Père Seraphim, couché dans son [cercueil], fut envoyée au monastère, il [Le moine mégaloschème Raphaël) fut choqué par le fait que le visage de Père Seraphim était beau, clair et vivant. Père Raphaël rappelle qu'il courut littéralement au monastère pour montrer à tous la photographie, en disant que, après avoir vu un tel visage, un incroyant pourrait être amené à croire.
Quand le Père Raphaël, en raison de sa position anti-œcuménique dure, et même de son amour du désert, abandonna le monastère (officiellement il reçut la bénédiction de le faire), il construisit un petit ermitage dans les montagnes du Caucase avec le hiéromoine Pie. Il l'appela, symboliquement, d'après  le Père Seraphim (Rose). Ils avaient aussi là une allée d'arbres qui avaient poussé là, que le père Raphaël nomma, avec même révérence, "l'allée du Père Seraphim"...
Voilà donc comment les moines russes, ayant donné tout leur cœur à l'Orthodoxie immaculée, aimaient déjà et lisaient Père Séraphin.
Un autre incident s'est produit en Russie déjà beaucoup plus tard après la disparition du Père Seraphim, au milieu des années 90 du 20ème siècle. Un moine, combinant vénération du hiéromoine Séraphim avec la croyance en la justesse du soi-disant "sergianisme," décida d'écrire un essai pour la défense de ce "sergianisme". A cette époque, la pèlerine Tatiana se dirigeait vers l'Amérique, au monastère de Platina [en Californie, monastère saint Germain d'Alaska créé par Père Seraphim et Père Herman). Et c'est à elle que le moine se tourna avec une demande de lui apporter une relique sacrée du Père Seraphim. Le temps passa… 
Et voilà, en ces jours mêmes, lorsque l'essai mentionné ci-dessus était censé être à l'imprimerie, le moine reçut une sainte relique de Platina. C'était une enveloppe, sur laquelle l'écriture de la pèlerine Tatiana avait écrit: " De la part du hiéromoine Séraphim". Comme Tatiana l'expliqua, dans l'enveloppe était une note de Père Seraphim, venant de ses papiers à Platina.
Le moine ouvrit l'enveloppe et se figea sur place, stupéfié. Sur un bout de papier était écrit: "L'entêtement dans le sergianisme est une hérésie." Inutile de dire qu'une forte sensation s'empara de l'auteur de "L'apologie du sergianisme", après avoir reçu cette "lettre" très de père Séraphin. Bien sûr, il n'y avait plus aucune question de publication de l'essai. Après une recherche de la vérité difficile de l'Eglise, la beauté de l'idéal moral chrétien fut révélé aux yeux de cette personne. Cet idéal, celui des martyrs et des confesseurs du Christ, cet idéal qui est incompatible avec le compromis hypocrite et le "faux salut." Et le compromis, avec le mal et le "mensonge du salut", sont en fait synonymes de sergianisme d'une manière spirituellement morale.
Revenons maintenant à l'Amérique. Là, en 1997, le malheur frappa une famille orthodoxe: le chef de famille, le sous-diacre Basile Anderson. Dans la vie Basile était un bon chrétien, qui avait beaucoup d'activités pour les maisons d'édition missionnaires. Avec sa femme, ils ont fait sortir de Russie deux orphelins pour les élever. Basile était un filleul du Père Seraphim. Après le décès soudain de Basile, Père Seraphim apparut en songe à sa sœur Cécile [celle de Basile], qui était aussi une de ses filleules. Il était préoccupé par quelque chose, il s'affairait à quelque chose. Cécile lui demanda ce qui le préoccupait tant. Père Seraphim répondit qu'il avait beaucoup de choses à faire, avec la manière dont il préparait le lieu de rencontre du serviteur de Dieu nouvellement reposé en Christ Basile...

Si, dans cette vie, nous essayons d'être spirituellement proches de notre Père Seraphim (Rose), alors, par la miséricorde de Dieu, nous serons avec lui dans la vie future aussi.

Jordanville 2001

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Moine Vsevolod
Holy Trinity Monastery
Jordanville
N.Y.
USA

Haïjin Pravoslave (LXXXV)


Fuis toute parole
Etrangère à la Parole
Et respire en Dieu

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 20 mai 2013

Staretz Ephrem: L'homme et la nature à la Parousie




La chute de l'homme, qui était la "couronne de la création", a provoqué la chute de toute la création qui "a gémi ensemble dans les douleurs de l'enfantement" (Romains 8:22). C'est ce qui explique le principal enseignement de notre Église, qui considère la création comme un tout, qui est guidé vers la perfection et la déification; homme et la nature ensemble. L'homme et la nature ne sont pas distincts dans la conception de la création. Donc l'homme a le devoir de maintenir une bonne relation avec le reste de la création. Le fait que l'homme reste dans la condition déchue prolonge dangereusement le monde qui supporte le même état. Ainsi, l'homme contribue à la perversion et à la dégradation de la nature. Par conséquent, la chute a non seulement déformé l'homme existentiel et moral, mais aussi même son environnement.

[…] Dans sa Parousie [seconde venue], le Christ non seulement restaure la nature humaine, mais aussi toute la création. Puisque le reste de la création est tombé à cause de l'homme, il sera régénéré par l'homme sanctifié. Quand l'homme atteint la sanctification, son environnement est aussi sanctifié. Nous trouvons de nombreux exemples dans la vie des saints. Un lion subvenait aux besoins de saint Gérasime du Jourdain; saint Séraphim de Sarov nourrissait un ours comme si c'était un agneau docile; le staretz Païssios du Mont Athos était connu pour avoir comme compagnie des serpents et d'autres animaux sauvages.

Avec la résurrection et la régénération de l'homme, la nature sera également exonérée de corruption. Selon saint Syméon le Nouveau Théologien, la nature deviendra immatérielle et éternelle. "Pendant la régénération, la nature devient une demeure morale, au-delà de la perception humaine" (saint Syméon le Nouveau Théologien: Questions morales, 1, 5).

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (LXXXIV)


Le silence orant
Fait soudain surgir au cœur
La clameur de Dieu

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

XB! "Flashmob" à Sébastopol!


Rouleau d'Isaïe

dimanche 19 mai 2013

Saint Nicolas de Jitcha: La révélation du Christ




Un seul être et un seul, nous a parlé clairement et définitivement de ​​tout ce qui se passera à la fin des temps: le Seigneur Jésus-Christ. 

Quiconque aurait jamais dit ce qu'il a dit sur la fin du monde, on ne le croirait pas, même s'il était le plus vivant des sages. S'il devait parler avec son entendement humain, et non pas par révélation authentique de Dieu, nous ne le croirions pas. Car la compréhension humaine et la logique humaine, aussi grandes soient-elles, sont trop chétives pour atteindre le début du monde et sa fin. 

La compréhension est inutile là où la vision est nécessaire. 

Nous avons besoin d'un visionnaire, qui voit aussi clairement que l'on voit sous le soleil - qui voit le monde entier, de son commencement à sa fin, et le début et la fin eux-mêmes. 

Il n'y a jamais eu dans ce cas qu'un seul exemple: le Seigneur Jésus-Christ.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après 
Saint Nicolas [Vélimirovitch]
Homilies 11 for Meatfast Sunday,
cité par 

Voir la belle conférence de M. Jean-Claude LARCHET sur saint Nicolas de Jitcha

Haïjin Pravoslave (LXXXIII)



Il marche en nos vies
Et parle encore à nos âmes
Au secret du cœur

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

samedi 18 mai 2013

Poème écrit par Père Païssios à sa mère avant qu'il n'aille devenir moine au Mont Athos



Saint Arsène
et
Père Païssios
de bienheureuse mémoire

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Μαννούλα μου σε χαιρετώ εγώ πάω να μονάσω,
Φεύγω την μάταιαν ζωήν, τον πλάνον, να γελάσω,
Στην μοναξιάν στην έρημον τα νιάτα να περάσω,
Δια την αγάπην του Χριστού, όλα θα τα θυσιάσω.

Όλα του κόσμου τα αγαθά,σαν σκύβαλλα θα αφήσω,
Να εκτελέσω την πρώτη εντολήν, τον Θεόν να αγαπήσω
Με τον σταυρόν στον Γολγοθάν, τον Ιησούν ν’ακολουθήσω,
Και εις την άνω Ιερουσαλήμ, εύχομαι να σε συναντήσω.

Φεύγω απ’την μεγάλην σου στοργήν, μαννούλα να μπορέσω
Δια να ήμεθα αιώνια μαζί, τον Ιησούν, θα παρακαλέσω,
Διαυτό μικρός εθέλησα τα μαύρα, δια να φορέσω,
Να αφιερωθώ εις τον Χριστόν, του Θεού να αρέσω.

Και δια μητέρα εις το εξής, θα έχω την Παναγίαν,
Να με φυλάξη αβλαβή, απ’ του εχθρού την πανουργίαν
Μάννα μου με κατάνυξιν, στην έρημον εδώ στην ησυχίαν
Θα εύχομαι πάντα δια εσέ, και διόλην την πολιτείαν.

Μοναχού Παϊσίου Φιλοθεΐτου. Αγ. Όρος 1-5-1957

Αφιερούται στην σεβαστήν μου Μητέραν.

Παΐσιος

+


Petite Maman je te salue, je pars pour devenir moine.
Je fuis cette vie vaine pour me moquer du trompeur *
Dans la solitude du désert je passerai ma jeunesse
Pour l'amour du Christ je sacrifierai tout

Tous les biens de ce monde je les laisserai comme rebuts
Pour accomplir le premier Commandement qui est d'aimer Dieu
Et de suivre Jésus avec la Croix au Golgotha
Et je prie que dans la Jérusalem d'en-Haut je te retrouve.

Je quitte ta grande affection petite Maman pour que nous puissions 
être éternellement ensemble, et je le demanderai à Jésus
Pour cette raison je voulais porter le noir lorsque j'étais petit
Afin de me consacrer au Christ et de plaire à Dieu

Et pour Mère dorénavant j'aurai la Toute Sainte
Pour me garder sauf de la ruse de l'Ennemi.
Petite Maman, avec componction, ici, dans la quiétude du désert
Je prierai toujours pour toi et pour toute la communauté.


Moine Païssios de Philothéou, Mont Athos
Dédié à ma pieuse mère.
Païssios

Version française Bernard le Caro
* Le Diable

Père Païssios enfant
avec ses parents

+
Poème mis en musique
par P. Michel Saba

vendredi 17 mai 2013

Staretz Eusèbe: "L'habitude dans le culte est le plus grand danger!"




Donc, ce qui est un risque, un grand risque, c'est l'habitude, c'est un grand et terrible danger que l'habitude.

Nous ne pouvons pas nous permettre de tomber dans l'habitude, ni pendant la Liturgie, ni avec le chant, ni avec le Calice de Vie - ne tombons pas dans l'habitude dans ce domaine.

Nous devons ressentir de la crainte chaque fois qu'une Liturgie est servie. Suivons-la avec beaucoup d'émotion, de conscience et de gratitude.

Nous pouvons toujours suivre la Divine Liturgie, comme si c'était la première et la dernière fois.

Par conséquent, le plus grand danger est l'habitude. L'habitude dans sa règle, et dans la prière, dans la Liturgie, et, et, et...

Quand quelqu'un essaie de sentir le Seigneur près de lui, et de vivre son idéal, ils ne s'habitue jamais. Même s'il n'y a pas de temps, disons, pour qu'il accomplisse toute sa règle, s'il fait cette règle au moins bien, nettement, clairement et avec beaucoup de conscience, Dieu va recevoir cela comme l'accomplissement de dix règles. Que nos esprits et nos pensées soient à Dieu et sentent Dieu, là avec nous. Alors, le Seigneur bénit et sanctifie.

Notre vie doit s'éloigner des faiblesses, et être loin des divisions et des compromis. Recherchons une vie pure, une vie complètement pure et sacramentelle. Pour qu'elle soit parfumée avec la prière, l'adoration et la sainte lutte spirituelle. De sorte que toutes ces choses-là attestent que nous sommes inébranlables dans notre vocation, et que nous tenons fortement au saint héritage de notre vie qui a mis sa foi dans le Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (LXXXII)


Au matin de Pâques
Chaque brindille de temps
Est éternité

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

jeudi 16 mai 2013

Des péages aériens (4)

File:Agelos anastaseos kiriou.jpg

Les anges déchus montent la garde dans l'étendue de l'air pour éprouver des âmes selon divers péchés auxquels l'âme peut avoir eu des penchants au cours de sa vie. [15] Ces lieux de jugement sont connus comme les péages aériens et les esprits gardiens les percepteurs qui "agissent ainsi par le droit qu'ils ont acquis.» [16] Constantine Cavarnos affirme également que cette demande de rendre des comptes est un test de l'âme imparfaite par les démons qui lui reprochent ses nombreux péchés. [17]

Il est important de noter que les procès des péages aériens sont surtout pour ceux qui quittent cette vie dans un état tiède, car les âmes des justes sont immédiatement reçues par les saints anges, tandis que les âmes des impénitents endurcis sont prises à Hadès par les démons. Le Psaume 1:5 déclare: «. C'est pourquoi les méchants ne résisteront pas au jugement".  Inversement, Jean 5:24 nous enseigne que celui qui entend et croit la Parole de Dieu ne sera point en jugement, et le bienheureux Théognoste affirme que l'âme de l' homme juste "traverse l'air sans entrave, sans être inquiété le moins du monde par les mauvais esprits.» [18] l’Archimandrite Vasilios Bakogiannis conclut que «Les péages aériens sont pour ceux qui quittent ce monde dans un état mortel de tiède torpeur. Ils sont pour ceux dont le départ de ce monde a lieu dans hiver des passions ou en un jour de sabbat (Matthieu 24, 20) (c'est à dire sans avoir cultivé les vertus). »[19] Le Métropolite Hierotheos Vlachos enseigne la même chose de l'âme du juste et du impénitent, tout comme Constantine Cavarnos. [20]
[…].
Version française Claude Lopez-Ginisty
D’après

Notes :

[15] cf. Eph. 2 :2, 6 :12.

[16] Ibid., P. 136, 133, QTD. In Fr. Seraphim Rose, The Soul after Death, p. 66, 65.

[17] Future Life, p. 24.

[18] Cité dans Ibid., P. 60.

[19] Ibid., P. 61.

[20] Vlachos, Life After Death (1995), p. 62, 66, 72, 77; Cavarnos, Future Life, p. 23. Cavarnos cite saint Maxime le Confesseur: «Ceux qui ont acquis l'amour parfait de Dieu et qui ont, par leurs vertus, ressuscité sur les ailes de l'âme,« seront pris dans les nuages ​​», comme le dit l'Apôtre, et ne seraont pas mis en jugement [sic]. D'autre part, ceux qui n'ont pas acquis l'amour dans toute sa perfection, mais avoir à la fois péchés et vertus sur leur compte, comparaîtront devant le tribunal de jugement. Là, ils seront jugés, pour ainsi dire, par le feu. Leurs bonnes actions seront mises en balance avec les mauvaises, 

mercredi 15 mai 2013

Des péages aériens (3)

File:Sleguvanje od Pekolot Kurbinovo.jpg

Saint Dorothée de Gaza ajoute encore la pensée véritablement terrifiante que «les âmes des morts se souviennent de tout ce qui s'est passé ici... [elle] se souvient des passions qu’elle a eues et des péchés qu'elle a commis et des personnes avec lesquelles elle les a commis" et "elle est seule avec ses propres passions et, en bref, elle est tourmentée par elles». [7] saint Ephrem de Syrie enseigne de même que lors de la mort, l'âme voit "toutes les oeuvres qu'elle a réalisées, bonnes et mauvaises, de jour et de nuit ". [8] C'est pourquoi les Pères nous encouragent à nous rappeler le jour de notre mort imminente, car ceux qui s’adonnent en vérité au souvenir de la mort ne pécheront jamais. [9]

Il convient de noter que pour le juste, la séparation de l'âme et du corps n'est pas effrayante, mais c'est en fait joyeux, car il a déjà commencé à goûter à la vie spirituelle et l'âme va demeurer dans la béatitude de la lumière du Christ. Encore une fois, saint Ephrem enseigne que «le juste et le saint, et les ascètes se réjouissent à l'heure de la mort et de la séparation... Leurs âmes bondissent car ils sont prêts à sortir de leur corps pour leur repos», et saint Séraphim de Sarov s'exclame: «Quelle joie, quelle exultation attendent l'âme quand les anges de Dieu viennent la prendre.» [10] Le psalmiste déclare: «Précieuse, aux yeux du Seigneur est la mort de Ses saints» (Psaume 115:6). Mais pour ceux qui ne se sont pas eux-mêmes totalement unis au Christ dans cette vie, la séparation de l'âme et du corps est redoutable, car elle n'est pas naturelle, et en outre, parce qu’à la mort, par la suite l'âme est entourée et attaquée par des démons horribles. "Le mal tue le méchant », dit le roi David (Psaume 33:22). Cette réalité est rappelée à plusieurs reprises dans notre riche tradition liturgique. Tous les soirs aux Petites Complies l'Eglise prie: «Et au moment de mon départ de cette vie, prends soin de mon âme misérable et éloigne d'elle les formes ténébreuses des mauvais démons», [11] et à l'Office de la séparation de l'âme et du corps, nous prions: «Ô refuge réputé des pécheurs et de ceux qui sont contrits, fais-moi connaître ta miséricorde, ô Toute Pure, et délivre-moi des mains de démons: carr beaucoup de chiens m'ont entouré »[12 ] Ce ne sont que deux des innombrables exemples qui pourraient être mis en avant. [13]

Par ces attaques de démons, est accompli le jugement particulier dont saint Paul a écrit: "Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, après quoi vient le jugement» (Hébreux 09:27). Saint Ignace Briantchaninov écrit que depuis l'époque de la chute d'Adam jusques à la destruction de l’Hadès par le Christ, Satan se tenait sur le chemin vers le Paradis bloquant l'entrée de chaque âme, et après la résurrection du Christ, il continue à prendre ces âmes qui s'inclinent vers lui. Il poursuit:

Tous ceux qui ont ouvertement rejeté le Rédempteur constituent l'héritage de Satan: leurs âmes, après la séparation du corps, descendent tout droit en enfer. Mais les chrétiens qui sont enclins au péché sont aussi indignes d'être immédiatement traduits de la vie terrestre à l'éternité bienheureuse. La justice elle-même exige que ces inclinations au péché, ces trahisons du Rédempteur doivent être pesées et évaluées. Un jugement et une évaluation sont nécessaires afin de définir le degré d'inclinaison d'une âme chrétienne au péché, afin de définir ce qui prédomine en elle - la vie éternelle ou la mort éternelle. Le Jugement de Dieu sans hypocrisie attend chaque âme chrétienne après son départ du corps. [14]

Version française Claude Lopez-Ginisty
D’après

Notes :

[6] The Lenten Triodion, Seminary Press Saint-Tikhon (1994), p. 144.

[7] Discourses and Sayings, Cisterna Publications (1977), pp 185 184.

[8] The Ascetic Works, dans la version en grec moderne par Mark D. Sakkorrafos, Athènes 1964, p. 155, QTD. dans Cavarnos, Future Life, p. 22.

[9 St. John Climacus, The Ladder of Divine Ascent, 6:24.

[10] St. Ephraim, The Ascetic Works, p. 9, and Cavarnos and Zeldin, St. Seraphim of Sarov, in Modern Orthodox Saints V (1980), p. 47; tous deux cités in Cavarnos, The Future Life, pp. 22, 23.

[11] Prière à la Mère de Dieu par le moine Paul

[12] Office at the Parting of the Soul from the Body, Canon of Prayer to the All-undefiled Birth-giver of God, on behalf of a man whose soul is departing, and who cannot speak, in Hapgood, Service Book of the Holy Orthodox-Catholic Apostolic Church (1965), p. 361.

[13] The Office at the Parting of the Soul from the Body alone contains eight references to the assault of demons upon the newly-departed soul. Additionally, from the Menaion for Sept 3rd, the Theotokion on the Praises: “Carelessly reclining in the bed of languor and heedlessness, I most slothfully pass through life; and I fear the hour of death, lest that wicked serpent, like a savage lion, in snatching up my lowly soul, rend it asunder with ruthless villainy; O blameless Theotokos, in thy goodness, hasten before the end to bestir me and raise me up to repentance and change of life,” Holy Transfiguration Monastery, p. 60.

[14] Bishop Ignatius, Collected Works, vol. III, p. 136, cité  in Fr. Seraphim Rose, Soul After Death, p. 65. Je souligne - pour mettre en évidence que les questions des péages aériens ne sont pas une affaire juridique d'inspiration latine, mais sont plutôt un moyen permettant de déterminer l'amour pour Dieu, ou son absence, dans l'âme de l'homme. Mgr Ignatius, Œuvres, vol. III, p. 136, QTD. en Fr. Seraphim Rose, âme après la mort, p. 65.

mardi 14 mai 2013

Des péages aériens (2)

File:Pascha 2.jpg

Lors de la séparation du corps, l'âme s'embarque dans une existence purement spirituelle qui nous est inconnue à nous vivant dans la chair, et c'est pourquoi les textes ascétiques sur la vie après la mort semblent souvent étranges, déroutants, voire problématiques pour nous. 
Seuls les justes qui se sont purifiés et ont acquis une plus grande profondeur de vision spirituelle ont connu un avant-goût de cette vie spirituelle, et c’est donc vers eux que nous devons chercher une guidance spirituelle pour comprendre les révélations sur l'âme après la mort. Par les écrits patristiques, les vies des saints, l’hymnographie, et même l’iconographie, l'Église nous fournit une multitude de sources à partir desquelles nous pouvons discerner la juste conception orthodoxe du voyage de l'âme après la mort.

Dans la théologie de l'Eglise, la période entre la mort et le Jugement dernier, au retour du Christ est connue comme l'état intermédiaire des âmes. Pendant ce temps, l'âme est jugée et il lui est donné un avant-goût du ciel ou de l'enfer qui l'attend après la résurrection générale à la consommation des temps. L’anthropologie orthodoxe rejette fermement toutes les formes de dualisme et affirme que l'homme consiste naturellement à la fois en un corps et une âme. Ainsi l'âme qui se sépare du corps au moment du décès est dans un état anormal, et pour cette raison, la séparation de l'âme est un événement effrayant. De ceci saint Jean Damascène écrit: "En vérité le plus effrayant, c'est le mystère de la mort, comment l'âme est violemment séparée de sa concorde avec le corps et, que, par décret divin, le lien le plus naturel de leur cohésion est coupé," [5 ] et un stichère pour les morts chantée au Ton 2 le vendredi soir aux Vêpres dit ce qui suit:

Malheur à moi! Comme grande est la lutte que l'âme endure à sa séparation d'avec le corps. Malheur à moi! Combien de larmes elle jette, mais nul n’a pitié d'elle. En ce qui concerne les anges, elle supplie en vain, étirant ses mains vers les hommes, elle ne trouve personne pour l’aider. Ainsi, mes frères bien-aimés, réfléchissant sur la brièveté de notre vie, nous demandons au Christ à donner le repos aux disparus et d’accorder notre âmes grande miséricorde. [6]

Version française Claude Lopez-Ginisty
D’après

Notes :

[5] Idiomelon pour les défunts dans le 4ème ton (Octoèque), QTD. dans Cavarnos, Future Life, p. 21.

[6] The Lenten Triodion, Seminary Press Saint-Tikhon (1994), p. 144.

Haïjin Pravoslave (LXXXI)


L'ombre de la Croix
Est Lumière qui t'expose
Au matin de Pâques

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 13 mai 2013

Des péages aériens (I)

File:First Fruits.JPG

Dans une lettre au Père Thomas Merton, le jeune converti orthodoxe Eugene (Plus tard, le Père Seraphim) Rose a écrit: "Avant tout, le chrétien dans le monde contemporain doit montrer à ses frères que tous les «problèmes de notre époque» sont sans conséquence à côté du problème central unique de l'homme : la mort, et sa réponse, le Christ... Laissez de côté le babil sophistiqué contemporain chercher dans son enfantillage «des récompenses futures» et tout le reste - la vie après la mort est tout ce qui compte" [1] Bien que l'homme moderne admette la mort comme supposée naturelle, il n'a aucune compréhension de la réalité de la mort. Dans l'Église orthodoxe seule est conservé l'authentique enseignement chrétien sur la condition paradisiaque de l'homme, sa chute et la mort conséquente, la Résurrection du Christ détruisant la mort, et la vie après la mort.

Malheureusement, même dans l'Eglise aujourd'hui, il y a confusion et ignorance de ce que l'Eglise enseigne, ceci étant assombri par la notion que l'Orthodoxie a peu à dire sur la vie après la mort. En recherchant les doctrines orthodoxes du ciel et l'enfer, des anges et des démons, et de la vie après la mort, saint Ignace Briantchaninov a constaté que, en fait, l'Eglise est très précise dans ce qu'elle enseigne, contrairement aux enseignements de l'Occident qui deviennent de plus en plus vagues sous l'influence de la philosophie et de l'attachement croissant de l'homme aux choses de ce monde. [2]

Bien que l'Eglise nous donne beaucoup d'informations sur la vie après la mort, il est facile de mal comprendre. En ce qui concerne l'existence de l'âme après la mort, il est bon de se rappeler les conseils de l'ange à saint Macaire d'Alexandrie: " Accepte les choses terrestres ici comme le plus faible type de représentation des choses célestes" [3]; les thèses et débats au sein de l'Eglise concernant l'eschatologie se posent souvent sur une approche trop littérale des textes ascétiques qui parlent de la vie après la mort. Concernant ceci,  Père Seraphim Rose écrit:

C'est une chose que de dire... qu'il faut être prudent de ne pas lire les textes orthodoxes sur l'autre monde et la vie après la mort d'une manière par trop littérale ou terrestre, puisque que la réalité est à bien des égards évidents très différente de la réalité terrestre, mais c'est tout à fait une autre chose que de "balayer" tous ces textes et de nier qu'ils font référence à quoi que ce soit d'une manière extérieure, et ne sont que des "allégories" et des "fables…" l'Eglise orthodoxe et les fidèles ont toujours accepté ces descriptions comme correspondant fidèlement à la réalité, même en faisant des restrictions pour la nature particulière, de cette réalité d’un autre monde. [4]

Version française Claude Lopez-Ginisty

D’après


Notes :
[1] Cathy Scott, Seraphim Rose: The True Story and Private Letters, pp 180, 181.

[2] Father Seraphim Rose, A Prologue of Orthodox Saints of the West, in Vita Patrum: The Life of the Fathers by St. Gregory of Tours, St. Herman of Alaska Brotherhood (1988), pp. 23-24.
[3] Cité dans Father Seraphim Rose, The Soul after Death (2004), p. 67.

[4] Ibid., Pp 234-235.