"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 26 février 2017

Archiprêtre Michael GILLIS: Disciplines spirituelles (7 et fin)









Avant de terminer, quelques mots sur la dîme [Participation financière à la vie de l'Eglise] sont de mise. Sous l'Ancienne Alliance, il y avait un système de dîmes (totalisant environ 30% si vous les additionnez toutes ensemble, sans compter les offrandes volontaires), mais sous la Nouvelle Alliance, la dîme est remplacée par le Nouveau Commandement selon lequel nous «vendons tout et suivons [le Christ]." 

"De même que la loi interdisant l'adultère et le meurtre a été remplacée par les Nouveaux Commandements selon lesquels nous ne regardons même pas une femme pour la convoiter ou même nous ne pouvons être en colère contre un frère (voir Matthieu 6), de même la dîme a été remplacée par le commandement de Tout donner

Maintenant, Dieu nous a donné des appels différents. Certains d'entre nous «donnent tout» en entrant dans une communauté monastique. 

D'autres «donnent tout» en gérant leurs ressources en tant qu'intendants pour le Maître. 

Cependant, de même que les Nouveaux Commandements «ne regardez pas une femme pour la convoiter» et «ne soyez pas en colère contre votre frère» incluent les Anciens Commandements «tu ne commettras pas d'adultère» ou «tu ne tueras pas», tout cela inclut la dîme. 

Il a souvent été dit, et cela a été mon expérience, que parfois l'exercice le plus spirituellement engageant (la discipline ou la pratique ascétique) que les gens rencontrent dans un mois est d'écrire leur chèque pour la dîme. Tenant la plume dans ma main, je dois me demander à nouveau qui possède les ressources que je gère. La dîme, comme la prosternation dans la prière ou même le lavage du plancher dans la cuisine de la salle de la confrérie, est la manière concrète dont je manifeste une réalité spirituelle: que toutes les choses, les richesses et les ressources que je gère ne m'appartiennent pas, mais elles appartiennent à Dieu.

Mais nous ne devons jamais oublier que Dieu ne nous jugera pas sur la base de notre dîme ou de son absence (ou toute autre discipline spirituelle). Dieu nous jugera par notre repentir, par la vie de Dieu en nous, par l'acquisition du Saint-Esprit, par le fruit de la sainteté et de l'amour de Dieu et du prochain qui est produit dans nos vies. 

La dîme est un outil: elle détruit l'illusion que nous avons tout donné à Dieu quand en fait nous ne pouvons même pas laisser aller,  dix pour cent de notre revenu. Elle ferme la porte aux démons de la cupidité et de l'amour du luxe. 

La prière, le jeûne et l'aumône sont nos armes pour acquérir la Vie de Dieu et détruire la présomption sans force des démons. Ils révèlent comment nous avons réellement revêtu le Christ.



·      Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Funérailles du staretz Cyrille



Staretz Cyrille [Pavlov]
Mémoire Eternelle!

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX

13/26 février

Dimanche de l’abstinence des laitages, mémoire de l’exil d’Adam du paradis – dimanche du Pardon

Saint Martinien, saintes Zoé et Photine (Claire) de Césarée de Palestine (Vème s.) ; saint Euloge, archevêque d'Alexandrie (vers 607) ; saint Syméon le Myroblite de Serbie (1200) ; saint Séraphim (Sobolev), archevêque de Bogoutchar (1950) ; saints martyrs de Russie : hiéromartyrs Basile (Trioumfov) et Gabriel (Preobrajensky), prêtres (1919) ; saints hiéromartyrs Sylvestre, archevêque d’Omsk (1920) ; saints hiéromartyrs Zosime (Troubatchev), Nicolas (Dobrolioubov), Basile (Gorbatchev), Jean (Pokrovsky), Léonce (Grimalsky), Vladimir (Pokrovsky), Parthène (Grouzinov), Jean (Kalaboukhov), Jean (Kosinsky), Michel (Popov), prêtres et Eugène (Nikolsky), diacre, Anne (Korneev), Vera (Morozov) et Irène (Khvostov), moniales, martyr Paul (Sokolov) (1938).
Lectures: Rom. XIII, 11-XIV, 4 ; Маtth. VI, 14-21 

Adam chassé du Paradis
DIMANCHE DE L’ABSTINENCE DES LAITAGES
E
n ce dimanche, la sainte Église fait mémoire de l’exil du paradis de nos premiers parents en raison de leur désobéissance et leur absence de tempérance. Par cela est soulignée toute l’importance du labeur du carême qui va commencer. En outre, dans la perte de la béatitude paradisiaque, l’Église veut montrer ce qui est digne de la pénitence et des larmes. « Voici le temps opportun, voici le temps du repentir, écartons les œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière : afin qu’en traversant l’océan du carême, nous atteignions la Résurrection du troisième jour de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ qui sauve nos âmes ». Par ces mots, nous sommes appelés à oublier dès ce jour tout ce qui jusqu’à présent occupait nos pensées et nos sentiments et les détournait « de l’unique nécessaire » (Lc X, 42). Dans les lectures de l’épître et de l’Évangile, la sainte Église nous présente ses dernières instructions concernant particulièrement l’ascèse du carême. Le jeûne doit commencer par le pardon aux hommes de leurs transgressions et la renonciation aux œuvres des ténèbres.  Autrement dit, il convient d’accomplir de façon non hypocrite les prescriptions du jeûne et d’adopter une attitude non condamnable à l’égard du prochain. La réconciliation avec tous, le pardon à tous de leurs péchés commis à notre égard, constitue la condition première, principale et indispensable à notre réconciliation avec Dieu. Sans cette réconciliation avec tous, on ne peut s’approcher du Seigneur et s’engager sur le stade du carême et du repentir. De là vient l’usage orthodoxe de demander le pardon mutuellement à la veille du Grand Carême. St Jean Chrysostome enseigne : « nous devons pardonner aux autres non seulement en paroles, mais aussi d’un cœur pur, afin de ne pas, par la mémoire des offenses, diriger le glaive contre soi. Celui qui nous afflige ne nous fait pas autant de mal que nous-mêmes, en nourrissant en soi la colère et nous exposant ainsi à la condamnation de la part de Dieu. Si nous aimons celui qui nous offense, ce mal retombe sur la tête de celui-ci, et il souffre ; mais si nous nous indignons, nous souffrons nous-mêmes et ce à cause de nous-mêmes ».
Tropaire du dimanche, 3ème ton
Да веселя́тся небе́сная, да ра́дуются земна́я; я́ко сотвори́ дeржа́ву мы́ш-цею Cвое́ю Го́сподь, попра́ cме́ртiю cме́рть, пе́рвенецъ ме́ртвыxъ бы́сть, изъ чре́ва а́дова изба́ви на́съ и подаде́ мípoви ве́лiю ми́лость.
Que les cieux soient dans l’allégresse, que la terre se réjouisse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras. Par Sa mort, Il a vaincu la mort ! Devenu le Premier-né d’entre les morts, du sein de l’enfer, Il nous a rachetés, accordant au monde la grande miséricorde.
Kondakion du dimanche de l’abstinence des laitages, ton 6
Пpeму́дpocти наста́вниче, смы́сла пода́телю, нему́дрыхъ наказа́телю, и ни́щихъ защи́тителю, yтвepди́, вpaзyми́ cépдце моé Bлады́ко : Tы́ да́ждь ми́ cло́во, Óтчее cло́во, cé бо ycтнѣ́ мои́ не возбpaню́, во éже зва́ти Тeбѣ́ : Mи́лостивe, поми́луй мя́ па́дшаго.
Guide de sagesse, Donateur de l’intelligence, pédagogue des insensés, protecteur des pauvres, affermis et instruis mon cœur, Maître; accorde-moi la parole, ô Parole du Père. Car voici, je n’empêcherai pas mes lèvres de Te crier : Miséricordieux, aie pitié de moi qui suis tombé !
Homélie de Saint Jean Chrysostome sur l’épître du jour
Après leur avoir donné tous les préceptes convenables, l’apôtre Paul incite à la pratique du bien par la considération de l'urgence. Le jugement, dit-il, est à nos portes; c'est ainsi qu'il écrivait aux Corinthiens : « Le temps est court » (I Cor. VII, 29), et aux Hébreux : « Encore un peu de temps, et Celui qui doit venir, viendra et ne tardera pas ». (Hébr. X, 37.) Mais, dans ces lettres, il ranimait les fidèles au milieu de leurs épreuves; ses paroles avaient pour but de rafraîchir les combattants inondés de sueur, de les consoler des persécutions qu'ils subissaient coup sur coup; ici, au contraire, l'apôtre réveille des endormis; car voilà la double utilité que nous pouvons retirer de ses réflexions. Mais que signifie ce qu'il dit : « Que c'est l'heure de nous réveiller de notre assoupissement? » Cela veut dire, la Résurrection approche; le jugement redoutable approche; le jour approche qui sera comme un four embrasé, il faut enfin secouer notre engourdissement. « Puisque nous sommes plus proches de notre salut que lorsque nous avons reçu la foi ». Voyez-vous comme il leur montre déjà la Résurrection? Le temps marche, dit-il, la vie présente se consume, la vie à venir se rapproche de nous. Si donc vous êtes prêt, si vous avez accompli toutes les prescriptions, voici le jour du salut; si vous n'en avez rien fait, il n'en est pas de même. Mais, jusqu'à ce moment, ce ne sont pas les pensées tristes, mais les pensées riantes qui lui fournissent ses exhortations; et, par ce moyen, il les affranchit de tout regret des choses présentes. Ensuite, comme il était à croire qu'ils avaient été plus ardents au commencement, quand leur ferveur était dans toute sa force; qu'à la longue leur zèle s'était refroidi, l'apôtre leur dit que c'est une disposition toute contraire qu'ils doivent faire paraître; qu'ils ne doivent pas se relâcher au fur et à mesure que le temps avance, mais bien plutôt montrer plus d'ardeur que jamais. C'est en effet quand le roi est sur le point d'arriver qu'il convient de faire de plus grands préparatifs; c'est quand l'heure des prix approche, qu'il convient de s'animer le plus aux combats; ainsi font les coureurs; c'est vers la fin de la course, au moment de recevoir les prix, qu'ils s'animent le plus. Voilà pourquoi l'apôtre dit : « Puisque nous sommes plus proches de notre salut que lorsque nous avons reçu la foi. La nuit est déjà fort avancée, et le jour s'approche ».
Donc si la nuit s'en va, si le jour approche, faisons désormais les oeuvres du jour, non celles de la nuit. C'est la conduite que nous tenons dans la vie ordinaire; quand nous voyons venir le point du jour qui hâte le départ de la nuit, quand nous entendons chanter l'hirondelle, chacun de nous réveille son voisin, quoique la nuit n'ait pas encore disparu; quand elle a tout à fait cédé la place au jour, alors nous nous empressons tous en répétant les uns aux autres : Il est jour, et nous entreprenons toutes les oeuvres qui se font le jour, nous passons nos vêtements, nous secouons nos songes, nous chassons le sommeil, pour que le jour nous trouve préparés, nous voulons avant que les rayons du soleil aient brillé, être sur pied et à l'ouvrage. Ce que nous faisons dans ces circonstances, faisons-le ici : rejetons nos visions, débarrassons-nous des songes de la vie présente, secouons l'assoupissement profond; en guise de vêtements, revêtons-nous de vertu, c'est tout ce que veulent dire ces paroles : « Quittons donc les œuvres de ténèbres, et revêtons-nous des armes de lumière ». Car c'est à la mêlée, à la bataille que le jour nous appelle. Mais ne vous troublez pas à ces mots d'armes et de mêlée. Les armes matérielles sont pesantes et pénibles à porter, nos armes à nous sont désirables et dignes d'envie, ce sont des armes de lumière; elles vous rendent plus éclatant que le soleil, elles vous font resplendir au loin d'une éblouissante clarté; elles sont pour vous un solide rempart: car ce sont des armes, et elles vous font rayonner, parce que ce sont des armes de lumière. Quoi donc? Ne faut-il pas combattre? Sans doute il faut combattre, c'est une nécessité; mais il n'y a ni fatigue ni peine à supporter; car notre guerre à nous c'est une danse, c'est une fête. Telles sont nos armes, telle est la puissance de Celui qui commande nos légions. Beau comme l'époux qui sort de la chambre nuptiale, tel est celui qui se munit de ces armes; car c'est tout ensemble un soldat, un époux. Maintenant, quand l'apôtre dit que « le jour approche », il n'entend pas dire seulement qu'il va venir, mais qu'il reluit déjà; en effet, il ajoute : « Marchons avec honnêteté comme on marche pendant le jour ». Car il fait jour déjà. Le motif qui ordinairement a le plus de puissance auprès du grand nombre, lui sert ici à entraîner les fidèles, la bienséance : attendu qu'ils sont fort jaloux de bonne renommée. L'apôtre ne dit pas : Marchez, mais : « Marchons », afin de mieux faire accepter L'exhortation et d'adoucir la réprimande. « Point de débauches, d'ivresses ». Il ne défend pas de boire, mais de dépasser la mesure; il ne proscrit pas l'usage, mais l'abus du vin; c'est avec la même modération de langage qu'il continue. « Point d'impudicités, de dissolutions ». Il ne supprime pas la fréquentation des femmes, mais la fornication. « Point de querelles, ni d'envie ». Il veut éteindre les foyers où s'allument les passions mauvaises, étouffer la concupiscence et la colère. Il ne suffit pas à l'apôtre de combattre ces passions en elles-mêmes, il en tarit les sources. Rien n'embrase la concupiscence, rien n'enflamme la colère comme le vin et l'ivresse. Aussi, est-ce après « Point de débauches, d'ivresses », qu'il dit: « Point d'impudicités, de dissolutions, point de querelles ni d'envie ». Et il ne s'arrête pas là; mais, quand il nous a débarrassés de nos mauvais vêtements, écoutez de quelle parure il nous embellit par ces paroles : « Mais revêtez-vous de Notre-Seigneur Jésus-Christ ». II ne parle plus d'œuvres à faire, mais il s'exprime d'une manière plus propre à encourager. Quand il s'agissait du vice, il parlait d'oeuvres; mais maintenant qu'il s'agit de la vertu, il ne parle plus d'oeuvres, mais d'armes, afin de montrer par cette expression que la vertu orne en même temps qu'elle protège celui qui la possède. Et l'apôtre ne s'arrête pas là; il élève beaucoup plus haut son discours, il conçoit une image d'une redoutable grandeur; c'est le Seigneur même qu'il nous donne pour vêtement, le Roi des rois. Celui qui en est revêtu possède la vertu parfaite dans son intégrité. Ces paroles : « Revêtez-vous », nous prescrivent de nous en envelopper complètement. C'est la même pensée que l'apôtre exprime ailleurs : « Si Jésus-Christ est en vous » (Rom. VIII, 10); et encore : « Que dans l'homme intérieur habite le Christ ». (Ephés. III, 16, 17.) Ce qu'Il veut en effet, c'est que notre âme soit Son domicile, c'est que le Christ soit pour nous comme un vêtement, c'est qu'Il soit tout pour nous, et au dedans, et au dehors.
LES RÈGLES DU JEÛNE
Le typicon – livre qui détermine l’ordo des offices et les règles du jeûne - prescrit pour le Grand Carême l’abstinence de viande, du lait, des œufs et poisson. Il autorise le vin et l’huile le samedi et le dimanche, le jeudi du grand Canon de St André de Crète  et le Jeudi Saint. Le poisson est permis le dimanche des Rameaux et le jour de la fête de l’Annonciation de la Très Sainte Mère de Dieu Le samedi de Lazare, les œufs de poissons sont permis. En tout état de cause, il convient de jeûner avec discernement, selon ses forces, ayant en vue que, selon les Pères de l’Église, il faut tuer les passions et non point le corps. St Païssy Velitchkovsky écrit à ce sujet : « chacun a sa conscience pour mesure et maître intérieur. Il ne peut y avoir une seule règle et une même ascèse pour tous, parce que les uns sont forts et les autres sont faibles, les uns sont comme le fer, les autres comme le cuivre, d’autres encore comme la cire... Un jeûne modéré et raisonnable, c’est là le fondement et le chef de toutes les vertus ». Le carême n’est pas seulement l’abstinence de certaines formes de nourriture, son but est la purification de l’âme. C’est à cela précisément qu’il doit servir.



Le livre « LE GRAND CARÊME, lectures orthodoxes pour chaque jour (Éditions des Syrtes) présente un choix de textes tirés des Saintes Écritures, du Triode, des Saints Pères pour chaque jour de la Sainte Quarantaine.

samedi 25 février 2017

Archiprêtre Michael GILLIS: Disciplines spirituelles (6)


Le troisième domaine de la discipline spirituelle est l'aumône. 

De toute évidence, cela implique de donner de l'argent à ceux qui en ont besoin. Cela inclut de donner de l'argent aux pauvres (ou aux organisations qui soutiennent les pauvres), mais cela inclut également le soutien de l'Église. 

L'aumône, cependant, est beaucoup plus que l'argent; Il s'agit de nous consacrer à d'autres. 

L'hospitalité, le bénévolat, le tutorat, l'encouragement, la cuisine, le nettoyage et toutes les façons que nous trouvons de prendre soin des besoins et de soutenir les faiblesses des autres, peuvent être considérés comme des types d'aumônes. 

Souvent, l'aumône est faite dans le secret -sans en faire étalage - voir un travail qui doit être fait et le faire, voir un besoin qui doit être considéré et s'en charger. Ici, comme dans les autres disciplines spirituelles, chaque forme de don ne produit pas le même fruit spirituel en chacun. Chacun doit trouver un moyen de donner qui apporte la Vie; Cependant, tous doivent servir, tous doivent donner l'aumône. En outre, il convient de souligner que, simplement parce qu'on trouve la Vie dans un type particulier de service (disons l'enseignement de l'école du dimanche), cela ne signifie pas qu'il est hors question quand vient le temps de laver la vaisselle de s'en dispenser. 


Le travail fait partie de la vie, même un travail que nous n'aimons pas; Mais quand il s'agit d'aller plus loin ou de donner au-delà de ce qui est attendu, c'est là que nous trouvons la Grâce et le fruit de l'Esprit, en servant de manière à bénir les autres et à manifester la joie et la paix dans nos propres vies.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

vendredi 24 février 2017

Archiprêtre Michael GILLIS: Disciplines spirituelles (5)


Un mot ici sur les pères spirituels. 

A moins que vous ne soyez moine dans un monastère - et même alors, de nombreux pères monastiques conseillent d'être prudent et d'avoir du discernement en vous soumettant à un guide spirituel même dans un contexte monastique,* vous ne devriez jamais obéir aveuglément à votre père spirituel. 

Nous allons vers notre père spirituel avec les yeux grands ouverts. Notre père spirituel (ou mère spirituelle) est un être humain soumis à des passions, à des illusions et à des malentendus comme nous le sommes nous-mêmes. 

Tout ce que nos pères spirituels nous conseillent ne sera pas aussi utile que tout le reste. Parfois, son discernement sera absolument parfait et ses recommandations " marcheront" pour nous, c'est-à-dire, nous serons en mesure de les mettre en pratique et ellesproduiront le fruit de l'Esprit, pas la frustration, la colère ou la friction dans nos relations. 

Cependant, parfois notre père spirituel donnera un conseil qui ne fonctionnera pas. Peut-être qu'il a eu une mauvaise journée, ou peut-être que c'est une question qui nécessite un guide spirituel plus expérimenté, ou peut-être que c'est une question qui exige plus de persévérance de notre part. Quoi qu'il en soit, si vous pensez avoir besoin de parler à quelqu'un d'autre de votre vie spirituelle, vous êtes libre de le faire. Vous n'avez pas à demander la permission d'abord. C'est comme trouver un médecin qui est en mesure de mieux vous aider. Certains médecins sont bons pour la pratique générale, certains sont meilleurs dans certains domaines de spécialité. La courtoisie élémentaire, cependant, exige que vous disiez à votre père spirituel actuel ce que vous faites. Surtout s'il est votre recteur, il doit savoir que vous êtes soigné spirituellement.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après



*voir par exemple St. Ignace Brianchaninov The Arena pp. 43-47



« Vachement » utile !


Solidarité Kosovo a financé l’achat d’un troupeau de quatorze bovins afin d’améliorer l’aide alimentaire destinée aux familles serbes dans le besoin.

Grâce au soutien de ses généreux donateurs, l’association Solidarité Kosovo a doté la ferme de Novo Berdo d’un nouveau troupeau de dix vaches à lait et quatre bœufs. Les vaches produiront chacune une dizaine de litres de lait par jour sur une période de dix mois. Soit l’équivalent de trois mille litres de lait par vache et par an. Un véritable atout pour la production du complexe agricole de l’enclave chrétienne de Novo Berdo.

Un soulagement pour les familles de l’enclave chrétienne

Les dix nouvelles vaches ont rejoint celles déjà présentes dans l’étable de la ferme. Le lait est le principal bénéfice de cette dernière acquisition. Au-delà de la consommation directe, il se transforme en beurre ou en fromage. Le cheptel de bœufs assure quant à lui une production régulière de viande, bienvenue dans le cadre de la distribution de repas aux plus démunis.

Grâce à la revalorisation de la ferme bovine de Novo Berdo, l’aide alimentaire quotidienne apportée aux familles et aux monastères isolés en Métochie, notamment à celui du Saint-Archange à Prizren, est maintenue et pérennisée. Une nouvelle reçue avec soulagement par les habitants. En effet, leur ravitaillement avait été mis en sursis faute de livraisons insuffisantes.


Les quatorze bovins livrés viennent renforcer le cheptel de la ferme bovine

L'équipe de "Solidarité Kosovo"

PS : les personnes souhaitant nous aider peuvent contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo », BP 1777, 38220 Vizille ou par Internet en cliquant sur le lien paypal :
                                                                         


PS2 :« Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d'exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.
http://www.solidarite-kosovo.org/ Solidarité Kosovo BP 1777, 38220 VIZILLE, FRANCE

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Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir


Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir. Les expériences ont duré 15 ans. Le savant a prélevé du sang veineux et capillaire chez des volontaires, puis a procédé à leur analyse. Ensuite, il a demandé au participant ou à l’un de ses proches de lire des prières pendant dix à quinze minutes, soit mentalement, soit à haute voix. Après cela, il a fait à nouveau une analyse de sang, qui s’avéra différente. 


Le chercheur, docteur en médecine, auteur de 166 brevets et de 15 licences, Michel Lazorik, s’est intéressé dès ses années estudiantines aux recherches sur les leucocytes, à savoir les cellules sanguines qui nous préservent des bactéries ou des virus. Le savant a décidé d’examiner l’influence de la prière sur le sang de l’homme. « J’ai été moi-même élevé dans une famille croyante. Je n’ai jamais mis en doute la puissance de la prière, car la foi est improuvable. Cependant, en tant que savant, je devais prouver cela dans des recherches concrètes. On sait que, après la prière et les hymnes de l’Église, l’homme ressent un apaisement, un soulagement spirituel. Mais que se passe-t-il au niveau physique ? En partie, avec notre liquide principal, le sang ? J’ai commencé à étudier tout cela », déclare le savant. Les gens qui ont donné leur accord pour participer à l’expérience, étaient de sexe, de niveau d’instruction, de statut social, de professions, divers. En outre, ils étaient atteints de maladies différentes (artériosclérose, hépatite B, rhumatismes). Avant l’expérience, on leur a prélevé du sang capillaire et veineux, on a procédé à son analyse. 


Ensuite, le participant (ou l’une de ses connaissances) lisait les prières pendant 15 à 20 minutes, à savoir « Notre Père », le Credo, « Roi céleste », le psaume 50, ainsi que des prières aux saints, aux protecteurs célestes. Suite à cela, on faisait une nouvelle analyse du sang, et on définissait les propriétés qualitatives et morpho-fonctionnelles de ses cellules. « Le sang devenait autre au niveau cellulaire ! Je me rappelle que notre premier participant souffrait d’ostéomyélite (inflammation purulente des os de la hanche après un accident grave). Son frère était mort dans l’accident, et lui-même souffrait beaucoup des douleurs dans les os. Il ne lisait pas lui-même les prières, mais un invité le fit à sa place. Lorsque l’on compara les facteurs du sang avant et après la prière, il s’avéra que l’un des indicateurs de phagocytose était six fois inférieur à celui précédant l’expérience. Ce premier cas ne faisait que confirmer que nous étions sur la bonne voie », a déclaré Michel Lazorik. Toutes les expériences accomplies ensuite ont montré la même chose : après la prière, le niveau d’infection dans l’organisme tombait. Particulièrement, lorsqu’il s’agissait de la phase aiguë de la maladie. Après les prières, a été enregistré le changement d’indicateurs de l’inflammation, ils se sont avérés inférieurs. Dans chaque expérience, ont été découverts des changements statistiquement fiables dans les valeurs de certains paramètres de cellules sanguines, ce qui indique que la prière est un facteur réel qui provoque la variation du nombre et des propriétés morphologiques et fonctionnelles des cellules sanguines. Cela, à son tour, est une preuve que la prière influe réellement sur l’organisme au niveau cellulaire et subcellulaire. « La prière, ce ne sont pas seulement des mots. Ce sont des vibrations d’une certaine fréquence. Il est prouvé depuis longtemps que la prière change la structure de l’eau. Effectivement, le phénomène de l’eau bénie lors de la fête de la Théophanie [à savoir qu’elle ne se détériore pas, ndt], ce n’est pas un mythe, mais un fait scientifique. 


L’homme est constitué d’eau à presque 80%. Aussi, en agissant sur le liquide fondamental de notre organisme, la prière le modifie au niveau cellulaire, même dans le cas, où vous la récitez intérieurement. Et lorsqu’elle prononcée par vous ou est audible, les vibrations sonores mises en ordre agissent complémentairement sur l’organisme de l’homme et provoquent des changement des indicateurs du sang, diminuent les processus d’inflammation, et ont un effet de guérison », a expliqué M. Lazorik.

jeudi 23 février 2017

Archiprêtre Michael GILLIS: Disciplines spirituelles (4)


La prière sous toutes ses formes, cependant, exige notre attention; Et c'est là que le jeûne entre en jeu. Le jeûne est la limitation volontaire ou la concentration de nous-mêmes et de nos actions. C'est la pratique qui consiste à dire «non» à nous-mêmes. 

Au niveau le plus évident, le jeûne comprend ne pas manger ce que nous voulons manger. Et pour que le jeûne ne devienne pas un exercice de volonté de soi - comme dans "Je pense que je vais abandonner le foie pour le Carême" - l'Église fournit des directives, disant quand, et comment jeûner. 

Il est important de se rappeler que ce sont des lignes directrices, pas des lois (le jeûne de l'Église n'est pas une forme rétablie des codes alimentaires de l'Ancien Testament). 

Chaque personne, sous la direction d'un père spirituel et dans le cadre général du calendrier de l'Église, doit trouver un niveau de jeûne qui fonctionne pour elle. 

Mais le jeûne est beaucoup plus que la nourriture. En fait, vous pourriez même dire que la nourriture est simplement l'icône: dans le jeûne de nourriture, nous apprenons à jeûner de la parole inutile, des plaisanteries grossières, du gaspillage de temps et souvent des divertissements qui conduisent à pécher. 

L'abstention de nourriture manifeste extérieurement une abstention intérieure des pensées égoïstes, des fantasmes, de la pitié de soi et du jugement des autres. 

Le jeûne peut aussi inclure l'abstinence temporaire dans le mariage (pour une saison de prière, cf. 1 Corinthiens 7: 5) et toute autre manière dont nous pouvons limiter nos conforts et plaisirs tels que dormir sur une surface dure ou porter des vêtements inconfortables ou rester debout, à genoux ou nous prosterner pendant de longues périodes dans la prière. 

Toutes ces choses sont des sortes de jeûne. Il faut toutefois se rappeler que le but du jeûne est le même que celui de toute discipline spirituelle: produire le fruit de l'Esprit dans nos vies. 

Si ces pratiques ne produisent pas la Vie et la Grâce et le fruit de l'Esprit, mais la frustration et la friction dans votre esprit et dans vos relations avec les autres, alors vous devez réévaluer votre pratique en consultation avec un père spirituel.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après