"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 11 décembre 2016

Saint Isaac le Syrien: l'homme immortel


L'homme qui a trouvé l'amour mange et boit le Christ tous les jours et toutes les heures, et ainsi, il devient immortel. 

"Celui qui mangera de ce pain que je lui donnerai, dit-Il, ne goûtera jamais la mort." 

Heureux celui qui consume le pain de l'Amour, qui est Jésus! 

Celui qui mange l'Amour mange le Christ, le Dieu au-dessus de tous, comme Jean en témoigne, en disant: Dieu est Amour.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Le patriarche Cyrille est venu célébrer solennellement les 80 ans de la paroisse de Zurich


Le 7 décembre 2016, Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a célébré la Divine liturgie à l’église de la Résurrection de Zürich.

Aux portes de l’église, les enfants de l’école du dimanche ont accueilli le Patriarche, lui présentant le pain et le sel traditionnels.

Sa Sainteté concélébrait avec le métropolite Jérémie de Suisse (Patriarcat de Constantinople),le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite Innocent de Vilnius et de Lituanie, le métropolite Marc de Riazan et de Mikhaïlovsk, l’archevêque Théophane de Berlin et d’Allemagne, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du Secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, l’évêque Antoine de Bogorodsk, responsable de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger, l’évêque Nestor de Chersonèse, l’archimandrite Philarète (Boulekov), vice-président du DREE, l’archiprêtre Mikhaïl Zeman, recteur de l’église de la Résurrection de Zürich, des clercs du diocèse de Chersonèse.


Des représentants de l’Église catholique romaine et d’autres communautés chrétiennes assistaient à la liturgie, chantée par le chœur « Pokrov ». L’évangile a été lu en slavon d’Église et en allemand. Après la litanie instante, le Patriarche a lu des prières pour la paix en Ukraine. Video journal télévisé Suisse alémanique et reportage de la TV Suisse alémanique

A la fin de l’office, l’archiprêtre Mikhaïl Zeman, recteur de la paroisse, s’est adressé au Patriarche Cyrille : « Aujourd’hui, nous nous réjouissons de la joie dont se réjouirent ceux qui assistèrent il y a quinze ans à la consécration de cette église, célébrée par Votre Sainteté. Nous nous réjouissons, comme beaucoup de ceux qui sont ici et participèrent aux festivités du 70e anniversaire de la paroisse, il y a 10 ans, célébrations que vous aviez présidées. Nous nous réjouissons avec la nouvelle génération de paroissiens, ceux qui ont grandi durant ces années, ici et maintenant et célèbrent avec vous le 80e anniversaire de notre communauté. Permettez-nous de nous incliner de vous remercier de la joie que vous faites à vos enfants. »


L’archiprêtre Mikhaïl a offert au Patriarche une icône des saints martyrs de Zürich, saints patrons de la ville : Félix, Régule et Exupérance.

Ensuite, le Primat de l’Église orthodoxe russe a prononcé un discours, avant d’offrir à la paroisse une icône du Sauveur en félicitant les paroissiens : « Je remercie tous ceux qui travaillent ici, et plus particulièrement ceux qui soutiennent cette sainte église ». Le Patriarche a alors remis des décorations et des distinctions à plusieurs paroissiens. Ensuite, une réception en l’honneur du 80e anniversaire de la paroisse de la Résurrection a été donnée. Lien

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX

28 novembre / 11 décembre
25ème dimanche après la Pentecôte

Saint Étienne le Jeune, moine et abbé du Mont-Saint-Auxence, martyr (766) ; saints Étienne, Basile, Grégoire, Grégoire et Jean et leurs compagnons, martyrs (VIIIème s.) ; saint Irénarque, martyr avec sept femmes à Sébaste (303) ; saint Théodore, archevêque de Rostov, iconographe (1394) ; saints néo-martyrs de Russie : Séraphim (Tchitchagov), métropolite (1937), Alexis (Veselovsky), Alexis (Smirnov), Basile (Zavgorodny), prêtres, Raphaël (Tioupine), Vincent (Nikolsky), moines, et Anisia (Maslanov) (1937), Parascève (Fedorov) (1938), Nicolas (Krylov), prêtre (1941).
Lectures : Éph. IV, 1–6. Lc. XIII, 10–17. St Étienne: II Tim. I, 8–18. Мatth. X, 23–31

VIE DE SAINT ÉTIENNE LE JEUNE[1]

S
aint Étienne le Jeune vit le jour en 715 à Constantinople, de parents pieux et distingués, qui étaient restés longtemps sans progéniture. En obtenant de Dieu ce garçon, à la suite d’une apparition de la Toute Sainte Mère de Dieu, ils firent le serment de le consacrer au service divin. Lorsque vint le moment pour les parents d’Étienne d’accomplir leur promesse et de consacrer leur fils à Dieu, l’empereur Léon III l’Isaurien (717-741) commençait à prendre ses premières mesures d’interdiction du culte des saintes images et de persécution des défenseurs de l’Orthodoxie. Ils jugèrent donc plus prudent de s’éloigner de la capitale, et de confier leur fils aux moines du Mont Saint-Auxence, près de Chalcédoine. Le jeune garçon de seize ans fut reçu avec joie par ces saints hommes et revêtit le jour même le saint Habit angélique. Il devint le disciple d’un Ancien expérimenté, du nom de Jean. Étienne montrait une parfaite obéissance et un zèle égal pour les obédiences les plus astreignantes comme pour la louange de Dieu. Au bout de quelque temps, son père mourut, et Étienne se rendit à Constantinople pour régler ses affaires et distribuer ses biens aux pauvres. Jean, son père spirituel, remit lui aussi peu après son âme à Dieu, et Étienne fut choisi à sa place comme higoumène par tous les frères réunis. Sous sa direction diligente, et grâce à sa grande humilité, le petit groupe d’ascètes grandit jusqu’à atteindre le nombre de vingt frères, suffisant pour former un monastère cénobitique. Le saint en organisa la vie, puis il se retira au sommet du mont, pour y vaquer à la prière silencieuse. La cellule qu’il se bâtit là était dépourvue de toit et exposée à toutes les intempéries, et elle était si exiguë qu’on pouvait à peine se baisser. Vêtu d’une mince tunique en tout temps, portant de lourdes chaînes sur le corps, et se contentant d’une nourriture juste suffisante pour le garder en vie, saint Étienne fit de grand progrès dans la contemplation et attira à lui, sans le vouloir, de nombreux disciples et visiteurs, qui répandirent sa renommée dans tout l’Empire. À la mort de Léon III (741), son fils Constantin V fut couronné empereur. Sitôt son autorité bien assise, il déclencha une sauvage répression contre ceux qui vénéraient les saintes images. En 754, le tyran réunit un pseudo concile, composé de plus de trois cents évêques soumis à son autorité. Il leur fit proclamer officiellement la suppression du culte des icônes. Fort de cette décision, Constantin V fit partout détruire les saintes images. Partout, des agents de l’empereur frappaient, torturaient et emprisonnaient les confesseurs. Ce fut ainsi l’occasion de mener une persécution systématique contre le monachisme. On fermait les monastères, et certains se trouvèrent même convertis en casernes, en bains ou autres édifices publics. On bafouait les moines, les obligeant à revêtir des effets laïcs et à se marier sous peine de torture. Sans crainte des représailles, saint Étienne exhortait à la résistance et apparaissait partout comme le chef du parti orthodoxe. Il fut mis en demeure par les envoyés de l’empereur de se rendre à Constantinople, pour souscrire aux décisions du concile hérétique, ce qu’il refusa après avoir courageusement renvoyé les délégués du souverain. Peu après, il fut arrêté et enfermé dans un monastère de Constantinople. Confronté aux théologiens de l’empereur en public, il exposa brillamment la tradition des saints Pères concernant la vénération des saintes icônes. Comme on le plaçait devant l’alternative : signer les décisions du concile ou mourir dans les tourments, le saint se moqua de ses accusateurs et leur démontra que ce concile ne pouvait être légitime, puisque les six premiers Conciles Œcuméniques avaient été réunis dans des églises ornées elles-mêmes d’icônes, et que ces décisions étaient manifestement hérétiques et étrangères à la tradition de l’Église. Il fut alors condamné à l’exil, en 755. Il profita de cet exil pour se retirer dans une étroite cellule au sommet d’une colonne, où il entreprit de nouveaux exploits ascétiques. Il obtint ainsi une telle faveur auprès de Dieu, qu’il accomplissait des miracles éclatants pour ceux qui venaient vers lui et confessaient la sainte foi orthodoxe, en vénérant l’image du Christ. Pour mettre fin à sa notoriété, l’empereur fit transférer saint Étienne à Constantinople, dans la prison du Prétoire. Il y retrouva trois cent quarante-deux autres moines confesseurs de la foi. Les uns avaient eu le nez coupé, d’autres les oreilles ou la langue tranchées, d’autres avaient été honteusement outragés et couverts de purin. Devant ce spectacle, le saint rendit hommage, en pleurant, à leur foi et à leur endurance. Il redonna courage aux désespérés, les exhortant à demeurer fermes sur le roc de la vraie foi jusqu’au terme du combat, et réunit les détenus en un seul corps sous sa puissante autorité spirituelle. Malgré les difficiles conditions de détention, Étienne organisa leur vie comme dans un monastère, au rythme de la louange perpétuelle de Dieu et dans la charité mutuelle. Il convertit même à l’Orthodoxie certains de ses geôliers, qui avaient écouté avec admiration les récits des luttes des saints confesseurs. Après onze mois d’emprisonnement, Étienne reçut la révélation de sa mort prochaine. Il entreprit alors un jeûne de quarante jours, pendant lesquels il enseignait nuit et jour à ses disciples la voie du salut. Puis, le dernier jour venu, il ordonna de célébrer une vigile de toute la nuit pour recevoir de Dieu la force dans son ultime combat. L’empereur avait fait afficher partout la sentence d’exécution du chef du parti orthodoxe, afin d’effrayer ceux qui cachaient chez eux des moines ou des confesseurs de la foi, si bien que, dans une grande confusion, des gens de rien, excités par les soldats, se précipitèrent au Prétoire. Le saint se présenta devant eux sans trembler et dit : « Je suis celui que vous cherchez. » Ils le jetèrent alors à terre et, attachant des cordes aux fers dans lesquels ses pieds étaient serrés, ils le traînèrent sur la voie publique, en l’injuriant et le frappant à coups de pieds et au moyen de bâtons. Lorsque le cortège parvint à l’église de Saint-Théodore, le saint se tourna vers le sanctuaire comme pour saluer le saint. Un de ces impies, nommé Philomatios, s’écria alors : « Voyez, il veut finir en martyr ! » Courant vers un poste d’eau pour les incendies, il en arracha une grande barre de bois, et en frappa le saint avec une telle violence qu’il lui brisa le crâne, laissant sa cervelle se répandre sur le sol. Philomatios fut aussitôt saisi de convulsions, et il resta la proie du démon jusqu’à sa mort. Le cadavre de saint Étienne fut alors atrocement mutilé, à coups de pierres et de bâtons, par la populace. L’ayant ensuite traîné par les rues, le sinistre cortège se rendit jusqu’au monastère où vivait la sœur du saint, dans le but de forcer cette dernière à lapider le corps de son frère. Mais elle s’était cachée, et ne l’ayant pas trouvée, les impies jetèrent le corps dans une fosse commune destinée aux païens et aux condamnés à mort. Puis ils retournèrent auprès de l’empereur pour lui relater les faits, comme s’il s’agissait d’un acte de bravoure. Ce triste événement eut lieu le 20 novembre 765, le saint étant âgé de cinquante-trois ans.
Tropaire du dimanche, 8ème ton
Съ высоты́ снизше́лъ еси́, Благоyтpóбне, погребе́нiе прiя́лъ ecи́ тридне́вное, да на́съ свободи́ши страсте́й, животе́ и воскресе́нiе на́ше, Го́споди, сла́ва Teбѣ́ !
Des hauteurs, Tu es descendu, ô Miséricordieux ! Tu as accepté d’être enseveli trois jours afin de nous libérer des passions : ô notre vie et notre résurrection, Seigneur, gloire à Toi !

Tropaire de saint Étienne le Jeune, ton 4
По́стнически предподвиза́вся на горѣ́, у́мная враго́въ ополче́нія всеору́жіемъ Креста́ погуби́лъ еси́, всеблаже́нне, па́ки же ко страда́льчеству му́жески вооружи́лся еси́, уби́въ Копрони́ма мече́мъ вѣ́ры, и обои́хъ ра́ди вѣнча́лся еси́ отъ Бо́га, преподобному́чениче Стефа́не приснопа́мятне.
Entraîné à l’ascèse dans la montagne, tu as défait par l’armure de la Croix, ô Bienheureux, les attaques intérieures des adversaires. Plein de courage, tu t’es présenté à la lutte, abattant le Copronyme par l’épée de la foi. Pour ton ascèse, comme pour ta lutte, Dieu t’a couronné, glorieux Étienne, moine et martyr.
Kondakion de saint Étienne le Jeune, ton 3
Изъ непло́дна, преподо́бне, ко́рене возрасте́ вѣ́твь первострада́льцу тезоимени́те, мона́ховъ наста́вникъ вели́къ, о́тче, яви́лся еси́ и, я́рости не убоя́вся царя́, не хотя́ща Христо́въ чествова́ти о́бразъ, сего́ ра́ди сконча́вся, му́ченическій вѣне́цъ прія́лъ еси́, Стефа́не.
D’une racine stérile a crû une branche, toi le saint qui portas le nom du premier martyr, tu fus un guide éminent des moines, ô Père, ne craignant point la fureur de l’empereur qui ne voulait pas honorer l’icône ; c’est pour elle que tu mourus, ô  Étienne, recevant la couronne du martyre.

Autre kondakion de saint Étienne le Jeune, ton 8
Тро́ицы рачи́теля и боже́ственнаго Стефа́на восхва́лимъ вѣ́рно пѣ́сньми, празднолю́бцы, отъ се́рдца, я́ко почествова́вша начерта́ніе кра́сное Влады́ки и Ма́тере Его́, и согла́сно ны́нѣ отъ любве́ возопіи́мъ ему́, ра́дующеся: ра́дуйся, о́тче присносла́вне.
Amis de la fête, louons fidèlement et de tout cœur, par des chants, le contemplateur de la Trinité, le divin Étienne, car il honora la belle image du Maître et de Sa Mère, et crions-lui maintenant par amour, dans l’allégresse : réjouis-toi, Père éternellement glorieux !

Kondakion du dimanche, ton 8
Воскpécъ изъ гро́ба, уме́ршыя воздви́глъ ecи́ и Aда́ма воскреси́лъ ecи́, и Éва лику́етъ вo Tвое́мъ воскре-се́нiи, и мipcтíи концы́ торжеству́ютъ е́же изъ ме́ртвыхъ воста́нieмъ Tвои́мъ Mногоми́лостивe.
Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts et ressuscité Adam ; Ève aussi exulte en Ta Résurrection, et les confins du monde célèbrent Ton réveil d’entre les morts, ô Très-miséricordieux !

HOMÉLIE DE ST JEAN CHRYSOSTOME SUR L’ÉPÎTRE DE CE JOUR
« Moi, chargé de liens pour le Seigneur »… De même, l’apôtre écrit à Philémon : « Comme moi, le vieux Paul, qui de plus suis maintenant prisonnier de Jésus-Christ »... C'est que rien n'est beau comme les chaînes portées pour Jésus-Christ, les chaînes qui ont étreint des mains si saintes. Être enchaîné pour Jésus-Christ, c'est plus glorieux que d'être apôtre, que d'être docteur, que d'être évangéliste. Qui aime Jésus-Christ, me comprend. Oui, il sait le prix des chaînes, celui qui brûle, qui est fou de l'amour du Seigneur, et il aimerait mieux être enchaîné pour Jésus-Christ que d'habiter les cieux… La prison de l'apôtre l'emportait en magnificence sur la demeure impériale; que dis-je? Sur le ciel lui-même : car elle possédait en ce moment le prisonnier de Jésus-Christ. Et, si vous aimez Jésus-Christ, vous comprenez cette dignité, vous comprenez cette vertu, cette grâce accordée à la nature humaine de porter des chaînes pour Jésus-Christ… Quand on n'aurait d'ailleurs aucune rémunération à attendre, n'est-ce pas une récompense suffisante et très-grande, de souffrir beaucoup pour Celui qu'on aime? Ils me comprennent sans effort, ceux dont le cœur est plein d'une affection profonde, sinon pour Dieu, au moins pour la créature. Ne leur est-il pas plus doux de s'immoler pour l'objet aimé que d'en recevoir les hommages? Que d'autres nous regardent comme ridicules, quand nous disons que c'est une gloire d'être outragé, une joie d'être couvert d'opprobre; ceux qui soupirent après Jésus-Christ regardent cela comme très heureux.




[1] Tiré du Synaxaire du P. Macaire de Simonos Petras (version abrégée)

samedi 10 décembre 2016

Quand on ne sait quoi dire dans la prière...

Saint Philarète de Moscou



Dans les Lettres Missionnaires de saint Nicolas Vélimirovitch (n° 254), saint Nicolas mentionne une prière secrète de saint Philarète de Moscou (+1867), retrouvée parmi ses papiers après son trépas. 

Beaucoup d'entre nous connaissent déjà la prière du matin de saint Philarète: "Ô Seigneur, accorde-moi d'accueillir le jour qui vient en paix..." Cette prière m'a tellement touché que pendant mes dernières années d'enseignement, je l'ai imprimée et l'ai donnée à mes étudiants au début de chaque semestre, et j'ai commencé chaque classe en la récitant (ce qui m'était possible parce que j'enseignais dans une institution chrétienne: Trinity Western University)

Fait intéressant, mes étudiants en majorité évangéliques ou agnostiques sont devenus si habitués à la prière que quand je ne la disais pas parce que j'étais pressé ou distrait, ils me demandaient parfois pourquoi je n'avais pas dit la prière. Même les évangéliques et les agnostiques peuvent apprécier la consistance liturgique.

La prière secrète de saint Philarète est la suivante:

Seigneur, je ne sais pas quoi te demander. Tu sais ce dont j'ai besoin. Tu m'aimes plus que je ne suis capable de m'aimer. Ô Père, donne à Ton serviteur ce que je ne puis même pas demander. 

Je n'ose demander ni souffrance ni bénédiction, mais je me tiens devant Toi avec mon cœur ouvert vers Toi. Tu vois les besoins que je ne connais pas. Regarde-moi et agis selon Ta miséricorde. 

Châtie et guéris, laisse-moi tomber et relève-moi. Je tremble et je reste silencieux devant Ta sainte volonté et devant Ton jugement qui est hors de portée pour moi. 

Je m'offre à Toi en sacrifice. Il n'y a de désir en moi que pour le désir de remplir Ta volonté. Apprends-moi à prier. Et Toi-même prie en moi! Amen.

Remarquez combien ce saint dit qu'il ne sait pas [quoi demander dans la prière]. Pour moi, le commencement de la prière sincère vient quand je commence à reconnaître mon ignorance dans la prière. Je ne sais pas pourquoi prier. Je ne sais pas ce dont j'ai besoin. Et je ne sais certainement pas ce dont les autres ont besoin. 

Le Dieu qui sait tout, aime tout le monde et Il peut faire tout ce qui est nécessaire, c'est le Dieu même à Qui je parle. Dieu seul sait. Tout ce que je peux faire, c'est de dire amen. 

Ce que je peux faire, c'est ouvrir mon cœur à la souffrance ou à la bénédiction, à la chute ou au relèvement, au châtiment ou à la guérison. Dieu seul sait. Ce que je peux faire, c'est m'offrir comme sacrifice. Ou du moins, c'est ce pour quoi je peux prier pour le faire.

Ceux d'entre nous qui vivent dans un contexte de relative liberté religieuse peuvent, peut-être, trouver le terme de sacrifice trop fort. Cependant, je suggère que toutes les souffrances que nous endurons pour l'amour des autres, ou pour résister à la passion du péché. ou pour supporter la maladie sans se plaindre, ou même profiter des bénédictions sans oublier Dieu et ceux qui souffrent, est exactement le sacrifice auquel saint Philarète se réfère.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

La première exposition du centre culturel et spirituel orthodoxe russe du quai Branly à Paris

Des icônes parmi les chefs-d’œuvre du pèreGrégoire (Kroug) et de Léonide Ouspenskyseront exposées au Centre culturel et spirituel orthodoxe russe, 2, avenue Rapp, Paris 7e, du samedi 26 novembre au mercredi 14 décembre 2016 (de 10h à 17h tous les jours sauf lundi).

vendredi 9 décembre 2016

Une bonne définition de l'hérésie


Hérésie: Ce moment «spécial» où l'on a une plus grande perspicacité spirituelle que les apôtres, les disciples, les Pères apostoliques et les saints et tous les membres passés et présents de l'Église, même si on a une Bible, des livres spirituels, et des canons qu'ils ont écrits, compilés et qu'ils nous ont transmis.

C'est une tromperie, car malgré tout cela, on croit en ses pensées et en ses opinions personnelles.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

jeudi 8 décembre 2016

Saint Jean Climaque:Il faut quitter le monde, mais pour une bonne raison!


L'homme qui renonce au monde par peur, c'est comme brûler de l'encens qui commence par du parfum, mais se termine par de la fumée. 

Celui qui quitte le monde par espoir de récompense est comme une meule qui se meut toujours de la même manière. 

Mais celui qui se retire du monde par amour pour Dieu a obtenu le feu dès le début; Et, comme le feu qui commence à brûler, il allume bientôt un feu plus grand.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après 

SOLIDARITE KOSOVO

Noël est une fête de joie et de partage. Pour la 12ème année consécutive, Solidarité Kosovo se mobilise pour que la magie de la Nativité opère aussi sur ceux qui vivent isolés et en difficulté au coin de l’Europe. Pour accomplir sa traditionnelle opération de solidarité au profit des Serbes du Kosovo, Solidarité Kosovo a besoin de votre soutien.
Photo archives Solidarité Kosovo - Convoi de Noël

Dernière ligne droite avant le départ!

Amorcée depuis le mois de septembre, la préparation du convoi de Noël entame sa dernière ligne droite. Grâce aux efforts conjugués de ses bénévoles, de ses fidèles donateurs et de généreux chefs d’entreprise, Solidarité Kosovo a recueilli plusieurs tonnes de denrées humanitaires. Parfaitement conditionnées en palettes de jouets, de vêtements neufs et de matériel scolaire, l’aide sera chargée au cours de ces prochains jours dans un poids-lourd qui prendra la route du Kosovo et de la Métochie. Sur place, le matériel sera réceptionné par le Père Serdjan, permanent de Solidarité Kosovo et distribué dans les enclaves aux lendemains de Noël par les bénévoles de l’association.

Imaginez un instant la joie des enfants et le bonheur des mères qui verront leurs petits avec des cadeaux, des vêtements chauds, des crayons et des cahiers !

Photo archives Solidarité Kosovo - Convoi de Noël 

Faites un don et bénéficiez d’une réduction d’impôt
Pour les chrétiens du Kosovo qui vivent au quotidien des situations compliquées, la période des fêtes est souvent difficile à vivre. Pour qu’ils ne soient pas exclus de cette période de réjouissance,  Solidarité Kosovo organise, comme à l’accoutumé, son traditionnel convoi de fin d’année.

Pour accomplir cette mission de solidarité et boucler son budget, Solidarité Kosovo a urgemment  besoin de votre soutien.  C’est grâce à vos dons que nous pourrons couvrir les frais qu’un tel convoi implique. Grâce à votre don vous pouvez contribuer à la réussite de ce convoi humanitaire sur lequel les familles serbes comptent tant. Une aide aussi modeste soit-elle devient une fortune quand des milliers de personnes se mobilisent.

Sachez par ailleurs que lorsque vous faites un don à Solidarité Kosovo, vous bénéficiez d’une réduction d’impôt. 66 % de votre don est déductible de l’impôt sur le revenu.
Par exemple, si vous effectuez un don de 75 €, il ne vous en coûtera en réalité que 25,50 € après réduction d’impôt.

Vous pouvez effectuer un don :
-    Par chèque : en libellant l’ordre à Solidarité Kosovo puis en l’envoyant à : Solidarité Kosovo - BP 1777 - 38220 Vizille – France
-    Par virement Paypal : rendez-vous sur notre site en cliquant ici et suivez les instructions « Dons en ligne».
-    Par virement bancaire, contactez-nous : contact@solidarite-kosovo.org

Merci par avance pour votre soutien !

Photo archives Solidarité Kosovo - Convoi de Noël



L'équipe de "Solidarité Kosovo"

PS : les personnes souhaitant nous aider peuvent contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo », BP 1777, 38220 Vizille ou par Internet en cliquant sur paypal :
http://www.solidarite-kosovo.org/fr/dons-en-ligne
PS2 :« Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d'exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.
http://www.solidarite-kosovo.org/        Solidarité Kosovo BP 1777, 38220 VIZILLE, FRANCE
Conformément à la loi« "Informatique et liberté »" du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vousconcernent.Pour vous désinscrire, ENVOYEZ SIMPLEMENT UN MESSAGE SANS RIEN ÉCRIRE D'AUTRE à cette adresse  info-unsubscribe@solidarite-kosovo.org

mercredi 7 décembre 2016

Saint Païssios L'Athonite: Le combat spirituel



Luttons de toutes nos forces pour gagner le Paradis. La porte est très étroite, et n'écoutez pas ceux qui disent que tout le monde sera sauvé. C'est un piège de Satan afin que nous ne luttions pas.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Ancient Faith Radio 

   



Vient de paraître: Jean-Claude Larchet, « Malades des nouveaux médias »



Jean-Claude Larchet, Malades des nouveaux médias, Éditions du Cerf, 2016, 329 p.
Jean-Claude Larchet vient de publier aux éditions du Cerf un nouveau livre, grand public mais néanmoins très documenté, sur les pathologies diverses engendréees par les nouveaux médias qui envahissent notre société. Il propose, après les avoir décrites, quelques moyens pour en guérir ou s’en protéger. Nous donnons la présenation de l’éditeur et un extrait de l’avant-propos de l’auteur.

Présentation de l’éditeur:
« Qu’en est-il de la richesse et du sens de nos existences dans une société avide de vitesse, de proximité, d’immédiateté, d’information tous azimuts et de performance en tous genres ? Quel diagnostic posé sur le corps et l’esprit de l’homo connecticus ? Quelles inquiétantes pathologies gangrènent sa nature même ? Et comment lutter contre cette lente et insidieuse dislocation ?
Smartphone, réseaux sociaux, objets connectés, TV numérique, Internet, jeux vidéo, les médias sont aujourd’hui tout aussi omniprésents qu’envahissants. Et leurs effets négatifs, dans la vie professionnelle, sociale, familiale, flagrants : entre appauvrissement et illusion, nuisance et vide, destruction et épuisement, l’humanité se désincarne, l’espace et le temps disparaissent dans cette virtualité toute-puissante.
Jean-Claude Larchet poursuit dans ce nouvel essai très documenté sa série d’études sur les différents types de maladies et les thérapeutiques adaptées.
Une réflexion critique et salutaire à propos de nos systèmes de communication. Une incitation à nous protéger et à retrouver notre identité psychique et spirituelle. »

Extrait de l’avant-propos de l’auteur:
« Nul aujourd’hui ne conteste l’apport positif des nou­veaux médias en matière de communication, d’infor­ma­tion, d’accès à la culture sous ses multiples formes, et bientôt nul ne sera en me­sure de s’en passer, tant la société les intègre dans le mode de fonctionnement de ses diverses structures sociales, ad­mi­nistratives, commerciales, éduca­tives et même reli­gieuses.
On dit couramment que leur invention a provoqué dans notre société une révolution compa­rable à celle de l’élec­tricité et des nouveaux moyens de locomotion.
Il y a cependant une grande différence entre les nou­veaux médias et les autres inventions qui ont profondé­ment changé la vie de l’homme moderne.
Aucune autre technique n’a engagé notre activité jour­nalière sur d’aussi longues durées, n’a autant sollicité notre attention et notre in­tervention de manière aussi constante, n’a autant transformé nos conditions et notre mode de travail, n’a autant envahi notre vie privée, familiale et personnelle, n’a autant pénétré à l’intérieur de notre vie psychique.
Aucune autre technique n’a autant transformé nos rap­ports à l’espace et au temps, notre façon de voir le monde, nos relations avec les autres, la représentation que nous avons de nous-même, la nature et le rythme de nos activi­tés de travail et de loisir, la forme de notre communi­cation, et la nature, la structure et la forme de notre de notre vie psychique et intellectuelle.
Et aucune autre technique, par l’influence exercée sur toutes ces façons d’être qui sont la trame de notre existence, n’a eu autant d’impact sur notre vie spiri­tuelle.
De nombreux livres et articles ont vanté les avantages et les bienfaits de ces nouveaux médias, et le but de cet essai n’est pas d’apporter un éloge supplémentaire, qui serait redondant et superflu, mais, ce qui est plus rare et actuel­lement plus utile, d’inviter à une réflexion critique sur l’usage de ces nouveaux moyens de communication qui sont devenus envahissants et se révèlent avoir de nom­breux effets négatifs dont leurs utili­sateurs, tout en consta­tant une part sur eux-mêmes, leurs enfants ou leurs proches, ne sont pas toujours pleinement conscients.
Bien que face aux dérives actuelles et aux perspectives sombres de l’avenir un changement de société nous paraisse souhaitable, notre but, dans l’urgence, est d’abord pragmatique : il s’agit, à partir d’une meilleure conscience des dérives auxquelles les nouveaux médias peuvent donner lieu et de leurs effets pathologiques réels et possibles, d’apprendre à en maîtriser et à en limiter l’utilisation là où elle produit des effets indésirables.
C’est dans ce but que cet essai, avant de proposer à la fin quelques pistes thérapeutiques et prophylactiques, s’at­ta­chera surtout à établir le diagnostic et le pronostic des pathologies que les nouveaux médias ont engendrées dans les différentes sphères de l’existence sociale – politique, économique, culturelle – et surtout personnelle – cor­po­relle, psychique, intellectu­elle, et spiri­tuelle –, qui portent de graves atteintes à la vie des personnes, et vont jusqu’à modifier de manière inquiétante la nature même de l’homme.
C’est dans cette prise de conscience de la gravité de la maladie qui affecte notre civilisation que pourra s’org­a­ni­ser une résistance, dans cette résistance de la part des utilisateurs que pourra s’amorcer une décroissance de la part des producteurs, et dans cette décroissance que pourra s’envisager un changement de société qui saura redonner à la communication la dimension authentiquement hu­maine et spirituelle qu’elle a perdue. »

mardi 6 décembre 2016

Du Jeûne


[...]

Le jeûne n'est pas un but, mais un moyen, un moyen d'humilier notre chair et de la purifier des péchés. Sans la prière et la repentance, le jeûne n'est plus qu'un régime alimentaire.

L'essence du jeûne peut être exprimée dans l'hymne suivante de l'Église: Mon âme, si tu jeûnes de nourriture, mais que tu n'es pas purifiée des passions, en vain te contentes-tu de ne pas manger: car si le jeûne ne t'apporte pas de correction, il sera odieux, et considéré comme faux par Dieu, et tu seras comme les mauvais démons qui ne mangent rien du tout.

Saint Ignace Brianchaninov:

Apprenez à avoir de la retenue dans la nourriture; par la tempérance, vous apporterez la santé et la force au corps et la vigueur à l'esprit, choses si nécessaires à l'œuvre du salut...

Saint Isaac le Syrien:

Le jeûne avec discernement est la demeure spacieuse de toute bonté. Celui qui est paresseux dans le jeûne, fait chanceler toute bonté, parce que le jeûne a été le commandement donné à notre nature dès le début comme une précaution lorsque l'on mange de la nourriture, et en brisant le jeûne, les premiers créés [Adam et Eve] ont connu la chute.

Saint Ambroise d'Optina:

Vous devez jeûner avec discernement; Essayez d'observer le jeûne qui vient judicieusement, en tenant compte de votre force physique.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Librairie du Monastère de la Transfiguration

Le monastère de la Transfiguration a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne d'un nouvel ouvrage.

Vie de Saint Sava

Saint Nicolas Vélimirovitch
Nouvelle édition


 

 
Monastère de la Transfiguration.
24120 Terrasson- Lavilledieu

Le patriarche de Moscou Kirill consacre la nouvelle cathédrale russe à Paris

Il y avait beaucoup de monde ce dimanche, dans le nouveau Centre spirituel et culturel orthodoxe russe à Paris, pour assister à la consécration de la nouvelle cathédrale de la Sainte-Trinité par le patriarche de Moscou Krill.


Le chef de l'Église orthodoxe russe célèbre ce dimanche à Paris la liturgie dans la nouvelle cathédrale de la Sainte-Trinité, nouveau haut lieu de la spiritualité chrétienne situé quai Branly, à Paris, au sein d'un édifice majestueux conçu par l'architecte Jean-Michel Wilmotte.
Parmi des paroissiens et des hôtes, des personnalités de marque sont y également présents, dont notamment la maire de la capitale parisienne Anne Hidalgo et la femme du premier-ministre russe Svetlana Medvédéva, la dirigeante de la Fondation des initiatives socio-culturelles.

© Sputnik. 
Anne Hidalgo et Svetlana Medvédéva lors de la consécration de la nouvelle cathédrale de la Sainte-Trinité par le patriarche de Moscou Kirill
Même si elle ne sera dotée de son iconostase et de ses fresques qu'en 2017, la « Cathédrale de la Sainte Trinité » a déjà donné son premier concert de chants liturgiques pour l'occasion.



© Sputnik. 
Le patriarche de Moscou Kirill consacre la nouvelle cathédrale russe à Paris
Ce complexe de quatre bâtiments a été construit pendant deux ans sur un site exceptionnel de plus de 4 000 mètres carrés, entre la Tour Eiffel et l'Hôtel des Invalides, au pied du pont de l'Alma, dans le cossu VIIe arrondissement.

Le patriarche de Moscou Kirill consacre la nouvelle cathédrale russe à Paris
Un emplacement de choix pour cette structure qui aura pour vocation de mieux faire connaître la culture russe en France : outre une cathédrale orthodoxe, il propose un centre culturel doté d'une librairie et d'une salle d'exposition, une école primaire, ainsi qu'un centre paroissial.


© Sputnik. 

Le patriarche de Moscou Kirill consacre la nouvelle cathédrale russe à Paris
Coiffée d'un grand bulbe et de quatre plus petits, symbolisant le Christ et les quatre évangélistes, la cathédrale orthodoxe s'intègre à l'urbanisme parisien, en utilisant « des rythmes de façades et des modénatures » typiques de la capitale.
Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »