"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 17 décembre 2017

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX

4/17 décembre
28ème dimanche après la Pentecôte

Sainte Barbara (ou Barbe), mégalomartyre à Nicomédie, et sa compagne, sainte Julienne, martyre (vers 305) ; saint Jean Damascène moine, confesseur (vers 749) ;; saint Jean, évêque de Polybote en Phrygie (VIIIème s.) ; sainte Gennade, archevêque de Novgorod (1505) ; saint Séraphin, évêque de Phanarion, néomartyr grec (1601) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Alexis (Sabourov) ; Jean (Piankov) ; Alexandre (Posokhine) et Nicolas (Iakhontov), prêtres, Basile (Kachine), diacre et avec eux 10 martyrs (1918) ; Démètre (Nevedomsky), prêtre, Anastasie (Titov), moniale, Catherine (Arsk) et Cyre (Obolensky) (1937).

Lectures : Col. I, 12–18. Lc. XVII, 12–19. Ste Barbara: Gal.  III, 23–29. Мc. V, 24–34.

SAINTE GRANDE-MARTYRE BARBARA

F
ille d’un riche païen d’Héliopolis , nommé Dioscore, sainte Barbara vivait sous le règne de l’empereur Dioclétien (284-305). Jaloux de sa remarquable beauté, Dioscore, sur le point de partir pour un lointain voyage, fit enfermer sa fille au sommet d’une tour élevée de son palais, afin qu’aucun homme ne la vît. Il avait pris soin de la combler de tous les biens et de lui donner une éducation raffinée, mais il n’avait pu empêcher la jeune fille d’exercer sa fine intelligence de manière conforme à l’image de Dieu déposée en chaque homme. D’elle-même, en contemplant le reflet de la présence de Dieu dans la nature, elle était parvenue à la connaissance du Dieu Un dans la Trinité et, se détournant des vanités, elle ne sentait son cœur s’émouvoir que pour le Christ, l’Époux céleste. Dioscore avait fait entreprendre la construction d’un bain au pied de la tour et avait ordonné de n’y percer que deux fenêtres. En regardant la construction pendant l’absence de son père, Barbara commanda aux ouvriers d’ouvrir une troisième fenêtre, pour que la salle soit éclairée par une triple lumière, symbole de la triple lumière du Père, du Fils et du Saint-Esprit, qui illumine tout homme venant en ce monde. Lorsque Dioscore rentra de voyage avec des propositions d’un riche mariage, il s’opposa au refus de la jeune fille, qui désirait consacrer au Christ sa virginité. L’étonnement du méchant homme se changea en une violente colère lorsqu’il apprit l’ouverture de la troisième fenêtre sur l’ordre de sa fille. Comme il lui en demandait la raison, Barbara fit devant lui le signe de la Croix et, lui montrant ses trois doigts réunis, elle lui dit : « Le Père, le Fils et le Saint-Esprit, c’est par cette unique lumière que toute la création est illuminée, et c’est par ce signe que les hommes sont sauvés ». Ne contenant plus sa fureur, Dioscore saisit son épée et voulut lui trancher la tête ; mais, heureusement, la jeune vierge s’échappa et se réfugia dans la montagne, où un rocher se fendit miraculeusement pour l’abriter.

À la suite d’une dénonciation, son père finit par la découvrir. Il s’empara d’elle et la livra au gouverneur de la province, devant lequel la sainte confessa ardemment le Christ et manifesta son mépris pour les idoles. Elle fut alors cruellement frappée, sa chair fut déchirée au moyen d’objets acérés, ses côtés brûlés et sa tête meurtrie par de grosses pierres, de sorte que, jetée dans un sombre cachot, son corps n’était plus qu’une plaie sanglante. La nuit venue, le Seigneur Jésus-Christ lui apparut entouré d’une radieuse lumière et, après avoir guéri toutes ses plaies, Il lui promit de l’assister jusqu’à la fin dans son combat. Le lendemain, Barbara comparut une seconde fois devant le magistrat, stupéfait de la voir si soudainement rétablie. Après l’avoir soumis à de nouveaux supplices, le gouverneur ordonna de la dépouiller de ses vêtements et de la livrer nue à la risée publique. Mais le Seigneur ne laissa pas les regards impudiques outrager la pureté de sa vierge, et un globe de feu descendit soudain du ciel, recouvrant la jeune martyre d’un vêtement de lumière.

Devant le spectacle de l’endurance de la sainte et des miracles par lesquels Dieu manifestait sa faveur, une jeune femme du nom de Julienne se déclara elle aussi chrétienne et résolue à partager le sort de Barbara. Les soldats se saisirent d’elle aussitôt et lui firent subir les mêmes supplices que sa compagne. Le tyran décida finalement de faire décapiter les deux jeunes filles. Lorsque la sentence fut proclamée, Dioscore — qui avait assisté impitoyable à toutes les tortures de sa fille — proposa au gouverneur de lui trancher la tête de ses propres mains. Une fois rendues au sommet de la montagne où devait avoir lieu l’exécution, Julienne et Barbara offrirent en même temps leurs âmes au Seigneur : la première décapitée par un bourreau et la seconde par celui-là même qui lui avait donné le jour. Mais la vengeance divine ne tarda pas, car sur le chemin du retour, le cruel Dioscore fut réduit en cendres par un coup de foudre.
(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

Tropaire du dimanche, ton 3
Да веселя́тся небе́сная, да ра́дуются земна́я; я́ко сотвори́ дeржа́ву мы́ш-цею Cвое́ю Го́сподь, попра́ cме́ртiю cме́рть, пе́рвенецъ ме́ртвыxъ бы́сть, изъ чре́ва а́дова изба́ви на́съ и подаде́ мípoви ве́лiю ми́лость.
Que les cieux soient dans l’allégresse, que la terre se réjouisse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras. Par Sa mort, Il a vaincu la mort ! Devenu le Premier-né d’entre les morts, du sein de l’enfer, Il nous a rachetés, accordant au monde la grande Miséricorde.
Tropaire de sainte Barbara, ton 8
Варва́ру святу́ю почти́мъ: вра́жія бо сѣ́ти сокруши́, и я́ко пти́ца, изба́вися отъ ни́хъ по́мощію и ору́жіемъ Креста́, всечестна́я.
Honorons de nos hymnes sainte Barbara: elle a rompu les filets de l'ennemi et comme un oiseau elle s'en est échappée par le secours et la protection de la Croix.
 Tropaire de saint Jean Damascène, ton 8
Правосла́вія наста́вниче, благоче́стія учи́телю и чистоты́, вселе́нныя свѣти́льниче, мона́шествующихъ богодохнове́нное удобре́ніе, Іоа́нне прему́дре, уче́ньми твои́ми вся́ просвѣти́лъ еси́, цѣвни́це духо́вная, моли́ Христа́ Бо́га спасти́ся душа́мъ на́шимъ.
Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté, luminaire de l'univers, ornement des moines inspiré de Dieu, ô docte saint Jean, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit. Intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il sauve nos âmes.
Kondakion de sainte Barbara, ton 4
Въ Тро́ицѣ благоче́стно пѣва́емому, послѣ́довавши Бо́гу, страстоте́рпице, и́дольская притупи́ла еси́ чти́лища; посредѣ́ же по́двига страда́ль-чествующи, Варва́ро, мучи́телей преще́нія не устраши́лася еси́, мужему́дренная, велегла́сно пою́щи при́сно: Тро́ицу чту́, еди́но Божество́.
Celui qu'en trois personnes nous chantons dans la foi, tu l'as suivi, sainte martyre Barbara, éteignant l'ardeur du culte des faux-dieux; au milieu de l'arène luttant vaillamment, tu n'as pas craint les menaces des tyrans, mais tu ne cessais de chanter à pleine voix:  J'adore l'unique Dieu, la sainte Trinité.
Kondakion de de saint Jean Damascène, ton 4
Пѣснопи́сца и честна́го богоглаго́льника, Це́ркве наказа́теля и учи́теля, и враго́въ сопротивоборца́ Іоа́нна воспои́мъ: ору́жіе бо взе́мъ — Кре́стъ Госпо́день, всю́ отрази́ ересе́й пре́лесть и я́ко те́плый предста́тель къ Бо́гу всѣ́мъ подае́тъ прегрѣше́ній проще́ніе.
Fidèles, chantons l'hymnographe sacré, le docteur et luminaire de l'Eglise, saint Jean, celui qui, s'opposant aux ennemis, repoussa l'erreur des hérésies en prenant pour arme la croix du Seigneur; et comme chaleureux intercesseur auprès de Dieu il procure à tous le pardon de leurs péchés.
Kondakion du dimanche, ton 3
Воскре́слъ ecи́́ днесь изъ гро́ба, Ще́дре, и на́съ возве́лъ ecи́ отъ вра́тъ cме́ртныxъ; дне́сь Ада́мъ лику́етъ и ра́дуется Éва, вку́пѣ же и проро́цы cъ патрiápxи воспѣва́ютъ непреста́нно Боже́ственную держа́ву вла́сти Tвоея́.
Aujourd’hui, ô Miséricordieux, Tu es ressuscité du Tombeau et Tu nous ramènes des portes de la mort. Aujourd’hui, Adam exulte, Ève se réjouit. Tous ensemble, prophètes et patriarches, ne cessent de chanter la force divine de Ta puissance !
ST NICOLAS VELIMIROVITCH

POURQUOI DIEU RÉCLAME-T-IL DE LA RECONNAISSANCE AUX HOMMES ?
(Homélie sur l’Évangile de ce jour[1])
Demandons-nous pourquoi Dieu réclame de la reconnaissance aux hommes ? Pourquoi a-t-Il demandé à Noé, Moïse, Abraham et aux autres ancêtres de Lui


apporter des sacrifices de reconnaissance (Gn 8, 20 ;12, 7-8 ; 35, 1 ; Lv 3, 1)  ? Pourquoi le Seigneur Jésus montrait-Il quotidiennement au monde comment il faut rendre grâces à Dieu (Mt 11, 25 ; 14, 19 ; 26, 26-27) ? Pourquoi les saints apôtres agissaient-ils de même (Ac 2, 47 ; 27, 35) en ordonnant à tous les fidèles de rendre grâces à Dieu en tout et pour tout (Ep 5, 20, Col 3, 17) ? Est-il déraisonnable que le grand Isaïe s’écrie : Je vais célébrer les grâces du Seigneur, les louanges du Seigneur, pour tout ce que le Seigneur a accompli pour nous, pour l’abondance de Ses grâces (Is 63, 7) ? Ou ce que le tendre Psalmiste conseille à sa propre âme : Bénis le Seigneur, mon âme, et n’oublie aucun de Ses bienfaits (Ps 103, 2) ? Pourquoi donc le Seigneur demande-t-Il de la reconnaissance aux hommes ? Et pourquoi les hommes Lui rendent-ils grâces ? C’est à cause de Son amour infini envers les hommes que Dieu leur demande de la reconnaissance. La reconnaissance des hommes ne rendra Dieu ni plus grand, ni plus fort, ni plus glorieux, ni plus riche, ni plus vivant, mais elle rendra les hommes plus grands, plus forts, plus glorieux, plus riches et plus vivants. La reconnaissance humaine n’apportera rien à la paix et à la joie de Dieu, mais elle apportera beaucoup à la paix et à la joie des hommes. La reconnaissance envers Dieu ne changera en rien la situation et la personne de Dieu, mais elle changera la situation et la personne humaine. Dieu n’a pas besoin personnellement de notre reconnaissance, de même qu’Il n’a pas besoin de notre prière. Mais c’est le même Seigneur qui a dit : votre Père sait bien ce qu’il vous faut, avant que vous Le lui demandiez (Mt 6, 8), qui a aussi recommandé qu’il fallait prier sans cesse et ne pas se décourager (Lc 18, 1). Ainsi, même si Dieu n’a pas besoin de nos prières, Il nous ordonne néanmoins de Lui adresser nos prières. Il exige de notre part de la reconnaissance, qui n’est qu’une forme de prière, de prière de remerciement. Car la reconnaissance envers Dieu élève les mortels que nous sommes au-dessus de la pourriture de la mort, nous délie de ce dont nous devons tous nous libérer, que nous le voulions ou non, et nous rattache au Dieu vivant et immortel, dans le voisinage duquel nous ne serons jamais dans l’éternité si nous ne nous lions pas à Lui dans cette vie. La reconnaissance donne de l’élan à la miséricorde dans le monde et rafraîchit toute vertu. D’ailleurs le langage humain ne peut, même de loin, représenter ni la beauté de la reconnaissance ni la laideur de l’ingratitude aussi clairement que cela est représenté dans l’évangile de ce jour.



CHAQUE JOUR, SUR LE SITE Orthodoxie.com DANS LA RUBRIQUE « VIVRE AVEC L’ÉGLISE » : LISTE DES SAINTS COMMÉMORES (DONT LES SAINTS ORTHODOXES OCCIDENTAUX), TROPAIRES, KONDAKIA, ÉPITRE ET ÉVANGILE DU JOUR.





[1] Extraits des Homélies sur les Évangiles des dimanches et jours de fête, L’Âge d’Homme, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle ».

samedi 16 décembre 2017

Tatiana Vladimirovna Torstensen: Saint Sébastien de Karaganda (11)




13.
Le père Sébastien faiblissait de plus en plus. Désormais il parlait moins avec les visiteurs et ne recevait pas tous ceux qui venaient le rencontrer. Mais il raccourcit la durée des conseils spirituels qu’il donnait et s’adressait à plusieurs visiteurs regroupés.
Afin d’éviter toute fatigue superflue, on veillait à ce que les visiteurs ne s’attardent pas chez le père Sébastien ou l’on refusait simplement l’accès des visiteurs. Un roulement fut instauré parmi nous pour monter la garde devant la chambre du prêtre.
Nous pensions que ces mesures seraient temporaires et que le père Sébastien se rétablirait rapidement. Mais il n’en fut rien. C’est à cette période que j’entrepris de tenir un journal de bord relatant les paroles du père Sébastien et tout ce qui avait trait à lui.

24 février. Durant les quatre premiers jours du grand carême où on lit le canon de Saint André de Crète, le père Sébastien n’autorise pas à préparer des repas chauds. Même le thé est froid. Il n’y a pas de repas au réfectoire. Sur la table, sont posés des carafes avec du kvas, des assiettes avec du pain noir en tranches, du chou, des cornichons salés, des oignons crus. Aux personnes souffrant de maux d’estomac, le père Sébastien donnait uniquement des pommes de terre et des oignons cuits.

13 mars. Un jeune moine-diacre : le père Paul, est arrivé de Kiev pour rencontrer le père Sébastien. Durant toute la quatrième semaine, il a célébré en tant que diacre, et s’est efforcé à tout moment d’être auprès du père Sébastien, qu’il estime, du reste, comme nous tous ici.

16 mars. Le père Paul était omniprésent durant l’office. Il lisait, servait à l’autel, chantait dans la chorale, s’entretenait avec le père Sébastien dans sa chambre.

21 mars. Le père André est venu d’un village voisin en quête d’une aide pour chanter dans son église, car il était seul. Le père Sébastien choisit une femme de notre chorale et le père Paul qui refusa, rappelant qu’il était venu de Kiev exclusivement pour être aux côtés du père Sébastien et qu’il préférerait retourner à Kiev plutôt que de se rendre dans un village.
Cette attitude chagrina le père Sébastien qui se vit obligé de rappeler au père Paul son vœu d’obéissance. Alors, le père Paul s’excusa, demanda la bénédiction, courut dans sa chambre et prit uniquement l’icône que lui avait remise son père, alors qu’il était encore enfant et qu’il avait décidé de devenir moine.
Nous avons tous essayé d’infléchir la décision du père Sébastien, argumentant que le père Paul était indispensable dans notre église. Le père Sébastien se taisait et ne sortit de sa chambre qu’un peu avant les vigiles, pour boire du thé. Il ne parla à personne.
Le lendemain, durant les vigiles de la fête des Quarante martyrs de Sébaste, le père Sébastien était troublé. Il s’énerva lorsqu’on lui demanda des détails sur le déroulement de l’office des vigiles (lire ou chanter « gloire à Dieu au plus haut des cieux ») ou lorsqu’on voulut le retenir d’encenser lui-même l’église.

23 mars. Fête de Sainte Marie d’Égypte où est lue sa vie. Le père Sébastien a lu seul la moitié du canon de Saint André de Crète, de façon distincte. De Sibérie, on a amené une possédée.

24 mars. Durant toute la liturgie, la possédée a poussé divers cris d’animaux et les deux femmes qui l’accompagnaient sont sorties plusieurs fois de l’église avec elle. Elle était faible, son visage était tourmenté. À la fin de l’office, elle était couchée dans un coin de l’église car elle ne tenait pas sur ses jambes. Le soir, il y a eu peu de fidèles à l’église. Une fois tout le monde sorti, le père Sébastien attendait encore dans sa chambre. Il ne restait que la possédée et une des femmes qui l’accompagnaient, quand soudain, le père Sébastien revêtu de ses vêtements sacerdotaux alors qu’il n’avait pas célébré, ouvrit les portes royales. Alors la possédée se leva et s’avança vers lui en poussant toutes sortes de cris d’animaux. Arrivé à quelques pas de lui, par trois fois, elle poussa des cris semblables à ceux du coq. Et par trois fois, le père Sébastien resta serein, déclarant : « Je ne reconnais pas le cri du coq ». La deuxième fois, les cris poussés par la possédée faiblirent. La troisième fois, ils se turent. Aussi, la possédée déclara : « Tu es Josué ».
– Non je suis le père Sébastien. Demain tu reviendras te confesser et communier.

25 mars. Le père Sébastien n’a pas célébré. Il est resté dans l’autel. La possédée s’est tenue tranquille durant toute la liturgie, elle a communié, le soir, elle est repartie chez elle.

31 mars. Jeudi. À trois heures du matin, le père Sébastien a réveillé Véra : – Je me sens très mal, comme je n’ai jamais été. Mon âme va sortir de mon corps. Véra est venue me chercher. J’ai fait une piqûre au père Sébastien et je lui ai donné des médicaments. Il respirait très difficilement et commençait à étouffer. On lui a donné vite de l’oxygène et je l’ai mis sous perfusion. Sa température était normale (38,6° C).
Le père Sébastien était dans un état semi-conscient. Il respirait régulièrement, mais faiblement. Je suis restée près de lui, prenant son pouls, faisant des piqûres.
À 10 heures, il a ouvert les yeux et parlé.
À midi, il a demandé à manger. Sa température a encore baissé.

2 avril. Samedi de Lazare. Depuis le soir, le père Sébastien dormait paisiblement. À trois heures du matin, il a fait appeler le père Alexandre. Le père Sébastien était rayonnant. Qu’a-t-il dit au père Alexandre ? Nous n’en savons rien, sinon qu’il lui a demandé de le confesser et de communier dès que le père Alexandre irait à l’autel.
Après la communion, le père Sébastien a entonné : « Le Christ est ressuscité des morts, par la mort il a terrassé la mort ». Et il a fait venir trois jeunes filles de la chorale pour chanter les tropaires de Pâques et les stichères avant les matines. Puis le père Sébastien a déclaré :
 – Vous n’avez jamais fêté Pâques comme vous le ferez cette année.
Alors le père Alexandre a dit :
– Mon père vivez encore un peu. Vous êtes si utile, non seulement à Karaganda, mais à toute l’Église orthodoxe.
Quand la chorale a eu fini de chanter, le père Sébastien a demandé des œufs peints. Comme Véra lui rappelait que ce n’était pas encore Pâques, le père Sébastien sourit et dit :
 – Je sais que nous sommes le samedi de Lazare. Je ne me trompe pas de semaine. Mais pour moi, aujourd’hui c’est Pâques. Peins-moi trois œufs seulement.
– Tout de suite, dit Véra, et elle s’exécuta.
Dans la journée, le père Sébastien se sentit « léger », couché dans son lit, il récitait la liturgie. Il était serein et parlait peu. Son visage était lumineux. Un peu avant 18 heures, il but du thé et demanda à aller à l’église. Il célébra les vigiles à très grand peine, se reposant fréquemment. Il n’oignit que très peu de fidèles (le père Alexandre oignit les autres), retourna dans sa chambre et se coucha, épuisé.

Le 3 avril. Dimanche des Rameaux. De nouveau, au cours de la nuit, le père Sébastien a réclamé les canons de Pâques et les hirmi. Il a demandé également que l’on peigne des œufs. Le matin, il s’est senti mieux et a célébré la liturgie. Il a donné lui-même la communion à une partie des fidèles. Puis il est allé se reposer dans son fauteuil dans l’autel. Aussitôt après la fin de la liturgie, il a demandé à regagner son logis.
Après le déjeuner, il reste couché jusqu’à la prière qu’on lit avant d’aller dormir. Le soir, il n’est donc pas allé à l’église.

4 avril. Lundi Saint. On a conduit le père Sébastien à la liturgie des Présanctifiés. Il était faible et ne parvenait pas à revêtir les vêtements sacerdotaux. Il est resté assis dans son fauteuil, dans l’autel. Après l’office, je lui ai demandé comment il se sentait :
– Je ne souffre pas, me dit-il. Je me sens seulement faible.
Je lui dis que j’avais reçu une lettre de mon frère qui habite Moscou, et j’ajoutai : il dit qu’il est content de me savoir près de vous pour Pâques et qu’à la maison tout va bien. À dire vrai, je voulais que le père Sébastien prie pour mon frère, et c’est pourquoi je lui parlais de cette lettre que j’avais reçue.
Alors il me regarda, se signa et dit doucement :
– Sauve-le, Seigneur, aie pitié de lui et garde Ton serviteur Vladimir, non seulement dans cette vie, mais pour le siècle à venir. Accorde-lui la joie éternelle et la vie sans fin.
Puis il ajouta quelque chose, mais je n’ai pas entendu. Je pleurais. Le père Sébastien me bénit deux fois et je le quittai.
Le matin, on a conduit le père Sébastien à l’église. Apprenant qu’il y avait un enterrement, il a voulu le célébrer lui-même. Il n’a pu qu’entonner les ecphonèses et lire l’Évangile. Le père Alexandre a terminé l’office funèbre. À la fin, le père Sébastien lui a demandé d’envoyer au plus vite un télégramme à Osokarovka pour rappeler le diacre-moine Paul à Karaganda.

8 avril. Vendredi Saint. Le matin, on a conduit le père Sébastien aux heures royales et, jusqu’aux vêpres de la mise au tombeau, il s’est reposé dans sa chambre à l’intérieur de l’église.
Durant les vêpres, il se tenait à l’autel et avait revêtu ses vêtements sacerdotaux. Il tenait avec peine un grand cierge allumé. Tandis que les fidèles s’inclinaient devant le tombeau du Christ, le père Sébastien est resté debout près des portes royales et il observait.
On lui a apporté son déjeuner dans sa chambre à l’église, jusqu’à l’office de l’ensevelissement. Après quoi, il est demeuré à l’église et y a passé la nuit. À plusieurs reprises, au cours de la nuit, nous sommes allés le trouver. Il dormait paisiblement.

9 avril. Samedi Saint. Le père Sébastien est resté dans sa chambre. Après la liturgie, il a revêtu son mandyas et son klobouk puis il est sorti faire ses adieux. Il a évoqué sa pénible et grave maladie. Il nous a adressé tous ses vœux pour la fête de Pâques qui approchait et il a dit :
 – Je vous quitte et je quitte cette vie terrestre. Mon heure est venue. Je vous demande de vivre en paix. La paix et l’amour, c’est ce qu’il y a de plus important. Si vous les possédez, cela vous suffit. Vous aurez toujours la joie dans votre esprit.
Nous attendons les matines de Pâques. Pâques : le salut de l’âme pour la joie sans fin, que l’on atteint uniquement grâce à la paix, l’amour, la souffrance, la prière du cœur sincère. Ayez toujours en vous un amour paisible et silencieux, pour ne jamais regarder quelqu’un « de travers ». Ayez un regard droit.
Soyez toujours prêts à donner une réponse gentille. Ayez toujours une conduite gentille. Agissez avec du cœur. Ceci est ma dernière volonté. Pardonnez-moi.

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Le père Sébastien s’est incliné, a chancelé, puis tout doucement, est retourné à l’autel et a demandé qu’on le conduise dans sa chambre. Nous sommes tous restés à l’église et nous pleurions.

vendredi 15 décembre 2017

L’higoumène du monastère de Valaam sur la crise au sein du diocèse de l’Europe occidentale de l’Église orthodoxe russe hors-frontières


Après avoir été suspendu de ses fonctions le 27 septembre de cette année (ce qui a donné lieu à une pétition demandant la levée de cette sanction et recueillant plus de 600 signatures), l’archevêque Michel (Donskoff), par décision du Synode de l’Église russe hors-frontières, a été nommé archevêque vicaire « de Meudon ». Cette nouvelle décision, tout comme les précédentes, constitue l’aboutissement d’une plainte contre l’archevêque, adressée au Synode le 1er juin de cette année par des représentants de la « Société de l’Église russe » de Genève, dont certains membres siègent en même temps au conseil paroissial, tandis que d’autres, au demeurant, n’appartiennent pas à cette paroisse. Les signataires de la lettre enjoignaient le Synode de « démettre l’archevêque de ses fonctions de chef du diocèse d’Europe occidentale à effet du 1er octobre 2017 ». Selon leurs statuts respectifs, la « Société de l’Église russe » est chargée « de l’entretien courant des bâtiments et objets de culte », tandis que l’association paroissiale « organise et gère l’activité et la vie séculière » de la paroisse.
De toute évidence, les griefs exprimés dans cette plainte n’ont pas été retenus par le Synode, puisque les différents décrets synodaux et les messages à ce sujet du métropolite Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières, ne sont pas motivés et n’en font pas mention. En outre, l’archevêque n’a pas fait l’objet d’une déposition ou d’une interdiction, voire encore d’une mise en retraite, ce qui aurait été le cas pour une infraction morale ou canonique. Or, paradoxalement, le Synode s’est plié à l’injonction susmentionnée. Aussi, l’évêque Pankraty, supérieur du monastère de Valaam, a commenté cette situation sur Facebook, donnant un éclairage différent à cette affaire. C’est ainsi qu’il compare la « Société de l’Église russe » à la « vingtaine » de l’époque soviétique. Rappelons qu’en 1965, l’État soviétique, afin d’anéantir ce qui restait de l’Église russe en URSS, avait décrété que, désormais, une commission de vingt laïcs choisis par le régime dirigerait chaque paroisse, dépossédant ainsi le clergé de tout pouvoir. Ces commissions étaient appelées « vingtaines » («dvadtsatka »). Nous publions ci-après les commentaires de l’évêque Pankraty : « Le revers de la médaille de l’auto-administration des paroisses… et des droits « des cadres actifs des paroisses » (les associations paroissiales dites « vingtaines » en URSS, – les propriétaires des églises en Europe, maintenant) : La « vingtaine » (association) est en droit de décider qui a raison, qui a tort, elle est propriétaire de l’église. Étant donné que je connais bien Mgr Michel (nous nous sommes rencontrés et avons discuté de nombreuses fois) et que je me rappelle très bien des conditions de vie en URSS, je peux dire que dans une telle conjoncture, c’est précisément la « vingtaine » qui gagne toujours. Elle a gagné sous le pouvoir soviétique, je m’en rappelle bien, or c’est maintenant en Europe que cela se produit… Les paroissiens « actifs » et « intéressés » ou, exprimé à la façon soviétique : « la vingtaine », ont limogé leur évêque à Genève. Et le Synode de l’Église russe hors frontières s’est docilement soumis à eux, afin que la « vingtaine » ne rejoigne pas le Patriarcat de Constantinople, comme cela a été le cas récemment à Cannes… »
Source et Orthodoxie.com

Tatiana Vladimirovna Torstensen: Saint Sébastien de Karaganda (10)

11.
En septembre 1958, je devais aller à Moscou d’urgence pour y recevoir un logement et m’y faire enregistrer, puis revenir à Karaganda remplacer un médecin qui partait en vacances. À cette époque de l’année, il était très difficile d’obtenir des billets de train pour le jour désiré. Aussi, je dus m’inscrire sur une liste d’attente et passer la nuit à la gare. Ce fut une nuit sans sommeil très pénible. Il faisait froid et il n’y avait pas d’endroit où se réchauffer. Cependant, le matin j’obtins mon billet et partis aussitôt travailler, sans déjeuner et transie de froid. Le lendemain, j’allai voir le père Sébastien. Il était déjà l’église, mais l’office n’était pas encore commencé. Il me sourit : – Vous avez votre billet. C’est bien. Nous allons prier pour les voyageurs. Et quand partez-vous ?
 – Mercredi, mon père.
– Le père Sébastien leva les yeux au ciel. Soudain il me regarda et dit fermement :
– Inutile de se presser, mercredi c’est trop tôt pour partir !
– Comment trop tôt ?, mon père. Je dois aller à Moscou puis revenir à temps pour mon remplacement. J’ai déjà eu tant de peine à obtenir mon billet de train !
– Il faut échanger le billet. Vous partirez immédiatement après l’office.
– Mais je ne peux pas. Il faut que je parte mercredi.
 –Il faut rendre les billets aujourd’hui même, vous m’entendez ? Allez-y maintenant. Lorsque vous serez de retour, l’office ne sera pas encore fini.
J’obéis. À mon retour, le père Sébastien me demanda quand je partais à présent.
– Comment, partir ? m’écriai-je. Mais j’ai rendu mon billet !
– Demain vous retournerez à la gare en prendre un autre. Allez dès à présent vous inscrire sur la liste d’attente. Mais n’ayez crainte, vous n’aurez pas à attendre : vous rentrerez dormir chez vous et pourtant, le lendemain vous aurez votre billet.
Il ne me restait qu’à acquiescer et partir. Arrivée à la gare, je me mis dans la queue : j’étais la septième. Devant moi se trouvait un homme à qui je racontai que j’avais passé une nuit à attendre. Alors, il me proposa de rentrer chez moi et dit qu’il s’occuperait de mon billet. Le lendemain matin effectivement j’avais mon billet. Avant mon départ, le père Sébastien avait prié pour les voyageurs et il m’avait remis une phosphore.
Mon train roulait depuis un moment lorsque je vis tous les passagers se précipiter aux fenêtres du couloir. Moi aussi, je vis sur les rails voisins, plusieurs wagons enchevêtrés. L’accompagnatrice expliqua qu’il s’agissait d’un rapide qui était parti de Karaganda mercredi et dont plusieurs wagons s’étaient détachés. Je me mis à pleurer : « O mon père, cher père Sébastien ! »
12.
Trois mois plus tard, je rentrai définitivement à Moscou. Le père Sébastien me demanda simplement de venir souvent à Karaganda. C’était en 1959. Je venais le voir pendant mes congés, mais le père Sébastien trouvait que c’était peu.
En 1965, on m’informa que le père Sébastien se sentait faiblir. Je lui écrivis que je souhaitais vivre plus longtemps près de lui. En réponse, je reçus le télégramme suivant : « Venez, nous vous attendons ». Je quittai mon travail en automne 1965 et je partis pour Karaganda. Là-bas, je retrouvai le père Sébastien tel que je l’avais quitté en 1963. Il continuait à célébrer matin et soir. L’église était la même et je pensais qu’il en serait toujours ainsi. C’est pourquoi je ne compris pas immédiatement que le père Sébastien était plus faible, qu’il lui fallait un grand effort de volonté pour tenir [physiquement] et guider les fidèles.
À l’intérieur de l’église, on avait installé une cloison et derrière elle un lit où le père Sébastien pouvait venir s’allonger durant l’office, lorsque la maladie le tourmentait ou lorsqu’il ressentait une grande faiblesse. Il avait également une petite table sur laquelle était posé l’Évangile, une petite croix et de nombreuses prosphores que le prêtre distribuait. Au-dessus de la table, de nombreuses icônes étaient accrochées et des veilleuses brûlaient. Dans cette petite chambre, il y avait aussi un fauteuil dans lequel le père Sébastien s’asseyait pour recevoir des confessions ou diriger ses enfants spirituels.
Tous les jours, assis sur sa chaise, il célébrait seul les offices pour les défunts devant l’icône de la Sainte Trinité et lisait les listes des défunts à commémorer. À la fin de l’office, lorsque les gens présents avaient pris de la koutia, le père Sébastien demandait de distribuer le reste aux pauvres aux malades, ou de le porter au réfectoire.
Souvent, le père Sébastien se rendait au réfectoire et regardait qui s’y trouvait. Il rappelait qu’il fallait donner à manger à untel, qu’untel ne devait pas partir sans avoir déjeuné car il habitait loin etc... Rien n’échappait à son regard. Avant la liturgie, les fidèles portaient de la nourriture au réfectoire. Les jours de fête, le père Sébastien envoyait les paroissiens distribuer de l’argent aux pauvres.
Au début du mois de décembre, un froid très rude s’installa. Et le père Sébastien avait les poumons malades. Aussi, lorsqu’il traversait la cour pour se rendre à l’église, il commençait à tousser si violemment qu’il restait longtemps sans pouvoir prononcer une parole.
Je suggérerai de le transporter dans un fauteuil en prenant soin de lui couvrir la bouche. Mais il se fâcha. Je réfléchis alors à la façon de le persuader, car déjà sa température s’élevait…
Un jour, je suis allée trouver le père Sébastien alors qu’il finissait son déjeuner. Je m’agenouille devant lui. Il me bénit et me demande si j’avais déjeuné…
– Mon père, répondis-je, cela fait 14 ans que je vois comme vous souffrez lorsqu’on vous désobéit, comme l’homme périt intérieurement par sa désobéissance. Vous qui savez et voyez tout, comment ne voyez-vous pas comme nous souffrons de vous voir marcher par -40°C sans vous couvrir. Moi, en tant que médecin, je comprends que ceci est mauvais pour vos poumons !Le père Sébastien se taisait. Je me mis à pleurer. Il posa alors sa main sur ma tête et dit :
-->  – Ne pleure pas ; à présent, on me transportera. 


SOLIDARITE KOSOVO

J - 13 avant le convoi de Noël 2017!
Le compte à rebours est lancé! Dans moins de deux semaines, le traditionnel convoi de Noël de Solidarité Kosovo prendra la route en direction des enclaves serbes du Kosovo-Métochie pour la 13ème année consécutive. Amorcée depuis le mois de septembre, la préparation du convoi de Noël 2017 entame sa dernière ligne droite et les bénévoles de Solidarité Kosovo s’affairent aux ultimes préparatifs.
Cette année encore l'hiver sera vigoureux au Kosovo-Métochie

Un temps d'amitié et de partage instauré depuis 2004

C’est un rendez-vous traditionnel pour l’association française qui fidèlement depuis 2004 apporte à la veille de la Nativité des vêtements chauds, des jouets et du réconfort aux plus démunies du Kosovo-Métochie. L’occasion de partir à la rencontre de familles chrétiennes que les fêtes de fin d’année ont oublié pour partager avec elles un temps d’amitié et de solidarité.

Les colis cadeaux sont minutieusement confectionnés dans l'entrepôt isérois de l'association

"Chaque année, on met la barre plus haut" 
Rituel tout aussi immuable à l’approche de ce convoi : les préparatifs sur lesquels repose une bonne partie du succès des convois. A l’entrepôt isérois de Solidarité Kosovo, les bénévoles y travaillent depuis des semaines dans un élan impressionnant qui réveille les bonnes volontés. Ce matin encore, les petites mains s’affairent à confectionner les colis cadeaux qui seront bientôt distribués sur place aux enfants. Au total, 10 tonnes de matériel ont été récoltées tout au long de l'année. "Chaque année, on met la barre plus haut" confie Aurélie, bénévole dévouée depuis les premiers convois de Noël. "Il nous reste encore beaucoup de travail et peu de temps pour terminer les 400 pochettes-cadeaux prévues". 
10 tonnes de matériel seront prochainement distribuées par nos bénévoles

Contribuez au 13ème convoi de Noël 

Loin du consumérisme grandissant propre à cette période de l’année, les préparatifs solidaires du convoi de Solidarité Kosovo associent à Noël ses valeurs essentielles: amitié, partage et générosité.
Les enfants attendent avec impatience l'arrivée de notre équipe

Vous pouvez également  contribuer par votre générosité au Noël des enfants serbes du Kosovo en envoyant un don à l’adresse suivant : Solidarité Kosovo, BP 1777, 38220 VIZILLE (chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo ») ou en adressant un don directement via Paypal.

Nous vous rappelons que les dons versés à Solidarité Kosovo avant le 31 décembre 2017 ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66 % de leur montant. À titre d’exemple, un don de 100 euros ne vous coûte en réalité que 34 euros après déduction fiscale.

Pour tous ces foyers chrétiens que vous aiderez, Solidarité Kosovo vous remercie du fond du cœur !

Photo d'archive Solidarité Kosovo - Convoi de Noël 2013

L'équipe de "Solidarité Kosovo"

PS : les personnes souhaitant nous aider peuvent contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo », BP 1777, 38220 Vizille ou par Internet en cliquant sur paypal :

PS2 :« Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d'exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.
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