"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 8 octobre 2017

ORGUEIL, VANITE, ET ESTIME DE SOI chez les startsy d’Optino (4)


St. Macaire d'Optina
Il est très difficile de se débarrasser de l'orgueil
Il est très difficile de se débarrasser de l'orgueil. Si une personne pense qu'elle est déjà libérée de l'orgueil, qu'elle a déjà atteint l'humilité, alors, selon les paroles du staretz Macaire, cela prouve manifestement son orgueil:
"Dans votre lettre, vous vous êtes dit humble (bien sûr, c'est par ignorance!), mais vous n'avez pas encore atteint le point d'être humble. Si nous avons acquis cette richesse, nous pourrions facilement atteindre toutes les vertus. Oui, toute seule, l'humilité sans les autres vertus, peut nous sauver, mais les vertus sans elle, au contraire, n'offrent aucun bienfait. Celui qui a acquis l'humilité a acquis Dieu. C'est l'enseignement de ce grand homme qu'est saint Isaac.
Donc, vous ne devriez pas penser que vous êtes humble, mais si vous pensez que vous l'êtes, alors vous manifestez évidemment votre orgueil.


Breughel. L'orgueil. 
Saint Ambroise avait l'habitude de dire:
«Trois petits anneaux sont accrochés l'un à l'autre: la haine à la colère et la colère à la fierté».
«La vaine gloire ne donne pas la paix à une personne, l'incitant à la jalousie et à l'envie, ce qui la rend contrariée, élevant dans son âme une tempête de pensées».
"Vous regardez de haut les gens- et de là viennent des pensées, d'abord de vaine gloire, et aussi de mauvaises pensées. Tenez la tête vers le bas, ainsi ne regardez pas les gens.
Et saint Macaire prévenait que les passions gagnent de la force par l'orgueil, tandis que l'humilité, au contraire, détruit les passions:

"Mais vous devez savoir que toutes les passions gagnent la force de nous conquérir par notre orgueil, tandis que, au contraire, l'humilité les détruit".

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Sur le blog de Maxime: LA PRIÈRE DANS NOTRE VIE SPIRITUELLE par Geronda MOÏSE [1] La prière en tant qu'aspect important de notre vie spirituelle [1ère partie] par Geronda MOÏSE l'Agiorite de bienheureuse mémoire



La vie de prière, dont nous nous entretiendrons, est une partie d'un sujet beaucoup plus large, de la la vie spirituelle en général, la vie en Christ, l'ascension spirituelle, la voie de la sanctification et la déification. Associée à une purification intérieure personnelle et à une vie sacramentelle régulière, une vie de prière contribuera de manière significative à la régénération des fidèles durant cette période difficile dans laquelle nous vivons.

Le contenu de cet entretien n'est pas la propriété de l'auteur. Il consiste principalement en un matériel emprunté aux ressources abondantes qui nous ont été léguées comme héritage par les saints Pères. Sont également inclus de précieux morceaux recueillis avec appétence de la table de dîner spirituelle des anciens du Mont Athos.

Il y a beaucoup de stations ou étapes dans le cheminement de l'ascension spirituelle par la prière. Nous en aborderons brièvement quelques-unes des plus importantes concernant notre sujet.


FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX

25 septembre / 8 octobre
18ème dimanche après la Pentecôte

Sainte Euphrosyne d’Alexandrie (Vème s.) ; saint Paphnuce l’Égyptien et avec lui 546 martyrs (IIIème s.) ; saint Arsène le Grand, catholicos de Géorgie (887) ; saint Serge, higoumène de Radonège, thaumaturge et protecteur de la Russie (1392) ; sainte Euphrosyne de Souzdal (1250) ; sainte Dosithée, recluse de Kiev (1776) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Nicolas (Rozov), confesseur, prêtre (1941). 
Lectures : 2 Cor. IX, 6–11. Lc. V, 1–11.



VIE DE SAINT SERGE DE RADONÈGE
Saint Serge naquit en 1313 à Rostov. Ses parents, Cyrille et Marie, lui donnèrent au baptème le nom de Barthélémy. Dès le sein de sa mère, Dieu laissa prévoir la gloire future de son serviteur. C'est ainsi qu'une fois, au cours de la liturgie avant la lecture de l'Evangile, l'enfant se mit à crier dans le sein de sa mère, si fort que sa voix fut entendue par d'autres. Lorsqu'il eut sept ans, on envoya l'enfant étudier. Or, contrairement à ses frères qui apprenaient bien, Barthélémy éprouvait des difficultés. Malgré toute sa bonne volonté, Barthélémy ne parvenait pas à apprendre. Un jour, Barthélémy aperçut un moine âgé sous un chêne, qui priait en versant des larmes. Le jeune garçon s'approcha doucement, attendant la fin de la prière du staretz, qui lui dit: «Que te faut-il, mon enfant?» Barthélémy répondit: «Je ne puis apprendre malgré mes efforts. Prie Dieu pour moi, saint père, pour que je puisse apprendre les lettres». Le staretz, en prononçant une prière, donna un morceau de prosphore à l'enfant et lui dit: «Ne t'afflige point. A partir de ce jour, le Seigneur te donnera la compréhension des lettres!» Alors que le staretz voulait sortir, Barthélémy tomba à ses pieds et lui demanda de visiter la maison de ses parents. L'Ancien, en souriant, se rendit à la maison des parents de l'enfant, qui le reçurent avec grande considération. Ils le prièrent de partager leur repas, puis le staretz entra dans la chapelle familiale. Prenant l'enfant avec lui, le vieux moine lui ordonna de lire les heures. 

Cependant, Barthélémy, troublé, répondit qu'il ne pouvait pas lire. Le staretz réintima l'ordre, et l'enfant, ayant pris sa bénédiction, commença à lire le psautier correctement et distinctement, à l'étonnement général. Le staretz, avant de se séparer d'eux, dit ces paroles «Cet enfant va devenir la demeure de la Sainte Trinité, et amènera une multitude à la compréhension de Sa volonté». Après cela, Barthélémy commença à fréquenter avec ardeur l'église et à lire la sainte Ecriture. Après un certain temps, alors qu'il était âgé de douze ans, il se mit à observer une stricte tempérance, s'abstenant de toute nourriture le mercredi et le vendredi et se contentant, les autres jours, de pain sec et d'eau. En raison de certains malheurs qui le frappèrent à Rostov, le père de Barthélémy, Cyrille, partit à Radonège avec sa famille. Là, Barthélémy continua son ascèse. Alors que ses deux frères s'étaient mariés, il demanda à ses parents la permission de s'engager dans la vie monastique. Ceux-ci le prièrent d'ajourner son désir jusqu'à leur mort. Cependant, peu de temps après, ils entrèrent eux-mêmes au monastère et décédèrent bientôt. Ensuite, il fit don de ses biens à son frère cadet Pierre et décida d'accomplir son désir. Son frère aîné Etienne, dont la femme était décédée, effectua sa profession monastique au monastère de Khotov, où ses parents étaient enterrés. Barthélémy, qui souhaitait une profonde solitude, convainquit Etienne de rechercher un endroit qui conviendrait mieux à la vie ascétique. Ils cheminèrent longtemps dans les forêts, puis trouvèrent un endroit approvisionné en eau et éloigné des chemins battus, à dix verstes de Radonège et de Khotov. Ils bâtirent une cellule avec une petite église. Le frère cadet, obéissant à l'aîné, demanda en quel nom serait construite l'église. Barthélémy, se rappelant les paroles du staretz, répondit qu'il convenait de dédier l'église à la Sainte Trinité. L'église fut consacrée avec la bénédiction du métropolite Théognoste. 

Ayant demandé à l'higoumène Métrophane de venir, Barthélémy reçut la tonsure monastique avec le nom de Serge. Il avait alors vingt-quatre ans (1337). Etienne, quant à lui, parti peu de temps après au monastère de la Theophanie à Moscou. Et voici que Serge se trouva seul dans cette forêt, où les loups hurlaient près de sa cellule. Les ours aussi s'approchaient du lieu où vivait le saint.. Saint Serge resta seul pendant trois ans jusqu'à ce que des zélateurs de la piété commencent à lui demander de vivre sous sa direction spirituelle. Peu à peu, douze frères se rasemblèrent, et chacun d'entre eux construisit sa propre cellule. L'office de minuit, les matines, les heures, les vêpres et les complies étaient quotidiennement célébrées à l'église. Pour la célébration de la liturgie, les frères appelaient un prêtre de l'extérieur, car il n'y en avait pas encore parmi eux. Enfin, l'higoumène Métrophane, qui avait tonsuré Serge, vint vivre avec eux. Mais, peu de temps après, cet ancien mourut. Quant à Serge, il ne voulait pas, par humilité, devenir higoumène. Les frères se réunirent alors, vinrent voir le saint et lui dirent: «Père, nous ne pouvons vivre sans higoumène, et nous souhaitons que ce soit toi qui remplisses cette fonction. Ainsi, lorsque nous viendrons te révéler nos péchés, nous recevrons des enseignements et l'absolution. Il convient également que la liturgie soit célébrée et que nous recevions les saints Mystères de tes pures mains». 

Cependant Serge refusa et, quelques jours après, la communauté se réunit de nouveau chez le saint, en le priant d'accepter la charge d'higoumène. «Il ne m'appartient pas d'accomplir le ministère angélique; il m'appartient de pleurer mes péchés», répondit-il. Les frères pleurèrent et dirent enfin: «Si tu ne veux pas prendre soin de nos âmes, nous serons contraints de quitter ce lieu, nous errerons alors comme des brebis égarées, et tu devras en répondre devant Dieu.» «Je préfère me soumettre que de commander, dit Serge; mais, craignant le jugement de Dieu, je laisse ce problème à la volonté du Seigneur». Prenant avec lui deux des moines les plus âgés, il se rendit à Péréïaslavl, chez Athanase, l'évêque de Volynie, qui en 1354 ordonna Serge à la prêtrise et au rang d'higoumène Peu de temps après, le patriarche Philothée fit parvenir au saint une croix et encore d'autres présents avec une lettre, dans laquelle il écrivit : « Nous avons entendu parler de ta vie vertueuse, nous l'approuvons, et nous en glorifions Dieu. Mais il te manque une chose: la vie commune (cénobitique). Aussi, je vais vous donner un conseil utile: instituez le cénobitisme. Que la miséricorde de Dieu et notre bénédiction soient avec vous! » 

Suivant le conseil du patriarche, le saint, avec la bénédiction du métropolite Alexis, introduisit la vie commune intégrale dans son monastère. Il construisit les bâtiments nécessaires, définit les devoirs propres à cette vie, et ordonna que toute chose soit commune, interdisant d'avoir sa propriété ou d'appeler quelque chose «sien». Le nombre des disciples s'accrut alors et l'abondance régna au monastère. On introduisit l'hospitalité, on nourrit les pauvres et on donna l'aumône à ceux qui le demandaient. Saint Serge s'était soumis à ce conseil du patriarche par esprit d'obéissance. Bien qu'il demeurât amant de la solitude, il accepta d'assumer cette forme plus rigide de direction, sans cesser pourtant d'être un père et un éducateur plutôt qu'un administrateur.  Mais saint Alexis, sentant sa mort prochaine, souhaitait trouver en la personne de Serge son successeur. Il le fit venir chez, lui fit cadeau de sa croix épiscopale. Ce faisant, il lui passa la croix autour du cou et lui annonça qu'il le désignait comme son successeur. «Pardonne-moi, vénéré pasteur, mais tu veux me charger d'un fardeau qui dépasse mes forces. Tu ne trouveras pas en moi ce que tu cherches. Je suis le plus pécheur et le pire de tous.»
Lorsque les hordes tatares déferlèrent sur la terre russe, le saint bénit le grand Duc Dimitri pour entrer en guerre et lui dit: «Avec l'aide de Dieu, tu seras victorieux et tu sortiras de la bataille sain et sauf et couvert d'honneurs.». Au moment de la bataille de Koulikovo, le saint était en prière avec ses frères et parlait du déroulement heureux des combats. Il citait même les noms de ceux qui tombaient, faisant une prière pour eux. Conformément à la prédiction de saint Serge, le grand Duc remporta la célèbre victoire de Koulikovo, qui constituait le début de la délivrance du joug tatare.

Une nuit, alors que saint Serge chantait l'Acathiste à la Mère de Dieu et lui adressait de ferventes prières pour le monastère devant son icône, il s'interrompit un instant pour dire à son disciple Michée: «Sois vigilant, mon enfant, car nous allons recevoir une visite miraculeuse!» A peine avait-il prononcé ces paroles qu'il entendit une voix: «La Très Pure arrive! » Il se précipita à l'entrée de sa cellule et, soudain, une lumière inhabituelle l'entoura, plus éclatante encore que le soleil. Il vit la Très Sainte Mère de Dieu, accompagnée des Apôtres Pierre et Jean, rayonnante d'une gloire indescriptible. Le saint se prosterna à terre, mais la Mère de Dieu le toucha de sa main et dit: «Ne crains point, mon élu! Je suis venue te visiter, car j'ai entendu ta prière pour tes disciples et pour ce lieu. Dorénavant je ne quitterai pas ton monastère, durant ta vie comme après ta mort, et je le protégerai».  Six mois avant son trépas, le saint, appelant sa communauté, la recommanda à Nicon, et se consacra lui-même à la solitude et à la prière. En septembre, il pressentit la maladie, appela de nouveau les frères et leur donna à tous ses dernières instructions. Il mourut le 25 septembre 1391, à l'âge de 78 ans.

Tropaire du dimanche du 1er ton
Кáмени запеча́тану отъ Iyде́й и во́иномъ стрегу́щымъ пречи́стое Tѣ́ло Tвое́, воскре́слъ ecи́ тридне́вный, Cпа́ce, да́руяй мípoви жи́знь. Ceго́ ра́ди си́лы небе́сныя вопiя́xy Tи, Жизнода́вче : сла́ва Bocкреcéнію Tвоемý Xpисте́ ; сла́ва Ца́рствiю Tвоему́ ; сла́ва cмотре́нiю Tвоему́, еди́не Человѣколю́бче.
La pierre étant scellée par les Juifs et les soldats gardant Ton Corps immaculé, Tu es ressuscité le troisième jour, ô Sauveur, donnant la Vie  au monde ; aussi, les Puissances des cieux Te crièrent : Source de Vie, ô Christ, gloire à Ta Résurrection, gloire à Ton règne, gloire à Ton dessein bienveillant, unique Ami des hommes!
Tropaire de St Serge, ton 4
Иже добродѣ́телей подви́жникъ, я́ко и́стинный во́инъ Христа́ Бо́га, на стра́сти вельми́ подвиза́лся еси́ въ жи́зни вре́меннѣй, въ пѣ́ніихъ, бдѣ́ніихъ же и поще́ніихъ о́бразъ бы́въ твои́мъ ученико́мъ, тѣ́мже и всели́ся въ тя́ Пресвяты́й Ду́хъ, Его́же дѣ́йствіемъ свѣ́тло укра́шенъ еси́; но, я́ко имѣ́я дерзнове́ніе ко Святѣ́й Тро́ицѣ, помина́й ста́до, е́же собра́лъ еси́, му́дре, и не забу́ди, я́коже обѣща́лся еси́, посѣща́я ча́дъ твои́хъ, Се́ргіе преподо́бне, о́тче на́шъ.
Champion des vertus, comme un vrai soldat du Christ notre Dieu, contre les passions tu menas en cette vie le grand combat; dans les jeûnes, les veilles, les cantiques divins, tu fus pour tes disciples un modèle, Bienheureux; aussi fit sa demeure en toi l'Esprit saint et tu fus orné brillamment par son action; grâce au crédit que tu possèdes auprès de la sainte Trinité, rappelle-lui le troupeau que tu as rassemblé et n'oublie pas de visiter, comme toi-même tu l'as promis, vénérable Père Serge, tes enfants.

Kondakion de saint Serge, ton 8
Христо́вою любо́вію уязви́вся, преподо́бне, и Тому́ невозвра́тнымъ жела́ніемъ послѣ́довавъ, вся́кое наслажде́ніе плотско́е возненави́дѣлъ еси́, и я́ко со́лнце, оте́честву твоему́ возсія́лъ еси́; тѣ́мъ и Христо́съ да́ромъ чуде́съ обогати́ тя. Помина́й на́съ, чту́щихъ пресвѣ́тлую па́мять твою́, да зове́мъ ти́: ра́дуйся, Се́ргіе богому́дре.
Vénérable Serge, percé de flèches par l'amour du Christ et l'ayant suivi, dans ton irréversible désir, tu méprisas toute charnelle volupté et comme un soleil tu brillas sur ta patrie; aussi le Christ t'enrichit du don des miracles. Père saint; souviens-toi de nous qui célébrons ta mémoire sacrée, afin que nous puissions te crier: vénérable Serge, réjouis-toi.
Kondakion du dimanche du 1er ton

Воскpécлъ ecи́́ я́ко Бо́гъ изъ гро́ба вo сла́вѣ и мípъ coвоскpecи́лъ ecи́, и eстество́ человѣ́ческое я́ко Бо́гa воспѣва́ет Tя́, и сме́рть изчезе́ : Aда́мъ же лику́ет, Влады́ко, Éва ны́нѣ отъ у́зъ избавля́ема ра́дуется зову́щи : Ты́ ecи́ и́же вcѣ́мъ подая́, Xpисте́ Bocкреcéніe.
Ô Dieu, Tu es ressuscité du Tombeau dans la gloire, ressuscitant le monde avec Toi ! La nature humaine Te chante comme son Dieu et la mort s’évanouit. Adam jubile, ô Maître, et Ève, désormais libérée de ses liens, Te crie dans sa joie : « C’est Toi, ô Christ, qui accordes à tous la Résurrection ! »

jeudi 5 octobre 2017

In Memoriam Père Osios [de Reval]


                                            

Père OSIOS [de Reval]

Aujourd'hui 5 octobre 2017, ont eu lieu les funérailles de Père Osios [de Reval] à la Cathédrale russe de Genève.

Nous garderons un souvenir ému de ce prêtre admirable, de son humilité, de sa gentillesse et de sa grande connaissance des Pères de l’Eglise.

Il avait été ordonné prêtre par saint Jean [Maximovitch] et il le connaissait bien.

Il vint souvent célébrer dans notre paroisse de Vevey lorsque notre prêtre (Père Pierre Cantacuzène) devait officier à l’Eglise Saint-Nicolas de Lyon. 

Tout le monde l’aimait. Il célébrait la Divine Liturgie d’une manière très paisible. Ses sermons allaient à l’essentiel, et ils donnaient toujours un enseignement pratique pour les fidèles. C’était aussi un excellent confesseur, un être d’une grand humilité qui savait entrer en sympathie avec les âmes des fidèles.

Les enfants l’appréciaient particulièrement et ils manifestaient toujours une grande joie lorsqu’il venait célébrer dans notre paroisse. Lorsqu’il faisait un sermon, ils se groupaient autour d’un paroissien qui leur expliquait ce qu’ils ne comprenaient pas.

Sa connaissance des Pères de l’Eglise était légendaire. Il ne se lassait jamais d’en parler. Souvent engagé avec enthousiasme dans une discussion sur la foi et sur les Pères, sur Origène qu’il aimait beaucoup [souffrant pour ce dernier de ce qu’il s’était égaré] il lui arrivait de manquer son train pour Genève… et il poursuivait alors son enseignement pour l’édification de son auditeur!

C’était le Bon Pasteur, dont parle l’Ecriture. Que Dieu l'accueille dans Son Royaume!


 Père Osios, mémoire éternelle ! Вечная память!

ORGUEIL, VANITE, ET ESTIME DE SOI chez les startsy d’Optino (3)

Saint Ambroise d'Optino

Comment déterminer les signes d'humilité ou de fierté en vous-même
St. Macaire a décrit les principaux signes montrant que l'humilité ou l'orgueil est présent chez une personne:
"Que ceci soit pour vous un signe d'humilité ou d'orgueil: untel blâme, reproche et voit tout en noir chez les autres, alors que le premier ne voit que son propre mauvais état et n'ose pas juger qui que ce soit."
St. Anatole [Zertsalov] a enseigné à ses enfants [spirituels], quelquefois, trop troublés par rapport à quelque chose, un état qui est le signe également d'une vaine gloire secrète:
"Vous avez peur lorsque vous chantez- par vaine gloire. Il y a beaucoup de ce défaut en vous. "
L'affliction est le châtiment de Dieu pour l'orgueilleux
St. Léon avait l'habitude de signaler le fait que les personnes orgueilleuses souffrent de diverses calamités:

"Si vous ne vous blâmez pas [id est au lieu de toujours blâmer les autres], vous ne cesserez pas de vivre dans la misère, supportant l'affliction du châtiment de Dieu pour les orgueilleux."
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Les Editions des Syrtes annoncent la parution prochaine d’un livre du père archimandrite Placide (Deseille) intitulé De l’Orient à l’Occident – orthodoxie et catholicisme. L’ouvrage de 450 pages (couverture ci-contre), qui comprend un avant-propos de Bernard Le Caro, sera disponible à partir du 16 novembre au prix de 20 euros.



Présentation de l’éditeur: « Si les divergences principales entre l’orthodoxie et les confessions occidentales sont aujourd’hui connues, les racines de celles-ci, ainsi que leurs implications sur la vie spirituelle ont été peu traitées en langue française. Peu de choses sont connues sur la période qui a précédé le schisme de 1054 et qui l’a préparé. C’est, entre autres, cette lacune que vient compléter l’ouvrage du père Placide, de façon positive et avec discernement, en cherchant « la confession et non la confrontation ». Dans cet esprit, il sait déceler également ce qui, en Occident, a gardé un parfum d’orthodoxie après le schisme.

En même temps qu’une œuvre, ces pages retracent le parcours de l’archimandrite Placide Deseille. Ayant vécu depuis son adolescence dans un monastère cistercien et ayant étudié en profondeur les sources bibliques et patristiques, il est devenu orthodoxe au Mont Athos et porte en Occident, depuis plus de quarante ans, le témoignage de la tradition de l’Église des dix premiers siècles, toujours vivante dans l’orthodoxie. Comme le dit l’higoumène du monastère de Simonos Petras, il s’agit d’un « témoignage authentique de la vie orthodoxe et du monachisme athonite dans un environnement quasiment déchristianisé et dans une société en décomposition ».

L’ouvrage part de l’Orient des premiers siècles pour arriver en Occident au XXIe siècle : des racines chrétiennes de la France avec une foi commune à l’Occident et à l’Orient, puis ses déviations, notamment au niveau de son repli sur l’augustinisme, pour arriver à la Révolution française. Mais ce livre ne se cantonne pas à l’histoire ancienne, abordant les problèmes actuels de l’Église orthodoxe et sa façon de les résoudre. La sincérité et la profondeur de la démarche du père Placide, sa connaissance approfondie de la tradition spirituelle et théologique occidentale, et son expérience de l’orthodoxie donnent à sa parole une autorité unique.

L’archimandrite Placide (Deseille), né en 1926, entre à l’abbaye cistercienne de Bellefontaine en 1942 à l’âge de seize ans. Il fonde en 1966 avec d’autres moines un monastère de rite byzantin à Aubazine en Corrèze. En 1977, les moines décident de devenir orthodoxes et en février 1978, ils deviennent moines au Mont Athos. Rentré en France peu après, père Placide fonde le monastère Saint-Antoine-le-Grand, à Saint-Laurent-en-Royans (Drôme) dans le Vercors, et en devient l’higoumène. Dans son sillage naît le monastère de la Protection de la Mère de Dieu, plus connu aujourd’hui sous le nom de monastère de Solan. Il a enseigné à l’Institut Saint-Serge, et est également auteur et traducteur de plusieurs ouvrages sur la spiritualité et le monachisme orthodoxes. »

mercredi 4 octobre 2017

ORGUEIL, VANITE, ET ESTIME DE SOI chez les startsy d’Optina (2)


De quoi êtes-vous si fier?

Beaucoup, beaucoup de gens n'ont pas à être fiers de quoi que ce soit. À cet égard, St. Ambroise a partagé l'histoire suivante:

"Une certaine femme dit à son père-confesseur qu'elle était fière. "De quoi êtes-vous si fière?" Lui demanda-t-il. "Êtes-vous célèbre?"

"Non", répondit-elle.

"Talentueuse?"

"Non."

"Alors, vous devez être riche?"

"Non."

"Hmm... Dans ce cas, vous pouvez être fière", déclara en conclusion le confesseur.
"Il n'y a pas de quoi se vanter: Dieu donne la parole. Une personne seule ne peut pas dire une bonne parole. Toute bonne parole vient de Dieu. Elle  dit: "Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à Ton Nom donne la gloire!" (Psaume 113: 9 version des LXII).

Montrant qu'il n’existe rien pour qu'une personne soit fière, le staretz ajouta:

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"De quoi exactement une personne doit-elle être fière? Une personne en haillons et misérable demande l'aumône: «Ayez pitié, ayez pitié!» Mais si la miséricorde sera donnée, qui le sait déjà?

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

In Mémoriam: Hypodiacre Serge (François) Canton 1927-2017

Hypodiacre Serge, Mémoire Eternelle!

C’est lundi 2 octobre, peu avant 3h du matin, que le Seigneur a rappelé à Lui Son serviteur l’hypodiacre Serge (François) Canton dans sa 91e année. Après une maladie supportée avec dignité, sans jamais se plaindre, il eut la grâce de s’en aller avec les sacrements et les prières de l’Eglise, entouré de l’amour des siens.

C’est un serviteur de Dieu exceptionnel qui est né au Ciel ! 

Homme à la personnalité marquante, il aura fait preuve d’une fidélité exemplaire et sans faille à Celui à Qui il avait donné son cœur et tout son être lors de sa conversion digne de celle de Paul Claudel.  Rarement on aura vu un homme ayant mis en pratique avec tant de détermination et de conséquence le commandement : « Dieu premier servi ». Fidèle à la prière quotidienne et présent à tous les offices de l’Eglise, il aura montré le chemin d’une mise en pratique concrète de l’Evangile, dans l’amour et le service du prochain. Profondément sensible aux personnes en difficulté ou handicapées, il leur portait secours. Il rendait d’innombrables visites aux malades, aux personnes âgées ou en chaise roulante qu’il amenait même parfois à l’église. Il confessait sa foi avec force et sans détour, y compris parmi les incroyants. 

Durant 30 ans environ, il servira l’Eglise avec beaucoup d’abnégation comme président de conseil de paroisse et à l’autel comme acolyte.  Profondément attaché à l'archiprêtre Pierre de Caflisch, il le suivra avec confiance sur le chemin qui le conduira, avec d’autres, à la pleine communion de l’Eglise orthodoxe. Reçu dans celle-ci, puis ordonné lecteur et hypodiacre par l’archevêque Serafim (Rodionoff) de Zurich, de bienheureuse mémoire, il approfondira encore sa foi pour la vivre en plénitude. 

Au décès de son épouse, il vivra près de 9 ans au monastère de la Sainte-Trinité de Dompierre auquel il restera extrêmement attaché jusqu’à la fin de sa vie. Sa santé déclinant, il se retira auprès de sa fille dans le Chablais vaudois. Tous ont admiré sa détermination jusqu’à bout de forces à faire près de deux heures de train pour venir au monastère pour la Divine Liturgie. Dans les dernières années de sa vie, il mit un accent tout particulier à prier pour les défunts. Il allait ainsi de cimetière en cimetières prier sur la tombe d'innombrables personnes connues ou côtoyées quelques soient leurs opinions ou leur parcours de vie.



Sa vie fut aussi riche d’une activité professionnelle intense dans laquelle il mit tout son cœur. Comme chef d’entreprise, il eut toujours grand souci de ses collaborateurs et s’engagea avec enthousiasme dans son association professionnelle.

La fibre d’artiste qui l’animait le vit suivre dans sa jeunesse des cours de danse auprès du célèbre chorégraphe Merce Cunningham et être parmi les fondateurs du théâtre des « Faux-Nez » à Lausanne. Mais à la suite de sa conversion, il abandonna cette vie bohème et s’engagea sans regret, avec passion et générosité, au service de l’Eglise, de sa famille et du prochain. Nombreux sont ceux qui, grâce à lui, ont retrouvé le sourire, la joie et la force de poursuivre leur route. Nous lui sommes tous redevables.


Que le Seigneur lui accorde le repos et une mémoire éternelle ! Вечная память!

Communiqué 
du Monastère de la Sainte Trinité 
de Dompierre (VD/ SUISSE)

lundi 2 octobre 2017

ORGUEIL, VANITE, ET ESTIME DE SOI chez les startsy d’Optina (1)


Dans le monde, l’orgueil et l'estime de soi sont parfois élevés presque au statut de vertus ou de signes de noblesse de notre nature. Cette opinion est erronée et se produit, selon les paroles de saint Macaire, «par ignorance ou par les ténèbres créées par les passions». Le staretz  écrit à un enfant spirituel: 

Pieter Bruegel l'Ancien. La tour de Babel. 1563.
    "Dans ta lettre précédente, tu mentionnes ton estime de soi plus d'une fois et, comme si tu la tenais en haute considération, tu la montres comme une parure. [1] Tu dois l'extirper par tous les moyens, c'est la cause de tout notre mal et de tous nos vices. Les gens du monde la considèrent toujours comme vertu et comme noblesse, et c’est par ignorance ou par les ténèbres créées par les passions; alors que nous devons nous y opposer par l'humilité et l'altruisme. "

Dieu résiste aux orgueilleux
L’orgueil et la vanité appartiennent aux passions les plus dangereuses. Les startsy d'Optina ont beaucoup écrit sur la lutte contre ces passions. Saint Léon [Lev] a appelé avec douleur vanité «le poison qui tue les fruits même des vertus les plus mûres».

«Cette passion ne s'étend pas rarement de la jeunesse à la vieillesse et jusques à la tombe. Elle poursuit non seulement les passionnés et ceux qui sont prospères, mais parfois aussi les parfaits, et donc une grande précaution n'est requise. Seul le Créateur sans passion peut l'extirper. Oh, combien il est difficile d'éviter ce poison, qui tue même les vertus les plus mûres! "

St. Barsanuphe avait l'habitude de parler de l’orgueil comme une caractéristique démoniaque:
"Dieu résiste aux orgueilleux, mais Il donne la Grâce aux humbles. [3] Pourquoi ne dit-il pas que Dieu résiste, aux envieux ou à quelqu'un d'autre, mais Il dit exactement, "les orgueilleux"? Parce que c'est une caractéristique démoniaque. Un homme orgueilleux devient comme un démon. "

St. Nicon a mis en garde:
«Nous ne devrions pas être fiers de notre santé, de notre beauté ou de tout autre don de Dieu... Tout ce qui est terrestre est susceptible de changer: la beauté et la santé. Nous devons remercier le Seigneur, Le remercier avec humilité, reconnaître notre indignité et ne pas nous vanter de quelque chose.

Saint Ambroise a prévenu que rien n'empêche le progrès dans la vie spirituelle plus que l'orgueil et la vanité, et la progéniture de ces passions est l'envie, la haine, la colère et le souvenir des fautes:
"Nous tous souffrons le plus souvent, plus ou moins, de la vanité et de l’orgueil. Et rien n'empêche plus le progrès dans la vie spirituelle comme ces passions. Partout où il y a de l'indignation, du désaccord ou de la dissidence, si vous regardez attentivement, il s'avérera que la plus grande partie à blâmer est l'amour de la louange et l’orgueil.

C'est pourquoi l'apôtre Paul nous donne un commandement en disant: 
« Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres»(Galates 5:26). L'envie et la haine, la colère et le souvenir des torts sont la progéniture commune de la vanité et de l’orgueil.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Le moine et le loup

dimanche 1 octobre 2017

ACATHISTE A NOTRE MERE PARMI LES SAINTS RACHEL DE BORODINO


Kondakion 1
Révérende Mère Rachel, jeune fille choisie par le Roi céleste, fidèle servante de la Très Sainte Mère de Dieu, moderne thaumaturge et secours très merveilleux des orthodoxes, glorifiant Dieu Qui t’a glorifiée, nous chantons tes louanges, car tu as de l'audace devant la Sainte Trinité. Sauve-nous de toutes les tribulations quand nous faisons appel à toi ainsi :
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Ikos 1
Ô Rachel, le Créateur des anges dans Sa propre gloire t’a donné, comme un trésor précieux au peuple russe au moment du grand bouleversement et du tumulte. Ceux qui ont vu ta vie angélique et la Grâce qui jaillissaient de toi, ne périront pas dans leurs péchés, car ils se tourneront vers leur Créateur en repentance et chanteront cet hymne de louange:
Réjouis-toi, ô étoile qui brille dans la fosse ténébreuse de l'impiété!
Réjouis-toi, car en vivant ta vie, tu prêchas le Christ, le Soleil de Justice.
Réjouis-toi, car tu revêtis l'armure du courage au moment des vaines persécutions de la foi véritable!
Réjouis-toi, car tu souffris avec les nouveaux martyrs russes!
Réjouis-toi, car, ici sur terre, tu imitas la transcendance du Père dans les Cieux!
Réjouis-toi, car tu acceptas de Lui la couronne impérissable.
Réjouis-toi, car tu es une échelle de vertus qui s'éleva au Ciel!
Réjouis-toi, car tu imitas les anges dans ta chair!
Réjouis-toi, car tu es le rétablissement très merveilleux et très prompt de tous ceux qui chutent!
Réjouis-toi, car tu délivres des larmes tous ceux qui souffrent!
Réjouis-toi, fervente intercession des guerriers orthodoxes!
Réjouissez-vous, honorable défense de la Sainte Russie!
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 2
Depuis ton enfance, tu souhaitas servir le Seigneur. C’est pourquoi le Seigneur Dieu, ayant vu le désir de ton cœur, t'appela pour suivre la voie étroite du monachisme. Cette voie manque de réconfort et elle est emplie de souffrance; mais elle t’a conduite au Royaume céleste. Débordante d'amour pour Dieu, de tout ton cœur, avec toute ton âme et de toutes tes forces, tu crias sans cesse: Alléluia.

Ikos 2
Toi qui es honorable, dès ta jeunesse tu avais déjà acquis la sagesse de l’âge mûr! Tu t’éloignas donc des joies mondaines et tu te tournas vers les joies de la Parole de Dieu. Remplis d’admiration par la manifestation d'une telle providence divine pour toi, nous nous exclamons:
Réjouis-toi, car tu aimas l'Église et la prière depuis tes jeunes années!
Réjouis-toi, car tu aimas le silence et tu cultivas des pensées rayonnantes vers Dieu!
Réjouis-toi, car tu  bâtis la fondation de ta force dans ta jeunesse!
Réjouis-toi, car tu portas le joug du Christ!
Réjouis-toi, car tu es la pieuse fille de parents aimant Dieu!
Réjouis-toi, car tu quittas le confort de la maison paternelle pour suivre le Christ!
Réjouis-toi, car tu gardas une disposition d’amour pour Dieu!
Réjouis-toi, car tu illuminas ton esprit par la foi!
Réjouis-toi, car depuis l'enfance tu partageas tes bénédictions avec les orphelins et les indigents.
Réjouis-toi, car tu revêtis ceux qui étaient nus chez les chrétiens;
Réjouis-toi, car tu es une belle jeune fille, emplie de la Grâce de Dieu!
Réjouis-toi, car tu appris la sagesse d'en Haut.
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 3
Par les pouvoirs du Dieu Saint et par Sa Providence mystérieuse, tu arrivas à Kiev pour vénérer les reliques du Vénérable Théodose, que tu aimais depuis ton enfance. Apercevant le saint monastère des Grottes de Kiev, tu chantas au Seigneur:
Alléluia!

Ikos 3
Etant encore une toute jeune femme, ayant envie de vivre une vie égale à celle des anges, te tenant devant les reliques de saint Théodose, tu lui demandas de révéler la volonté de Dieu te concernant. Considérant ta diligence et ta foi indubitable, nous clamons:
Réjouis-toi, car tu honoras le fondateur du monachisme russe avec ferveur!
Réjouis-toi, car tu vins à ses reliques avec foi!
Réjouis-toi, car une main invisible t'emmena vers les saintes reliques!
Réjouis-toi, car tu t'agenouillas devant les reliques avec des larmes aux yeux!
Réjouis-toi, car saint Théodose se révéla à toi!
Réjouis-toi, car tu conversas avec lui face à face!
Réjouis-toi, car tu reçus la bénédiction du premier higoumène du monastère des Grottes!
Réjouis-toi, car il te mit sur le chemin du monachisme!
Réjouis-toi, car saint Théodose te guida, comme un père, durant toute ta vie!
Réjouis-toi, car tu es maintenant glorifiée avec lui dans le Royaume céleste!
Réjouis-toi, car tu es une tendre tige greffée sur la racine du monachisme russe!
Réjouis-toi, car tu donnas d'innombrables fruits pour l'avancement de la foi orthodoxe.
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 4
Ô Vénérable Rachel, cédant à une tempête de pensées de doute, ton père bienveillant voulait que tu te maries; toi cependant, tu choisis le seul et unique Epoux parmi tous les autres hommes, à qui ton âme était déjà fiancée, et tu te détournas du mariage terrestre, en chantant à Dieu: Alléluia!

Ikos 4
Ô colombe sans tache, tu fus blessée en écoutant les admonestations insistantes de tes parents, qui voulaient te donner en mariage à un homme mortel. Tu fis un pèlerinage en ville de Smolensk pour voir l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu Hodigitria, lui demandant de diriger ton chemin vers le Christ,  l’Unique Epoux Immortel. C’est pourquoi nous te disons:
Réjouis-toi, car tu mis ta confiance dans la Mère de Dieu!
Réjouis-toi, car tu surmontas les intrigues de l'Ennemi avec l’aide de la Toute Pure!
Réjouis-toi, car la Toute Pure ne t’abandonna pas!
Réjouis-toi, car elle dirigea tes pas vers le monastère de l'Ascension!
Réjouis-toi, car tu considéras le saint monastère comme un paradis terrestre!
Réjouis-toi, car tu y louas le Créateur avec ton cœur et tes lèvres!
Réjouis-toi, car tu fus comme un oiseau qui a échappé aux pièges de la vie mondaine!
Réjouis-toi, car tu fleuris dans les cours du Seigneur comme une fleur merveilleuse!
Réjouis-toi, ô pure jeune fille, qui en  larmes supplia la Brebis Toute Pure!
Réjouis-toi, car tu fus également appelée douce brebis!
Réjouis-toi, ô colombe qui nichas sous le toit du Très Haut!
Réjouis-toi, car avec les vierges sages, tu entras joyeusement dans la chambre des noces!
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 5
Ô Rachel, le très merveilleux Théodose fut ton astre directeur vers Dieu. Tu suivis ses pas, tu imitas sa sainte vie et tu eus part à sa force par un service diligent à la communauté, par le jeûne, la prière vigilante et la mortification de la chair. Nous, qui ne pouvons que voir ces efforts en vue du salut, nous chantons vers le Christ Qui t’affermit: Alléluia!

Ikos 5
En voyant que ton père ne te laisserait pas sans attention et sans soutien même si tu étais entrée dans un monastère, combattant la chair et faisant l'aumône dans l'abnégation ascétique, tu quittas le monastère et tu devins pèlerine. Considérant ton zèle pour la vertu, nous te disons:
Réjouis-toi, gardienne zélée des Commandements de l'Évangile!
Réjouis-toi, qui fus emplie d’exaltation pour la non-possession!
Réjouis-toi, car tu t’éloignas de la sollicitude de tes parents pour rechercher la protection du Christ!
Réjouis-toi, car tu rejetas la beauté terrestre jusques à la fin!
Réjouis-toi, car le monde te vit comme une pèlerine sans nom.
Réjouis-toi, car tu imitas le Christ par ta pauvreté volontaire.
Réjouis-toi, car tu souffris l’injure et la violence des gens!
Réjouis-toi, car tu eus le Christ et Sa Pure Mère comme compagnons!
Réjouis-toi, car tu subis le reproche et l'humiliation des hommes!
Réjouis-toi, car tu préféras la faim à la satiété!
Réjouis-toi, car tu choisis l'inconfort corporel au confort de la chair!
Réjouis-toi, car tu as part maintenant à la nourriture d'immortalité!
Réjouis-toi, car tu jouis à présent de la consolation du Royaume céleste!
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 6
Ô glorieuse Rachel, la terre de Smolensk abonde en anecdotes sur tes actes vertueux. Les gens racontent comment, par ton intercession, la Génitrice de Dieu multiplia le pain et la nourriture, et fit que beaucoup de gens furent nourris, ce qui rendit perplexes et fit honte aux femmes fourbes qui tentèrent de t’humilier, elles qui ne savait comment chanter: Alléluia!

Ikos 6
Ô juste Mère, tu fus jugée digne de l'illumination céleste, car tu vis la Génitrice de Dieu immaculée dans ta merveilleuse vision. Et ayant à tes côtés la Sainte Nourrice du mur indestructible de la Chasteté, tu  parcourus ton chemin de salut avec joie. C’est pourquoi nous t’offrons l’ornement de ces  guirlandes poétiques:
Réjouis-toi, car tu gardas ta chasteté comme un bijou précieux!
Réjouis-toi, car tu demandas à la Génitrice de Dieu d’être la gardienne de ton innocence!
Réjouis-toi, car tu ne voulais voir rien de ce monde que le seul Christ!
Réjouis-toi, car tu réchauffas ton âme et ton corps grâce à l'amour de Dieu!
Réjouis-toi, car tu méprisas la beauté des vêtements et de la chair!
Réjouis-toi, car tu leur préféras les vêtements de la demeure céleste et le souvenir de la mort!
Réjouis-toi, car tu réussis sagement à détourner les tourments des passions!
Réjouis-toi, car tu ne voulus servir que Dieu seul!
Réjouis-toi, modèle d’un jeûne qui dura toute la vie!
Réjouis-toi, disciple véritable des anciens Pères et Mères ascétes!
Réjouis-toi, car tu demeures maintenant dans la chambre nuptiale du Christ!
Réjouis-toi, notre intercession devant le Tout-Puissant.
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 7
Désireux de te manifester à Son peuple, le Seigneur Ami des hommes dirigea tes pas vers le monastère de la grotte de Sviatogorsky, où vivait le vénérable ermite Jean. Le vénérable père te révéla de nombreux merveilleux mystères, et quand tu retournas au monastère et que tu servis ceux qui y souffraient, tu écoutas avec joie ses paroles de sagesse divine comme si elles émanaient du  Seigneur lui-même et tu t’exclamas :
Alléluia!

Ikos 7
Ô très merveilleuse Rachel, avec beaucoup de labeur et de luttes, tu renouvelas ton âme, et ce faisant, tu devins un vase digne du Saint-Esprit. Te soumettant à l'obéissance monastique, par ton humilité semblable à celle du Christ, tu frappas l’orgueilleux Satan; c’est pourquoi nous te disons:
Réjouis-toi, qui eus comme guide la Reine Très Pure!
Réjouis-toi, par notre Souveraine, tu fus dirigée vers le monastère!
Réjouis-toi, car tu servis avec diligence la confrérie monastique!
Réjouis-toi, car, en obédience à la cuisine, tu manifestas les dons de la Grâce!
Réjouis-toi, car tu construisis une maison de vertu sur le roc des Commandements!
Réjouis-toi, car tu noyas le Pharaon des vaines pensées dans la mer d'humilité!
Réjouis-toi, car tu levas courageusement ton épée contre le monde, la chair et le Diable!
Réjouis-toi, car tu acceptas la couronne de victoire du Fondateur du martyre Lui-même!
Réjouis-toi, car tu aimas le Seigneur de l'amour d'un Séraphin!
Réjouis-toi, car tu fus honorée par les hôtes incorporels du paradis!
Réjouis-toi, car là où est Christ, tu es aussi!
Réjouis-toi, car, grâce à tes prières, nous recevons la grande miséricorde de Christ!
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 8
Ô vénérable Mère, tout au long de ton pèlerinage terrestre, tu restas constamment une pèlerine à la poursuite de la patrie céleste. Pour ce faire, le Seigneur te permit de servir Son Très Saint Nom au monastère du Très Miséricordieux Sauveur, qui avait été construit sur la terre où de nombreux soldats avaient versé leur sang. Dans cet endroit, tes nombreux dons et tes miracles illuminèrent beaucoup de gens qui chantèrent alors vers Dieu: Alléluia!

Ikos 8
Ô merveilleuse Rachel, en t’offrant entièrement en sacrifice au Seigneur, tu transformas ta vie immaculée en encens suave pour le Maître. Tu offris une aide gratuite à ceux qui venaient à toi avec foi ; tu donnas la force aux infirmes, et ainsi tu accomplis les Commandements du Christ; c’est pourquoi nous chantons:
Réjouis-toi, car tu œuvras dans le monastère dédié à l'image du Christ non-faite-de-main-d’homme !
Réjouis-toi, car tu embellis ton âme, non-faite-de-main-d’homme , avec la béatitude de tes vertus.
Réjouis-toi, car tu acquis la Grâce du Saint-Esprit!
Réjouis-toi, car tu restauras l'image de Dieu en toi-même!
Réjouis-toi, notre mère qui est emplie d'amour envers ta progéniture spirituelle!
Réjouis-toi, qui dénonçais avec discernement les péchés secrets!
Réjouis-toi, car tu fus pour tes enfants spirituels une nourrice pleine de zèle et d'amour!
Réjouis-toi, car tu les nourris avec le lait de tes paroles et le pur lait de ton âme !
Réjouis-toi, car tu leur appris à suivre les Commandements du Seigneur!
Réjouis-toi, car tu transformas de nombreux cœurs de pierre en puits de compassion !
Réjouis-toi, prompt secours des malades et des affligés!
Réjouis-toi, sage mentor de ceux qui sont perdus!
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 9
Ô Bienheureuse Rachel, nos esprits sont remplis d'étonnement en voyant le bon plaisir de Dieu reposant sur toi, car tu servis à l'autel du Seigneur et tu eus des visions merveilleuses. Ainsi, emplie de la joie spirituelle, tu clamas au Seigneur:
Alléluia!

Ikos 9
Les orateurs éloquents ne peuvent exprimer la chaleur de ton amour donné par Dieu, ô pieuse Rachel, et tu le déversas abondamment sur les orthodoxes. Malgré l’infirmité de ton propre corps, tu fus, par la puissance de Dieu, une véritable guérisseuse et une thaumaturge. C’est pourquoi nous te louons ainsi :
Réjouis-toi, prédicatrice de la puissance et de la sagesse de Dieu!
Réjouis-toi, car tu affermis ceux qui étaient faibles dans leur foi!
Réjouis-toi, disciple zélée de la sagesse spirituelle!
Réjouis-toi, donatrice de nourriture spirituelle et corporelle!
Réjouis-toi, car tu ramenas à la vie ceux que les médecins avaient déclarés incurables!
Réjouis-toi, aide de ceux qui ont perdu le chemin de la vraie foi!
Réjouis-toi, car tu guidas judicieusement ceux qui parcouraient l’océan de la vie!
Réjouis-toi, car tu enseignas aux jeunes gens le véritable respect de Dieu!
Réjouis-toi, car le don de la prophétie déborde en toi!
Réjouis-toi, car tu vis l'avenir comme présent!
Réjouis-toi, car tu délivras beaucoup d’êtres de la mort subite!
Réjouis-toi, car tu sauvas beaucoup de fidèles du péril spirituel!
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 10
Ô Rachel, par amour des enfants perdus, le Seigneur miséricordieux t’envoya dans le monde pour être un témoin de la vérité du Christ, Et tu y allas, comme un agneau dans un repaire de loups, rassemblant les brebis perdues, les faisant entrer dans le sûr bercail de l'Église, afin que la foi orthodoxe inonde notre terre de Lumière, inspirant à tous de chanter: Alléluia!

Ikos 10
Ô Mère Rachel, tu fus révélée comme un mur inébranlable de sainteté, emplie de la sagesse de Dieu. Tu protégeas des doctrines spirituellement pernicieuses tous ceux qui venaient à toi; tu fortifias ceux qui étaient faibles en esprit; Tu les défendis par tes prières. Tu nous avais prévenus du mal indescriptible qui allait bientôt dévorer notre terre de Russie. Et nous les pécheurs émerveillés de ces soins divins pour nous, nous disons humblement:
Réjouis-toi, mur indestructible de l'Orthodoxie!
Réjouis-toi, veilleuse de prière inextinguible pour le monde!
Réjouis-toi, mer d'amour remplie par Dieu!
Réjouis-toi, flamme de lampade, allumée d’en Haut!
Réjouis-toi, protectrice contre la malveillance satanique!
Réjouis-toi, libératrice des troubles et des afflictions humains!
Réjouis-toi, car tu sauvas de nombreux fils de Russie de l’abîme des péchés!
Réjouis-toi, car tu les dirigeas sur la voie de la repentance!
Réjouis-toi, car tu étreignis dans ton amour non seulement les fidèles, mais aussi les infidèles!
Réjouis-toi, car tu prêchas l'humilité du Christ aux faibles et aux pécheurs!
Réjouis-toi, car tu pris soins des pauvres, veuves et orphelins!
Réjouis-toi, car tu nourris les affamés et tu donnas de l'eau à ceux qui avaient soif!
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 11
Ô sainte Rachel digne d'éloge, aucun hymne ne peut exprimer la richesse de tes dons spirituels, car non seulement par ta vie ascétique, tu devins lumineuse, mais tu  servis également ton prochain avec désintéressement, et tu confessas ta foi en Christ à la face des autorités qui avaient rejeté Dieu. C’est pourquoi, nous louons Dieu, qui est admirable dans Ses saints, et nous Lui chantons: Alléluia!

Ikos 11
Très bienheureuse Mère Rachel, brillant pour le peuple russe comme une cierge lumineux au milieu des ténèbres de la déraison, nous te considérons comme une manifestation de Dieu. Tu brillas par la lumière de ta vie juste au temps où la lumière de la vie vertueuse s’était éteinte dans la terre russe. Nos esprits sont éclairés par les paroles de Dieu comme par la lumière de l'aube, et nous te clamons:
Réjouis-toi, rayon de lumière provenant du Soleil de Vérité!
Réjouis-toi, aube éternelle de la Lumière sans déclin!
Réjouis-toi, éclair qui illumine les âmes par tes paroles!
Réjouis-toi, tonnerre qui frappe de crainte les âmes des ennemis de l'Eglise!
Réjouis-toi, marieuse qui amenas des vierges sages au Christ,  l’Epoux!
Réjouis-toi, conseillère de ceux qui ont choisi la chasteté!
Réjouis-toi, car tu bénis tes enfants spirituels pour qu’ils soient des confesseurs!
Réjouis-toi, car tu leur donnas de la force par tes prières!
Réjouis-toi, lampe rayonnante de l'illumination spirituelle!
Réjouis-toi, source inépuisable de la charité et des aumônes!
Réjouis-toi, car tu nous appelles, nous pécheurs, à la repentance!
Réjouis-toi, car tu nous enseignes à aimer notre prochain!
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 12
Très glorieuse Rachel, le Seigneur Ami des hommes offrit Sa grâce éternelle en te révélant comme sainte nouvelle et défense toujours vigilante de la Russie au temps de la persécution de Son église. Nous remercions tous le Seigneur pour cela, et nous crions vers Lui: Alléluia!

Ikos 12
Ô Sainte Mère Rachel, nous louons ton honorable dormition par des hymnes, et nous te magnifions, car par toi notre Seigneur est exalté et glorifié, et nous enseignons aux autres à chanter pour toi:
Réjouis-toi, ô sainte, qui triomphes dans les cieux avec tous les saints!
Réjouis-toi, car tu chantes avec eux l’hymne de victoire!
Réjouis-toi, car tu es vêtue d'un vêtement blanc d'éternité!
Réjouis-toi, car tu es ornée de chasteté!
Réjouis-toi, car tu as bien justement reçu une couronne du Christ!
Réjouis-toi, car tu nous as montré le chemin vers le Royaume des Cieux!
Réjouis-toi, sainte anargyre!
Réjouis-toi, intercession irréprochable pour ton peuple devant Dieu!
Réjouis-toi, armure invincible de l'Église du Christ!
Réjouis-toi, sage conseillère des moines et des moniales dans leur bataille spirituelle!
Réjouis-toi, vigne fructueuse du vignoble de Borodino!
Réjouis-toi, fleur parfumée des prairies spirituelles de Russie!
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 13
Ô très bénie et divinement sage Rachel, souviens-toi jusques à la fin de tous ceux qui souffrent et sont indigents, accepte notre humble prière et porte notre supplication au trône du Dieu Tout-Puissant. Prie le Christ notre Maître d’aider tous les chrétiens orthodoxes à combattre le mal, demande-Lui de pardonner nos péchés au Jour du Jugement Dernier et de nous laisser entrer dans le Royaume Céleste en chantant: Alléluia! Alléluia! Alléluia!

Ikos 1
Ô Rachel, le Créateur des anges dans Sa propre gloire t’a donné, comme un trésor précieux au peuple russe au moment du grand bouleversement et du tumulte. Ceux qui ont vu ta vie angélique et la Grâce qui jaillissaient de toi, ne périront pas dans leurs péchés, car ils se tourneront vers leur Créateur en repentance et chanteront cet hymne de louange:
Réjouis-toi, ô étoile qui brille dans la fosse ténébreuse de l'impiété!
Réjouis-toi, car en vivant ta vie, tu prêchas le Christ, le Soleil de Justice.
Réjouis-toi, car tu revêtis l'armure du courage au moment des vaines persécutions de la foi véritable!
Réjouis-toi, car tu souffris avec les nouveaux martyrs russes!
Réjouis-toi, car, ici sur terre, tu imitas la transcendance du Père dans les Cieux!
Réjouis-toi, car tu acceptas de Lui la couronne impérissable.
Réjouis-toi, car tu es une échelle de vertus qui s'éleva au Ciel!
Réjouis-toi, car tu imitas les anges dans ta chair!
Réjouis-toi, car tu es le rétablissement très merveilleux et très prompt de tous ceux qui chutent!
Réjouis-toi, car tu délivres des larmes tous ceux qui souffrent!
Réjouis-toi, fervente intercession des guerriers orthodoxes!
Réjouissez-vous, honorable défense de la Sainte Russie!
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!

Kondakion 1
Révérende Mère Rachel, jeune fille choisie par le Roi céleste, fidèle servante de la Très Sainte Mère de Dieu, moderne thaumaturge et secours très merveilleux des orthodoxes, glorifiant Dieu Qui t’a glorifiée, nous chantons tes louanges, car tu as de l'audace devant la Sainte Trinité. Sauve-nous de toutes les tribulations quand nous faisons appel à toi ainsi :
Réjouis-toi, sainte Rachel, trésor de Borodino, joie et fierté de Moscou!
Version française Claude Lopez-Ginisty
D’après la version anglaise
De Paul Stetsenko et Maria Murray
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Fin et gloire à notre Dieu !
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