"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire
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mercredi 6 mars 2024

Métropolite Néophyte de Morphou: Prière, confession et à nouveau nous reprenons la Voie



Explorez les enseignements profonds du métropolite Neophytos de Morphou alors qu'il plonge dans le voyage transformateur de la foi orthodoxe. Découvrez comment le Saint-Esprit purifie le cœur, ouvrant la voie à la présence du Christ en nous. Apprenez-en plus sur le chemin de la sainteté par le repentir, l'humilité et la communion régulière.

Métropolite de Morphou

Source vidéo : 

Homélies de Vladyka Néophytos métropolite de Morphou 

Regardez l'interview complète ici : 

https://youtu.be/X6W64vKOCHM 

Monastère sacré de Saint Avvakoum, Fterikoudi, Chypre, 11 juin 2023

Métropolite Néophytos  :

Dès que le Saint-Esprit commence à nettoyer mon cœur, pas tout, juste une partie du cœur, un peu.
Le Seigneur dit au Seigneur, le Saint-Esprit dit au Christ : « Viens demeurer ».
Il n'est pas possible que le Christ vienne si nous sommes dans une saleté absolue. Non !
Cela demande un effort [personnel].
Alors que le Saint-Esprit est [déjà] en nous. Écoutez-vous à quel genre de privilège nous, les orthodoxes, avons droit ?
À partir du moment où nous sommes baptisés [nous recevons le Saint-Esprit] ainsi que l'ange gardien dont nous avons parlé précédemment.
Nous, les orthodoxes, sommes les princes de Dieu ! Nous pouvons facilement devenir saints.
Nous n'avons qu'à nous repentir. Notre objectif est l'humilité, le repentir et la sainte communion régulière. Juste ça !
Je suis tombé, « [Mon Seigneur], j'ai péché », prière, confession et à nouveau. Nous continuons.
Pas de culpabilité. Ces choses [les culpabilités et le désespoir] sont absurdes.
Qui suis-je pour être sans péché ? N'est-ce pas ?
Dès que le Saint-Esprit vient et purifie un peu le cœur, le Christ vient.
Vous pouvez dire que le Christ vient, parce que vous êtes ému. Vous devenez « plus doux ».
Le Christ est l'amour. Vous commencez à aimer, à pardonner, à verser des larmes...
Vous écoutez les mêmes mots qui ne vous « parlaient » pas dans le passé, mais maintenant ils le font.
Vous voyez un paysage et vous rendez gloire à Dieu.
Votre œil change. Il voit de belles choses et il glorifie.
Alors que dans le passé, vous voyiez de belles choses et que votre nous *était perverti.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après



*Le noûs (en grec ancien : νοῦς) est, en philosophie et dans l'Antiquité grecque, l'intelligence, l'esprit, l'intellect. Cette notion, fut introduite pour la première fois dans un système cosmologique par Anaxagore de Clazomènes, au milieu du V e siècle av. J.C.

lundi 20 avril 2020

Archiprêtre Wladimir [Berzonsky]: Les étapes de la prière


J'exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, afin que nous puissions vivre une vie paisible et tranquille, en toute piété et la sainteté "(I Timothée 2: 1).

Quel plaisir d'entendre les gens se demander mutuellement des prières, ou dire qu'ils prient pour quelqu'un. On suppose que nous savons tous ce que signifie une prière. Ici, cependant, saint Paul utilise quatre termes différents pour exprimer les diverses formes de prière.

Le premier terme est fondamentalement une demande. Elle exprime un besoin. Elle peut être adressée au Seigneur Dieu, mais elle peut aussi être un appel à l'aide d'un être humain. Je peux me tromper, mais au risque d'exprimer un préjugé inverse, je trouve qu'il est plus facile pour les femmes
que pour les hommes de demander de l'aide  Il y a juste quelque chose dans l'ego masculin qui résiste à demander de l'aide, ou pour reconnaître que nous les hommes avons besoin d'un autre, même de Dieu. 

Peut-être n'est-ce pas vrai pour toutes les cultures, mais en Amérique, nous nous accrochons encore à l'image de l'individualisme farouche. Nos symboles de virilité sont, pour la plupart, des héros qui sont en mesure d'utiliser leur ingéniosité, leur intelligence, leurs capacités physiques ou même des dons de persuasion pour obtenir par eux-mêmes ce qu'ils veulent. Aucun prêtre n'ignore ce qu'il en est d'essayer d'aider une personne qui insiste sur le fait qu'elle ne veut pas d'aide, et qu'elle serait heureuse si les autres se mêlaient de leurs affaires. Si j'ai besoin d'aide, je vais en demander.

Le deuxième terme est le plus courant pour ce qui est généralement signifié par la prière [προσευχή]. Seul Dieu peut répondre à ces demandes. Une fois qu'une personne, homme ou femme, va au-delà de l'attitude d'autonomie radicale, alors elle peut venir à la réalisation que certaines choses, Dieu seul peut les donner. Lorsque vous êtes rempli de honte ou de culpabilité, personne, si ce n'est le Seigneur ne peut vous pardonner. Lorsque vous êtes au bout de votre force intérieure, seul Dieu peut vous fournir la Grâce de continuer, malgré et à travers tous les obstacles.

Alors saint Paul parle de l'intercession (la requête). Il peut arriver que quelqu'un que vous connaissez ait une relation personnelle avec quelqu'un d'autre en haut lieu, peut-être le propriétaire d'une entreprise où vous souhaitez être employé, ou peut-être celui qui est responsable de l'admission des candidats dans une école ou une institution. Vous demandez à votre ami s'il apporterait votre curriculum vitae ou une demande écrite à cette personne importante, et y joindrait un mot en votre faveur. Parce que l'Église orthodoxe est une communauté de croyants, et comme elle transcende les limites de l'espace et le temps, nous demandons à ceux des "lieux élevés," les anges et les saints du Ciel, d'intercéder en notre nom. 

Certains diront: Pourquoi ne pas aller à Jésus-Christ Lui-même? Pourquoi utiliser des subordonnés? Et bien sûr, nous le faisons, mais nous sentons aussi la chaleur et l'affection de ceux qui nous aiment en Christ. Notre Seigneur nous dit que nous sommes entourés par des anges, que nous avons un ange gardien pour veiller sur nous, et nous qui honorons la vie et la gloire de ceux qui nous ont précédés à leur repos en Christ, et sont au courant de nos luttes pour grandir dans la foi, nous leur demandons alors d'intercéder pour nous comme nous le faisons pour les autres.

Enfin, il y a l'Eucharistie, un autre terme pour signifier l'action de grâces. Il est insuffisant de continuer à toujours demander des choses de Dieu, comme si nous n'étions rien que d'
éternels nourrissons. 

Il y a un temps pour louer Dieu pour tout ce qu'Il a fait pour nous. Une prière vespérale demande au Seigneur de recevoir notre prière "dans la mesure où nous en sommes capables": Comprendre, Seigneur, nous avons une courte vue des choses

Nous polluons nos prières avec le doute, la peur, la paresse, la routine, l'ennui et les autres défauts que nous avons simplement en étant humains et limités. Donc, nous offrons une bénédiction pour tout ce que nous savons et ce que nous ignorons, que Dieu fournit pour l'univers en général et pour nous-mêmes, en particulier.

Version française  Claude Lopez-Ginisty
d'après

vendredi 14 décembre 2018

Prière du Métropolite Onuphre



Son Éminence le Métropolite Onuphre demande qu'aujourd'hui nous renforcions le jeûne et que nous adressions au Seigneur la prière suivante :



"Seigneur ne permets pas la réunion de ce synode des impies. 

Aie pitié de nous pécheurs ,

et protège-nous 

par ta miséricorde. 

Amin."
*

(Merci à Spyridon de nous avoir transmis ce texte!)

mercredi 14 février 2018

Staretz Elie d'Optino: La prière


Staretz Elie

Personne ne peut y échapper. Et pour vous protéger, par-dessus tout, vous devez prier. 

Prières du soir, prières dans l'église. 

Tout dépend de la spiritualité de l'âme. 

C'est comme un chaudron. Si l'air est chaud et qu'il y a de la vapeur, les mouches et les insectes ne peuvent pas s'approcher. Si le chaudron est un peu froid, et qu'un récipient est ouvert un insecte nuisible pourrait y pénétrer.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mercredi 11 octobre 2017

Sur le blog de Maxime


Géronda Moïse

LA NATURE DE LA PRIÈRE

par Geronda MOÏSE l'Agiorite de bienheureuse mémoire

Quelle est, après tout, la nature de la prière ? Cela vaut-il la peine, le souci et les efforts qui y sont consacrés ? Examinons les paroles des saints Pères pour le discerner.

St Jean Chrysostome dit :

« La prière est un port dans les tempêtes de la vie, une ancre pour ceux qui sont malmenés par les bourrasques, le trésor des pauvres, la sécurité des riches, la guérison des malades, la préservation de la santé. La prière écarte les choses mauvaises et préserve les bonnes.»

Et le père Théophore œcuménique continue :

« La prière fait taire les passions de l'âme, apaise la révolte de la colère, renvoie l'envie, dissipe le mauvais désir, anéantit l'amour des choses mondaines et apporte une grande paix et la sérénité à l'âme.»

L'essence de la prière devient claire à partir de ce qu'elle offre. Saint Jean de l'Échelle dit que la prière est le moyen qui unit l'homme à Dieu. Le grand ascète saint Grégoire du Sinaï, qui voulait traverser l'univers pour enseigner à tous les bienfaits de la prière, pénètre plus profondément dans le sujet avec ces paroles :
« La prière est un feu agréable pour les débutants, une lumière parfumée lorsqu'elle est activée  pour les avancés. La prière avise le cœur, c'est l'espérance du salut, le signe de la purification, le symbole de la sainteté, la connaissance de Dieu, les fiançailles du Saint-Esprit, la joie de Jésus, l’allégresse de l'âme, la miséricorde de Dieu, le signe de la réconciliation, le sceau du Christ, le rayon du soleil perceptible, la confirmation du christianisme, la preuve de la vie angélique.»

Les obstacles sérieux à la prière sont trop de sommeil, trop de nourriture, trop de paroles, et un mode de vie luxueux. Ceux-ci contribuent à l'oubli de Dieu et rendent le corps plus pesant, tout en rendant la vigilance et l'élévation de l'esprit difficiles. Ils n'aident pas à la purification et ils troublent l'esprit, le cœur et le jugement, qui doivent être calmes, paisibles et dans la quiétude pendant la prière.

Comment dois-je prier ? Quand dois-je prier ? Combien de temps dois-je prier ? Des questions comme celles-ci révèlent une absence de prière fervente et continue. Pour celui qui aime la prière intensément il n'y a pas de limites. Il priera simplement à chaque occasion. La prière d'aujourd'hui est une continuation de celle d'hier. Et la prière d'aujourd'hui se poursuivra demain. On dit qu'un saint homme ne disait jamais la formule de fin de la prière «Par les prières de nos saints Pères ...» parce que sa vie de prière n'avait pas de fin.

La difficulté à faire de la prière une expérience quotidienne est révélatrice d'une faiblesse grave dans notre vie spirituelle. Mais, avec la reconnaissance et la conscience de cette faiblesse, nous ne devrions pas être découragés. Elle doit plutôt stimuler des efforts intensifiés et plus persistants. Nous pouvons apprendre à prier pratiquement partout où nous pouvons être, chaque fois que nous y pensons. Mais il doit y avoir des moments particuliers, en plus des offices religieux, lorsque nous pratiquons nos prières individuelles. Et, comme Abba Isaac le suggère pour chaque moine dans sa cellule, nous devons chercher le lieu le plus calme disponible pour nos prières.
Un jour on a demandé à Abba Makarios d'Egypte comment nous devrions prier et il a répondu de cette façon:

« Il n'est pas nécessaire de babiller sottement pendant de longs moments, mais il suffit d'étendre vos bras et de dire : « Seigneur, accorde-moi ta miséricorde comme Tu le désires et selon ta connaisance de qui est pour le mieux. » Et s'il y a une guerre sur le point d'éclater, dites : « Seigneur, aide-moi », car Il sait ce qui est le mieux pour nous et fournit sa miséricorde. »

Nous avons la prière avec des paroles, et nous pouvons aussi faire de toute notre vie une prière, un sacrifice de consécration à Dieu, une prière sans paroles, qui est peut-être la plus forte et la plus grande prière. Asseyons-nous, patiemment, sans relâche, comme des disciples à vie écoutant Dieu parler. Ignorants, innocents, humbles, pauvres, muets devant le Père tout miséricordieux, attendons avec foi sa miséricorde, son salut et son secours salutaire avec d’« ineffables soupirs ». Avec une humble et silencieuse prière, permettons à Dieu de parler dans notre vie. Permettons-lui de faire tout ce qu'il désire avec nous, afin que nous devenions semblables aux saints, ses enfants toujours obéissants, et que restaurés en nous notre beauté primitive et originale, rendant sa vie véritablement notre propre vie.

Abba Isaac dit lorsque vous vous approchez de Dieu pour prier, « Considérez vous comme une fourmi insignifiante, une créature rampante de la terre, une sangsue, un enfant balbutiant. »
Abba Serapion dit que la posture des gens dans la prière doit être comme celle des soldats de garde, constants, vigilants, courageux et prêts comme dans un état d'urgence. 

Ce grand maître de prière, saint Jean Chrysostome, dont toute la vie était une prière, a ceci à dire :

« Nous devons prier avec une attention toujours vigilante, et cela sera possible si nous comprenons bien avec qui nous parlons, et que pendant ce temps nous sommes ses serviteurs, offrant un sacrifice à Dieu. Nous devons prier avec contrition, avec des larmes, avec respect et un grand calme. Nos péchés ne doivent pas nous empêcher de prier. Nous devons avoir honte de nos péchés, mais ils ne doivent pas nous écarter de la prière. Même si vous êtes un pécheur, approchez Dieu avec la prière, afin que vous soyez réconciliés avec Lui. Donnez Lui l'occasion de vous pardonner vos péchés – ce qu'Il veut, afin de révéler son amour pour l'humanité. »
Et le saint Père continue :

« Si vous avez peur de vous approcher de Dieu à cause de vos péchés, vous Lui faites obstacle réellement, dans la mesure où, finalement, cela dépend de vous, de lui donner l’occasions d’exprimer sa bonté et la richesse de ses soins providentiels. Éloignez donc loin de vous toute hésitation et tout doute sur la prière à cause du péché. "

dimanche 8 octobre 2017

Sur le blog de Maxime: LA PRIÈRE DANS NOTRE VIE SPIRITUELLE par Geronda MOÏSE [1] La prière en tant qu'aspect important de notre vie spirituelle [1ère partie] par Geronda MOÏSE l'Agiorite de bienheureuse mémoire



La vie de prière, dont nous nous entretiendrons, est une partie d'un sujet beaucoup plus large, de la la vie spirituelle en général, la vie en Christ, l'ascension spirituelle, la voie de la sanctification et la déification. Associée à une purification intérieure personnelle et à une vie sacramentelle régulière, une vie de prière contribuera de manière significative à la régénération des fidèles durant cette période difficile dans laquelle nous vivons.

Le contenu de cet entretien n'est pas la propriété de l'auteur. Il consiste principalement en un matériel emprunté aux ressources abondantes qui nous ont été léguées comme héritage par les saints Pères. Sont également inclus de précieux morceaux recueillis avec appétence de la table de dîner spirituelle des anciens du Mont Athos.

Il y a beaucoup de stations ou étapes dans le cheminement de l'ascension spirituelle par la prière. Nous en aborderons brièvement quelques-unes des plus importantes concernant notre sujet.


vendredi 24 février 2017

Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir


Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir. Les expériences ont duré 15 ans. Le savant a prélevé du sang veineux et capillaire chez des volontaires, puis a procédé à leur analyse. Ensuite, il a demandé au participant ou à l’un de ses proches de lire des prières pendant dix à quinze minutes, soit mentalement, soit à haute voix. Après cela, il a fait à nouveau une analyse de sang, qui s’avéra différente. 


Le chercheur, docteur en médecine, auteur de 166 brevets et de 15 licences, Michel Lazorik, s’est intéressé dès ses années estudiantines aux recherches sur les leucocytes, à savoir les cellules sanguines qui nous préservent des bactéries ou des virus. Le savant a décidé d’examiner l’influence de la prière sur le sang de l’homme. « J’ai été moi-même élevé dans une famille croyante. Je n’ai jamais mis en doute la puissance de la prière, car la foi est improuvable. Cependant, en tant que savant, je devais prouver cela dans des recherches concrètes. On sait que, après la prière et les hymnes de l’Église, l’homme ressent un apaisement, un soulagement spirituel. Mais que se passe-t-il au niveau physique ? En partie, avec notre liquide principal, le sang ? J’ai commencé à étudier tout cela », déclare le savant. Les gens qui ont donné leur accord pour participer à l’expérience, étaient de sexe, de niveau d’instruction, de statut social, de professions, divers. En outre, ils étaient atteints de maladies différentes (artériosclérose, hépatite B, rhumatismes). Avant l’expérience, on leur a prélevé du sang capillaire et veineux, on a procédé à son analyse. 


Ensuite, le participant (ou l’une de ses connaissances) lisait les prières pendant 15 à 20 minutes, à savoir « Notre Père », le Credo, « Roi céleste », le psaume 50, ainsi que des prières aux saints, aux protecteurs célestes. Suite à cela, on faisait une nouvelle analyse du sang, et on définissait les propriétés qualitatives et morpho-fonctionnelles de ses cellules. « Le sang devenait autre au niveau cellulaire ! Je me rappelle que notre premier participant souffrait d’ostéomyélite (inflammation purulente des os de la hanche après un accident grave). Son frère était mort dans l’accident, et lui-même souffrait beaucoup des douleurs dans les os. Il ne lisait pas lui-même les prières, mais un invité le fit à sa place. Lorsque l’on compara les facteurs du sang avant et après la prière, il s’avéra que l’un des indicateurs de phagocytose était six fois inférieur à celui précédant l’expérience. Ce premier cas ne faisait que confirmer que nous étions sur la bonne voie », a déclaré Michel Lazorik. Toutes les expériences accomplies ensuite ont montré la même chose : après la prière, le niveau d’infection dans l’organisme tombait. Particulièrement, lorsqu’il s’agissait de la phase aiguë de la maladie. Après les prières, a été enregistré le changement d’indicateurs de l’inflammation, ils se sont avérés inférieurs. Dans chaque expérience, ont été découverts des changements statistiquement fiables dans les valeurs de certains paramètres de cellules sanguines, ce qui indique que la prière est un facteur réel qui provoque la variation du nombre et des propriétés morphologiques et fonctionnelles des cellules sanguines. Cela, à son tour, est une preuve que la prière influe réellement sur l’organisme au niveau cellulaire et subcellulaire. « La prière, ce ne sont pas seulement des mots. Ce sont des vibrations d’une certaine fréquence. Il est prouvé depuis longtemps que la prière change la structure de l’eau. Effectivement, le phénomène de l’eau bénie lors de la fête de la Théophanie [à savoir qu’elle ne se détériore pas, ndt], ce n’est pas un mythe, mais un fait scientifique. 


L’homme est constitué d’eau à presque 80%. Aussi, en agissant sur le liquide fondamental de notre organisme, la prière le modifie au niveau cellulaire, même dans le cas, où vous la récitez intérieurement. Et lorsqu’elle prononcée par vous ou est audible, les vibrations sonores mises en ordre agissent complémentairement sur l’organisme de l’homme et provoquent des changement des indicateurs du sang, diminuent les processus d’inflammation, et ont un effet de guérison », a expliqué M. Lazorik.

mercredi 27 avril 2016

Métropolite Antoine [Krapovitsky]: Les difficultés dans la prière



"Je veux prier, mais la prière m’échappe...
Se peut-il vraiment que le Seigneur me prive de Sa Grâce ?"

"Non, mon ami: si, à Dieu ne plaise, cela se produisait, cela serait indiqué tout d'abord par le fait que la personne ne regretterait pas d'être dans un tel état; mais si elle redoute de tomber dans une telle aliénation, cela signifie que la Grâce divine lui est chère; et si elle lui est chère, alors elle est non loin d’elle."
Version française Claude Lopez-Ginisty 
d’après
Metropolitan Anthony Khrapovitsky,
Letter to a Priest about Prayer
[Lettre à un prêtre à propos de la prière],
Orthodox, Life,
Vol. 27, No. 5 • september-october.
1977

vendredi 15 août 2014

Métropolite Hilarion [Alfeyev|: La vie est impossible sans la prière


On Prayer XXXII: Life is Impossible Without Prayer



Pour résumer notre conversation à propos de la prière, la prière est avant tout une conversation avec Dieu, une rencontre avec Lui; c'est un dialogue qui implique non seulement nos propres paroles adressées à Dieu, mais aussi la réponse de Dieu. Par conséquent, il est important que non seulement nous soyons en mesure de parler, mais aussi de nous taire, de sorte que nous puissions écouter ces profondeurs divines qui nous sont révélées par la prière.
Dans la prière, il faut être tout à fait honnête. Là, il ne peut y avoir quoi que ce soit d’ambiguë ou d’artificiel. Nous devons nous tenir devant Dieu tels que nous sommes et Lui dire ce qui doit être dit, ce que nous pensons et ressentons. Par conséquent, pour la communion avec Dieu, il n'y a pas besoin de réfléchir à une langue particulière, à la recherche de mots spéciaux, ou de choisir des sujets spéciaux. Nous devons prier Dieu pour ce que notre cœur demande et auquel il aspire.
Il faut prier continuellement. Il ne suffit pas de prier de temps en temps, seulement lorsque nous avons besoin de quelque chose de Dieu; nous devrions toujours prier: le matin, le soir et au cours de la journée et toute notre vie. Et au centre de notre prière, il ne doit pas y avoir quelque chose de spécifique que nous demandons à Dieu, mais Dieu lui-même, parce que le contenu principal de la prière est toujours notre rencontre avec Dieu, la possibilité de Le découvrir par nous-mêmes.
Nous devons prier non seulement pour nous, mais aussi pour les autres; non seulement pour nos parents et amis, mais aussi pour nos ennemis. Nous devons prier Dieu non pas comme des individus isolés, mais comme des personnes qui représentent une partie de l'humanité, nous adressant à Dieu non seulement pour notre propre compte, mais aussi au nom de l'unique famille humaine, car Dieu est le Père céleste de chacun de nous.
Nous prions non seulement Dieu, mais aussi à la Mère de Dieu et les saints parce qu'ils sont nos protecteurs célestes, nos intercesseurs célestes. Nous prions notre ange gardien pour qu'il nous garde dans toutes nos voies.
Nous ne prions pas seulement pour les vivants, mais aussi pour les défunts, pour que le Seigneur leur accorde la paix et le repos.
Une fois encore, je tiens à souligner que la prière doit être le fondement de notre vie, celui sur lequel toute notre vie doit être configurée. La vie chrétienne doit correspondre à la prière. Si l'on ne parvient pas à la prière, cela signifie que l'on vit faussement, et que notre condition spirituelle ne correspond pas à la prière.
Apprenons à prier; œuvrons afin que la prière atteingne notre cœur et, à travers notre cœur, monte vers les hauteurs célestes pour atteindre Dieu. Travaillons sur nous-mêmes, pour que la prière devienne le noyau et le fondement de notre vie. Demandons à Dieu, à la Mère de Dieu, et aux saints, qu'ils nous enseignent à prier, parce que la vie sans la prière est impossible, tout comme il est impossible de vivre et d'être sauvés sans Dieu et Son Eglise.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

jeudi 14 août 2014

Métropolite Hilarion [Alfeyev]: La prière aux saints

XXXI: Prayer to the Saints



La tradition de la vénération des saints est très ancienne dans l'Eglise chrétienne; elle a existé dès le moment de l'apparition de l'Eglise, dès les premières années de son existence. Les Églises chrétiennes de l'Antiquité ont été construites sur les tombes des martyrs. Et c'était le sang des martyrs, selon les mots d'un ancien écrivain ecclésial, qui était la "semence du christianisme"; c'est-à-dire que le christianisme se répandit par les exploits des martyrs.
Les martyrs sont des gens qui ont montré par l'exemple de leur propre vie et de leur propre mort que l'homme peut répéter l'exploit de Christ; que l'homme terrestre, malgré toutes ses faiblesses et toutes ses infirmités, peut également se sacrifier pour les personnes et pour Dieu, comme l'a fait Jésus-Christ. 
Celui qui s'est offert en sacrifice est devenu un héros spirituel aux yeux d'autres personnes, surtout aux yeux de ceux qui le connaissaient. La vénération de ce saint a commencé immédiatement après sa mort. La tradition a été conservée jusqu'à nos jours selon laquelle une église orthodoxe doit avoir au moins une petite particule d'un saint. On ne devrait pas célébrer la Divine Liturgie sur une simple table: elle doit être célébrée sur une Sainte Table ou sur un plan spécial dans lequel une partie des reliques d'un saint est cousue. La raison en est que les martyrs et les saints sont la fondation sur laquelle l'Eglise chrétienne est construite. Nous prions les saints parce que ce sont des gens qui, bien qu'ils fussent comme nous, grâce à l'exploit de leur vie ont atteint la déification, devenant comme le Christ. Nous les prions, car ils ont suivi la voie que nous essayons de suivre. Et l'expérience de beaucoup de témoins chrétiens témoigne du fait que les saints entendent nos prières et y répondent.
Je tiens à mentionner très brièvement un phénomène négatif lié à la vénération des saints. Les faits, c'est que certaines personnes considèrent les saints un peu comme les païens considéraient leurs dieux, sur le principe suivant "Quel saint peut aider pour telle chose ?" De telles personnes vont à l'église et demandent: "A quel saint dois-je mettre un cierge afin d’obtenir un appartement?" "Quel saint devrais-je prier pour un mal de dents", etc. 
Nous devons nous rappeler que les saints ne sont pas des sortes d'idoles dont on peut obtenir quelque chose de spécial. Les saints ne sont pas des spécialistes pour trouver des appartements, guérir les maux de dents, ou d'autres choses semblables. Il y a, bien sûr, des saints qui furent médecins au cours de leurs vies, et nous nous tournons vers eux avec des appels à la guérison, comme le saint mégalomartyr Pantéléimon. Et, en effet, par les prières de ces saints de nombreuses guérisons se produisent. Mais en aucun cas on ne doit considérer les saints comme des sortes de fétiches: on ne doit pas remplacer la prière aux saints, comme adressée à des personnes qui ont atteint la perfection spirituelle et qui peuvent nous aider dans la prière, avec la prière aux saints comme des sortes d'idoles qui ne sont nécessaires que pour atteindre une aide spécifique.
Les saints sont avant tout nos amis célestes, qui peuvent nous aider à progresser sur la voie du salut, sur le chemin de Dieu. Et seulement en second lieu, sont saints ceux qui peuvent nous aider dans les questions spécifiques de tous les jours.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mardi 12 août 2014

Exhortation de saint Païssi [Vélitchkovsky] à ses enfants spirituels

SaintPaisius2012_web

Je vous implore et vous exhorte, mes pères frères et enfants bien-aimés à faire ce qui suit: Aimez le Seigneur de toute votre âme et de tout votre cœur. Soyez justes et droits, dociles, la tête baissée et votre esprit tourné vers le ciel. 
Ayez de la contrition envers Dieu et envers les hommes. Soyez consolateurs des affligés, patients dans les épreuves, et ne soyez pas adonnés à l'irritation; soyez bons, miséricordieux, nourriciers des pauvres, recevez les étrangers, soyez tristes pour les péchés, joyeux en Dieu, ayez faim et soif, soyez doux, patients, n'aimez pas la gloire, ni l'or, aimez votre prochain, ne soyez pas hypocrite, ou fier, aimez le labeur pour l'amour de Dieu, soyez silencieux, agréables dans vos réponses, fervents dans le jeûne, les prières fréquentes, les veilles, et le chant des psaumes, soyez sages. Ne jugez aucun homme, mais condamnez-vous. Et ainsi, vous serez l'enfant de l'Evangile, le fils de la Résurrection, l'héritier de la vie en Jésus-Christ notre Seigneur. A Lui est l'honneur et la puissance et l'adoration, avec le Père et l'Esprit Très Saint, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

*

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

jeudi 7 août 2014

Métropolite Hilarion [Alfeyev]: La prière à la Mère de Dieu




Les chrétiens orthodoxes prient non seulement Dieu, mais aussi la Mère de Dieu et les saints. Cette pratique de la prière dans l'Église orthodoxe diffère, par exemple, de la pratique des communautés protestantes. Les protestants ne reconnaissent pas la prière à la Mère de Dieu et aux saints. Ils disent: nous n'avons pas besoin d'intermédiaires pour nous approcher de Dieu. C'est une remarque juste - nous n'avons pas besoin des "intermédiaires" - mais la conclusion tirée de ceci est erronée. Après tout, nous ne prions pas la Mère de Dieu à une sorte de niveau intermédiaire entre nous et Dieu; nous prions vers elle, parce qu'elle est la Mère de Dieu, car il est impossible de la séparer de son divin Fils.
Lorsque j'étais étudiant en Angleterre, mon professeur - un évêque orthodoxe âgé - m'invitait souvent pour des études dans sa maison. J’allais chez lui, et sa mère âgée m’ouvrait la porte. Imaginez si je ne l'avais pas saluée, si je ne l'avais pas remarquée, mais que j'étais passé devant elle dans la maison en disant: "Je n'ai pas besoin de tous les intermédiaires; Je ne m'occupe que de l'évêque." Il me semblait parfaitement naturel que, ayant affaire au fils, j'avais aussi affaire avec la mère. Bien sûr, cet argument est d'un caractère purement profane.
Il y a aussi des arguments plus sérieux. Le plus important d'entre eux est l'expérience de millions de personnes qui montrent que la Mère de Dieu est à l'écoute de leurs prières et leur répond; qu'elle aide les gens; et, d'ailleurs, qu'elle est en effet un intercesseur pour les personnes devant son Fils et Dieu.
La Mère de Dieu est inséparable du Sauveur; son exploit spirituel [podvig] est inséparable de celui de son Fils. Considérez que quand l'Ange du Seigneur descendit du ciel pour lui dire: tu concevras dans ton sein, et tu enfanteras un fils (Luc 01:31), l'Incarnation dépendait de son accord ou de son désaccord. Elle aurait pu dire "non", mais elle a dit "oui". 
Elle a élevé l'enfant, L'a amené au Temple en sacrifice à Dieu; elle a traversé toute sa vie terrestre à côté de Lui. Quand le Christ a été crucifié, elle se tenait à la Croix, parce qu'elle ne pouvait pas être séparée de Lui. Elle était avec Lui même dans Sa souffrance la plus terrible, car elle est devenue participante à son exploit.
Quand le Seigneur était sur ​​la croix, Son disciple bien-aimé était à côté de Lui, et Il lui dit: Femme, voilà ton fils! Et à son disciple Il dit: Voilà ta mère (Jean 19: 26-27). Il a ainsi, en quelque sorte, donné non seulement à Son disciple bien-aimé, mais à tous Ses disciples, sa protection et sa garde. A partir de ce moment, elle, comme Mère de son Fils, est devenue aussi Mère de Ses disciples, c'est-à-dire la Mère de l'Eglise. Et nous nous tournons vers elle comme vers notre Mère et la Mère de l'Eglise.
Nous disons dans la prière à la Mère de Dieu: "Très Sainte Génitrice de Dieu sauve-nous!" Cela ne signifie pas que nous la considérons comme notre sauveur. Le Sauveur est le Christ. Mais nous confessons son implication dans le mystère du salut, sa participation à ce mystère. Et nous comprenons que le salut est possible pour nous parce que la Mère de Dieu a exprimé son accord avec la parole de Dieu adressée à elle. Et, grâce à son consentement, nous avons accès à son Fils et à son Dieu, notre Père céleste.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mercredi 6 août 2014

Métropolite Hilarion [Alfeyev]: La prière du Seigneur/ Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Malin



Adam Eve Temptation
Qu'est-ce que la tentation et qui est le Malin?
La tentation est une épreuve qui nous est soit envoyée par Dieu, ou qui vient du Diable, mais elle est permise par Dieu. Chaque tentation pour nous est une sorte de test d'endurance. Et parfois, nous passons ce test, et parfois nous ne le faisons pas. 
Lorsque nous demandons à Dieu: "Et ne nous soumets pas à la tentation," c’est comme si nous disions à Dieu: "Ne nous envoie pas une épreuve au-delà de nos forces; envoie-nous le genre d’épreuve que nous pouvons traiter, de sorte que les épreuves et les tribulations que Tu envoies ne nous écrasent pas ou ne tuent pas notre foi."

Le Malin est le Diable, l'ennemi de la race humaine. En ce qui concerne le Diable, il faut éviter deux extrêmes. Certains ont tendance à nier l'existence du Diable et des démons. Ces personnes - croyantes ou incroyantes - ne reconnaissent pas l'existence réelle dans ce monde de pouvoirs maléfiques, et non pas de plus en tant que puissances abstraites, mais comme des êtres vivants, parce que le Diable et les démons, comme les anges, sont des êtres vivants réels.

Il est un autre extrême, surtout répandu chez les croyants et les gens qui fréquentent l’Eglise, par lequel les gens exagèrent l'importance du Diable, quand on a tellement peur des actions du Diable et des puissances du mal, qu'on vit dans un état ​​de semi paralysie. D'où la crainte commune parmi les croyants du mauvais œil, de la magie noire, etc. De là vient une approche timide de la vie, où l’on a peur de tout, où l’on voit des menaces partout, et où l’on ne peut pas vivre de façon créative, librement et pleinement.
Nous devons nous rappeler que le Malin, bien sûr, a du pouvoir et peut avoir un impact négatif, même dévastateur sur nos vies, mais seulement lorsque nous nous lui permettons d'accéder à nous. Le Diable est impuissant là où il n'est pas invité, où sa présence n'est pas souhaitée.
Si une personne va à l'église, prie, porte une croix, et fait le signe de croix; si elle accomplit les commandements de Dieu et s’abstient de commettre des péchés, alors le Diable est impuissant et n'a pas sa place dans une telle personne. 
Quand le Diable gagne-t-il de la force? Quand on ouvre les vannes et les portes de sa maison; lorsque, par exemple, on tombe dans une passion donnée: par exemple, quand on devient dépendant de la drogue ou de l'alcool. Le danger de l'alcoolisme n'est pas que les gens boivent plus de vin qu'ils ne devraient; c'est qu'il les affaiblit et ouvre la voie au Diable pour pénétrer à l’intérieur de leur âme.
Par conséquent, lorsque nous prions Dieu en disant: "Délivre-nous du Malin," nous demandons qu'Il nous accorde toujours le pouvoir de nous abstenir de ce qui donne au Malin un pouvoir sur nos vies. Et si nous comprenons cela, alors ni le Diable, ni aucune autre puissance des ténèbres, ni la magie noire, ni rien de semblable ne peut avoir un effet quelconque sur nous.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mardi 5 août 2014

Métropolite Hilarion [Alfeyev]: La prière du Seigneur/ Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien



On Prayer XXVII: “Give Us This Day Our Daily Bread”
Nous pouvons nous tourner vers Dieu avec une grande variété de demandes. Nous pouvons lui demander non seulement ce qui est sublime et spirituel, mais aussi ce qui est essentiel pour nous sur le plan matériel. Le "pain quotidien" est ce avec quoi nous vivons; c'est notre nourriture quotidienne. 
En outre, dans la prière, nous disons: "Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien." En d'autres termes, nous ne demandons pas à Dieu de nous fournir tout le nécessaire pour tous les jours suivants de nos vies. Nous lui demandons de la nourriture pour ce jour, sachant que s’Il nous nourrit aujourd'hui, alors Il nous nourrira aussi demain. En prononçant ces mots, nous exprimons notre confiance en Dieu: nous lui faisons confiance dans notre vie d'aujourd'hui, tout comme nous lui faisons confiance pour demain.
Les mots "pain quotidien" indiquent ce qui est nécessaire à la vie, et rien d’excessif. On pourrait se mettre sur la voie de la thésaurisation et, ayant tout ce qu'il faut - un toit au-dessus de sa tête, un morceau de pain, et un minimum de biens matériels - commencer à s'engager dans la thésaurisation et le luxe. Ce chemin mène à une impasse, car plus on accumule et plus on a d'argent, plus on sent le vide de la vie, estimant qu'il y a d'autres besoins qui ne peuvent être satisfaits avec les biens matériels. Ainsi, le "pain quotidien" est ce qui est essentiel. Ce n'est pas une limousine, ni un palais, ni des millions de dollars - c'est ce sans quoi, ni nous, ni nos enfants, ni nos parents ne pouvons vivre.
Certains comprennent les mots "pain quotidien" dans un sens plus élevé: comme "super essentiel." Les Pères de l'Église grecque en particulier, ont écrit que "le pain super essentiel" est le pain qui descend du ciel - en d'autres mots, le Christ Lui-même, que les chrétiens reçoivent dans le mystère de la Sainte Communion. Une telle compréhension est également justifiable, car en plus du pain matériel, il faut aussi du pain spirituel.
Tout le monde peut investir son propre contenu dans le concept de "pain quotidien". Pendant la guerre, un garçon priait: "Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien", parce que sa nourriture principale était du pain sec. La principale chose nécessaire pour que ce garçon et sa famille se maintiennent en vie était du pain sec. Cela peut paraître drôle ou triste, mais cela montre que tout le monde - jeunes et vieux - demande à Dieu ce dont il a le plus besoin par-dessus tout, ce sans quoi il ne peut pas vivre un seul jour.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

lundi 4 août 2014

Métropolite Hilarion [Alfeyev]: La prière du Seigneur/ Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel



On Prayer XXVI: “Thy Will Be Done, on Earth as it is in Heaven”
Comme nous prononçons ces paroles à la légère! Et combien très rarement nous ne reconnaissons pas que notre volonté peut ne pas coïncider avec la volonté de Dieu. Après tout, parfois Dieu nous envoie la souffrance, mais nous nous révélons incapables de l'accepter comme envoyée de Dieu, et nous maugréons avec indignation. 
Combien de fois les gens, vont vers un prêtre, et disent: «Je ne peux pas être d'accord avec ceci ou cela; Je comprends que c'est la volonté de Dieu, mais je ne peux pas l’accepter. "Que peut-on dire à une telle personne? On ne peut pas de dire que, apparemment, en disant la prière du Seigneur, il a besoin de remplacer les mots "Que Ta volonté soit faite" par "que ma volonté soit faite"!
Chacun de nous doit se battre pour que notre volonté corresponde avec la bonne volonté de Dieu. Nous disons: "Ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel", c'est la volonté de Dieu, ce qui est déjà accompli dans le Ciel, dans le monde spirituel, doit également être accompli ici-bas, sur terre - et surtout dans notre propre vie. Et nous devrions être prêts à suivre en tout la voix de Dieu. Il faut trouver la force en soi de renoncer à sa propre volonté pour le bien de l'accomplissement de la volonté de Dieu. Souvent, pendant la prière, nous demandons une chose à Dieu, mais nous ne la recevons pas. Et puis, il nous semble que notre prière n'a pas été entendue. Nous devons trouver la force en nous d'accepter ce "refus" de la part de Dieu comme Sa volonté.
Rappelons-nous le Christ, Qui, à la veille de Sa mort, a prié Son Père en disant: Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Et il vint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et il dit à Pierre: Vous n'avez donc pu veiller une heure avec moi! Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible. Il s'éloigna une seconde fois, et pria ainsi: Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite! (Matthieu 26:39-42)
Telle devrait aussi être notre relation à la volonté de Dieu. Si nous pensons que quelque affliction vient sur notre chemin et que nous aurons à boire une coupe pour laquelle nous ne pourrions pas avoir de force, nous pouvons dire: "Seigneur, si c'est possible, épargne-moi cette coupe de douleur, qu'elle s’éloigne de moi" mais, comme le Christ, nous devrions conclure notre prière avec les mots: "mais non pas ma volonté, mais que la Tienne soit faite."
Nous devons nous comporter avec Dieu avec confiance. Les enfants demandent souvent à leurs parents une chose que ces derniers ne leur donnent pas parce qu'ils la considèrent comme dangereuse. Les années passent, et on comprend à quel point les parents avaient raison. Il en va de même avec nous. Le temps passe, et nous comprenons tout à coup à quel point ce que le Seigneur nous a envoyé était beaucoup plus bénéfique était par rapport à ce que nous avions voulu obtenir selon notre propre volonté.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après 

jeudi 31 juillet 2014

La prière du mainate (R)




Le Saint Staretz Ambroise d’Optino, un des ascètes les plus célèbres de l’Eglise Russe, insistait beaucoup sur la pratique de la prière de Jésus. Il avait pris pour règle de vie, le conseil de saint Jean Climaque: "Fustige tes ennemis avec le Nom de Jésus, car il n’est pas d’arme plus puissante dans les cieux ou sur la terre." Il narrait de nombreuses anecdotes pour montrer l’importance de la prière mentale. En autres récits il avait l’habitude de raconter cette histoire très édifiante:
“ Un certain chrétien pieux avait un mainate chez lui, et il lui apprenait à parler. L’oiseau apprit aussi les paroles “ Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi!” que répétait souvent son maître. Par une belle journée d’été, l’oiseau trouvant la fenêtre ouverte, s’envola dans la rue. Alors un faucon le vit du haut du ciel et fondit sur lui. Le mainate surpris par l’attaque, n’eut d’autre cri que la prière et le faucon -chose admirable- se retira aussitôt comme si quelqu’un le chassait.
Que remarquons-nous-là? concluait le Staretz, sinon que même si la prière de Jésus est dite inconsciemment, elle produit des fruits et rend possible l’impossible.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après Watchfulness and Prayer,
Publication du Monastère de St. Grégoire Palamas
Koufalia, THESSALONIQUE, 1992