"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 16 juin 2024

Avocat Amsterdam : Après le sommet suisse, le gouvernement ukrainien prévoit de réprimer l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique

Maître Amsterdam 

L'avocat américain de l'UOC s'est dit préoccupé par le sort de l'avocat et archiprêtre Nikita Chekman, qui représente l'Église ukrainienne orthodoxe [canonique]dans de nombreuses affaires judiciaires engagées par la SBU ( GPU ukrainien].

Le chef de la société internationale de défense des droits de l'homme "Amsterdam & Partners LLP", Robert Amsterdam, a déclaré qu'après le "Sommet de la paix" qui se déroule actuellement en Suisse, les autorités lanceront une nouvelle vague de répression contre l'Église orthodoxe ukrainienne [canonique]. Il a écrit à ce sujet sur son compte X.

"J'ai été informé par de multiples sources que le gouvernement ukrainien prévoit une vague agressive de répression contre les membres de  l'Eglise
orthodoxe ukrainienne canonique à la fin de la conférence de paix suisse", a écrit Amsterdam.

Il a également déclaré qu'il était très préoccupé par son collègue, l'avocat Nikita Chekman, qui est une cible potentielle. "Nous soutenons l'Ukraine, nous soutenons sa défense. Mais cette guerre ne peut jamais servir de prétexte à l'impunité pour que l'administration Zelenskyy enfreigne la loi et viole les droits de l'homme", a écrit l'avocat de  l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique.

Comme l'a rapporté précédemment l'Union des Journalistes orthodoxes, Amsterdam a déclaré qu'une guerre "illimitée" a été déclarée contre l'Église orthodoxe ukrainienne.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Union of Orthodox Journalists

DIMANCHE APRÈS L'ASCENSION

Dimanche des Pères du premier concile œcuménique 

en 325 après J.-C.

Il s'agit d'une tentative de donner un aperçu historique du Concile, qui s'est tenu à Nicée en l'an 325, à la demande de l'empereur Constantin. L'administration de l'Empire romain comportait plusieurs niveaux d'autorité. Constantin est devenu empereur d'Occident en 306, mais n'est devenu empereur unique qu'en 324, date à laquelle il a déplacé le centre de l'administration de Rome à Byzance, ville située sur le Bosphore, rebaptisée Constantinople.

Saint Constantin


L'ancienne religion païenne de Rome était polythéiste à l'extrême, avec de nombreux dieux. L'ajout de nouveaux dieux n'était pas inhabituel. Il ne fait aucun doute que certaines personnes croyaient en la réalité de ces dieux, mais l'établissement religieux comportait un autre élément. Il était considéré comme un facteur d'unification, rassemblant tous les peuples de l'empire. Les chrétiens introduisirent une note dérangeante avec leur insistance intransigeante sur l'existence d'un seul vrai Dieu. Pire encore, ils qualifiaient les idoles païennes de faux dieux et étaient ravis d'approuver la destruction des idoles et des temples païens. Cela était considéré comme un désordre civil qui menaçait la stabilité de l'État, d'où la sévère persécution des chrétiens. L'édit de Milan, en 313, accorda la liberté et la reconnaissance juridique aux chrétiens, bien que le principe de tolérance ait été établi quelques années auparavant. Il s'agissait en fait d'une évolution assez révolutionnaire, qui a dû être accueillie avec inquiétude  par certains administrateurs civils. L'édit de Milan n'a pas immédiatement fait du christianisme la religion officielle de l'empire, mais il a amorcé le processus dans cette direction.

Gardez à l'esprit le concept subliminal selon lequel la religion est le facteur qui apporte l'harmonie et la stabilité à l'État. Constantin aurait hérité de cette idée et aurait considéré que le christianisme remplissait ce rôle, mais il n'était pas théologien. Le débat théologique contemporain, la controverse arienne, n'était donc pas le bienvenu pour lui et ses implications n'ont probablement pas été pleinement comprises. La solution à ce problème fut la convocation d'un concile général pour rechercher un consensus sur la question. Arius était un prêtre d'Alexandrie qui était un prédicateur populaire. Il sapa la croyance selon laquelle le Christ, Dieu le Fils, est co-éternel avec Dieu le Père, Le réduisant ainsi au statut d'être créé. Quelques mois avant la convocation du concile général, un concile régional se tint à Antioche sous les auspices des patriarches Eustathe d'Antioche et Alexandre d'Alexandrie pour traiter de la controverse, mais il ne permit pas de mettre fin au problème.  Constantin envoya donc quelque 1 800 invitations aux évêques de l'empire, dont environ un millier en Orient et huit cents en Occident. 

St. Osions de Cordoue

La tradition veut que 318 évêques aient participé au concile général, dont les patriarches d'Antioche et d'Alexandrie, les évêques Osions de Cordoue, Eusèbe de Césarée, Nicolas de Myre et Hilaire de Poitiers, et bien d'autres encore. 

St. Nicolas de Myre


Les évêques ne voyageaient pas seuls, mais pouvaient être accompagnés de deux prêtres et de trois diacres. Dans l'ensemble, il s'agissait d'une entreprise complexe et coûteuse. Il aurait été normal que le hiérarque local préside un tel rassemblement mais, dans ce cas, il s'agissait d'Eusèbe de Nicomédie, dont les sympathies ariennes étaient bien connues. En fait, c'est Osios de Cordoue qui présida le concile, qui débuta le 20 mai 325. Parmi les évêques présents, seuls 22 étaient des partisans de l'arianisme, dont Eusèbe de Nicomédie était le plus important. Il était donc inévitable que l'arianisme soit condamné comme hérésie. La formulation du Credo de Nicée  formalisa cette condamnation et fut acceptée pratiquement à l'unanimité par tous les évêques, y compris Eusèbe de Nicomédie, Eusèbe de Césarée, Maris de Chalcédoine et d'autres qui avaient auparavant des sympathies ariennes, après environ un mois de délibérations. Seuls deux évêques de Libye, partisans d'Arius depuis le début, n'approuvèrent pas  le texte du Credo. 

Le concile aborda également la question de la célébration de la Pâque et  établit une vingtaine de canons (lois ecclésiastiques régissant les questions disciplinaires), mais ces sujets sont trop complexes pour être expliqués dans le cadre de cette brève étude. Le concile ne fut pas le succès escompté par Constantin, car il n'établit pas un ordre et une harmonie complets entre l'Église et l'État. 

L'arianisme refit surface et le reste du IVe siècle fut troublé. Les activités de l'empereur Julien l'Apostat et d'autres, qui cherchaient à ramener le paganisme, apportèrent un élément perturbateur supplémentaire au problème. Toutefois, le premier concile œcuménique établit des normes et des principes essentiels pour régir le développement futur de la vie de l'Église.   

+

St. Apôtre Paul

La lecture apostolique d'aujourd'hui est Actes 20 : 16-18. Elle nous donne un aperçu de l'activité missionnaire de saint Paul. Il se rendit à Éphèse, qui était un point de rencontre culturel entre l'Orient et l'Occident, et mit en garde la communauté ecclésiale contre le danger que représentaient les hérétiques ou les loups nuisibles, comme il les appelait. Ces ennemis de la vérité peuvent venir de l'extérieur de l'Église ou surgir de ses propres rangs. Le saint apôtre conclut en rappelant l'avertissement du Seigneur selon lequel il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. 

La lecture de l'Évangile est Jean 17, 1 - 13, qui fait partie de la très longue première lecture de l'office des Douze Évangiles (Matines du Vendredi saint). 

St. Apôtre Jean


Dans ce passage, saint Jean est le plus théologique, ce qui le rend difficile à résumer car le commentaire est beaucoup plus long que le texte de ces versets dans l'Évangile. On peut se demander pourquoi, si le Christ est Dieu, il a besoin de prier. La même question peut être posée à propos de Son baptême. Tout au long de son ministère terrestre, le Christ enseigne, mais pas seulement avec des mots. Dans certains domaines, il enseigne par l'exemple, c'est-à-dire qu'étant pleinement humain, il fait ce qu'il veut que nous imitions. Cependant, certains mots sont profondément significatifs : "Tout ce qui est à moi est à toi et tout ce qui est à toi est à moi". Il se réfère aux disciples d'une manière qui explique sa divinité et l'égalité des personnes de la Trinité. 

Théophylacte dit : "Si le Fils était moins que le Père, il n'oserait pas dire : "Tout ce qui est à toi est à moi". Le maître possède tout ce que possède son serviteur, tandis que le serviteur ne possède rien de ce que possède son maître. Ici, au contraire, ce que le Père a, appartient au Fils. Et ce que le Fils a, appartient au Père. Ainsi, le Fils est "glorifié" dans tous ceux qui appartiennent au Père, car l'autorité du Fils sur toute la création est égale à celle du Père. 

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après


in Mettingham. 

ENGLAND

*



Sainte Clotilde, reine de France née à Genève
Fête le 3/14 juin

Clotilde, future reine des Francs, naquit à Lyon vers 470. 

Son souvenir, dans notre histoire nationale, demeure attaché à un double évènement : la bataille de Tolbiac et le baptême de Clovis. La tradition rapporte que Clovis, ayant invoqué en vain ses dieux païens, en appela au Dieu de Clotilde quand ses soldats luttaient contre les Alamans. 

Ayant vaincu, le roi des Francs décida de se convertir. Fille de Chilpéric, roi des Burgondes, Clotilde est élevée à Genève. Bien que chrétienne, elle est demandée en mariage par le jeune Clovis qui est païen. On assure que ce fut, en cette période de barbarie, un mariage d'amour, plein de tendresse et de respect mutuel. 

Clovis autorisa le baptême de leurs enfants, puis se convertit à la foi chrétienne, recevant le Baptême à Noël 496 à Reims, des mains de l'évêque saint Remi. Ainsi le mariage de Clovis et de Clotilde et l'influence conjuguée de la jeune reine et de l'évêque sur le catéchumène (candidat au baptême) ont marqué l'entrée du peuple des Francs dans la religion du Christ.

Le bonheur de Clotilde ne sera pas un conte de fées. Sa vie est traversée d'épreuves redoutables. Elle devient veuve à moins de quarante ans. Elle aura la douleur de voir mourir son fils Clodomir de manière abominable, puis de voir deux autres fils, Clotaire et Childebert, égorger les enfants de leur frère. 

Blessée pour toujours dans son coeur de mère, la reine Clotilde s'enfuit de la Cour et se retire dans la ville de Tours, pour trouver réconfort et paix près du tombeau du saint Martin. Enfouie dans la prière et le silence, soucieuse avant tout de rencontrer le Christ dans l'humilité, elle retourne à son Seigneur le 3 juin 545. Des reliques de la sainte reine sont conservées à Paris, dans la basilique qui porte son nom. Clotilde fut inhumée d'abord auprès de Clovis son époux dans une église située au lieu de l'actuel Panthéon. 

Clotilde est un nom d'origine germanique qui signifie "gloire" (hrod) et "combat" (hild).



Ton 1 
Tropaire à sainte Clotilde, reine,
(Natalice en 545 A.D.)

Epouse de Clovis que tu as converti,*
Tu fus veuve et tu vis tes fils se déchirer.*
Alors tu te retiras en ville de Tours,*
Auprès du tombeau du saint évêque Martin.*
Et tu finis ta vie dans la paix du Seigneur.*
Sainte Clotilde, prie-Le pour notre salut!


samedi 15 juin 2024

La Communion du lépreux!


 



Une autre histoire prouve la foi et la piété indubitables que le pieux Nicolas Planas avait dans l'accomplissement de ses devoirs sacrés.


Là, dans sa paroisse, dans une rue étroite, se cachait un lépreux dans un état grave. Ses lèvres avaient été détruites à cause de la terrible maladie.


Un jour, le père alla lui donner la Sainte Eucharistie, mais sa bouche détruite ne pouvait pas recevoir le Saint Corps du Seigneur, qui  tomba à côté. Sans hésitation, le père se pencha et prit dans sa bouche la gemme divine qui était tombée et la consomma.


Ceci pour être entendu par ceux qui hésitent à communier parce qu'ils ont peur des microbes !

C'est en effet un grand blasphème ! Le Dieu des vivants et des morts, qui a fait que le ciel et la terre vaincu par des microbes ! C'est un non-sens de la ténébreuse impiété.

En ce qui concerne cet homme malade, il fut découvert par la police et envoyé à l'asile pour les lépreux avec sa fille qui avait également été infectée et qui avait vu ses doigts détruits par la maladie. 

Malgré cela, le père [Saint Nicolas (Planas)] ne subit aucun préjudice.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après


vendredi 14 juin 2024

Prêtre Constantin Sturzu: Ayons faim et soif de LUI

 



La nourriture est un acte qui peut nous rapprocher ou nous éloigner de Dieu et de nos semblables.

En soi, toute contrainte, toute pratique ascétique ne signifie rien.

Les apôtres ont été condamnés une fois parce qu'ils ne jeûnaient pas, mais le Sauveur a expliqué pourquoi : « Comment les invités de l'époux pourraient-ils se lamenter pendant qu'il est avec eux ? Le temps viendra où l'époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront (Matthieu 9, 15).

Nous jeûnons pour retrouver Dieu et être plus libres de nous unir à Lui.

Notre cœur se tourne beaucoup plus facilement vers la prière lorsque nous mangeons peu et seulement des aliments légers.

C'est la raison pour laquelle nous renonçons à certains aliments et non pas parce que quelque chose ne convient pas en eux.

Nous n'avons besoin d'aucun pseudo-argument pour jeûner et nous abstenir.

Le désir de Dieu seul suffit.

Ayons faim et soif de Lui !


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY

jeudi 13 juin 2024

Saint Théophane le Reclus: Les mauvaises pensées


C'est du cœur que naissent les mauvaises pensées.


Mais d'où viennent-elles dans le cœur ? Leur racine est dans le péché qui vit en nous et leur distinction, leur multiplication et leur variété viennent de notre propre volonté.

Que faire alors ? Pour commencer, coupez tout ce qui est lié à votre volonté. C'est comme si l'on arrachait les feuilles d'un arbre, que l'on coupait ses branches et son tronc jusqu'à la racine.

Ensuite, ne laissez pas apparaître de nouvelles pousses et la racine se desséchera. En d'autres termes, ne permettez pas aux mauvaises pensées d'émerger de votre cœur et celles qui en sortent les coupez-les et repoussez-les, et le péché qui vit en nous, ne recevant pas de nouveaux renforts, s'affaiblira et deviendra complètement impuissant : Soyez sur vos gardes, restez éveillés. La vigilance doit être associée au discernement.

Du cœur ne sortent pas seulement les mauvaises choses, mais aussi les bonnes. Cependant, toutes les bonnes choses que notre cœur inspire ne doivent pas se réaliser. Ce qui doit être réalisé est décidé par le discernement. Le discernement est le couteau du jardinier qui coupe certaines branches et en greffe d'autres.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY

mercredi 12 juin 2024

Etre d'abord au service des autres

Saint Prophète Elie

Élie lui dit : « N'aie pas peur, rentre chez toi et fais ce que tu as dit.  Mais fais d'abord un petit pain pour moi avec ce que tu as et apporte-le-moi, puis fais quelque chose pour toi et pour ton fils' » (1 Rois : 17:13)

Méditation :

Quelle image étonnante ! Le prophète Élie s'adresse à la femme affamée et lui dit, dans l'attente du bien futur, de l'avoir d'avance. Son premier acte devait s'exprimer dans le don, et non dans l'acquisition. Elle devait d'abord travailler pour le bien d'autrui, pour le prophète : « Fais-moi d'abord un pain ». Ne nous en étonnons pas, ne voyons pas dans ces paroles l'indifférence du prophète à l'égard du besoin d'autrui ou l'oubli de la douleur d'autrui.

Au contraire, c'était l'expression de la compréhension la plus sensible du besoin d'une personne. 

L'abnégation doit être notre premier besoin, tant dans le monde spirituel que matériel. Tous nos chagrins viennent du fait que nous nous préoccupons trop de nous-mêmes. Lorsque nous nous concentrons sur nos difficultés et nos épreuves personnelles, nous ne recevons pas le soulagement souhaité. Mais en nous consacrant aux difficultés des autres et en essayant d'alléger le fardeau d'autrui, notre propre fardeau s'allège considérablement. En nous donnant aux autres, nous trouvons un remède à notre propre malheur.  En toutes circonstances, nous devons nous rappeler que les blessures des autres sont ouvertes, tout comme les nôtres, que les nuages sombres qui planent au-dessus de nos têtes projettent les mêmes ombres à côté de nous, et que nos frères, tout comme nous, ont besoin de soulagement, d'encouragement, d'affection et d'amour. 

Notre chagrin même nous apporte un grand cadeau : le don de la compassion. Offrons ce cadeau, répandons-le généreusement, et notre force en sera doublée. 

Sortons de nous-mêmes, oublions-nous, et alors, en revenant dans notre lieu intérieur de prière, nous le trouverons déjà illuminé par une nouvelle lumière et décoré d'un nouvel éclat, l'éclat de l'Esprit du Seigneur, l'éclat de l'Amour de Dieu.

Pour le prophète, homme fort et indépendant, il n'était peut-être pas facile de demander du pain à la pauvre veuve ; et il n'était pas facile pour elle d'oublier temporairement son besoin et de servir un autre dans son dénuement. 

Mais tous deux se sont soumis à la volonté de Dieu et cela leur a apporté un grand bien. Le prophète obéissant et humble est devenu le moyen d'un grand miracle, et la pauvre femme, désespérée et appauvrie, a vu dans ce miracle l'amour et l'attention de Dieu Lui-même à son égard. C'est ce qui arrive toujours lorsque, sans soutien visible, l'âme suit le chemin de l'obéissance.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Orthodox Cathedral St. John the Baptist

Washington

DC

mardi 11 juin 2024

« La Prière de Jésus selon les moines du Mont Athos », un nouveau livre de Jean-Claude Larchet paru aux éditions Salvator



Le Mont Athos est depuis plus de dix siècles « l’écrin de la Prière de Jésus »

Les grands spirituels athonites contemporains, dont les enseignements et les témoignages sont présentés ici, sont parmi les meilleurs héritiers de la tradition qui l’a transmise, mais aussi parmi ses meilleurs praticiens et en conséquence parmi ceux qui sont les plus aptes à en parler de manière adéquate. Ayant consacré la plus grande partie de leur vie à cette pratique (que certains considèrent avec humour comme étant leur « métier ») et ayant franchi toutes les étapes et les difficultés qui lui sont inhérentes et qui mènent à son accomplissement, leurs propos ne sont pas théoriques, mais fondés exclusivement sur leur expérience intime, ce qui leur donne une simplicité, une fraîcheur et un poids que n’ont pas les études historiques ou les synthèses abstraites. Leurs charismes confirment la valeur de leur expérience, et la sainteté de plusieurs d’entre eux a d’ores et déjà été reconnue par l’Église.

La première de ce livre, intitulée « La Prière de Jésus selon les grands spirituels athonites du XXe siècle » est un exposé synthétique qui présente successivement : 1) la nature et but de la Prière de Jésus (sa formule, ses avantages, son but, les modalités de sa pratique, ses étapes, la synergie qu’elle implique de l’effort humain et de la grâce divine ; 2) son contexte et ses présupposés orthodoxes (sa différence avec des pratiques analogues – yoga, méditation…–, ses prérequis ecclésiaux, ses prérequis et concomitants ascétiques) ; 4) ses fruits spirituels (et secondairement ses effets positif sur le psychisme et le corps).

La seconde partie, qui occupe le plus grand nombre de pages, intitulée « Petite Philocalie athonite contemporaine de la Prière du cœur », est un recueil des enseignements sur ce sujet de grands pères spirituels et higoumènes athonites du XXe et du XXIe siècles. Cette anthologie comporte un certain nombre de textes inédits en français ou qui ont fait l’objet d’une traduction nouvelle.

Cet ouvrage paru aux éditions Salvator, est le premier volume d’une nouvelle collection, « Voix de l’Orthodoxie », patronnée par le père Jivko Panev. Jean-Claude Larchet, La Prière de Jésus selon les moines du Mont Athos,  Salvator, Paris, 2024, 238 pages.

L’archevêque Théodose de Sébaste : « Nous nous opposons aux provocations contre le patriarche de Moscou »


« Ces derniers temps, nous avons assisté à des provocations sans précédent contre l’Église orthodoxe russe et son chef, Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie », a déclaré l’archevêque Théodose de Sébaste du Patriarcat de Jérusalem.

Il a souligné que la majorité des auteurs de ces provocation sont des politiciens ou des représentants des médias occidentaux et qu’ils utilisent le conflit armé actuel comme prétexte pour attaquer le patriarche Cyrille et toute l’Église russe. « Nous sommes convaincus que ces accusations constituent une déformation et une falsification de la vérité et des faits. L’Église ne soutient jamais les guerres, mais appelle toujours à la paix. Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a appelé à plusieurs reprises à la paix, mais son devoir spirituel en tant que patriarche de Moscou est de défendre son pays et sa patrie, de condamner les conspirations et les plans occidentaux dirigés contre la Russie », a rappelé le hiérarque. Après avoir rappelé qu’il avait lui-même déclaré à plusieurs reprises qu’il était opposé aux guerres et qu’il espérait, entre autres, une fin rapide du conflit en question, « afin d’arrêter cette véritable tragédie humaine, dont la facture est payée par des civils innocents et sans défense », l’archevêque Théodose a poursuivi : « En même temps, nous condamnons de toutes les manières possibles l’utilisation du conflit militaire et politique comme instrument pour saper la position de l’Église orthodoxe russe, ainsi que sa mission spirituelle, humanitaire et pacifique ». Selon lui, ces tentatives constituent un « acte inacceptable et injustifiable ». « Sa Sainteté le patriarche Cyrille est le chef spirituel de l’Église russe, un fait accepté par la majorité des Églises orthodoxes, commémorant le nom de Sa Sainteté dans les saints diptyques. Par conséquent, nous percevons les provocations contre l’Église orthodoxe russe comme des provocations contre l’ensemble de l’Église orthodoxe », a souligné le hiérarque. Celui-ci a rappelé une fois de plus que les persécutions contre l’Église orthodoxe ukrainienne canonique dépendant de Sa Béatitude le métropolite Onuphre ne cessent pas. Les hiérarques et les prêtres sont persécutés, les églises sont saisies. « Récemment, le monde entier a été témoin de la scène tragique où, sur ordre des autorités ukrainiennes, une église a été démolie L’église de « la Dîme » au centre de Kiev a été rasée dans la nuit du 16 mai par les autorités ukrainiennes – Orthodoxie.com», a également mentionné Son Éminence, confessant que ces scènes lui rappelaient « les pages sombres de l’époque bolchevique – le temps des plus lourdes persécutions contre l’Église du Christ ».

Après s’être prononcé catégoriquement contre les provocations évidentes contre le patriarche de Moscou et de toute la Russie, le hiérarque de l’Église de Jérusalem a souligné : « Nous croyons que toute divergence d’opinion doit être résolue non pas par des provocations, mais par la recherche de voies de dialogue. Cependant, il nous semble que les politiciens qui se livrent à des provocations de ce type poursuivent des objectifs prémédités, qui ne prévoient aucun dialogue. Ces personnes servent des idées hostiles à l’Église orthodoxe, cherchent à enraciner les désaccords en son sein et à saper sa position dans le monde actuel ». Les attaques hostiles contre le patriarche Cyrille « et certains hiérarques  qui sont liés à cette Église sœur sont un maillon de la chaîne des persécutions qui affectent toute l’Église orthodoxe », a déclaré encore le hiérarque. Comme il l’a indiqué, la persécution est menée à la fois en Ukraine et dans d’autres pays où l’Église russe a une présence spirituelle, par exemple en Estonie. Exprimant son soutien à l’Église estonienne et à ses évêques, l’archevêque Théodose de Sébaste a également qualifié de fausses et dépassant le cadre de ses fonctions les accusations portées par le ministre estonien de l’Intérieur, Lauri Läänemets, qui, à la mi-mai, a exigé que l’Église orthodoxe estonienne du Patriarcat de Moscou reconnaisse Sa Sainteté le patriarche Cyrille comme « hérétique ». « De quel droit le ministre estonien de l’Intérieur disposait-il pour porter ces fausses accusations, car cela sort du cadre de ses compétences ? Il est absolument inacceptable qu’un fonctionnaire d’Estonie accuse le chef de l’Église russe d’hérésie. Dans l’approche ecclésiastique, le mot « hérésie » indique un écart par rapport au dogme orthodoxe et à la foi chrétienne. L’hérésie est l’altération de la foi immaculée. Chaque évêque de l’Église connaît fort bien les saints canons formulés par les Conciles œcuméniques, en particulier en ce qui concerne le dogme de la Sainte Trinité et la présence constante du Seigneur Jésus-Christ dans notre Église et notre vie spirituelle. La propagation de la foi chrétienne a eu lieu par l’intermédiaire des saints apôtres, qui se sont réunis le jour de la Pentecôte à Jérusalem, d’où ils sont partis pour prêcher depuis l’Orient jusqu’à l’Occident et jusqu’aux confins de la terre. C’est de là, de la ville sainte de Jérusalem, où tous les lieux saints associés aux événements bibliques ont été préservés, que la bonne nouvelle du Sauveur Seigneur Jésus-Christ s’est répandue, et a atteint la Terre des Russes, où son baptême a eu lieu. Puis elle a acquis la vraie foi chrétienne et la conserve à ce jour sans tache malgré toutes ses périodes difficiles et les longs siècles de persécutions. Le hiérarque a caractérisé comme insensées et irresponsables les déclarations des autorités estoniennes dont le but est d’inciter aux querelles et aux scandales dans l’Église orthodoxe, soulignant que l’ingérence des autorités politiques dans les affaires internes de l’Église orthodoxe en Estonie est absolument inacceptable.

« Nous prions pour la fin de la persécution de l’Église orthodoxe en Ukraine, en Estonie et dans d’autres pays », est-il dit dans le communiqué. « Nous comprenons tous parfaitement que notre Église orthodoxe traverse aujourd’hui des temps difficiles en raison des divisions et des désaccords internes, dont la raison principale est précisément la politique de l’Occident, puisque c’est là que l’on a cherché à imposer la création d’une Église non canonique en Ukraine, et aujourd’hui on essaie d’imposer la même chose dans d’autres pays du monde », a déclaré le hiérarque. Il a appelé les primats des Églises orthodoxes locales « à proposer des initiatives concrètes pour éliminer ces divisions et y mettre fin, ainsi qu’à s’opposer ensemble à l’ingérence politique de l’Occident dans les affaires intérieures de l’Église orthodoxe, car leur objectif n’est que d’enraciner et d’approfondir les désaccords existants au sein de l’Église ».

Réitérant son rejet des guerres dans n’importe quelle région du monde et sa position pacificatrice visant à faire prévaloir l’amour et la fraternité entre les hommes, l’archevêque Théodose a mentionné : « Mais nous nous opposons également à l’utilisation des conflits et des guerres, comme en Ukraine aujourd’hui, afin de contrer l’Église russe et son patriarche, ainsi que d’aggraver les divisions existantes dans l’Église ».

« Plus que jamais, aujourd’hui, notre Église a besoin de la miséricorde et de l’intervention de Dieu. C’est ce que nous demandons à Jérusalem, devant le Saint-Sépulcre du Seigneur pendant les saints jours de la période pascale, afin que le Seigneur protège notre Église contre tous ses ennemis, visibles et invisibles. Nous avons besoin de dirigeants ecclésiastiques sages qui feront tous les efforts possibles pour essayer de guérir la blessure de l’Église qui s’est produite à la suite de l’intervention occidentale, dont le but est d’imposer une réalité ecclésiastique anti-canonique », a conclu le hiérarque.

Source

et

Orthodoxie.com

lundi 10 juin 2024

Saint Jean Damascène: L'astrologie (R)

 Прп. Иоанн Дамаскин


" A présent les grecs déclarent que toutes nos affaires sont contrôlées par le lever et le coucher et la collision de ces étoiles, c'est-à-dire par le soleil et la lune: car c'est de ces choses que se préoccupe l'astrologie. Mais nous, nous affirmons que nous recevons de la lune et du soleil le signe qu'il va y avoir de la pluie ou une sécheresse, du froid ou de la chaleur, de l'humidité et de la sécheresse et tous les vents qui soufflent, etc, mais rien du tout qui concerne nos actions. Car nous avons été créés par notre Créateur avec notre libre arbitre et nous sommes maîtres de nos actions.
En effet, si toutes nos actions dépendaient du mouvement des planètes, tout ce que nous ferions serait fait par nécessité et la nécessité exclut la vertu ou le vice.

Mais si nous ne possédons ni vertu ni vice, nous ne méritons ni louange ni punition, et Dieu se révèlera injuste, puisqu'Il donne de bonnes choses aux uns et afflige les autres. Non, Il ne continuera pas à guider ou pourvoir aux besoins de Ses propres créatures, si toutes choses sont faites sous l'emprise de la nécessité. 

Et la faculté de raisonner sera superflue pour nous: car si nous ne sommes maîtres d'aucune de nos actions, délibérer à propos de celles-ci devient tout à fait superflue. La raison en effet, nous est donnée uniquement pour que nous nous puissions choisir librement, et il en résulte que la raison implique le libre exercice de la volonté.

Et de ce fait, nous soutenons que les planètes ne sont pas les causes des choses qui arrivent, ni l'origine des choses qui adviennent, ni la destruction de ces choses qui périssent. Elles sont plutôt des signes concernant les averses et les changements de l'air. Mais peut-être que quelqu'un peut dire que bien qu'elles ne soient pas les causes des guerres, pourtant elles en sont les signes. Et en vérité, la qualité de l'air qui est produit par le soleil, et la lune et les étoiles produit de diverses façons des tempéraments différents, des habitudes différentes et des dispositions différentes. mais les habitudes font partie des choses que nous tenons dans nos propres mains, car c'est la raison qui les régit, et les dirige et les change.

in Exposition de la Foi orthodoxe
Traduction française Claude Lopez-Ginisty
d'après la version anglaise du site

dimanche 9 juin 2024

6ème DIMANCHE DE PÂQUES

Sainte Melangell

La lecture de l'Évangile lors de la liturgie est l'histoire de la guérison de l'homme né aveugle. Le calendrier des saints nous donne également une longue liste de noms, dont celui de sainte Melangell. 

Guérison de l'aveugle-né


Dans l'Évangile de saint Jean (16-2), nous trouvons ce qui suit : « ...un temps viendra où quiconque vous tuera croira rendre service à Dieu ». Ces paroles s'adressaient bien sûr aux vivants, mais le même principe s'applique aux hommes méchants qui ont profané et détruit les reliques des saints dans ce triste pays qui est le nôtre. Dans leur illusion, ils se sont convaincus qu'ils servaient Dieu. Aujourd'hui, les pèlerinages sont de nouveau organisés mais, souvent, il faut se contenter de visiter un lieu saint alors qu'il n'y a pas grand-chose à voir. Dans certains cas, un sanctuaire a été reconstruit en utilisant des morceaux de pierre sculptée récupérés de l'ancien sanctuaire, ou un sanctuaire/monument nouvellement construit, même s'il est vide, parce que les ossements du saint ont été détruits au XVIe siècle.

Pennant Melangell
 

On pense que sainte Melangell a vécu au 7ème ou 8ème siècle, mais il n'existe aucun document à ce sujet. La tradition affirme qu'elle était originaire d'Irlande et qu'elle s'est rendue au Pays de Galles (Royaume de Powys) pour échapper à un mariage arrangé. Elle y vécut en ermite et en vierge consacrée, recevant la tonsure monastique en tant que moniale. Elle fonda ensuite un couvent à un endroit qui fut connu sous le nom de Pennant Melangell

Sainte Melangell et le lièvre

Malheureusement, la documentation hagiographique qui nous est parvenue, l'Historia Divae Monacellae, ne date que du XVe siècle et doit donc s'appuyer en grande partie sur la tradition orale. Cependant, il existe des preuves matérielles solides de la dévotion à sainte Melangell. Monacella est la forme latinisée du nom de la sainte, qui signifie littéralement petite nonne. Elle est souvent représentée avec un lièvre, car la Vie rapporte que sainte Melangell a protégé un lièvre d'un chasseur princier qui le poursuivait. Une cellule a été érigée sur sa tombe. La partie la plus ancienne de l'ancienne église date du XIIe siècle, tout comme son sanctuaire de style roman, construit en pierre. Cela suggère qu'une dévotion locale à la sainte était déjà bien établie à cette date. Au XVIe siècle, la châsse fut démantelée et la pierre fut réutilisée dans les murs autour du site de l'église. Ces morceaux de pierre sculptée ont été rassemblés et replacés dans le chœur de l'église. 

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Guérison de l'aveugle-né


Aujourd'hui, nous avons une longue lecture de l'Évangile (Jean 9, 1-38), dans laquelle saint Jean nous raconte un autre miracle du Christ : la guérison de l'homme né aveugle. Cet homme ne s'est pas approché directement du Christ, mais c'est le Seigneur qui est allé vers lui. L'homme souffrait du double fardeau d'être né à la fois aveugle et pauvre.  Bien que ses parents étaient encore en vie, ils n'étaient manifestement pas en mesure de subvenir à ses besoins et il devait donc mendier dans les rues pour survivre.

À l'époque, les gens pouvaient être très superstitieux en ce qui concerne les malformations congénitales. Les disciples font allusion à cette attitude lorsqu'ils demandent qui, du péché de l'homme ou de celui de ses parents, est à l'origine de son état. Le Christ rejette rapidement l'idée que la cécité est une punition pour le péché, mais cela ne veut pas dire que l'homme et sa famille étaient parfaits et sans péché. Non, ils étaient comme l'ensemble de l'humanité. Comme le dit la litanie des défunts, « nul ne vit sans pécher ». 

Puisque le Christ est Dieu incarné, Il aurait pu guérir l'aveugle d'une simple parole, mais il ne l'a pas fait. Au lieu de cela, il nous a rappelé à tous que nous sommes formés de la poussière de la terre en faisant une pâte boueuse de poussière du sol et en oignant les yeux de l'aveugle. Ensuite, pour tester son obéissance, il a dit à l'homme d'aller se laver les yeux. Ce geste symbolise en outre le rituel du baptême, qui permet de se débarrasser des péchés. D'autres facteurs communs à cette histoire sont que, une fois de plus, c'était le jour du sabbat. Après avoir accompli le miracle, le Christ quitta discrètement la scène.

Ses compagnons furent stupéfaits de voir que l'homme, qui était né aveugle, voyait apparemment clair. Ils le traitaient comme on traite souvent les personnes handicapées. Ils parlaient de lui comme s'il n'était pas là. Ils discutaient de son identité.  Était-il vraiment le mendiant aveugle ? Certains dirent qu'il lui ressemblait. Nous commençons à voir la force de caractère de cet homme. Quelque peu irrité, il les interrompt en disant : « C'est moi ». Leur action suivante est de rapporter cet incident aux gardiens de la loi, les Pharisiens. Cela ne semble pas être une action particulièrement amicale.

Les Pharisiens cherchaient toujours des moyens de critiquer et de s'opposer au Christ. Au début, les questions qu'ils posaient à l'homme se concentraient sur ce qu'ils considèraient comme une violation de la loi sur le sabbat. Puis ils ont changèrent d'approche. Pour nier le miracle, les Pharisiens essayèrent ensuite de prouver que le mendiant était un imposteur et qu'il n'avait jamais été réellement aveugle. Ils interrogèrent ses parents, qui semblent avoir été intimidés par les pharisiens, pompeux et imbus d'eux-mêmes. Ils se retirèrent donc en disant que leur fils était assez grand pour parler lui-même. Lorsqu'il fut appelé à parler aux Pharisiens, l'homme se montra assez audacieux, voire provocateur. Après s'être fait poser plusieurs fois les mêmes questions, l'homme retourna la situation et se montra assez insolent. Il leur  demanda s'ils voulaient encore entendre les détails pour devenir disciples du Christ. La réponse des pharisiens fut très indignée et ils firent jeter l'homme dehors. Le Christ alla chercher l'homme et l'interrogea sur sa foi.  Jusqu'à présent, l'homme, qui était auparavant aveugle, avait considéré Jésus comme un prophète ou un enseignant, mais en tout état de cause comme un simple homme, même s'il s'agissait d'un homme de Dieu. Lorsque le Christ se révéla sous sa véritable identité, l'homme tomba à ses pieds en signe d'adoration et de reconnaissance de Dieu. Le Christ toucha et ouvrit les yeux physiques de l'homme, mais Il toucha également son cœur et son esprit, ouvrant les yeux spirituels de son âme.

Les pharisiens du passé ont de nombreux homologues modernes. De nos jours, de nombreuses personnes renient ou se moquent du Christ. L'homme né aveugle devrait être une source d'inspiration pour nous. Puissions-nous toujours être prêts à nous lever et à être comptés, sans jamais avoir honte de proclamer et de défendre la vraie foi. 

Ascension du Christ
  

Le jeudi de cette semaine (13 juin), nous célébrons le jour de l'Ascension. La lecture de l'Évangile à la liturgie est Luc 24, 36-53, dans lequel l'évangéliste donne un récit assez bref de l'Ascension. Ce sont les derniers versets de l'Évangile de saint Luc, qui semble se terminer de manière assez abrupte. 

Un récit plus complet de l'Ascension se trouve dans la lecture de l'épître de la liturgie (Actes : 1 - 1-12). Ensemble, nous obtenons une image complète et nous nous souvenons que le saint évangéliste Luc est l'auteur à la fois de l'Évangile et des Actes des Apôtres. 

Le passage de l'Évangile nous rappelle l'état traumatique des disciples après la crucifixion.  Le Christ vient à eux, pour apaiser leurs craintes et démontrer que la Résurrection est vraie et qu'Il n'est pas une apparition, bien qu'Il ne soit plus limité par des murs et des portes. Non seulement Il dit « touche-moi », mais Il demande de la nourriture et la mange, ce qu'un fantôme ne pourrait pas faire. 

Le Christ commence alors à préparer les disciples à la venue de l'Esprit Saint, en expliquant le sens de tout ce qui a été écrit dans la loi de Moïse, dans les psaumes et par les prophètes. 

Soyez tranquilles et sachez que je suis Dieu (Psaume 45:10). En outre, il leur dit de prêcher à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Ces instructions n'ont pas été données à l'occasion d'un événement unique, mais dans le cadre d'un processus qui s'est déroulé pendant les quarante jours suivant la résurrection. 

À l'Ascension, on nous dit que le Christ a béni les disciples et qu'Il s'est séparé d'eux, mais il s'agissait d'un tournant. Au début, ils étaient craintifs et se cachaient. Après l'Ascension, ils sont devenus audacieux et ils se rendaient quotidiennement dans le temple pour glorifier Dieu.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après


in Mettingham. 

ENGLAND



La persécution continue dans le silence assourdissant de Constantinople!


 
UN DÉPUTÉ UKRAINIEN FÉLICITE LES EMPLOYÉS EMPRISONNÉS DU SYNDICAT DES JOURNALISTES ORTHODOXES POUR LA JOURNÉE INTERNATIONALE DU JOURNALISME

6 juin 2024

Le jour de la Journée du journaliste, le député Artem Dmytruk a qualifié le travail de vrais professionnels des médias dans les réalités d'aujourd'hui de vraiment héroïque. Le député a posté une photo des journalistes de l'Union des journalistes orthodoxes (UOJ), prise lors d'une séance d'audience, sur sa chaîne Telegram.

« Sur cette photo, il y a de vrais journalistes qui sont actuellement en détention pour des accusations fausses et fausifiées. Je ne vous souhaite qu'une chose : la résilience ! » il a écrit.

Artem Dmytruk a souhaité aux prisonniers de conscience emprisonnés de la force et de la foi dans un avenir meilleur.

« Des millions d'Ukrainiens sont avec vous, et nous continuerons tous à nous battre pour votre libération ! » a noté le député.

***

Le 14 mars 2024, six journalistes de l'Union des journalistes orthodoxes et militants des droits de l'homme, l'archiprêtre Sergiy Chertilin, Andrey Ovcharenko, Valeriy Stupnitsky, Ivan Rosada, Tatyana Bezmalenko et Vladimir Bobechko, ont été arrêtés et placés au centre de détention de la SBU soupçonnés de "travailler pour le FSB". La défense attend actuellement la nomination d'un nouveau juge, qui examinera l'affaire.

Une belle figure de démocrate

Le représentant de la SBU [GPU ukrainien]déplore qu'il n'y ait en fait aucun moyen légal de fermer l'Eglise orthodoxe ukrainienne [canonique], et pendant ce temps, le monde entier apprend la persécution de l'État à son encontre, rapporte l'Union des journalistes orthodoxes.

Viktor Yagun, chef adjoint du service de sécurité de l'Ukraine (SBU) en 2014-2015, a déclaré dans un commentaire à la chaîne de télévision Espreso que dans divers pays, il y a une prise de conscience croissante de la persécution des chrétiens. Selon lui, "la situation nécessite de contourner tous ces aspects religieux et une résolution juridique claire de la question". Yagun pense que le problème serait résolu en adoptant le projet de loi n° 8371, visant à interdire  l'Eglise orthodoxe ukrainienne [canonique], mais il n'y a aucun motif juridique à cela.

« Si nous adoptons une loi qui réglemente clairement les activités des structures religieuses affiliées au pays agresseur, le problème sera résolu très rapidement. Le problème est qu'il n'y a pas de fondement juridique. C'est quelque chose à quoi nos adversaires dans les pays où nous recherchons du soutien, principalement aux États-Unis, répondent », a déclaré l'ancien responsable de la SBU.

À son avis, un problème important est le fait que des informations sur la persécution de l'Église orthodoxe ukrainienne par les autorités ukrainiennes sont diffusées.

« Cette situation nécessite de contourner tous ces aspects religieux et une résolution juridique claire de la question. Et une résolution juridique claire dépend du parlement »,estime Yagun.

Une telle réflexion peut avoir été stimulée par la récente visite du Métropolite Tikhon (Eglise orthodoxe américaine) en Ukraine. Dimanche dernier, 3 Juin,le Métropolite Tikhon a servi la Divine Liturgie à la Laure de Potchaev. Dans son sermon après la liturgie, le Métropolite Tikhon a exprimé son soutien à Sa Béatitude le Métropolite Onuphre, chef de l'Eglise orthodoxe ukrainienne [canonique], et a appelé les autorités ukrainiennes à respecter la liberté religieuse, a rapporté l'UOJ [ Union des journalistes orthodoxes]

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN

https://orthochristian.com/160590.html

et

https://orthochristian.com/160591.html