"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mercredi 28 mai 2014

Saint Joseph d'Alep, PRÊTRE & MARTYR


Fête le 4/17 février

Le 4/17février, nous commémorons saint-Joseph d'Alep (nord de Syrie ), qui vécut à une époque dangereuse.

Au 7ème siècle, la Syrie avait été envahie par les musulmans arabes, suivis par les musulmans turcs, qui pendant des siècles tentèrent d'anéantir la religion chrétienne au Moyen-Orient. Les Turcs ottomans gouvernèrent la Syrie depuis le début du 16e siècle et, alors que le christianisme était officiellement toléré sous ce gouvernement, les chrétiens furent souvent harcelés et persécutés individuellement.

Né au milieu du 17e siècle, Joseph essaya de mener une vie calme et paisible, traitant ses voisins musulmans avec charité chrétienne. Mais sa bonté fut accueillie avec hostilité, et certains de ses voisins décidèrent de le calomnier en rapportant  à l'étranger qu'il voulait se convertir à l'islam.

Joseph ne pouvait pas laisser dire ce mensonge, alors il commença à discuter avec ces hommes et à nier cette rumeur qu'ils avaient commencée. Les hommes battirent Joseph et l'accusèrent de rejeter l'islam. Ils l'amenèrent devant les autorités locales pour l’interroger. 

Reconnaissant l'intelligence de Joseph et voyant une occasion de faire avancer la cause de l'Islam par rapport au christianisme, le juge offrit à Joseph une haute position s’il acceptait tout simplement la rumeur d'origine et reniait le christianisme en faveur de l'islam.

La foi de Joseph était trop forte pour faire une telle chose. Il commença à débattre avec le juge, accusant les musulmans de corrompre les Écritures saintes et de croire aux mythes. Il souligna qu'ils devaient même compter de voir une pleine lune pour annoncer les dates de leurs fêtes et que, si la lune était assombrie par des nuages​​, leurs pratiques seraient abolies et qu’ils seraient ridiculisés par d'autres nations.

La réaction fut rapide et sévère. Joseph fut torturé et emporté pour être exécuté par décapitation. 

Saint Joseph reçut la couronne du martyre le 4/17 février 1686.

Aujourd'hui, dans la plupart des pays dominés par la religion musulmane, les chrétiens souffrent de quelque persécution: du simple harcèlement ou de fiscalité supplémentaire, et de restrictions ou de condamnation pure et simple et d'exécution. 

Et dans les pays sans aucune religion établie, l'hérésie et le sentiment anti-chrétien sont monnaie courante, ce qui rend la pratique du christianisme orthodoxe encore difficile. 

Puissions-nous, avec saint Joseph, prier pour tous les chrétiens qui souffrent [et pour nos frères syriens d'Alep et de toute la Syrie].

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après 

SOLIDARITE KOSOVO


SOLIDARITE KOSOVO




 Le convoi exceptionnel de Solidarité Kosovo
pour les victimes des inondations est arrivé à bon port !
Le convoi exceptionnel de nourriture, organisé en urgence par Solidarité Kosovo, est arrivé samedi dernier en Serbie. Les 18 Tonnes de denrées alimentaires ont été réceptionnées par l’équipe de Solidarité Kosovo qui depuis dix jours travaille à pied d’oeuvre sur place en Serbie pour porter secours aux victimes des inondations. Dans l’entrepôt humanitaire de la Croix-Rouge serbe à Belgrade, le déchargement du semi-remorque s’est déroulé dans une atmosphère aussi énergique qu’émouvante.
C’est au bord du Danube, en plein coeur de Belgrade et non loin des centres d’évacués que se situe l’entrepôt de la Croix-Rouge serbe. Samedi dernier, le hangar humanitaire augmentait ses ressources d’urgence des 18 Tonnes de nourriture convoyées depuis la France.


Le convoi exceptionnel de France, organisé d'urgence 
par Solidarité Kosovo, est arrivé samedi à Belgrade.

Le fruit d’une récolte d’urgence fructueuse
Créée en France dans les premières heures qui ont suivi le début des terribles inondations, la cellule de récolte d’urgence de Solidarité Kosovo a relevé un défi titanesque : remplir un semi-remorque de denrées alimentaires non périssables en moins de 72 heures. Un défi relevé grâce à la forte mobilisation des donateurs de Solidarité Kosovo.

Au centre, Ivana, de l'équipe Solidarité Kosovo, entourée de ses homologues de la Croix-Rouge
 serbe et croate qui ont aidé au déchargement du convoi exceptionnel français.

Une chaîne logistique performante
L’épreuve humanitaire ne s’est pourtant pas arrêtée à cette remarquable performance de récolte lorsqu’on connait les méandres de l’administration douanière. Forte de son expérience en la matière, Solidarité Kosovo s’est appuyée sur son réseau institutionnel et logistique pour faire face à toutes les épreuves administratives et franchir les postes frontières sans obstacle.

Arnaud Gouillon, directeur fondateur de Solidarité Kosovo, 
s'apprête à décharger le semi-remorque de nourriture.

« Au peuple serbe de la part de leurs amis français de Solidarité Kosovo »

L’émotion était  à son comble quand Vladan, responsable du site humanitaire de la Croix-Rouge serbe, a ouvert les portes du semi-remorque pour procéder à la vérification de la marchandise fraîchement livrée.
En découvrant le message de soutien accolé aux palettes filmées qui se trouvaient dans le camion, Vladan a observé un temps d’arrêt. « Au peuple serbe de la part de leurs amis français de Solidarité Kosovo ».
Puis c’est les yeux embués de larmes qu’il a confié à l’équipe de Solidarité Kosovo : « Je me suis ému par ce geste solidaire, par ces mots qui humanisent votre don et par les drapeaux croisés de nos deux pays. Les français sont à nos côtés dans cette épreuve. Ils nous témoignent une fois de plus leur fidèle amitié. Dites-leur, s’il vous plait, merci de notre part ».

Lors du déchargement de 18 Tonnes de nourriture envoyées 
depuis la France sur la plate-forme humanitaire de la Croix-Rouge à Belgrade.

Les 18 Tonnes de nourriture seront distribuées au cours de ces prochains jours dans les centres d’accueil de la capitale serbe où 35.000 personnes, sinistrées des inondations ont été recueillies.
Ce convoi exceptionnel vient s’ajouter à l’aide humanitaire déjà déployée depuis dix jours en Serbie par les bénévoles de Solidarité Kosovo. Ce soutien français est particulièrement apprécié sur place, tant pour son impact matériel que moral auprès d’une population particulièrement émue de cette solidarité française à leur endroit.

Sur les palettes de nourriture filmée, un message de soutien
 était adressé au peuple serbe victime des inondations.

Les membres de l'équipe de Solidarité Kosovo veulent saluer avec force la mobilisation et la solidarité dont les donateurs de l'association ont fait preuve et leur exprimer leur profonde reconnaissance au nom de l'ensemble des victimes, des bénévoles, des humanitaires et des institutionnels serbes avec lesquels ils travaillent quotidiennement sur place en Serbie.

Dans l'entrepot humanitaire de la Croix-Rouge serbe, une fois de plus, 
bénévoles français et serbes ont mutualisé leurs efforts.

Contact presse: Ivana Gajic
00 381 6 65 51 10 31/ 00 33 9 70 40 56 45
contact@solidarite-kosovo.org

*

SOLIDARITE KOSOVO
B:P: 1777
38220 VIZILLE
FRANCE


mardi 27 mai 2014

Père Païssios l'Athonite: Des clercs qui emploient la psychologie...




Ceux qui ne sont pas bien spirituellement, sont certains membres du clergé qui étudient la psychologie afin d'aider les âmes de gens (avec une technique humaine). La chose étrange est que leurs professeurs, les psychologues, ne croient ni en Dieu, ni n'acceptent l'existence de l'âme; Et s'ils le font, ils le font à leur manière ( pour la plupart).
Ces clercs révèlent par leurs actions, qu'ils sont spirituellement malades, et qu'ils ont besoin d'examens patristiques.  Après leur guérison, ils discerneront par eux-memes cet esprit mauvais, et en même temps, ils en viendront à connaître la Grâce Divine.
A partir de ce moment, ils utiliseront l'énergie divine au lieu des sciences humaines pour guérir les âmes souffrantes.


Version française Claude Lopez-Ginisty 
d'après
Elder Paisios the Athonite, 
Epistles, p. 107
cité par 

Sur le blog de Maxime!


http://orthodoxe-ordinaire.blogspot.ch/
PÉTITION POUR LA LIBÉRATION de la chrétienne orthodoxe Meriam Yehya Ibrahim



Pour faire suite à l'article précédemment publié sur la chrétienne soudanaise condamnée au fouet et à la peine de mort voici une pétition pour la soutenir et faire obstacle s'il est possible à ce crime.

CLIQUEZ ICI OU SUR L'IMAGE POUR AVOIR ACCÈS AU SITE DE LA PÉTITION  

Message du site pétitionnaire :
"Enceinte, Meriam Yehya Ibrahim, également connue sous le nom islamique Adraf Al-Hadi Mohammed Abdullah, a été condamnée à 100 coups de fouet et à la mort par pendaison par un tribunal soudanais pour "apostasie" après avoir quitté l'islam et épousé un chrétien .
Elle a été accusée d'adultère, au motif que son mariage avec un chrétien du Sud-Soudan était nul en vertu de la loi islamique du Soudan qui dit que les femmes musulmanes ne peuvent pas épouser des non-musulmans .
La femme a été condamnée à mort le dimanche mais il lui a été accordé jusqu'à jeudi pour revenir à l'islam .
Elle a dit calmement au juge : "Je suis chrétienne et je n'ai jamais commis d'apostasie."
Amnesty International a déclaré que Meriam a été élevée comme une chrétienne orthodoxe, l'Orthodoxie étant la religion de sa mère, étant donné que son père, musulman, aurait été absent pendant son enfance .
S'il vous plaît signez cette pétition pour prendre soin de Meriam et de son enfant à naître en exhortant les gouvernements américain et britannique à faire pression sur le président du Soudan pour obtenir la libération de Meriam. Comme elle est née et a grandi en tant que chrétienne orthodoxe, elle ne peut pas être coupable d'apostasie de l'Islam et elle n'est certainement pas coupable d'adultère.
Nous devons agir immédiatement pour sauver Meriam de cette mort horrible. Cliquez ici pour signer la pétition demandant aux Etats-Unis et le Royaume-Uni d'intervenir et de faire pression sur le Soudan pour arrêter l'exécution de Meriam.

lundi 26 mai 2014

Saint Georges apparaît à saint Arsène de Paros


Le staretz Arsène de Paros confessait les moniales du couvent de la Transfiguration (au " Christ de la forêt ") à environ neuf kilomètres au sud de Parikia, le port principal. 

Cependant, ce n'était pas un travail facile, car un esprit de discorde et de la dureté de cœur avaient perturbé le monastère depuis des années. Bien qu'elles aimaient sincèrement leur père spirituel, le vrai repentir venait lentement, et il n'y avait plus d'une occasion où Père Arsène était tenté à désespérer des moniales.

Après des années à conseiller aux sœurs d'arrêter leur combat et la discorde, il quitta le monastère un jour de désespoir, parce qu'elles ne voulaient pas faire la paix. Il décida de les laisser à elles-mêmes, il ne serait plus leur père spirituel. 

Sur le chemin du retour au monastère de Saint-Georges, il rencontra le saint lui-même, qui lui apparut comme un jeune homme beau et radieux, qui exigea de savoir pourquoi il avait abandonné les moniales.

Ne sachant pas que c'était saint Georges, Père Arsène répondit qu'il ne pouvait pas supporter leur mauvaise conduite, après quoi le saint répondit: " Et pourquoi n’as-tu pas réfléchi au fait que notre Seigneur supporte la mauvaise conduite de millions d'hommes, même de ceux qui ne croient pas en Lui, mais L'insultent, Le blasphément, et Le méprisent. Il a même supporté ceux qui L'ont crucifié, et tandis qu’Il était  sur la croix, Il a prié pour eux en disant: "Père, pardonne-leur, car ils ne savent  pas ce qu'ils font ". 

Pourquoi est-ce que tu ne peux pas supporter les mauvaises actions de quarante moniales, qui sont des femmes, de faibles natures, et qui T’ont vraiment affligé par leurs péchés, mais qui se sont maintenant repenties? "

Saint-Georges, lui montra alors à la fois la lumière du Ciel, et la puanteur et les ténèbres de l'enfer. Et il lui dit que s'il ne revenait pas en tant que père spirituel des moniales, il ne verrait jamais le Ciel. 

Le visage du jeune homme brilla comme un éclair et il disparut. Au même moment,  Père Arsène comprit avec qui il avait parlé. Revenant au monastère, il trouva toute les moniales à genoux dans l'église, priant et criant à Dieu que le staretz Arsène revienne  et les pardonne.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après


Jean-Claude LARCHET/Recension: Mgr Justinian Chira, « Les paroles du père spirituel. Un guide de beauté intérieure »



Mgr Justinian Chira, Les paroles du père spirituel. Un guide de beauté intérieure, Éditions Apostolia, Paris 2013, 83 p.
Ce petit livre au format de poche, publié par les jeunes éditions Apostolia de la Métropole orthodoxe roumaine, présente de courtes réflexions de  Mgr Justinian Chira, évêque retraîté des Maramures.
Portant sur les sujets les plus divers, elles sont empreintes de sagesse et souventi de poésie, et témoignent de l’expérience vaste, riche et profonde de celui qui fut pendant de nombreuses décennies, un moine, un pasteur et un père spirituel apprécié.
En voici quelques extraits:
« Le Sauveur veut nous libérer d’une croix – la lourde croix qui nous écrase tous: l’anxiété. Nous assumons toute responsabilité et toute anxiété comme si tout dépendait de nous. Et alors Dieu essaie de nous dire: “Faites de la place à la Providence; ayez confiance en Dieu.” »
« Le crépuscule est une éternelle fête, une réminiscence de la rencontre d’Adam et de Dieu. Chacun d’entre nous vit quelque chose à l’heure du crépuscule, comme un soulagement, comme une caresse qui flotte dans l’air, qui émeut, qui touche, qui rend plus pensif, plus sage, plus généreux. »
« Il y a des saints partout dans nos cimetières. »
« Regardez les enfants dans les yeux et vous verrez Dieu. »
« Je souhaite à tous les hommes de sentir les féroces épines du mécontentement de soi comme le don le plus précieux. »
« Celui à qui un autre être humain ne manque pas ne s’appelle pas “être humain”. Nous avons tous la nostalgie de tous les autres. Autrement la vie ne vaudrait rien… »
« Tout être créé par Dieu me fait beaucoup de bien. Il m’apporte de nombreuses et grandes joies et beaucoup de bonheur, car il me parle de son Créateur. »
« En renonçant à tout intérêt personnel, on acquiert une grande paix et une grande joie. »
« Le malheur commence quand on n’aime plus rien ni personne. C’est là que commence l’enfer. »
« La négligence extérieure est le fruit du désordre intérieur. »
« L’ultime et la plus ardente pensée de tous les hommes, leur dernier vœu, est compris dans cette parole: “Ne m’oublie pas !” »
« Pour moi, l’homme est non pas un point d’interrogation mais un point d’exclamation qui confirme l’existence du Créateur. »
« Par la foi orthodoxe, nous conservons le lien avec les ancêtres et nous parlons leur langue. »
« Le péché d’Adam a transformé chaque âme en une caverne. »
« Tous nos péchés sont des clous qui percent les mains et les pieds du Christ. »
« Les actes des parents sont les premiers éléments qui font vivre ou qui tuent ce qu’il y a de bon et de saint dans les âmes des enfants. »
« La musique est le langage des anges. La poésie est le vrai langage des hommes. »
« La poitrine du prêtre est pleine de blessures que beaucoup de gens ne connaissent pas. »
« L’homme humble, en regardant le pain sur la table, l’habit qu’il porte  et tout ce qu’il a, voit les milliers de mains, les vagues de sueur, les veilles et les labeurs d’innombrables gens… »
« Chaque mot envoyé dans le monde va bâtir ou détruire. »
« Le devoir de chaque chrétien est de se rapprocher du Christ. »
« Nos saints n’ont pas écrit de volumes, mais ils ont imprimé dans le cœur du peuple le visage du Christ. »
« Chaque âme est une maison de Dieu. »
« Chaque instant est un don de Dieu et nous serons interrogés pour chaque instant: l’avons-nous vécu correctement, selon la volonté de Dieu ? »
« Quand nous parlons pour annoncer la parole de Dieu, nous avons le devoir d’adresser une parole chaude, vivante, pleine de lumière, d’apporter aux gens la lumière de la lumière vive du Christ, de la nourriture, de la force, de l’apaisement, de la joie. »

dimanche 25 mai 2014

Diacre Vladimir (Vasilik) : Quelques Souvenirs personnels de saint Séraphim de Vyritsa (3 et fin)

St. Seraphim of Vyritsa
Saint Séraphim de Vyritsa

Matouchka nourrira tout le monde

L'épouse de saint Séraphim, Mère Seraphima (dans le monde Olga Ivanovna Muraviov), mourut en 1945. Quand Vassili Ivanovitch Muraviov (le futur saint Séraphim de Vyritsa ) et Olga Ivanovna se séparèrent par consentement mutuel en 1920, elle partit au couvent de Novodiévitchi. Après sa destruction et sa fermeture, et toute une série de tentations, en dernière analyse, elle se trouva à Vyritsa, où elle prit soin de Père Séraphim qui était gravement malade. Elle décéda le 4/17 avril d'une attaque.

Beaucoup de gens vinrent pour lui rendre hommage et se souvenir d'elle. C'était au cours d'une période de famine, et saint Séraphim n’avait pratiquement rien. Son aide vint vers lui et lui dit: "Batiouchka, les gens reviennent de l'enterrement, mais nous n'avons rien pour les nourrir: il y a seulement un pot de kacha [1] pour tout le monde. "

Mais saint Séraphim répondit: " C'est bon. Offre ce qu'il y a. Matouchka nourrira tout le monde." 

Au cours de sa vie, Mère Séraphima avait été très accueillante.

Et puis les gens vinrent, l'un après l'autre. Et pour chacun d'eux il y eu un pot de kacha de sarrasin. L'aide de Père Séraphim commença à les nourrir, et vu que le niveau de la kacha ne descendait pas, il y en eut assez pour tout le monde. 

Et enfin, le dernier visiteur partit, et l'aide vit qu'il y avait encore de la kacha le long des parois de la casserole. Un miracle ! Tout comme lors de l'alimentation avec les cinq mille cinq pains. 

Elle courut vers le staretz et dit, "Batiouchka! Il y avait assez pour tout le monde. Il y a encore de la kacha autour de l'intérieur du pot."

Et saint Séraphim sourit et dit: "Eh bien, j'ai dit que Matouchka nourrirait tout le monde."


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après




Notes:
[1] kacha ( avoine ou autres céréales cuites et chaudes. Les flocons d'avoine, le riz, la crème de blé, le sarrasin et sont des variétés de kacha.

Clarification nécessaire...




[…] L'Eglise orthodoxe russe a offert son propre point de vue sur la rencontre entre [le Pape] François et [le Patriarche] Bartholomée. "Cette réunion est une réunion entre les évêques de Rome et de Constantinople, sans validité spéciale pour les autres Eglises orthodoxes", a déclaré le Métropolite Hilarion, Président du Département des Relations Extérieures du Patriarcat de Moscou.

Le Métropolite Hilarion dit que la crise actuelle en Ukraine, qui a exacerbé les tensions entre les Eglises de ce pays, a également ramené en arrière les relations de Moscou et du Vatican qui avaient commencé à s'améliorer sous le pape François. 

S'exprimant dans son bureau au monastère Danilov de Moscou, le Métropolite Hilarion a déclaré: "Tous ces événements et l'activité des uniates nous ramènent à la situation où les catholiques et les orthodoxes ne se considèrent pas comme alliés, mais comme ennemis."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


12/25 mai
6ème dimanche de Pâques, de l’Aveugle-né

St Épiphane, évêque de Chypre (403 ; St Germain, patriarche de Constantinople (740) ; Sts Savin, archevêque de Chypre (V) et Polybius, évêque de Rinokyr (V) ; St Denis de Radonège (1633) ; St martyr Jean le Valaque(1662) ; St hiéromartyr Hermogène, patriarche de Moscou et de toute la Russie, thaumaturge (glorification 1913) ; St hiéromartyr Pierre Popov, prêtre (1937) ; ste martyre Eudocie Martichkina (1938).

Lectures : Actes XVI, 16 – 34 / Jn. IX, 1 – 38

DIMANCHE DE L’AVEUGLE-NÉ
E
n ce dimanche est commémoré le don de la vue accordé par notre Seigneur Jésus-Christ à l’aveugle-né. Le miracle de la guérison de l’aveugle convient tout à fait aux jours de la Pentecôte chrétienne : à l’instar des autres événements commémorés par la Sainte Église en cette période, ce miracle annonce la puissance et la gloire Divines du Seigneur ressuscité (Jn IX, 31-33,38). Selon les explications du synaxaire, le miracle de la guérison de l’aveugle-né est commémoré ce dimanche, parce qu’il fut accompli le jour de la Pentecôte. Dans l’exemple de l’aveugle-né, l’Église présente la figure de chaque pécheur, qui est un aveugle de naissance, « parce que tous ont péchés et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. III, 33), tandis que par le don de la lumière miraculeuse aux yeux spirituels et corporels de l’aveugle, elle nous enseigne que l’Illuminateur véritable est le seul Seigneur. Ce n’est que dans Sa lumière que nous pouvons voir la Lumière véritable et salvatrice. Selon les enseignements de St. Tykhon de Zadonsk (+ 1783), « ce que sont les ténèbres matérielles pour l’œil, c’est le péché pour l’âme de l’homme ; les ténèbres spirituelles assombrissent et aveuglent à ce point les yeux spirituels, que le pécheur chemine comme un aveugle : il ne sait pas où son chemin le mène ; il ne voit pas devant lui la fosse de la perte éternelle, dans laquelle il doit tomber ; il ne fait pas la différence entre le vice et la vertu, entre le mal et le bien, entre la vérité et le mensonge ».
Tropaire de Pâques, ton 5
Хpистócъ вocкpéce изъ ме́ртвыхъ, cме́ртію cме́рть попра́въ и су́щымъ во гробѣ́xъ живо́тъ дарова́въ.

Le Christ est ressuscité des morts, par Sa mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la Vie.
Tropaire du dimanche du 5ème ton
Собезнача́льное Сло́во Oтцу́ и Дýxoви, отъ Дѣ́вы ро́ждшeecя на спасе́нie на́ше, воспои́мъ вѣ́рній и поклони́мся, я́ко  благоволи́ пло́тію взы́ти на кре́стъ, и cме́рть претерпѣ́ти, и воскреси́ти уме́ршыя сла́внымъ воскресе́ніемъ Cвои́мъ.
Fidèles, chantons et adorons le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, né d’une Vierge pour notre salut : car il Lui a plu, en Sa chair, de monter sur la Croix, de subir la mort et de relever les défunts par Sa glorieuse Résurrection !

Kondakion de l’Aveugle-né, ton 4
Душе́вныма очи́ма ослѣпле́нъ, къ Teбѣ́ Хpисте́ прихожду́, я́коже слѣ́пый отъ poжде́нія, покая́ніемъ зову́ Tи : Tы́ cýщихъ во тмѣ́ свѣ́тъ пресвѣ́тлый.

Les yeux de mon âme étant aveugles, je viens à Toi, ô Christ, comme l’aveugle de naissance, et dans le repentir je Te clame : Tu es la Lumière très éclatante pour ceux qui sont dans les ténèbres.
Kondakion de Pâques, ton 8
А́щe и во гpóбъ снизшéлъ ecи́, Безсме́ртнe, но́ а́дову paзpyши́лъ ecи́ cи́лу, и воскре́слъ ecи́, я́ко побѣди́тель, Xpистé Бо́же, жена́мъ мироно́сицамъ вѣща́вый : páдуйтеся, и Tвои́мъ Aпо́столомъ ми́ръ да́руяй, па́дшымъ подая́й вocкpecéнie.

Bien que tu sois descendu, ô Immortel, dans le Tombeau, Tu as cependant détruit la puissance de l’enfer et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ Dieu. Aux femmes myrophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous, et à Tes apôtres Tu as donné la paix, Toi qui accordes à ceux qui sont tombés la Résurrection.
Au lieu de « il est digne en vérité » (ton 1):
А́нгелъ вопiя́ше Благода́тнѣй: Чи́стая Дѣ́во, ра́дуйся, и па́ки реку́: Ра́дуйся! Тво́й Сы́нъ воскре́се тридне́венъ отъ гро́ба и ме́ртвыя воздви́гнувый: лю́дiе веселит́еся. Свѣти́ся, свѣти́ся Но́вый Iерусали́ме, сла́ва бо Госпо́дня на Тебѣ́ возсiя́. Лику́й ны́нѣ и весели́ся, Сiо́не. Ты́ же, Чи́стая, красу́йся, Богоро́дице, о воста́нiи Рождества́ Твоего́.

L’Ange s’écria à la Pleine de Grâce : Vierge pure, réjouis-Toi, et je Te répète « Réjouis-Toi », car Ton Fils est ressuscité le troisième jour du Tombeau, et, ayant redressé les morts, peuples réjouissez-vous. Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Exulte maintenant et réjouis-toi Sion. Et toi, toute pure Mère de Dieu, réjouis-toi en la Résurrection de Ton Fils.

VIE DE SAINT ÉPIPHANE DE CHYPRE[1]
Notre Père saint Épiphane naquit vers l’an 315 dans une modeste famille juive de Palestine. À la mort de son père, il fut adopté par un docteur de la Loi, Tryphon, qui projetait de lui donner sa fille en mariage. Animé depuis son enfance d’un grand zèle pour l’étude, Épiphane étudia à ses côtés l’Écriture Sainte et les institutions juives, et acquit la connaissance de cinq langues : le grec, le latin, l’hébreu, le syriaque et le copte, chose fort rare à l’époque. À la mort de Tryphon, il hérita de toute sa fortune. Un jour, alors qu’il était en train de visiter ses terres et passait à cheval à côté d’un moine chrétien, nommé Lucien, ce dernier, rencontrant un pauvre et n’ayant pas d’argent, se dépouilla de son vêtement pour le lui donner, et aussitôt une robe d’une blancheur resplendissante descendit du ciel pour le couvrir. Ce signe vint confirmer l’admiration qu’Épiphane entretenait pour les chrétiens depuis que, dans son enfance, il avait été sauvé miraculeusement par l’un d’eux de sa monture emballée. Tombant alors aux pieds de Lucien, il le supplia de le baptiser et de l’accepter dans l’ordre angélique. Baptisé par l’évêque de la cité, il distribua tous ses biens et devint disciple de saint Hilarion, dont il suivit avec exactitude, pendant tout le reste de sa vie, la stricte discipline ascétique. Les mystères et les figures de l’Ancien Testament prenant tout leur sens dans la lumière du Christ, il s’adonna avec encore plus d’ardeur à l’étude et, avide de connaître le mode de vie des moines d’Égypte, il entreprit un long voyage dans cette terre d’élection de la vie ascétique. Il s’informa aussi sur les doctrines professées par diverses sectes et hérésies qui y pullulaient, rassemblant ainsi les éléments de son traité monumental contre toutes les hérésies. Il rentra en Palestine, après quatre années, et fonda un monastère près de son village natal, qu’il dirigea en toute sagesse pendant trente ans. On raconte que, par sa prière, il fit jaillir de l’eau de la terre desséchée et que les cellules des moines furent construites par des Bédouins qui avaient été témoins de ses miracles. Par l’invocation du Nom du Christ et grâce à son don de clairvoyance, Épiphane chassait les démons qui tourmentaient les villageois et certains de ses moines. Il répandait largement les aumônes ; mais c’était surtout par son charisme d’enseignement et d’interprétation des Écritures qu’il brillait comme un astre sur toute l’Église. Ayant réalisé le danger que représentait pour l’Église la sagesse hellénique, source des multiples hérésies, il s’employa pendant toute sa vie à lutter pour la défense de la vraie foi. On raconte qu’un philosophe célèbre vint d’Édesse au monastère de saint Épiphane pour discuter des Saintes Écritures. Ils débattirent longtemps sur les mystères de la création, Épiphane tenant en main la sainte Bible et le philosophe les écrits d’Hésiode, et bien que la lumière de la vérité fût éclatante, ce dernier restait obstiné. Mais lorsqu’il vit Épiphane guérir un possédé par l’invocation du Nom du Christ, renonçant à la vaine sagesse, il demanda à être baptisé. Ayant quitté son monastère pour échapper aux honneurs des hommes et parvenu à Chypre, où il eut la grande joie de retrouver saint Hilarion, Épiphane accepta, sur la pression de ce dernier, d’être consacré évêque du siège métropolitain de Constantia (l’ancienne Salamine), vers 367. Il voyait dans cette élévation non pas une occasion de vaine gloire, mais plutôt un moyen d’échapper aux entreprises des hérétiques semi-ariens fort influents en Palestine. Pendant vingt-six ans, il montra un zèle exemplaire dans le gouvernement de son diocèse et la confirmation de la foi orthodoxe, tant à Chypre que dans le reste du monde. Sa générosité et ses interventions en faveur de ceux qui étaient victimes de l’injustice lui attirèrent toutefois la haine d’une partie de son clergé, menée par le diacre Carin, qui l’accusa de dilapider l’argent de l’Église. Malgré toutes les entreprises de ce dernier pour diffamer le saint, Épiphane lui montrait toujours la même bienveillance, et Carin fut finalement châtié par Dieu et périt misérablement. On raconte que, lorsque le saint célébrait la Divine Liturgie, il voyait visiblement le Saint-Esprit descendre sur les dons pour les sanctifier. Un jour, il fut privé de cette vision, à cause de l’indignité de l’un de ses concélébrants. Après l’avoir écarté, saint Épiphane supplia Dieu avec larmes et ne continua la célébration qu’à la suite d’une nouvelle manifestation de la gloire divine. Très attentif à l’intégrité morale de son clergé, le saint prélat voulait que ses clercs fussent par leurs vertus un digne ornement pour l’Épouse du Christ ; aussi avait-il transformé son palais épiscopal en monastère, où il menait la vie commune avec plus de soixante-dix clercs. En 382, laissant le gouvernement de son diocèse à saint Philon de Carpathos, Épiphane se rendit à Rome, en compagnie de saint Jérôme et de Paulin d’Antioche, dans le but de résoudre en faveur de ce dernier le schisme d’Antioche. De retour à Chypre, lors d’une terrible famine, il distribua à la population le blé qu’il avait acheté aux accapareurs, avec de l’or reçu à la suite d’une vision. Dans son zèle pour extirper de la théologie chrétienne toute trace d’hellénisme, saint Épiphane concentra particulièrement ses efforts contre les doctrines d’Origène. En 393, prenant la parole à Jérusalem à l’occasion de la fête de la Dédicace de la basilique de la Résurrection, il proclama qu’Origène était le père de l’arianisme et de toutes les hérésies. Le soir même, le patriarche Jean, auquel Épiphane reprochait sa sympathie à l’égard des origénistes, répliqua et la querelle s’envenima, prenant une large ampleur, surtout lorsque saint Jérôme se rangea aux côtés d’Épiphane contre le patriarche Jean et son ancien ami, Rufin d’Aquilée. S’éloignant de la cité tourmentée, Épiphane se rendit quelque temps dans son monastère d’Éleuthéropolis, puis retourna dans son diocèse, sans pour autant abandonner un combat, au cours duquel son caractère ardent et sa simplicité l’avaient porté à des prises de position extrémistes. Le flambeau de la lutte anti-origéniste passa alors à l’archevêque d’Alexandrie Théophile (401) qui, en vue d’assouvir sa rancune contre quatre frères de noble origine (appelés les « Longs Frères », à cause de leur haute taille). Poursuivis par l’archevêque, ils se réfugièrent à Constantinople, dans l’espoir d’obtenir gain de cause auprès de St Jean Chrysostome. Utilisant cette occasion pour accuser St Chrysostome, qu’il jalousait, d’être le protecteur de l’hérésie origéniste, Théophile s’adressa à Épiphane. Mal informé de la situation et des motifs réels de Théophile, le vieil évêque, pensant partir à la défense de l’orthodoxie, se rendit à Constantinople. Accueilli avec révérence par saint Chrysostome, Épiphane refusa ces marques d’honneur ; il alla demeurer dans une maison privée et procéda à l’ordination d’un diacre dans un monastère. Saint Chrysostome lui fit savoir qu’il était très affligé d’apprendre que son frère dans l’épiscopat avait agi ainsi contre les saints Canons et agitait sans raison le peuple contre son pasteur. Saint Épiphane décida alors de prendre le chemin du retour, afin de ne pas être davantage cause de discorde, et il quitta la capitale. Il remit son âme à Dieu pendant la traversée (12 mai 403), après avoir exhorté ses disciples à préserver la pureté de la foi. Le culte de saint Épiphane se répandit rapidement et son tombeau reste un des lieux de pèlerinage les plus vénérés de l’île, dont il est le saint patron, avec saint Barnabé.
LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Jean XXI, 1-14. Liturgie : Actes XX, 16-18, 28-36 ; Jean. XVII, 1-13




[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petra (version abrégée).