"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 11 septembre 2012

Haïjin Pravoslave (209)


Ouvre le Saint Livre
Et trouve la Voie du cœur
Qui sanctifie l'âme

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 10 septembre 2012

Saints Polonais martyrisés par les fidèles de l'église latine (III)



Saint hiéromartyr Basile

Le saint hiéromartyr Basile est né dans le diocèse béni par Dieu de Helm, dans le village de Teratin au 19ème siècle. Il descendait de la famille Martis, fiers orthodoxes, son père Alexandre était juge et il devint plus tard prêtre. Le jeune Basile grandit dans une atmosphère pieuse et orthodoxe et il étudia au séminaire de Helm.
Après avoir obtenu son diplôme, il se maria et à l'âge de 26 ans, il entra dans le sacerdoce. Plus tard, il fut envoyé par son autorité ecclésiastique comme hiérapôtre (prêtre-apôtre) en Alaska, où il offrit ses services sacerdotaux, officiant surtout aux îles Afognak et Kodiak. Il s'acquitta de ses devoirs sacerdotaux avec labeur et dévouement et sous la juridiction spirituelle de l'Eglise russe, servant également à différentes périodes en Pennsylvanie aux États-Unis et au Canada.
Après son retour dans son pays en 1912, il fut nommé prêtre officiant de la paroisse orthodoxe de la ville de Sosnovièts (sud de la Pologne). Lorsque la 1ère guerre mondiale commença, il se trouvait dans un état de persécution et il fut forcé de devenir réfugié avec sa famille en Russie, où finalement il se retrouva à Moscou au monastère de saint Andronique. Il servit partout où il se trouvait, et il travailla également comme ouvrier manuel pour soutenir sa famille. Après la fin de la guerre, il retourna à la ville de Sosnoviets et à sa paroisse.
Parallèlement à ses fonctions paroissiales, il essaya d'obtenir un permis pour servir en tant qu’aumônier militaire pour les soldats orthodoxes de l'armée polonaise. En 1921, il réussit à être en charge comme confesseur de l'armée, recevant en fait la position de protopresbytre (archiprêtre). Se trouvant dans cette position pendant quinze ans, il offrit son travail acharné et le labeur de ses services, résolvant et surmontant les problèmes et les difficultés suscités par les hétérodoxes et ceux qui avaient des agendas politiques. Il travailla aussi avec les premiers archevêques de Varsovie et de toute la Pologne Georges et Denys et, en prenant également part au processus de déclaration de l'Eglise autocéphale polonaise en 1934, sous le Patriarcat Œcuménique.
Après sa retraite, il retourna à son lieu de naissance Teratin, avec sa famille et il y passa les années difficiles de la 2ème guerre mondiale au cours de laquelle allemand et rebelles - les armées polonaises - traversèrent la région de Helm, en faisant plus particulièrement du mal au peuple orthodoxe.
Quand la guerre s'est terminée et que la paix est revenue, l'activité et la haine des rebelles polonais a augmenté envers les habitants orthodoxes locaux (en pleine connaissance du gouvernement polonais et des dignitaires religieux latins) et puis a commencé exactement à ce moment-là le Golgotha ​​martyrique du père Basile âgé. Sa maison fut perquisitionnée à plusieurs reprises, il fut menacé et terrorisé, jusques à ce que, en 1945, le Vendredi saint, ils encerclent sa maison et le torturent en le pressant de renier l'Orthodoxie. Il resta cependant stable dans sa foi, il reçut la couronne du martyre et donna sa vie pour la sainte foi de l'Église Orthodoxe du Christ.
Il fut enterré à Teratin et en 1963, on transféra ses reliques à Varsovie au cimetière orthodoxe et plus tard en 2003, quand il fut question de le glorifier, elles furent prélevées et placées dans un reliquaire au cimetière de l'église paroissiale de Saint Jean Climaque à Varsovie.

Version Française Claude Lopez-Ginisty
D’après
citant 

Haïjin Pravoslave (208)


Quand le saint te parle
Dieu par son entremise
Dispense Sa Grâce

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

dimanche 9 septembre 2012

Saints Polonais martyrisés par les fidèles de l'église latine (II)




Saint martyr Ignace

Le moine Ignace est né dans la décennie des années 1860. Ressentant une vocation monastique, il entra au monastère de Saint Onuphre à Giabletsna, seul monastère dans la région de Helm qui n'avait jamais dans son histoire succombé à l’Unia*. Après la période d'essai normale d'un novice, il fut tonsuré moine avec le nom d’Ignace.
Pendant les années difficiles de l'Orthodoxie après la fin de la 1ère guerre mondiale et jusques à la fin de la 2ème guerre mondiale, le Père Ignace fut l'un des moines les plus vertueux et les plus âgés du monastère, qui, par ses prières et ses exhortations soutenait les pèlerins orthodoxes qui venaient vénérer l'icône miraculeuse de saint Onuphre.
Lorsque la 2ème guerre mondiale a commencé, la vie des moines est devenue insupportable, en raison de nombreux raids des rebelles papistes [id est catholiques romains], qui pillèrent le monastère et menacèrent de mort les moines s'ils n’abandonnaient pas leur pénitence. Les papistes voyant la fermeté et la persévérance des moines dans l'Orthodoxie et l’attachement à leur monastère, en collaboration avec des soldats allemands qu’ils avaient prédisposés contre les moines, attaquèrent le monastère pendant la nuit du 9 août  1942. Ils dispersèrent alors les moines qui avaient trouvé refuge dans la forêt la plus proche, ils pillèrent le monastère, y mirent le feu et surveillèrent afin que nul n’essaie d’éteindre le feu. Tous les moines furent saisis de peur et seul Ignace eut pitié de son monastère et n’accepta pas sa profanation : il y retourna et avec beaucoup de prudence monta au clocher et commença à sonner les cloches afin que les gens du village le plus proche comprennent la destruction en cours et aillent chercher du secours. Alors, avec rage les assaillants le firent descendre et l'ayant torturé de nombreuses manières différentes, ils l'assassinèrent.

Le saint martyr Ignace fut enterré au cimetière du monastère. Au printemps 2003, sa tombe fut ouverte et ses reliques placées dans le reliquaire de l'église principale du monastère.



Version Française Claude Lopez-Ginisty
D’après
citant 
IMPANKRATOROS

*conversion au catholicisme romain obtenue par des moyens plus ou moins honnêtes ou par la contrainte.

Sur le blog de Maxime: Un article de Vladimir Lossky

Merci à Maxime d'avoir mis en ligne cet article important sur son blog


Vladimir Lossky de bienheureuse mémoire

"Quelques orthodoxes, animés d'un zèle très compré­hensible pour la vérité, se croient obligés de nier l'authenti­cité de l'apparition de la Mère de Dieu à Bernadette et refusent de reconnaître les manifestations de la grâce à Lourdes, sous prétexte que ces phénomènes spirituels ser­vent à confirmer le dogme mariologique étranger à la tradi­tion chrétienne. Cette attitude, croyons-nous, n'a pas de justification, car elle provient d'un manque de discerne­ment entre un fait d'ordre religieux et son utilisation doctri­nale par l'Église romaine. Avant de porter un jugement négatif sur l'Apparition de Notre Dame à Lourdes, en courant le risque de commettre un péché contre la grâce illimi­tée de l'Esprit Saint, il aurait été plus prudent (et plus juste) d'examiner avec la sobriété d'esprit et l'attention religieuse les paroles entendues par la jeune Bernadette et les circons­tances dans lesquelles ces paroles lui ont été adressées. 

File:Ohrid annunciation icon.jpg
Icône de l'Annonciation d'Ohrid

Pendant toute la période de ses quinze apparitions à Lour­des, la Sainte Vierge a parlé une seule fois pour se nommer. Elle dit :   "Je suis l'Immaculée Conception".  Or, ces paroles ont été prononcées le 25 mars 1858, à la fête de l'Annoncia­tion. Leur sens direct reste clair à ceux qui ne sont pas obligés de les interpréter en dépit de la saine théologie et des règles de la grammaire : la conception immaculée du Fils de Dieu est le suprême titre de gloire de la Vierge sans tache.

 Les auteurs catholiques-romains insistent souvent sur le fait que la doctrine de l'immaculée Conception de la Sainte Vierge a été reconnue, explicitement ou implicitement, par plusieurs théologiens orthodoxes, surtout aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les listes impressionnantes des manuels de théologie rédigés à cette époque, pour la plupart dans la Russie du sud, témoignent en effet jusqu'à quel point l'enseignement théologique à l'Académie de Kiev et dans d'autres Écoles d'Ukraine, de Galicie, de Lithuanie ou de Biélo-Russie a été affecté par les thèmes doctrinaux et dévotiοnnels propres à l'Église de Rome. Tout en défen­dant héroïquement leur foi, les orthodoxes de ces régions limitrophes subissaient inévitablement l'influence de leurs adversaires catholiques-romains, car ils appartenaient au même monde de civilisation baroque, avec ses formes parti­culières de piété.

On sait que la théologie latinisée des Ukrainiens a provoqué un scandale dogmatique à Moscou, vers la fin du XVIΙe siècle, au sujet de l'épiclèse. Le thème de l'Immacu­lée Conception était d'autant plus assimilable qu'il s'expri­mait dans la dévotion plutôt que dans une doctrine théolo­gique définie. C'est sous cette forme déνοtionnelle qu'on trouve quelques traces de mariologie romaine dans les écrits de saint Dimitri de Rostov, prélat russe d'origine et d'éducation ukrainienne. C'est le seul nom important parmi les autorités théologiques que l'on cite habituellement pour montrer que le dogme de l'Immaculée Conception de Marie est acceptable pour les orthodoxes. 

Nous n'allons pas dresser, à notre tour, une liste (combien plus impo­sante !) de théologiens de l'Église de Rome, dont la pensée mariologique s'oppose résolument à la doctrine transfor­mée en article de la foi, il y a un siècle. Il suffira de citer un seul nom, celui de saint Thomas d'Aquin, pour constater que le dogme de 1854 va à l'encontre de tout ce qu'il y a de plus sain dans la tradition théologique de l'Occident séparé. Que l'on relise les passages duCommentaire aux Sentences (I, III, d.3, q.I, art. 1 et 2; q.4, a. I) et de laSomme théologique (IIIa, q.27), ainsi que d'autres écrits où le Docteur angélique traite la question de l'Immaculée Conception de la Vierge : on y trouvera l'exemple d'un jugement théologique sobre et précis, d'une pensée clair­voyante, sachant utiliser les textes des Pères occidentaux (saint Augustin) et orientaux (saint Jean Damascène) pour montrer le vrai titre de gloire de la très Sainte Vierge et Mère de notre Dieu. Depuis cent ans, ces pages mariologi­ques de saint Thomas d'Aquin sont scellées pour les théolo­giens catholiques-romains, obligés de se conformer à la ligne générale mais elles ne cesseront pas d'être un témoignage de la tradition commune pour ceux des ortho­doxes qui savent apprécier le trésor théologique de leurs frères séparés."
En la fête de la Conception de la très Sainte Vierge Marie
Vladimir LOSSKY
Note adjointe à l'article publié
 dans « Le Messager » n° 20, décembre 1954
que vous pourrez lire intégralement en cliquant ICI

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX



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27 août / 9 septembre 14ème dimanche après la Pentecôte.

Saint Pimène le Grand (vers 450); Saint hiéromartyr Kouchka et Saint Pimène de la laure des grottes de Kiev (1114) ; Saint Osio, évêque de Cordoue (359) ; Saint Libère, pape de Rome (366) ; Saint Pimène de Palestine (vers 602) ; Sainte martyre Anthouse ; Saint Sabbas de Benephali ; Saint martyr Phanourios ; Saint Césaire, archevêque d’Arles (542)
Lectures : II Cor. I, 21 – II, 4 ; Matth. XXII, 1-14

VIE DE SAINT PIMÈNE LE GRAND

Natif d’Égypte, S. Pimène, « souhaitant la vie angélique », partit avec ses deux
frères dans l’un des monastères égyptiens, où il reçut la tonsure
monastique. Son frère aîné Anoub ainsi que son frère cadet Païsios vécurent
dans l’ascèse avec lui. Une fois, leur mère, souhaitant les voir, se rendit au
monastère, mais ils restèrent dans leur cellule, sans en sortir. Enfin, après qu’elle
eût longuement attendu, Pimène vint à elle et lui dit que si elle souhaitait les voir
dans la vie à venir, elle devrait renoncer à les voir dans ce monde. Consolée par ces
paroles, et dans l’espérance de les revoir dans les cieux, elle quitta le monastère
sans voir ses enfants. Pimène passait le temps dans un jeûne strict et dans la prière.
« Ayant été éduqué par le lait de la tempérance », comme le dit l’office liturgique, il
atteint un tel niveau de vertu, qu’il parvint «à l’absence de passions». Le
gouverneur de la province souhaita faire connaissance du grand ascète, mais celui-ci
« se protégeant par l’humilité », et ne souhaitant pas nuire à sa vie spirituelle, fit
dire au gouverneur qu’il ne vienne pas le voir. C’est ainsi que Pimène fuyait la gloire
mondaine, craignant de perdre l’humilité et de tomber dans l’orgueil. Las de sa
gloire qui ne faisait que croître, et fuyant les honneurs humains, Pimène quitta le
monastère et durant quelques années séjourna en divers lieux. Revenu ensuite au
désert d’Égypte, il continua à vivre dans la plus stricte ascèse jusqu’à son
bienheureux trépas. Pimène donnait des conseils pleins de sagesse. Au moine qui lui
demandait : « Faut-il couvrir par le silence le péché du frère qui a péché, s’il m’arrive
de le voir ? » Abba Pimène répondit : « Si nous cachons le péché des frères, Dieu
cache alors nos péchés. Si tu vois ton frère en train de péché, ne crois pas tes yeux, et
saches que tes péchés sont semblables à une poutre, tandis que ceux de ton frère
ressemblent à une petite branche, et alors tu ne seras ni troublé, ni scandalisé ». Une autre fois, on demanda à Abba Pimène : «J’ai commis une grande faute et je veux
me repentir pendant trois ans ». Pimène lui dit : « C’est beaucoup ». Et le frère dit :
« Et durant un an ? » Le vieillard dit à nouveau : « C’est beaucoup ». Les assistants
dirent : « Et durant quarante jours ? » Il dit encore : « C’est beaucoup ». Et il ajouta :
« Moi, je dis que si un homme se repent de tout son cœur, et qu’il se propose de ne
plus commettre le péché, Dieu le reçoit même en trois jours ». Alors qu’on lui
demandait s’il valait mieux se taire que de parler, Abba Pimène répondit : « Il y a un
homme qui semble se taire, mais son cœur condamne les autres ; un tel homme
bavarde constamment. Mais il y en a un autre qui parle du matin au soir, et pourtant
il garde le silence : c’est-à-dire qu’il ne dit rien sans utilité ». Glorifié par la sainteté
de sa vie et la profonde édification de ses enseignements, S. Pimène s’endormit
dans le Christ vers l’an 450.
Les apophtegmes de St Pimène et des autres Pères du désert ont été rassemblés
dans différents recueils intitulés « Sentences des pères du désert ». L’un des plus
grands spirituels contemporains, le père Cléopas du monastère de Sihastria en
Roumanie († 1998), disait que les recueils d’apophtegmes ou sentences des Pères du
désert constituent le fondement de l’Orthodoxie.

Tropaire du dimanche du 5ème ton

Fidèles, chantons et adorons le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, né d’une Viergepournotresalut:carilLuiaplu, en Sa chair, de monter sur la croix, de subir la mort et de relever les défunts par Sa glorieuse Résurrection !


Tropaire de S. Pimène, ton 8
Par les flots de tes larmes, tu as cultivé le désert aride: par tes profonds gémissements, tu as fait rendre à tes souffrances des fruits au centuple. Tu es devenu par tes miracles un brillant flambeau pour l’univers. Prie le Christ Dieu, ô notre bienheureux Père Pimène, de sauver nos âmes.


Kondakion de Saint Pimène, ton 4
Le jour de la mémoire de tes lumineux labeurs ascétiques se présente, réjouissant les âmes des hommes pieux, Pimène sage en Dieu, notre vénérable père.


Kondakion du dimanche du 5ème ton

Ô mon Sauveur, Tu es descendu aux enfers, brisant ses portes comme Tout- Puissant ; et avec Toi, Créateur, Tu ressuscitas les morts, brisant l’aiguillon de la mort et libérant Adam de la malédiction, ô Ami des hommes ! Aussi, tous nous Te clamons : Seigneur, sauve- nous!




Hiéromoine Grégoire de la Sainte Montagne

COMMENTAIRES SUR LA DIVINE LITURGIE DE ST JEAN CHRYSOSTOME
Nous voyons et nous entendons le Christ (suite)
St Jean Chrysostome qui, comme tous les Pères théophores, a vu l’invisible et entendu l’indicible, nous assure que les seuls sens véritables sont ceux de la foi.
Commentant les paroles du Christ : « Heureux vos yeux parce qu’ils voient et vos oreilles parce qu’elles entendent » (Matth. XIII, 16), il écrit : « Le Christ n’appelle pas heureuse la vue extérieure [c’est-à-dire corporelle], car celle-ci ne voit pas d’elle- même les miracles, mais la vue intérieure. Les Juifs virent un aveugle [guéri] et dirent : « C’est lui, ce n’est pas lui ». Tu les entends douter... Tandis que nous, qui n’étions point présents, nous ne disons pas : « C’est lui, ce n’est pas lui ». Comprends qu’être absent ne nuit en rien lorsque les yeux de la foi existent, et qu’être présent ne sert à rien lorsque n’existent pas les yeux de la foi ; car en quoi a servi aux Juifs de voir le Christ ? À rien. N’avons-nous pas vu plus clair qu’eux ? ».
Le Seigneur, lorsqu’Il enseignait aux Juifs, parlait en paraboles, car Il dit : « Tandis qu’ils voient Mes miracles, ils ne veulent pas voir, et tandis qu’ils écoutent Mon enseignement, ils ne veulent pas entendre « (cf. Matth. XIII, 13). Les fidèles voient et entendent le Christ et ils Le suivent, parce qu’ils connaissent Sa voix bien que de nombreux siècles se soient écoulés depuis Sa venue selon la chair. Par les sens de la foi, les fidèles vivent le mystère du siècle nouveau : « Si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant nous ne Le connaissons plus de cette manière. Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création » (II Cor. V, 16-17).Ensuite, le Prêtre dit, devant les Portes royales : Sagesse. Debout. Écoutons le saint Évangile. Paix à tous.
Le chœur : Et à ton esprit.
Élevons notre esprit au-dessus de ce qui est terrestre
L’invitation du célébrant à écouter debout le Seigneur signifie : « ce n’est pas avec nonchalance, mais avec ferveur et avec un respect total, que nous devons avoir cet entretien [avec Dieu], qu’il s’agisse de prêter nos regards, nos oreilles ou nos lèvres à l’un des rites sacrés. La première marque de cette ferveur, de cette piété, c’est l’attitude droite du corps... car c’est l’attitude des suppliants ; telle est l’attitude des serviteurs qui ont l’esprit entièrement attentif au moindre signe de leur maître, prêts à courir à leur office dès qu’ils auront saisi l’ordre donné... Ne sommes-nous pas nous-mêmes les suppliants de Dieu pour nos intérêts les plus importants ?» (St Nicolas Cabasilas).
La plus belle occasion que le diable a de dérober les biens que nous offre la lecture sacrée lui est donnée par notre paresse : « Ce trésor spirituel [de la Sainte Écriture] est inattaquable et, lorsqu’il est placé dans le coffre fort de notre intellect, il devient imprenable à toute machination, sauf si nous donnons, par paresse, quelque occasion à celui qui veut nous l’enlever. Car notre ennemi, le diable, lorsqu’il voit amassée la richesse spirituelle, s’effarouche et grince les dents. Il veille sans cesse pour trouver l’occasion opportune d’enlever quelque chose de ce que nous gardons en nous. Mais il n’a pas d’autre occasion, si ce n’est notre paresse. Pour cette raison, nous devons continuellement veiller et repousser ses assauts» (St Jean Chrysostome).
« Debout, écoutons le saint Évangile » a aussi une signification plus spirituelle :
« Élevons notre intellect et nos œuvres au dessus de ce qui est terrestre et nous
comprendrons la manifestation des biens divins » (St Germain de Constantinople).
LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Lc. XXIV, 1-12 ; Liturgie : II Cor. IV, 6-15 ; Matth. XXII, 35-46



samedi 8 septembre 2012

Saints Polonais martyrisés par les fidèles de l'église latine (I)



Icône de tous les néo-martyrs orthodoxes de Pologne

Canonisation des néo-martyrs de Pologne le 8 Juin 2003

Acte du Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe de Pologne pour l'introduction du chœur des saints et des martyrs du XXe siècle, dans l'éparchie de Helm et Podlaskia.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Au début du troisième millénaire de la bonté du Seigneur, l'Église Orthodoxe de Pologne a récolté le fruit de la divine semence, qui a augmenté par la confession de la foi orthodoxe et la fin en martyr du peuple fidèle de l'éparchie de Helm et Podlaskia.

La région de Helm et Podlaskia (présentement au sud-est de la Pologne), qui, il y a mille ans reçut la foi orthodoxe, a plusieurs fois souffert des conditions difficiles et des persécutions par les hétérodoxes. Malgré tout cela, elle a toujours gardé son dévouement au Christ et à la Sainte Eglise, par les prières de la Mère de Dieu, qui a fait don à l'éparchie de Helm de Son icône miraculeuse. Même pendant les épreuves les plus dures pour la foi, quand il devint évident que la lumière de l'Orthodoxie était jetée dans l’ombre, ils gardaient cet héritage sacré et cette richesse de la foi comme ils l'avaient reçue de Saint Vladimir.

Comme les terribles persécutions et les grandes ténèbres passaient, la foi brilla à nouveau par les confesseurs et les martyrs qui se distinguèrent en particulier durant le 20ème siècle, irriguant leur pays de leur sang martyre.

L'apogée des persécutions dans la région de Helm et Podlaskia eut lieu en 1944, et les habitants de cette époque témoignent: "Nous avons souffert des moments terribles et difficiles par les ennemis de la foi qui ont inondé notre région avec des rivières de sang, et qui ont mis le feu à nos maisons. Pendant ces jours, certains reçurent la couronne du martyre, en dédiant leur cœur et leur foi à Dieu et à leur prochain ".

Grâce à leur sang et à leurs intercessions martyriques, notre communauté ecclésiale actuelle est renforcée, et nous maintenons la mémoire de leur martyre, selon le témoignage de 1944 du hiérarque local Hilarion qui a dit: "J'espère fermement, que l'église intronisera dans le chœur des saints beaucoup de ces prêtres de mon diocèse qui furent martyrs."

Au cours des 50 années écoulées il n'était pas possible de les glorifier en raison des conditions défavorables. Cependant, leur mémoire est restée vivante dans le peuple de la région, jusqu'à ce que l'Eglise orthodoxe locale, par une commission spécifique, se basant sur des recherches et des preuves, a décidé ce qui suit:

1. Il est décidé que [la fête de] l'assemblée des saints martyrs et confesseurs de l'éparchie de Helm et Podlaska sera le premier dimanche du mois de Juin.

2. Seront comptés dans le chœur des saints les [martyrs] suivants:

a) Protopresbytre Basile (martyrisé dans le village de Teratin le 4 mai 1945).

b) Protopresbytre Paul Svaiko et sa Matouchka Joanna (qui fut martyrisée au village de Graboviets le 28 août 1943).

c) Prêtre Nicolas Holt (martyrisé à Novosiolski le 2 avril 1944).

d) Prêtre Léon Corobtsouk (martyrisé à Laskof le 10 mai 1944).

e) Prêtre Pierre Ochrisko (martyrisé à Tsartoviets le 10 avril 1944).

f) Prêtre Serge Zahartsouk (martyrisé à Nabruz le 6 mai 1943).

g) Moine Ignace (martyrisé au monastère de Saint Onuphre à Giobletsna le 10 août 1942).

3. Tropaire, Kondakion et Megalynaire aux saints ci-dessus doivent être composés, tandis que l’office doit se trouver dans le Ménée des Martyrs.

4. Les saintes reliques où qu’elles se trouvent doivent être honorées et leurs icônes peintes.

5. Les patriarcats orthodoxes doivent être informés, de même que les Églises autocéphales.

Par les prières de tous les saints qui ont été martyrisés à Helm et Podlask et qui sont présents devant le trône du Très-Haut, Le suppliant pour l'Église orthodoxe et les fidèles de leur pays, que le Seigneur fortifie notre foi et nous accorde Sa riche bénédiction. Amen.


+ Sa Béatitude le Métropolite Savva, archevêque de Varsovie et de toute la Pologne

Le très Révérend + Simon, archevêque de Lots et Poznan.

+ Vladika Adam, archevêque de Psemisl et Sanok.

+Vladika Jérémie, archevêque de Vrotslav et de Stsetsin.

+ Vladika Abel, archevêque de Lublin et de Helm.

+ Sa Grâce Myron, évêque de Hainouvka.

+ Son Excellence Jacob, évêque de Bialystok et de Gdansk.

+ Vladika Grégoire, évêque de Bielski

A Lublin, le 20 Mars, 2003.

Version Française Claude Lopez-Ginisty
D’après
citant 

Prière à la Mère de Dieu


Très Sainte Génitrice de Dieu, sauve-nous!

vendredi 7 septembre 2012

John SANIDOPOULOS: Une colombe blanche accueille le Patriarche Œcuménique en Crète




Alors que le Patriarche œcuménique Bartholomée était sur ​​le point d'entrer dans le monastère sacré de l'honorable Prodrome (saint Jean-Baptriste) à Korakies [le 5 septembre], une colombe blanche s'est perchée au sommet de l'Evangile qui était tenu par le prêtre. Cela a surpris les gens, et le Patriarche œcuménique a souri et a vénéré le Saint Evangile alors que la colombe restait en place.








Comme le prêtre procédait dans l'église principale du monastère, la colombe s'est déplacée du Saint Évangile à son épaule, puis sur son kalimavki. La colombe est restée là quand le prêtre entra dans l'église, jusqu'à ce qu'un autre prêtre le prenne et la relâche dans le beau ciel bleu de Crète.

Cet événement a été appelé par les hiérarques et les prêtres un geste de "bienvenue" pour le Patriarche œcuménique sur l'île de Crète.

Bien sûr, on ne peut s'empêcher d'associer à cet événement, qui a eu lieu dans un monastère dédié à saint Jean-Baptiste, le baptême du Christ dans le Jourdain lorsque le Saint-Esprit comme une colombe apparut au-dessus de Lui.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
l'article de 
John SANIDOPOULOS
sur son excellent blog

MYSTAGOGY

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 and analysis on various matters 
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jeudi 6 septembre 2012

Les terroristes de velours...et leurs complices!




Le Secrétaire du Conseil patriarcal culturel de l'Eglise orthodoxe russe, l'archimandrite Tikhon (Chevkounov), estime que les actes anticléricaux de ces derniers mois en Russie, sont tout simplement une nouvelle manifestation de ce qu'il appelle le "terrorisme de velours", rapporte Interfax.

"Ce à quoi nous faisons face aujourd'hui, est une explosion d'actes qui sont étranges à première vue: l'indignation agressive d'un groupe punk dans les églises de Moscou, leur spectacle immonde dans un musée [ces filles ont eu des relations sexuelles en public dans un musée, les qualifiant d'art], la profanation d'un lieu qui est sacré pour l'ensemble de la nation russe: les tombes des anciens combattants russes de la Seconde Guerre Mondiale, et maintenant la destruction des croix, tout cela est plus que du hooliganisme, plus que des actes anti-cléricaux banals, comme les gens ont l'habitude de les appeler. Il s'agit d'une nouvelle réalité de notre vie: le "terrorisme de velours", a déclaré Père Tikhon dans une interview à un correspondant d'Interfax-Religion.

De l'avis de l'archimandrite, ce terrorisme, "comme toute forme de terrorisme", vise à la destruction des fondements historiques, spirituels et moraux et des normes de la société et de l'Etat, par le sabotage, le chantage et la peur.

" Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevich et Nadièjda Tolokonnikova ne sont pas essentiellement différentes des kamikazes musulmanes qui sont soigneusement préparées et utilisées par des individus dans les coulisses. Et c'est amer, mais nous devons admettre que "le terrorisme de velours", mené avec l'aide de partisans tant à l'interne qu'à l'externe, a du succès dans notre pays, et quelque irréfléchis que  ses disciples puissent être, ils sont très attachés à l'idée, "a déclaré le père. Tikhon.

Lorsqu'on lui a demandé quel châtiment 'il proposerait pour ceux qui ont scié des croix à Arhhanguelsk et  Tcheliabinsk, l'archimandrite Tikhon a répondu par les paroles de l'apôtre Paul, "Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi".

En réalité, dit-il, il y a une autre question plus importante. "Maintenant, non seulement des jeunes naïfs et inexpérimentés, mais également des adultes matures se rendent encore facilement complices de ces "terroristes de velours," volontairement ou involontairement. J'ajouterais encore ici nécessairement que peu importe ce que l'on peut donner comme excuses pour se justifier, il est très vil pour une personne d'être, même de façon inattendue, le complice d'un terroriste. "

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
English Edition

mercredi 5 septembre 2012

Icônes gravées!


Merci à Maxime d'avoir montré sur son blog une vidéo sur les icônes sculptées 
( La gravure sur bois de tradition orthodoxe), voici d'autres exemples de sculpture trouvés sur la même page YOU TUBE







mardi 4 septembre 2012

Saint Moïse l'Ethiopien convertit des Afro-américains à l'Orthodoxie



St. Moses the Black.

Ce fut un moment de révélation pour Sharon Gomulka.

Cette femme de Livonia, qui fut élevée comme missionnaire baptiste et convertie au luthéranisme, a visité une église orthodoxe chrétienne un jour il y a plusieurs années, et elle a observé des fidèles blancs qui embrassaient l'image d'un homme au teint basané. C'était le jour de la fête de saint Moïse le Noir [saint Moïse l'Ethiopien], et la congrégation faisait la queue pour vénérer son icône.

"Je ne savais pas que c'était son jour de fête et je ne savais rien à propos de la vénération des icônes. J'ai eu un changement de paradigme à cause des nombreuses personnes de race blanche embrassant cet homme noir", se souvient Gomulka. "Et j'ai commencé à me poser des questions sur ce genre d'église? Qui sont ces gens pour lesquels la couleur ne semble pas vraiment importante? "

La réponse est devenu évidente lorsque Gomulka et son mari, Ted, ont étudié l'histoire chrétienne et ont connu les "Pères du désert", les saints africains qui ont contribué à façonner l'Eglise primitive. Le couple a découvert que l'Orthodoxie non seulement reconnait son héritage africain, mais offre également une meilleure compréhension de leur foi chrétienne, une "plénitude de la doctrine chrétienne."

"Etre orthodoxe est devenu si juste pour nous", a dit Gomulka, une Afro-Américaine.

Le couple et leurs trois enfants - leur fille aînée reste luthérienne - ont rejoint l'Eglise Orthodoxe et sont membres de l'Église Orthodoxe de la Sainte Transfiguration de Livonia.

Adaptation et version française 
de
Claude Lopez-Ginisty
d'après
cité par