"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire
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mardi 11 septembre 2012

Saints Polonais martyrisés par les fidèles de l'église latine (IV)




Saint martyr Nicolas

Le saint martyr Nicolas est né en 1907 dans le village de Cotlatsov, dans le comté de Zitomir, dans la très grande famille des Holts. Après la 2ème guerre mondiale, il est retourné avec ses parents à la ville historique de Vladimir, dans l'éparchie de Volhynia. Il a resenti la vocation de la prêtrise  et a étudié la théologie pendant les années 1930 en Bulgarie.
Après ses études, il se maria en 1935 et il fut ordonné prêtre. En tant que nouveau prêtre, il fut envoyé pour aider le prêtre officiant dans la paroisse du village de Babitse, alors qu'il séjournait dans le village d’Obsa, dans le comté de Bilgorai. Les années de son service sacerdotal ont été particulièrement difficiles et il en a été affecté, il vivait entièrement de la charité des fidèles. Dans le même temps, le gouvernement papiste de Pologne tentait de limiter son activité pastorale et suggérait sournoisement de nombreuses propositions pour l'égarer, et même le faire changer de foi.
De 1937 jusques au début de la guerre, en raison de diverses difficultés et restrictions, il servit comme prêtre dans les paroisses des villages de Dougose et Cochilno du comté de Volhynia. Pendant les années de guerre, il est allé à la paroisse du village Nobosioulki, dans le comté Tomasouf, de l'éparchie de Helm. Au cours de cette période de peur et de terreur, il a aidé et sauvé la vie de nombreux orthodoxes et non-orthodoxes, effectuant son travail pastoral avec dévouement et sans aucun souci, même pour sa vie.
En 1944, après le retrait des troupes allemandes, l'activité des rebelles polonais catholiques contre les orthodoxes se sont généralisées. Puis, le Père Nicolas avec un groupe de fidèles de la paroisse ci-dessus, au mois d'Avril, fut martyrisé pour ne pas se soumettre aux suggestions des papistes, qui, en attaquant l'Eglise pendant qu'il jaccomplissait le mystère du Baptême, le saisirent et avec force l'emmenèrent à l'extérieur en même temps que toutes les personnes présentes et après les avoir torturés de diverses façons, ils les assassinèrent tous.
Le saint hiéromartyr Nicolas a été enterré à l'endroit où, en 1938, le gouvernement papiste avait nivelé l'église paroissiale précédente. Une commission spéciale ecclésiastique n'a pas pu trouver ses reliques ou son tombeau, vu que les papistes avaient transformé toute cette région en champs cultivés.



Version Française Claude Lopez-Ginisty
D’après
citant 

lundi 10 septembre 2012

Saints Polonais martyrisés par les fidèles de l'église latine (III)



Saint hiéromartyr Basile

Le saint hiéromartyr Basile est né dans le diocèse béni par Dieu de Helm, dans le village de Teratin au 19ème siècle. Il descendait de la famille Martis, fiers orthodoxes, son père Alexandre était juge et il devint plus tard prêtre. Le jeune Basile grandit dans une atmosphère pieuse et orthodoxe et il étudia au séminaire de Helm.
Après avoir obtenu son diplôme, il se maria et à l'âge de 26 ans, il entra dans le sacerdoce. Plus tard, il fut envoyé par son autorité ecclésiastique comme hiérapôtre (prêtre-apôtre) en Alaska, où il offrit ses services sacerdotaux, officiant surtout aux îles Afognak et Kodiak. Il s'acquitta de ses devoirs sacerdotaux avec labeur et dévouement et sous la juridiction spirituelle de l'Eglise russe, servant également à différentes périodes en Pennsylvanie aux États-Unis et au Canada.
Après son retour dans son pays en 1912, il fut nommé prêtre officiant de la paroisse orthodoxe de la ville de Sosnovièts (sud de la Pologne). Lorsque la 1ère guerre mondiale commença, il se trouvait dans un état de persécution et il fut forcé de devenir réfugié avec sa famille en Russie, où finalement il se retrouva à Moscou au monastère de saint Andronique. Il servit partout où il se trouvait, et il travailla également comme ouvrier manuel pour soutenir sa famille. Après la fin de la guerre, il retourna à la ville de Sosnoviets et à sa paroisse.
Parallèlement à ses fonctions paroissiales, il essaya d'obtenir un permis pour servir en tant qu’aumônier militaire pour les soldats orthodoxes de l'armée polonaise. En 1921, il réussit à être en charge comme confesseur de l'armée, recevant en fait la position de protopresbytre (archiprêtre). Se trouvant dans cette position pendant quinze ans, il offrit son travail acharné et le labeur de ses services, résolvant et surmontant les problèmes et les difficultés suscités par les hétérodoxes et ceux qui avaient des agendas politiques. Il travailla aussi avec les premiers archevêques de Varsovie et de toute la Pologne Georges et Denys et, en prenant également part au processus de déclaration de l'Eglise autocéphale polonaise en 1934, sous le Patriarcat Œcuménique.
Après sa retraite, il retourna à son lieu de naissance Teratin, avec sa famille et il y passa les années difficiles de la 2ème guerre mondiale au cours de laquelle allemand et rebelles - les armées polonaises - traversèrent la région de Helm, en faisant plus particulièrement du mal au peuple orthodoxe.
Quand la guerre s'est terminée et que la paix est revenue, l'activité et la haine des rebelles polonais a augmenté envers les habitants orthodoxes locaux (en pleine connaissance du gouvernement polonais et des dignitaires religieux latins) et puis a commencé exactement à ce moment-là le Golgotha ​​martyrique du père Basile âgé. Sa maison fut perquisitionnée à plusieurs reprises, il fut menacé et terrorisé, jusques à ce que, en 1945, le Vendredi saint, ils encerclent sa maison et le torturent en le pressant de renier l'Orthodoxie. Il resta cependant stable dans sa foi, il reçut la couronne du martyre et donna sa vie pour la sainte foi de l'Église Orthodoxe du Christ.
Il fut enterré à Teratin et en 1963, on transféra ses reliques à Varsovie au cimetière orthodoxe et plus tard en 2003, quand il fut question de le glorifier, elles furent prélevées et placées dans un reliquaire au cimetière de l'église paroissiale de Saint Jean Climaque à Varsovie.

Version Française Claude Lopez-Ginisty
D’après
citant 

dimanche 9 septembre 2012

Saints Polonais martyrisés par les fidèles de l'église latine (II)




Saint martyr Ignace

Le moine Ignace est né dans la décennie des années 1860. Ressentant une vocation monastique, il entra au monastère de Saint Onuphre à Giabletsna, seul monastère dans la région de Helm qui n'avait jamais dans son histoire succombé à l’Unia*. Après la période d'essai normale d'un novice, il fut tonsuré moine avec le nom d’Ignace.
Pendant les années difficiles de l'Orthodoxie après la fin de la 1ère guerre mondiale et jusques à la fin de la 2ème guerre mondiale, le Père Ignace fut l'un des moines les plus vertueux et les plus âgés du monastère, qui, par ses prières et ses exhortations soutenait les pèlerins orthodoxes qui venaient vénérer l'icône miraculeuse de saint Onuphre.
Lorsque la 2ème guerre mondiale a commencé, la vie des moines est devenue insupportable, en raison de nombreux raids des rebelles papistes [id est catholiques romains], qui pillèrent le monastère et menacèrent de mort les moines s'ils n’abandonnaient pas leur pénitence. Les papistes voyant la fermeté et la persévérance des moines dans l'Orthodoxie et l’attachement à leur monastère, en collaboration avec des soldats allemands qu’ils avaient prédisposés contre les moines, attaquèrent le monastère pendant la nuit du 9 août  1942. Ils dispersèrent alors les moines qui avaient trouvé refuge dans la forêt la plus proche, ils pillèrent le monastère, y mirent le feu et surveillèrent afin que nul n’essaie d’éteindre le feu. Tous les moines furent saisis de peur et seul Ignace eut pitié de son monastère et n’accepta pas sa profanation : il y retourna et avec beaucoup de prudence monta au clocher et commença à sonner les cloches afin que les gens du village le plus proche comprennent la destruction en cours et aillent chercher du secours. Alors, avec rage les assaillants le firent descendre et l'ayant torturé de nombreuses manières différentes, ils l'assassinèrent.

Le saint martyr Ignace fut enterré au cimetière du monastère. Au printemps 2003, sa tombe fut ouverte et ses reliques placées dans le reliquaire de l'église principale du monastère.



Version Française Claude Lopez-Ginisty
D’après
citant 
IMPANKRATOROS

*conversion au catholicisme romain obtenue par des moyens plus ou moins honnêtes ou par la contrainte.