"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire
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jeudi 26 janvier 2012

Staretz Païssios de la Sainte Montagne de l'Athos: La terrible illusion spirituelle (5)




Méfiez-vous des visions

-Staretz, quand les gens nous racontent leurs visions à ou à nous disent qu'ils ont vu un Saint etc, que devons-nous leur dire?

-Il est préférable de leur dire d'être prudents. C'est la chose la plus sûre, parce que tout le monde ne peut discerner si une vision est de Dieu ou du Diable. Mais, même si une vision est de Dieu, il ne faut pas l'accepter tout de suite. En fait, Dieu est ému-pour ainsi dire- quand il voit que sa créature ne l'accepte pas, parce que cela montre que la personne a de l'humilité. Si c'était vraiment un saint qui apparaissait, Dieu connaît d'autres façons d'informer cette âme en conséquence, et de la conduire à où Il veut. Des précautions doivent être prises, parce que le petit lutin peut venir, appuyer sur le bouton et "allumer le divertissement de la télévision..."

Il y avait cette âme, qui n'avait pas été aidée par des gens et comme telle, avait droit à l'assistance (à l'aide divine). Dieu présenta quelque chose pour elle, pour l'aider, mais après, le Diable planta des pensées en elle: "Car Dieu t'a rendu digne de voir cette vision. Il semble qu'Il ait quelque chose de plus noble en réserve pour toi. "Dès le moment où elle a cru une telle remarque, le Diable a commencé à faire son travail et l'a mise sous ses ordres! Mais Dieu finalement a eu pitié d'elle une fois de plus. Elle eut une vision et entendit une voix lui disant "Écris au Père Païssios toutes les visions que tu as eues." Alors, elle m'a écrit une lettre avec toutes les visions qu'elle avait vues. Le Malin avait fait des ravages en elle. C'étaient des visions réelles, mais elle a mentionné que seule la première et la dernière étaient de Dieu. La dernière vision a été permise par Dieu, afin qu'elle puisse être aidée à se redresser, et à se débarrasser de l'illusion. Enfin, la pauvre femme a écouté mes conseils, et elle est sortie de ce bourbier.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
«WORDS OF THE ELDER PAISIOS - Vol.3»
© The Sacred Retreat 
"Evangelist John the Theologian" Souroti, Thessaloniki.
cité par 
OODE

samedi 14 janvier 2012

Staretz Païssios de la Sainte Montagne de l'Athos: Concernant ceux qui sont diaboliquement possédés (2)




Saint Arsène et Père Païssios


L'homme peut devenir diaboliquement possédé, par orgueil diabolique...

Celui qui a beaucoup d'orgueil est dans les ténèbres. Son esprit est dans la tourmente, comme s'il était vaincu par des fumées d'échappement. Il fera des erreurs maladroites et ne le comprendra pas. Sa perception aura atteint un tel degré d'obscurité que, peu importe ce que vous lui direz pour l'aider, il ne comprendra pas. Il dira que vous faites pression sur lui! Il appelle cela faire pression? Essayez de sortir cette pensée de sa tête... Non, il n'est pas fou, puisque son cerveau fonctionne encore. Il a besoin de comprendre que ce qu'il dit est un déni, un blasphème.

Voilà comment ils sont progressivement arrivés au point de rendre un culte à Satan. Si vous observez les adorateurs de Satan, vous pouvez dire qu'ils sont possédés par le Diable. Vous pouvez discerner un certain état de possession les concernant. Et ils attirent de  pauvres enfants sans méfiance où ils veulent, avec leur musique obsédante. Ils vont aussi loin que le fait d'invoquer réellement Satan. J'ai entendu dire que si vous faites passer certains disques de "rock" à l'envers (cf Daniel 34-38), vous entendrez des messages subliminaux par lequels ils invoquent le Diable. Ils ont même des glorifications de Satan: "Je me consacre à toi, Satan". C'est terrible!

-Staretz, veux-tu dire que l'orgueil peut conduire à la possession démoniaque?

-Oui. Supposons que quelqu'un fasse une erreur et ensuite cherche à se justifier. Si quelqu'un essaie de dire un mot ou deux pour l'aider, il va dire qu'il est injuste, il croira qu'il est meilleur qu'eux et ne les prendra pas en considération. Puis il commencera progressivement à juger les saints - d'abord ceux qui sont récents, puis les plus anciens: "Il n'a pas fait de miracles, l'autre a fait ceci et cela...". Puis il va aller encore plus loin et commencer à juger les Conciles: "... même les Conciles, la façon dont ils sont parvenus à leurs décisions...", sorte que même les Conciles à son avis ne sont pas précis. Enfin, il ira même jusques à dire: "Et pourquoi Dieu a-t-il fait les choses de cette façon?". Eh bien, quand quelqu'un atteint ce point, il n'est pas devenu fou, il est devenu démoniaque.

Un jeune homme possédé du démon étaient venu à ma cabane avec son père, affirmant qu'il était un dieu. Il était allé à un confesseur spirituel dans le monde, mais le prêtre, de peur que le Diable puisse bondir sur lui, a dit au jeune homme: "Alors bénis-moi!" (!!!) Que peut-on dire?... Quoi qu'il en soit, il n'a cessé de dire à son père: " Tu verras, même Père Païssios reconnaîtra que je suis un dieu". Alors il a  fait un pari avec son père, avec tout l'argent qu'ils avaient sur eux, que je le reconnaîtrai comme un dieu. Dès que j'ai commencé à "travailler" ma prière au chapelet, il s'est levé de son siège. "Que fais-tu avec ça?" A-t-il crié. "J'ai commis toutes sortes de péchés. J'ai le Diable en moi et j'ai été déifié. Tu dois admettre que je suis un dieu! Toi, mon vieux, tu n'as rien fait du tout ", a-t-il poursuivi. "Tout ce que tu fais est de continuer à bricoler avec ça (le chapelet)!" A-t-il poursuivi, laissant échapper des accusations très lourdes! Je fus exaspéré. "Allez, sors d'ici, toi qui as perdu !" Lui ai-je dit. Je lui ai donné une bonne rebuffade. Il devint fou furieux, se transforma en animal sauvage. Il a sorti l'argent qu'il avait dans sa poche, et l'a jeté vers son père, en disant: "Tiens, prends! J'ai perdu le pari!"...



Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
«WORDS OF THE ELDER PAISIOS - Vol.3»
© The Sacred Retreat 
"Evangelist John the Theologian" Souroti, Thessaloniki.
cité par 
OODE

jeudi 16 juin 2011

Staretz Ioanichie (Moroï) de Sihastria



1. Désireux de prendre le joug du combat monastique contre la volonté, le jeune Ioan Moroï demanda l'avis du grand pèlerin George Lazare, dont il était un disciple. 
Voici ce qui lui fut dit: "Reste pour une période d'un an en vertu de l'obéissance à la skite des Grottes à Ialomicioarei et lis le Psautier tous les jours. Si tu es en mesure de supporter les tentations du Malin, alors seulement deviens moine. " Et il passa des jours et des mois dans l'obéissance, et les soirées furent consacrées à des vigiles et à la lecture du Psautier.

Un soir, alors qu'il priait, dans sa cellule au milieu de l'épaisse forêt, un moine inconnu vint à lui et lui dit:

- Que fais-tu ici, mon frère Ioan, et pourquoi t'humilier autant?

- Père, je veux devenir moine.

- Tu t'es trompé. Tu ne peux pas rester au monastère. Maintenant même, ta femme vit avec d'autres hommes et a dépensé toute ta fortune.

- D'où as-tu appris cela? demanda le jeune moine, très en colère.

- J'ai vécu pendant quarante ans dans le désert du Jourdain, et j'ai reçu du Seigneur le don de clairvoyance, et c'est de cette façon que j'ai appris cela de Lui.

- Que dois-je faire maintenant, mon père?

- Retourne chez toi et sois à la tête de ta femme et de tes biens.

Après cela, l'étrange moine s'approcha du feu et disparut dans les flammes. C'était un démon.

Beaucoup de pensées se bousculaient dans l'esprit du jeune Ioan Moroï quand il finit par quitter le  monastère et retourner chez lui, et nombreuses furent les épreuves tout le long du chemin. 
Plus tard, il revit George Lazare, et celui-ci lui dit: "[…] Tu ne ne peux plus continuer la voie monastique, demeure un certain temps maintenant avec ta famille"

2. En 1890, le jeune Ioan Moroï fit un pèlerinage pour vénérer le tombeau du Seigneur à Jérusalem. Il se rendit ensuite à la grotte du juste moine Xénophont, et le saint ermite lui dit:

"Mon frère Ioan, es-tu venu ici pour trouver un saint homme? Jamais dans ta vie tu ne dois suivre aucun homme, quelle que soit la sainteté que tu crois qu'il possède. Aujourd'hui, il t'utilisera à son profit, et le lendemain tu seras fou. Tu souhaites devenir moine? Lis l'Ecriture Sainte et l'enseignement des saints Pères, et suis les conseils de leurs paroles, ainsi tu ne seras jamais conduit à l'illusion.

Sache que tu vas devenir moine de la Sainte Montagne de l'Athos, et après quelques années, tu retourneras dans ta patrie et tu deviens prêtre  et organisateur d'une communauté de moines, mais à la fin de ta vie, tu auras beaucoup de souffrances. Si tu as de la patience et que tu supportes tout cela, avec l'aide du Christ, tout finira bien, et tu recevras ta récompense.

Cette prophétie se réalisa dans la vie du protosyncelle Ioanichie Moroï.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

samedi 4 juin 2011

L'ange de la repentance dit à Hermas



L' ange (*) lui a donné douze commandements:

1. Crois en Dieu;

2. Vis dans la simplicité et l'innocence, ne dis pas de mal et donne l'aumône à tous ceux qui le demandent;

3. Aime la vérité et évite le mensonge;

4. Préserve la chasteté dans tes pensées;

5. Apprends la patience et la générosité;

6. Sache qu'en chaque homme, il y a un bon et un mauvais esprit;

7. Crains Dieu et de n'aie pas peur du Diable;

8. Fais tout le bien et abstiens-toi de toute mauvaise action;

9. Prie Dieu du fond de l'âme avec foi que notre prière soit accomplie;

10. Prémunis-toi contre la mélancolie qui est sœur du doute et de la colère;

11. Questionne les prophéties vraies et fausses;

12. Prémunis-toi contre tout mauvais désir.

Hermas, commémoré le 31 mai, a été l'un des septante apôtres. Il est mentionné dans l'épître de saint Paul aux Romains. "Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermas, Patrobas, Hermès et les frères qui sont avec eux" (Romains 16:14). Hermas était grec de naissance, mais il vécut à Rome pendant une longue période. Il fut évêque à Philippoupolis et termina sa vie en martyr. Il a compilé un livre très instructif intitulé "Le Pasteur", selon les révélations d'un ange de Dieu. Hermas était un homme riche, mais à cause de ses péchés et des péchés de ses fils, il tomba dans une extrême pauvreté.

(*) Un jour dans la prière, un homme lui apparut en vêtements blancs avec un bâton à la main et lui dit qu'il était un ange de la repentance qui lui était envoyé pour être avec lui jusques à la fin de sa vie.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Texte du Pasteur d'Hermas:

jeudi 2 juin 2011

Sur le blog de Maxime: La correction fraternelle selon saint Jean Chrysostome



« Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. »
(Matth. 18, 15)

1. Après ces paroles si vives contre les auteurs, des scandales, après des menaces capables de les pénétrer de terreur, pour préserver de la négligence les personnes que le scandale atteint, - car elles auraient pu tomber dans un mal non moins redoutable en s’autorisant de ce langage, qui regardait exclusivement autrui pour se livrer au relâchement et glisser dans l'orgueil, sous le prétexte qu'elles avaient droit à des ménagements de toute sorte, le Sauveur s'occupe d'elles à leur tour, et ordonne que tout reproche se fasse dans le plus grand secret de crainte que la présence d’un certain nombre de témoignages n'aggrave le caractère de l'accusation, et que le coupable s'opiniâtrant ne devienne d'une correction plus difficile. Aussi Jésus dit-il : «entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère.» Qu’est-ce à dire: «S'il t'écoute»? S'il se condamne lui-même, s'il convient de sa culpabilité. «tu as gagné ton frère». Il ne dit pas: Vous serez suffisamment vengé mais «tu as gagné ton frère», montrant par là combien l'un et l'autre perdraient à rester ennemis. Il ne dit pas en effet : il se sera gagné lui-même ; mais « Tu l’as gagné » ; par où il déclare que l’un et l'autre ont souffert précédemment, l'un du côté de son frère, l'autre du côté du salut. Ce même conseil, le divin Maître nous le donnait du haut de la montagne : tantôt il envoyait la victime à l'auteur de l'injustice et lui disait: «Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande.» (Matt. V,23-24) ; tantôt il enjoignait à l'offensé de pardonner à l'offenseur : « Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs », nous ordonnait-il de dire. Dans le cas présent, il agit d'une autre manière. Ce n'est point l'offenseur, c'est l'offensé qu'il décide à la première démarche. Comme le premier eût difficilement consenti à venir offrir ses excuses, qu'il en eût conçu trop de confusion et trop de honte, c'est l'offensé qui doit l'aller trouver pour tout raccommoder. Le Sauveur ne dit pas à celui-ci de prendre le ton de l'accusation et de l'invective; il ne lui dit pas: Vengez-vous ; mais : « Reprenez-le ». L'ivresse du ressentiment, la honte paralysent votre ennemi ; à vous qui êtes en parfaite santé d'aller voir ce malade, de le mander à la barre d'un tribunal sans témoins, de lui offrir un remède qui lui soit agréable. Cette expression : « Reprenez-le », signifie simplement : Remettez-lui son péché en mémoire ; entretenez-le du dommage qu'il vous a causé. Or, si vous le faites d'une façon convenable, vous plaiderez admirablement votre cause, et vous provoquerez avec succès une réconciliation.
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dimanche 22 mai 2011

Sur le blog de Maxime pour une vie orthodoxe...




Seul l'Esprit Saint peut juger nos âmes, 

personne d'autre n'a ce droit.


"Essayez de toujours veiller à ce que la prière de Jésus-Christ s’intègre à votre cycle quotidien, à votre travail, à chacun de vos souffles et à tous vos sens. Alors oui, comme votre cœur va se réjouir ! Quel bonheur vous allez ressentir parce que votre esprit s'élèvera vers les cieux ! C’est pourquoi il ne faut pas oublier de toujours dire : «Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi."

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mercredi 27 avril 2011

Saint- Jean Chrysostome: Le jeûne inutile


"Ne pas me dis pas, 
j'ai jeûné pendant tant de jours, 
je n'ai pas mangé ceci ou cela, 
je n'ai pas bu de vin, 
j'ai supporté le manque, 
mais montre-moi 
si tu es, d'homme en colère, devenu doux, 
si tu es, d'homme cruel, devenu bienveillant.

 Si tu es rempli de colère, 
pourquoi opprimer ta chair? 
Si la haine et la cupidité sont au dedans de toi,
 quel avantage y a-t-il à ce que tu boives de l'eau?

 Ne montre pas un jeûne inutile:
 car le jeûne seul 
ne suffit pas à monter au Ciel "

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mercredi 6 avril 2011

Staretz Ephrem de Katounakia: Le péché/ La confession


Мария Египетская

Je ne te blâme pas pour avoir commis divers péchés, même de sérieux péchés. Non! Tu es humain. Mais je te blâme de ne pas les avoir confessés. 
Es-tu tombé? Cours vers ton père spirituel. Es-tu tombé? Confesse tout à ton père spirituel. 
Te souviens-tu de sainte Marie d'Egypte? La toute première chose qu'elle fit, fut de confesser ses péchés.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

dimanche 23 janvier 2011

Saint Grégoire de Nysse: Les deux sortes de joie



Il y a deux vies, et deux façons de suivre chacune de ces vies prises séparément. 

Il y a même deux joies, l'une dans cette vie et l'autre dans celle en laquelle nous espérons. 

Alors qu'est-ce qui est béni? 

Que nous réservions notre part de joie pour les vrais biens de la vie éternelle, et que nous accomplissions notre service de tristesse dans cette vie courte et éphémère. 

Nous regrettons non pas la perte de l'un de nos plaisirs temporels, mais plutôt la perte de joies plus grandes à cause de notre jouissance de ces joies moindres. 

Si donc l'on peut appeler heureuse la possession d'une joie sans fin s'étendant à travers les siècles sans fin, et si la nature humaine doit inévitablement goûter aussi ce qui est opposé à la joie, il n'y a plus aucune difficulté à comprendre la raison de cette parole: "Bienheureux sont ceux qui pleurent maintenant, car ils seront consolés dans les siècles sans fin. "

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après