"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

vendredi 29 décembre 2023

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe ukrainienne a remercié les Églises locales pour leur soutien


Lors de sa réunion du 26 décembre 2023, le Saint-Synode a remercié les Primats et les représentants des Églises orthodoxes locales pour leur soutien à l’Église orthodoxe ukrainienne (EOU). C’est ce que rapporte le Département de l’information et de l’éducation de l’EOU.

En ce qui concerne les contacts avec les Églises locales, la prêtrise a été informée par le métropolite Antoine de Boryspil et Brovary, le chancelier de l’EOU.

Selon le rapport soumis, en 2023, les primats et les hiérarques des Églises locales ont adressé à plusieurs reprises des lettres dans lesquelles ils exprimaient leur soutien à l’Église orthodoxe ukrainienne, personnellement à Sa Béatitude le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine et à des hiérarques individuels de l’Église orthodoxe ukrainienne en réponse aux pressions exercées par les autorités de l’État sur l’épiscopat, le clergé, les moines et les croyants de l’EOU, à l’ouverture de poursuites pénales à leur encontre et à l’adoption éventuelle de lois anticonstitutionnelles contre l’Église.

Au cours de l’année, la métropole de Kiev a reçu des lettres de soutien du patriarche Jean X d’Antioche et de tout l’Orient et du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Antioche, du patriarche Théophile IIII de Jérusalem et de toute la Palestine, du patriarche Porphyre de Serbie et du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe, Sa Béatitude le métropolite Sava de Varsovie et de toute la Pologne et l’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe polonaise, Sa Béatitude le métropolite Rostislav des Terres tchèques et de Slovaquie et le Saint-Synode de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, Sa Béatitude le métropolite Tikhon de toute l’Amérique et du Canada, ainsi que des hiérarques des Églises de Jérusalem, de Bulgarie, de Serbie, de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie et de bien d’autres encore.

“Le Saint-Synode a exprimé sa gratitude aux primats et aux hiérarques des Églises orthodoxes locales pour leurs prières constantes et leur soutien à l’Église orthodoxe ukrainienne, à son primat, Sa Béatitude le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine, à l’épiscopat, au clergé, aux moines et aux croyants”, précise le communiqué. 

Source: Orthodoxie.com

Et malgré cette unanimité dans l'absence de reconnaissance par les patriarcats orthodoxes non grecs de la secte de laïcs (id est de défroqués, dont il avait reconnu en son temps la réduction à l'état laïc!) qu'il a créée au mépris de tous les canons, le patriarche de Constantinople continue à croire qu'il a le droit de faire n'importe quoi, de laisser ses séides en Ukraine persécuter l'Eglise canonique sans rien dire, et de tenter de faire croire qu'il est une sorte de pape de l'Orthodoxie qui doit régenter la vie de tous les patriarcats orthodoxes du monde.

Disciple peut-être de Mélèce Métaxakis, aventurier qui fut archevêque d'Athènes, patriarche de Constantinople déposé par le clergé et le peuple (1er juin 1923), qui devint patriarche d'Alexandrie et fut responsable de l'introduction du nouveau calendrier dans certaines Eglises, initiant persécutions et désordres dans l'Eglise du Christ.

L'ambition du patriarche Bartholomée semble encore plus grande que celle qui motiva Metaxakis: il se prétend chef suprême de tous les chrétiens orthodoxes et affirme son orgueil insane à temps et à contretemps. Son désir de puissance temporelle finira, comme celle de Métaxakis: lorsque le peuple et les hiérarques grecs réaliseront enfin son grand pouvoir de nuisance, ils le chasseront de son trône stanbouliote,et il finira dans les poubelles de l'histoire ecclésiastique. C.L.-G.


jeudi 28 décembre 2023

Les saintes icônes nous aident dans la prière


`
Géronda, comment pourrai-je trouver du réconfort quand je serai contrariée ?

Trouve ton échappatoire dans la prière. Ce n'est qu'en touchant une icône avec ta tête que tu trouves du réconfort. Fais de ta cellule une petite église avec des icônes qui te donnent la paix et tu verras que tu y trouveras beaucoup de réconfort. `

`Géronda, parfois pendant la prière, j'embrasse les icônes, est-ce bien ? `

`Oui, c'est bien. Selon les règles, les icônes doivent être embrassées de cette façon : notre cœur devrait être inondé par l'amour du Christ, pour la Sainte Mère de Dieu et pour le Saint et nous devrions nous mettre à genoux pour montrer notre vénération des icônes.

Un an [en 1984], le 26 marslorsque nous célébrons la syntaxe du saint Archange Gabriel, je priais devant les icônes du Christ et de la Sainte Mère de Dieu. Pendant un moment, je vis le Christ et la Sainte Mère de Dieu bouger comme s'ils avaient été vivants.

« Mon Christ me bénit. Ma Sainte Mère de Dieu, bénis-moi ! `

Au moment où je me suis agenouillé pour montrer ma vénération, un parfum fort a rempli ma cellule. C'était un parfum absolument merveilleux ! Le petit tapis que j'avais sur le sol, même s'il était recouvert de poussière, avait du parfum. Je suis resté à genoux et j'ai embrassé le tapis. Quel parfum !

`Geronda, quand je prie, cela m'aide-t-il à me souvenir du visage du Christ ? `

« Écoutez, lorsque tu pries devant une icône, alors les icônes t'aident à tourner ton esprit de l'icône à la personne peinte dessus [*] Mais lorsque tu pries dans ton esprit et que tu es penchée et les yeux fermés, tu ne dois pas apporter des visages dans ton esprit au moyen de l'imagination, parce que le Diable peut l'utiliser et te présenter des visions pour te tromper et te faire du mal.

La prière doit être faite avec un esprit pur, sans pensées et représentations, même si celles-ci sont du Christ ou des représentations de la Sainte Écriture, car c'est dangereux, en particulier pour ceux qui ont une riche imagination et un grand orgueil. Ce n'est que lorsque des pensées impureses et blasphématoires viennent que nous pouvons apporter dans notre esprit des représentations de la Sainte Écriture. Mais la meilleure représentation est la conscience de notre péché et de notre ingratitude.

Version française Claude Lopez->Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY

NOTES

[*] Voir Saint Basile le Grand, évêque de Césarée de Cappadoce À propos du Saint-Esprit, chapitre 18, PG 32 149C. La vénération de l'icône va au prototype La référence du 7e Synode œcuménique à ce texte lui donne une signification particulière à propos dela relation entre l'icône et le prototype.

Ce texte est Extrait de À propos de la prière - Pieux Païssios l'Athonite, Evanghelismos Publishing.

mercredi 27 décembre 2023

Un Miracle intemporel


Qu'est-ce qui peut être un plus grand miracle que la transformation du pain et du vin en Corps et Sang du Seigneur ? Si nous devions tous léviter soudainement dans les airs, ce ne serait pas un grand miracle ! Si toutes les personnes malades du monde devaient être guéries, ce ne serait pas un grand miracle non plus !

Le grand miracle est la Sainte Liturgie. Le grand miracle est la mort, la résurrection et l'ascension vers le ciel, vécues dans chaque liturgie. C'est le grand miracle ! Pas si une personne sans jambe l'a soudainement restaurée. Saint Jean de Damas, quand sa main fut coupée, se rendit vers la Mère de Dieu et pria : « Géris ma main ! » et le Génitrice de Dieus le guérit.

Lorsque nous lisons à propos de telles guérisons, nous tremblons et disons : « Oh, quel miracle ! » Oui, c'est un miracle, mais ce n'est pas le plus grand miracle. Le grand miracle est la Liturgie. Le grand miracle est votre présence dans l'Église, célébrant continuellement le même office depuis 2000 ans. C'est là le grand miracle !

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Let’s not crucify Christ again 
by rev. Nicolae Tanasa, 
Agaton Publishing 
via http://doxologia.ro.

mardi 26 décembre 2023

La cire est-elle chère?

 


 Le saint hiérarque Spyridon était pauvre, c'était un berger de chèvres qui n'avait pas d'argent pour se vêtir et qui s'était fabriqué une mitre avec des brindilles de jonc. Il n'avait même pas de cire pour les cierges et, pour cette raison, deux moines qui s'occupaient des services sacrés cessèrent d'allumer des bougies

Lorsque le saint vint leur demander pourquoi ils n'allumaient pas les cierges, ils répondirent

- Il n'y a personne dans l'église et la cire est chère.

Le bon hiérarque les appela alors devant les portes royales. Il leur demanda de s'agenouiller et posa ses mains sur leur tête. Alors les yeux de leurs âmes s'ouvrirent et ils virent les myriades d'anges bruissant de leurs ailes et attendant dans la prière la Grande Liturgie du Sacrifice de l'Agneau de Dieu.

Les cheveux des deux moines devinrent gris en un instant.

Lorsque le saint retira ses mains de leurs têtes, ils ne virent plus que l'église vide

Dès lors, ils firent leur travail de sacristains avec le zèle de ceux qui avaient vu le Ciel se descendrer dans la Sainte Liturgie.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY

lundi 25 décembre 2023

Un moine irritable


Un moine était très irritable. Il se fâchait très rapidement, presque pour n'importe quelle raison. Bien qu'il priât sans cesse Dieu pour le libérer de sa colère, chaque fois qu'il se relevait après la prière, il se mettait en colère contre l'un de ses frères.

À un certain moment, il osa dire à Dieu : « Dieu ne T'ai-je pas prié de me libérer de la colère ? Pourquoi me laisses-Tu me battre si souvent avec mes frères ? `

Dieu lui répondit : « Comment veux-tu manifester le rejet de la colère sans aucune pratique ? 

Ne m'as-tu pas dit de te libérer de la colère ? C'est pourquoi je t'envoie toujours quelqu'un pour avoir l'occasion de garder ton sang-froid et de ne pas te fâcher, même s'il t'en donne la raison. 

Peux-tu nager dans une piscine sans eau ? Il en va de même avec Ma réponse à tess prières ! Tu es le seul maître de tes réactions !

Le moine fut édifié et à partir de ce moment, il se disait tout le temps : « Je ne me fâche que quand je le veux. `

De cette façon, le moine se débarrassa de la colère. 


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY

dimanche 24 décembre 2023

29ème DIMANCHE APRÈS LA PENTECOTE/DIMANCHE DES SAINTS ANCÊTRES

 

icône des saints ancêtres

Les saints ancêtres sont les prophètes et les serviteurs justes de Dieu dans l'Ancien Testament dont le message était d'attendre et de préparer la venue du Messie. Malheureusement, leur prédication est tombée dans l'oreille d'un sourd. Trop souvent, ils ont été ignorés, et parfois persécutés et maltraités. En conséquence, lorsque le Messie est venu, les dirigeants et le peuple n'étaient pas préparés à Le reconnaître. Le Seigneur en a parlé après avoir enseigné les Béatitudes au peuple,

Heureux serez-vous quand les hommes vous insulteront, vous persécuteront et diront faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. 

Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux, car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. (Matthieu 5 : 11-12). 

Un peu plus loin, il ajoute : "Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Loi ou les prophètes : Je ne suis pas venu pour détruire, mais pour accomplir. 

Nous voyons ici le symbolisme de cette commémoration. Nous sommes préparés pour Noël, préparés à accueillir le Dieu incarné, le Christ Seigneur. 

Tout au long de l'époque de l'Ancien Testament, le peuple fut préparé, pendant de nombreux siècles, à accueillir le Messie. Le fait qu'ils aient ignoré la prédication des prophètes les a déshonorés. Ne tombons pas dans la même erreur.

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Parabole du grand souper

La lecture de l'Évangile de ce dimanche est Luc 14, 16-24 et raconte la parabole de l'homme qui fit un grand souper. À première vue, nous pourrions nous interroger sur la pertinence de ce passage, mais il devient clair à mesure que nous y réfléchissons. 

Le Tout-Puissant désire le salut de toute l'humanité. La route est jalonnée de panneaux indicateurs : les prophéties, puis l'Incarnation. Ce sont les "invitations au repas". Les prophéties furent ignorées et, dans la parabole, l'invitation a été rejetée. Aujourd'hui, il suffit de regarder l'état spirituel de notre pays autrefois chrétien pour voir comment l'histoire se répète de génération en génération. 

La lecture des quatre versets précédents nous aide à comprendre cette parabole, car elle nous donne le contexte. 

Le Seigneur répondait à l'homme qui s'était assis à table avec lui et qui avait dit : "Heureux celui qui mangera du pain dans le Royaume de Dieu ! Lorsque le Christ parle d'un certain homme, il fait clairement référence à Dieu le Père. 

L'utilisation du mot "souper", qui est pris en fin de journée, est également symbolique. En termes d'éternité, le Seigneur est venu dans les derniers jours de cet âge. (Ce symbolisme est perdu dans certaines traductions - la version moderne utilise le mot banquet au lieu de souper). 

L'homme envoya son serviteur, qui représente le Christ, lequel, en devenant homme, prit la forme d'un serviteur. C'est pourquoi il n'est pas question d'un serviteur, c'est-à-dire de n'importe quel serviteur, car il s'agit d'une référence spécifique.

Le Christ est le seul et unique Serviteur qui, dans Sa nature humaine, fut parfaitement obéissant et agréable à Dieu. Nous parlons ensuite de ceux qui furent appelés, ce qui signifie très probablement les enfants d'Israël qui furent appelés par la loi et les prophètes. Cependant, on pourrait dire qu'il s'agit de tous les habitants de la terre, qui sont tous des créations de Dieu.

Le Seigneur fut certainement envoyé pour appeler tous ceux qui appartenaient à la maison d'Israël. La réponse pourrait facilement être résumée par les mots utilisés dans la parabole : ils se mirent tous d'un commun accord à faire des excuses. 

La parabole nous donne les détails des excuses. Le morceau de terre représente la terre et les cinq jougs de bœufs sont les richesses de la terre. Cela implique non seulement un amour des avantages matériels de cette vie, mais aussi une incapacité à voir au-delà des choses du monde physique. 

L'homme qui a épousé une femme n'est pas critiqué à cause de son mariage, mais à cause de son attitude. Il a laissé le plaisir dominer sa vie et a été incapable de voir plus loin. 

L'avertissement est que nous devrions nous méfier de l'attachement à quelque chose qui consumera toute notre vie et nous éloignera de Dieu. Pour prendre un moment de réflexion ici, il peut être légitime de se demander si les personnes qui donnent de telles réponses pensent qu'elles font délibérément quelque chose de mal. Peut-être pas, et il y a des exemples contemporains.

 Aujourd'hui, nous entendons beaucoup parler de la sauvegarde de la planète, mais le salut des âmes ne semble pas susciter le même degré de préoccupation. Il y a aussi une phrase célèbre dans la Déclaration d'Indépendance américaine concernant la poursuite du bonheur. Présentée sous un jour positif, elle pourrait être une manifestation d'égoïsme. Il s'agit de regarder au-delà de ce qui est immédiat et matériel, afin de commencer à comprendre ce qui plaît à Dieu.  

Nous en arrivons donc à la croûte. Le maître de maison est informé de la réponse de ses invités. Cela symbolise le fait que les chefs des Juifs ont refusé l'invitation de Dieu. Eux aussi avaient une vision limitée. Ils étudiaient les paroles de la loi et des prophètes, mais avec des yeux juridiques plutôt qu'avec les yeux de la foi. Quelques âmes furent inspirées, dont les apôtres et des dizaines de milliers de personnes.

Saint Théophylacte d'Ohrid

 

A la place de tous ceux qui refusèrent l'invitation divine, les portes furent ouvertes à tous. Les routes et les haies suggèrent ce qui est sauvage, indiscipliné et en dehors de la loi. Les païens ne connaissaient rien de la loi et des prophètes, ils avaient de nombreuses fausses croyances et des coutumes barbares, mais ils furent appelés par Dieu. Comme l'observe Théophylacte dans son commentaire : On pourrait dire que les Grecs païens ne voulaient pas quitter leurs idoles et leurs riches festins, mais ils furent contraints de les fuir par la vérité de l'Évangile. 

C'est ainsi que nous bouclons la boucle. Le Seigneur a commencé par dire à ses compagnons de table de ne pas inviter leurs riches convives, mais de donner à manger aux pauvres et aux nécessiteux. Qui sont les pauvres et les nécessiteux qui devraient être invités au festin du Seigneur ? Il s'agit certainement de ceux qui meurent de faim à cause de leur pauvreté spirituelle due à l'ignorance de l'Évangile. Théophylacte termine son commentaire de ce passage par la phrase suivante. C'est aussi un bon conseil pour les enseignants : enseignez ce qui est nécessaire, même si les étudiants ne le veulent pas.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après


in Mettingham. 

ENGLAND

Solidarité Kosovo

 

 
                                                                                  
Chaque don compte !
 
Le départ au Kosovo approche pour les sept bénévoles de Solidarité Kosovo qui feront partie de la nouvelle édition du convoi d’hiver. Pour la 19e année consécutive, Solidarité Kosovo distribuera des colis cadeaux aux familles des enclaves du Kosovo-Métochie pour que la joie de Noël se partage cette année encore.

Un temps d'amitié et de partage instauré depuis 2004

C’est un rendez-vous traditionnel pour l’association française qui fidèlement depuis 2004 apporte à la veille de la Nativité des vivres humanitaires et du réconfort aux plus démunies du Kosovo-Métochie. L’occasion de partir à la rencontre de familles chrétiennes que les fêtes de fin d’année ont oublié pour partager avec elles un temps d’amitié et de solidarité.

Arnaud Gouillon est venu prêter main forte à l’entrepôt isérois

Rituel tout aussi immuable à l’approche de ce convoi : les préparatifs sur lesquels repose une bonne partie du succès des convois. A l’entrepôt isérois de Solidarité Kosovo, les bénévoles y travaillent depuis des mois dans un élan impressionnant qui réveille les bonnes volontés. Une grande partie a été achevée. Reste encore quelques palettes avant le départ du convoi de Noël. Pour les terminer, la valeureuse équipe est aujourd’hui encore sur le pont !
"Chaque année, on met la barre plus haut" confie Arnaud Gouillon, Président de Solidarité Kosovo, tout spécialement revenu de Serbie pour prêter main forte aux bénévoles, chaussures de sécurité aux pieds. "Il nous reste encore beaucoup de travail et peu de temps pour terminer toutes les pochettes-cadeaux prévues. On a le cœur à l’ouvrage, je nous doute pas qu’on y arrive !" prévoit-il, sourire visé aux lèvres.

Il reste encore les frais de transport inhérents au convoi à financier

Nous avons besoin de votre soutien pour boucler notre budget et vous invitons à envoyer sans plus attendre vos dons à l’adresse suivante : Solidarité Kosovo, BP 1777, 38220 VIZILLE (chèque à l’ordre de «Solidarité Kosovo») ou directement par Internet en cliquant ici.

Nous rappelons aux bienfaiteurs de Solidarité Kosovo que les dons versés avant le 31 décembre 2023 ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66 % de leur montant. À titre d’exemple, un don de 100 euros ne vous coûte en réalité que 34 euros après déduction fiscale.

Pour tous ces foyers serbes que vous aiderez, Solidarité Kosovo vous remercie du fond du cœur et vous souhaite de joyeuses et saintes fêtes de Noël !
 
 
Solidarite Kosovo
 
 
Solidarite Kosovo
 
 
NOUS SUIVRE, C'EST AUSSI AGIR !
    
 
 
 
Solidarite Kosovo
 
 
Solidarité Kosovo
BP 1777
38220 Vizille
FRANCE
contact@solidarite-kosovo.org

samedi 23 décembre 2023

Saint Nicolas de Jitcha: l'Amour triomphe de la mort


Je me souviens d'une jeune fille, une de mes filles spirituelles, qui, pendant la guerre, était à Belgrade, après un bombardement. 

Tout le monde avait quitté un bâtiment qui brûlait. Quand elle a baissé les yeux - elle avait environ 17 ans - elle a vu une vieille femme qui ne pouvait pas sortir du bâtiment. Alors la  jeune fille est entrée à l'intérieur, dans le feu et n'est plus jamais revenue.

Il ne s'agissait pas d'un devoir, elle ne pouvait tout simplement pas réagir d'une autre manière. 

Si quelqu'un lui avait demandé : As-tu peur de la mort ? Elle aurait pu répondre : Bien sûr que oui. Mais en voyant cette femme qui mourait dans le feu, elle n'a pas hésité. Elle s'est précipitée pour sauver cette femme.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY

Saint Nicolas de Jitcha


vendredi 22 décembre 2023

Jad Ganem : Pas de salut en dehors de Constantinople ?


Le patriarche Bartholomée a célébré la fête de Saint-Nicolas dans l'église devenue musée portant son nom dans la ville de Demre, en Turquie. Pendant la liturgie, il a fait un sermon qui comprenait ce qui suit :

"L'Orient n'est pas seulement le lieu de naissance de grands saints, mais aussi le berceau de l'Église dans sa forme actuelle. Notre théologie et notre ecclésiologie sont originaires de ces terres sacrées, dans la juridiction canonique du Patriarcat œcuménique. C'est ici que les synodes œcuméniques se sont réunis, façonnant la conscience ecclésiastique enracinée dans le ministère du Seigneur, transcendant les distinctions nationales ou autres. La sagesse des Saints Pères a établi la pentarchie et son ordre hiérarchique, définissant les frontières, les principes et les valeurs avec une profonde perspicacité, en tenant compte de l'histoire et de la sainteté de chaque région.

Par conséquent, d'Asie Mineure, nous proclamons dans toutes les directions que la véritable et unique Église Mère est la Grande Église de Constantinople. Elle porte exclusivement l'héritage du sacrifice de Jésus sur la Croix pour toute l'humanité, donnant naissance à de nombreuses Églises de la Bulgarie à l'Ukraine. Cette déclaration n'est pas une invention moderne en ecclésiologie, mais une vérité et un héritage d'expérience hérités des Pères des Synodes œcuméniques et locaux.

Ce n'est pas seulement une affirmation théorique, mais un acte continu et béni de l'Église qui confère à Constantinople le privilège du sacrifice de la crucifixion, le chemin du sacrifice et la position de chef de toutes les Églises. Il porte systématiquement la couronne d'épines symbolisant la Passion despotique.

En tant qu'humbles successeurs, par la grâce de Dieu, de ces traditions, nous promettons de sauvegarder cette confiance sacrée. Nous refusons de renoncer au devoir sacré et à la responsabilité qui nous sont confiés.

Nous ne renonçons pas au manteau de la Mère de la Grande Église, rôle qui nous est transmis dans le sang, et nous nous engageons à le transmettre indemne et inchangé. Pendant 32 ans, et à l'avenir, nous embrassons cette tâche avec joie, au service de la Très Sainte Mère de Dieu.

Nous ne renonçons  pas à la Croix à laquelle l'Église de Constantinople s'est consacrée. Nous restons dédiés à notre appel, en honorant notre histoire et la sagesse des Pères.

Nous avons appris à conduire tous les peuples, toutes les races et toutes les langues à la Résurrection par la Croix. Nous sommes prêts à endurer la crucifixion et à nous unir au Christ jusqu'à la fin des temps, pour le bien du monde."

Les observateurs du patriarche Bartholomée se sont habitués à ses déclarations dépourvues de base dans la tradition de l'Église, qu'il répète à chaque occasion afin de renforcer l'autorité de Constantinople et de se convaincre, avant tout le monde, qu'il n'a pas dévié de la tradition et que ce qu'il fait est conforme à la conscience de l'orthodoxie. Il ne devrait donc y avoir aucune raison de rappeler à qui que ce soit que Constantinople n'a jamais été et ne sera jamais la "mère de toutes les églises" [ ce titre est depuis toujours celui de Jérusalem! NdT] et c'est une question historique réglée, n'est-ce pas ? Et que ce qu'il appelle la "conscience ecclésiastique enracinée" qui est apparue en Asie Mineure s'est développée pour la plupart avant l'existence de Constantinople. Et que le système de la Pentarchie place Rome au premier rang et nécessite une consultation entre les églises qui constituent la Pentarchie et non l'imposition de l'opinion de Constantinople sur les autres.

Tous les titres trouvés dans ce sermon, cependant, se transforment en questions secondaires une fois que le patriarche Bartholomée se dépasse lui-même et franchit toutes les lignes, déclarant que "la véritable et unique Église Mère est la Grande Église de Constantinople. Il porte exclusivement l'héritage du sacrifice de Jésus sur la Croix pour toute l'humanité."

Il ne fait aucun doute que cette théorie de l'exclusivité découle de la théorie de Constantinople en tant que "chef des églises" que le patriarche Bartholomée et ses partisans ont développée ces dernières années. Cela signifie en pratique qu'il n'y a pas de salut en dehors de l'union avec Constantinople.

C'est peut-être le sermon du patriarche Bartholomée qui est le plus éloigné de l'esprit d'œcuménisme, dont le patriarche prétend être l'un des plus fervents partisans. C'est aussi l'un de ses sermons qui est le plus éloigné de la vraie foi. De telles paroles trouveront-elles quelqu'un pour les défendre parmi les théologiens de la cour ? Pensez-vous qu'ils développeront une théorie selon laquelle le salut a lieu en confessant la primauté de Constantinople et la primauté de son chef qui est sans égal ?

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Notes on Arabe Orthodoxy

Note: Dans son ouvrage l'Eglise des Sept Conciles, Mgr Kallistos [Ware] affirme que Constantinople a une primauté d'honneur, et non une primauté semblable à celle du pape, et qu'il n'est pas le Chef des autres Eglises orthodoxes. Il est le seul évêque du Patriarcat de Constantinople à avoir protesté contre la dérive papale de son Patriarche. Son livre qui définit correctement le rôle de Constantinople dans l'Orthodoxie ( publié en 1963, et traduit et réédité depuis) n'a pas fait l'objet d'une interdiction de Constantinople.

Le patriarche de Constantinople, peut toujours prétendre que les autres chefs d'Eglises orthodoxes doivent lui obéir, il n'est rien de plus faux dans les faits. La plupart des Eglises orthodoxes n'ont pas reconnu sa création délétère et anti-canonique du schisme ukrainien créé avec des individus réduits à l'état laïc, réduction à l'état laïc qu'il avait reconnu en son temps! Seules trois églises grecques dont la Grèce et Alexandrie, ont reconnu l'aberration canonique d'Istanbul.

Nul sentiment chrétien véritable chez ce patriarche, mais le goût du pouvoir, d'une puissance purement temporelle, et une indifférence criminelle face aux souffrances des chrétiens de l'Eglise orthodoxe canonique persécutée par ses sbires ensoutannés d'Ukraine.

jeudi 21 décembre 2023

Vasile Răducă: Qu'est-ce qui est au-delà de la mort?



Ce qui est au-delà de la mort reste un grand mystère. Le christianisme affirme que l'homme n'a pas été créé pour la mort, mais pour la vie. « Je suis venu pour que vous ayez la vie et que vous l'ayez plus abondamment », dit le Sauveur (Jean 10, 10).

Le Christ a révélé qu'au-delà de la mort physique, il y a le paradis et l'enfer, où, à la différence de maintenant, les gens demeureront dans le bonheur ou le malheur, selon la façon dont ils ont voulu vivre leur vie historique. 

Le Christ nous a dit non seulement qu'il y a la vie après la mort, mais il nous l'a montré par sa propre résurrection d'entre les morts et son ascension au Ciel. 

Sur la base de la révélation divine, nous savons qu'en partie - par notre âme - nous sommes immortels, qu'au-delà de la mort, nous pourrions avoir le paradis ou l'enfer, selon la façon dont nous vivions et non comme Dieu le voulait et l'a ordonné. 

Nous sommes ceux qui préparent le Ciel ou l'enfer, selon la façon dont nous avons voulu vivre notre vie ici. 

Sachant que la vie future est un mystère, l'Église n'a pas dogmatisé sa doctrine eschatologique. Dans son Credo, son symbole de foi, se limite à dogmatiser la foi dans la résurrection et la vie future : « J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir. » 

Toutes les autres hypothèses et explications sur la vie dans l'au-delà ne sont que des spéculations et de simples opinions personnelles.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

THE ATHONITE TESTIMONY

mercredi 20 décembre 2023

Sainte Lyubov de Riazan, la folle-en-Christ (+ 1921)


St. Lyubov de Riazan (Fête - 8 février)

Sainte Lyoubov Semenovna était une folle-en-Christ et elle est considérée comme un intercesseur spécial pour les citoyens de Ryazan. Elle est née à Riazan le 28 août 1852 et a vécu pendant les premières années de la persécution communiste de l'Église orthodoxe. Lyoubov fut baptisée dans l'église Ryazan de Saint-Nicolas "Dolgosheya" par le prêtre Peter Dmitrievich Pavlov, père du célèbre académicien et physiologiste Ivan Petrovich Pavlov..

Elle était l'une des quatre enfants. Ses deux frères Basil et Gregoire sont morts en 1855, ne laissant que Lyoubov et sa sœur cadette Olga, née en 1856. Son père Semen mourut tôt, laissant sa femme Maria et les deux filles seules. Ils emménagèrent dans une petite maison sur la propriété d'Anisya Aleksandrovna Lebedeva, qui était située à l'angle des rues Vladimirskaya et Voskresenskaya. Les documents d'archives indiquent que cette famille était la plus pauvre de Riazan. Par la suite, la famille a déménagé dans une maison de la rue Zatinnaya, où la femme bénie a vécu jusqu'à sa mort en 1921.

Lyubov a été invalide pendant quinze ans. Elle était incapable de se tenir debout ou de marcher. Sa saint préféré était Saint Nicolas le Travailleur-merveilleur. Un jour, alors qu'elle avait quinze ans, le saint lui apparut, l'appela par son nom et lui commanda de se lever, de marcher et de devenir un imbécile pour le Christ. Sa mère est rentrée du travail choquée et heureuse de voir sa fille debout. En entendant l'histoire de Lyubov, sa mère a consulté le prêtre de la famille, qui a conseillé à Lyubov de faire ce que le saint avait demandé.

Lyubov a commencé à prier dans toutes les églises de Riazan et est même allé vivre pendant un certain temps au monastère de Kazan pour les femmes. Sentant le désir de devenir ascétique, elle est retournée chez elle et est devenue recluse dans une niche entre le poêle et un mur. Elle y est restée pendant trois ans. Après cette période de prière intense, elle est rentrée dans le monde pour assumer sur elle la tâche de devenir un imbécile pour le Christ.


Elle était connue dans toute la ville pour sa grande gentillesse et sa générosité envers les pauvres. Lyubov entrait dans les magasins du marchand et prenait tout ce qu'elle voulait. Elle n'a jamais payé ni demandé la permission. Elle n'a jamais rien gardé pour elle-même, mais a tout distribué aux nécessiteux, sachant à l'avance ce dont chaque personne avait besoin. Les marchands ont estimé que sa présence était une bénédiction pour eux et leurs entreprises. Elle s'est toujours habillée simplement, mais dans des couleurs vives. Le rose était sa couleur préférée. Souvent, elle portait un foulard rose. Avant de mourir, elle a demandé à une jeune femme d'enrailier son cercueil de matière rose. N'étant pas en mesure de trouver un tissu rose, elle a trouvé de la gaze rose qu'elle a utilisée à la place.

En plus de sa préoccupation pour les pauvres, Lyubov était connue pour son don prophétique de connaître l'avenir. Elle aimait utiliser des ciseaux et du papier pour découper des choses qui représentaient l'avenir d'une personne. Elle donnait ces articles directement à chaque personne ou à un parent. Ses prédictions étaient si précises que les gens avaient souvent peur quand ils la voyaient venir. S'ils cachaient leurs ciseaux, elle façonnait toujours les articles à partir de papier à la main et les donnerait à la personne. Par exemple, si quelqu'un devait se marier, elle façonnerait une couronne, mais si quelqu'un devait mourir, elle façonnerait un cercueil.

Une fille avait très peur de la perspicacité prophétique de Lyubov. Cependant, la fille n'était pas mauvaise, et sa peur était irresponsable. Une fois, elle s'est levée tôt et a commencé à mettre un samovar. Lyubov est ensuite entré dans la porte. Dans la peur, la fille a couru pour verrouiller la porte afin que la femme bénie n'entre pas. Lyubov était déjà sur le pas de la porte et a dit : "J'étais pressé, j'avais peur que vous verrouilliez la porte." Elle a sorti un bonbon au chocolat de sa poche et le lui a remis avec les mots : « Voici un bonbon pour vous, vous le mangerez certainement. Mangez-le vous-même, ne laissez personne d'autre. » La jeune fille a fait comme l'a dit Lyubov, et à partir de ce moment-là, la peur a disparu d'elle, et elle a joyeusement rencontré la femme bénie à chaque fois.

La novice Frosya vivait dans le monastère de Kazan avec le schéma nonne Artemia. Parfois, Frosya a reçu la visite de sa sœur, qui voulait vraiment entrer dans le monastère, mais elle était jeune, et elle n'a donc pas été acceptée. Un jour, elle est venue au monastère et a de nouveau parlé de son désir d'y être. En même temps, Lyubov est venu. Elle a pris des ciseaux d'une commode, une grande feuille de papier et a commencé à couper quelque chose. Puis elle a posé le cercle coupé sur la table. Et qu'a-t-il représenté ? La clôture du monastère, l'église et une chorale. Pointant du doigt sœur Frosya à la chorale, elle a dit : "C'est là que vous chanterez et que vous lirez." Le moment est venu, et la fille est entrée dans le monastère. Une obéissance lui a été assignée - pour chanter dans la chorale. Elle s'est avérée être la propriétaire de la voix la plus rare, une basse féminine. En plus de chanter dans la chorale, son obéissance était la lecture de l'apôtre. Il n'y avait que deux religieuses avec une telle voix dans le monastère, et elles alternaient entre elles : soit chanter dans le chœur, soit lire l'apôtre. Et quand le monastère a été fermé, elle a chanté dans une autre église jusqu'à ce qu'elle soit âgée.


« À notre famille », a dit une femme qui connaissait Lyubov, « elle est venue comme si nous étions les siennes et nous aimions tous. À cette époque, mon père est mort à Moscou. Sa mère a décidé de le transporter à Ryazan et de l'enterrer ici. Bien qu'il ait été difficile de le faire à un moment aussi difficile, il a néanmoins été transporté et enterré à Riazan. Lyubov était là aussi. Ils ont commencé à l'enterrer dans la tombe du cimetière, et elle s'est déplacée un peu d'un côté et a commencé à creuser une autre tombe. Notre grand-mère a vu cela et lui a dit avec reproche : « Lyubov, qu'est-ce que tu fais ? Vous creusez une deuxième tombe et nous n'avons pas encore réussi à enterrer celle-ci. » Elle a répondu : « Et nous allons enterrer un petit moineau ici. » Peu de temps après, un garçon de deux mois est mort dans notre famille. Puis nous avons réalisé pour quel moineau elle creusait une tombe."


Lyubov Semenovna a également été invitée à des mariages avec l'intention que sa présence apporte le bonheur aux jeunes. Mais ce n'était pas toujours comme ça. Un riche marchand de Ryazan a épousé sa fille. De nombreux invités de la mariée et du marié ont été invités. Le mariage était magnifique : une table richement dressée, de la musique, des fleurs, etc. Le marié a soigneusement caché sa forte dépendance à l'alcool, et personne ne le soupçonnait d'être un ivrogne. À l'étonnement des invités et des parents de la mariée, lorsque Lyubov, qui ne connaissait pas le marié auparavant, a annoncé bruyamment à table : « L'époux est un ivrogne amer, et le jeune ne sera pas heureux. » Le plaisir s'est soudainement assombri, et ils ont même regretté d'avoir invité le béni. Et puis, quand ils ont été convaincus de la véracité de ses paroles, ils l'ont aimée et respectée comme avant.


Trois petites amies se préparaient aux examens scolaires. Ils ont entendu parler de Lyubov et ont décidé d'aller la voir et de lui demander comment se dérouleraient les examens. Ils sont venus, mais ils avaient peur de demander. Ils n'ont pas franchi le seuil de sa maison, et elle les accueillait déjà : « Et ceux-ci sont venus à moi - Katya, Shura et Lida », les nommant correctement tous, bien qu'elle ne les connaisse pas auparavant. Elle-même a commencé à parler en leur nom : « Nous aurons bientôt des examens, mais nous avons peur. Ne craignez rien, tout se passera bien. » Et les filles sont reparties rassurées. Ils ont réussi les examens.


Pendant le jeûne de la Nativité à quatre heures du soir, la famille du Saint buvait toujours du thé. À ce moment-là, la grand-mère est allée à la table et a versé du thé pour tout le monde elle-même. Lyubov venait aussi souvent. Un jour, elle est venue tenant quelque chose dans sa main, et sa grand-mère a demandé : « Qu'est-ce qui est dans tes mains, Lyubov ? » Elle a répondu : « Eh bien, je passe devant l'atelier funéraire, et là, ils tapissent un cercueil. J'ai pris un morceau de velours. Tiens, prends-le." « Pourquoi en ai-je besoin ? » la grand-mère a demandé. Avant qu'elle ne puisse obtenir une réponse de Lyubov, ils sont venus avec la nouvelle que Daria Afinogenovna Mareeva, la marraine de la grand-mère, était morte. Et le cercueil du défunt était recouvert du même velours, un morceau que Lyubov a apporté avec elle. La Sainte s'est empressée de préparer sa grand-mère à la triste nouvelle.

Lyubov a prédit le sort futur de deux petites filles. Elle était une visiteuse fréquente de leur maison. Les âmes pures des enfants n'avaient peur de rien et s'accrochant gracieusement à elle : "Tant Lyubov, dis-nous ce que tu sais." Souriant, Lyubov sortit un petit paquet de sa poche, le déplia, et dans ses mains se trouvaient deux icônes en papier : elle a présenté une icône avec l'image de Saint Alexandre Nevski à la fille la plus âgée, et à la plus jeune l'image de la sainte noble princesse Anna Kashinsky. Par la suite, la sœur aînée a épousé un homme nommé Alexander, nommé d'après le grand prince Alexander Nevsky, et ils ont vécu à la gare d'Alexander Nevsky. Le sort de la plus jeune s'est avéré similaire à la vie de la sainte princesse Anna Kashinsky : ayant perdu son mari tôt, elle est restée veuve avec deux enfants.


Au début de 1917, Lyubov se précipita dans les rues de la ville et répéta : « Les murs de Jéricho tomberont, les murs de Jéricho tomberont ! » Après la révolution, tout le monde a compris ce que le béni a averti.

Après la révolution de 1917, Lyubov a essayé d'aider les habitants de Riazan en leur parlant à l'avance des tragédies futures et du résultat pour chaque individu impliqué. Peut-être que sa prédiction la plus mémorable était la fermeture forcée du monastère de Kazan pour les femmes. Elle a prévu cet événement bien avant que quiconque ne puisse imaginer cette possibilité. Elle a pris les religieuses à part et a dit à chacune ce qu'elles feraient à l'avenir. De nombreuses années plus tard, plusieurs de ces religieuses se sont rencontrées et ont raconté leurs histoires de vie. Toutes les prédictions du Saint avaient été exactes.

Elizabeth M., qui connaissait personnellement le Lyubov dans sa jeunesse, a parlé de sa mort. « Environ trois semaines avant sa mort, Lyubov est venue chez nous. Notre famille était grande, et Lyubov nous aimait tous beaucoup. J'étais la plus jeune de la famille, et elle m'aimait particulièrement. À ce moment-là, elle m'a dit affectueusement : « Petite chérie, je vais bientôt mourir, mais tu devrais aller prier Dieu pour moi. Va dans ma tombe et prends le sable de la tombe, et enveloppe mon cercueil de rose. » Et je lui ai demandé : « Pourquoi ai-je besoin de sable ? » Elle a pensé un instant : « Encore, prenez le sable », dit-elle, « saupoudrez-le dans un pot de fleurs, et il y aura de la grâce dans la maison. »


Ainsi, elle a prédit sa propre mort, et aussi que les soldats occuperaient sa maison après sa mort. Au début de 1920, Lyubov a attrapé un rhume, est tombée malade d'une pneumonie et est décédée le 8 février 1921. Elle a été enterrée au cimetière douloureux de la ville de Riazan. En effet, sa maison a été démolie plus tard et un entrepôt militaire a été construit à sa place, où l'équipement du soldat était stocké.


« Quand Lyubov est mort », a poursuivi Elizabeth M. en racontANT, « j'étais au travail. De retour à la maison, je suis immédiatement allé la Voir. Elle a été soigneusement nettoyée et allongée dans un cercueil, et le cercueil était proprement aplané, mais pas habité. Puis je me suis souvenu de la demande de Lyubov de couvrir le cercueil de rose et de l'éclaircir : comment répondrais-je à sa demande ? Les magasins étaient vides. Le matériel a été vendu sur des coupons, mais notre famille avait déjà tout reçu. Je pense que je vais aller au magasin et demander de la gaze au moins. J'y suis allé et j'ai commencé à parler avec le directeur : « J'ai besoin de vous acheter de la gaze, une vieille femme familière a besoin d'être rembourrée, elle m'a posé des questions à ce sujet à l'avance. » Il a dit à un garçon là-bas : "Misha, nous avons de la gaze rose sur l'étagère, va l'apporter." Je pensais dans mon cœur qu'il plaisantait avec moi. La gaze était-elle rose ? Mais j'ai regardé, et le garçon porte un tas de gaze d'une belle couleur rose épaisse Une telle gaze n'a jamais été en vente. Ils ont donc tapissé son cercueil en rose. Oui, tout autour des fioritures et des arcs a été fait - ça s'est bien passé. Le souhait mourant de Lyubov s'est donc réalisé."


Le 12 janvier 1987, elle a été reconnue localement comme sainte de l'Église. Depuis juin 1998, ses saintes reliques reposent dans l'église de Saint-Nicolas le Thaumaturge prodige dans la colonie de Yamskaya de Ryazan. Une particule de ses reliques se trouve dans l'église de l'Annonciation. Une chapelle rose a été érigée sur le site de son inhumation initiale.


Des miracles continuent de se produire non seulement sur son lieu de sépulture, mais aussi pour ceux à qui elle est apparue dans ses rêves. Bien que Saint Lyubov soit l'intercesseur de Ryazan, elle n'a pas limité son aide à ses citoyens. Elle est vénérée dans de nombreux endroits éloignés de Ryazan.







Reliquaire de la sainte




Version française Claude Lopez-Ginisty