"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 4 décembre 2018

Monastère de la Transfiguration


Le monastère de la Transfiguration a le plaisir de vous proposer des cartes de Noël dessinées par les soeurs du monastère.
Carte de Noël.
Christ Emmanuel
(grand format)
Carte de Noël
Le songe des Mages
(Grand modèle)
Carte de Noël
(Petit modèle)
Carte de Noël
en forme de croix
Carte de Noël
La prophétie d'Isaïe
Carte de Noël
L'adoration des mages
 
 

Ouvrages parus récemment
"De mon sein je tai engendré
avant l'étoile du matin"
 
Métropolite JOSEPH
"J'ouvrirai vos tombeaux
et vous saurez que je suis le Seigneur"
Métropolite JOSEPH
 
 
 

Monastère de la Transfiguration.
24120 Terrasson- Lavilledieu

lundi 3 décembre 2018

Saint Païssios l'Athonite et la staritza claivoyante Eulambia Romanides



Le Père Jean Romanides est né de pieux parents originaires  de Cappadoce en Asie Mineure, qui pendant l'échange de population de 1922 se rendirent au Pirée, où il naquit le 2 mars 1927. Agé de 72 jours, le 15 mai 1927, il émigra avec ses parents en Amérique, où ils s'installèrent à Manhattan. Là, son père Savvas travailla comme tailleur et sa mère Eulambia fut une femme au foyer qui aida son mari. Le Père Jeann avait aussi une sœur nommée Parthenia, et dans la maison ils parlaient turc au lieu du grec, car en Cappadoce les Grecs parlaient turc.

Mais Eulambie était aussi une ascète qui vivait au milieu de la ville, car elle apportait avec elle la piété cappadocienne qu'elle avait apprise dans son pays natal. Cette mentalité ascétique fut également enseignée à son fils, qui se souviendra plus tard de ce qu'elle lui avait dit dans son enfance : "Mon enfant, on ne devient pas saint par la force. C'est quelque chose que tu dois vouloir !" Lorsqu'il expliquait ces paroles de sa mère, il écrivait : "Bien sûr, quelqu'un ne peut pas devenir saint par force, mais chacun de nous doit choisir la voie de la thérapie ascétique".

Ses prières constantes pendant qu'elle faisait quoi que ce soit étaient particulièrement dignes de mention. C'était une femme de prière noétique, avec le nom de Jésus sur les lèvres. Et souvent, avec ces prières, elle faisait des prosternations... beaucoup de prosternations. Quand Jean était enfant, il remarquait que sa mère faisait de nombreuses prosternations et, étant le plaisantin qu'il était, il lui a dit un jour : "Maman, pourquoi fais-tu une prosternation après l'autre ?" Et elle lui répondit : "Continue à blaguer, petit Jean! Sache que tu deviendras prêtre." Cela montrait qu'elle possédait un don prophétique et clairvoyant, même si c'était une mère mariée dans la plus grande ville d'Amérique.

Des années plus tard, veuve, Eulambia entra au monastère de Saint Jean le Théologien à Souroti, près de Thessalonique. Ce monastère à l'époque était sous la direction de saint Païssios l'Athonite, qu'elle avait comme père spirituel même s'il n'était pas clerc. Le Métropolite Néophytos de Morphou  visita récemment le monastère et se renseigna sur Eulambia, et il apprit ce qui suit :

Il y a un an, j'ai visité ce monastère, et l'higoumène actuelle du monastère, Philothea, m'a dit : "Cette grand-mère (Eulambia) ne connaissait pas très bien le grec, mais elle était la première aux offices, la première en obéissance, et elle avait un grand don de clairvoyance. Par exemple, le staretz Païssios faisait parfois sa règle de prière au lit. Grand-mère Eulambia de Souroti à Thessalonique voyait avec les yeux de son cœur - pas avec ses yeux physiques - ce qu'il faisait dans sa cellule. Lorsqu'ils se rencontraient plus tard, elle lui disait : " Un jour ou l'autre, tu étais malade, géronda, et tu n'as pas fait toutes tes prosternations et tu n'as pas fait toute ta prière. Il répondit : "Tu m'as vu quand j'étais sur la Sainte Montagne ? Elle répondit : "Oui, j'ai une télévision qui me l'a montré. Saint Païssios dit alors avec stupéfaction:'Voyez-vous ça, cette grand-mère venue de Turquie et d'Amérique a aussi une télévision spirituelle colorée et suit ce que je fais sur la Sainte Montagne' ! Toutes les moniales furent étonnées par les dons de grand-mère Eulambia."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Sur le blog de Maxime: Malversations en milieu ecclésiastique ??? SUITE


C'est là que les choses reviennent en Ukraine. Si le département d'État voulait trouver le bon bouton à pousser pour stimuler le patriarche Bartholomée à agir sur la question de l'autocéphalie, c'est l'archidiocèse grec aux États-Unis. Gardons à l’esprit que dans son pays d'origine, la Turquie, le patriarche Bartholomée n'a pratiquement aucun troupeau local. Seuls quelques centaines de Grecs, pour la plupart âgés, ont été entassés dans le district du Phanar à Istanbul. (Parfois, le patriarcat est simplement appelé «le phanar», tout comme «le Vatican» est un raccourci pour la papauté catholique romaine.) Quels que soient les fonds que le patriarcat tire de sources différentes (gouvernement grec, église catholique romaine, Conseil mondial des églises), la bouée de sauvetage financière du Phanar est la communauté ethnique grecque (y compris cet analyste) dans ce qu'on appelle encore étrangement la «diaspora» dans des pays comme l'Amérique, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Et parmi ceux-ci, la plus grande vache à lait est celle des Américains d'origine grecque. 

C’est pourquoi, lorsque le patriarche Bartholomée a lancé un appel en 2016 en faveur d’un «Huitième Concile œcuménique» orthodoxe (le premier depuis l’année 787!), Les fonds provenaient en grande partie d’Amérique, à hauteur de 8 millions de dollars selon les estimations. à la même source confidentielle que celle indiquée ci-dessous. Conçu par certains comme un «Vatican II» orthodoxe en pleine modernisation, cet événement était voué à l'échec par un boycott organisé par Moscou contre ce que ce dernier considérait comme les prérogatives papales, voire impériales, du Patriarche Bartholomée - se retrouvant malheureusement aujourd'hui en Ukraine. 

… Et le gain 

En plus de ce qui précède, il apparaît maintenant que la main directe du Département d’État dans cette affaire sordide n’a peut-être pas consisté uniquement à manier le «bâton» de la menace juridique: il y a lieu de croire qu’il existait aussi une «carotte». Très récemment, un analyste, via une source confidentielle non sollicitée dans l'archidiocèse grec de New York, a appris qu'un versement de 25 millions de dollars du gouvernement américain avait été versé à Constantinople afin d'encourager le patriarche Bartholomée à agir en Ukraine. 

La source de ce rapport confidentiel n'était pas au courant de rapports de médias antérieurs selon lesquels le président ukrainien Petro Porochenko aurait versé le même montant, soit 25 millions de dollars, au Phanar pour inciter le patriarche Bartholomée à créer une église ukrainienne indépendante. De plus, Porochenko aurait évidemment tenté de ne pas verser la totalité du paiement:

Petro Porochenko - le président de l’Ukraine – a été obligé de restituer 15 millions de dollars au Patriarche de Constantinople, qu’il s’était approprié. 

«Comme l’ont indiqué Izvestia, cela s’est produit après que l’histoire concernant le pot-de-vin de Bartholomée et une grosse somme« en voie de disparition »destinée à la création d’une église orthodoxe locale unifiée en Ukraine ont fait surface dans les médias. 

«Comme nous l’avons signalé, à la veille de la visite de Porochenko à Istanbul, quelques riches Ukrainiens ont« apporté leur contribution »afin d’accélérer le processus de création d’une Église orthodoxe locale unifiée. Environ 25 millions de dollars ont été collectés. Ils étaient censés se rendre à la cérémonie de récompense du patriarche Bartholomée de Constantinople pour la délivrance d'un tomos d'autocéphalie. Cependant, selon les propos de personnes proches du commanditaire, lors de la visite du 9 avril, Porochenko n'a versé que 10 millions de dollars. 

En conséquence, après avoir eu connaissance de cet accord, Bartholomée a annulé la participation de la délégation du Phanar – la résidence du patriarche de Constantinople – à la célébration du 1030e anniversaire du baptême de la Rus’ le 27 juillet à Kiev. 

"Une telle décision de la part de Bartholomée n’était rien de plus qu’un ultimatum ferme à Porochenko pour restituer l’argent volé. Bien sûr, pour ne pas perdre la face vis à vis des révélations concernant la création du tomos de l'autocéphalie pour l'Église orthodoxe ukrainienne, Peter Alexeevich [Porochenko] a du restituer ces 15 millions de dollars destinés à subvenir aux besoins de Constantinople ». Une source fiable a expliqué aux journalistes. 

"Pour information préliminaire, ce n’est qu’après avoir reçu le montant restant que Bartholomée a finalement donné son consentement à l’envoi d’une délégation du Phanar à Kiev…" 

Maintenant, il est possible que les deux chiffres identiques de 25 millions de dollars se rapportent à deux sources différentes (50 millions de dollars!), Mais cela semble peu probable. Il est plus probable que les rapports se réfèrent à la même somme que celle affichée du côté de l’envoi (département d’État, de l’archidiocèse grec) et du côté de la livraison (Porochenko, Constantinople). 

Les observations suivantes rendent crédibles les informations confidentielles en provenance de New York et indiquent qu'il est probable que celles-ci se rapportent au même paiement que celui que Porochenko aurait cherché à détourner en partie: 

Lorsque Porochenko a généreusement offert 10 millions de dollars au patriarche Bartholomée, ce dernier était conscient que le montant total était de 25 millions de dollars et a exigé que les 15 millions de dollars détournés par Porochenko soient rendus. Comment le patriarche a-t-il su cela, à moins d'’avoir été informé de la totalité de la somme via New York? 

Si les 25 millions de dollars prévus au départ étaient réellement collectés auprès de «quelques riches citoyens d'Ukraine» qui ont «contribué», étant donné la nature fielleuse des conflits entre oligarques ukrainiens, Porochenko (un oligarque à part entière) aurait-il risqué d'essayer de réduire le montant du paiement? Pourquoi même pas un seul donateur ukrainien n'a-t-il été identifié? 

Sans entrer dans tous les détails, le Phanar et l'archidiocèse grec ont une longue relation avec les administrations américaines des deux parties remontant au moins à l'administration Truman, englobant des épisodes décidément peu reluisants. Dans une telle histoire, un simple pot-de-vin pour un coup d’état géopolitique contre Moscou ne serait ni le premier cas ni le pire. 

Comme le dit l’une des relations gréco-américaines de cet analyste: «Il est facile de comprendre le patriarcat s’inclinant sous la pression du chantage du département d’État… pas très ragoutant, mais compréhensible. Cependant, c’est une autre chose si Kiev «acheterait» véritablement son statut autocéphale à un patriarcat trop bien disposé… ce qui relèguerait le patriarche au statut de «vendeur» et laisserait les fidèles se demander quoi d’autres pourraient être offerts au plus offrant est devenu pratique d'organiser une «vente aux enchère» patriarcale au Phanar?! 

Pour ajouter une insulte à la blessure, vous pensiez que Constantinople pourrait au moins rembourser une partie des 7 à 8 millions de dollars perdus lors de la débâcle de la Crète 2016 pour relancer le projet St. Nicholas à New York. Il est évident que le Phanar a en vue de meilleures dépenses, comme l’environnementalisme démonstratif du «patriarche vert» et, avec le pape François, l’accueil des migrants musulmans en Europe via la Grèce. Bien sûr, il n’y a peut-être pas lieu de s’inquiéter, car la «vente» de l’Ukraine était conforme aux ambitions papistes de Constantinople, à la revendication peu crédible d’un statut «universel», à l’abus du langage l' incarnation et à l’adoption d’un ton à couper le souffle et arrogant qui ferait rougir même les plus ultramontains partisans de la suprématie de Rome. 

Enfin, il semble que, pour le moment du moins, Constantinople n’a pas l’intention de créer une église ukrainienne indépendante, mais plutôt une église autonome sous sa propre autorité. Il n’est pas évident que Porochenko ou le département d’État, dans un tel cas, croiraient qu’ils en avaient eu pour leur argent. Peut-être qu'ils le feraient. Après tout, le problème ici est moins de savoir ce qui convient à l’Ukraine que ce qui frappe la Russie et blesse le témoignage chrétien mondial de l’Église orthodoxe. À cette fin, peu importe que le nouveau corps illégal soit Constantinopolitain ou Kievain, du moment que ce n’est pas une «église Moskal» liée à la Russie.

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Sur Orthodoxie.com: « Le patriarche de Constantinople a fait la plus grande faute dans l’histoire du trône œcuménique » déclare l’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe)


Dans une émission du programme télévisé « L’archipasteur » (Ekaterinbourg), l’évêque de Bačka Irénée a tenu, entre autres, les propos suivants sur la question ukrainienne : « Nous regrettons fortement que le patriarche œcuménique à titre personnel et le Patriarcat œcuménique dans son ensemble aient fait, selon moi, et selon l’opinion de la majorité de nos théologiens et hiérarques, la plus grande faute dans toute l’histoire du Trône œcuménique du Patriarcat de Constantinople. Je le dis ici pour la première fois, je ne l’ai jamais dit dans les medias : il y a dix ans, peut-être plus, j’ai dit en privé au patriarche œcuménique que je lui demandais instamment de ne pas se mêler de la question ukrainienne, parce que cela provoquerait une immense tragédie, non seulement là-bas, mais dans tout le monde orthodoxe. Je ne suis aucunement un prophète, mais je savais, en connaissant assez la situation, l’histoire, que cela était facilement prévisible. Malheureusement, il l’a fait. Il est difficile de dire pour quelles raisons – certains considèrent que c’est quelque grief, une amertume contre le patriarche de Moscou et l’Église russe en raison de leur absence au Concile de Crète, mais beaucoup considèrentaussi qu’il s’agit là de la pression de l’Occident, surtout des Américains, que c’est seulement un détail du cours général de la politique occidentale concernant l’Ukraine et une tentative d’approfondir de plus en plus le fossé, de démembrer le monde russe et de faire en sorte que l’Ukraine et la Russie soient des États non seulement séparés, mais ennemis. Je crains qu’il y ait de la vérité, au moins en partie, dans ce sentiment, et il est intéressant que cette opinion soit partagée aussi par une partie de mes amis grecs qui n’ont aucune raison être au service de l’Église de Moscou, etc. C’est ainsi qu’ils ont pris une décision absolument non canonique – ou à tout le moins une décision canoniquement non fondée – de s’introduire sur le territoire d’une Église déjà existante, l’Église orthodoxe autonome d’Ukraine, par des négociations avec le pouvoir politique ukrainien. Comme vous le savez le pouvoir ukrainien n’est pas très orthodoxe, il y a des uniates, des schismatiques, certes aussi des orthodoxes au parlement, mais le cours est assez étrange. Pensez que la délégation du Patriarcat œcuménique ne discute pas avec l’Église locale légitime, qui est majoritaire en Ukraine. La question pour les membres de celle-ci d’être ukrainiens, russes, etc, n’est pas déterminante. Il n’y a aucun lien national ou politique, mais seulement le sentiment du peuple ecclésial qu’ils est une seule Église comme au cours des siècles. Cela n’empêche personne d’être ukrainien ou ce qu’il veut – il est difficile de dire combien de peuples il y a dans l’Église russe, cent, cent-cinquante… [Les envoyés de Constantinople] n’ont pas même une seule fois visité le métropolite Onuphre.Toutes les discussions ont lieuavec les politiciens et les schismatiques. La question est qu’il ne s’agit pas de schismatiques occasionnels, mais de gens comme Philarète Denisenko, qui était candidat au rang de patriarche de Moscou. Or, il n’est pas devenu patriarche pour des raisons connues – sa vie personnelle et morale, et d’autres facteurs. Il était d’abord dans le sens russe opposé au séparatisme ukrainien, ecclésial et autre, bien plus que beaucoup en Ukraine. Ensuite, lorsqu’il n’a pas été élu patriarche, il s’est rappelé qu’il était ukrainien. Et bien sûr, son serment de ne pas faire un schisme devant le patriarche, il l’a transgressé et a fait le schisme quand même. Il a été ensuite réduit à l’état laïc, excommunié et anathématisé. Maintenant, les gens du Phanar viennent et disent qu’il s’agit d’une idiotie. « Nous avons reconnu [la décision de Moscou], mais maintenant nous ne la reconnaissonspas ». J’ai lu une lettre du patriarche œcuménique dans laquelle il écrit au patriarche de Moscou qu’il reconnaît et soutient sa décision, et qu’il ne peut en être autrement. Or, il dit maintenant que son propre acte est invalide. C’est impossible dans notre Église. C’est pourquoi notre Église a pris la position de soutenir l’Église orthodoxe russe, en particulier dans la question ukrainienne. Malheureusement, à Constantinople, dans certains cercles, cela résonne très bizarrement. Ils disent que les Serbes qui leur ont toujours été dévoués et avaient avec eux des relations fraternelles ‘nous ont trahis’ et sont passés maintenant ‘chez les Russes’. Cela traduit un sentiment tout a fait malsain de la vie ecclésiale. L’Église est une, le corps divino-humain du Christ, le temple du Saint-Esprit, la maison du Père céleste ; ce n’est pas une organisation idéologique, politique, ou sociale, l’autocéphalie n’est pas un concept ontologique, mais administratif, un mode d’organisation des Églises dans le monde ; les Églises autocéphales ne sont pas des Églises séparées : il s’agit d’une forme d’organisation de l’Église une et unique. Dans ce sens, on ne peut accepter cette approche selon laquelle nous nous considérons comme orthodoxes grecs, phanariotes, etque là bas il y a des Moscovites des Slaves, etc. Non, l’Église est une. Il n’y pas d’Hellènes, il n’y a pas de Grecs, de Russes, de Serbes, nous sommes tous un, si nous sommes orthodoxes. Si nous ne le comprenons pas, nous ne sommes pas assez orthodoxes… Quand on nous accuse d’être devenus des Russes, ou des serviteurs des Russes, je considère que ce n’est pas sain, ce n’est pas ecclésial… Nous ne sommes pas les uns contre les autres… ni pour les uns et les autres. Nous prenons en considération l’ordre canonique ; la vie saine ecclésiale, c’est ce qui nous intéresse… Si ce que fait maintenant Constantinople, avait été fait par Moscou ou Kiev, nous agirions également contre… Nous ne pouvons pas être contre pour des raisons ou des buts égoïstes, ce qui peut nous arriver à nous ou d’autres Églises, cela existe. Mais nous considérons ici que Constantinople a agi injustement et,malheureusement de façon irresponsable. Ils ont fait du mal non seulement à l’Église russe ou ukrainienne, mais à eux-mêmes et à toute l’Orthodoxie. Et ce, parce que nous sommes humiliés et risibles, devant les catholiques, et même devant les adeptes d’autres religions voire devant les séculiers… Malheureusement cela est provoqué par des actions unilatérales de Constantinople ».

Source : News.Church.ua

dimanche 2 décembre 2018

Sur le blog LA LORGNETTE DE TSARGRAD

Biographie du Starets Lazare, rédigée par son fils spirituel.






LES AUTORITÉS UKRAINIENNES FOURNISSENT DE FAUSSES INFORMATIONS AU PATRIARCHE BARTHOLOMEE, CONCLUT LE PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE ORTHODOXE APRÈS L'AVOIR RENCONTRÉ

L'autosatisfaction du bouffon uniate

Le Patriarche Bartholomée de Constantinople est très mal informé des événements en Ukraine et des désirs du peuple ukrainien, a commenté Sergei Gavrilov, Président de l'Assemblée interparlementaire de l'Orthodoxie, après avoir rencontré le Patriarche et les membres du Saint Synode à Constantinople.

Comme Gavrilov l'a dit à RIA-Novosti, le Patriarche Bartholomée croit que le "conseil d'unification" qui réunira les deux confessions schismatiques de l'Ukraine se tiendra en décembre, et en outre, qu'il se tiendra "dans une atmosphère calme et pacifique avec la participation de tous les orthodoxes".

Gavrilov a offert au Patriarche une réponse franche : "Je lui ai dit que c'est une illusion, que le soutien du schisme dans les conditions de la loi martiale augmentera la pression sur les chrétiens orthodoxes et la suppression de leurs droits civils et la liberté avec la saisie des églises, avec un effusion de sang possible."

"Et un tel conseil ne servira pas au rétablissement de la paix, mais à l'approfondissement du conflit en Ukraine ", ont déclaré le Président de l'Assemblée et le député de la Douma d'Etat russe, reflétant les fréquentes mises en garde du clergé ukrainien.

Le Président de l'Assemblée s'est rendu à Constantinople dans un esprit de paix et de dialogue franc et ouvert, " pour parler de notre vision de la situation et attirer l'attention sur notre responsabilité commune devant les millénaires du christianisme, envers Dieu et sur le sort de nos peuples orthodoxes ", a-t-il expliqué à RIA-Novosti.

Patriarche Bartholomew ne dispose pas de toutes les informations correctes pour évaluer objectivement la situation, a conclu Gavrilov après leur rencontre.

"Il croit que tout le monde en Ukraine veut l'autocéphalie, bien que personne de l'Église orthodoxe ukrainienne canonique n'ait fait appel à elle. Il est évident que les autorités ukrainiennes l'induisent en erreur en disant que " toute l'Ukraine soutient cette initiative " et que " l'Ukraine attend ce conseil et qu'il servira au rétablissement de la paix ", a déclaré Gavrilov.

Le Patriarche Bartholomée " n'a pas d'informations complètes et n'a aucune compréhension et responsabilité pour le troupeau multinational ukrainien ", a dit Gavrilov à Interfax-Religion.

En fait, les sondages révèlent constamment que seulement environ 30 % des Ukrainiens veulent l'autocéphalie, tandis que les 70 % restants s'y opposent fermement ou s'en moquent tout simplement.

Cependant, le Patriarche Bartholomée reste délibérément ignorant de ces informations, les rejetant simplement comme de la "désinformation".

Parmi les fausses informations que le Patriarche Bartholomée non seulement croit, mais qui se répand aussi, est que la poussée pour l'autocéphalie a été initiée par l'Eglise en Ukraine. Lors de sa récente visite en Roumanie, il a indiqué que l'Eglise de Constantinople avait décidé de créer une église autocéphale en Ukraine "à la demande du corps ecclésiastique en Ukraine."

Cependant, comme Gavrilov l'a noté, l'Église canonique n'a pas demandé ni soutenu l'initiative d'autocéphalie, et même les groupes schismatiques qui soutiennent les actions de Constantinople reconnaissent que l'initiative et l'appel appartiennent en fait à Porochenko, et non à aucun organisme religieux.

"L'archevêque allemand Semanchuk de l'Eglise orthodoxe autocéphale ukrainienne, schismatique, a déclaré à la télévision ukrainienne au début du mois que "dès le début, le président de l'Ukraine Petro Porochenko et les représentants du gouvernement ont été directement impliqués dans ce processus, car les discussions avec Sa Sainteté le Patriarche œcuménique, avec le Patriarcat œcuménique, ont surtout eu lieu pour l'administration présidentielle".

Gavrilov a également averti le Patriarche Bartholomée et les autres évêques que l'octroi de l'autocéphalie aurait des conséquences néfastes pour l'ensemble de l'Orthodoxie, car chaque Église locale pourrait alors être confrontée à la même situation : "C'est la légalisation des schismes, la création de quasi-églises, etc."

Le Patriarche Bartholomée a reconnu que son troupeau est petit et qu'il lui est difficile d'évaluer les conséquences des actions concernant l'Ukraine, a dit Gavrilov à RIA-Novosti.

Le Député s'est également inquiété du fait que l'aggravation de telles crises ne fait qu'affaiblir l'autorité de l'Orthodoxie dans le monde. "Je pense que c'est le but pour les nombreux initiateurs [de l'autocéphalie], surtout ceux d'outre-mer, de faire sauter l'unité du christianisme, de la supprimer, de réduire l'autorité du christianisme, de l'Orthodoxie dans le monde moderne."

Gavrilov lui a donné une autre chance de mener Constantinople au dialogue, mais en vain : "Nous pensons qu'il y a encore une chance historique d'arrêter... La seule solution est de rétablir le statu quo et de reprendre le dialogue direct. Mais, à mon avis, comme l'a montré la discussion, le Patriarche Bartholomée est toujours confiant en sa justesse."

Comme Gavrilov l'a expliqué à Interfax-Religion, Le Patriarche Bartholomée ne voit apparemment pas la nécessité de revenir au statu quo, parce qu'il croit que la décision de l'Église russe de rompre la communion n'est de toute façon qu'une mesure temporaire, et sera surmontée.

L'Assemblée interparlementaire de l'orthodoxie a été créée en 1993 à l'initiative du Parlement grec et réunit des délégations de 25 pays. La Grèce et la Russie jouent un rôle de premier plan au sein de l'Assemblée.

Version frasnçaise Claude Lopez-Ginisty
d'après

Les mensonges éhontés de Proroshenko

O. Wilde


Son Éminence le Métropolite Jonathan (Yeletskikh) de Tulchyn et Bratslav a offert aux conseillers du président ukrainien Petro Porochenko un exemplaire du livre de service du prêtre pour qu'ils puissent le consulter après que le chef de l'État eut fait une déclaration manifestement fausse sur les offices de l'Église orthodoxe ukrainienne (canonique).

Le livre de service contient le texte des offices liturgiques de l'Église pour les prêtres et les diacres.

S'adressant aux habitants du village de Kozelets, dans la province de Tchernigov, Porochenko a déclaré mercredi que l'Ukraine avait "le droit d'avoir sa propre église" et que les Ukrainiens "avaient gagné le droit de ne pas avoir une église dirigée par Moscou".

Cependant, le problème était dans ce que le président a dit ensuite. Le service de presse personnel du président rapporte ses propos en anglais : "Comment peut-on aller à l'église si le service divin y commence par la prière pour Kirill, pour Poutine, pour l'armée russe. Quelle est leur relation avec l'Ukraine ?"

Comme le Métropolite Jonathan et beaucoup d'autres le soulignent, et comme le savent tous ceux qui assistent aux offices religieux, les prières sont lues pour le chef de l'État et les militaires de tous les pays où se trouve la paroisse. Personne n'est mentionné nommément.

De plus, aucun des offices de l'Église ne commence par des prières pour le chef de l'État et les militaires.

En réponse à la demande d'OrthoChristian de clarification sur les prières de l'Eglise et pourquoi Porochenko pourrait penser que l'Eglise prie pour Poutine et l'armée russe, un moine de la Laure des Grottes de Kiev a répondu avec une référence aux paroles du Seigneur dans l'Evangile de Jean (8:44-45) : "Il ne fait que le travail de son père [id est le Diable], comme d'habitude. Je ne suis pas surpris."

En réponse à l'accusation manifestement fausse du président, le Métropolite Jonathan a offert un carnet de service pour que le président et ses conseillers puissent voir par eux-mêmes qu'il n'y a pas de prières pour le président russe Vladimir Poutine ou les militaires russes, inclus dans les offices, rapporte le site personnel du Métropolite  Jonathan.

Le Métropolite, avec les prêtres de son diocèse, a l'intention de présenter aux conseillers les livres de offices avec une "demande respectueuse d'y trouver les fausses prières

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

samedi 1 décembre 2018

Père Lambros Fotopoulos: la staritza Eulambia Romanides (+ 1980)



Origines

Eulambia Romanides, mère du père Jean Romanides, est originaire d'Aravisso de Cappadoce, une région qui n'a jamais cessé de se préoccuper de thèmes théologiques, même après les grands Pères de Cappadoce (Basile le Grand et Grégoire de Nysse).

Née avant le désastre (en 1895), elle grandit dans un lieu de foi profonde. Dans ce domaine, l'Orthodoxie était la première valeur, tandis que la langue et l'origine étaient secondaires. Elle appartenait au magnifique peuple de Karamanlis (ou Karamanlides), qui, grâce à son écriture grecque unique, à ses monuments importants et à ses coutumes et traditions uniques, a pu traduire l'expérience des ascètes et saints orthodoxes dans la pratique quotidienne.

Le modèle théologique des Cappadociens est l'imitation des hésychastes stricts, comme les saints stylites Syméon et Daniel, saint Alexis l'Homme de Dieu, etc. La personnalité de saint Alexis, en particulier, fit une forte impression sur les cappadociens, en raison de son jeûne excessif, de ses veilles et de son ascèse dure, de sorte que beaucoup de chansons ont été écrites pour lui qui sont encore chantées aujourd'hui. Chaque Grand Carême en Cappadoce y régnait la contemplation, la mémoire de la mort, la prière et l'ascèse. Le centre de la vie sociale en Cappadoce était l'église et l'accomplissement intellectuel était de s'engager dans la prière noétique. Il ne serait pas exagéré de dire que la respiration de la Cappadoce était le rythme de la prière "Seigneur Jésus Christ (inhalation), aie pitié de moi (expiration)".

C'est dans cet environnement spirituel qu'Eulambia Romanides fut élevée.

Années d'enfance

L'enfance de la staritza Eulambia fut marquée par la douleur. La douleur était profonde, mais salvifique. La fillette de douze ans vit le terrible massacre de ses parents, événement qui s'imprima sur ses jeunes yeux et au fond de son âme. Cependant, cette expérience, plutôt que d'être catastrophique pour Eulambie, fut le message céleste pour qu'elle choisisse le bon chemin, celui d'aimer le Christ et l'Eglise.

Socialement, Eulambia resta orpheline, mais elle obtint une puissante protection spirituelle. La Reine du Ciel, l'assistante des orphelins, l'a prise sous sa propre protection. Avec une admirable simplicité pour une expérience si magnifique, la staritza raconta plus tard à ses moniales que la Panaghia [la Toute Sainte Mère de Dieu] lui apparaissait, comment elle la prenait par la main et la sauvait de divers dangers psychologiques. Quand les célébrations se déroulaient autour d'elle, cela la dérangeait et elle prenait ses distances. Elle se rendait alors très disponible pour la prière. De cette façon, le petit enfant communiquait à Dieu par la prière !

On se demande, quelle sorte de prière la petite orpheline Eulambia disait ? Dans une confession écrite qu'elle a laissée, elle a dit ce qui suit : "Quand j'avais douze ans, les prières que j'ai dites étaient les suivantes : la Paraclèse, les Six Psaumes, les Complies, [la lecture de] l'Ancien et du Nouveau Testament. C'est ainsi que je passais mon temps. Ces mots, je ne les laissais pas me quitter l'esprit nuit et jour. Seigneur, ne me prive d'aucun de Tes biens, et d'écouter Tes paroles. De choses indécentes, avec Ton aide, mon Seigneur, protége-moi. Seigneur, selon Ton commandement, comme Tu le sais Seigneur, tout ce que ma gorge prononce est à Toi. Notre Reine la Panaghia, avec ses intercessions et celle des saints... Et avec tout cela, Tu es béni pour les siècles des siècles. Amen."

En exil

Après la Catastrophe  en Asie  mineure, elle vint en Grèce et s'installa au Pirée. Elle épousa sa compatriote Savva Romanides et donna naissance à son premier enfant, un garçon. Elle le dédia au réfugié Saint Jean le Russe. Quand l'enfant avait deux ans, elle fut trouvée digne d'accomplir son vœu et de le faire baptiser, lui le futur Père Jean, à Prokopi en Eubée, où ses reliques sacrées furent déposées.[1]

La vie en Grèce fut difficile pour la famille Romanides et ils émigrèrent en Amérique en 1927.

Aux États-Unis d'Amérique, Eulambia Romanides aida son mari à la couture, profession qui leur permit d'élever leurs deux enfants. La société multiculturelle, avec ses valeurs religieuses colorées et différentes, ne l'affecta pas, mais lui donna plutôt  le défi du travail missionnaire. Elle se battit contre toutes les forces du milieu protestant. La chaleur de sa foi fit impression. Les hétérodoxes prévoyaient que ce serait un grand succès pour eux s'ils convertissaient cette cappadocienne qui avait beaucoup de foi en ses idées. Ils ne reconnurent pas l'adversaire bien entraîné. Ils organisèrent un véritable "projet" pour sa conversion, impliquant 10-15 personnes. Ils lui rendirent visite et  essayèrent par la Sainte Bible, avec leurs arguments bien connus, de l'affaiblir. Eulambie avait d'autres arguments, plus importants et plus convaincants. Les laissant seuls un certain temps, elle eut recours aux saints, dans le  "coin d'icônes" de sa chambre. Elle pria ardemment Dieu de l'éclairer. Et, Ô miracle !, un bruit fort sortit des icônes. Les protestants l'entendirent et ayant peur s'enfuirent en courant. Depuis lors, ils ne l'a dérangèrent plus jamais.

La Missionnaire

La staritza Eulambia était convaincue que la seule vérité est la foi orthodoxe et qu'il n'y a pas d'autre voie de salut que le saint baptême orthodoxe. Ainsi, lorsqu'elle apprit que sa fille était mariée en Nouvelle-Zélande à un hétérodoxe nommé Malcolm, haut fonctionnaire du gouvernement, elle réalisa quelle était exactement sa tâche. Elle alla en Nouvelle-Zélande et y resta jusqu'à ce qu'elle catéchise correctement le marié pour qu'il soit baptisé orthodoxe sous le nom de Marc. Elle ne quitta pas la Nouvelle-Zélande avant d'avoir accompli son autre but sacré : établir une église orthodoxe à Christchurch, deuxième plus grande ville de ce pays.

Une couturière réfugiée d'Amérique, sans aide missionnaire et sans soutien financier supplémentaire, seule avec seulement Dieu dans son cœur, devint une Égale aux Apôtres et établit l'Église Orthodoxe dans les confins de la terre!

La moniale

Après la mort de son mari, elle offrit ses services comme couturière dans le monastère masculin de la Transfiguration à Boston, tout en commençant à exercer seule la vie monastique. C'est ainsi qu'elle décida fermement de devenir moniale. Il n'était pas trop tard. Son fils, le père John, retourna en Grèce avec sa famille et la staritza le suivit, l'informant en même temps de ses intentions.

Avec l'aide du Père Jean et l'assistance de l'évêque (actuel) de Tyroloë et Serention Panteleimon Rodopoulos et du Père Polycarpe Mantzaroglou, elle se rendit  au Saint Monastère "Jean le Théologien" à Souroti de Thessalonique, où elle devient novice le 1/17/1971. Le 5/4/1973, à la demande du Père Jean, elle fut tonsurée au Grand Schème, sans changer son nom de baptême.

En tant que moniale, elle ne faillit jamais à sa règle monastique. À minuit, elle priait continuellement comme elle était habituée à le faire quand elle était jeune. Elle expliquait de la manière suivante son habitude caractéristique : "Alors, mon enfant, le ciel s'ouvre", disait-elle.

Au monastère, elle vécut jusqu'en 1980, quand elle s'endormit dans le Seigneur, comme elle le demandait constamment à Dieu : "Que mon nom soit dans le Livre de Vie. Accorde-moi une fin chrétienne de ma vie dans la paix..."

Ayant eu prémonition de sa mort (en 1980), elle parla aux moniales qui la servaient des événements qui allaient se produire plus tard (la construction de l'église des Saints Archanges). De plus, le fait de sa mort fut la méditation de son cœur dès l'âge de douze ans : "Seigneur, accorde-moi la grâce que je n'oublie pas la mort de mon esprit", disait-elle. Dieu lui donna, durant les derniers mois de sa vie, toutes les informations nécessaires pour préparer son grand départ.

"Mémoire éternelle"

Quelle différence entre cette staritza et tous ces modèles artificiels "introduits" par le "star système" religieux de notre temps.

Ayant la grâce de l'Esprit Saint "humble et tranquille", elle s'est soumise à la volonté du Dieu Trinitaire. Elle a enduré le fait d'être orpheline et réfugiée avec la foi en Dieu et une prière incessante. Elle a vécu dans le monde consacré à ses devoirs d'épouse et de mère, et quand elle a décidé de devenir moniale, elle a opté pour l'humble obéissance dans un monastère orthodoxe.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
NOTE:
[1] Là repose le corps du saint, il est noirci car les Turcs essayèrent de le brûler, mais en vain!

Source : (Extrait du magazine "Εφημέριος", juin 2003, pp. 11-14). Version anglaise de John Sanidopoulos

Autre note sur la staritza Eulambia tirée du livre du Père John S. Romanides par le Père George Metallinos (en grec, p. 85) :

"Cette femme bénie d'Asie Mineure était une personne de prière. Elle priait et faisait beaucoup de prosternations. Le Père Jean la voyait comme une petite enfant et riait en disant : "Qu'est-ce que tu fais, une prostration après l'autre ?" Et elle lui répondait : "Continue à plaisanter petit Jean... tu vas devenir prêtre!"

Association Saint Silouane



Chers amis de saint Silouane,

J’ai le plaisir de vous annoncer que le pèlerinage-retraite organisé par l’Association Saint-Silouane (sous la responsabilité de Panayotis Kléridès et de Marina Fierou) se fera, en 2019, à Chypre. Les inscriptions, que vous m’adresserez directement et exclusivement, ne seront effectives qu’après que le Comité les aura acceptées. 
Comme vous le savez, le nombre des participants est limité et le Comité a décidé, au cas où il y aurait plus d’inscriptions que de places disponibles, d’opérer un choix. Nous souhaitons, en effet, donner à de nouveaux membres ou à ceux qui n’ont jamais participé à un de nos pèlerinages, la possibilité de faire cette expérience dont tous ceux qui l’ont connue peuvent attester qu’elle est de nature à faire connaître et à approfondir l'esprit qui règne dans notre Association. Comme le programme vous le montrera, il ne s’agit nullement de tourisme religieux, mais d’un itinéraire spirituel, animé par des rencontres de pères spirituels, pierres vivantes de la foi, et par un séjour monastique significatif. 
Comme tous nos membres n’ont pas de mail, et que ma liste d’adresses n’est sans doute pas complète, merci de faire connaître ce pèlerinage autour de vous. Nous souhaitons que chacun qui le voudrait puisse s’inscrire. Au Comité, ensuite, de prendre les décisions opportunes. 
Ce pèlerinage est  réservé aux membres de l’Association en règle de cotisation depuis trois ans.

1. Dates
Du 3 au 10 juillet. Si certains veulent anticiper ou prolonger leur séjour, les organisateurs chypriotes  essayeront de réserver le logement au même prix que celui qui a été obtenu pour notre groupe, mais à charge pour ceux qui souhaiteraient arriver plus tôt ou rester davantage de régler eux-mêmes, sur place, les suppléments. Puisque ce sera en pleine  saison touristique, il est impératif qu'ils nous avertissent le plus tôt possible.


2. Programme Provisoire 
Le voyage est à la charge de chacun des participants, qui prendra les dispositions requises pour arriver le 3 juillet à Larnaca. 
Il est essentiel de savoir, pour les hôtels du moins, qui souhaite une chambre single et qui souhaite, ou accepterait une chambre double.

Arrivée à Larnaca, mercredi, 3 juillet. Transfert au logement à Larnaca. Dîner ensemble. Conférence possible le soir par le père Benedictos, en français, sur saint Néophyte le Reclus, qui a vecu au XIIe siècle, un saint très spirituel qui a écrit une abondance de livres spirituels. Nous croyons que cela sera intéressant puisque nous resterons au monastère de Saint-Néophytos où est son tombeau, une egkleistra, une grotte qui lui a servi de cellule. Nous enverrons plus de détails plus tard.

 Jeudi 4 juillet. Départ pour Paphos et le Monastère de Saint- Néophyte en autobus. On va rester soit au monastère et si cela ne sera pas possible, dans un hôtel  proche. En principe on va suivre le programme du monastère mais aussi on visitera un ou deux autres monastères dans la région et d'autres lieux saints. Le Métropolite de Paphos, Monseigneur Georgios a exprimé son désir de nous parler et de nous offrir un repas.

Samedi 6 juillet. Depart de Paphos, direction Monastères de Macheras et Saint-Héraclidios. En route, un ou deux arrêts pour visiter deux autres monastères intéressants où on pourrait parler avec les Higoumènes et les moines ou moniales.

Arrivée le soir du samedi à Macheras (pour les hommes) et à Saint-Héraclidios (pour les femmes), où on va suivre strictement les programmes des Monastères respectifs. 

Mardi 9 juillet. Départ le matin pour notre logement à Larnaca. Programme à voir.

Mercredi 10 juillet. Départ pour l'aéroport de Larnaca selon l’horaire des différents pèlerins.

3.Prix du pèlerinage
€730 pour une chambre double et €800 pour une chambre individuelle. A compter, en plus, le prix du voyage en avion et les dépenses liées à l’argent de poche

Bien à vous, en Christ




jean-claude polet
Secrétaire de l’Association Saint-Silouane l'Athonite
Avenue Jean de Luxembourg, 37
B-1330 Rixensart
Belgique
Tél. : + 32 02 653 62 21

Le Journal LA CROIX a propos de la crise: Constantinople bouleverse la carte de l’orthodoxie européenne


Le Saint Synode a décidé l’intégration et le rattachement des paroisses de l’archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale aux différentes métropoles du Patriarcat de Constantinople dans les pays où elles se trouvent.



Par un communiqué publié le 28 novembre, le Patriarcat de Constantinople a annoncé avoir décidé dans sa session du 27 novembre de « révoquer le tomospatriarcal de 1999 » par lequel il octroyait « le soin pastoral et l’administration des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale à son archevêque-exarque ». Dans les faits, cette révocation signe la disparition de cet archevêché, et le rattachement de ces paroisses aux métropoles du Patriarcat de Constantinople dans les pays où elles se trouvent.
Issue de l’émigration russe blanche en Europe occidentale à l’époque de la révolution bolchevique de 1917, l’archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale est rattaché au Patriarcat œcuménique de Constantinople depuis 1931. Clercs et fidèles émigrés avaient à l’époque refusé de demeurer sous l’autorité d’un Patriarcat de Moscou perçu comme soumis au pouvoir soviétique. Marquées par l’exil, ces paroisses avaient conservé une tradition spirituelle russe, et célèbrent tout ou partie de la liturgie en slavon.

Renforcer le lien avec Constantinople

Reconnu comme exarchat temporaire par Constantinople en 1931, l’archevêché des églises russes en Europe occidentale avait été élevé en 1999 au statut d’exarchat permanent par un tomos (décret) de l’actuel patriarche Bartholomeos. C’est cet acte qui a été révoqué par le Saint Synode du Patriarcat œcuménique réuni à Istanbul du 27 au 29 novembre.
« Les circonstances historiques ayant conduit à la création d’une telle structure au lendemain de la Révolution russe d’octobre 1917 (…) ont profondément évolué », affirme le communiqué du Synode. « La décision d’aujourd’hui a pour but de renforcer encore plus le lien des paroisses de tradition russe avec l’Église mère du Patriarcat de Constantinople. »
Le Saint Synode a déclaré vouloir « rassurer » les fidèles de ces paroisses en précisant avoir décidé leur intégration et leur rattachement « aux différentes saintes métropoles du Patriarcat œcuménique dans les pays où elles se trouvent », tout en continuant à « assurer et garantir la préservation de leur tradition liturgique et spirituelle ». Les paroisses françaises se trouveront ainsi intégrées aux paroisses de la métropole orthodoxe grecque de France, dirigée par Mgr Emmanuel Adamakis. Le communiqué ne précise pas dans quel cadre et selon quelles modalités sera assurée cette préservation

Trouble dans l’archevêché

L’annonce inattendue a pourtant jeté un trouble profond dans l’archevêché, qui a précisé dans un communiqué qu’une telle décision « n’a aucunement été demandée », et que l’archevêque Jean, qui a appris cette décision lors d’un entretien privé avec le Patriarche à Istanbul, « n’a pas été consulté préalablement ». L’archevêché a annoncé une réunion de son conseil « dans les jours qui viennent » afin de débattre de la question, et appelle d’ici là ses clercs et ses fidèles à « garder leur calme » et à « se recueillir dans la prière ».
Au trouble se mêle la perplexité des observateurs, qui peinent à discerner les motifs derrière la décision du Patriarcat de Constantinople. « Je suis très étonné par cette décision », avoue Yves Hamant, professeur émérite des universités, « cela va être difficile à avaler pour les paroissiens de l’archevêché, qui célèbrent la liturgie en slavon, accordent une grande place aux laïcs, et sont très attachés à leur autonomie ». Une autonomie qui s’était ouvertement manifestée par un désaccord entre le conseil de l’archevêché et le Patriarcat au moment de l’élection d’un nouvel archevêque en 2013, et qui « ne reçoit pas l’approbation unanime du Patriarcat de Constantinople », note Jivko Panev, maître de conférences à l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris. « Difficile de déterminer dans quelle mesure cette autonomie a motivé la décision du Patriarcat de Constantinople », nuance-t-il cependant.

Primauté et fidélité

Car outre la volonté de réduire l’autonomie de l’archevêché, aurait également pesé dans cette décision l’ambition pour le Patriarcat de Constantinople d’affirmer plus encore sa primauté honorifique et pratique dans le monde orthodoxe, actuellement mise à mal du fait de graves tensions avec le Patriarcat de Moscou depuis la reconnaissance en octobre par Constantinople de l’autocéphalie du Patriarcat de Kiev.
Cette assertion de la primauté de Constantinople pourrait toutefois avoir un prix. « C’est une manœuvre extrêmement périlleuse, il n’est pas garanti que tous les paroissiens de l’archevêché rejoignent la métropole grecque de France » tranche Antoine Nivière, professeur de civilisation russe à l’Université de Lorraine, rejoint sur ce point par Yves Hamant. Avec en tête l’exemple de la paroisse de Florence, qui a voté le 28 octobre son départ de l’archevêché pour rejoindre l’Église orthodoxe russe hors-frontières (EORHF) administrée par le métropolite Hilarion d’Amérique et de New York.

Pierre Sautreuil