"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 13 octobre 2015

Entretien avec saint Seraphim de Sarov (21/31)


(A un pèlerin dont l'enfant était agité)
Laisse l'enfant jouer. Il joue avec son ange gardien.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après une brochure intitulée
One Month with Saint Seraphim

Sur Orthodoxie.com: “La construction d’une église : l’épiphanie d’un mystère”- une conférence de père Elie

“La construction d’une église : l’épiphanie d’un mystère”- une conférence de père Elie

Dans le cadre des conférences organisée par la paroisse Saint-Séraphin de Sarov et de la Mère de Dieu – 91 rue Lecourbe, Paris 15e – l’archimandrite Elie, higoumène du monastère de la Transfiguration à Terrasson, a parlé de “La construction d’une église : l’épiphanie d’un mystère”, le dimanche 15 mars 2015. Fondé en 1978, le monastère de la Transfiguration est un métochion (dépendance) du monastère deSimonos-Pétra et il est placé sous la protection des saints Nectaire d’EgineSimon le Myroblite et Marie-Madeleine. Il compte actuellement six moniales, accompagnées du Père Elie, fondateur, aumônier et père spirituel de la communauté. Le monastère a entrepris un grand projet d’extension et d’aménagement, pour lequel il a lancé un appel aux dons.

lundi 12 octobre 2015

Entretien avec saint Seraphim de Sarov (20/31)



Le silence est le plus grand exercice spirituel, mais nous devons faire taire notre intellect plus que nous langue.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après une brochure intitulée
One Month with Saint Seraphim

Sur Parlons d'Orthodoxie: un excellent article sur un saint staretz...


Starets Nicolas Gourianov : « Aide-moi, Seigneur, à porter ma croix jusqu’au bout »
Traduction Elena Tastevin 

Aujourd’hui beaucoup de personnes en Russie et à l’étranger connaissent le starets Nicolas Gourianov. Il est l’un des maîtres spirituels les plus aimés et les plus vénérés qui ont soutenu l’Eglise Orthodoxe Russe à l’époque des persécutions acharnées de la foi. 

Le père Nicolas appartient à la génération des confesseurs qui pour leur foi et leur fidélité à Dieu ont enduré la prison, les camps et l’exil. Libéré il a passé des années sans être connu en travaillant et en priant sur une île reculée de pêcheurs. Le père Nicolas n’a pas laissé un important héritage écrit. Ses paroles et conseils touchent, cependant, de la même manière des « simples d’esprit » et des sages. Pour beaucoup il est devenu la personne qui leur a ouvert le chemin vers Dieu. 

Origines... 

Un jour de mai en 1909 ou 1910 dans le village Tchoudskije Zakhodi de la région de Saint-Pétersbourg un garçon est né dans une famille de marchand. Il a été baptisé Nicolas en l’honneur de l’un des Saints les plus vénérés en Russie, Saint Nicolas le Thaumaturge de Myre. Il était le troisième fils et en apparence ressemblait à ses frères ainés mais la Providence lui a tracé un chemin très particulier. 

Starets Nicolas Gourianov : « Aide-moi, Seigneur, à porter ma croix jusqu’au bout »
Des années après il deviendra l’un des rares prêtres orthodoxes ayant survécu par miracle dans les années 20-30 du XXème siècle. Parmi eux l’archimandrite du grand habit Zacharie de la Laure de la Trinité-Saint-Serge et l’archevêque du grand habit Antoine (Abachidze) de la Laure des Grottes de Kiev, le starets de Moscou, saint Alexis Metchev et l’archimandrite Séraphim (Tiapotchkin), le saint vénérable martyr Amphiloche de Potchaev et l’archimandrite Jean (Krestiankine) récemment endormi dans le Seigneur. 

Ils ont tous partagé le même sort et se sont vus offerts par Dieu de rares dons spirituels. Leur clairvoyance, leur faculté de prédire le futur et de discerner le passé, le don de guérison y compris des possédés a attiré vers eux des fidèles venant de toute la Russie. 

Saint Séraphim de Sarov: Apparitions (R)




Le staretz Samson a raconté cette vision dans ses souvenirs...

« [...] Je me souviens que je dormais dans ma cellule lorsque je vis saint Séraphimde Sarov. Il vint vers moi vêtu de la soutane blanche durant mon sommeil, il se pencha vers moi et lut lentement " O Très Miséricordieuse..." et je sentis ses larmes sur mon front. Au matin, je sautai du lit et j'écrivis cette prière:

O ma Très Miséricordieuse, Dame Souveraine,
Très Sainte, Très Pure Vierge,
Theotokos Marie, Mère de Dieu,
Ma seule et indubitable espérance:
Ne me dédaigne pas, ne me rejette pas,
Ne m'abandonne pas,
Aide-moi, intercède pour moi, écoute-moi
Et pose Ton regard sur moi,
O Souveraine, aide-moi
Pardonne-moi
Pardonne-moi,
Toi Qui es Pure.

Trois heures plus tard j'étais arrêté. La Très Miséricordieuse me conduisit et veilla sur moi pendant dix-huit ans dans les camps de concentration. »

Les saints nous entourent et veillent, le fil ténu de la plus petite prière, le soupir de détresse le plus léger devant Dieu suscitent leur miséricorde et leur intervention pour nous. Car ils sont toujours là, sentinelles du Royaume attentives à nos luttes et à nos joies, proximité de Dieu visible à ceux qui veulent bien avoir des yeux pour voir et des oreilles pour entendre. Quelquefois, certains d’entre nous veulent rester sourds et aveugles. 

Il y a quelques années, dans une conversation quelqu’un mentionna la venue de l’icône myrrhoblyte de la Mère de Dieu Portaitissa dans une paroisse helvétique. Une personne présente –qui n’était pas croyante- posa des questions et ayant entendu les miracles qui se faisaient par cette icône, manifesta qu’elle ne croyait pas du tout qu’une huile parfumée puisse sourdre d’une icône. Et cette personne déclara soudain d’un air narquois : « Si je vois de mes yeux ce phénomène, je me convertirai ! » Lorsque prévenu du temps et du lieu de la visite de l’icône, elle vint à l’Eglise. Elle resta près de la porte et ne vint pas voir. Il faut des yeux pour voir, mais il faut aussi avoir envie de voir la Lumière et d’abandonner ses ténèbres.

Dans les années trente, dans la région de SarovJulia de Beausobre, accompagnant une patiente qu’elle soignait, fut témoin d’un phénomène lumineux. A travers les branches d’un arbre soudain, alors que le soleil était invisible et ne pouvait produire de réverbération, soudain, une grande lumière surgit et la jeune femme qu’elle soutenait de son bras, s’exclama : « Père Séraphim! ». Julia deBeausobre comprit que cette femme était convaincue d’avoir eu une manifestation lumineuse de Saint Séraphim de Sarov dont elle, Julia, n’avait perçu que la lumière. Et après cet événement, comme si cette lumière avait déchiré le voile d’une fausse réalité, tout le monde lui parla du saint ermite de Sarov et elle put rédiger sa biographie du saint qui prend en compte la tradition orale vivante de la région deSarov.

La « visite » la plus étrangement simple et naturelle de saint Séraphim est relatée ainsi dans la chronique des miracles du staretz

En 1865, dans la maison de madame B…, il y avait une distribution de cadeaux de Noël aux nécessiteux, avant la fête.

Un vieillard aux cheveux blancs, tout courbé, vint après les autres et ayant prié. Il dit : « Que la paix et la bénédiction soient sur cette maison ! »
La servante qui distribuait les dons lui demanda. « Es-tu venu pour recevoir l’aumône? »
« Non, pas pour cela. »
« N’importe, prends-la si tu la veux. »
« Non, je ne veux rien. Je veux seulement voir votre maîtresse et lui dire quelques mots. »
« La maîtresse n’est pas à la maison. Si tu as quelque chose à dire, dis-le nous. »
« Non, je dois le faire moi-même. »
Une des servantes dit doucement à une autre : « Qu’est-ce qu’il veut ? Laisse-lepartir. Peut-être que c’est un vagabond ! »
Le vieillard dit : « Quand votre maîtresse sera à la maison, je viendrai. Je viendrai bientôt. » Et il sortit.
Celle qui distribuait les dons vit que le vieil homme avait de mauvaises chaussures. Elle en éprouva des remords et une certaine gène. Elle sortit de la maison, mais il n’y avait personne dehors. Il avait disparu. Les serviteurs ne dirent rien à leur maîtresse. Mais la servante entendit quelqu’un lui dire dans son sommeil : « Tu as parlé sans égards. Celui qui est venu dans cette maison n’était pas un vagabond, mais un grand saint de Dieu. »
Le lendemain matin, un colis arriva par la poste pour madame B… Il contenait un portrait de Père Séraphim ( qui était grandement vénéré par la famille) nourrissant un ours. Grande fut la surprise quand ceux qui avaient parlé au vieux mendiant, le reconnurent dans le portrait de saint Séraphim.

Que dire enfin pour exprimer l’ineffable joie que nous donne saint Séraphim par tous les miracles où il se manifeste ? L’archimandrite Lazare déjà cité l’a bien exprimé : « Et ne fléchirons-nous pas nos genoux devant le saint ascète de Sarov ? Fléchissons non seulement les genoux, mais [inclinons-nous aussi dans] aussi notre cœur. Bénissons et magnifions le saint homme de Dieu non seulement par des paroles et des enclins, mais aussi par des actes. Prenons-le comme modèle, que ses enseignements soient la substance de notre vie, et essayons de brûler du même amour pour Dieu et pour notre prochain, comme il brûla lui-même tandis qu’il vivait sur cette terre de péché, dans les forêts de Sarov. »

Et nous entendrons le saint vieillard nous dire de sa voix bénie : « Le Christ est ressuscité ma joie ! »

Claude Lopez-Ginisty

Bibliographie sommaire:
Julia de BeausobreFlame in the SnowCollins 1979
Archimandrite Lazarus MooreSaint Seraphim of Sarov : a Spiritual Biography, NewSarov Press USA, 1994.
Une première version de ce texte a été publiée 
dans La Chronique de Saint Séraphim de Sarov
dans la revue Diakonia
Fraternité Orthodoxe-Tous les Saints de Belgique
Orthodoxe Broederschap van Alle Heiligen van Belgïe


Photo: Affiche de la glorification de saint Séraphim, 1903.

dimanche 11 octobre 2015

Entretien avec saint Seraphim de Sarov (19/31)



(A Père Timon qui longtemps vécut en ermite et résista à l'appel de créer un monastère, saint Seraphim lui dit ces paroles qui suivent. Après la fondation du monastère, Père Timon visita à nouveau Sarov, peu de temps avant la mort de notre Père parmi les saints Seraphim de Sarov)

Continue à semer, Père Timon, sème le blé partout et toujours. Sème-le sur la bonne terre, sème-le dans le sable, sur le roc, le long du chemin, et parmi les épines.
Il y a toujours l'espoir que quelque graine prendra racine, poussera, donnera du fruit, même si cela prend du temps. N'ensevelis pas le talent qui t'a été donné, mais place-le pour en avoir l'intérêt.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après une brochure intitulée
One Month with Saint Seraphim

samedi 10 octobre 2015

***Entretien avec saint Seraphim de Sarov (18/31)



Si l'on nous offense par la parole ou par l'action, et que nous l'acceptons dans l'esprit de l'Evangile, alors ces offenses sont nos silices et nos chaînes.

Ces silices spirituels, ces chaînes spirituelles, sont meilleures que celles de fer.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après une brochure intitulée
One Month with Saint Seraphim

vendredi 9 octobre 2015

Entretien avec saint Seraphim de Sarov (17/31)




Quelquefois, lorsque nous revenions de la forêt et chantions au chœur, les moines étaient trop fatigués pour chanter. Alors je leur disais quelque chose de joyeux pour leur faire oublier leur lassitude, et nous chantions bien ensuite.
Dieu veut que l'on soit heureux, et parler dans l'Eglise pour rendre les moines heureux, n'est pas un péché.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après une brochure intitulée
One Month with Saint Seraphim

SOLIDARITE KOSOVO


SOLIDARITE KOSOVO

Une étable supplémentaire pour le complexe agricole de Novo Brdo
Lancée au mois d’avril 2015, la campagne de générosité de Solidarité Kosovo pour la construction d’une ferme bovine (actuellement en phase de finalisation) dans l'enclave chrétienne isolée de Novo Brdo à l'Est du Kosovo rencontre un succès retentissant. La réponse à cet appel aux dons a dépassé toutes les espérances puisqu’en quelques mois seulement le budget du chantier a été réuni. Mieux encore, ce formidable élan de solidarité aura permis de dégager des fonds complémentaires au profit de la construction d’une étable supplémentaire, actuellement en cours.
Un projet, deux réalisations
Grâce à la générosité des donateurs de Solidarité Kosovo le complexe agricole de Novo Brdo comptera bientôt deux nouveaux bâtiments ruraux. Arnaud Gouillon, directeur de Solidarité Kosovo se félicite des « généreuses contributions qui témoignent, une nouvelle fois, du soutien indéfectible de nos donateurs aux projets humanitaires favorisant l’autonomie des Serbes du Kosovo ». Ainsi, en plus de bâtir une ferme destinée à l’élevage de bovins, Solidarité Kosovo a amorcé la construction d’une étable qui abritera une trentaine de vaches laitières. 
Une diversification des systèmes d’élevage
Le choix de construire une étable représente un double intérêt. Pour Svetlana, directrice de la soupe diocésaine et en charge de superviser l’activité agricole du site : «Le troupeau laitier assurera une parfaite complémentarité avec l’élevage caprin déjà présent sur le site agricole. Les chèvres ayant une production saisonnière de lait de février à novembre, les vaches laitières assureront une production de lait également pendant l’intermède hivernal. De cette manière, la laiterie-fromagerie fonctionnera à pleine capacité et à temps complet. » 
Une étable clé pour l'autonomie alimentaire de l'enclave chrétienne
En lui permettant d’augmenter sa production laitière tout au long de l’année, l’étable est un nouvel atout du complexe agricole de Novo Brdo sur lequel la soupe populaire diocésaine pourra prochainement compter.
Solidarité Kosovo ne manquera pas de vous tenir informé de l'avancée de ces différents travaux et renouvelle ses remerciements à l’endroit de ses donateurs qui par leur générosité lui permettent d’élargir le périmètre des activités agricoles du site de Novo Brdo et favorisent ainsi l'autonomie alimentaire des chrétiens du Kosovo.
Solidarité Kosovo est une association Loi 1901, humanitaire et indépendante
http://www.solidarite-kosovo.org/ Solidarité Kosovo BP 1777, 38220 VIZILLE, FRANCE

Contact presse: Ivana GAJIC –
00 381 6 65 51 10 31 / 00 33 9 70 40 56 45- contact@solidarite-kosovo.org
Solidarité Kosovo BP 1777,
38220 VIZILLE, FRANCE

L'équipe de "Solidarité Kosovo"

PS : les personnes souhaitant nous aider peuvent contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo », BP 1777, 38220 Vizille ou par Internet en cliquant sur paypal :


PS2 : « Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d'exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.
www.solidarite-kosovo.org Solidarité Kosovo BP 1777, 38220 VIZILLE, FRANCE


jeudi 8 octobre 2015

Entretien avec saint Seraphim de Sarov (16/31)


Quand on lui demandait comment il pouvait nourrir autant d'animaux dans la forêt, il répondait:

" Je ne sais pas, mais il y a toujours assez de nourriture dans mon sac!"

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après une brochure intitulée
One Month with Saint Seraphim

Note: Lors d'une famine, par ses saintes prières, saint Seraphim avait miraculeusement rempli un grenier pour les hommes.
Dans la forêt, il avait le même soin pour les animaux sauvages.

mercredi 7 octobre 2015

Entretien avec saint Seraphim de Sarov (15/31)


Reliquaire de saint Seraphim

(A propos des moustiques)
Laisse-les! Nous ne devons pas tuer ce que Dieu a créé parce que "tout ce qui respire [tout souffle]loue le Seigneur."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après une brochure intitulée
One Month with Saint Seraphim

mardi 6 octobre 2015

Entretien avec saint Seraphim de Sarov (14/31)




Je n'ai jamais passé un jour sans lire l'Evangile.
La Parole Divine, non seulement réjouis l'âme, mais elle rafraîchit aussi le corps.
Se remémorer la vie du Seigneur et Sa Passion, équivaut à Lui parler.
Nuit et jour je Lui rends gloire, je L'adore, et je Le remercie de Sa bonté.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après une brochure intitulée
One Month with Saint Seraphim

Prière de saint Seraphim de Sarov devant l'icône Joie de toutes les Joies (R)


Interior of St. Seraphim's hermitage, 1903

Intérieur de la cellule 
de saint Seraphim 
montrant l'icône 
Joie de Toutes les Joies

"Умиление" (Серафимо-Дивеевская) 2011 г.

Même icône telle qu'elle est aujourd'hui 
recouverte d'une riza
+

PRIERE 
QUE RECITAIT 
SAINT SERAPHIM DE SAROV
DEVANT L'ICONE DE LA MERE DE DIEU
JOIE DE TOUTES LES JOIES

+
Reçois, toi qui es notre ferme espérance, Très sainte Souveraine, qui enfantas Dieu, ces dons précieux, qui ne conviennent qu’à toi, de nous tes serviteurs indignes : élue de toutes les générations, toi qui es apparue la plus élevée de toutes les créatures célestes et terrestres, car par toi le Seigneur des Puissances est avec nous, et par toi nous avons connu le Fils de Dieu, et nous avons été dignes de Son saint Corps et de Son Sang très-précieux; aussi tu es bénie d’âge en âge, Bénie en Dieu, plus claire que les chérubins et plus vénérable que les séraphins. 

Et maintenant, Très sainte Mère de Dieu digne de toute louange, ne cesse pas de prier pour nous, tes indignes serviteurs, afin que nous soyons délivrés de tout conseil du malin et de toute tribulation et que nous soyons préservés de toute atteinte des attaques venimeuses du Diable. 

Mais garde-nous sans condamnation jusques à la fin, afin que par ton secours et ton assistance nous soyons sauvés, et que nous rendions gloire, louange, action de grâce et vénération pour tout au seul Dieu dans la Trinité, Créateur de tout, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. 

Amen!

Version française 
Bernard le Caro 
que nous remercions!

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


28 septembre / 11 octobre
19ème dimanche après la Pentecôte
Saint Chariton, reclus en Palestine, confesseur (vers 350) ; saint Baruch, prophète (VI av. J.-C.) ; saints Alexandre, Alphée, Zosime, Marc, berger, Nicon, Néon, Héliodore et leurs compagnons, martyrs à Antioche de Pisidie (IV) ;  saint Exupère, évêque de Toulouse (411) ; saint Faust, évêque de Riez (495) ;saints Cyrille et Marie, moine et moniale du grand-habit, parents de saint Serge de Radonège (vers 1337) ; synaxe des Pères des Grottes proches de Kiev ; saint Chariton de Sanejma (1509) ; saint Hérodion d'Hiloezersk (1541) ; saint Vinceslas, prince de Bohème, martyr (935) ; saints néomartyrs de Russie : Anne (Lykochina) (1925), Hilarion (Gromov), moine, Michèle (Ivanov), moniale (1937), Tatienne (Tchekmazov), moniale (1942).

Lectures : 2 Cor. XI, 31 – XII, 9. Lc. V, 1–11.

VIE DE SAINT CHARITON
Notre saint Père Chariton naquit et fut élevé à Iconium, en Asie Mineure, à l’époque d’Aurélien (270-276). Au début de son règne, l’empereur ne se montra pas hostile aux chrétiens, mais, poussé par le démon, il déclencha par la suite une violente persécution contre ceux qui invoquaient le Nom du Christ. Le décret impérial étant parvenu à Iconium, Chariton, qui était réputé pour sa piété et sa vertu, fut arrêté par les soldats de l’empereur et emmené devant le consul. Ayant confessé sans crainte le Christ et condamné les idoles, il fut étendu à terre et si violemment fouetté que ses chairs furent réduites en charpie. On le jeta en prison pour l’en ressortit quelques jours plus tard et le présenter à nouveau devant le tribunal. Libéré, il se réfugia en Égypte, jusqu’à la fin de la persécution.
Portant en son corps les marques de la Passion du Christ, Chariton suivit dès lors avec un zèle accru la voie de l’imitation du Christ par une vie d’ascèse et d’austérité. Aux souffrances volontaires qu’il infligeait à son corps pour le réduire en servitude et le faire obéir à la loi de l’Esprit, s’ajoutèrent les épreuves involontaires. Un jour, alors qu’il se dirigeait vers Jérusalem, il rencontra sur la route une bande de brigands, qui le ligotèrent et l’emmenèrent dans leur grotte, située dans un lieu nommé Pharan. Mais ils furent bientôt victimes du jugement divin, car ils périrent tous après avoir bu du vin, dans lequel une vipère avait craché son venin. Chariton, resté seul, fut miraculeusement libéré de ses liens, et devint ainsi l’héritier du butin qu’avaient amassé les brigands. Il distribua une large part de ces richesses mal acquises aux pauvres, utilisa le reste pour la construction d’églises à la gloire de Dieu, et il s’installa dans la grotte, afin de s’approcher du ciel par l’ascèse et la prière. Retiré du monde et dégagé de tous ses vains soucis, couvrant d’une simple tunique de crin les marques encore vives des supplices qu’il avait endurés pour le Christ, l’homme de Dieu persévérait dans les jeûnes, les veilles, la prière et la psalmodie. Mais la renommée des miracles que la Grâce divine accomplissait par son entremise ne tarda pas à attirer un grand nombre d’infidèles, juifs ou païens, qui embrassèrent la foi et suivirent l’exemple de sa vie angélique. Contemporain de saint Hilarion [21 oct.], qui avait inauguré le monachisme érémitique en Palestine, saint Chariton reçut de Dieu la mission de réunir les ermites dispersés et de leur donner une certaine forme d’organisation, c’est ainsi que sa grotte devint bientôt le centre de la Laure de Pharan.
Comme cette affluence l’arrachait à sa solitude bien-aimée, Chariton partit s’installer dans une autre grotte plus éloignée. Avant de se retirer, il plaça le meilleur de ses disciples à la tête de la communauté de Pharan, et il exhorta ses enfants spirituels à garder strictement la tempérance dans la nourriture et le sommeil, à prier la nuit et le jour, aux heures qu’il leur avait prescrites, et à recevoir le pauvre et l’étranger comme le Christ lui-même. Il vécut alors caché dans une grotte située dans les environs de Jéricho, sur le Mont de la Quarantaine (Dôk) où le Seigneur avait été tenté (cf. Mt IV, 8), ne se nourrissant que d’herbes sauvages et de la contemplation de Dieu. Mais il ne put rester bien longtemps à converser seul à seul avec Dieu, car de nombreux disciples vinrent se joindre à lui et l’obligèrent à construire un second centre monastique qui prit le nom de Laure de Doukas. De nouveau troublé par la présence des hommes, le saint dut s’enfuir vers le sud, dans un endroit encore plus isolé, nommé Thécoué. Il s’installa, là aussi, dans une grotte avec quelques disciples, et cet endroit se transforma bientôt en une troisième laure, nommée en syriaque Souka (“monastère”) ou encore « l’Ancienne Laure ». Mais rien ne pouvait arrêter la foule des nouveaux disciples et des païens, qui accouraient pour se délecter du miel de ses paroles et pour contempler cette vivante image du Christ. Aussi Chariton, qui ne désirait en ce monde que la suavité de l’union à Dieu dans la solitude, se retira au-dessus de la Laure, dans une grotte si difficile d’accès que l’on ne pouvait l’atteindre qu’avec des échelles. Il y demeura de nombreuses années, s’abreuvant à une source que Dieu, à sa prière, avait fait jaillir dans la grotte. Comme le Seigneur lui avait révélé à l’avance la date de son repos, saint Chariton se fit transporter dans sa première laure de Pharan. De là, il rédigea un Testament spirituel à l’intention de ses disciples, dans lequel il indiquait la voie sûre pour parvenir à l’union avec Dieu, c’est-à-dire l’ascèse liée à l’humilité et à la charité envers tous. Ayant achevé son ultime enseignement, il s’étendit sur sa couche et s’endormit paisiblement pour rejoindre le chœur des anges et des saints.
Tropaire du dimanche, ton 2
Егда́ снизшéлъ ecи́ къ смéрти, Животé безсме́ртный, тогда́ а́дъ умертви́лъ ecи́ блиста́ніемъ Божества́: eгда́ же и yме́ршыя отъ преиспо́дныxъ воскреси́лъ ecи́, вся́ си́лы небе́сныя взыва́ху : Жизнода́вче Xpисте́ Бо́́́же на́шъ, сла́ва Teбѣ́.
Lorsque Tu descendis dans la mort, Toi, la Vie immortelle, Tu anéantis l’enfer par l’éclat de la Divinité. Lorsque Tu ressuscitas les morts des demeures souterraines, toutes les Puissances des cieux s’écrièrent : « Ô Christ, Source de Vie, notre Dieu, gloire à Toi ! »

Tropaire de saint Chariton, ton 8
Сле́зъ твои́хъ тече́ньми пусты́ни безпло́дное воздѣ́лалъ еси́, и и́же изъ глубины́ воздыха́ньми во сто́ трудо́въ уплодоноси́лъ еси́, и бы́лъ еси́ свѣти́льникъ вселе́нныя, сія́я чудесы́, Харито́не, о́тче на́шъ, моли́ Христа́ Бо́га спасти́ся душа́мъ на́шимъ.
Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le désert stérile, par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: vénérable Père Chariton, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.

Kondakion de saint Chariton, ton 2
Наслади́вся, богому́дре, воздержа́нія и пло́ти твоея́ вожделѣ́нія обузда́въ, яви́лся еси́ вѣ́рою возраща́емь и, я́ко жи́зни дре́во посредѣ́ рая́, процвѣ́лъ еси́, Харито́не всеблаже́нне свяще́ннѣйшій.

Fidèles, en ce jour, de nos hymnes couronnons  le professionnel de l'ascèse, le combattant de la foi, célébrons par des éloges Chariton, acclamons-le comme Pasteur et Docteur, éponyme des charismes et Témoin de Jésus Christ, porte-lumière éclairant le monde entier.

Kondakion du dimanche, ton 2
Воскре́слъ ecи́ отъ гро́ба, всеси́льне Спа́се, и áдъ ви́дѣвъ чу́до, yжасе́ся, и ме́ртвiи воста́ша : тва́рь же ви́дящи сра́дуется Тебѣ́, и Ада́мъ свесели́тся, и мípъ, Спа́се мо́й, воспѣва́етъ Tя́ при́сно.
Sauveur Tout-Puissant, Tu es ressuscité du Tombeau : l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur et les morts ressuscitent. A cette vue, la création se réjouit avec Toi ; Adam partage l’allégresse, et le monde, ô mon Sauveur, ne cesse de Te louer !

HOMÉLIE DE ST JEAN CHRYSOSTOME SUR L’ÉPÎTRE DE CE JOUR

L'apôtre donc, après avoir rappelé ses dangers, ses épreuves, les pièges qui lui ont été tendus, ses chagrins, ses naufrages, passe à un tout autre ordre de faits à sa gloire, il dit : « Je connais un homme, il y a quatorze ans, (fut-ce avec son corps? Je ne le sais ; fut-ce sans son corps ? Je ne le sais; Dieu le sait) qui fut ravi jusqu'au troisième ciel. Et je sais qu'il fut ravi dans le paradis et il y entendit des paroles ineffables, qu'il n'est pas permis à un homme de rapporter. Je pourrais me glorifier en « parlant d'un tel homme, mais je ne me glorifierai pas de moi-même». Ce fut là une grande révélation, mais ce ne fut pas la seule qu'il eut, il en reçut beaucoup d'autres encore; mais il n'en dit qu'une dans le grand nombre. Ce qui prouve combien il en reçut, c'est ce qu'il dit : «De peur que la grandeur de mes révélations ne me donne de l'orgueil »  Mais, dira-t-on, s'il tenait à les cacher, il ne devait pas en parler à mots couverts, il n'avait qu'à ne rien dire de pareil; s'il tenait à en parler, il devait en parler clairement. Pourquoi donc n'a-t-il ni parlé clairement, ni gardé le silence? C'est pour montrer que, même en parlant, il ne le fait qu'à contrecœur. Voilà pourquoi il a fait la réflexion qu'il y avait, de ce fait, quatorze ans. Il ne l'a pas mentionné sans montrer qu'après avoir gardé le silence si longtemps, il n'en parle présentement, que parce qu'une impérieuse nécessité l'y oblige, qu'il continuerait encore à n'en rien dire, s'il ne voyait ses frères qui se perdent. Or, si Paul, dès le début de sa carrière, méritait d'être honoré d'une telle révélation, lui qui n'avait pas encore fait paraître de si éminentes vertus, considérez ce qu'il dut devenir quatorze ans après. Et voyez sa modestie à raconter certaines choses, à reconnaître qu'il en ignore d'autres. Qu'il a été ravi, c'est ce qu'il dit; fut-ce en corps? Fut-ce sans son corps? C'est ce qu'il reconnaît ignorer. Il pouvait se contenter de parler de ce ravissement, et de ne rien dire ensuite ; mais il n'écoute que sa modestie et il ajoute son observation.

Quoi donc? Est-ce son esprit qui a été ravi avec son âme, et son corps serait resté mort? Ou est-ce le contraire? Son corps a-t-il été ravi ? Impossible de le dire. Si Paul n'en sait rien, lui qui a été ravi, lui qui s'est vu révéler de si grands mystères, à bien plus forte raison devons-nous l'ignorer. Il était dans le paradis, voilà ce qu'il sait; il était dans le troisième ciel, voilà ce qu'il n'ignorait pas; mais la manière, voilà ce qu'il ne distinguait pas clairement. Considérez une autre marque de sa modestie. Quand il parle de la ville des Damascènes, il pense à garantir la véracité de son discours ; ici, au contraire, il ne s'en inquiète plus; c'est qu'en effet, il n'attachait pas une extrême importance à être cru, il parle seulement à mots couverts. Ainsi ajoute-t-il : « Je pourrais me glorifier, en parlant d'un tel homme » ; il n'entend pas dire par là que ce soit un autre que lui qui ait été ravi, mais, autant qu'il lui est permis et possible, il évite de parler de lui ouvertement; de là, la tournure de ses paroles. D'ailleurs à quoi bon, puisqu'il parlait de lui, recourir à un intermédiaire? Pourquoi donc cette composition, cet arrangement? C'est que ce n'était pas la même chose de dire : J'ai été ravi, et je connais un homme qui a été ravi; ni : Je me glorifie en parlant de moi-même, et : Je pourrais me glorifier en parlant d'un tel homme. Que si l'on objecte : Mais comment pouvait-il être ravi sans son corps? Je demanderai à l'auteur de l'objection : Mais comment pouvait-il être ravi avec son corps? Car le second fait est encore plus incompréhensible que le premier, si l'on ramène tout au raisonnement, si l'on ne veut pas s'incliner devant la foi. Maintenant pourquoi a-t-il été ravi ? C'est, je pense, afin qu'il ne parût pas inférieur aux autres apôtres. Ils avaient vécu avec le Christ, Paul ne l'avait pas approché, voilà pourquoi il fut élevé, dans un ravissement, à la gloire, au paradis.

Sur le site Orthodoxie.com paraît désormais quotidiennement, sous la rubrique « VIVRE AVEC L’ÉGLISE », la vie du saint commémoré avec son tropaire et son kondakion, ainsi que la lecture de l’Évangile du jour et un commentaire de saint Théophane le Reclus.