"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire
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mardi 6 novembre 2018

Archiprêtre Oleg Vrona: Les miracles arrivent au bon moment!


Le prêtre Oleg Vrona, recteur de l'église Saint-Nicolas de Tallinn, parle de l'attitude chrétienne envers la patience et sa bonté, la vertu, qui montre notre confiance en Christ. Jeune homme, le père Oleg a vécu au couvent de Pukhtitsa, où il est devenu convaincu que la patience n'est pas une chose impossible, c'est une qualité très utile pour tous. Cet article en est un exemple.
*

La deuxième fois que je suis venu au Pukhtitsa, c'était en mars 1978 ; cette fois, ce n'était pas un pèlerinage, je suis venu là pour me préparer à mon ordination.
J'ai été accueilli à la maison d'hôtes, celle "sur la colline", où j'avais séjourné auparavant. J'aimais bien cet endroit. Le temps que j'ai passé dans sa cellule ascétique, cachée au sous-sol, n'était pas du tout fastidieux. Chaque jour, quelqu'un venait partager la cellule avec moi. Certains de ces colocataires étaient des pèlerins assez expérimentés ; avec leur barbe touffue et leurs cheveux longs attachés avec un ruban, ils ressemblaient exactement à de vrais moines. Ils me racontaient des histoires captivantes et réalistes sur la vie monastique dans ces quelques monastères qui, par miracle, n'avaient pas été fermés et profanés. Ils se vantaient de connaître les noms des higoumènes, des moines du grand habit et des mystérieux startsy clairvoyants, et j'étais presque totalement ignorant du sujet.
Nous continuions souvent à parler même après minuit. Évidemment, j'ai dû résister à la tentation de trop dormir et de manquer l'office de minuit le matin. Et au fait, je faisais de mon mieux pour ne pas trop dormir. Maintenant, il semble que j'ai eu beaucoup de succès. Mon attitude à l'égard des offices était le critère pour que l'abbesse et les moniales évaluent mon état de préparation et mon éligibilité pour l'ordination.
Deux généreux contraires


Higoumène Angelina
Ma préparation à l'ordination était la suivante : L'office de minuit et la Divine Liturgie  le matin, puis le travail au couvent, et enfin les vêpres et les matines le soir. Cela a donc continué jour après jour. Heureusement, j'avais un vieux livre d'heures, publié, je suppose, avant la Révolution. Un choriste me l'avait donné quand je chantais dans une chorale d'une église de Saint-Pétersbourg, et j'ai rapidement appris à lire couramment en slavon. Au couvent, cela s'est avéré être une compétence très utile. Au début, on m'a confié la lecture de la neuvième Heure, puis du Psaume 103, et ensuite de l'exapsalme, un cathisme et un canon. Les moniales ne me laissaient jamais lire l'office de minuit ; elles le lisaient elles-mêmes, et je devais lire les heures et les épîtres. Dans l'ensemble, comme je devais acquérir les connaissances essentielles, je devais tout lire (ou presque), tout ce qu'un acolyte ordinaire lit habituellement, soit dans un monastère, un couvent ou une église paroissiale.
Je devais venir à l'église un peu plus tôt pour trouver la moniale responsable de l'ordo des offices, et apprendre quel genre de service nous aurions ce soir-là - un office simple, une agrypnie , ou un polyeleos. Et la moniale me donnait des instructions sur qui devait lire les versets du canon, et combien devaient être lus. Elle m'aidait aussi à comprendre comment lire les tropaires et les kontakia pendant les Heures. Il y avait deux moniales qui s'occupaient de l'ordo des services : la religieuse Séraphima et la religieuse Angelina. Elles avaient tous les deux la cinquantaine. À mon avis, il s'agissait de deux êtres complètement opposés, mais très généreux. Mère Angelina était loquace, souriante et directe. Lorsqu'elle m'a expliquait quelque chose au sujet du service, elle me traitait comme un égal, comme si j'étais littéralement son collègue, qui venait d'oublier un peu le typicon, et sa tâche était de m'aider à m'en souvenir.
Mère Séraphima, au contraire, était très réservée et taciturne ; elle parlait d'une voix douce et calme, faisant en sorte que son interlocuteur se concentre sur le sujet de la conversation. Dans ses grands yeux gris, qui étaient comme un miroir reflétant son âme, on pouvait voir qu'elle n'était attachée à rien de mondain, qu'elle était plongée dans la prière.
Un choix difficile 
Quand je me souviens de Mère Séraphima, je me souviens immédiatement d'une histoire que les moniales m'avaient confié. L'histoire m'a beaucoup touché. Voilà. C'est ce qui suit : Quand la jeune moniale Séraphima arriva au couvent de Pukhtitsa, elle n'avait d'autre famille que sa mère. Comme elless étaient encore jeunes toutes deux, elles n'avaient pas vraiment peur pour l'avenir de sa mère. Néanmoins, les années passent vite ; enfin, Séraphima fut confrontée à un problème grave et insoluble : comment remplir son devoir filial sans quitter le monastère. La seule issue semble évidente pour tout le monde : quitter le monastère pour s'occuper de sa mère âgée et malade.
Des cas similaires sont très fréquents. J'ai fait la connaissance d'une moniale de Tallinn, qui a dû quitter le couvent de Pukhtitsa pour s'occuper de son frère aîné, plus âgé. Le gouvernement soviétique avait confisqué leurs terres agricoles à Petchory et les avait exilés en Sibérie. Ils sont rentrés chez eux en mauvaise santé. Plusieurs années plus tard, lorsque son père et son frère moururent, la moniale ne put revenir au couvent - elle était trop vieille et souffrait en outre de pancréatite chronique. Les moniales l'auraient peut-être acceptée, mais elle n'osait pas les déranger. Quelle humilité elle eut pourn prendre cette décision ! Ne pas insister sur sa propre volonté mais obéir à la volonté de Dieu est une qualité précieuse pour un chrétien. Heureusement, la moniale avait une sœur qui vivait à Tallinn avec sa famille, alors elle avait quelqu'un pour s'occuper d'elle. Néanmoins, son couvent bien-aimé lui manquait toujours ; c'était facile à voir, et elle m'en parla à plusieurs reprises.
 Y avait-il une meilleure solution pour la moniale Séraphima ? Oui, il y en avait une. Sa mère pouvait entrer au couvent, mais l'higoumène Barbara ne voulait pas donner son consentement. Les moniales de Pukhtitsa vivaient dans la plus grande pauvreté en ces temps d'après-guerre. la moniale Valéria, qui aidait l'higoumène, m'a dit un jour qu'il n'y avait pas d'argent pour acheter du bois de chauffage et que les moniales devaient ramasser des broussailles. De plus, il y avait beaucoup de moniales âgées et un manque de ressources pour leur fournir des soins adéquats. Le couvent manquait aussi de moniales qui pourraient travailler à la ferme laitière, sans parler de la fenaison, le travail le plus difficile dans le couvent. Si l'higoumènee acceptait le parent âgé d'une des sœurs, elle n'oserait pas refuser cela autres qui se trouveraient dans la même situation.
Une rencontre fortuite avec un évêque

Source sainte
Chaque fois que la mère de Séraphima venait au couvent et était rejetée par l'higoumènee dans sa volonté d'entrer au couvent, elle allait à la source Sainte, un lieu où la Mère de Dieu était apparue un jour. Dans la solitude de la forêt, elle pleurait et priait la Sainte Mère de Dieu, exprimant sa douleur maternelle.
Un jour, elle vint au couvent et, comme d'habitude, se dirigea vers la source pour prier la Mère de Dieu. Le même jour (à noter que ce n'était ni le jour précédent ni le jour suivant, mais le même jour), l'évêque qui dirigeait le diocèse estonien à l'époque, est également venu au couvent Pukhtitsa. Comme à son habitude, il se rendit à pied à la source avant le service des Vigiles.
L'évêque était presque arrivé à destination lorsqu'il entendit des sanglots amers venant de la forêt. Il se dirigea en suivant ce bruit, et quelques minutes plus tard, il vit la vieille dame. Dépassée par son chagrin, elle n'avait pas entendu les pas qui s'approchaient. L'évêque commença à parler. La raison de ses pleurs toucha son cœur ; avec une grande détermination, il promit de l'aider.
Moniale âgée

Couvent de Pukhtitsa
Le même jour, après la Vigile nocturne, l'évêque annonça à l'higoumènee et aux moniales étonnées que le lendemain, il y aurait une tonsure monastique dans le couvent. Les sœurs commencèrent à se demander avec anxiété qui l'évêque allait tonsurer moniale. Et comme elles furentent stupéfaites de voir que celle qui devait être tonsurée était la mère de la monialee Séraphima. Beaucoup de sœurs pleuraient des larmes de joie - elles étaient heureuses pour la mère et la fille. Et que ressentait l'higoumène à ce moment-là ? Elle devait aussi être satisfaite du résultat. L'évêque prit la responsabilité de l'avenir de la moniale et de sa mère et soulagea la conscience de l'higoumène ; après tout, en raison des circonstances, l'higoumène Angelina aurait dû blesser Séraphima et sa mère.
N'était-ce pas un miracle ? Bien sûr que oui! Et les miracles arrivent toujours au bon moment. On a seulement besoin d'attendre un peu. La hâte est un obstacle qui ne permet pas à Dieu d'organiser notre vie de la manière qui est la meilleure pour nous. Nous lisons dans Siracide : Comme sa miséricorde est grande, ainsi est sa correction aussi : il juge un homme selon ses oeuvres. Le pécheur n'échappera pas avec son butin, et la patience des pieux ne sera pas frustrée (Siracide 16:13-14). Et maintenant, souvenons-nous des paroles de Dieu : "par votre persévérance vous sauverez vos âmes" (Luc 21,19). Ces mots sont si simples, mais si difficiles à accomplir. Gloire à Dieu, un jour j'ai vu ceci arriver.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

vendredi 27 mars 2015

Miracles de la Ceinture Sacrée de la Toute Pure Mère de Dieu



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Le premier miracle concerne un homme nommé Nikolaos Yiannopoulos, résident de Patras, qui avait dix-neuf quand il eut un accident:

"Le 14 octobre 2000, j'ai été impliqué dans un grave accident de voiture et emmené à l'hôpital de Rio [ville proche de Patras]. J'avais une péritonite à cause de l'intestin grêle éclaté,  une fracture de la mâchoire inférieure et du tibia gauche, et une paralysie du nerf sciatique. Six mois après que j'ai eu des opérations, il y avait une amélioration relative dans tous les domaines, à l'exception de la paralysie du nerf sciatique. Je ne pouvais pas bouger la plante de mon pied ou verrouiller correctement le genou sur ma jambe gauche. Tous les médecins ont dit qu'il n'y avait pas moyen que je puisse jamais marcher à nouveau, parce que c'est la seule affliction qui ne permet pas de rétablissement de la circulation dans la jambe.

J'ai toujours prié depuis petit enfant et une de mes demandes était que je guérisse. Deux années ont passé et, selon les médecins, il n'y avait aucun espoir. 

Dans la soirée du Grand Lundi, en 2002, j'ai  rêvé que nous étions allés en voyage en famille à la montagne et je voulais être le premier au sommet. Je suis bien arrivé là-haut, mais mon corps était tout blessé et mes vêtements couverts de sang. J'étais seul et je me suis agenouillé et j'ai crié à haute voix: "Très Sainte Souveraine, guéris ma jambe."

A ce moment où le ciel était clair, mais il est venu un coup de foudre, et, comme si les cieux avaient été divisés par le milieu, la ceinture de la Mère de Dieu a émergé, pendante, et elle s'est enroulée autour de ma jambe paralysée. Au matin, quand je me suis réveillé, j'ai essayé de comprendre le sens de ce que j'avais vu dans mon sommeil. En mon for intérieur, j'avais l'espoir que je serais guéri, et j'ai donc pris la décision de subir une autre opération.

Mon médecin n'était pas prêt à même essayer, parce que, selon lui, il y avait une forte possibilité que cela ne ferait qu'empirer les choses. Mais j'ai discuté avec lui et lui ai dit ce que j'avais vu dans mon rêve. "Je vais le faire, alors, mais seulement à cause de votre grande foi. Je vais opérer demain."

Ce soir-là, j'ai dit mes prières et me suis couché dans mon lit d'hôpital, inquiet du lendemain. J'ai supplié la Mère de Dieu, saint Nicolas et saint Athanase le Grand d'inspirer le médecin afin que tout se passe bien. J'ai rêvé que j'étais en chirurgie et que le médecin tenait ma jambe de manière perplexe, ne sachant pas quoi faire. Puis j'ai vu saint Nicolas et saint Athanase à sa gauche et à sa droite, le guidant sur ce qu'il devrait faire, et disant que le troisième jour après l'opération je me lèverais et marcherais à nouveau.

Dans la matinée du Vendredi Saint (en 2002), j'ai eu l'opération, et le lundi après Pâques, le médecin est venu, en faisant sa ronde. Il a vu que le plâtre qu'ils avaient mis  était cassé, et il a dit que c'était une très mauvaise chose que cela se soit produit. 

Il ôta le vieux plâtre pour le remplacer et, par curiosité, il toucha la plante de mon pied, pour voir si le dommage a été rendu pire qu'auparavant. Et à ce moment- ce fut vraiment étrange- j'ai senti de la mobilité dans ma jambe. Les médecins étaient sans voix quand je me suis levé du lit, et que j'ai commencé à marcher après un an et demi à rester immobile. J'ai fait le signe de la Croix et me suis tourné vers le médecin, submergé de bonheur:"Vous voyez, je vous ai dit que je guérirais." Il a répondu: "Votre foi vous a sauvé."

Aujourd'hui (15 Août 2004) ma santé est excellente et je suis ravi d'avoir pu venir au monastère de Vatopaidi vénérer l'honorable Ceinture de notre Souveraine, après tant de difficultés et de problèmes spirituels et physiques.

Je prie que sa Grâce puisse aider et illuminer le monde entier ".

Niki Papandréou, 23 août 2001, Vogatsiko:

"Depuis deux ans, j'avais été tourmenté par une forme rare de cancer. L'hiver dernier avait été vraiment difficile. Lorsque la Ceinture Sacrée de notre Très Sainte Vierge Mère de Dieu est venue à Kastoria, ma fille m'a apporté la petite icône et le ruban [qui avait été bénis sur la ceinture] que vous [le monastère]  donniez alors. 

Dès qu'elle entra dans la pièce, même si j'avais été alitée pendant deux mois et demi, je me suis levé et, pleurant librement, j'ai pris l'icône et j'ai commencé à l'embrasser. C'était comme si notre Souveraine elle-même était venue dans la pièce.

Quand je suis allé voir le médecin à l'hôpital, il m'a donné des médicaments et m'a dit de porter une ceinture orthopédique spéciale et de rester assis dans mon lit. J'ai dit à ma fille que je porterais le ruban de la Mère de Dieu et que je croyais que je serais guéri. Notre Souveraine a accompli son miracle et en trois semaines la douleur était disparue."

Theophilos, Canada 31 mars 2000:

"Il y a un mois, j'ai reçu une enveloppe qui contenait un trésor pour nous qui vivons si loin de la Sainte Montagne vénérée. C'est un ruban qui avait été béni sur la Ceinture Sacrée de notre Souveraine [la Mère de Dieu]. Écoutez le premier miracle qu'elle a accompli... 

Un de mes amis est venu dans ma boutique et m'a dit que son père était sur le point de mourir. Il avait eu une opération pour le cancer du cerveau trois semaines plus tôt et avait perdu le contact avec son entourage. Tout le monde était très en souci. J'ai dit à l'homme que quelqu'un m'avait envoyé, du Saint Monastère de Vatopaidi, un ruban de la Ceinture Sacrée. "Prends et fais le signe de la Croix sur la tête et il guérira," lui ai-je dit. "Mais assure-toi de le ramener [le ruban], pour que je puisse le donner pour le vénérer à d'autres personnes."

Il est, en fait, allé à l'hôpital et a fait le signe de la Croix sur la tête de son père. Après un instant (et il avait été dans le coma pendant trois semaines, comme un homme mort-vivant), il bailla deux fois, ouvrit les yeux brièvement, puis il fut à nouveau inconscient. Mon ami mit l'enveloppe avec la Ceinture Sacrée sous son oreiller pour la nuit et le miracle se produisit. Le lendemain, le malade se réveilla, parla et sortit un peu du lit. Maintenant, il va beaucoup mieux. Le père porte la ceinture bénie et les médecins qui s'occupent de lui ne peuvent pas croire ce qui est arrivé. Ils s'attendaient à ce qu'il meure. Mon ami m'a demandé de lui laisser le ruban pendant un certain temps, jusqu'à ce qu'il sorte de l'hôpital. "

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mercredi 5 février 2014

La mule sans propriétaire...

donkey-winter

N. Dramudianos, nous a raconté une expérience merveilleuse qu'il a vécue pendant la guerre en 1940:
" Il fut ordonné à notre équipe de conquérir une hauteur, et de l'utiliser comme tête de pont. Nous avons construit des barricades sur les rochers et après que tout ait été terminé, il a commencé à neiger. Et il a neigé en continu pendant deux jours et deux nuits, si bien que dans de nombreux endroits, la neige a atteint jusqu'à deux mètres. 
Nous sommes devenus isolés et chacun de nous avait de la nourriture dans son sac pour une journée seulement. En raison de la faim et du froid, nous ne nous souciions pas du "lendemain", alors nous nous sommes trouvés complètement dépourvus de nourriture.

A partir de là, notre "martyre" a commencé. Nous avons étanché notre soif avec de la neige, mais la faim a commencé à nous tirailler. Nous avons passé cinq jours et cinq nuits comme ça, et nous sommes devenus comme des squelettes. Cependant, nous avons continué à garder notre moral élevé, mais la nature humaine a ses limites. 

Certains d'entre nous sont morts. Le reste d'entre nous s'attendait à la même "fin", pour notre "foi et notre patrie".

 Puis une pensée salvatrice de notre commandant a accompli un miracle. Il a pris une icône en papier de la Mère de Dieu qu'il cachait sous sa veste, et l'a placée sur un monticule, il nous a tous appelés près de lui et il a dit:
- Mes braves, dans cette situation critique, seul un miracle peut nous sauver. Mettons-nous tous à genoux et supplions la Vierge Bénie, la Mère de Dieu de nous aider! Nous sommes tous tombés à genoux, nous avons élevé nos mains et l'avons priée avec ferveur!

  Nous tenions à peine debout, quand soudain, nous avons entendu des cloches. Nous étions pris par surprise, nous avons donc pris nos armes et repris la position de tir. Après quelques minutes, tout à coup, nous avons vu une mule géante s'approcher de nous. Nous avons tressailli, un animal errant passant au-dessus de la montagne sur une neige atteignant plus d'un mètre! C'était très rare.

Puis nous avons réalisé que la Sainte Mère de Dieu l'avait dirigée vers nous. Nous avons remercié la mule, tandis nous commencions tous à chanter doucement,  mais de bon cœur "Notre protectrice" et d'autres chants qui lui sont dédiés. 

La mule portait sur son bât toute une intendance de nourriture: du pain, du fromage, des conserves, de l'eau de vie et bien plus encore.

J'ai subi pendant la guerre de grandes et incroyables souffrances, mais ceci restera certainement inoubliable pour moi, car cela n'avait pas d'explication logique. Alors, je devais cela à la Mère de Dieu."


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
“The apparitions and miracles of the Virgin” 
Holy Monastery of Parakletos
cité par

vendredi 24 août 2012

Miracle l'Icône de la Toute Sainte Mère de Dieu de Lania (Chypre)


Un enfant en fauteuil roulant marche à nouveau, après avoir dormi sous une icône de la Panaghia dans sa chapelle.


Sa foi dans la Panaghia, et plus particulièrement dans l'icône de la Mère de Dieu de Valana à Lania, a aidé d'un garçon de onze ans surmonter de graves problèmes de santé, alors que les scientifiques avaient abandonné tout espoir.

Son histoire émouvante, l'enfant et ses parents en ont parlé au journal télévisé principal de ΡΙΚ.

Comme mentionné précédemment, en raison de tumeurs de la tête et de la colonne vertébrale, l'enfant était confiné dans un fauteuil roulant et les médecins excluaient la possibilité pour lui de marcher à nouveau.

A Noël, l'enfant a été soigné dans un hôpital en Allemagne, et quand il est retourné à Chypre, il avait perdu tout espoir de guérison, et il a lu un livre sur l'histoire et les miracles de l'icône de la Mère de Dieu de Valana. Depuis lors, le désir de l'enfant était de dormir sous l'icône de la Panaghia, qui, comme il le dit, il avait vu trois fois dans son sommeil.

En avril dernier, il a dormi sous l'icône de la Panaghia Valana dans sa chapelle de Lania.

Depuis lors, son état de santé n'a cessé de s'améliorer, et aujourd'hui, le jour de la fête de Celle Qui est pleine de Grâce, l'enfant a rendu visite à l'icône de la Mère de Dieu de Valana et il l'a vénérée, sans fauteuil roulant, mais en marchant! 


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
citant



jeudi 6 octobre 2011

Archimandrite Chéroubim (Karambelas): Quand le staretz Daniel de Katounakia fut guéri par la sainte ceinture de la Mère de Dieu


La Panaghia [Toute Sainte Mère de Dieu] est particulièrement honorée à Vatopaidi. Son catholicon [église principale] est dédié à l'Annonciation, tandis que ses icônes miraculeuses (Vimatarissa, Esphagmeni, Antiphonitria, Paramithia, etc) sont chargées d'histoires merveilleuses. La miraculeuse ceinture (ceinture ou écharpe) de la Génitrice de Dieu est également gardée là, elle qui dans les temps anciens était à Constantinople, "dans sa vénérable maison qui est à Chalkoprateia", aux Blachernes.
[Le staretz Daniel Katounakiotis] était à peine arrivé [au monastère de Vatopaidi] qu'il souffrit d'une crise aiguë de néphrite. Son "écharde dans la chair" le piquait très gravement cette fois, et il fut immobile dans son lit pendant des semaines.

Les Pères du monastère le soignèrent avec un grand amour. Un Amour encore plus grand lui fut montré, cependant, par le grand médecin de la Sainte Montagne, la Génitrice de Dieu.
Staretz Daniel de Katounakia ( Mont Athos)
Père Daniel était spécialement consacré à la Notre Dame Génitrice de Dieu, avec le dévouement, la même confiance et la vénération que tous les saints ont nourri à son égard. Par conséquent, il la supplia de lui rendre visite dans sa souffrance, il supplia avec larmes et chaleur du cœur. Il était sûr de sa réponse, car il connaissait ses promesses. Était-il possible pour elle de ne pas les accomplir? Et vraiment, le 31 août, le jour où le monastère célébrait la fête de sa sainte Ceinture, le malade fut instantanément guéri. La guérison fut complète, plus jamais il ne fut troublé par sa terrible maladie, qui l'avait tourmenté pendant dix ans. Quels dignes paroles pouvait-il trouver avec lesquelles remercier et louer la Mère Toute-Pure des moines?

"Tu es la joie de ceux qui sont dans la douleur, la délivrance des faibles, ô Vierge Génitrice de Dieu; Sauve ta ville et ton peuple, toi la paix des assiégés et l'apaisement de ceux qui souffrent, toi la seule Protectrice des fidèles"

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Archimandrite Cherubim (Karambelas
Contemporary Ascetics of Mount Athos (vol. 1), pp. 237-239
[Ascètes contemporains du Mont Athos] 
cité par
***
Video (en grec): La Ceinture (Zoni) de la Mère de Dieu