"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 1 juillet 2025

Blondina Gobjilă/Mama Blondina (1906-1971)/ Nouveaux saints roumains

 

Mère Blondina


Blondina Gobjilă, connue sous le nom de Mère Blondina, naquit le 24 février 1906, dans le village de Grășeni en Bessarabie, dans la famille du Père Zaharia Popovici et de son épouse Serafima. Elle devint enseignante et en 1926, elle épousa l'ingénieur Gheorghe Gobjilă, avec qui elle eut un fils, Vladislav.

Avec l'occupation soviétique de 1940 en Bessarabie, les deux époux furent déportés en Sibérie, endurant un Golgotha de quinze ans de souffrance. En Sibérie, Mère Blondina connut la faim, les injustices de la détention et le travail forcé.

Elle sortit de la détention affaiblie, mais le cœur qui ne fut pas ébranlé dans la foi en Christ. Après la mort de son époux en Sibérie, puis après la mort de sa mère, elle apprit que son fils était vivant et travaillait en Roumanie, ce qui la réconforta.

Cependant, son fils et sa belle-fille, hostiles à la foi, la forcèrent à choisir entre Dieu et la famille. Mère Blondina choisit la foi sans hésitation, restant sans abri et se retrouvant à Iași, où elle trouva le soutien d'une famille chrétienne.

Office sur la tombe de Mère Bionina

Malgré les difficultés, elle ne cessa jamais de servir le Christ. Elle fut jugée par certains pour l'humble vie qu'elle menait, mais elle répondait avec sérénité :

« Je n'ai pas honte de laver les pieds du Christ Sauveur. »

Elle laissa derrière elle des cahiers avec des notes sur sa période d'exil, qu'elle confia pour publication.

Mère Blondina passa à la vie éternelle le 24 mai 1971 et fut enterrée au cimetière de l'Éternité à Iași.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN

lundi 30 juin 2025

Pour ceux qui n'ont pas encore compris...

Site officiel du Patriarcat de Constantinople
Le nouvelle devise à droite est à présent

Autrefois la devise du Patriarcat de Constantinople était Primus inter pares, (premier parmi ses égaux) elles est devenue Primus sine paribus [premier sans égal]

Voilà ce qu'était il y a encore peu la devise du Patriarcat selon Wikipedia:

The ecumenical patriarch of Constantinople (Greek: Οἰκουμενικός Πατριάρχης, romanized: Oikoumenikós Patriárchēs) is the archbishop of Constantinople and primus inter pares (first among equals) among the heads of the several autocephalous churches that comprise the Eastern Orthodox Church.

Sainte Moniale Olympiada de Văratec/ Nouveaux saints roumains

 



Cette moniale zélée était la fille d'un prêtre de la ville de Iași. À l'âge légal, elle se maria. Mais lorsque son époux mourut, elle laissa derrière elle les soucis du monde et alla servir le Christ au monastère de Topolița dans le comté de Neamț. Là, elle fut faite moniale riassaphore, recevant le nom d'Olimpiada. 

Ne trouvant pas la paix avec la règle du monastère, elle alla chez le staretz Paisie, qui, après avoir reçu une révélation la concernant, lui ordonna de rechercher, avec la moniale du grand habit Nazaria, un endroit dans un monastère où elles pourraient lutter en silence, dans la prière et en coupant leur propre volonté. Par conséquent, prenant la bénédiction, elle partit pour chercher un endroit approprié retiré du monde. Trouvant un endroit paisible dans les forêts de Văratec, avec les conseils du Vénérable Joseph l'Ermite, elle commença la construction d'une église en bois en 1785. Ainsi naquit la skite des moniales à Văratec. En 1787, les religieuses du monastère de Topolița furent également placées ici, sous l'a houlette de la moniale du grand habit Nazaria de Durău. Alors, la rassophore Olimpiada reçut la tonsure dans le grand habit.

Voyant que l'assemblée des moniales augmentait et que l'église en bois devenait trop petite, la moine du grand habit Olimpiada recueillit des fonds auprès de personnes aimant le Christ et commença à construire une église beaucoup plus grande. En l'an 1808, l'église dédiée à la Dormition de la Mère de Dieu fut achevée. Toujours grâce aux efforts de mère Olimpiada, une église en bois fut construite au cimetière en 1817, en l'honneur de St. Jean-Baptiste, ainsi que le mur de l'enceinte et les cellules pour les moniales.

Bien que la moniale du grans habit Olimpiada ait été la « Marthe » du monastère, elle n'oublia pas les questions spirituelles. Elle ne manqua jamais les offices religieux, elle était d'abord dans l'obéissance et elle  accomplissait sa règle et son canon de prière régulièrement. Elle se consacrait, surtout la nuit, à lire les Saintes Écritures et à copier les paroles des Saints Pères, pour elle-même et pour ses disciples.

Monastère de Văratec

L'âme de Mère Olimpiada était également ornée de pensées humbles. Plusieurs fois, on lui demanda d'être higoumène, mais elle refusa, se considérant indigne. 

Cependant, en 1822, elle consentit à être higoumène et mère spirituelle de l'assemblée, qui comptait plus de 300 religieuses, et elle guida le saint monastère avec une grande sagesse pendant six ans. Puis, lorsque le Vénérable Joseph partit de cette vie, mère Olimpiada se retira également de l'abbaye. En 1834, elle fut choisie pour la deuxième fois comme higoumène du monastère de Văratec, qu'elle dirigea spirituellement jusqu'en 1842, date à laquelle elle partit pour son repos éternel à l'âge de 85 ans. Telle fut la vie et l'œuvre de la moniale du grand habit Olimpiada.

Sainte Olympiada, prie Dieu pour nous!

*

Version française Claude Lopez-GInisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN

dimanche 29 juin 2025

LES MILITANTS DE "L''OCU" ONT UTILISÉ L'AUTEL COMME TOILETTES LORS DE LA VIOLENTE SAISIE DE LA CATHÉDRALE À TCHERNIVTSI

 


Cathédrale du Saint-Esprit à Tchernivtsi. Photo : tripadvisor.com
     

Plusieurs représentants orthodoxes rapportent que les militants amenés par "l'église" orthodoxe d'Ukraine (OCU, créée par Constantinople) ont profané l'autel de la cathédrale du Saint-Esprit en l'utilisant comme toilettes lors de leur tentative de saisie de la propriété canonique de l'église le 17 juin.

La prise de contrôle violente a entraîné de graves blessures à plusieurs représentants de l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique, y compris à Son Éminence, le métropolite de Tchernivtsi, et à deux prêtres, dont beaucoup ont nécessité une hospitalisation.

Pendant les plusieurs heures où les militants de l'OCU ont contrôlé la cathédrale, des témoins disent qu'ils ont commis des actes de profanation à l'intérieur du sanctuaire, rapporte l'Union des journalistes orthodoxes. Son éminence le métropolite Longin de Bancheny a déclaré après une audience judiciaire le 18 juin que les militants sont entrés dans l'autel et s'y sont "soulagés".

Le métropolite Meletiy, qui était présent pendant l'épreuve qui a duré des heures et qui a été attaqué et aspergé de gaz lacrymogène, a décrit les actions le lendemain de la saisie, affirmant que les militants "ont commis dans l'autel de tels outrages qui ne peuvent même pas être prononcés à haute voix", "satisfaisant leurs besoins là-bas". Il a également rapporté que les militants fumaient dans l'autel.

Le paroissien de la cathédrale Ivan Khmelevsky a fourni des détails supplémentaires dans une interview, déclarant qu'« ils y ont déféqué. C'était à l'intérieur de la cathédrale : dans l'autel et dans la sacristie. » Il a noté que les militants utilisaient des seaux désignés pour l'eau bénite comme toilettes.

L'Union des journalistes orthodoxes rapporte également que les militants ont été payés pour attaquer l'église orthodoxe.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

ORTHOCHRISTIAN


Et le patriarche Bartholomée, ses évêques, ses prêtres, ses fidèles  restent silencieux!

3e DIMANCHE APRÈS LA PENTECOTE

 



Ce dimanche, nous commémorons la Toussaint de Grande-Bretagne et d'Irlande. Il est merveilleux de voir comment la dévotion aux saints locaux est devenue partie intégrante de la vie de l'Église orthodoxe au cours du dernier demi-siècle. Il se trouve que mercredi prochain (2 juillet), nous célébrons saint Jean de Changhai et de San Francisco, qui s'est éteint ce jour-là en 1966. Lorsqu'il était en poste en Europe occidentale, il fit des recherches sur la vie des premiers saints de l'Occident et a encouragea la dévotion à leur égard. Il fut un véritable pionnier dans cet aspect de la vie de prière de l'Église.

+

 

Ce dimanche, nous commémorons tous les saints des îles britanniques. Le Pentecostaire comprend également un service aujourd'hui, commémorant tous les nouveaux martyrs du joug turc.




Sr. Joseph d'Arimathie


 

Les saints de notre pays datent tous du premier millénaire. Notre géographie joue un rôle, puisque nous sommes situés en Europe occidentale, et nos ancêtres se sont donc retrouvés du mauvais côté du Grand Schisme. Les origines du christianisme dans les îles britanniques sont enveloppées dans les brumes de l'antiquité. Nous connaissons tous l'affirmation selon laquelle saint Joseph d'Arimathie aurait visité la Grande-Bretagne. Il est également suggéré que le Christ l'a accompagné lorsqu'il était enfant et que la première église de ce pays était un bâtiment en torchis à Glastonbury. Le curieux livre de Lionel Smithett Lewis, ancien vicaire de Glastonbury, intitulé St Joseph of Arimathea at Glastonbury, est toujours imprimé. Il ne fait aucun doute qu'une grande partie du texte pourrait être remise en question par des historiens sérieux, mais le livre est toujours utile. L'auteur effectue des recherches sur les différentes traditions et légendes, puis énumère les sources. Les sources ne sont pas nécessairement concluantes, mais elles sont anciennes et souvent vénérables. Par exemple, il rapporte des paroles de St Jean Chrysostome : Les îles britanniques qui sont au-delà de la mer et qui se trouvent dans l'océan ont reçu le pouvoir du Verbe. Des églises y sont fondées et des autels y sont érigés".


St. Aristobule

 

Les textes anciens font souvent référence à des évêques britanniques du IVe siècle, mais les traditions remontent même au Ier siècle de notre ère. L'évêque Dorothée de Tyr, contemporain de saint Alban, écrit à propos de saint Simon le Zélote : "Simon le Zélote a prêché le Christ dans toute la Mauritanie et l'Afrique. Il fut finalement crucifié à Brittania, tué et enterré. En ce qui concerne l'apôtre Aristobule, des Septante (Rom 16:10), Smithett Lewis mentionne qu'il figure dans le Ménée de l'Église orthodoxe grecque en tant que premier évêque de Grande-Bretagne. Il indique également qu'au IIe siècle, Hippolyte cite Aristobule comme évêque des Bretons. Aucune de ces références n'est concluante, mais elles doivent être replacées dans leur contexte historique. L'Empire romain était très étendu, couvrant les côtes méditerranéennes, l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et la majeure partie de l'Europe. De bonnes routes et des voies maritimes régulières permettaient aux gens de voyager relativement facilement, ce qui a aidé l'Évangile à se répandre largement. Nous pouvons donc supposer que le christianisme était fermement établi ici au début du 4e siècle, à l'époque de saint Alban et de la persécution de Dioclétien.

 

St. David de Galles


La situation changea radicalement un siècle plus tard, lorsque les légions romaines se retirèrent, laissant le pays vulnérable aux raids saxons. Les Britanniques chrétiens se retirèrent vers l'ouest mais survécurent, comme devait le découvrir plus tard saint Augustin de Canterbury. Il pensait être le seul évêque en Grande-Bretagne. Cela a dû être un grand choc pour lui de découvrir qu'il se trompait. Au cours des siècles suivants, de grands saints ont honoré ces îles. Il suffit de penser à saint David du Pays de Galles, à saint Patrick d'Irlande, à saint Columba d'Iona, à saint Chad de Lichfield, à saint Cedd d'Essex, à sainte Brigitte de Kildare, à sainte Ethedreda [Audrey] d'Ely, à saint Botolph d'Iken, à saint Felix de Dunwich, à saint Aidan de Lindisfarne et à bien d'autres encore qui ont enseigné la foi véritable, amenant les gens au Christ par leurs paroles et par leur exemple. Plus de 400 saints des îles britanniques, du premier millénaire, nous sont connus. Il ne fait aucun doute qu'il y en a beaucoup d'autres dont les noms ne sont connus que de Dieu.


St. Simon le Zélote



 
Ste Brigitte de Kildare

St. Patrick

Ste Audrey

St. Aiden de Lindisfarne

St. Augustin de Cantorbéry

St. Columba d'Iona

St. Cedd d'Essex

St. Chad de Lichfield

St. Botolph

St. Felix de Dunwich


Si nous célébrons aujourd'hui nos saints, cette journée est teintée de tristesse. Ils ont œuvré sans relâche pour éradiquer l'erreur et les fausses croyances, mais le deuxième millénaire a dilapidé ce précieux héritage, tout d'abord par l'hérésie, et aujourd'hui les circonstances sont pires qu'à l'époque de la Rome païenne. Sous la bannière de la démocratie libérale, de la tolérance et de l'égalité, le pluralisme est promu comme une vertu et est même enseigné dans les écoles. Le pluralisme est la politique qui consiste à traiter tous les systèmes de croyance et toutes les philosophies comme étant également légitimes, mais il y a un facteur à ne pas oublier. Ce sont toutes des inventions humaines, de Bouddha à Mahomet, en passant par Joseph Smith, Mary Baker Eddy et les autres. Le christianisme est unique parce qu'il n'est pas une construction humaine. Le Christ est Dieu ; Dieu incarné, oui, mais cela garantit que le christianisme n'est pas une opinion humaine, mais qu'il exprime la Vérité éternelle. Avons-nous besoin d'en être convaincus ? Souvenez-vous de l'Évangile lu lors de la liturgie pascale. Il s'agit des dix-sept premiers versets de l'Évangile de saint Jean. Parlant du Christ, le théologien dit : "Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Le Même était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par Lui, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans Lui.  

 

+

 

Le calendrier nous propose deux passages de l'Évangile pour aujourd'hui. La lecture dominicale est celle de Matthieu 6, 22-33, qui nous donne de sages conseils. Les mots « œil » et « lumière » font référence à l'esprit et à l'âme. Si votre esprit est rempli de pensées liées à l'argent et aux choses de ce monde, cela aura une influence sur votre âme. Cela nous dit que nous ne pouvons pas servir deux seigneurs lorsque leurs exigences sont opposées l'une à l'autre. Si nous aimons l'argent, la richesse, le plaisir ou le pouvoir, nous servons Mammon et non Dieu. Ce principe est renforcé au verset 25, mais le Seigneur ne nous interdit pas de travailler, de manger et de nous vêtir. Il nous demande d'avoir confiance dans le fait que nous recevrons ce qui est nécessaire, tout en nous préoccupant davantage de nos âmes que de considérations matérielles. Pour cela, il nous donne des exemples tirés de la nature : les oiseaux et les fleurs des champs. Notre Seigneur et Créateur connaît tous nos besoins, c'est pourquoi nous devons d'abord nous tourner vers lui.

 

La lecture de l'Évangile pour les saints est Luc 21 : 12-19 et, si vous lisez la Bible, elle semble commencer au milieu d'un récit par les mots : « Mais avant tout cela, ils vous imposeront les mains... ».  Les livres d'office donnent au passage de l'Évangile un début plus formel : « Le Seigneur dit à ses disciples : »: Méfiez-vous des hommes : ils vous imposeront les mains..."      

 

Par intérêt, et pour une étude personnelle, il serait bon de lire les premiers versets de ce chapitre, dans lesquels le Seigneur parle de Jérusalem. L'histoire de la pauvre veuve a pour but, en partie, de montrer le vide spirituel du temple. Le trésor existait pour entretenir et orner le temple, ainsi que pour soutenir les œuvres de charité, mais il s'était corrompu. Les riches s'en servaient pour afficher leur prétendue vertu et l'argent était souvent détourné par les autorités du temple. En raison de cette corruption, le Christ prédit la destruction du temple et avertit les disciples des tribulations qui s'abattront sur Jérusalem. Cela prépare les disciples à l'avenir. Le Seigneur dit : avant ces choses, à bon escient, car la persécution éclatera, et elle sera sévère, mais avec un but précis. Les apôtres seront chassés de Jérusalem et dispersés pour répandre la foi. Leurs persécuteurs, et Jérusalem elle-même, seront détruits, mais les apôtres resteront ailleurs.  En outre, il leur donne des paroles de réconfort. Lorsqu'ils seront confrontés à leurs accusateurs, les apôtres n'auront pas à craindre d'avoir la langue patralysée et de passer pour des imbéciles, car le Christ lui-même mettra dans leur bouche des paroles de sagesse.

 

Il s'agit d'un sombre avertissement selon lequel le danger et la trahison peuvent provenir de n'importe quelle source. Dans les Psaumes, nous lisons : " Si mon ennemi m'avait injurié, je l'aurais supporté ; si mon ennemi avait proféré contre moi des paroles d'orgueil, je me serais éloigné de lui. Mais c'est toi, homme à l'âme semblable à la mienne, qui fus mon guide et mon ami familier. (Psaume 54:12-14) Le Christ leur dit que certains d'entre eux souffriront le martyre, mais que pas un cheveu de votre tête ne périra. Il ne s'agit pas d'une contradiction, car la référence à un cheveu de votre tête signifie ici l'âme. Comme il est dit ailleurs : "Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme. (Matt 10 : 28). 




 

TOUS LES SAINTS DES ÎLES BRITANNIQUES 

PRIEZ DIEU POUR NOUS !

+


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
in Mettingham. 

ENGLAND

samedi 28 juin 2025

Pourquoi prier si rien ne change?


 

Question : Quelle est la signification de la prière ? Je continue à demander quelque chose au Seigneur, mais rien ne se passe. Je prie et je prie, rien ne change. Est-ce que je fais quelque chose de mal ? Peut-être que ce que je demande n'est pas agréable à Dieu ? Je demande qu'un homme malade soit guéri, mais il ne se sent pas mieux, peu importe combien je prie.

Réponse : Dans l'Évangile, il y a une parabole de la veuve importune et du juge injuste. Il s'agit d'une pauvre veuve qui n'arrêtait pas de venir vers un juge pour lui demander de la protéger de son adversaire et de lui accorder justice. Pendant longtemps, le juge refusa de la rencontrer et de satisfaire sa demande, mais il s'est finalement dit : « Elle ne me laissera pas tranquille tant que je ne ferai pas ce qu'elle dit, alors je lui accorderai justice ». 

Il est facile de comprendre pourquoi ce juge, qui n'avait ni crainte de Dieu ni respect pour personne, ne voulait répondre aux demandes de la pauvre veuve. Évidemment, elle n'avait rien pour le payer ou peut-être que ce qu'elle avait n'était pas suffisant. Pourquoi a-t-il finalement répondu ? Parce qu'elle n'arrêtait pas de le déranger et qu'il préférait finalement se débarrasser d'elle plutôt que de la laisser continuer à l'importuner.

Jésus-Christ tire une conclusion très intéressante de cette parabole. Il dit que puisque un juge injuste fait cela, comment ne pouvez-vous pas vous attendre à ce que le Dieu aimant réponde à votre prière ? Il est inhabituel que le Christ compare Dieu à un juge injuste, mais la méthode qu'il utilise s'appelle prouver par contradiction. Il nous rappelle que si nous voulons obtenir quelque chose de Dieu, nous devons demander sans relâche et ne jamais abandonner.

En même temps, il nous rappelle à plusieurs reprises que nos prières peuvent ne pas correspondre à la volonté de Dieu. C'est pourquoi la prière du Seigneur, qu'Il nous a lui-même recommandée, a les paroles : « Que ta volonté soit faite ». C'est la prière la plus importante qui devrait conclure toutes nos demandes. De la même manière, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même a prié son Père la nuit précédant son arrestation : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux.» (Matt. 26:39). D'une part, lui, en tant qu'homme, a demandé d'éviter la mort, si possible. D'autre part, Il a confié son destin à Dieu le Père.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

PRAVMIR

vendredi 27 juin 2025

Staretz Dosithée des forêts de Roslavl et Optina: LÈVE-TOI DE TON LIT DE MALADIE - JE PRENDRAI TA PLACE


Le staretz Dosithée était de l'Odnodvortsy [1] de Dragunskaya Sloboda dans la ville de Karachev, dans le gouvernorat d'Orel. Il vécut d'abord à l'ermitage Ploschansk de Kazan, où il fut tonsuré moine, puis il passé quarante ans en tant qu'ascète du désert dans les forêts de Roslavl du gouvernorat de Smolensk avec les startsy Barnabas, Nikita, Iakov, Vasilisk, Zosima, Adrian, Athanase, Arseny et d'autres. Vivait également à l'ermitage Ploshchansk à l'époque, le novice Timothée, qui allait bientôt devenir le père Moïse, higoumène du monastère d'Optina,  .

Père  Dosithée arriva à Optina en octobre 1827 et futa été reçu avec joie et honneur par le père Moïse comme un staretz par son disciple. Il était installé dans la skite. Le staretz se distinguait par une simplicité particulière et une douceur enfantine.

Staretz Dosithée d'Optina

Peu de temps avant le repos du staretz, il y a eu un incident digne d'attention et de mémoire. L'épouse du propriétaire foncier de Tula A. S. Voeikov, encore jeune femme, souffrait d'une forte fièvre. Tous les efforts des médecins s'avérèrent inefficaces. L'épouse effrayée et les proches, désespérant de son rétablissement, ne pouvaient rien faire d'autre que d'attendre son trépas imminent. Soudain, après avoir parlé à quelqu'un tranquillement comme cela leur semblait, elle se leva de son lit et demanda : « Où est le moine qui vient de venir me voir ? » Quand ils lui jurèrent  que personne n'était entré, qu'ils n'avaient vu personne, à ce moment-là, elle ressentit un soulagement de sa douleur et dit que celui qui était venu vers elle avait dit : « Pourquoi es-tu allongée là ? Leve-toi et va à l'ermitage d'Optina pour faire servir un moleben, et je m'allongerai à a place - ainsi Dieu l'a ordonné. »

Quelques jours plus tard, elle s'était complètement rétablie, et dès que sa force le permit, elle se rendit à Optina avec son époux pour remercier le Seigneur Dieu pour son rétablissement. À leur arrivée, ils  sortirent de la voiture et marchèrent le long du chemin menant à la skite. À cette époque, tous les frères, tant du monastère principal que de la skite, étaient à leur obédience commune de foin. Seul le staretz Dosithée était resté dans la skite. En se promenant dans la forêt à l'extérieur des portes, il rencontra les visiteurs et, avec une gentille salutation venant du cœur, il les a conduits dans la skite et la leur a fait visiter. La rencontre avec le père.Dosithée frappa l'ancienne patiente. Elle regarda le staretz avec une joie respectueuse, et cachant à peine ce sentiment, elle dit tranquillement à son époux : « Ce moine est étonnamment similaire à la fois en apparence et en simplicité de parole à celui qui m'est apparu durant ma maladie. »

Bientôt, après une maladie qui dura un certain temps, le père Dosithée reposa tranquillement en Christ à l'âge de 75 ans, après avoir passé cinquante ans dans le monachisme. Il mourut le 22 décembre 1828.


[1] D'après Wikipedia, version anglaise:


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après